29 décembre 2010

27/05/1958 - LIFE Session - Marilyn / Jean Harlow - Richard Avedon

Marilyn Monroe dans la peau de Jean Harlow,
photographiée par Richard Avedon le 27 mai 1958;
série pour le magazine LIFE

Marilyn Monroe posing as Jean Harlow,
photographed by Richard Avedon in May, 27, 1958;
photoshoot for LIFE magazine.

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 photographies signées par Avedon
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- Dans les coulisses de la séance -
In the backstage of the photoshoot

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- planches contact / contact sheet -
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- article du Chicago Daily Tribune du 12/02/1959
sur le chien 'Brother'
- article from the Chicago Daily Tribune in 1959, February, 12
about the dog 'Brother'

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Jean Harlow . . . Marilyn Monroe
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JeanHarlow5Il ne fut pas très difficile pour Marilyn Monroe de se mettre dans la peau de Jean Harlow (1911 - 1937), tant elle en était fan depuis son plus jeune âge. Marilyn a en effet toujours eu beaucoup d'admiration pour celle que surnommait la presse « Baby », ou « The Platinum Blonde », en référence au film homonyme sorti en 1931. Pour imiter son idôle, Marilyn arbore un look typiquement du Hollywood des années 1930s, tel qu'il fut popularisé par Jean Harlow: les fameux cheveux "blonds platines" (en fait, blancs), du fard à paupière sombre, des faux cils, des sourcils très fins et dessinés, du rouge à lèvres d'un rouge vif redessinant la bouche en forme de coeur, et bien sûr, le grain de beauté sur le menton! Portant une robe moulante blanche - de la même couleur que ses cheveux, du décor et du chien - Marilyn prend une pose glamour et sensuelle, en prenant appuie sur le canapé. Très aimée du public, les hommes étaient amoureux de Harlow et les femmes copiaient son look. Elle fut l'une des actrices les mieux payées de l'époque.

lifeharlowJean Harlow suscita une mode des cheveux blond platine chez les jeunes américaines, qui décolorèrent leurs cheveux avec du peroxyde vendu dans les pharmacies. C'est surtout la première fois que le cinéma est à l'origine d'une mode chez les jeunes spectatrices. Sa notoriété rapide et spectaculaire lui vaut d'être la première actrice de cinéma à faire la couverture du magazine Life en mai 1937, un mois avant sa disparition.

> Sur le blog: article sur Jean Harlow


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27/05/1958 - LIFE Session - Marilyn / Lillian Russell - Richard Avedon

Marilyn Monroe dans la peau de Lillian Russell,
photographiée par Richard Avedon le 27 mai 1958;
série pour le magazine LIFE
Marilyn Monroe posing as Lillian Russell,
photographed by Richard Avedon in May, 27, 1958;
photoshoot for LIFE magazine.


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> couverture de magazine
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> photographie signée par Avedon
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Lillian Russell  ...  Marilyn Monroe
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lillian_russell_4Pour se mettre dans la peau de Lillian Russell (1861 – 1922), Marilyn Monroe reprend ici les codes de l'élégance féminine bourgeoise de la fin du XIXème siècle: un immense chapeau de plumes et de fleurs, dont est assorti son corsage, des bottines à lacets, Marilyn prend appuie sur un vélo doré, posant dans un décor d'une nature fraîche et automnale. Lillian Russell était une actrice et chanteuse américaine, très célèbre au début du XXème siècle pour son charme, son style et sa beauté, mais aussi pour ses talents de présence scénique et sa voix. Faisant une belle carrière à l'opéra - ce qui lui permit de voyager jusqu'en Europe - elle mena une vie extravagante: mariée quatre fois, elle fut même arrêtée pour bigamie à Londres en 1886 !

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27/05/1958 - LIFE Session - Marilyn / Marlene Dietrich - Richard Avedon

 Marilyn Monroe dans la peau de Marlene Dietrich,
son personnage de Lola Lola du film L'Ange bleu;
photographiée par Richard Avedonle 27 mai 1958;
série pour le magazine LIFE
Marilyn Monroe posing as Marlene Dietrich,
photographed by Richard Avedon in May, 27, 1958;
photoshoot for LIFE magazine.

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Marlene Dietrich . . . Marilyn Monroe

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blue_angel_dietrichMarilyn Monroe reprend ici l'une des poses les plus célèbres de Marlene Dietrich (1901 - 1992) dans le film L'ange Bleu, sorti sur les écrans en 1930. Ce film de Josef von Sternberg rendit célèbre Marlene Dietrich et notamment grâce à la chanson qu'elle interprète dans le film « Ich bin von Kopf bis Fuß auf Liebe eingestellt » (« Je suis faite pour l'amour de la tête aux pieds », traduite en anglais par « Falling in Love Again ») dont est extrait cette pose du film. Tourné dans les studios de l’Ufa à Babelsberg, ce film, qui réunit Emil Jannings dans le rôle du Professeur Immanuel Rath, et Marlène Dietrich dans celui de Lola Lola, est le premier film parlant du cinéma allemand. Il transforme cette actrice encore inconnue en star internationale au charisme à la fois ensorceleur et glacé.


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27/05/1958 - LIFE Session - Marilyn / Theda Bara - Richard Avedon

Marilyn Monroe dans la peau de Theda Bara,
immortalise ici le personnage de Cléôpatre;
photographiée par Richard Avedon le 27 mai 1958;
série pour le magazine LIFE

Marilyn Monroe posing as Theda Bara in Cleopatra,
photographed by Richard Avedon in May, 27, 1958;
photoshoot for LIFE magazine.

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> dans la presse
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des photos montages circulent sur internet
exemple:

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Theda Bara ... Marilyn Monroe
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theda_bara_cleopatraAffublée d'une perruque brune, les yeux maquillée de noir, la bouche rouge incendiaire, la peau blanche laiteuse, vêtue d'un drapé transparent et des serpents dorés en guise de soutien-gorge, Marilyn Monroe se met dans la peau du personnage de Cléôpatre, interprétée au cinéma en 1917 par l'actrice Theda Bara (1885 - 1955) . Marilyn prend ici une pose de séductrice vénéneuse. Le rôle de Cléôpatre vaudra à Theda Bara son plus grand succès, qui la lancera en tant que sex-symbol (l'une des premières) et lui vaudra le surnom de "vamp", diminutif de vampire. Son costume transparent provoquera la controverse à l'époque !

theda_baraQui était Theda Bara ?
De son vrai nom Theodosia Burr Goodman, Theda Bara est une actrice américaine populaire du cinéma muet. Elle est la fille d'un tailleur d'origine juive né en Pologne, Bernard Goodman et de sa femme Pauline Louise de Copett, née en Suisse et d'origine juive également. Le couple aura deux autres enfants, Marque (1888–1954) et Lori Bara (née Esther: 1897–1965) qui deviendra à son tour actrice.
Theodosia s'intéresse très jeune au théâtre, et dès que ses études à la Walnut Hills High School (1903) sont achevées, elle teint ses cheveux blonds en noir, et se lance à la poursuite de son rêve. Elle arrive à New York en 1908 et décrochera cette même année un rôle à Broadway dans The Devil. Elle décroche son premier rôle au cinéma en 1914 dans le film The Stain, sous son vrai nom. Ce rôle, bien que très mineur, lui ouvre les portes de l'empire cinématographique naissant, et lui permet d'obtenir l'année suivante le rôle principal du "vampire" dans A fool there was. Le personnage de la "vamp" est naît et lance la carrière de Theda Bara. Elle change son nom en Theda Bara qui est l'anagramme d'"Arab Death", bien que ce pseudonyme soit en réalité inspiré du nom patronymique de sa mère, Barranger.
Les studios mettent en œuvre une importante campagne autour de son image. Elle était réputée posséder des pouvoirs surnaturels, était toujours parées de voiles et de nombreux bijoux et se faisait volontiers photographier avec des crânes et des serpents. La Fox lui louera même une suite dans un hôtel particulier dont l'intérieur, créé pour recevoir la presse, ressemblait à une chambre de sultane. Le public est fasciné et à chacun de ses films le succès est au rendez-vous. 
En 1919 après sept films dont le dernier est The Lure of Ambition, elle ne renouvelle pas son contrat avec la Fox, son rôle de Vamp devenant pesant et elle ne retrouvera jamais le succès malgré quelques tentatives dont la dernière est Madame Mystery en 1926, qui est une parodie de son personnage. Lors de l'incendie des  studios, une grande partie de ses films sont détruits. Il n'en reste aujourd'hui que six copies complètes, sur plus d'une quarantaine. Elle se marie en 1921 au réalisateur Charles Brabin, et le restera jusqu'à sa mort. Bien qu'ayant voulu par la suite retourner sur scène, son époux s'opposa à une nouvelle carrière. Elle passa le reste de sa vie entre New-York et Hollywood, avant de décéder en 1955, à l'âge de 70 ans, d'un cancer de l'estomac.


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Au théâtre: No Body Else

No Body Else
pièce de théâtre

nobodyelse_affPrésentation du spectacle :
Marilyn Monroe, la star de Hollywood, a changé de nom. Il y avait Norma Jean Baker, la petite fille de l’orphelinat. Il y aura Zelda Zonk, la femme ordinaire cachée derrière des lunettes noires, coiffée d’une perruque brune et d’un chapeau, qui ira à New York se perdre dans les auditoires de l’Actor’s Studio.
Nous suivons ses traces, nous écoutons son histoire. L’histoire d’un ange. Un ange aux ailes arrachées qui saigne de son sang de femme. Qui se vide. Qui est seule. Seule et sombre, cette femme se fond dans le trop plein de son chaos intérieur. Vide, cette femme, mais lumineuse dans l’enveloppe qui la fait apparaître au monde.

Nous ne voulons pas représenter Marilyn. Nous ne pouvons pas représenter Marilyn. Nous allons donc la découvrir et puis jouer, faire jouer une mise sur la scène. Notre actrice, qui elle, est vraiment là, va se laisser traverser par une mémoire.

Pas le corps d’un autre. Le nom d’un autre. Les mots d’un autre. Le vêtement d’un autre. Le maquillage d’un autre. L’histoire d’un autre mais pas le corps. Entre fiction et réalité, le corps de l’acteur est mis en tension. Nous n’avons qu’un corps. On ne peut pas changer de corps. On ne pourra définitivement pas se mettre dans « la peau » du personnage. On peut simplement jouer des rôles, être appelé autrement.

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Intervenants et précisions sur ce spectacle :
Avec France Bastoen
Mise en scène : Dominique Serron

Notre classification : Théâtre
Un « seul en scène » de théâtre musical

Sur le web:  La page Facebook
La page myspace de France Bastoen
Interview de France Bastoen sur comedien.be
Un article sur ruedutheatre.eu 

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Site - Marilyn Monroe Fan Pop

Fan Pop !  - en anglais
Page 'Marilyn Monroe'

FanPop!
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Un site général sur les célébrités qui comporte un espace consacré à Marilyn Monroe avec plus de 3000 photos, des centaines de wallpapers, plus de 2000 icônes avatars, une centaine de créations, plus de 2000 captures d'écran; mais aussi des vidéos et des sondages.

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Retrouvez aussi des pages consacrées à des films, toutes aussi enrichies d'images et de créations:

Page 'Gentlemen Prefer Blondes'

FanPop!
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* * * * *

Page 'Some Like It Hot'

FanPop!
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28 décembre 2010

27/05/1958 - LIFE Session - Marilyn - Richard Avedon

Marilyn Monroe photographiée par Richard Avedon le 27 mai 1958;
série pour le magazine LIFE

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Marilyn Monroe photographed by Richard Avedon in May, 27, 1958;
photoshoot for LIFE magazine.


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- versions en couleur -

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 couvertures de magazines
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Kelly Osbourne

mmlook_kelly_osbourne_2La chanteuse, fille d'Ozzy Osbourne -chanteur du groupe heavy metal Black Sabbath-, Kelly Osbourne, popularisée dans les années 2000 par le show de télé-réalité "The Osbournes" diffusé sur MTV qui filmait la famille d'Ozzy au quotidien, s'est décolorée cette année 2010 en blonde. Finit les cheveux noirs corbeaux aux mèches rouges ! L'ado rondelette au look punk a fait place à une blonde glamour et amincie, un look hollywoodien directement inspiré de Marilyn Monroe ! Kelly a même repris des poses célèbres de Marilyn, qu'elle a postées sur son twitter.

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 De Kelly Osbourne à Marilyn Monroe

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Les hommes préfèrent les blondes vu par DVDclassik

logo_dvd_classikCritique de Les hommes préfèrent les blondes

Article publié par Roy Neary
en ligne
sur DvdClassik.com
 

dvdclassikti_blondes

dvdclassikja_blondes
Réalisé par
Howard Hawks
            Avec Jane Russel, Marilyn Monroe, Charles Coburn
            Scénario : Charles Lederer
            Direction musicale : Lionel Newman
            Directeur de la photo : Harry J.Wild
            Un film 20th Century Fox
            USA - 88' - 1953


dvdclassiktec_modele
FPE  / USA / 1953 / Couleur / 88 mn
Zone 2
            Format cinéma : 1.33
            Format vidéo : 4/3
            Langues : anglais, français, allemand, italien, espagnol en mono 2.0
            Sous-titres : français, anglais pour malentendants, allemand pour malentendants, italien, espagnol, hollandais et 12 autres langues. Les paroles des chansons sont également sous-titrées.
            Pas de possibilité de changer de langue ni de sous-titres en cours de lecture.


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dvdclassikhis_blondesLa blonde Lorelei et la brune Dorothy sont deux artistes de cabaret à la beauté envoûtante. La première, matérialiste, est fascinée par l’argent et les millionnaires alors que la seconde cache un tempérament plus sage derrière une attirance pour les beaux mâles. Lorelei a jeté son dévolu sur un jeune héritier légèrement niais qu’elle doit épouser à Paris. Lors de leur traversée de l’Atlantique, la rencontre d’un vieux barbon richissime en diamants et d’un détective chargé de piéger la jeune fiancée vont faire vivre aux deux belles femmes des aventures cocasses et colorées. 

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dvdclassikan_blondesDiamonds are a Girl’s best friend, We’re just Two Little Girls from Little Rock, Bye Bye Baby… qui n’a pas en tête ces trois fameux standards de la comédie musicale, devenus des classiques de la culture musicale populaire du XXème siècle ? Si Les Hommes préfèrent les blondes ne compte pas parmi les comédies musicales comportant de nombreux tableaux dansants, l’œuvre reste toutefois rattachée à ce genre typiquement américain par ses chansons légendaires (la musique occupe tout de même plus d’un tiers du film), ainsi que par sa fraîcheur et sa légèreté de ton.
                     
C’est la première fois que l’immense réalisateur Howard Hawks aborde la comédie musicale. Ce fut aussi la dernière car, bien que mélomane, le cinéaste avoua ne pas être à son aise dans le genre. Il laissera ainsi la Fox confier la mise en scène des numéros chantants et dansants au célèbre chorégraphe Jack Cole, qui imagina d’ailleurs une chorégraphie de la séquence des diamants jugée trop osée par le Studio (le spectateur ne perd toutefois rien au change car la scène, dans sa forme définitive, reste d'un allant, d’une grâce et d’une beauté affriolantes). Hawks ne mit jamais les pieds sur le plateau où se réglaient les chorégraphies. La réussite de ces scènes viendra alors de l’apport conjugué de Jack Cole, du chef opérateur et du monteur du film. La légende qui veut que Howard Hawks aie touché à tous les genres reste ainsi intacte, même si Les Hommes préfèrent les blondes demeurera le film le moins personnel du réalisateur. Ce qui n’empêchera pas Hawks d’ajouter son grain de sel à l’histoire, aux scènes principales et évidemment à la direction d’acteur.

Comme la majorité des comédies musicales, Les Hommes préfèrent les blondes est l’adaptation d’un succès de Broadway. Le spectacle qui devait donner lieu au film était l’un des plus grands triomphes de la scène à New York depuis 4 ans. Daryl Zanuck et Hawks choisirent Marilyn Monroe pour tenir le rôle de la blonde arriviste. Comme celle-ci n’était pas encore une vedette confirmée, Zanuck insista pour obtenir la déjà grande star Jane Russel, par ailleurs sous contrat avec le milliardaire démiurge Howard Hughes. Celui-ci exigera de la Fox d’engager également l’entourage de Russel ainsi que le chef opérateur Harry Wild qui composera une photographie sublime, en honorant le film d’un Technicolor éclatant, donnant un cachet presque irréel et onirique à une œuvre qui s’y prêtait parfaitement. Les deux comédiennes s’entendront à ravir sur le tournage et cette collaboration joyeuse illumine dans chaque plan du film. En outre, Jane Russel servira de relais à Howard Hawks vis-à-vis de Marilyn Monroe qui, parallèlement à une grande carrière d’actrice, entame également une carrière de diva capricieuse, caractérielle et malheureusement névrosée et peu sûre d’elle-même.

Sous l’impulsion de Howard Hawks et de la Fox, le scénariste Charles Lederer réécrit complètement l’histoire en ne gardant que les thèmes principaux ainsi que les deux personnages féminins d’origine, et en donnant à chacune d’entre elles un rôle équivalent. Hawks, surtout, va transformer une comédie légère et brillante en une satire des mœurs moderne, exercice dans lequel il excelle. La réalisation d’ailleurs n’hésite pas à user de quelques procédés burlesques, comme l’utilisation de bruitages fantaisistes ou la surimpression d’un gros diamant étincelant sur la tête de Charles Coburn pour appuyer jusqu’à la caricature l’avidité du personnage de Lorelei jouée par Marilyn Monroe.
                                           
                   

Derrière la fantaisie et l’allégresse, il y a dans Les Homme préfèrent les blondes un véritable discours subversif sur le sexe et le pouvoir, ainsi qu’une misogynie latente appliquée gaiement, et non sans un certain sens de la formule. On retiendra par exemple le personnage du garçonnet héritier qui, par deux fois, lance des répliques piquantes et assassines quant à la condition féminine et au "magnétisme animal" de Marilyn, et cela avec l’aplomb d’un gentleman expérimenté sur la question. On ne peut s’empêcher alors d’entendre ici la voix d’un Hawks caustique comme à son habitude. On fait souvent référence au puritanisme qui imprègne profondément la société américaine et en particulier son cinéma. Il est bon de rappeler qu’il s’est trouvé des artistes au sein même de Hollywood pour contourner cette contrainte et se faire les commentateurs ironiques et avisés des mœurs contemporaines dans des comédies faussement ingénues. Si Lubitsch et surtout Wilder sont les principaux représentants de cette école joyeusement satirique, Hawks figure aussi en bonne place.

L’histoire des Hommes préfèrent les blondes met en présence une blonde éthérée, arriviste et sournoise, et une brune sentimentale au caractère bien trempé. L’une arborant une garde-robe rouge vif incandescent et donc le sexe en étendard, et l’autre cachant son mystère derrière un noir des plus exquis et langoureux. En quelque sorte deux facettes d’un éternel féminin se retrouvent incarnées en Monroe et Russel. Surtout que les deux personnages s’entendent parfaitement, agissent en complémentarité et resteront solidaires dans leurs aventures.
La satire atteint son apogée lors de la scène du procès, au passage complètement grand-guignolesque et totalement irréaliste, lorsque Jane Russel doit imiter Marilyn Monroe (l’histoire l’amène à prendre l’identité de son amie pour cette séquence). Forte d’une performance éclatante, Russel parvient avec jubilation à retranscrire les mimiques appuyées de Marilyn et l’attitude tentatrice, superficielle et fausse du personnage.

Cette vision semble certes un peu extrême, mais l’angle satirique adopté allié au rythme classique de ce type de réalisation contribuent idéalement à faire passer le message. Par ailleurs, les personnages masculins ne sont pas mieux lotis. Du benêt richissime au vieux pervers, en passant par le beau garçon manipulateur, leur traitement n’est pas moins burlesque et ironique. Le thème des fausses apparences est donc traité sur le même tempo et s’accorde parfaitement à la vision caricaturale qu’avait Howard Hawks de ce type de musical.      

Derrière donc une comédie pimpante et millimétrée, faite pour distraire, un second film se fait jour. Une œuvre au vrai potentiel satirique, propice à l’énonciation de vérité bien senties sur les relations hommes/femmes, mais qui ne vient jamais se situer en porte-à-faux avec l’ambition légère de départ.                      
                     
Une œuvre intelligente et enjouée qui, si elle ne permet pas de révéler toutes les richesses d’un cinéaste américain majeur, se révèle néanmoins être un pur joyau, digne des plus grandes réussites de l’usine à rêves hollywoodienne.

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dvdclassikdvd_blondes Image : Une restauration bienvenue rend enfin justice à ce bijou de la comédie américaine.La copie présentée arbore une propreté exemplaire (malgré de rares imperfections et variations lumineuses), des contrastes saisissants et une belle définition. Les couleurs sont vivifiantes et idéalement saturées grâce à un magnifique Technicolor. Le grain cinéma est également présent et ne gênera que les rares personnes trop habituées au lissage excessif des images.

Son : La piste originale en mono 2.0 bénéficie d’une belle clarté. Les voix et les ambiances sont parfaitement intelligibles. On relèvera peut-être quelques variations d’amplitude, mais elles restent exceptionnelles. La piste française est bien plus étouffée, les voix ne correspondent pas aux personnages (sic) et les chansons sont traduites (resic). Mais est-ce vraiment d’une grand importance ?
                                           

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dvdclassikbo_blondes-La bande annonce (2’26’’), en noir et blanc, assez bruitée et tachée.

- La restauration du film (3’09’’): une comparaison avant et après introduite par un texte en anglais de 3 pages.

- Les Archives Movietone News (47’’): Marilyn Monroe et Jane Russel sont filmées par les actualités alors qu’elles impriment leurs empreintes sur le Hollywood Boulevard face aux fameux Chinese Theater.

- Une carte postale en couleur.

- Une affiche américaine en couleur.

Les hommes préfèrent les blondes vu par FilmDeCulte

filmdeculteFilm Culte : Les hommes préfèrent les blondes 
Article publié
par Julie Anterrieu
en ligne sur filmdeculte.com

Hommes préfèrent les blondes (Les)

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Gentlemen prefer blondes
USA, 1953
De Howard Hawks
Scénario : Charles Lederer d'après la comédie musicale de Joseph Fields et Anita Loos
Avec Jane Russell, Marilyn Monroe, Charles Coburn, Elliott Reid, Tommy Noonan, George Winslow
Photo : Harry J. Wild
Musique : Leo Robin et Jule Styne
Durée : 1h25

Il n'existe pas au monde plus de contradiction qu'entre les deux danseuses de revue Lorelei Lee et Dorothy Show. La première, blonde naïve, n'est intéressée que par les hommes riches et le mot "diamant", la deuxième, brune à la répartie bien aiguisée, tombe toujours amoureuse de "clochards" comme elle le dit si bien. Décidée à partir en France aux frais de son richissime futur époux, Gus Esmond, Lorelei s'embarque à bord d’une croisière avec Dorothy comme chaperon, toutes deux surveillées de près par un détective privé engagé par Gus.

THERE’S NO BUSINESS LIKE SHOWBUSINESS

 
 

fdc_1A la fin de la deuxième guerre mondiale, la Fox développe une politique de production misant le tout sur la plastique de ses actrices, blondes de préférence. Ainsi elle a très tôt pris sous contrat bon nombre de jeunes filles aux formes avantageuses et achète tous les scénarios pouvant les mettre en avant. L’adaptation sous forme de comédie musicale du livre culte de Anita Loos (écrit en 1925 et déjà adapté en muet en 1928) qui arrive sur les bureaux des producteurs à la fin de l’année 1952 correspond parfaitement à ces critères. La Fox saute sur l’occasion et n’a plus alors qu’à piocher dans ses réserves pour trouver la brune et la blonde. En janvier 1953, Marilyn est à l'affiche du très remarqué Niagara, qui pulvérise immédiatement tous les records. Bien que la qualité du film laisse quelques fois à désirer, Marilyn y interprète quelques unes de ses meilleures scènes, et le rôle de Rose Loomis (une femme perverse et psychopathe à l'érotisme fumant, symbole sexuel par excellence) lui rapporte le prix Redbook du meilleur espoir. Marilyn est au sommet du box-office lorsque La Fox la place dans le casting de sa nouvelle production. Pour faire le pendant de la blonde rêveuse aux jolies fesses, la firme jette son dévolu sur une brune terre à terre à jolie poitrine, aussi célèbre que la première, Jane Russel. Devenue vedette internationale pour son opulente poitrine à la suite de la campagne publicitaire de son premier film The Outlaw (1941) qui fut censuré dès sa sortie, elle a la notoriété adéquate pour former un duo de choc avec Marilyn.

DEVIL IN DISGUISE

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Si l’on aurait pu croire à une stratégie de la Fox de faire revenir Marilyn aux rôles de la blonde idiote qui avaient marqués les débuts de sa carrière. Forte de sa nouvelle renommée et soutenue, voire même encouragée, par sa consœur de tournage, elle prend le personnage au pied de la lettre avec beaucoup d'aplomb et le transcende en ajoutant ses rires, ses clins d'œils et quelques répliques de son cru dont la meilleure reste: "Je peux faire preuve d'intelligence quand c'est important, mais la plupart des hommes n'aiment pas ça". Il en ressort une Lorelei complètement différente de la pièce d'origine d'Anita Loos, la transformant presque en leader féministe. Jane Russel n'y est pas pour rien dans cette histoire, elle dénonce à travers son personnage le machisme ambiant de l'époque et en profite pour enfin se montrer sur grand écran et prouver ainsi à tous ces admirateurs qu'elle est non seulement belle (et à forte poitrine), mais qu'elle sait aussi excellemment jouer la comédie, chanter et danser. Sans que Hawks n'y prenne garde, son film s'est transformé en une sorte de manifeste féministe d'avant-garde avec des personnages principaux féminins à forts caractères et des seconds rôles masculins qui se laissent embobiner sans rien dire, le summum étant la scène où le détective privé fini en nuisette dans le couloir du bateau.

THAT’S ENTERTAINMENT

 
 

fdc_3Un des grands atouts de Les Hommes préfèrent les blondes réside dans son montage. Les scènes musicales y sont agencées de telle sorte que chacune ressort. Le générique tout d'abord nous met en bouche avec Lorelei et Dorothy chantant We're Just Two Little Girls from Little Rock dans des magnifiques fourreaux rouges à paillettes, fendus jusqu'à mi-cuisse (tenues qui seront les plus utilisées pour les photos de promotion). Une ouverture qui en met plein la vue et qui annonce un développement plutôt "chaud/show". Après une brève mise en place de la situation, le départ du bateau permet d'enchaîner directement sur le très célèbre Bye Bye Baby qui va d'un solo très enlevé de Jane Russel à un solo très langoureux de Marilyn, en passant par des scènes de groupes très sympathiques et rythmées. Une scène qui reflète la structure du film, une façon de dire aux spectateurs "Accrochez vos ceintures, on démarre et vous n'allez pas être déçus!". Le bateau démarre donc et c'est Dorothy qui commence aussitôt avec son solo Is There Anyone Here for Love? Zizagant au milieux d'athlètes hypra musclés et dénués de tout attrait physique, elle pétille d'insolence et installe parfaitement le côté anti-machiste de son personnage.

fdc_4Le choix de Hawks de ne pas faire de scènes musicales au cours de la traversée est plutôt intéressant, laissant ainsi plus de place à l'intrigue (phénomène assez rare dans une comédie musicale de l'époque) et à la comédie. Cette pause permet également de faire ressortir le numéro suivant, où l'on retrouve les deux jeunes femmes sans le sous à la terrasse d'un café parisien, chantant pour les badauds When Love Goes Wrong, Nothing Goes Right. Cette scène qui démarre comme une lamentation devient vite une chorégraphie pleine d'entrain qui rappelle une des scènes de Un Américain à Paris (1951). Nos deux charmantes demoiselles ainsi re-motivées se retrouvent sur les planches d'un grand musical parisien. Un rapide tour dans les coulisses nous apprend que le numéro qui va suivre est à couper le souffle, et Marilyn démarre le solo du film. La scène est répétée toute la nuit avec Jack Cole, tournée onze fois de suite et enregistrée directement avec l'orchestre à la demande de Marilyn, et le résultat est là. Elle maîtrise la scène à merveille et brille de mille feux, offrant des images inoubliables (pour la petite histoire, c'est la scène que choisiront de diffuser toutes les chaînes de télé américaines le jour de sa mort). Moment inoubliable pour nous, mais également pour les personnages du film puisque dans la scène suivante, Dorothy voulant imiter Lorelei reprend cette chanson dans une version beaucoup plus musclée.