Rose Marie Reid
(1906 - 1978)

Créatrice de Maillots de Bain - 1940s-1960s
Designer of Swimsuits - 1940s-1960s

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Rose Marie Reid naît le 12 septembre 1906 sous le nom de Rose Marie Yancey à Cardston, dans la province d'Alberta au Canada. Elle grandit auprès de parents attentifs, William Elvie Yancey Sr. et Marie Hyde Yancey, qui lui inculquent les valeurs du travail et ses six frères et soeurs (Elvie Hyde Yancey, Oliver Yancey, Hugh Hyde Yancey, Marion Yancey Helneir, Ruth Yancey Keller et Don Merlin Yancey). Sa mère, couturière professionnelle, lui apprend à coudre et à dessiner des patrons. En 1916, la famille déménage dans une communauté mormone et s'installe dans une ferme à Weiser, dans l'Idaho aux Etats-Unis.

En septembre 1925, elle n'a que 19 ans et achète un salon de beauté à Baker City dans l'Oregon où elle y travaille avec sa mère alors que ses frères ouvrent un atelier de peinture dans le local à côté.
Elle épouse plutôt à contre coeur Gareth Rhynhart, un artiste itinérant. Ses frères ayant commencé à prendre des cours de peinture auprès de Rhynhart, qu'ils avaient connu à Cardston, au bout de deux semaines celui-ci refuse de poursuivre l'enseignement à moins qu'il ne puisse épouser Rose Marie. Bien qu'elle ne soit pas intéressée, elle finit par accepter le mariage car elle souhaite que ses frères poursuivent leurs cours d'art - un arrangement que la famille de Rose Marie ne connaîtra que bien des années plus tard ! D'ailleurs, le mariage ne tient pas et Rose Marie divorce de Rhynhart en 1935.

C'est après son divorce qu'elle s'installe à Vancouver, en Colombie-Britannique au Canada. Le 30 novembre 1935, elle se remarrie avec Jack Crossman Reid, qu'elle a rencontré à la piscine (il lui donnait des cours de natation - pour elle, il se convertit et devient membre de l'Eglise) et ensemble ils ont trois enfants: Bruce Alan Reid (1937-2015), Sharon Reid Alden (1938) et Carole Marie Reid Burr (1940-2020).

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Rose Marie, ses enfants et des associés - 1957 
Rose Marie, her children and associates - 1957

Rose Marie Reid was born on September 12, 1906 as Rose Marie Yancey in Cardston, Alberta, Canada. She grew up with attentive parents, William Elvie Yancey Sr. and Marie Hyde Yancey, who instilled in her the values ​​of work and her six brothers and sisters (Elvie Hyde Yancey, Oliver Yancey, Hugh Hyde Yancey, Marion Yancey Helneir, Ruth Yancey Keller and Don Merlin Yancey). Her mother, a professional seamstress, taught her to sew and draw patterns. In 1916, the family moved to a Mormon community and settled on a farm in Weiser, Idaho in the United States.

In September 1925, she is only 19 years old when she buy a beauty salon in Baker City, Oregon where she works there with her mother while her brothers open a paint shop in the room next door.
She rather reluctantly marries Gareth Rhynhart, an itinerant artist. Her brothers having started taking painting lessons from Rhynhart, whom they had known in Cardston, after two weeks he refuses to continue teaching unless he could marry Rose Marie. Although she is not interested, she eventually accepts the marriage because she wants her brothers to continue their art lessons - an arrangement that Rose Marie's family will not know about until many years later! Moreover, the marriage doesn't held and Rose Marie divorces from Rhynhart in 1935.

It is after her divorce that she moves to Vancouver, British Columbia in Canada. On November 30, 1935, she remarried with Jack Crossman Reid, whom she met at the swimming pool (he gave her swimming lessons - for her, he will convert and become a member of the Church) and together they have three children : Bruce Alan Reid (1937-2015), Sharon Reid Alden (1938) and Carole Marie Reid Burr (1940-2020).


 C'est à Vancouver que Rose Marie se lance dans la conception de maillots de bain. Son inspiration vient du fait que son mari, Jack, qui passait beaucoup de temps à la piscine de par son activité d'entraîneur, se plaignait de l'inconfort des maillots de bain: en crêpe de laine, en coton, ou même en caoutchouc, ils deviennent lourds une fois trempés, sont très inconfortables et n'existent qu'en une taille unique. Rose Marie conçoit alors un maillot de bain pour son mari en coupant du tissu dans un vieux manteau de canard et de lacer les côtés avec des lacets à chaussures pour un ajustement parfait. Jack est très satisfait et Rose Marie conçoit d'autres maillots pour des nageurs (le modèle homme porté par son mari et par le nageur Freddie Rossiter et le modèle femme porté par la nageuse Noel Oxenbury et la plongeuse Bunty Harrington). Lors d'une compétition de natation, un cadre de Hudson's Bay (un grand magasin au Canada), remarque évidemment les maillots et décident d'en commander une douzaine. Mais Rose Marie reste méfiante à l'idée de vendre des maillots de bain: poussée par son mari et vers le Seigneur (elle est mormone et très dévote), elle accepte après une prière et le consentement du Seigneur. Elle achète du beau tissu et se lance dans la confection de maillot de bain fait de tissu élastique (utilisé jusqu'alors par les fabricants de gaines) avec des lacets sur les côtés: c'est ainsi que son entreprise est lancée en 1936 sous le nom de  "Reid's Holiday Togs, Ltd". Au cours de sa première année d'activité, Rose Marie avait déjà 16 employés, et son entreprise rapportait 10 000 $ bien qu'elle n'avait conçu que six modèles de maillots de bain (dont le plus vendu est le "Skintite"). Mais Rose Marie n'a jamais été une ambitieuse et le succès n'est arrivé que par un concours de circonstances, car son rêve était d'être simplement une mère au foyer.

Rose_Marie_Reid-with_model-5-1  En raison d'infidélités et d'abus de violences envers elle et ses enfants, Rose Marie finit par divorcer de Jack le 10 avril 1946 et ouvre une nouvelle usine à Vancouver en 1947. Ayant des difficultés à se procurer certains tissus (du au contexte de la seconde Guerre Mondiale), elle fait plusieurs tentatives pour installer sa marque aux Etats-Unis (elle dépose même la license de son nom dès 1938); les Etats-Unis l'ont toujours aussi attirée de par la présence de communauté de Mormons. Après son divorce et avec l'aide de Jack Kessler, avec qui elle s'associe, et de Marjorie Griswold, une représentante et acheteuse de produits pour les boutiques Lord & Taylor, elle installe sa grande entreprise en Californie: le 20 septembre 1946, son entreprise américaine "Rose Marie Reid, Inc." est lancée, tout en poursuivant l'activité de son entreprise canadienne car en 1946, près de 50 % des maillots de bain vendus au Canada étaient ses créations. Les autres marques de maillots de bain qui dominaient le marché américain étaient alors Cole of California, Jantzen et Catalina. Et ce sont ses maillots de bain qui vont rapidement prendre la première place sur ce marché américain en devenant aussi populaires en Europe occidentale, en Amérique du Sud et en Australie. Rose Marie vit dans un espace aménagé au sein de son entreprise en Calfornie et ce n'est qu'en 1949 qu'elle s'achète une maison à Brentwood, en Californie.

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Défilé au Canada en 1945 de la collection des "Skintite"
A fashion show in Canada in 1945 from the "Skintite" collection

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Le modèle "Pearl Diver" porté par Jane Russell - vers 1948
The "Pearl Diver" model worn by Jane Russell - circa 1948

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Publicité française - années 1950s / French advertising - 1950s

It is in Vancouver that Rose Marie started designing bathsuit. Her inspiration comes from the fact that her husband, Jack, who spent a lot of time at the pool because of his job of swimming instructor and athletic manager, complained about the discomfort of bathsuits: wool crepe, cotton, or even rubber, they become heavy when soaked, are very uncomfortable and only available in one size. Rose Marie then designs a bathsuit for her husband by cutting fabric from an old duck coat and lacing the sides with shoe laces for a perfect fit. Jack is very satisfied and Rose Marie designs other swimsuits for swimmers (the men's model worn by her husband and by swimmer Freddie Rossiter and the women's model worn by swimmer Noel Oxenbury and diver Bunty Harrington). During a swimming competition, an executive from Hudson's Bay (a department store in Canada), obviously notices the swimsuits and decides to order a dozen. But Rose Marie remains wary of the idea of ​​selling swimsuits: pushed by her husband and towards the Lord (she is a Mormon and very devout), she accepts after a prayer and the consent of the Lord. She buys beautiful fabric and launches into making swimsuits made of elastic fabric (used until then by manufacturers of girdles) with laces on the sides: this is how her business was launched in 1936 under the name of "Reid's Holiday Togs, Ltd". In her first year of business, Rose Marie already has 16 employees, and her business was bringing in $10,000 despite having only designed six bathsuits designs (the best-selling of which is the "Skintite") . But Rose Marie was never ambitious and success only came by a combination of circumstances, as her dream was to simply be a stay-at-home mom.

It is for reasons of infidelity and abuse of violence against her and her children that Rose Marie ends up divorcing Jack on April 10, 1946 and opening a new factory in Vancouver in 1947. Having difficulty obtaining certain fabrics (due to the context of the Second World War), she makes several attempts to establish her brand in the United States (she even registered the license of her name in 1938); the United States has always attracted her because of the presence of the Mormon community. After her divorce and with the help of Jack Kessler, who becomes a business partner, and Marjorie Griswold, a representative and purchaser of products for Lord & Taylor, she sets up her big business in California: on September 20, 1946, her American company "Rose Marie Reid, Inc." is launched, while continuing the activity of her Canadian company because in 1946, nearly 50% of the swimsuits sold in Canada were her creations. Other bathsuits brands that dominated the US market then were Cole of California, Jantzen and Catalina. And this were her bathsuits that would quickly take the top spot in this American market, becoming as popular in Western Europe, South America and Australia. Rose Marie lives in a space arranged within her factory in Calfornia and it id not until 1949 that she buys a house in Brentwood, California.


Style &  Succès -/- Style & Success 

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Vitrines de magasins / Showcase window shops

  Rose_Marie_Reid-swimsuit_model_laced-1En 1949, la célèbre boutique chic new-yorkaise Lord & Taylor's (grâce au soutien de Griswold) expose ses maillots de bain en exclusivité dans l'une de leurs vitrines sur la Cinquième Avenue, avec, en vedette. un maillot de bain en or 29 carats vendu 100 $.
Des défilés sont organisés et des consultantes de son entreprise se rendent même certains jours dans des boutiques pour conseiller les acheteuses.

Ses créations deviennent vite tendance et une mode à suivre, au design innovant permettant l'aisance des mouvements dans l'eau, et aux tissus colorés faits pour être vus. Elle est la première créatrice de maillots de bain à utiliser des soutiens-gorge intérieurs, des panneaux abdominaux, des jambes fixes, des bandes élastiques, des jupes courtes et des tissus de base dans les maillots de bain. Elle invente même le maillot permettant de bronzer en utilisant du tissu photo perméable.
Ses premiers maillots ont la caractéristique d'avoir une fermeture à lacets pour un ajustement au corps, et des tissus tels que la gabardine et le coton qui ne s'étirent pas et ne s'emballent pas une fois mouillé. Elle conçoit même des maillots plus glamour en lamé métallique, en velours et même en dentelle, étant ainsi une sorte de précursseur de la lingerie féminine sexy et moderne.

Elle est aussi la première créatrice à introduire des tailles de robe dans les maillots de bain, concevant des maillots de bain pour plusieurs tailles et types de corps, plutôt que de produire une seule taille standard. Elle conçoit des maillots pour hommes, pour femmes, pour enfants et pour ados et elle est ainsi la première à distinguer des classes d'âges à travers les maillots de bain; tout comme à établir des maillots selon les saisons (distinguant l'hiver de l'été) et de proposer aussi des accessoires (sacs, chapeaux) mais aussi des vêtements de plage (vestes courtes et robes de plage).
Pour Rose Marie, la femme doit "être aussi belle en maillot de bain qu'en robe de soirée."

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 Des maillots en short & en jupette  / Suits in shorts and skirtiny

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Maillots "une pièce" classiques  / Classic "One-Piece" Swimsuits

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Maillots style lingerie (dentelle et nylon)
Lingerie-style swimsuits (lace and nylon)

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Maillots "deux pièces" / "Two-Piece" Swimsuits 

Rose_Marie_Reid-swimsuit-adv-1950s-store-1  In 1949, the famous chic New York store Lord & Taylor's (thanks to the support of Griswold) exhibited her swimsuits exclusively in one of their windows on Fifth Avenue, starring a 29-karat gold swimsuit sold for $100. 
Fashion shows are organized and consultants from her company even go to shops on certain days to advise buyers.
Her creations quickly become trendy and a fashion to follow, with innovative design allowing ease of movement in the water, and colorful fabrics made to be seen. She is the first swimwear designer to use inner bras, abdominal panels, fixed legs, elastic bands, short skirts and base fabrics in the swimwears. She even invents the bathing suit for tanning using photo permeable fabric
Her early bath suits feature a lace-up closure for a snug fit, and fabrics such as gabardine and cotton that don't stretch or bunch up when wet. She even designs more glamorous swimsuits in metallic lamé, velvet and even lace, thus being a kind of precursor of sexy and modern women's lingerie.
She is also the first designer to introduce dress sizes into swimwear, designing swimsuits for multiple sizes and body types, rather than producing just one standard size. She designs swimsuits for men, women, children and teenagers and is thus the first to distinguish age groups through swimsuits; as well as establishing swimsuits according to the seasons (distinguishing winter from summer) and also offering accessories (bags, hats) but also beach clothing (short jackets and beach dresses). 
For Rose Marie, the woman must "be as beautiful in a bathing suit as in an evening dress."


Rose_Marie_Reid-swimsuit_patent-1 Côté innovation, elle dépose en 1950 une demande de brevet américain pour un maillot de bain une pièce utilisant un tissu élastique et dépourvu de boutons, permettant de l'enfiler facilement: elle reste la créatrice du maillot une pièce moderne. Le brevet, déposé en 1946 mais non délivré avant 1950, rapporte que l'invention «façonnerait et soutiendrait des parties du corps du porteur dans les zones du buste et de l'abdomen d'une manière flatteuse sans gêne ni entrave aux mouvements libres du corps.» La conception de Reid, comme le montre le brevet, est encore beaucoup plus adaptée qu'une pièce moderne, mais elle s'écarte des fermetures à glissière, des boutons et - à un moment donné - des lacets qu'elle avait utilisé dans ses précédentes conceptions.
Son entreprise a breveté une machine pour un point fagot qui est devenu la marque de fabrique de ses créations. Elle avait plusieurs autres brevets pour des maillots de bain et des accessoires.
Elle élabore rarement des croquis et travaille plutôt directement sur les mannequins au sein de son entreprise sur Sunset Boulevard (Los Angeles) et fait toujours tester ses maillots en les mettant dans l'eau douce et salée.

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On the innovation side, in 1950 she applies for an American patent for a one-piece swimsuit using an elastic fabric with no buttons, allowing it to be easily put on: she remains the creator of the modern one-piece swimsuit. The patent, filed in 1946 but not granted until 1950, reports that the invention would "shape and support portions of the body of the wearer in areas of the bust and abdomen in a flattering manner without discomfort or impedance to free movements of the body." Reid's design, as the patent shows, is still much more tailored than a modern one-piece, but it departs from the zippers, buttons and - at one point - laces that she had used in her previous designs.
Her company patented a machine for a fagot stitch that became the hallmark of her designs. She had several other patents for swimwear and accessories.
She rarely draws sketches and instead works directly on girls models within her company on Sunset Boulevard (Los Angeles) and always has her bath suits tested by putting them in fresh and salt water.


Parmi ses créations célèbres, on retrouve le maillot surnommé le "Sablier" introduit en 1951 et produit dans de nombreuses variantes. Il est devenu l'un des best-sellers de son entreprise.
Sa ligne de maillots de bain "Magic Length" ("longueur magique") comportait un "soutien-gorge miracle" intérieur, des bretelles escamotables, un panneau de contrôle du ventre, à la jambe qui reste vers le bas et un dos élastiqué pour empêcher le corsage de s'ouvrir.
Avec ses nombreuses adaptations pour différents types de corps, la "Magic Length" devient un classique de Rose Marie Reid et reste très populaire dans les années 1950.
Pour les adolescentes, elle créé la ligne Juniors avec ses initiales: "RMR Juniors".

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~ Quelques modèles "Sablier" Some "Hourglass" suits ~

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~ Variantes du modèle "Magic Length"  

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~ La ligne "Mood Renaissance", publication dans Vogue, 12/1956 ~
~ The "Mood Renaissance" line, published in Vogue, 12/1956 ~

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~ RMR Juniors, fin 1950s /début 1960s ~

Among her famous creations is the suit named the "Hourglass" introduced in 1951 and produced in many variations. It became one of his company's bestsellers.
Her "Magic Length" swimsuit line featured an inner "miracle bra", stow-away straps, tummy control panel, stay-down leg, and elasticated back for prevent the bodice from opening. With its many adaptations for different body types, the "Magic Length" became a Rose Marie Reid classic and remained very popular in the 1950s. 
For teenage girls, she creates the Juniors line with her initials: "RMR Juniors".


Parmi les slogans utilisés dans les publicités, au début des années 1950s: "Rose Marie Reid, Maillots de bain sculptés" mettant en avant la ligne du corps, puis remplacé par "Rose Marie Reid, les joyaux de la mer" pour donner alors un aspect plus noble et accentuer le côté chic et mode des maillots.

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~ Pubs "Rose Marie Reid, Sculptured Swimsuits" ~

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~ Pubs "Rose Marie Reid, Jewels of the Sea" ~

Among the slogans used in advertisements in the early 1950s: "Rose Marie Reid, Sculptured Swimsuits" putting forward the body line, then replaced by "Rose Marie Reid, the jewels of the sea" to give an appearance more noble and accentuate the chic and fashionable side of the swimsuits.


Rose_Marie_Reid-portrait-soiree-1 En 1952, le chiffre d'affaires de son entreprise est à 5 millions de dollars, pour atteindre en 1958 la somme de 15 millions. En 1959, la production est de 10 000 costumes par jour et la distribution mondiale atteint 46 pays (sa marque est vendue à travers plusieurs bureaux de vente dans le monde: Los Angeles, Chicago, Miami, New York, Londres, Amsterdam et Paris), faisant de Rose Marie Reid la plus grand fabricante de maillots de bain au monde. En 1960, les ventes de l'entreprise représentent alors près de 10 % du volume total de vente au détail de maillots de bain pour femmes.
Son succès l'amène à voyager fréquemment et à rencontrer des vendeurs pour leur donner des instructions sur les tissus, les styles et les designs. Elle sera même la première femme aux États-Unis à parcourir en avion plus de 800 000 km à travers les Etats-Unis. Sa fille Carole R. Burr, dira qu'"elle voyageait partout avec un Livre de Mormon, et souvent avec un bébé dans les bras" car quand elle le peut, elle emmène ses enfants lors de ses voyages d'affaires, quand elle ne les fait pas garder par sa mère et sa soeur. En 1938, elle prend même sa fille Sharon, âgée que de 10 jours, ce qui fera du bébé "la plus jeune personne ayant voyagé en avion."

Elle est également nommée en 1955 l'une des 10 femmes de l'année par le Los Angeles Times, et en 1958le Sports Illustrated la célèbre par le prix du designer de l'année ("American Sportwear and Design Award").
Ses créations sont publiées dans les pages mode des magazines américains: Life, Harper's Bazaar, Esquire, California Stylist, New Yorker, Seventeen, Mademoiselle.

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28 mai 1958, New York, Saint Regis Hotel
Rose Marie Reid et son prix de Sports Illustrated

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Publicités & Maillots de bain correspondants

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Publicités années 1950s

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Publicités parues dans Vogue, 11/1954

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Publicités parues dans Vogue, 1958-1961

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Mannequins des années 1950s dans les magazines de mode:
Evelyn Tripp, Nancy Berg, Carmen Dell 'Orefice, Joanna McCormick...

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Mannequins des années 1960s dans les magazines de mode:
Anna Carin Bjorck, Dorothy McGowan, Suzie Parker, Jean Shrimpton ...

 Rose_Marie_Reid-swimsuit-model_1959s-blue  In 1952, the turnover of her company was 5 million dollars, to reach in 1958 the sum of 15 million. In 1959, production was 10,000 suits per day and worldwide distribution reached 46 countries (her brand was sold through several sales offices around the world: Los Angeles, Chicago, Miami, New York, London, Amsterdam and Paris) , making Rose Marie Reid the largest swimwear manufacturer in the world. By 1960, company sales were nearly 10% of total women's swimwear retail volume. 
Her success led her to travel frequently and meet with salespeople to instruct them on fabrics, styles and designs. She will even be the first woman in the United States to fly more than 800,000 km across the United States. Her daughter, Carole R. Burr, will say that "she traveled everywhere with a Book of Mormon, and often with a baby in her arms" because when she can, she takes her children on her business trips, when she doen't make them keeping by her mother and her sister. In 1938, she even takes her 10-day-old daughter Sharon, making the baby "the youngest person to travel by plane."
She is also named one of the 10 women of the year by the Los Angeles Times in 1955, and in 1958, Sports Illustrated celebrates her with the designer of the year award ("American Sportwear and Design Award").
Her creations are published in the fashion pages of American magazines: Life, Harper's Bazaar, Esquire, California Stylist, New Yorker, Seventeen, Mademoiselle.


Rose_Marie_Reid-portrait-2  Très croyante, Rose Marie Reid est membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour lesquels elle contribue à de nombreuses collecte de fonds, notamment en 1954 pour la construction de bâtiments d'église et du temple de Los Angeles en Californie. Elle partage sa foi autant avec ses voisins passagers d'avion, que ses mannequins ou ses associés en affaire. Parmi son entourage proche, elle a de nombreux amis juifs avec qui elle partage ses croyances. Elle tient le rôle de missionnaire pour l'Eglise en Californie.
En 1959, elle est invitée par l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours à redessiner les vêtements du temple LDS. Rose Marie était également une bienfaitrice très généreuse de l'Université Brigham Young (elle y a prononcé un discours "dévotionnel" en 1953) et a siégé au Conseil consultatif national.

Et quand elle conçoit le maillot de bain blanc à motif perlé rose appelé "Starlight", elle demande aux membres locaux de la Société de Secours de coudre des paillettes sur les maillots: des centaines de soeurs se portent bénévoles, et le maillot d'être renommé le maillot de "Relief Society Suit" ("la société de secours"), se vendant au prix de 50 $. Elle fait don des bénéfices des ventes à succès de ce maillot au fonds de construction du temple. "Starlight" est si populaire que même le magazine Life publie en 1956 un article deux pages et demie sur ce maillot "le plus photographié cette saison".

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Rose Marie dans son rôle de missionnaire mormone pour l'Eglise
Rose Marie in her role as a Mormon missionary for the Church 

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Le modèle "Starlight"

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"Starlight" dans Life - 16 avril 1956

Very religious, Rose Marie Reid is a member of the The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints for which she contributes to numerous fundraisers, notably in 1954 for the construction of church buildings and the temple of Los Angeles in California. She shares her faith as much with her fellow airline passengers as her models or business associates. Among her close entourage, she has many Jewish friends with whom she shares her beliefs. She serves as a missionary for the Church in California.
In 1959, she is invited by The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints to redesign the clothing for the LDS temple. Rose Marie is also a very generous benefactor of Brigham Young University (she gave a "devotional" address there in 1953) and serves on the National Advisory Board.
And when she designs the pink-beaded white bathing suit called "Starlight," she asks local Relief Society members to sew sequins onto the bathing suits: Hundreds of sisters volunteer, and the bathing suit is renamed the "Relief Society Suit", selling for $50. She donates the proceeds from the successful sales of this suit to the temple building fund. "Starlight" was so popular that even Life magazine in 1956 published a two-and-a-half-page article on this "most photographed swimsuit that season".


Les stars -/- The celebrities

Son succès gagne Hollywood et des actrices célèbres portent ses maillots de bain en posant pour des photos de style pin-up comme Joan Crawford, Jane Russell, Marilyn Monroe, Rhonda Fleming, Yvonne de Carlo, Mary Murphy et Cyd Charisse.

Her success is gaining Hollywood and famous actresses wear her bathsuits posing for pin-up style photos like Joan Crawford, Jane Russell, Marilyn Monroe, Rhonda Fleming, Yvonne de Carlo, Mary Murphy and Cyd Charisse.

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~ Mary Murphy, Yvonne De Carlo, Rhonda Fleming, Cyd Charisse ~

Pour une séance photos, Rita Hayworth va rendre célèbre le maillot qui sera surnommé le "Lamé métalissé scintillant" en 1947, en posant pour des portraits publicitaires du photographe Robert Coburn pour le film "L'étoile des étoiles". Maillot qui sera porté la même année par une autre actrice en herbe qui faisait ses débuts: Shelley Winters.

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~ Rita Hayworth, 1947 ~
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For a photo shoot, Rita Hayworth will make famous the suit which will be nicknamed the "glittering metallic lamé" in 1947, by posing for publicity portraits of photographer Robert Coburn for the film "Down to Earth". Suit that will be worn the same year by another budding actress who was making her debut: Shelley Winters.

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~ Shelley Winters, 1947 ~

Ses maillots sont aussi portés par des actrices et acteurs dans plusieurs films montrant des fêtes sur les plages californiennes de la fin des années 1950 au début des années 1960, notamment dans "Gidget" (1959 - avec Sandra Dee), dans "Where the Boys Are" (1960 - avec George Hamilton, Yvette Mimieux et Barbara Nichols) et "Muscle Beach Party" (1964), permettant de contribuer à l'esprit juvénile de la culture balnéaire de la Californie prônant le soleil et le surf.

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Gidget - 1959

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Where The Boys Are - 1960

Her swimsuits are also worn by actresses and actors in several films showing Californian beach parties from the late 1950s to the beginning of the 1960s, notably in "Gidget" (1959 - with Sandra Dee), in "Where the Boys Are" (1960 - with George Hamilton, Yvette Mimieux and Barbara Nichols) and "Muscle Beach Party" (1964), contributing to the youthful spirit of California's sun and surf beach culture.

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Publicité collection Juniors - Sandra Dee & James Darren / Yvette Mimieux


La fin de son style -/- The end of her style

Début des années 1960s, les maillots de bain deux pièces deviennent très populaires et sont de plus en plus petits: c'est l'ère du bikini. En plus de rejetter les offres lucratives pour des partenariats publicitaires (comme pour les cigarettes Camel), Rose Marie Reid, mêlant sa foi à son métier, refuse catégoriquement de suivre la tendance du bikini trop "impudique" et sans avenir aux USA selon elle, pour continuer à prôner ses maillots une pièce, ou ses deux pièces à la culotte couvrante. En 1963, c'est donc en raison de désaccords avec ses investisseurs et partenaires commerciaux sur la conception et la production de bikinis, que Rose Marie Reid quitte son entreprise en cédant sa marque à Jonathan Logan Company et ses maillots continuent à être produit sous son nom par Munsingwear.
En 1964, elle lance une perruque pour femmes, faite de fibres synthétiques, sous le nom de "Reid-Meredith".
En 1967, elle s'installe à Provo, dans l'Utah, pour se rapprocher de sa famille et travaille pour l'Eglise mormone. À la fin des années 1960, elle aide son fils Bruce à créer la société The R&M Living Wig.
Elle décède le 16 décembre 1978 des complications après une opération chirurgicale, à l'âge de 72 ans (et non à 66 ans tel que l'indiquait sa nécrologie du 
New York Times ), dans la maison de sa fille Carole à Provo, dans l'Utah. A sa mort, elle laissait dans le deuil ses trois enfants et avait 19 petits-enfants.

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Perruques "Reid Meredith" - 1969 

At the beginning of the 1960s, two-piece swimsuits become very popular and are smaller: it is the era of the bikini. In addition to rejecting lucrative offers for advertising partnerships (like for Camel cigarettes), Rose Marie Reid, mixing her faith with her profession, categorically refuses to follow the bikini trend that is too "immodest" and without a future in the USA according to her, to continue to advocate its one-piece swimsuits, or its two-pieces with covering panties. In 1963, it is therefore due to disagreements with her investors and business partners on the design and production of bikinis, that Rose Marie Reid leaves her company by selling her brand to Jonathan Logan Company and her swimsuits continue to be produced under her name by Munsingwear.
In 1964, she launches a wig for women, made of synthetic fibers, under the name "Reid-Meredith". 
In 1967, she moves to Provo, Utah, to be closer to her family and works for the Mormon Church. In the late 1960s, she helps her son Bruce to establish The R&M Living Wig Company.
She dies of complications after surgery on December 16, 1978, at the age of 72 (not 66 as her New York Times obituary indicated), at her daughter Carole's home in Provo, NY. Utah. At her death, she was survived by her three children and had 19 grandchildren.


Des créations mythiques -/- Legendary Creations

Sa marque et son nom se perpétue: après Munsingwear qui distribue ses maillot jusqu'en 1965, United Merchants représentait son nom jusqu'en 1986, c'est ensuite au tour de Sirena Apparel Group qui a racheté la licence en 1994.
Aujourd'hui, la plus grande collection de documents et de maillots de bain de Rose Marie Reid se trouve dans les collections spéciales L. Tom Perry de la bibliothèque Harold B. Lee de l'Université Brigham Young à Provo, dans l'Utah.

Plusieurs expositions de ses créations sont organisées à travers les années: le 17 août 2015, la bibliothèque Harold B. Lee organise une grande exposition qui dure 9 mois sur la vie et la carrière de Reid intitulée "Rose Marie Reid: Glamour by Design", avec en parallèle une exposition en ligne
-(à voir sur la page Rose Marie Reid Glamour by Design )

Les amoureux de la mode vintage et de l'ère pin-up achètent ses maillots d'occasion revendus en moyenne entre 100 et 300 € sur les sites internets (ebay, etsy ...).

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Publicités années 1980s: le nom de Rose Marie Reid par la marque Lycra 
Maillots de bain, foulards et robes d'été

Herbrand and name continue till today: after Munsingwear which distributed its suits until 1965, United Merchants represented her name until 1986, it was then the Sirena Apparel Group which bought the license in 1994.
Today, the largest collection of Rose Marie Reid documents and swimwear is in the L. Tom Perry Special Collections of the Harold B. Lee Library at Brigham Young University in Provo, Utah.
Several exhibitions of her creations are organized throughout the years: on August 17, 2015, the Harold B. Lee Library organizes a major exhibition which lasts 9 months on the life and career of Reid entitled "Rose Marie Reid: Glamour by Design", with an online exhibition in parallel.
Lovers of vintage fashion and the pin-up era buy his second-hand swimsuits resold on average between €100 and €300 on websites (ebay, etsy...).


Marilyn Monroe en Rose Marie Reid
Marilyn Monroe wearing Rose Marie Reid's
1951-1952


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On ne connaît que 2 maillots de bain (de une pièce) de Rose Marie Reid portés par Marilyn Monroe; mais sans doute en a-t-elle portés d'autres. Les marques de vêtements sont rarement cités dans les pages de magazines qui publiaient les photographies de Marilyn et elle fait partie des célébrités des années 1950s qui a beaucoup posé en maillot de bain (une pièce ou deux pièces) - à travers ses débuts de mannequins devenant une référence de pin-up mais aussi durant le reste de sa carrière.

We only know 2 Rose Marie Reid's swimsuits (of one-piece) worn by Marilyn Monroe; but no doubt she wore others. Clothing brands are rarely mentioned in the pages of magazines that published Marilyn's photographs and she was one of the celebrities of the 1950s who posed a lot in swimsuits (one-piece or two-piece) - through her beginnings as models becoming a pin-up reference but also during the rest of her career.


1- Le maillot jaune doré "Sea Scallop"
1- The golden yellow "Sea Scallop" suit

Maillot de la ligne "Sea Scallop" (signifiant littérallement "le homard de mer"), se fermant par six gros boutons. Maillot semblant être populaire par Reid, car en plus d'avoir été porté par Jane Russell, il figurait aussi dans une publicité (de couleur verte).
Swimsuit from the "Sea Scallop" line, closing with six large buttons. Suit seemed to be popular by Reid, because in addition to having been worn by Jane Russell, it also appeared in an advertisement (in green color).

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Marilyn l'a porté 1 fois en 1952:
pour une séance photos avec le photographe Earl Theisen

Marilyn wore it 1 time in 1952:
for a photo shoot with photographer Earl Theisen

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


article Maillot de bain doré de Rose Marie Reid 


2- Le maillot métallique
2- The metallic swimsuit

Maillot de forme bustier, métallique doré avec des formes géométriques noires à l'imitation lingerie. Elle porte un autre modèle de maillot similaire, d'une couleur plus claire.
Strapless swimsuit, gold metallic with black geometric shapes in imitation lingerie. She wears another similar suit model, in a lighter color.

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Marilyn l'a porté 2 fois en 1951:
pour une fête simulée à la villa de Hoover pour Modern Screen;
pour une séance photos avec le photographe Earl Theisen

Marilyn wore it 2 times in 1951:
for a fake party at Hoover's villa for Modern Screen;

for a photo shoot with photographer Earl Theisen

On ne sait pas ce que sont devenus les maillots.
It is not known what became of the suits.


article Maillot de bain métallique de Rose Marie Reid 


 Rose_Marie_Reid-portrait-bookUne biographie intitulée "Rose Marie Reid: An Extraordinary Life Story" (en français: "Rose Marie Reid, l'histoire d'une vie extraordinaire"), de Carole Reid Burr (sa fille) et Roger K Peterson, est sortie en 1995. Livre disponible qu'en anglais, aucune édition en français.

A biography entitled "Rose Marie Reid: An Extraordinary Life Story", by Carole Reid Burr (her daughter) and Roger K Peterson, was released in 1995.
- livre sur  amazon 


- Sources rédaction de l'article -
> sur le web

 Biographie:
Bio illustrée sur  Rose Marie Reid Glamour by Design
La bio de Reid sur 
wikipedia
 
Page Rose Marie Yancey Reid de
Find A Grave 

Photographies:
Scans de magazines d'époque sur
Forum The Fashion Spot
Des maillots de bain de Rose Marie Reid revendus sur 1stDibs / Etsy / Ebay ...

> livres
Extrait de Clothing and Fashion: American Fashion from Head to Toe  , 2016


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