18 août 2010

Festival 1954

mag_festival_1954_coverLe magazine Festival n°284, de 1954, consacrait sa couverture à Marilyn Monroe, intitulé "Marilyn Monroe est devenue la reine du cinémascope avec 'Rivière sans retour'"; et publiait en page intérieur, un  petit article avec une interview de Marilyn par Lydia Lane, correspondante d'Hollywood de la rédaction, qui s'était tenue au restaurant de la 20th Century Fox.

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>> Retranscription de l'interview:
Lydia Lane: "
Mes félicitations pour ces louanges que les critiques new yorkais continuent de vous prodiguer pour votre remarquable création dans "La Rivière sans retour"" 
Marilyn Monroe: "
Leurs louanges me font d'autant plus plaisir, que je ne leur ai pas toujours plu à tous !" 
L.L.: "Plaire aux hommes est un art sur lequel vous avez certes une opinion intéressante"
M.M: "
Pour plaire, une femme doit avant tout, se sentir plaisante et désirable, elle doit se savoir en beauté, sentiment qui seul, lui donne cette assurance indispensable pour en imposer à la gent masculine... Cependant, cette même femme devra faire bien attention de ne pas exagérer ce même sentiment d'assurance: il n'est pas de femme plus odieuse que celle qui se croit irrésistible."
L.L: "
Ainsi, lorsqu'une femme choisit une robe, doit-elle penser avant tout à l'effet que cette robe produira sur les hommes ?"
M.M: "Ayez du goût pour vous habiller et vos robe plairont toujours aux hommes et feront envie aux autres femmes."
L.L: "Et le maquillage ? On dit souvent que les hommes n'aiment pas les femmes fardées..."
   
M.M: "Les hommes n'aiment pas les femmes exagèrement fardées, cela est certain. Donc maquillons-nous aussi discètement que possible!"
   
L.L: "Parlons de la ligne: la femme moderne doit-elle avoir les hanches étroites et les épaules larges?"
M.M: "Les hanches rondelettes, les épaules élégantes et la taille fine... Voilà, pour moi, la femme idéale!" 

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Montage Marilyn Monroe et Bruce Lee

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art - Marilyn par Hajime Sorayama

Sexy Marilyn par Hajime Sorayama   

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Hajime Sorayama est né au Japon en 1947. Il fait des études à l'école des Beaux-Arts à Tokyo.
Il se met ensuite à son compte, et c'est lorsqu'il commence à dessiner ses premiers robots féminins qu'il trouve le succès.
Il décline plusieurs versions de ces dessins à partir d'une base. (typique chez Sorayama)
Ses sujets : La femme objet et le chrome.
Ses robots ont été repris par la pub à mainte reprise.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages techniques sur l'aérographe ou il est passé maître.

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Daily News 17/08/1962

Le journal américain de New-York Daily News du vendredi 17 août 1962, publiait un articles de deux pages intitulé "Above all else, MM wanted to act" et revient sur son véritable désir d'être une vraie comédienne, à travers les conversations qu'elle a eu avec Georges Barris, qui la photographia un mois avant sa mort. Barris et Marilyn prévoyait de sortir une biographie, illustrée des photos qu'il prit d'elle: c'est ainsi que Barris prit de nombreuse notes dans un carnet quand il discutait avec Marilyn et il est reporté dans l'article, tout un tas d'anecdotes.

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> Elle aurait confié à Barris que sa meilleure performance était dans "The Asphalt Jungle"; elle était fasciné par les frères Karamazov, qu'elle rêvait d'interpréter; et son pire rôle fut dans "Let's Make Love" car le script était totalement vide et plat; tout en revenant sur son dernier film "The Misfits" en expliquant sa déception que le réalisateur -John Huston- fit changer le scénario original d'Arthur Miller qui est, selon les mots de Marilyn, un grand écrivain.
> Quand elle parle de DiMaggio, elle l'appelle "Joe", mais quand elle parle de Miller, elle appose un "Mister" devant son nom.
> Concernant les acteurs avec qui elle aurait souhaité tourner, on apprend qu'elle aurait aimé travailler avec l'acteur français Gerard Philippe, décédé en 1959; mais son acteur préféré parmi tous les autres reste Marlon Brando. Pour elle, la plus grande actrice est Greta Garbo, qui fut son idôle et qu'elle ne rencontra jamais; lorsque Barris lui propose d'organiser une rencontre avec Garbo à New York, elle s'émerveille comme une enfant.
> Elle parle aussi de sa popularité en Europe en précisant qu'elle a reçu des prix italiens et français.
> On apprend aussi qu'elle regarde très peu la télévision, elle ne regarde que "les infos ou les vieux films".
> Sur la religion, elle dit: "Tout le monde devrait faire ce qu'il veut. Je ne discute pas de religion".
> Sa santé: "Je ne me sens jamais bien".
> Ses centres d'interêts: "J'aime tous les arts; j'aime lire; je m'intéresse aux gens. Je peins aussi: une fois, j'ai peint tout un appartement; j'ai écrit quelques poèmes et je les garde pour moi même, ils sont personnels".
> Ses finances: "J'aime travailler. J'aime la simplicité et pas l'extravagance. Je ne pense pas posséder un seul diamant. Et c'est ici ma première maison à moi toute seule".
> Ses voyages: "J'aime rester ici en Californie, mais de temps en temps, je prend du plaisir à me rendre à New York où j'ai un appartement avec une cuisinière qui me garde les lieux. Mais ici, je ne veux pas vivre d'hôtels en hôtels. Je ne suis jamais allée en Italie, j'aime les italiens; et j'ai entendu que Paris était aussi une ville merveilleuse. Dès que j'en aurais la possibilité, j'aimerais faire un voyage en Europe".

>> Source scans sur emulsioncompulsion.com 

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Daily News 18/08/1962

mag_Daily_News_NewYork_1962_08_18_saturday_coverLe journal américain de New-York Daily News du samedi 18 août 1962, titre en Une "MMs Estate May Hit Million - Death held 'probable suicide'" en s'interrogeant sur l'héritage de Marilyn, et publie deux photographies: une de José Bolanos se receuillant devant la tombe de Marilyn, et une photo de Patrica Rosten avec sa mère, amies de Marilyn (respectivement fille et femme de Norman Rosten), Marilyn ayant légué à Patricia, alors âgée de 16 ans, 5000 $ pour son éducation. A l'intérieur du journal, un reportage constitué de plusieurs articles:

  • Tout d'abord, le journal analyse l'héritage de Marilyn "s'élevant à près de 800 000 $, voir 1 million" après que les procureurs de New York Aaron Frosch et Arnold Weissberger aient confirmé aux journalistes le contenu de l'héritage de Marilyn, selon ses voeux: "Son argent provenait essentiellement des films qu'elle a tourné, et de ses investissements productifs, elle n'avait que peu de dettes". Ils ont lu son testament devant la presse, rédigé le 14 janvier 1961, avec pour témoins Frosch et sa secrétaire, Mdme Louise H. White: "Je lègue tous mes effets personnels et vêtements à Lee Strasberg", sa soeur Berniece Miracle reçut 10 000 $ auquel s'ajoute 40 000 $ correspondant à 25 % du solde. Puis 10 000 $ à son amie et secrétaire May Reis. A ses ami Norman Rosten et sa femme Hedda: 5000 $ pour l'éducation de leur fille Patricia. Pour sa mère Gladys, Marilyn laissa 100 000 $, versés en 5000 $ par an; mais aussi 2500 $ par an pour son coach qui l'a formé, Mdme Michael Chekhov. Après la mort de Gladys et de Chekhov, l'argent serait versé au Dr Marianne Kris, psychiatre de New York, pour l'organisation des institutions psychiatriques; et Le Dr Kris reçoit par ailleurs 25% du solde. Tous les biens de son appartement new yorkais (444 E. 57th Street) furent envoyés au département de police pour être en sûreté et devra être réclamé par Frosch.
  • Par ailleurs, il est rapporté la venue de José Bolanos, 35 ans, lundi 13 août; il apporta des fleurs sur la tombe de Marilyn pour s'y receuillir. Il refusa d'accorder une interview à propos d'un éventuel mariage avec Marilyn, mais il confia avoir été très proche d'elle, beaucoup plus que n'importe quel autre homme. Les autorités voulaient interroger Bolanos sur le mystérieux dernier appel téléphonique qu'elle a eut avant sa mort, mais il refusa d'en parler. Marilyn et Bolanos se fréquentaient beaucoup en février au Mexique, puis les derniers mois de Marilyn à Hollywood.
  • Ensuite, le journal revient sur la conclusion du coroner de Los Angeles Theodore J. Curphey, concernant la mort de Marilyn:  "un suicide probable", dû à son comportement et à ses dépressions. 
  • Enfin, des bribes de conversations qu'elle a eut avec George Barris, l'un des derniers photographes à avoir travaillé avec elle, sont ici rapportées.

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 >> Source scans sur emulsioncompulsion.com