L'après-midi du 30 mars 1955, Marilyn Monroe se rend à une séance d'habillage chez Brooks Costume, à New York, pour essayer le body à strass et le collant à résille très sexy brodé de paillettes et de plumes qu'elle portera le soir-même à la cérémonie de bienfaisance au Madison Square Garden. Elle aurait éclaté en sanglots tandis qu'on plante des épingles et qu'on la tiraille de toutes parts. Le photographe Milton Greene resta à ses côtés pour donner son accord final.
James Stroock  (l'homme aux cheveux blancs), propriétaire du magasin de costumes, supervise la séance, assisté de sa meilleure habilleuse, Mary Smith.
Dick Sheperd (l'homme mince aux cheveux bruns) et qui était alors agent au département cinéma de MCA à New York, se souvient que la mission de MCA était de "se démener pour la sortir de la prison dorée où la Fox l'enfermait. Ils s'imaginaient qu'ils pouvaient la contraindre à ne pas travailler". Il raconte que Marilyn était "intransigeante sur l'idée qu'elle se faisait de son travail".
H.D. Quigg, (l'homme aux lunettes et cheveux bruns frisés) était un journaliste d'United Press, a écrit au journal "L.A. Style" pour un numéro spécial consacré à Marilyn en février 1988, pour décrire cette journée en détails:
"... On apprit que la presse aurait une chance d'être admise à l'essayage du costume de cornac de Miss Monroe. En tant qu'expert de la place pour tout ce qui touchait à Todd de près ou de loin, j'y allai. Miss Monroe devait arriver à 10h ou 10h30, mais bien sûr, elle ne s'est pas montrée... Le couloir d'accès était bondé de journalistes, principalement de baratineurs de la télé et de machinistes avec leur quincallerie. Vers midi, il devint évident qu'elle ne désirait pas affronter la foule, aussi la presse dut-elle plier bagage. Le propriétaire du magasin fonça sur moi et me dit "Revenez donc vers 2 heures". J'ignore pourquoi il me choisit, moi, si ce n'est parce que j'avais l'air calme; en tout cas, je n'avais rien à voir avec cette clique.
A 14 heures, j'arrivai et le propriétaire était là. Peu après, l'ascenceur s'ouvrit sur Miss Monroe et son imprésario Milton Greene. Sans un mot, nous traversâmes les lieux entre deux rangées de femmes à moitié costumées qui poussaient des "Oh" et des "Ah" au passage de la célébrité, jusqu'à une alcôve qui tenait lieu de salon d'essayage. Alors, avec une promptitude qui le surprit, Miss Monroe se déshabilla entièrement...
Comme je ne comprenais pas bien ce que je faisais là, je n'avais rien d'autre à faire que la regarder. Le grain de sa peau s'imprégnait dans ma mémoire, et j'en voyais des étendues infinies... Sur ces entrefaites, la couturière arriva, s'agenouilla et lui passa le costume. La présence d'un photographe m'avait échappé, mais j'avais noté qu'il appuyait sur le déclencheur depuis le moment où elle avait commencé à se déshabiller. Elle sourit tout le temp que j'étais là; pas l'ombre d'une larme dans ses yeux..."

> Photographies de Ed Feingersh 
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> Photographies de Milton Greene
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The afternoon of March 30, 1955, Marilyn Monroe went to a dressing fitting at Brooks Costume in New York to try the sexy costume with sequins and feathers that she will wear the same evening at the charity ceremony at the Madison Square Garden. She would burst into tears while they plant pins and that the tugs from all sides. Photographer Milton Greene stayed with her to give its final approval.
James Stroock (the white-haired man), owner of the costume shop, oversees the session, assisted by his best dresser, Mary Smith.
 

Dick Shepherd (the thin man with brown hair), who was agent to the cinema department of MCA in New York, remembers that the mission of MCA was "struggling to get out of the golden cage where Fox locked her. They thought they could force her to don't work." He said that Marilyn was "adamant about the idea that she was doing her job."
HD Quigg, (the man with glasses and curly brown hair), who was a United Press reporter, wrote at the newspaper "LA Style" for a special issue dedicated to Marilyn in February 1988, to describe this day in detail:

"... It was learned that the press would have a chance of being admitted to the costume fitting keeper of Miss Monroe. As an expert place for everything related to Todd near or far, I went there. Miss Monroe was scheduled to 10am or 10:30, but of course, she wasn't there... The access corridor was packed with journalists, mainly from the TV talkers and machinists with their hardware store. Around noon, it became clear she did not want to face the crowd, as it had the press pack. The shop owner rushed at me and said "So come back at 2 o'clock." I do not know why he chose me, if only because I look calm, but in any case, I had nothing to do with these people. At 2 o'clock, I arrived and the owner was there. Shortly after, the elevator opened on Miss Monroe and her manager Milton Greene. Without a word, we crossed places between two rows of half-costumed women who uttered "Oh" and "Ah" at the passage of fame, to an alcove that served as a dressing room. Then, with a rapidity that surprised me, Miss Monroe completely undressed ... Since I do not really understand what I was doing, I had nothing else to do but watch. The texture of her skin is permeated in my memory, and I saw endless expanses ... In the meantime, the dressmaker came, knelt down and handed him the costume. The presence of a photographer had escaped me, but I noted that he supported the shutter from the moment she began to undress. She smiled all the temp I was there, without a shadow of tears in her eyes..."

source pour l'article: 
Livre: Marilyn édition de La Martinière, photos de Ed Feingersh

 


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