20 avril 2011

art - Marilyn par Renato Casaro

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Sept ans de reflexion vu par DVDclassik

logo_dvd_classikCritique de Sept ans de reflexion

Article publié par Roy Neary
en ligne
sur DvdClassik.com

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7ans_gene
Réalisateur : Billy Wilder
Avec : Marilyn Monroe , Tom Ewell, Evelyn Keyes, Sonny Tutts, Robert Strauss, Oscar Homolka
Scénario : Billy Wilder et George Axelrod d’après sa pièce de théâtre
Musique : Alfred Newman
Directeur de la photo : Milton Krasner
Un film : 20th Century Fox
USA – 1955 – 100’


dvdclassiktec_modele
 FPE
Zone 2
Couleur
100 mn
Format cinéma : 2.55
Format vidéo : 16/9 compatible 4/3
Langues : anglais en 3.0, français et italien en mono 2.0
Sous-titres : anglais, français, hollandais, italiens et grecs.

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7ans_02histAlors que son épouse et son fils partent en vacances, Richard Sherman, employé d’une maison d’édition, doit rester à New York pour travailler. Seul dans cette ville caniculaire, comme beaucoup d’hommes mariés qui ont du envoyer leur famille à la campagne, il tente difficilement de réfréner sa libido et d’obéir aux derniers conseils de son épouse, comme s’abstenir de boire et de fumer. Sherman parvient presque à se dominer lorsqu’il fait la connaissance de la nouvelle locataire qui habite juste au-dessus de son appartement. La jeune femme, aux formes voluptueuses et à la beauté provocante, va provoquer chez lui des poussées de fièvre et l’amener à vouloir concrétiser ses fantasmes les plus érotiques.

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7ans_03analyseDe manière extravagante et cocasse, Billy Wilder nous introduit à son film par la présentation, cinq cents années avant notre époque, des Indiens de Manhattan qui auraient donné leur nom à la fameuse île new-yorkaise. Nous observons cette tribu s’adonner à un rituel bien particulier : les hommes envoient leurs femmes et leurs enfants en congé durant l’été pour rester seuls et vaquer à leurs occupations viriles… comme de suivre en groupe une pulpeuse indienne, dès leur famille partie voguer au loin sur les flots. La réalisation enchaîne sur des plans filmés de la gare de New York, où une meute excitée, composée de maris, vient accompagner leurs familles jusqu’au train avant de loucher sur la première beauté qui passe. En bon observateur et caricaturiste du mâle occidental, Wilder, avec cet humour espiègle et coquin qui le caractérise, renvoie ainsi l’être humain à son animalité sexuelle et à ses réflexes éternels de mâle en chaleur.

Sept ans de réflexion, sorti durant l’été 1955, est le plus grand succès de l’année pour la 20th Century Fox. Mais la route fut longue et parsemée d’embûches. Le film est l’adaptation d’une pièce à succès qui a tenu le haut de l’affiche à Broadway pendant trois ans. George Axelrod écrit volontiers avec Wilder l’adaptation de sa pièce de théâtre mais les deux scénaristes se heurtent vite au Hayes Office qui se charge d’appliquer les règlements du code portant le même nom. On exige d’eux de supprimer toute allusion à l’adultère et d’expurger les dialogues de tous sous-entendus sexuels. Ainsi plusieurs scènes et de nombreuses répliques désopilantes passeront à la trappe, quand d’autres scènes verront leur montage simplement remanié. Dans l’Amérique puritaine des années 50, la plupart des producteurs devaient se plier à ces directives fâcheuses et ridicules. Wilder, très dépité par cette aventure, déclara plus tard : "C’est un film inexistant (…) le film devrait être tourné sans la moindre censure. Ce film fut embarrassant à faire." On se permettra tout de même d’être moins sévère que le cinéaste, même si on imagine aisément ce qu’un Wilder débridé aurait pu faire d’un tel sujet. C’est bien simple, il nous suffit de penser à un film qu’il réalisera près de dix ans plus tard, Embrasse-moi, idiot, dans lequel le réalisateur malicieux se lâchera complètement. Mais les dégâts de la censure, comme les agressions répétées des ligues de vertu, n’auront pas minimisé la portée du discours que tient Wilder sur la liberté. Une liberté dont les manifestations s’exercent justement de manière plus violente dans un cadre fermé et régi par des règlements castrateurs. Sous la baguette du cinéaste, on assiste à un plaidoyer énergique et vivifiant pour les fantasmes sexuels, nécessaires au bien-être et à l’équilibre de tout individu.

D’entrée, le générique concocté par le légendaire Saul Bass illustre de manière pertinente cette idée de pensées érotiques refoulées qui ne demandent qu’à sortir, appuyée par une musique guillerette et entraînante composée par Alfred Newman. Au milieu d’un tableau tout en abstraction géométrique, Bass dessine des trappes qui s’ouvrent successivement pour laisser s’afficher les noms du générique. A la fin, le nom de Billy Wilder monté sur un ressort jaillit ironiquement. Le réalisateur-scénariste apparaît comme celui qui met en lumière les désirs cachés de ses protagonistes. Par ailleurs, le film nous est conté par le personnage principal, Richard Sherman, qui s’exprime tout haut, semblant s’adresser au spectateur alors qu’en fait il se parle à lui-même. Sept ans de réflexion s’articule comme un dialogue entre le personnage principal et le spectateur d’un côté, et entre ce personnage et sa conscience de l’autre. Pour filmer les fantasmes de Sherman, Wilder fait appel aux images légendaires du cinéma hollywoodien en détournant quelques scènes mythiques dans lesquelles Sherman est la proie de femmes. Ainsi notre personnage se retrouve à folâtrer sur la plage de Tant qu’il y aura des hommes ou bien en compagnie d’une Marilyn dans le rôle d’une femme fatale, issue d’un film noir que n’aurait pas renié Barbara Stanwyck ou la belle Lana Turner. La farce atteint son sommet quand Sherman répond à la question d’une d’un de ses amis, "What blonde in the kitchen ?" : "Maybe it’s Marilyn Monroe !". Wilder s’amuse avec les représentations érotiques que le cinéma nous a offertes. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’aucune autre actrice que Marilyn n’aurait pu jouer ce personnage de beauté naïve et provoquante, Marilyn Monroe sujet et objet sexuels par excellence du cinéma, des années 1950 jusqu’à nos jours.

A ce sujet la Fox, comprenant tout l’intérêt qu’on pouvait tirer d’une telle icône, a fait les choses en grand en exposant au-dessus du cinéma new-yorkais, pour la première du film, un gigantesque portrait de Marilyn tiré de la fameuse scène de la grille de métro. En effet, pour les rares spectateurs qui ne le savaient pas encore, c’est dans Sept ans de réflexion que figure cette séquence mythique et jouissive qui nous montre Marilyn se rafraîchir les jambes au-dessus d’une bouche de métro, dont le courant d’air fait voler sa jupe au-dessus de sa taille (au-dessus de son genou dans le film pour cause de censure malheureuse). Un vrai sommet d’érotisme suggestif et ensorcelant. Pour créer l’événement, les producteurs malins organisèrent le tournage de cette scène en plein New York devant une foule de badauds conquis et excités. Joe Di Maggio, le mari de Marilyn, venu en catastrophe pour assister à la scène, en fut douloureusement atteint dans son honneur. Ironiquement, ce plan dût être retourné sur un plateau à Hollywood, car le son de la prise à New York n’était pas exploitable. Cet épisode marqua la fin de leur mariage et acheva de déstabiliser Marilyn Monroe qui avait de plus en plus de mal à se voir réduite à un symbole sexuel, elle qui cherchait désespérément à se faire reconnaître comme une véritable comédienne. Le tournage représenta quasiment un cauchemar pour elle, entre ses retards multiples et ses difficultés à retenir les dialogues. Marilyn Monroe se devait de faire bonne figure alors que sa vie privée s’écroulait, sans parler de sa santé physique et mentale. Cependant Billy Wilder ne lui en tint pas trop rigueur : « Son impact physique était extraordinaire. Elle apparaissait sur l’écran comme si vous pouviez la toucher, son image possédait une étrange réalité, bien au-delà de ce que peut rendre une caméra. »

Dans Sept ans de réflexion, l’entrée fracassante de Marilyn dans l’univers du mâle américain démangé par le démon de midi est particulièrement drôle et pertinente ("itch" signifie "démangeaison" en anglais, The seven year itch renvoie à la remise en question du mariage par l’homme au bout de sept ans). Son personnage manque de tuer le pauvre Richard Sherman en faisant maladroitement tomber un plant de tomates de son étage sur la chaise longue qu’il venait de quitter. L’intrusion de Marilyn dans la vie de Sherman se fait donc sur un plan brutal. L’ingénue affriolante va chambouler l’existence de notre mâle en attente de sexe, fin prêt à mélanger rêve et réalité. Billy Wilder filme Marilyn nue derrière son balcon fleuri, offrant par ce biais une vision du paradis perdu et inaccessible (sauf dans nos fantasmes et donc au cinéma) ainsi que l’image du péché originel. La pagaie oubliée par le fils de Sherman se chargeant, par ses multiples apparitions à l’image (souvent en arrière plan), de rappeler à notre personnage l’existence de sa famille et sa condition d’homme marié.

A défaut de traiter explicitement de l’adultère (ce qui était le sujet de la pièce), Billy Wilder compose une satire intelligente des comportements sociaux liés à la sexualité et à la régression animale (Sherman et Marilyn vont au cinéma voir L’Etrange créature du lac noir, un choix loin d’être anodin) derrière le vernis propre d’une civilisation sophistiquée et organisée. Aidé par l’élégante photographie de Milton Krasner et du cinémascope, il parvient joliment à faire vivre ce huis clos étouffant, propice à l’enchevêtrement rocambolesque des fantasmes et de la réalité, dans lequel un homme se voit mis à l’épreuve avant de s’en retourner assagi vers son épouse. L’origine théâtrale du film se fait pourtant souvent sentir, le réalisateur ayant signé (avant et après ce film) des œuvres plus séduisantes et inspirées, visuellement parlant. On pourra aussi regretter la relative fadeur de Tom Ewell (créateur du personnage au théâtre), même si ce manque de relief renforce l’identification à l’homme ordinaire. Le réalisateur souhaitait engager Walter Matthau mais les producteurs en décidèrent autrement, le comédien étant alors totalement inconnu au cinéma. Que ces quelques reproches ne vous empêchent pas d’apprécier à sa juste valeur cette belle comédie de mœurs qui prouve, une fois de plus, que le roué et libertin Billy Wilder fut un artiste et un caricaturiste incontournable de l’âge d’or hollywoodien.
 

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7ans_04imageImage : Le master proposé est très propre. Les contrastes sont bien rendus, les couleurs sont magnifiques (on peut relever cependant une légère dominante rouge) et la définition est de bon aloi. La granulation caractéristique de ces éditions consacrées à Marilyn Monroe est bien présente, mais sur un mode mineur en comparaison d’autre DVD de la collection. La restauration efficace du film est à saluer. C’est un régal pour le cinéphile.

Son
: Le son de la version originale est parfaitement clair et défini, tant pour les voix que pour les ambiances. Le mixage 3.0 donne une ampleur bienvenue. La version française est étouffée et perd beaucoup en dynamique, les ambiances et la musique sont les principales victimes de ce doublage. Pour la piste italienne, c’est encore pire, un souffle permanent vient parasiter l’écoute (sans parler d’une postsynchronisation catastrophique).
 

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7ans_05bonLe chapitrage fixe et muet (22 chapitres présentés sur 6 pages)

La bande annonce originale (2’18’’) au format 1.85 non sous-titrée. Elle présente un peu de souffle et quelques scories sur l’image. La définition perd en piqué et le grain est plus prononcé.

La bande annonce espagnole (2’18’’) au format cinémascope respecté non sous-titré. Il s’agit du même master que la bande annonce américaine avec une voix off en espagnol.

La restauration du film (3’19’’) : une comparaison avant et après introduite par un texte en anglais non sous-titré de 3 pages. On apprend que Sept ans de réflexion fut le film qui posa le plus de problèmes aux techniciens du fait que les teintes du négatif original avaient gravement déteint. La pellicule était aussi très abîmée en raison de mauvais traitements effectués en laboratoire.

Les Archives Movietone News (33’’) : présentation de l’avant-première du film à New York. On y aperçoit rapidement Marilyn Monroe sortant du cinéma en compagnie de Joe Di Maggio.

Autour du film (23’26’’) : il s’agit en fait d’un numéro de l’émission de télévision Backstage (2000) consacré à Sept ans de réflexion. Le documentaire est principalement axé sur les problèmes de la censure auxquels a du faire face Billy Wilder. On nous parle aussi de l’histoire du film et de sa préparation. On y découvre également un bout de test effectué en 1954 par Walter Matthau pour le personnage de Richard Sherman.

Scènes interdites : on a enfin le droit de contempler deux scènes qui ont du être remaniées pour cause de censure : la scène du bain de Marilyn avec le plombier qui laisse tomber sa clé dans la baignoire (1’21’’) et la mythique séquence de la bouche de métro (2’07’’) avec la jupe de Marilyn qui vole au-delà de sa taille. Elles sont au bon format mais non restaurées.

5 affiches du film.

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La rivière sans retour vu par il était une fois le cinéma

logoCritique de La rivière sans retour

Article publié par Pauline Labadie
en ligne sur
iletaitunefoislecinema.com

La Rivière sans retour (River of No Return - Otto Preminger, 1954)

rivercritique1Dans ce qui restera le seul film estampillé western d’Otto Preminger, Marilyn Monroe et Robert Mitchum font face à la nature inhospitalière du grand ouest.

Le film a tout des premières fois : premier (et unique) incursion dans le genre du western pour Otto Preminger, première collaboration entre Monroe et Mitchum, il est aussi l’un des premiers à être tourné en Cinémascope. Nouvellement sous contrat avec la 20th Century Fox, Marilyn Monroe exigea, en plus d’un droit de regard sur le scénario, d’avoir comme partenaire Mitchum, alors que celui-ci était engagé auprès de la RKO. Preminger, qui devait encore un film à la 20th Century Fox, ne s’est pas autant impliqué sur le projet que les dirigeants du studio, qui exigèrent des scènes supplémentaires, réalisées après le tournage par un autre.

S’inscrivant dans la période de la conquête de l’est, La Rivière sans retour débute dans un camp, lieu multicolore et agité, où les enjeux de la trame sont brièvement exposés. Kay Weston (Marilyn) est chanteuse de cabaret, tandis que son fiancé, Harry, joueur de poker invétéré, lui promet monts et merveilles. Parallèlement, Matthew Calder (Mitchum) arrive au camp et cherche son jeune fils, dont il récupère la garde après plusieurs années d’absence et le décès de sa femme. S’ensuivent diverses péripéties, après lesquelles Kay, Matthew et le jeune Mark sont contraints de voyager ensemble sur un radeau vers Council City, en descendant une rivière réputée dangereuse (quarante ans plus tard, Curtis Hanson y tournera La Rivière sauvage).

Après quelques scènes de cabaret et les retrouvailles entre Matthew et son fils, le récit ne sera plus qu’un voyage, une course contre la montre, contre les rapides de la rivière, les animaux sauvages et les hommes cupides. Trois inconnus vont devoir apprendre à vivre ensemble, et partir à la conquête d’eux-mêmes.

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Ici, point de courses à cheval, de gunfights, d’ennemis personnels, mais une excursion dans la nature encore sauvage de l’ouest. Preminger exploite les capacités du Cinemascope, déroulant des travellings somptueux, dans les décors naturels du Canada. Les scènes d’action, mélange de cascades elles aussi tournées en milieu naturel, et de scènes de studio, souffrent aujourd’hui d’une impression de collage, mais ne sont pas pour autant gênantes. Bien au contraire, les acteurs réalisant eux-mêmes leurs cascades (Marylin manqua d’ailleurs de se noyer !) donnent du corps pour communiquer au spectateur la fragilité de leur équipage, et le péril d’un tel voyage. La caméra tressautante, contraste avec la plénitude des grands espaces, capturés en grands angle.

Si la trame reste très traditionnelle au genre : gagner de l’argent pour s’offrir un nouveau départ, une vie meilleure loin des soulards du saloon pour Kay, et pour Matthew et son fils, espérant mener une vie rustique loin de la folie des hommes, les enjeux sont plus ceux d’un drame psychologique. Tous sont des êtres marqués, blessés ou coupables lorsque le film débute, et leur douloureuse traversée de la région sera une occasion de faire pénitence, de se débarrasser du fardeau de leurs actes et pensées.

La Rivière sans retour se démarque encore du western de plusieurs manières : même si deux villes de l’ouest et un saloon l’inscrivent encore dans des lieux identifiables, la fuite par la rivière semble affranchir le récit, déplacer cette odyssée vers des contrées nouvelles. Malgré un rythme plutôt intrépide, le long métrage est entrecoupé d’au moins quatre « pauses », où le personnage de Kay, accompagnée de sa guitare, chante. Sortes d’instants moraux, condensé des sujets abordés par le film, ces ballades offrent respiration et font le sel de cette oeuvre finalement joyeusement hybride. Le charme de Marilyn chanteuse opère à merveille, et les titres sont en plus assez réussis.

Le couple d’acteurs, en plus de remplir leurs rôles « physiques », s’accorde plutôt bien, et incarne des personnages délicatement complexes. Kay, fille de mauvaise vie, chanteuse accoutrée comme un perroquet multicolore, est pourtant bien loin du stéréotype de la jolie chanteuse gentiment décérébrée et accessoire. Au contraire, Marilyn donne corps à une femme plutôt sérieuse et réfléchie, consciente des préjugés auxquels son travail de chanteuse de cabaret l’expose. L’actrice, rayonnante, semble exercer son talent avec sérénité et se révèle excellente. Face à elle, Micthum, tout de principes moraux nobles et rigides, s’attendrit peu à peu et se déleste de ses préjugés. La rudesse de Mitchum, adoucie par une paternité tout en nuance, s’accorde parfaitement avec l’efficacité toute maternelle de Kay, qui, de bonne navigatrice, s’achemine rapidement vers le rôle de bonne épouse. Les valeurs familiales traditionnelles sont ici exaltées avec une telle ferveur qu’on ne peut que savourer, et envisager ce radeau comme le symbole du foyer, traversant embuscades, rapides, échappant aux indiens, pour mieux accoster et accoucher d’une belle et parfaite famille américaine !

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Gentlemen Prefer Blondes caps 4

4ème partie des captures du film
Les hommes préfèrent les blondes

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>> source captures sur fanpop.com

art - Marilyn par Andy Lloyd

Portraits de Marilyn par Andy Lloyd

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Gif Eric Skipsey (1) - Marilyn & Maf in her living room

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Gif Conférence de Presse 1956 - Boucles d'Oreilles

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Gif Milton Greene (1) - Ballerina

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Gif Gentlemen Prefer Blondes (3) - Marilyn Shoe

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