Critique du film My week with Marilyn
article rédigé par Daniel C.

daniel_article2011_12_04Durant la fin de semaine de la première du film Une semaine avec Marilyn, je suis allé voir cette production avec enthousiasme.
Dès le début, je constate une erreur dans les images du générique. On y voit Michelle Williams en Marilyn Monroe avec la robe du Happy Birthday Mr. Président, qui chante "Heat Wave". Cette robe n’a servi qu’à ce show plusieurs années après ce film.
Abandonnée sur place par son mari Arthur Miller, Marilyn trouvera réconfort auprès d'un assistant-réalisateur, Colin Clark, tombé totalement sous son charme. Pendant une semaine, le jeune homme de 23 ans servira de confident et de protecteur à la star, presque en permanence sous l'emprise des médicaments et de l'alcool. À 30 ans, elle a déjà vécu trois mariages. Elle est incapable de trouver le véritable amour.

Le réalisateur Simon Curtis en fait un bon film avec une Michelle Williams qui relève avec aplomb le défi de se glisser dans les robes... moulantes de l'icône devenue légende. La jeune actrice imite à la perfection la démarche et les mimiques de Monroe, conférant à son personnage une authenticité renversante. Son jeu a d'ailleurs été récompensé d'une nomination à un Golden Globe. Une nomination à un Oscar est dans la mire.
L'histoire d'amour-amitié entre Monroe et Clark, ne casse pas des briques, mais est une histoire légère, comme plusieurs comédies sentimentales. Kenneth Branagh est absolument savoureux en acteur incapable de composer avec les caprices et la candeur de sa partenaire de plateau. Malgré tout, dans une scène touchante, livrée en finale, il reconnaîtra sa grâce et son talent, ce qui n'empêchera pas Le prince et la danseuse d'être un cuisant échec commercial. Dominic Cooper joue parfaitement le rôle de Milton Greene, un homme qui donne l’impression d’un homme d’affaires dur et robuste, mais en fin compte il est la marionnette soumise de Marilyn. Eddie Redmayer est le jeune Clark qui devient un fan de Marilyn qui, illuminé par la beauté et la fragilité, en devient amoureux.
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Est-ce que cette histoire est vraie?? Je ne suis pas sûr. Est-ce une légende comme le mariage de Robert Slatzer, l’amitié de Jeanne Carmen, l’amour de John F Kennedy… On n’a aucune photo de Colin et Marilyn. Comme je dis souvent, les histoires de Robert, Jeanne ou John ont fait des belles histoires qui ont alimentées la légende de Marilyn, comme celle de Colin dans Une semaine avec Marilyn. C’est plaisant de voir des images du lieu où Marilyn a demeuré en Angleterre. En parlant d’image, le film a parfaitement bien travaillé les ombres et les lumières pour donner vie à cette Marilyn. Certains gros plans de Michelle Williams ne donne pas l’illusion de Marilyn car Michelle a le visage plus rond, mais à part cela, elle est parfaite.

On a droit aussi à du réchauffer quand Marilyn parle de sa mère et de son père et nous montre que sa vie est plombée par une enfance malheureuse auprès d'une mère à l'équilibre psychologique fragile et un père absent. Le film de Curtis met en lumière toute la vulnérabilité et la fragilité d'une femme dépendante du regard des autres, prisonnière d'un doute perpétuel sur ses capacités professionnelles, assoiffée d'amour et d'approbation. Cette facette est exposée d'une troublante façon par Michelle Williams.
Si j’ai une autre occasion, je serai très heureux de le revoir pour tout : Michelle Williams, l’histoire et la musique. Une « belle soirée » avec Marilyn.