logo_VF  Ces maîtresses d’hommes de pouvoir
> Par Coumbis Hope Lowie - 12/10/2015; en ligne sur  vanityfair.fr 

Les hommes de pouvoir ont de grandes responsabilités et souvent un grand appétit sexuel qu'ils aiment combler avec quelques favorites, maîtresses et autres courtisanes. Inspirant une fascination mêlée de dégoût, ces femmes ont marqué tous les royaumes. « Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter. Quelquefois trois. » disait Alexandre Dumas. Il pensait sûrement à François Hollande.

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MM-VF  Marilyn Monroe était bien plus qu'une actrice torturée à la jupe volante, elle a aussi été la maîtresse de l'un des présidents les plus mythiques des États-Unis, John F. Kennedy. Ils se rencontrent au cours d’un dîner où Marilyn met un point d'honneur à arriver avec une heure de retard, heureuse de faire attendre l'homme le plus puissant de la planète. Un certain Milt Ebbins, présent à la soirée, compare son arrivée à celle de Moïse : « Elle est arrivée dans la pièce et c'était comme si elle avait ouvert la mer Rouge. On devait être près de 25 personnes dans la pièce et à chaque pas qu'elle faisait, la foule se séparait. » John F. Kennedy la regarde, subjugué : « Enfin, vous êtes là. » Avant que l'actrice ne parte, le président l'invite à le rejoindre à Palm Springs, en précisant que la Première dame ne serait pas là. Si pour lui, ce séjour ne représente qu'une aventure anodine, pour l'actrice, en constante recherche d'amour, c'est tout autre chose. Vulnérable, impulsive et déjà amoureuse, elle idéalise ces quelques instants et s’imagine en Première dame. Sûre d’elle et de l’amour que lui porte son amant, elle appelle Jackie Kennedy pour lui annoncer la nouvelle, qui, sarcastique, lui aurait répondu, selon le journaliste d'investigation Christopher Andersen : « Marilyn, épousez Jack, c'est formidable... Et installez-vous à la Maison Blanche, assumez les responsabilités de First Lady. Moi, je déménage et vous, récupérez tous les problèmes. » Devenant gênante, John F. Kennedy veut se débarrasser de sa maîtresse et lui aurait dit, selon l'un de ses amis sénateurs George Smathers, d'arrêter de se faire des films : « Tu n'as pas l'étoffe d'une First Lady de toute façon, Marilyn. » Mais l’actrice fait la sourde oreille et prépare une surprise, restée dans les annales, pour récupérer le cœur de son bien-aimé. Le 19 mai 1962, le président fêtera son anniversaire au Madison Square Garden, devant 15.000 spectateurs, et Marilyn veut chanter pour celui qu'elle pense toujours pouvoir épouser. Elle commande une robe de 12.000 dollars à un couturier français avec une seule consigne : qu'elle soit si outrageusement sexy qu'elle seule ait l’audace de la porter, sans rien dessous. Après dix-huit couturières et sept jours de travail, la robe composée de vingt couches de gaze de soie recouvertes par plusieurs milliers de pierres du Rhin est si étroite que Marilyn est obligée de se la faire coudre sur elle, juste avant de monter sur scène. Peggy Lee, Ella Fitzgerald ou encore Maria Callas précèdent l’actrice qui arrive en sautillant jusqu'au micro. Éméchée par les coupes de Dom Perignon qu’elle a siroté en coulisse pour se donner du courage, elle chante si sensuellement Happy Birthday que les spectateurs ont l'impression qu'elle fait l'amour au président. Marilyn, persuadée d'avoir fait sensation, déchante cinq jours plus tard quand JFK la fait appeler pour lui annoncer que leur aventure est terminée. Quelques semaines plus tard, Norma Jeane Mortenson de son vrai nom est retrouvée morte à son domicile. Suicide ou assassinat, aujourd’hui encore le doute persiste. Pour certains, l'actrice aurait été assassinée sous demande de Robert Francis Kennedy, le jeune frère du président, avec qui elle entretenait aussi une relation : « Marilyn a menacé de révéler ses relations avec John et lui ainsi que tout ce qu’elle savait sur les Kennedy car elle avait pris soin de tout écrire dans un petit carnet rouge ». Pour empêcher un scandale politique, celui que l'on surnommait Bobby aurait commandité le meurtre de Marilyn Monroe par injection létale. Riches, beaux, célèbres et morts tragiquement, les vies de l’actrice et du président réunissent les ingrédients parfaits pour une romance intemporelle.

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