13 mai 2010

1955 Marilyn Sitting on Lader par Florea

Portrait studio de Marilyn Monroe en 1955
Photographie de


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1951 Beverly Carlton Hotel - par Frank Worth

Marilyn Monroe au Beverly Carlton Hotel en 1951,
Marilyn porte le maillot de bain du film Let's make it legal
Photographies de
Frank Worth
Marilyn Monroe at the Beverly Carlton Hotel in 1951,
Marilyn wears the swimsuit of the movie Let's make it legal
Photographs by Frank Worth

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1951 Marilyn au Beverly Carlton Hotel par Burchman

 Marilyn Monroe au Beverly Carlton Hotel en 1951,
Photographies de
Phil Burchman

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1951 Portraits RKO

Photos publicitaires pour la RKO en 1951,
pour qui Marilyn Monroe va tourner
Clash by night
Photographies de
Phil Burchman / Ernest Bachrach 

Promotional photos for the RKO in 1951,
For whom Marilyn Monroe will shoot Clash by night
Photographs by Phil Burchman / Ernest Bachrach

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> dans les coulisses
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> couvertures de magazine
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1951 Publicité RKO par Burchman

Photos publicitaires pour la RKO en 1951,
pour qui Marilyn Monroe va tourner
Clash by night
Photographies de
Phil Burchman

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8/07/1960 Marilyn et ses fans

1960_07_08_SetofMisfits_withJamesHaspiel_00300_010a2Le 8 juillet 1960, Marilyn Monroe se rend aux studios de Los Angeles pour les essais costumes du film The Misfits, qu'elle va prochainement tourner au Nevada. A cette occasion, plusieurs fans (James Haspiel et les Monroe Six) qui connaissent et suivent Marilyn depuis plusieurs années, parviennent à l'approcher: un ami les filme et prend quelques photos.

>> Photos Marilyn et ses fans
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- de la collection de Frieda Hull, une fan des Monroe Six
-from the personal collection of Frieda Hull, one of the 'Monroe Six'


>> Vidéo


>> Captures
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>> Marilyn rentre chez elle
1960
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Niagara vu par il était une fois le cinéma

logoCritique de Niagara

Article publié par Ben Bradford
en ligne
sur iletaitunefoislecinema.com

Niagara (Henry Hathaway, 1953)

iletaitunefois_niag_1Niagara, un endroit magique, la chute d’un homme, la naissance d’une star…

George Loomis (Joseph Cotten) marche le long des chutes du Niagara et s’interroge. « Why should the Falls drag me down here at 5 o'clock in the morning? To show me how big they are and how small I am? […] But why not? They've had ten thousand years to get independent ».

Qui commande l’indépendance ? Les chutes du Niagara, symbole d’une force de la nature ou bien Rose Loomis (Marilyn Monroe), somptueuse et vénéneuse épouse. Le couple Loomis habite dans un bungalow non loin des chutes du côté canadien. Leur vie est monotone. George est capturé par le charme de sa femme. Inerte, fasciné et jaloux, George est à la dérive tel un homme emporté par les flots d’un torrent irrésistible. La rivière est blonde, tentatrice et volage.


La couleur, personnage à part entière

Dès les premières secondes, Henry Hathaway instaure une comparaison implicite entre Marilyn Monroe et les impressionnantes chutes d’eau, aussi captivantes que dangereuses. Les deux faces d’un danger si séduisant. Cette atmosphère se dégage implicitement de l’ambiance classique des films noirs. Dans le polar noir, une partie du frisson provient de l’obscurité parfois lugubre, du moins sombre et oppressante. Pour ne citer que les mises en scène de Henry Hathaway, Le Carrefour de la mort (Kiss Of Death, 1947) ou Appelez nord 777 (Call Northside 777, 1948). Niagara tranche par l’éclat de ses couleurs. Les chutes, d’un bleu émeraude, le rouge à lèvres, la chevelure blonde, la verdure, les cirés jaunes…

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La couleur devient un pari audacieux. Qu’on ne s’y trompe pas, Niagara n’en reste pas pour autant un polar noir et ce même s’il contraste avec les codes du genre. Le metteur y fait implicitement référence au début. Un autre couple de touristes, les Cutlers, rejoint le bungalow pour y séjourner. En chemin, un dialogue ambigu s’installe entre eux à propos du retard dans leur lune de miel. La réponse de Polly Cutler préfigure l’arrivée d’événements inattendus : “It'll be just as good as a regular honeymoon”. Ce message résonne comme un avertissement sur la suite des événements. La tragédie de cet homme possédé par une épouse infidèle et le jeu mortel qu’ils se livrent appellent une fin tragique. Toutefois la couleur donne une impression nouvelle. D’une part, elle adoucit la gravité des images et d’autre part elle rend plus crue la mise en scène.

Ainsi, le début de la trame narrative est presque mélodramatique avec l’image de l’arc-en-ciel sur les chutes, de cet homme qui se balade le long des chutes. A l’inverse, le sang se glace quand Marilyn se rend à la morgue où le blond contraste avec l’obscurité. Plus que le rose, prénom de Marilyn dans Niagara, c’est le rouge qui domine ce film noir. Le rouge, couleur du rouge à lèvres et des vêtements de Marilyn, couleur du générique mais également couleur du sang.

La scène du meurtre dans l’Eglise est des plus saisissante, digne d’un moment hitchcockien (on pense au film Le grand alibi, 1950). Un air de musique répétitif, des cloches au repos menaçant de résonner à tout moment, des escaliers interminables. Le tout avec un rouge répétitif, des sceaux de lumière tamisés au luminaire d’incendie. Le rouge est associé à la mort sans pour autant laisser paraître aucune trace du meurtre lui-même. Aucune tâche de sang. La caméra suggère sans tout dévoiler. 

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Ce travail sur la couleur est toutefois quelque peu mis à mal par la faiblesse de la trame narrative. Les palpitations ne se concentrent que sur un court moment du film laissant un grand vide avant et après. La fin est même presque risible tant il manque une intensité dans la chute.


Marilyn Monroe, la métamorphose d’une femme


Jusqu’à la sortie de Niagara en 1953, Marilyn Monroe avait une carrière plutôt fade avec des comédies de second rang tel que Chérie, je me sens rajeunir (Monkey Business, 1952), Cinq mariages à l'essai (We're Not Married, 1952) ou Chéri, divorçons (Let's Make It Legal, 1951) si elle n’était pas elle-même au second plan dans les films (Eve, Quand la ville dort, 1950).

Niagara marque un tournant. Marilyn, icône plastique des Etats-Unis devient une femme fatale à l’image de Rita Hayworth (Gilda, 1946) ou de Lauren Bacall (The Big Sleep, 1946). Sensuelle et prédatrice. Dans Niagara, l’intrigue ne démarre que quand Rose Loomis est suprise en train d’embrasser son amant. Outre la relation adultérine, le personnage manipulateur de Rose se révèle des plus intrigants. Outre ses formes attirantes et son regard d’ange, Marylin interprète une femme insensible à la détresse affective de son mari mais irrésistible en même temps. L’image de blonde platine simpliste se dissipe pour laisser place à une femme de caractère.

Dans un moment de relâchement, Georges et Rose s’embrassent tendrement après une dispute. Puis Rose s’échappe à nouveau sous un prétexte fallacieux, laissant Georges dans un certain désarroi avec un sourire pernicieux. Derrière Rose, se cache une femme froide et manipulatrice. Ce visage inhabituel constitue le point d‘orgue de ce polar colorisé vénéneux. 

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Il reste tout de même un goût d’inachevé. Les dialogues sont trop nombreux et pas assez incisifs. Les personnages secondaires sont trop présents, au détriment de l’intensité dramatique du couple Loomis. Marilyn Monroe est absorbée dans des dialogues sans intérêt tandis que Joseph Cotten est presque muet. Cette faiblesse scénaristique réduit le rayonnement nouveau de Marilyn Monroe, femme fatale. Niagara sorti en 1953 s’impose comme un polar certes incomplet mais nouveau, augurant une période plus innovante pour le film noir comme l'incarneront des films tels Un si doux visage (Angel Face, 1952) ou Sueurs froides (Vertigo, 1958). 

Posté par ginieland à 12:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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