15 décembre 2007

art - sculpture par Christopher Rees

Sculpture représentant Marilyn Monroe
par Christopher Rees

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art - Marilyn par Mel Ramos

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En 1965, Mel Ramos devient célèbre
grâce à ses peintures de femmes nues
vues au travers d'un trou de serrure:
les "
Peek a Boo".

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Portrait Marilyn, la dernière séance

MARILYN MONROE , La Dernière séance
Par Nicolas VILLODRE - Article publié sur
Objectif Cinéma

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Le musée parisien Maillol présente, du 29 juin au 30 octobre 2006, l‘exposition Marilyn Monroe, La Dernière séance, composée de 59 magnifiques instantanés de la star provenant du fonds Michaela et Leon Constantiner, pris quelques semaines avant sa disparition, en 1962, en seulement deux séances de pose, ce qui, compte tenu de la qualité et aussi de la quantité de clichés emmagasinés (2571 en tout, dont on peut penser que les négatifs sont précieusement conservés dans le coffre d’une banque climatisée) et des tenues différentes arborées par l’actrice, semble étonnant. Les photos furent prises par une autre étoile dans son genre, mais de l’autre côté de la caméra : le bien nommé Bert Stern. Les 59 clichés (2% de la production totale) sont pour la plupart inédits en Europe ; ils firent l’objet d’une expo, en 1982, dans un musée américain puis furent finalement acquis lors d’une vente chez Sotheby’s par le collectionneur new-yorkais Leon Constantiner.

M3Le photographe, formé par le cinéma aux armées (il réalisa d’ailleurs un excellent documentaire sur le festival de jazz de Newport, Jazz on a Summer’s Day, 1960), est passé par le métier à la fois frivole, capricieux et exigeant de la publicité (il a participé aux campagnes pour Smirnoff, Canon, Volkswagen, Pepsi-Cola, DuPont de Nemours) avant d’être engagé par Vogue. Fort de son bagage technique, il chercha à se rassurer avant sa première rencontre avec la star des stars, son modèle d’un soir : « Je possède mon art de regarder autant qu’elle possède l’art d’être regardée. », écrit-il dans sa préface du livre et du catalogue The Last Sitting.

M4Séance, mot français par lequel on a traduit sitting, fait songer, surtout accolé à dernière, à la chanson nostalgique d’Eddy Mitchell regrettant les salles de ciné d’antan. Il prend naturellement le sens de ce moment particulier de la prise de vue photographique - qui, comme nous savons, sera la dernière de Marilyn, l’actrice étant morte, tuée ou suicidée, des suites d’une surdose de médicaments peu de temps après. N’oublions pas non plus l’aspect cathartique, communicationnel, disons, plus simplement, psychanalytique, du terme, connaissant le goût de la star pour les gourous en général et pour ceux du divan en particulier - après avoir eu un moment comme thérapeute Anna Freud, la propre fille de Sigmund, Marilyn consulta, peu de temps avant cette ultime séance avec Bert Stern, un autre psychanalyste freudien, Ralph Greenson. N’oublions pas les Thénardier du cabotinage, les Strasberg, censés l’aider à jouer au cinéma ainsi que sur l’autre scène, celle la vie réelle, ou son dernier mari, le soi-disant intellectuel progressiste qui, au lieu de l’aider, aurait plutôt eu tendance à vivre à ses crochets. Aucun de ces illustres personnages, de ces tristes sires (ne parlons pas du sinistre Sinatra et des mafieux en tous genres qui l’entouraient, de Peter Lawford, du clan Kennedy) n’eut d’effet bénéfique sur elle - mais peut-on en avoir réellement sur une junkie  ?

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Des milliers de clichés de Marilyn ont été pris par Slim Aarons, Bernie Abramson, Eve Arnold, Zinn Arthur, Richard Avedon, Ernest Bachrach, Ed Baird, Larry Barbier, Baron, George Barris, Cecil Beaton, Anthony Beauchamp, Bob Beermann, Hal Berg, Bernard of Hollywood, Carlyle Blackwell Jr, John Bryson, Bill Burnside, Tom Caffrey, Lee Caloia, Cornell Capa, Jack Cardiff, Jock Carroll, William Carroll, Dave Cicero, Edward (Ed) Clark, Henri Cartier-Bresson, David Conover, Ed Coonenwerth, Henri Dauman, Bruce Davidson, André de Dienes, Nat Dillinger, Alfred Eisenstaedt, Glenn Embree, John Engstead, Ed Feingersh, Peter Fland, John Florea, Len Globus, Allan Grant, Bud Graybell, Earl Gustie, Ernst Haas, Philippe Halsmann, James Haspiel, Bob Henriques, Joseph Hepner, Potter Hueth, George Hurrell, Joseph Jasgur, Tom Kelley, Douglas Kirkland, Gene Kornman, Hans Knopf, Larry Kronquist, Bob Landry, Earl Leaf, Lee Lockwood, Joshua Logan, Harold Lloyd, Peter Mangone, Paul Mechling, John Miehle, George Miller, Richard C. Miller, Jimmy Mitchell, Earl Moran, Inge Morath, Nikolas Muray, Arnold Newman, Leif-Erik Nygards, Don Ornitz, Gordon Parks, Paul Parry, Carl Perutz, Ed Pfizenmaier, Frank Powolny, David Preston, Bert Reisfeld, Willy Rizzo, Ben Ross, Bob Sandberg, Lawrence Schiller, Sam Shaw, Joe Shere, George Silk, Eric Skipsey, Phil Stern, Dennis Stock, Earl Theisen, John Vachon, Seymour Wally, Weegee, Leigh Wiener, Laszlo Willinger, Bob Willoughby, Gary Winogrand, Raphael Wolff, William Read Woodfield, Jerome Zerbe, etc., qui ont contribué à sa mythologie mais, finalement, peu de photographes ou de cinéastes ont pu ou su saisir, ne serait-ce qu’en de fugaces moments, des signes émanant de sa personne et non les sempiternelles mimiques, sans doute longuement travaillées devant le miroir et très tôt mises au point (froncements de sourcils, différentes sortes d’écarquillements et de clignements d’yeux, palpitation des narines, infinité de moues de la bouche ou plus simplement du bout des lèvres, gamme très étendue de sourires, regards en coin, yeux troubles et embués de myope, etc.) du personnage Marilyn : Milton H. Greene, dans sa première séance pour la revue Look en 1953, Joseph MacDonald, le chef op’ de Niagara (1953) Elliott Erwitt et son reportage en noir et blanc sur le tournage des Misfits (1961), et Bert Stern.

M15En 1962, après avoir photographié Liz Taylor sur le tournage de Cléopâtre, film qui ruina la Fox et qui contribua à détériorer les rapports déjà crispés de la major avec Marilyn, Bert Stern, ayant de la suite dans les idées et ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, ayant le sens de la photogénie astrale, proposa à Vogue d’enchaîner sur un reportage consacré à la blonde la plus pulpeuse d’après-guerre, celle qui restera comme l’icône du 20e siècle. Marilyn en accepta l’idée mais, souhaitant ne pas perdre ses marques en se rendant à un studio de prises de vue traditionnel et ne pas s’éloigner de son domicile, la première séance photo se déroula à l’hôtel hollywoodien Le Bel Air, qui, d’après le photographe, est « le plus secret, le plus protégé, le plus ravissant de Los Angeles », a aussi un côté exotique rappelant « le Japon par l’esthétique de l’architecture et de l’espace, les fleurs, les arbres, le calme. » C’est donc dans ce « décor de conte de fée » où « la configuration des lieux garantit le maximum d’intimité » que Bert Stern a son premier rendez-vous avec Marilyn. D’après le photographe, l’actrice n’a que cinq heures de retard ! Une des pièces de la suite du palace a été aménagée pour la prise de vue, avec un peu d’éclairage (qui va de pair avec un maquillage de la star réduit au strict minimum). Stern souhaitera au bout d’un certain temps s’isoler de l’entourage de Marilyn et de ses assistants ; il s’enfermera dans une chambre pour se concentrer sur son motif, travailler en tête-à-tête avec son modèle. Il utilise pour cela un minimum de matériel : un appareil 24x36 Réflex Nikon, un Rolleiflex relié à un dispositif stroboscopique, quelques objectifs, une quantité suffisante de rouleaux de pellicule 35mm et 6x6 en noir et blanc et en couleur, pas mal de champagne (du Dom Pérignon) et un peu de Pauillac (du Château-Lafite).

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A la tombée du jour, au bout de plusieurs heures de ce tête-à-tête intense et productif, entrée en confiance, sans doute décomplexée par le vin champenois, la déesse du sexe accepte de poser nue, ce qu’elle rechignait à faire depuis les photos prises en 1949 par le photographe amateur Tom Kelley, qui l’avaient rendue célèbre lorsqu’elles furent publiées sous la forme d’un calendrier ayant fait de Norma Jean Baker un sex-symbol. Lors de la deuxième séance, la star accepte de se prêter au jeu des top models, de se rendre dans un studio de prise de vue, de revêtir différentes tenues, de se déguiser de divers accoutrements.

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On croyait connaître les photos de Stern, tant on en a vu reproduites sous forme d’albums ou de publications dans divers magazines. Mais là, à Maillol, quand on les découvre en grand format, dans des tirages argentiques d’époque supervisés, agréés et signés de la belle écriture du photographe, on a tout de même un choc esthétique. Non pas que les photos soient toutes réussies, loin de là. Parfois, on reste un peu sur sa faim car certaines d’entre elles sont redondantes, faciles, machinales, relèvent du pur cliché qu’a bien voulu concéder la star (dont on sent la fragilité lorsque l’on observe de près le regard faussement enjoué) ou dont s’est contenté le prédateur. A d’autres moments, on est limite vulgos ou kitsch. Mais, la plupart du temps, on est surpris par la finesse des tirages, la précision de l’objectif de l’appareil, l’acuité de l’œil du photographe, le piqué des épreuves exposées. Le grain de la photo restitue fidèlement celui de la peau laiteuse, veloutée, moelleuse, couleur champagne (comme dit le photographe) de la star, d’un corps constellé de microscopiques taches de rousseur, de sorte qu’aucun détail, aucune aspérité, aucune dissonance, aucun angle mort ne semblent pouvoir échapper à la cartographie céleste à laquelle s’est livrée Stern. Le regard de l’homme n’est, nous semble-t-il, en l’occurrence, ni clinique, ni cynique ou arrogant comme celui de tant de photographes de mode, donc ni si macho que cela (quoi qu’en aient pensé les puritains de Vogue qui avaient refusé de publier ces nus, quoi qu’en pensent de nos jours encore certaines féministes ayant graffité des affiches publicitaires en 4 x 3 annonçant l’expo dans le métro parisien), ni du tout pervers. L’empathie du photographe avec son modèle est indiscutable, totale, et, malgré le recours au nu, elle n’a rien de sexuel. La nudité du modèle est avant tout académique, esthétique, photogénique. Lucidement, Stern écrira à ce propos : "Quand on désire une femme aussi ardemment et qu’elle est aussi près, on éprouve une sensation délicieuse du seul fait de ne pas la toucher. L’appareil photo joue un rôle considérable parce que l’amour traverse l’objectif."

M9Marilyn, qui est dans la maturité d’une femme de 36 ans, à cette époque, porte le stigmate d’un coup de lance lui échancrant le flanc droit - en réalité la cicatrice d’une récente opération, datant à peine de quelques semaines, de la vésicule biliaire, qui ressemble un peu à un troisième œil mais qui l’embellit paradoxalement, ce traumatisme et l’hospitalisation qui a suivi lui ayant fait perdre pas mal de kilos - et demande au photographe un droit de regard sur les images qui seront publiées. Elle écarte - provisoirement du moins, le peu de temps qu’il lui reste à vivre - la publication de certains des clichés rendant trop voyante la trace de l’intervention chirurgicale ou donnant tout simplement un reflet d’elle qui ne lui convenait pas. Le photographe, fasciné par l’aspect, encore une fois, christique de cette encornade, et en raison aussi de la beauté plastique des photos biffées d’une croix au lumocolor (signe prémonitoire de sa propre disparition, ou d’un refus plus global de sa propre image) des mains mêmes de la divinité écranique, bravant en quelque sorte l’interdit, reniant sa promesse, décide délibérément, cyniquement, de les publier - le rythme de l’exhumation des preuves d’une beauté florale émergeant du tas de fumier hollywoodien étant des plus capricieux et n’obéissant pas aux seules lois de l’économie marchande. Excité par ces griffures photographiques (ciselures diraient les Lettristes), Bert Stern se met lui aussi à intervenir sur ses photos en noir et blanc, les coloriant à la main, les faisant passer dans des bains de teinture ou de virage, avec plus ou moins de bonheur, d’ailleurs - ces interventions graphiques annoncent la récente série de planches-contact agrandies de William Klein jouant avec les croix au crayon rouge signifiant la sélection ou la désélection de la prise de vue destinée à être tirée ou à être mise à l’index. Si on arrive à s’habituer aux Marilyn aux roses roses, on peut préférer d’autres clichés, à commencer, précisément, par les repentirs de la star...
La sortie du numéro de Vogue qui publia le reportage-photo de Bert Stern coïncida avec l’annonce de la mort tragique de Marilyn.

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Calendrier américain 1955 Marilyn

Calendrier datant de 1955 contenant quatre pages avec des reproductions de photos couleurs de Marilyn Monroe nue (par Tom Kelley) et à moitié nue, intitulées Entrancing, Coming Out On Top, Caught Short et Southern Exposure (30.5 x 20.5cm.), chacun comportant 3 calendriers mensuels.

merchand_calendar_1955_four_pages_1

(source: calendrier en vente sur christies )

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