20 décembre 2014

M comme Monroe, Gladys

Gladys Pearl Monroe
( 1902 - 1984 )
Mère de Marilyn Monroe

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Gladys Pearl Monroe (appelée aussi Gladys Baker, Gladys Mortensen, Gladys Eley) naît le 27 mai 1902 à Porfirio Diaz (aujourd'hui nommé Piedra Negra) au Mexique et est la première des deux enfants de Della Mae Hogan et Otis Elmer Monroe (les grands-parents de Marilyn). Son existence est déclarée civilement cinq jours après sa naissance (le 1er juin) à un juge civil mexicain. Son père, Otis, travaille dans les chemins de fer mexicains depuis 1901. Après la naissance de leur fille Gladys, la petite famille retourne aux Etats-Unis, menant une vie itinérante le long de la Côte Ouest, jusque dans le Nord des Etats-Unis pendant un an, puis s'installent à Los Angeles au printemps 1903 où son père décroche un emploi à la Pacific Electric Raimway. Ils vivent dans un petit bungalow d'une seule pièce dans la 37ème Rue Ouest (secteur sud du centre-ville). C'est là que naît le frère de Gladys, Marion Otis Elmer (l'oncle de Marilyn), en 1905. La famille vit dans une certaine précarité et n'a pas de foyer stable (ils vivent dans près de onze foyers différents -maisons ou appartements- entre 1903 et 1909). Gladys et Marion vivent ainsi leur enfance dans la pauvreté et l'insécurité, sans pouvoir se lier d'amitié avec des amis de leurs âges.

>> Certificats de naissance de Gladys
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 >> 1906 - Gladys, 4 ans
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En 1907, la santé de son père Otis Elmer se dégrade. Porté sur la boisson et souffrant de troubles de la mémoire, son état s'empire rapidement: maux de tête, tremblements, instabilité émotionnelle avec des accès de rage, des crises de larmes et même des attaques cardiaques. L'été 1908, suite à une crise, Otis se retrouve à moitié paralysé. Admis à l'hôpital 'Southern California State Hospital' à Patton, en Californie, en novembre 1908, où sa mère Della espace de plus en plus ses visites car Otis ne reconnaît même plus son épouse, il y meurt, le 22 juillet 1909, à l'âge de 43 ans. Il était atteint de parésie, le stade ultime de la syphilis qu'il avait contracté au Mexique, à cause des piètres conditions d'hygiène. C'est ainsi que seulement âgée de 7 ans, Gladys se retrouve orpheline de père. Gladys souffrira beaucoup de l'absence de son père. Sans doute terrifiée par le fulgurent déclin mental de son mari, Della Mae racontera à ses enfants que leur père était devenu fou, à cause de l'alcool et de sa vie désordonnée. Pourtant, le dossier médical qu'on lui avait remis après la mort d'Otis, explique qu'il était décédé d'une maladie organique et non d'une maladie mentale.
Se retrouvant veuve à seulement 33 ans, sa mère
Della Mae vit une deuxième jeunesse en fréquentant de nombreux hommes qu'elle reçoit chez elle entre 1910 et 1911, avant de se marier le 7 mars 1912 avec Lyle Arthur Graves, un aiguilleur en chef à la Pacific Electric, où il avait travaillé avec Otis. Ils vont vivre dans la maison de Graves, au 324 bis South Hill Street dans la partie nouvelle du quartier d'affaires de Los Angeles. Lyle semble être un bon beau-père, offrant des cadeaux aux enfants de Della. Mais le couple ne tient pas, Otis étant aussi porté sur la boisson que son précédent mari, et ils divorcent le 17 janvier 1914.

>> 1912 - Gladys, 10 ans, et son frère Marion, 7 ans
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>> 1916 - Gladys, 13 ans
 
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A la fin de l'année 1916, Della Mae loue une chambre dans une pension de famille au 26 Westminster Avenue sur la toute nouvelle plage du district de Venice, en Californie, au sud de Santa Monica. Le propriétaire de la pension de famille s'appele John Baker et l'engage pour diriger sa propriété pendant qu'il s'occupe d'une salle de jeux sur la plage. Della envoie son fils Marion, âgé de 11 ans, vivre chez des cousins à San Diego car elle pense qu'un garçon doit être élevé par un homme, et seule Gladys reste vivre auprès de sa mère. Gladys est une jeune fille coquette, brillante, expansive, aux cheveux châtains clairs, parlant d'une voix limpide et haut perchée, au rire facile, et à la recherche d'attention des hommes mûrs (sans doute en lien avec son enfance, était-elle à la recherche d'une figure paternelle). Sa mère, Della, ne tarde pas à rester bien longtemps seule et elle fréquente un veuf, Charles GraingerCette nouvelle liaison rend Gladys malheureuse, qui se braque contre le nouveau compagnon de sa mère, en lui opposant un silence absolu, et se montrant de très mauvaise humeur. Gladys devient alors un boulet pour Della, qui avait peur de perdre Charles Grainger. C'est alors qu'elle décide de la marier.

1917-05-17-baker_wedding_certificat1Gladys, qui n'a alors que 14 ans, commence à avoir un certain succès auprès des hommes. Et c'est Jasper Newton "Jap" Baker (le fils de John Baker, qui est pompiste ou releveur de comptes à gaz selon les biographes) âgé de 26 ans, qui, aidé de Della Mae, certifie que Gladys était en âge de se marier, 18 ans (alors qu'elle n'en avait que 15) sous prétexte que les preuves de sa date de naissance ont disparu suite aux nombreux déménagements, et l'épouse le 17 mai 1917 (certificat de mariage ci-contre). En fait, Gladys était enceinte de deux mois au moment du mariage. Della assiste gaiement au mariage et donne sa chambre de Westminster Street aux jeunes mariés, pour, de son côté, emménager dans le bungalow de Charles Grainger. Gladys et Jasper Baker ont deux enfants: un fils Robert 'Jack' 'Kermit' Baker (le demi-frère de Marilyn) qui naît le 10 novembre 1917, et une fille Berniece Inez Gladys (la demie-soeur de Marilyn) qui naît le 30 juillet 1919.
A la naissance de Berniece, le couple donne l'adresse de Della Monroe (1410 Coral Canal Court) sur le certificat de naissance. C'est ainsi qu'à 17 ans, Gladys se retrouve épouse et mère de deux enfants. Cependant, suite à son enfance chaotique, l'exemple d'une vie mouvementée de sa mère, ayant connue de nombreux beaux-pères, et par son jeune âge (elle est encore adolescente), Gladys se montre peu maternelle avec ses enfants, dont l'envie serait plutôt de sortir pour aller s'amuser. Il lui arrive d'ailleurs de confier s
es enfants à des voisins pour sortir dans les bals et fêtes organisés sur les plages, pendant que son mari travaille de longues heures comme représentant de commerce.

>> vers 1917/1918 - Gladys, Robert Baker et une amie
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>> 1918 - Gladys, 16 ans
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>> 30/07/1919 - Certificat de naissance de Berniece
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>> 1919 - Gladys avec ses enfants et sa mère Della Mae
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>> 1919 - Gladys avec Robert Baker et leurs enfants
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  >> vers 1920 - Gladys et Robert Baker
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Au cours de l'année 1921, le couple part en voyage à Flat Lick, dans le Kentucky, ville d'où est originaire Jasper, pour rendre visite à la famille de celui-ci. Durant le trajet, pendant que Gladys et Robert se disputent, leur fils Jackie tombe de la voiture dans un virage et se blesse à la hanche. Robert, furieux, reproche à Gladys son manque d'attention. Pendant leur séjour à Flat Lick, Gladys part un jour en randonnée dans les bois avec Audrey, le frère cadet de Jasper. Bien que Jasper est bel homme, il est jaloux de son frère. Quand Gladys revient de la promenade, Jasper la frappe avec une bride dans le dos. Gladys s'enfuit et part en ville, où elle y montre son dos aux passants, en hurlant et pleurant qu'elle a peur de son mari. Finalement, elle revient et ils repartent ensemble avec les enfants pour retourner en Californie. Un jour, elle surprend son mari avec une autre femme dans la rue (d'après ce que rapportera plus tard Gladys à Berniece). C'en est trop pour Gladys qui finit par demander le divorce en 1921 selon les motifs suivants: "Cruauté extrême sous forme de mauvais traitements, d'insultes et de langages orduriers à son égard et en sa présence, de coups et blessures." John rétorque que sa femme a une conduite impudique et lascive.

Après avoir quitté le domicile conjugual, Gladys loue un bungalow au 46 Rose Avenue, à Venice, qu'elle partage avec sa mère Della Mae. Gladys avait signé le bail sous le nom de sa mère Della Monroe, et sous-loue deux des chambres, afin d'être payée comme gérante, ce qui lui permet de verser 100$ par mois aux propriétaires absents, Adele Weinhoff et Susie Noel.
Fin juin 1922, le dernier chèque du loyer n'avait pas été posté. Une dispute éclate entre Gladys et Della, chacune accusant l'autre de dilapider l'argent. N'ayant d'emploi ni l'une ni l'autre, l'essentiel de leurs revenus leur était versé par Charles Grainger, le compagnon de sa mère, et le reste consistant en une modeste somme qu'envoyait Jasper Baker. La courte expérience de colocataires entre mère et fille prend fin en juillet 1922, sous une menace d'expulsion. Della, avec la permission de Charles Grainger, part alors vivre dans un bungalow vide qu'il posséde à Hawthorn.

>> Gladys et sa mère Della Mae
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1923-05-11-divorceLe divorce de Gladys et John est prononcé le 11 mai 1923 et Gladys obtient la garde des enfants (jugement de divorce ci-contre). Mais lors d'un week-end de garde, déjà bien avant que le divorce ne soit prononcé, Jasper ne ramène pas les enfants -Robert et Berniece- et les emmène dans sa ville d'origine Flat Lick dans le Kentucky, pour s'installer chez sa mère, pensant que les enfants recevront une meilleure éducation et de son côté, il espère recommencer sa vie.
Leur fils Robert, qui garde des séquelles de sa blessure à la hanche, boite. Il est hospitalisé dans un hôpital de Louisville et porte un plâtre à la jambe.
Quand à Gladys, qui souhaite récupérer ses enfants mais qui reste sans nouvelles, elle se rend à San Diego car elle pense que Jasper y a trouvé un emploi et s'y est installé. Puis elle reçoit un courrier de son ex beau-frère l'avertissant que Jasper et les enfants se trouvent à Flat Lick. Elle s'y rend donc en demandant de l'aide à sa belle-soeur Myrtle (la soeur de Jasper) qui non seulement refuse, mais va avertir Jasper. C'est alors que Jasper et sa mère cachent Berniece et avertissent les médecins de l'hôpital pour empêcher Gladys d'emmener son fils. Mais Gladys n'abandonne pas: elle s'installe à Louisville et y trouve un emploi de femme de ménage, en attendant que l'état de Robert s'améliore. Gladys va rester presqu'une année, vivant chez la famille Cohen (Margaret et John 'Jack' Cohen), où elle officie en tant que nounou de leur fille de trois ans, prénommée Norma Jeane (d'où l'origine du prénom de Marilyn Monroe et non pas Norma pour Norma Talmadge et Jean pour Jean Harlow comme bon nombre de biographes pensent). Il semblerait que Gladys aurait reporté tout son amour maternel sur la petite fille, allant jusqu'à projeter de la kidnapper pour l'emmener avec elle à Los Angeles.
De son côté, Jasper se remarie. S'avouant vaincue, ne pouvant voir ses enfants que de façon irrégulière, et réalisant qu'elle ne pourra jamais les récupérer définitivement, Gladys décide de repartir à Los Angeles et va finir par perdre de vue ses enfants.
Marilyn écrira plus tard: "Ma mère dépensa toutes ses économies pour récupérer les enfants. Finalement, elle les retrouvera dans le Kentucky où ils vivaient dans une belle maison. Leur père s'était remarié et vivait dans l'aisance. Elle le rencontra mais ne lui demanda rien, pas même d'embrasser les enfants qu'elle avait recherché pendant si longtemps."

mmfather1A Los Angeles, Gladys parvient à trouver un emploi dans la florissante industrie du cinéma: elle travaille six jours sur sept comme monteuse pour la Consolidated Film Industries, puis pour la Columbia et enfin pour la RKO. A la Consolidated Film Industries, elle se lie d'amitié avec une collègue, la surveillante Grace McKee. A la fin de l'été 1923, elles dédicent alors de partager un appartement au 1211 Hyperion Avenue (aujourd'hui le Silver Lake) à Los Angeles, à quelques kilomètres à l'Est de Hollywood. Gladys change d'apparence et teint ses cheveux en rouge cerise. Les deux femmes -Gladys et Grace- mènent une vie joyeuse de femmes célibataires, se promenant en ville et faisant beaucoup la fête. Un collègue de Gladys, Vernon S. Harbin dira que Gladys "avait la réputation d'être un pilier de bar". Mrs Leila Fields, qui travaillera avec Gladys à la RKO, dira d'elle: "C'était une belle femme, une des plus belles femmes que j'ai eu le privilège de rencontrer. Elle avait bon coeur, était une bonne copine et était toujours de bonne humeur avant sa maladie."
C'est aussi dans cette usine -la Consolidated Film Ind.- que Gladys rencontre un bel homme, Charles Stanley Gifford (le père "présumé" de Marilyn, portrait photographique ci-dessus), un véritable coureur de jupons, éléguant et distingué.

  >> Gladys au Noël de la Consolidated Film Industries
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edward_mortenson Pendant l'été 1924, Gladys fréquente assidûment un homme, Edward Mortensen (photographie ci-contre) immigrant norvégien, bel homme qui est un bon parti, avec un travail stable. Ils se marient le 11 octobre 1924. Mais Gladys, sans doute trop frivole et incapable de partager une vie maritale, se lasse très vite de sa nouvelle vie; elle confie à Grace que la vie avec son mari est certes convenable, mais ennuyeuse à mourir et à peine quatre mois après son mariage, elle quitte le domicile conjugual le 26 mai 1925 pour aller revivre avec Grace. Le couple finit donc par divorcer. Et Gladys de reprendre sa vie légère faites d'aventures et d'amusement entre amis. Elle renoue quelques temps une liaison avec Charles Stanley Gifford.
En 1924, elle retourne tout de même dans le Kentucky afin de revoir ses enfants mais ces derniers sont restés trop longtemps éloignés de leur mère, et aussi probablement manipulés; pour eux, leur mère n'est qu'une étrangère. Gladys se résoud à laisser la garde définitive à leur père.

>> Certificat de mariage avec Mortensen
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>> Gladys (2ème en partant de la droite) et des amies
avec annotation de Marilyn

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>> vers 1924 - Portraits de Gladys
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A la fin de l'année 1925, Gladys se retrouve enceinte. Elle donne naissance à une petite fille qu'elle prénomme Norma Jeane Mortenson (future Marilyn Monroe) le 1er juin 1926. A l'hôpital, dont le séjour est payé grâce à une collecte de ses collègues, elle affirme que ses deux premiers enfants sont décédés. Elle déclare que le "père" de l'enfant est Martin Edward Mortensen, son précédent mari, mais il semblerait que le père soit Charles Stanley Gifford, son collègue qu'elle fréquente épisodiquement depuis 1923 et qui l'aurait abandonné dès qu'il aurait su qu'elle était enceinte. Cependant, des biographes citent d'autres pères potentiels, tous des collègues de Gladys: Harold Rooney, Clayton MacNamara, ou encore Raymond Guthrie qui avait fait une cour enflammée à Gladys au cours de l'année 1925.
Plusieurs années après, Gladys sympathisera avec une jeune infirmière Rose Anne Cooper qui rapportera les propos de Gladys: "Elle disait qu'elle avait été intime avec un certain nombre d'hommes et elle parlait de son passé, disant ouvertement que lorsqu'elle était jeune, elle était 'très sauvage' comme elle disait. Cependant, pour elle, le seul genre d'intimité pouvant mener à une grossesse était celle qu'elle avait partagé avec 'Stan Gifford'. Elle avait toujours été ennuyée par le fait que personne ne semblait vouloir la croire, mais que c'était la vérité. Elle disait que même sa propre mère ne la croyait pas. 'Tout le monde pensait que je mentais ou que je ne le savais pas. Je savais. J'ai toujours su', racontait-elle".
Elle ne réclamera jamais de soutien ni moral ni financier à Charles Stanley Gifford.
Marilyn Monroe racontera plus tard: "Elle ne parlait presque jamais sauf pour dire "Ne fais pas tant de bruit, Norma." Elle me disait ça même quand j'étais au lit le soir avec un livre. Même le bruit d'une page de livre qu'on tournait l'agaçait. Il y avait un objet dans l'appartement de ma mère qui me fascinait. C'était une photographie accrochée au mur. Il n'y avait rien d'autre sur les murs que cette photographie encadrée. Chaque fois que je rendais visite à mère, je restais plantée devant en retenant mon souffle tellement j'avais peur qu'elle m'ordonne d'arrêter de la regarder. Un jour, elle m'a surprise ainsi, mais elle ne m'a pas grondée, bien au contraire. Elle m'a fait monter sur une chaise pour que je la vois mieux. Elle m'a dit :"C'est ton père." J'étais tellement bouleversée que j'ai failli tomber de la chaise. C'était si bon d'avoir un père, de pouvoir regarder sa photo et de savoir que j'étais de lui. Et quelle merveilleuse photo, en plus ! Il était coiffé d'un grand chapeau mou qu'il portait incliné sur le côté. Il avait des yeux rieurs et pleins de vie et une petite moustache à la Clark Gable. Cette photo me réconfortait... J'ai demandé à ma mère comment il s'appelait. Elle ne m'a pas répondu. Elle est allée s'enfermer dans sa chambre." 

>> 01/06/1926 - Certificats et Acte de naissance de Norma Jeane
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Après la naissance de l'enfant, Gladys rentre chez elle avec son bébé, au 5454 Wilshire Boulevard. Mais le 13 juin 1926, soit douze jours après la naissance de Norma Jeane, Gladys place le bébé dans une famille d'accueil -les Bolender- qui vivent à Hawthorn, à environ 25 km de chez elle, et non loin d'où vit Della Mae. Gladys avait echoué dans son rôle de mère avec ses deux premiers enfants, et avec son travail à plein temps et son goût pour les plaisirs et sorties, elle est incapable d'élever une enfant. C'est d'ailleurs sa mère Della Mae qui lui a conseillé de placer le bébé chez une famille d'accueil, les Bolender, un couple sérieux et dévot qu'elle connait bien, puisqu'ils sont voisins. Cependant, cette situation semble n'être que temporaire pour Gladys: elle s'installe quelques temps chez les Bolender, avant de retourner vivre chez elle et de verser 25 Dollars par mois à la famille d'accueil. Elle rend aussi visite à sa fille le week-end, comme le racontera Wayne Bolender: "Gladys venait presque tous les samedis vers midi. Il lui arrivait de passer la nuit ici, mais généralement, elle avait un rendez vous le samedi soir ou bien elle était invitée à une soirée, auquel cas elle repartait pour Hollywood au bout de quelques heures." Marilyn racontera plus tard que quand sa mère venait la voir, jamais elle ne lui montrait une marque d'affection; elle lui parlait à peine, ne l'embrassait pas et ne lui souriait pas: "C'était la belle dame qui souriait jamais. Je l'avais vue souvent auparavant mais je ne savais pas exactement qui elle était. Quand je lui ai dit:"Bonjour Maman", elle m'a regardée avec stupeur. Elle ne m'avait ni embrassée ni prise dans ses bras, elle ne m'avait jamais tellement parlé."
Sans doute les Bolender aurait peut être voulu adopter Norma Jeane, comme ils l'ont fait avec d'autres enfants dont ils s'occupaient, mais Gladys s'y est opposée, espérant reprendre un jour sa fille.
Le 18 août 1926, le divorce d'avec Mortenson est prononcé.

>> 1926 - Gladys et Norma Jeane
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Au début de l’année 1927, Gladys s'installe chez sa mère Della Mae qui rencontre de sérieux problèmes de santé; elle est notamment atteinte de fréquentes infections respiratoires. Malgré le surcroît de transport en trolley pour aller à son travail, Gladys s'occupe de sa mère et se retrouve ainsi aussi dans la même rue des Bolender, ce qui lui permet alors de voir plus fréquemment sa fille.
La maladie du coeur de sa mère s'aggrave rapidement, suivie d'une profonde dépression: elle souffre de délires, d'euphorie, de sautes d'humeur, de colères et d' hallucinations. Elle est hospitalisée au Norwalk State Hospital  le 4 août 1927 où on lui diagnostique une myocardite aiguë (inflammation du coeur et des tissus environnants ) et elle y décède le 23 août 1927, à l'âge de 51 ans, d'un arrêt cardiaque pendant une crise de folie. Gladys s'occupe des funérailles, faisant enterrer sa mère auprès du premier mari de celle-ci et père de Gladys, Otis Elmer Monroe, au Rose Hill Cemetery, à Whittier. Gladys sombre dans la déprime, mais parvient à faire face au deuil et reprend son activité de monteuse pour les studios de cinéma (à la Columbia et à la RKO).

>> 1928, Santa Monica - Gladys et sa fille Norma Jeane,
son frère Marion avec sa femme Olive et leur fille Ida May
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Pendant sept ans, Norma Jeane va rester chez les Bolender, recevant la visite de sa mère qui de temps en temps, la prenait pour un week-end. En 1933, lorsque Norma Jeane est atteinte de la coqueluche, Gladys va rester quelques jours chez les Bolender, puis quelques temps après, elle retire sa fille de chez les Bolender car la petite restait inconsolable après la mort de son chien Tippy, tué par un voisin. Marilyn se souviendra: "Un jour, ma mère est venue me voir. J'étais en train de faire la vaisselle. Elle me regardait sans dire un mot. Quand je me suis retournée, j'ai été surprise de voir ses yeux pleins de larmes. Elle m'a dit: "Je vais faire construire une maison et nous y vivrons toutes les deux. Elle sera peinte en blanc et il y aura un petit jardin derrière."
Elles vivent ensemble dans l'appartement de Gladys au 6021 Afton Place, situé près des studios de Hollywood où elle travaille comme monteuse en free-lance avec son amie Grace. Gladys et Grace emmènent parfois Norma Jeane visiter les studios d'Hollywood, mais aussi au cinéma pour aller voir les derniers films sortis. La même année, en 1933, Gladys obtient un prêt de 5000 Dollars de la Mortgage Guarantee Company de Californie pour acheter une maison meublée de six pièces, dont trois chambres, au 6812 Arbol Street, près de Hollywood Bowl. Dans la maison, il y a aussi un piano demie-queue blanc de la marque Franklin (ayant appartenu à l'acteur Fredric March) qui a séduit Gladys. Pour faire face aux charges, Gladys loue une chambre de la maison à un couple d'anglais, George Atkinson, sa femme et leur fille. Pour Norma Jeane, c'est un nouveau mode de vie, elle expliquera plus tard: "La vie devint désinvolte et tumultueuse, c'était un changement radical après ma première famille. Quand ils travaillaient, ils travaillaient dur, et le reste du temps, ils s'amusaient. Ils aimaient danser et chanter, ils buvaient et jouaient aux cartes et avaient un tas d'amis. A cause de mon éducation religieuse, j'étais affreusement choquée -j'étais persuadée qu'ils finiraient tous en enfer. Je passais des heures à prier pour eux."
A cette époque, Norma Jeane ressent les premiers attraits vers le cinéma. Pendant les vacances scolaires, elle reste des heures dans les salles de cinéma, comme elle le racontera plus tard: "J'étais assise, toute la journée, quelques fois une partie de la nuit -face à l'écran tellement grand pour une petite fille comme moi, toute seule, et j'adorais ça. Rien ne m'échappait de ce qui se passait - et il n'y avait pas de pop-corn à l'époque."
Le 17 août 1933, le fils de Gladys, Robert 'Jackie Kermit' Baker qui vit dans le Kentucky avec son père, décède à l'âge de 16 ans des suites d'une infection rénale. Le garçon était atteint d'une tuberculose osseuse déclarée après son accident à la hanche quand il était petit. Gladys n'avait plus aucun contact avec ses enfants de son premier mariage. Robert 'Jackie' n'a donc jamais revu sa mère et n'a jamais su l'existence de sa demie-soeur Norma Jeane.

>> 1933, Californie - Gladys
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1933 - Gladys et sa fille Norma Jeane
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Le 29 mai 1933, le grand-père de Gladys qu'elle n'a jamais connu, Tilford Hogan, s'est pendu. Gladys prend peur: son père et sa mère sont morts dans des hôpitaux psychiatriques, après des phases de démence; elle reste donc persuadée que ces problèmes sont héréditaires et que sa santé mentale est en jeu. Peu à peu, elle entre en dépression et est soignée par médicaments. En janvier 1934, Gladys fait une crise d'hystérie, tremblante et recroquevillée sous l'escalier. Les Atkinson se voient obligés d'appeler une ambulance qui emmène de force Gladys à l'hôpital Los Angeles General Hospital. Cet événement va marquer Norma Jeane à jamais; Marilyn se souviendra plus tard: "Soudain, il y eu un bruit épouvantable dans l'escalier, à côté de la cuisine. Je n'avais jamais rien entendu d'aussi effrayant. Des coups et des bruits sourds qui semblaient ne jamais devoir s'arrêter. J'ai dit :"Il y a quelque chose qui tombe dans l'escalier." L'anglaise m'a empêcher d'aller voir. Son mari est sorti et il est revenu dans la cuisine au bout d'un certain temps en disant: "J'ai fait appeler la police et une ambulance." J'ai demandé si c'était ma mère et il m'a répondu :"Oui, mais tu ne peux pas la voir." Je suis restée dans la cuisine et j'ai entendu des gens arriver et essayer d'emmener ma mère. Personne ne voulait que je la voie. Tout le monde me disait: "Sois mignonne, petite, reste dans la cuisine. Elle va bien. Ce n'est rien de grave!" Mais je suis sortie quand même et j'ai jeté un coup d'oeil dans l'entrée. Ma mère était là, debout. Elle hurlait et elle riait en même temps. Ils l'ont emmenée à l'hopital spychiatrique de Norwalk. Celui où on avait emmené le père de ma mère et ma grand mère quand ils avaient commencé à hurler et à rire ( ..) J'ai longtemps continué à entendre le bruit épouvantable dans les escaliers, avec ma mère qui hurlait et riait pendant qu'ils l'entrainaient hors du havre familial qu'elle avait tenté de construire pour moi". En février 1934, Gladys est autorisée à rentrer chez elle, mais elle est à nouveau hospitalisée pendant plusieurs mois dans un asile de Santa Monica, puis transférée au Los Angeles General Hospital et en décembre, elle rejoint le Norwalk State Hospital. Gladys va passer les quarante années suivantes entre diverses institutions. Il semble qu'elle souffrait de troubles mentaux et ne pouvait mener une vie normale hors d'un encadrement spécialisé. Cependant, les soins apportés à cette époque étaient quelques peu rudimentaires et il est possible qu'un traitement non adapté n'ait fait qu'empirer son état.
Durant cette période difficile, les Atkinson et Grace McKee s'occupent alternativement de Norma Jeane, qui parvient à voir sa mère lors de rares week-end où Gladys est autorisée à sortir; lorsque c'est le cas, Gladys, Grace et Norma Jeane vont déjeuner à l'Ambassador Hotel. Marilyn confiera: "Je veux tout simplement oublier tout le malheur, toute la misère qu'elle a eus dans sa vie, et tous ceux que j'ai eus dans la mienne. Je ne peux pas oublier, mais j'aimerais essayer. Quand je suis Marilyn Monroe et que je ne pense pas à Norma Jeane, cela marche quelquefois."
Le 15 janvier 1935, Gladys est déclarée aliénée, souffrant de schizophrénie paranoïde, par les médecins du Norwalk State Hospital. Le rapport du médecin chef déclare : "Sa maladie se caractérise par des préoccupations religieuses et par une dépression profonde et une certaine agitation. Cet état semble chronique".

Le 25 mars 1935, Grace McKee devient la représentante légale de Gladys, par décision de la Cour Supérieure de Justice de Californie. Le bilan de la situation financière de Gladys est dressé: elle dispose de 60$ sur son compte en banque, de 90$ en chèques non endossés sur une assurance, d'un meuble de radio (d'une valeur de 25$ dont 15 n'ont pas été payés et sont dus au magasin); ses dettes s'élèvent à 350$ sur une Plymouth et de 200$ d'arriérés sur le piano blanc.
Pour combler les dettes, Grace revend la voiture à son précédent propriétaire, vend le piano pour 235$, et revend le crédit de la maison.

>> 25/03/1935 - Décision de la Cour: Grace tutrice des biens de Gladys
et situation financière de Gladys:
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>> Etat des finances de Gladys - 28/09/1936
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En 1938, Gladys tente de s'enfuir du Norwalk State Hospital. Elle racontera avoir reçu des appels téléphoniques de Martin Edward Mortensen, son précédent époux, ce qui est impossible car celui-ci est décédé dans un accident de moto neuf ans auparavant. Cependant, il existe un homonyme, un homme se nommant aussi Martin Edward Mortensen, vivant à Riverside Country en Californie, qui revendiquera bien longtemps après la paternité de Marilyn et pour lequel on retrouvera dans ses affaires après sa mort, le 10 février 1981, des documents le liant à Gladys (les papiers de mariage et divorce, mais aussi le certificat de naissance de Norma Jeane).
Après cette tentative d'évasion qui a échouée, Gladys est transférée au Agnew State Asylum, un établissement adapté pour les personnes souffrant d'hallucinations schizophrénique, situé à San José, près de San Francisco. C'est à partir de ce moment que Norma Jeane verra que très peu sa mère. Un jour, Grace emmène Norma Jeane à la pension de la clinique où vit Gladys: cette dernière ne lui adresse pas la parole jusqu'au moment de partir, où elle dit à sa fille: "Tu avais de si jolis petits pieds".

Durant l'Hiver 1938, Gladys écrit une lettre à sa fille Berniece, l'envoyant à Flat Lick chez les parents de Jasper. Mais ces derniers étant décédés, le facteur a transmis la lettre au frère de Jasper qui vit aussi à Flat Lick, qui la renvoie à son tour à Jasper qui vit désormais à Pineville, en Louisianne. Dans cette lettre, Gladys explique à Berniece qu'elle a une demi-soeur, Norma Jeane, âgée de douze ans, qui vit chez les Goddard (Grace McKee s'est mariée à Ervin Goddard en 1935). Gladys supplie aussi Berniece de la sortir de l'Agnew State Hospital, et lui donne l'adresse de sa tante (la soeur de Della Monroe), Dora Hogan Graham, qui vit à Portland, dans l'Oregon. Berniece répond à sa mère en lui informant qu'elle a contacté diverses personnes (dont Dora) et qu'elle va tout tenter pour la faire sortir.

>> Etat des finances de Gladys - 07/02/1940
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>> 1940s - Gladys et Grace (McKee) Goddard
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>> 1940s, Reno - Gladys
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En 1945, Dora Hogan Graham, qui vit à Portland, intervient auprès des autorités pour qu'on laisse sortir Gladys, qui en retour, accepte de vivre avec sa tante pendant un an. L'été 1945, l'hôpital 'Agnew State Hospital' la laisse alors sortir avec 200$ et deux robes, déclarant que Gladys ne représente plus un danger ni pour elle, ni pour les autres. Gladys part vivre chez sa tante Dora et trouve du travail en faisant le ménage et effectuant des soins non-médicaux à des patients en convalescence et invalides. Elle s'habille de blanc, comme une infirmière. Dora écrit une lettre à Berniece en lui racontant que Gladys s'intéresse beaucoup à la Science Chrétienne, et qu'elle souhaite soigner des gens malades sans l'apport de la médecine.
En novembre et décembre 1945, Norma Jeane voyage dans l'Ouest des Etats-Unis avec le photographe André DeDienes pour un reportage photographique: ils vont jusque dans le désert de Mojave et dans le Nevada. Lors de leur passage dans l'Oregon, ils font une halte à Portland pour rendre visite à Gladys où ils arrivent les bras chargés de cadeaux. Mais après des années passées dans des institutions, Gladys est devenue totalement asociale, fermée sur elle-même et très amaigrie. Ces retrouvailles vont marquer profondément Norma Jeane: e
lle embrasse sa mère et lui montre les photos prises par Dedienes. Gladys reste murée dans son silence, vissée dans son fauteuil. DeDienes racontera plus tard: "La rencontre entre la mère et la fille manquait de chaleur. Elles n'avaient rien à se dire. Mrs Baker était une femme d'un âge incertain, émaciée et apatique, ne faisant aucun effort pour nous mettre à l'aise. Norma Jeane faisait bonne figure. Elle avait déballé nos cadeaux: une écharpe, du parfum, des chocolats. Ils restèrent où nous les avions posés, sur la table. Il y eut un silence. Puis Mrs Baker cacha son visage dans ses mains et sembla nous oublier complètement. C'était très pénible. Apparement, ils l'avaient laissée sortir trop tôt de l'hopital." Déboussollée, Norma Jeane s'agenouille auprès de sa mère qui finit par lui murmurer: "J’aimerais tellement vivre avec toi Norma Jeane." Retenant ses larmes, Norma Jeane embrasse sa mère et lui laisse son adresse et son numéro de téléphone avant de partir. En reprenant la route avec Dedienes, elle restera inconsolable, ne cessant de pleurer. En effet, Gladys reste plus ou moins une étrangère pour Norma Jeane qui ne l'a, finalement, que très peu connue. De plus, Norma Jeane vient de signer un contrat de modèle et aspire à faire carrière. Elle se sent donc incapable de prendre soin de Gladys qui souffre de problèmes mentaux.

Gladys insiste et ne cesse d'implorer sa fille Norma Jeane lui réclamant de l'aide. En avril 1946, Norma Jeane cède et envoie de l'argent à sa mère pour qu'elle la rejoigne à Los Angeles. Elles partagent deux petites chambres louées par Norma Jeane, en dessous de chez "tante" Ana Lower, sur Nebraska Avenue. Gladys n'est pas en forme; elle est obsédée par la Science Chrétienne et découvre, par le biais des pouvoirs guérisseurs d'Ana Lower, les possibilités de l'esprit sur la maladie et étudie ainsi dévotement de nombreux livres sur ce thème. Elle assiste aussi aux services de l'Eglise tous les dimanches. Eleanor 'Bebe' Goddard (la fille de Doc Goddard, le mari de Grace McKee) racontera: "Elle errait et était imprévisible. Elle était docile mais absente."
Un jour, Gladys, toute de blanc vêtue, se rend à l'agence de modèle de sa fille (BlueBook) et déclare à la directrice Emmeline Snively, en lui saisissant la main: "Je suis simplement venue vous remercier personnellement pour tout ce que vous avez fait pour Norma Jeane. Vous lui avez offert une nouvelle vie."
En août 1946, Berniece se rend à Los Angeles avec sa fille Mona Rae pour rendre visite à sa famille. A leur arrivée à l'aéroport de Burbank, Norma Jeane, Grace McKee, Ana Lower et Gladys sont venues les accueillir.

>> Août 1946, Santa Monica - Gladys et ses filles
(Berniece et Norma Jeane) et sa petite fille Mona Rae
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>> Août 1946, Los Angeles, dans un restaurant chinois:
Berniece, Mona Rae, Grace, Norma Jean, Ana Lower et Gladys.
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Après plusieurs semaines, Gladys rechute et doit à nouveau rejoindre l'hôpital Norwalk State Asylum. Grâce à ses salaires gagnés en tant que modèle, Norma Jeane envoie de l'argent pour améliorer la prise en charge de sa mère.
Gladys entretient une correspondance épistolaire avec Margaret Cohen (la mère de la petite Norma Jeane qu'elle gardait à Louisville en 1923); elle lui confie, dans une de ses lettres envoyée l'été 1946: "Mes propres filles ne me comprennent pas, elles n'essayent même pas". Gladys lui demande aussi des nouvelles de Norma Jeane Cohen, âgée désormais de 26 ans, souhaitant reprendre contact avec elle.
En février 1948, Gladys sort de l'hôpital et emmènage chez Ana Lower; elle trouve un emploi de femme de ménage.
Le 30 mai 1948, Gladys écrit une lettre à Berniece, lui reprochant notamment le fait qu'elle ne lui ait pas annoncée la mort de Tante Ana Lower, décédée le 14 mars, mais aussi car Berniece n'a pas répondu à sa dernière lettre:

>> Juin 1948 - Lettre de Gladys à Grace
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>> Lettre non datée de Gladys à Norma Jeane
(merci à Eduardo)

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Le 20 avril 1949, Gladys épouse John Stewart Eley, un électricien originaire de Boise, dans l'Idaho. Norma Jeane apprend la nouvelle par une lettre que lui a envoyée Grace. Mais John est déjà marié et son épouse vit à Boise.
En 1951, Marilyn demande à Inez Melson, l'administratrice de ses affaires, de faire des visites régulières à Gladys, pour s'assurer de son bien être tandis qu'elle continue à fréquenter diverses institutions. En 1952, Inez Melson persuade Marilyn qu'elle la désigne comme tutrice légale de Gladys. Gladys travaille dans une clinique privée à Homestead Lodge, près de Pasadena.
Le 23 avril 1952, John Stewart Eley meurt d'une affection cardiaque à l'âge de 62 ans et Gladys se retrouve veuve. La semaine suivante, l'existence de la mère de Marilyn est révélée par le journaliste Erskine Johnson: Marilyn a toujours dit qu'elle était orpheline; mais avec le scandale du calendrier où elle a posé nue en 1949 et qui fait surface cette année là, des journalistes curieux enquêtent et découvrent que sa mère n'est pas morte, contrairement à ce qu'a encore déclaré Marilyn la semaine précédente dans une interview pour Redbook, et que celle-ci a fréquenté des institutions psychiatriques. Marilyn accorde alors une interview, publiée le 3 mai 1952, qu'elle a préparée avec Sidney Skolsky, et y déclare notamment: "Je n'ai jamais connu ma mère intimement et, depuis que je suis adulte, je suis entrée en contact avec elle. A présent, je l'aide et veux continuer à l'aider tant qu'elle aura besoin de moi." Puis Marilyn reçoit alors une lettre implorante de sa mère: "Chère Marilyn, Je t'en prie, ma chère fille, j'aimerais avoir de tes nouvelles. Je n'ai que des soucis ici, et j'aimerais bien partir le plus vite possible. Je préfèrerais avoir l'amour de mon enfant que sa haine. Tendrement, ta mère." Gladys continue à entretenir aussi des relations avec sa fille Berniece: elle lui rend visite en Floride au cours de l'année 1952.

>> 1952, Floride - Berniece, Gladys et Mona Rae
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Le 9 février 1953, d'après les conseils de Grace McKee, Marilyn fait transférer Gladys dans un établissement plus confortable, l'institution privée Rockhaven Sanatorium, à Verduga City, afin de protéger sa mère contre les journalistes trop curieux; Marilyn paie alors 300$ par mois pour les frais d'hospitalisation.
Marilyn racontera: "Longtemps, j'ai eu peur de m'apercevoir que je ressemblais à ma mère et que je finirais comme elle dans un asile de fous. Quand je déprime, je me demande si je vais craquer, comme elle. Mais j'éspère devenir plus forte."

>> 22/03/1956 - chèque de 600 Dollars de Marilyn
adressé à Inez Melson pour l'hospitalisation de Gladys
(merci à Eduardo)

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En 1959, Marilyn assure définitivement l'avenir financier de sa mère par un fonds de fidéicommis (qui désigne une disposition juridique -souvent testamentaire- par laquelle un bien est versé à une personne via un tiers). Pour Noël 1959, Gladys envoie ses souhaits à Marilyn, signant toujours du nom de son dernier époux décédé: "Loving Good Wishes, Gladys Pearl Eley":

>> Noël 1959 - Carte de voeux de Gladys pour Marilyn:
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Au cours du premier trimestre 1960, pendant que Marilyn tourne le film "Le Milliardaire" ("Let's Make Love"), elle donne une interview au journaliste George Belmont, à qui elle évoque notamment son enfance et sa mère. Elle déclare alors que sa mère est "morte".
Le 5 août 1962, le monde entier apprend le décès de Marilyn Monroe. Gladys en est très affectée; elle ne se rend pas à l'enterrement et fera plusieurs tentatives de suicide. Le 22 août 1962, elle écrit une lettre à Inez Melson, la remerciant de son soutien et rappelant qu'elle avait enseigné la science chrétienne à Norma Jeane: "I am very greatefull for your kind and gracious help toward Berniece and myself and to dear Norma Jeane. She is at peace and at rest now and may our God bless her and help her always. I wish you to know that I gave her (Norma) Christian Science treatment for approximately a year."

>> 22/08/1962 - Lettre de Gladys à Inez Melson:
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Un jour, en 1963, elle s'enfuit de Rockhaven Sanatorium; elle est retrouvée le lendemain, dans une église de San Fernando Valley, serrant dans ses mains une bible et un livre de prières de la Science chrétienne.
Inez Melson déclarera: "La mère de Marilyn se consacrait toute entière à sa religion, la Science chrétienne, et était principalement préoccupée par le mal. C'est là que se situait ses dysfonctionnements. Elle pensait avoir fait quelque chose de mal dans sa vie, et qu'elle serait punie pour cela."

>> 1963 - Gladys
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Le 27 avril 1966, elle est transférée au Camarillo State Hospital où elle y reste un an. Elle reçoit régulièrement la visite de Inez Melson:

>> 1966 - Gladys et Inez Melson
-photographies-

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En 1967, elle part vivre chez sa fille Berniece en Floride.
En 1970, c'est sous le nom de Gladys Eley qu'elle intègre la maison de retraite Collins Court Home, à Gainesville en Floride. Aux journalistes curieux qui tentent de l'approcher pour qu'elle leur évoque sa célèbre fille Marilyn, elle leur répond: "Ne me parlez pas de cette femme !". En 1972, elle déclare à James Haspiel, un fan de Marilyn qui l'a connu et suivi pendant de nombreuses années: "Je n'ai jamais voulu qu'elle fasse ce métier !"
En 1980, c'est Lawrence Cusak qui devient son tuteur légal.
Le 11 mars 1984, c'est à l'âge de 81 ans que Gladys meurt d'une crise cardiaque; elle est incinérée.

>> Années 1980s - Gladys
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> sources pour l'article:
Livres:
Marilyn Monroe, L'encyclopédie, de Adam Victor The secret life of Marilyn Monroe, de J. Randy Taraborelli / Marilyn Monroe de Roger Baker
Sur le blog:
enfance de Marilyn évoquée dans l' Interview de Georges Belmont
Sur le web: biographie d'Yria sur le forum mmonline /
article "family" sur marilynmonroesplace / fiche Gladys sur findagrave , sur geni , sur imdb


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11 mars 2014

R comme Récompenses

Récompenses
Awards


.A l'école, la jeune Norma Jeane remporte un stylo à encre lors d'une compétition pour une rédaction intitulée "Le chien, meilleur ami de l'homme".
.At school, the young Norma Jeane wins an ink pen during a contest to have written "The dog, best friend of human being."


.1939: certificat "en remerciement pour les services personnels rendus en tant que membre du comité de sauvetage" remis par l'école de Sawtelle Boulevard.
.1939: certificate "in recognition for personal services rendered as a member of the rescue" submitted by the Sawtelle Boulevard's School.


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.1945: certificat "E" pour 'Excellence' pour son travail pour l'effort de guerre à l'usine de munitions Radio Plane.
.1945: certificate "E" for 'Excellence' for her work to the war effort at the Radio Plane Munitions Factory.
(> blog photos de Norma Jeane à Radioplane )


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.1947, le 11 juin: Elue la première "Miss Press Club" de l'année 1948 par l'association des journalistes du 'Los Angeles Press Club' qui lui remet le trophée de la boule de billard n°8.
.1947, June, 11: Elected the first "Miss Press Club" of the year 1948 by the 'Los Angeles Press Club'
who gives her the award of the billiard ball numbered 8.
(> blog article Marilyn élue Miss Press Club )


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.1948, le 20 février: Elue "Reine de l'artichaut" de la ville Salinas en Californie.
.1948, february, 20: Elected "Artichoke Queen" of the Salinas city in California.
(>
blog article Marilyn élue Artichoke Queen )


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.1950, juillet: Elue "Miss Morale of the Marine Corps" ('Miss Moralité des corps de la Marine') lors d'une visite des Marines américains en partance pour la guerre en Corée.
.1950, July: Elected "Miss Morale of the Marine Corps" during a visit of the 1st Marine Division before they embarked for the Korean war.
(>
blog article Marilyn élue Miss Morale )


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.1951, le 3 août: Elue "Miss Cheesecake de l'année 1952" ('Miss Gâteau au fromage') par le magazine patriotique de l'armée américaine 'Stars and Stripes'.
.1951, August, 3: Elected "Miss Cheesecake of the year 1952" by the patriotic magazine of the US army 'Stars and Stripes'.
(> blog article Marilyn élue Miss Cheesecake )


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.1951, le 8 octobre: Elue "Miss Medical Center Aides" ('Miss d'aide du centre médical') par le 'City of Hope', une association pour la recherche médicale.
.1951, October, 8: Elected "Miss Medical Center Aides" by the 'City of Hope', an organization for medical research.
(> blog article Miss Medical Center Aides )


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.1951, décembre: Elue "Le plus beau cadeau de Noël que les GIs voudraient avoir dans leur cheminée".
.1951, December: Elected "The most beautiful Christmas gift every GI would find in their chimney".
(> blog article Marilyn élue cadeau de noël des GIs )


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.1951: Elue "La seule fille capable de dégeler l'Alaska" par un article de soldats du magazine 'Stars and Stripes' destinés aux Aleutiens.
.1951: Elected "The girl the most able to defrost Alaska" by an article of GIs from the magazine 'Stars and Stripes' for the GIs based in the Aleutian Islands.
(> blog article Marilyn sur la baie d'Hollywood )


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.1952, le 26 janvier: Elue "Meilleure jeune personnalité du box office 1951", elle reçoit le prix Henrietta à la cérémonie des Henrietta Awards au Del Mar Club de Santa Monica.
.1952, January, 26: Elected "The Best Young Box Office Personality of 1951", she receives the Henrietta Award to the ceremony of the Henrietta Awards in Del Mar Club, in Santa Monica.
(> blog article Marilyn reçoit un Henrietta + post Chez Marilyn )


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.1952, le 11 février: Reçoit le prix "Special Award", par le magazine 'Photoplay' à la soirée des Photoplay à l'Ambassador Hotel de Los Angeles.
.1952, February, 11: Receives a "Special Award", by Photoplay magazine to the party organised at the Ambassador Hotel in Los Angeles.
(> blog article Photoplay Award )


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.1952: Elue "Miss Torpille", par l'équipe de Torpille du bateau USS Henley de la Navy américaine.
.1952: Elected "Miss Torpedo", by the Torpedo Gang from the USS Henley ship of the US Navy.
(> blog article 1952 Miss Torpedo par USS Henley )


.1952: Elue "La fille que nous aimerions le plus examiner" par la 7ème Division du corps médical.
.1952: Elected "The girl we would like to inspect" by the 7th division of the Medical Corp.


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.1953, janvier: Elue "Miss NAS San Diego 1952", par le magazine 'NAS' (Station aéronavale).
.1953, January: Elected "Miss NAS San Diego 1952", by the 'NAS' magazine (Naval Air Station).
(> blog article Miss Marilyn )


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.1953, le 26 janvier: Elue "L'Actrice la plus populaire de l'Etat d'Arkansas" par l'Académie des propriétaires de théâtres indépendants d'Arkansas; Roscoe Ates lui remet le prix sur le tournage des Hommes préfèrent les blondes.
.1953, January, 26: Elected "The Most Popular Actress of Arkansas" by the Academy of owners of independent theaters of Arkansas; Rosco Ates gives her the award during the filming of Gentlemen Prefer Blondes.
(> blog article Marilyn reçoit le prix de l'Arkansas )


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.1953, le 9 février: Elue "L'étoile montée le plus rapidement dans le ciel d'Hollywood en 1952" par le magazine 'Photoplay'; elle reçoit le prix Photoplay à la cérémonie au Beverly Hills Hotel.
.1953, February, 9: Elected "Rapid Rise to Stardom in 1952" by the 'Photoplay' magazine; she receives her award at the ceremony in the Beverly Hills Hotel.
(> blog article Marilyn reçoit le prix Photoplay )


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.1953, le 24 février: Elue "La meilleure jeune personnalité du box offixe" par le magazine "Redbook"; elle reçoit le prix Redbook lors de l'émission "The Martin and Lewis Show".
.1953, February, 24: Elected "Best Young Box Office Personality" by the Redbook magazine; she receives the Redbook award after the TV show "The Martin and Lewis Show".
(> blog article Marilyn reçoit le prix Redbook + post Soirée Redbook )


.1953, février: Elue "La fille la plus plébiscitée par la pub au monde", par l'association de publicité de l'Ouest.
.1953, February: Elected "The Girl who made the most Adverts in the world" by the Advertising Association of the West.


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.1953, le 13 mars: Elue "La débutante la plus prometteuse de 1952" par le magazine 'Look'; Lauren Bacall lui remet le prix "Look Award".
.1953, March, 13: Elected "The Most Promising Female Newcomer of 1952" from 'Look Magazine Achievement Awards'. Lauren Bacall gives her the "Look Award".
(> blog article Marilyn reçoit le prix Look Magazine )


logo-1953-halo

.1953, le 16 avril: Elue "Halo pour un Saint Pécheur" pour sa participation à la campagne "Donnons du lait aux enfants"; elle reçoit le prix sur le tournage de How to marry a millionnaire.
.1953, April, 16: Elected "Halo for a Saintly Sinner" for her involvment at the campaign "Give Milk to children"; she receives the award on the set of How to marry a millionaire.
(> blog article Marilyn reçoit le prix Halo for a Saintly Sinner )


 logo-1953-graumans.1953, le 26 juin: Marilyn et Jane Russell laissent leurs empreintes de mains et de pieds devant le Grauman's Chinese Theatre, sur Hollywood Boulevard
.1953, June 26: Marilyn and Jane Russell leave their prints of hands and feet in front of Grauman's Chinese Theatre, on Hollywood Boulevard.
(> blog article Grauman's Chinese Theatre )


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.1953, 30 juin: Honorée par le magazine "Look" dont elle reçoit le 1er numéro de Look Magazine des mains de Stanley Gordon, le directeur de la publication, où elle fait la couverture avec Lauren Bacall et Betty Grable, faisant la promotion du film 'Comment épouser un millionnaire'.
.1953, June, 30: Honored by "Look" magazine from which she receives the first issue from the hands of Stanley Gordon, the publication director, and from which she makes the cover with Lauren Bacall and Betty Grable, promoting the movie 'How to marry a millionaire'.
(> blog article Marilyn reçoit le 1er n° de Look )


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.1953, le 8 juillet: Elue "La meilleure amie des diamants" par l'Académie de Joaillerie qui lui remet une médaille.
.1953, July, 8: Elected "The Best Friend Diamond has ever had" by the Jewelry Academy who gives her a medal.
(> blog article Marilyn est la meilleure amie des diamants )


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.1953, le 19 décembre: Elue "Miss Press Club" de l'année 1953, par l'association des journalistes du 'Los Angeles Press Club' qui lui remet le trophée de la boule de billard n°8.
.1953, December, 19: Elected "Miss Press Club" of the year 1953 by the 'Los Angeles Press Club' who gives her the award of the
billiard ball numbered 8.
(>
blog article Marilyn élue Miss Press Club 1953 )


.1954, le 1er janvier: Reçoit le "Award of Achievement" ("prix de l'accomplissement") par le 'Motion Picture Herald in Association with Fame', pour son classement dans le "Top 10 des stars rapportant de l'argent" de l'année 1953.
.1954, January, 1st: Receives the "Award of Achievement" by the Motion Picture Herald in association with Fame, for her rank to the "Top Ten Money Making Star" of the year 1953.
(> blog article Marilyn reçoit le Award of Achievement )


 .1954, début de l'année: Reçoit le prix de "La fille la plus charmante dans les films" de l'année 1953 par la 20th Century Fox Films Star.
.1954, begining of the year: Receives the award
"To the sweetest girl in motion pictures" of the year 1953 by the 20th Century Fox Films Star.


.1954, le 22 janvier: Elue "L'actrice préférée dans le monde de 1953" par 'the Hollywood Foreign Press' ('la presse étrangère d'Hollywood') aux Henrietta Awards. Marilyn n'a pas participé à la cérémonie.
.1954, January, 22: Elected "Female World Film Favorite 1953" by 'the Hollywood Foreign Press' to the Henrietta Awards. Marilyn doesn't participate to the ceremony.
(> blog article Marilyn reçoit le Female World Film Favorite 1953 )


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.1954, le 17 février: Elue "Membre d'honneur de la 25ème division" par les soldats américains en Corée. Elle reçoit un certificat et une écharpe.
.1954, February, 17: Elected "Honorary member of the 25th Division" by US GIs in Korea. She receives a certificate and a scarf. 
(> blog article Marilyn Membre d'honneur de la 25eme Division )


 logo_1954-02-18.1954, le 18 février: Reçoit les "Remerciements de la 2ème Infantery" lors d'un dîner organisé en son honneur pendant sa tournée en Corée. On lui donne une peinture et un écusson.
.1954, February, 18: Receives the "Thanks of the 2nd Infantry" at a dinner organised for her during her Korea Tour. A painting and a badge is given to her.
(> blog article Remerciements de la 2ème Infanterie )


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.1954, le 8 mars: Elue "La meilleure actrice populaire de l'année 1953" pour "Les Hommes préférent les blondes" et "Comment épouser un millionaire" par le magazine 'Photoplay'; elle reçoit le prix Photoplay à la cérémonie au Beverly Hills Hotel.
.1954, March, 8: Elected "The Most Popular Actress of 1953" for her parts in "Gentlemen Prefer Blondes " and" How to marry a millionaire? " by the 'Photoplay' magazine; she receives her award at the ceremony in the Beverly Hills Hotel.
(> blog article Marilyn reçoit le prix Photoplay )


logo-1954-national_movie_poll.1954, le 15 avril: Reçoit le prix "National Movie Poll Award" pour 'l'actrice favorite de 1953' lors d'une séance de chant et conférence de presse dans sa loge à la Fox.
.1954, April, 15: Receives the "National Movie Poll Award" for the "Favorite Actress of 1953" during a song session and a press conference in her dressing room at the Fox Studios.
(> blog article Séance de chant devant la presse )


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.1954, le 19 juin: Reçoit un "témoignage d'appréciation" de la légion américaine pour sa conduite héroique et son soutien moral envers les forces armées en Corée. Le commandant lui décerne un trophée et une plaque en métal sur le tournage de "La Joyeuse Parade".
.1954, June, 19: Receives a "Testimonial Appreciation" by The American Legion, for her heroic conduct and moral support to the armed forces in Korea. The major gives her a trophy and a metal badge on the set of 'There's no business like show business'.
(> blog article Marilyn récompensée par la Légion US )


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.1954, (vers juin): Elue "la star de cinéma n°1" par la 'Film Buyers of the Motion Picture Association' et reçoit le prix "Exhibitor Laurel Award" sur le tournage de "La Joyeuse Parade".
.1954 (circa June): Elected "Number One Screen Star" by the 'Film Buyers of the Motion Picture Association' and receives the "Exhibitor Laurel Award" on the set of 'There's no business like show business'.
(> blog article Marilyn reçoit le prix Exhibitor Laurel )


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.1954, (vers juin): Reçoit le prix "Nouveau Visage de l'année 1952" par le magazine 'The Detroit Free Press'. C'est la journaliste Hedda Hooper qui lui remet le prix sur le tournage de "La Joyeuse Parade".
.1954 (circa June): Receives the "New Faces Award" by 'The Deroit Free Press' magazine. This is the journalist Hedda Hooper who gives her the award on the set of 'There's no business like show business'.
(> blog article Marilyn reçoit le prix New Faces )


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.1956, le 26 janvier: Reçoit le certificat attribué par la "La division des femmes des philantropes juifs de New York City" en reconnaissance de sa capacité à divertir des millions d'Américains par son talent, sa personnalité lumineuse, son cœur ouvert et son esprit généreux. Orson Welles reçoit aussi un certificat en même temps que Marilyn.
.1956, January, 26: R
eceives a certificate given by "The Women's Division of the Federation of Jewish Philantropies" in recognition of her ability to enjoy the millions of Americans through her talent, her bright personality, her open heart and generous spirit. Orson Welles receives also a certificate at the same time than Marilyn.
(> blog article The Women's Division of the Federation of Jewish Philantropies )


.1957, le 1er janvier: Reçoit le "Award of Achievement" ("prix de l'accomplissement") par le 'Motion Picture Herald in Association with Fame', pour son classement dans le "Top 10 des stars rapportant de l'argent" de l'année 1956.
.1957, January, 1st: Receives the "Award of Achievement" by the Motion Picture Herald in association with Fame, for her rank to the "Top Ten Money Making Star" of the year 1956.
(> blog article Marilyn reçoit le Award of Achievement )


logo-1958-squadron

.1958, le 2 mai: Elue "La fille que nous aimerions le plus intercepter" par la compagnie des marines d'esquadron d'aviation 3 de San Diego, sur le tournage de "Certains l'aiment chaud".
.1958, May, 2: Elected "The Girl We would most like to intercept" by the company of marines 'All Weather Fighter Squadron 3' of San Diego, on the set of "Some like it hot".
(> blog article Marilyn récompensée par All Weather Squadron )


.1958: Reçoit "Les remerciements éternels" de Harvard Lampoon à Marilyn Monroe pour ne pas avoir tourné de film cette année-là.
.1958: Receives "The Thank-God Award" from Harvard Lampoon to Marilyn Monroe, who in a sweeping public service has made no movies this year.


logo-1959-crystal

.1959, le 26 février: Reçoit le prix français de l'étoile de cristal de "La meilleure actrice étrangère" pour "Le prince et la danseuse" au consul de France à New York.
.1959, February, 26: Receives "French Crystal Star Award" of "The Best Foreign Actress" for the film "The Prince and the Showgirl" at the French Ambassador Hotel, in New York.
(> blog article Marilyn reçoit l'Etoile de Crystal )


logo-1959-david

.1959, le 13 mai: Reçoit le prix italien David Di Donatello de "La meilleure actrice étrangère de l'année 1958" pour son rôle dans "Le prince et la danseuse" à l'Insitut Culturel Italien de New York.
.1959, May, 13: Receives the Italian award David Di Donatello of the
"Best Foreign Actress in 1958" for her part in "The Prince and the Showgirl" at the Cultural Italian Institute of New York.
(> blog article Marilyn reçoit le David Di Donatello )


 .1959: Reçoit le prix Chilien "Ducal de l'actrice de cinéma" ('Ducal Actriz De Cine').
.1959: Receives the Chilean award "Ducal of the actress of cinema".

(> blog article Marilyn reçoit le Ducal Actriz De Cine )


.1960, le 8 février: L'étoile Walk of Fame de Marilyn Monroe est déposée sur Hollywood Boulevard; il n'y a pas encore de cérémonie à cette époque.
.1960, February, 8: The Star of Marilyn Monroe on the Hollywood Walk of Fame is put down on Hollywood Boulevard; there was no ceremony at that time.
(> blog article Etoile Walk of Fame )


logo-1960-golden_globe

.1960, le 8 mars: Reçoit le prix Golden Globe de "La meilleure actrice dans une comédie de l'année 1959" pour sa performance dans le film "Certains l'aiment chaud" à la 17ème cérémonie des Golden Globes Awards à l'Ambassador Hotel. Glenn Ford lui remet le prix.
.1960, March, 8: Receives the Golden Globe Award of the "Best actress in a comedy in 1959for her part in "Some Like It Hot" at the 17th Annual Golden Globes Awards at the Ambassador Hotel. Glenn Ford gives her award.
(> blog article Marilyn reçoit un Golden Globe )


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.1962, le 5 mars: Reçoit le prix Golden Globe de "L'actrice préférée dans le monde de l'année 1961" à la 19ème cérémonie des Golden Globes Awards à l'Ambassador Hotel. Rock Hudson lui remet le prix.
.1960, March, 8: Receives the Golden Globe Award of the "Favorite actress in the world in the year 1961" at the 19th Annual Golden Globes Awards at the Ambassador Hotel. Rock Hudson gives her award.
(> blog article Soirée des Golden Globe remise du prix + post cérémonie des Golden Globes )


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>> Marilyn Monroe n'a jamais reçu d'Oscar. Cependant elle a approché de très près la statuette le 29 mars 1951, elle apparait pour la première et la dernière fois à la prestigieuse cérémonie des Oscars. Elle est chargée de remettre l'Oscar de "La meilleur prise de son": le prix va à Thomas Moulton pour le film "Eve" dans lequel Marilyn joue.
>> Marilyn Monroe has never received an Oscar. However, she has approached closely the award on March 29, 1951, she appears for the first and last time at the prestigious Academy Awards ('The Oscars') ceremony. She is responsible for handing the Oscar of "The Best Achievement in Sound": the award goes to Thomas Moulton for the film "All About Eve" in which Marilyn plays a part.
(> blog article Marilyn aux Oscars )


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20 février 2014

P comme Police

Rapport de police

Le rapport de police sur la mort de Marilyn Monroe a été établi le 5 août 1962 et liste les faits relatifs à la dernière journée et les dernières heures de vie de Marilyn Monroe. 

Le sergent Jack Clemmons, le premier agent de police à arriver sur les lieux, fut immédiatement remplacé (environ 30 minutes après son arrivée) par un supérieur, le chef de la police William H. Parker. Jack Clemmons va, des années durant, soutenir la thèse du complot de l'assassinat car il avait relevé des anomalies: concernant Eunice Murray, elle était en train de faire le ménage; elle va aussi lui affirmer qu'elle avait découvert le corps de Marilyn à minuit, alors qu'elle dira ensuite aux autres enquêteurs avoir découvert le corps à 3h; d'après Clemmons, le décès devait remontait à environ 8 heures; il constate aussi que le corps n'est pas dans une position naturelle.
Certains pensent que William H.Parker fut désigné pour mener l'enquête afin de dissimuler certains éléments et ainsi, corroborer la thèse du suicide: il aurait confisqué les enregistrements des conversations téléphoniques de Marilyn effectuées la nuit précédent le drame (sans doute pour protéger Robert Kennedy), gardé secrète une déposition faite à la police par Robert Kennedy, mais il aurait aussi fait disparaître le dossier de l'enquête sur la mort de Marilyn.
Certains biographes ont aussi souligné la manière dont l'enquête de la police de Los Angeles sur le décès de Marilyn fut menée: le domicile de Marilyn ne fut pas isolé notamment des journalistes et d'autres personnes (des studios de la Fox, de l'entourage de Marilyn) ont ainsi pu aller et venir dans la maison le 5 août; peu d'investigations ont été menées et donc, peu de témoignages recueillis aussi bien de l'entourage proche de la star, que du voisinage. 


Composition de l'équipe de police ayant participé à l'enquête:
William H. Parker: chef de la police
James Hamilton: officier de renseignements en charge du dossier
Thad Brown: inspecteur
R.E. Byron: procès verbal
Jack Clemmons: premier officier de police sur les lieux


Rapport de police sur la mort de Marilyn Monroe. (le 5/08/1962)

"Le décès a été prononcé le 05/08/1962 à 3h45.
Possible mort accidentelle s'étant produite entre le 04/08 et le 05/08/1962 à 3h35, à son domicile sis 12305 5th Helena Drive, Brentwood, Rptg.Dist.814.
Rapport n° 62-509-463.
Le 4 août 1962, Marilyn Monroe se retira dans sa chambre vers 20h; Mrs Eunice Murray, habitant 933 Ocean Avenue, Santa Monica, Californie, 395-7752, CR 61890, remarqua une lumière dans la chambre de Miss Monroe. Mrs Murray ne put réveiller Miss Monroe quand elle alla à sa porte, et lorsqu'elle essaya de nouveau d'ouvrir la porte à 3h30, après avoir remarqué que la lumière était toujours allumée, elle la trouva fermée à clé. Ensuite, Mrs Murray alla observer Miss Monroe de la fenêtre de sa chambre et la vit à plat ventre sur le lit; elle n'avait pas l'air normal. Mrs Murray appela alors le psychiatre de Miss Monroe, le Dr Ralph Greenson, 436 North Roxbury Drive, Beverly Hills, Californie, CR 14050. En entrant, après avoir brisé la fenêtre de sa chambre, il y trouva Miss Monroe, peut-être morte.
Il téléphona ensuite au Dr Hyman Engelberg, 9730 Wilshire Boulevard, Beverly Hills également, CR 54366, qui se déplaça et déclara que Miss Monroe était morte à 3h35.
Le Dr Greenson avait vu Miss Monroe le 4 août 1962 à 17h15, à la demande de cette dernière, qui n'arrivait pas à dormir. Cela faisait  un an environ qu'il la traitait. Quand le Dr Greenson la trouva morte, elle était nue, à plat ventre, le combiné du téléphone dans une main. On appela la police, et quand elle arriva, elle trouva Miss Monroe dans la position décrite ci-dessus, à l'exception du téléphone, que le Dr Greenson avait enlevé. On trouva sur sa table de nuit 15 flacons de médicaments, dont certains sur ordonnance. Un flacon de gélules dosées à 0.0975 gr de Nembutal, prescription n° 20853 du Dr Engelberg. Quant à ce flacon en particulier, le Dr Engelberg déclara qu'il en avait prescrit un nouveau environ deux jours auparavant, et il précisa  même que le pharmacien avait dû y mettre 50 capsules environ en le remplissant.

Description de la défunte : femme de race blanche, 36 ans, taille 1m63, poids 57,5 Kg, cheveux blonds, yeux bleus, de constitution moyenne à mince.
Profession : actrice.
Cause probable du décès : overdose de nembutal.
Corps découvert le 05/08/1962 à 3h25.
Emmené à la morgue du comté, et, de là, à la morgue de Westwood.
Procès verbal dressé par le brigadier R.E.Byron, 2730, W.L.A. Division de la police judiciaire.
Parent le plus proche : Gladys Baker (mère).
Bureau du coroner prévenu.
Le corps a été enlevé des locaux de la morgue de Westwood Village.
(05/08/1962 11h00, W.L.A. hf - J.R.Brukles 5829).

> Le rapport original du 5/08/1962
police_report-5aout62


Complément d'enquête (le 6/08/1962)

"Après avoir réinterrogé le Dr Ralph Greenson (témoin n°1) et le Dr Hyman Engelberg (témoin n°2), tous deux s'accordent sur la chronologie des faits suivants.


Le 05/08/1962, à 3h30, le Dr Greenson reçut un appel téléphonique de Mrs Murray (personne ayant donné l'alerte), déclarant qu'elle ne pouvait pas pénétrer dans la chambre de Miss Monroe et que la lumière était allumée. Il lui dit de donner de grands coups à la porte, de regarder par la fenêtre et de le rappeler.

A 3h35, Mrs Murray le rappela et déclara que Miss Monroe était couchée sur son lit, le téléphone dans une main et qu'elle avait un air étrange. Le Dr Greenson, qui entre-temps s'était habillé, se mit en route pour le domicile de la défunte, à un kilomètre et demi de là environ. Il demanda aussi à Mrs Murray d'appeler le Dr Hyman Engelberg.

Le Dr Greenson arriva au domicile de la défunte vers 3h40. Il cassa la vitre de la fenêtre pour entrer et lui ôta le téléphone de la main.

La rigidité cadavérique s'était installée. A 3h50, le Dr Engelberg arriva et prononça la mort de Miss Monroe. Les deux médecins parlèrent un moment. Tous deux pensent qu'il était environ 4h00 lorsque le Dr Engelberg appela la police.

Après contrôle auprès de l'inspection générale des services et du bureau de West Los Angeles, l'appel a été passé à 4h25. Les appels passés avec le téléphone GR 61890 de Miss Monroe ont été examinés; il n'y a eut aucune communication longue distance pendant les heures de l'événement. Le numéro de téléphone 472-4830 est en cours de vérification.

R.E.Byron 2730, 06/08/1962."

> Le rapport original du 6/08/1962
1962-08-06-death_report_police-2


Les comptes-rendus du 10 août 1962 établissent les interrogatoires de Milton Rudin, Eunice Murray, Joe DiMaggio et Joe DiMaggio Jr, pour évaluer l'heure des appels téléphoniques reçus chez Marilyn; cependant, Peter Lawford, ayant quitté Los Angeles, n'a pu être interrogé.

> Comptes-rendus du 10/08/1962
police_report-10aout62_a  police_report-10aout62_b 


source:
Marilyn Monroe, encyclopédie d'Adam Victor

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17 février 2014

A comme Autopsie

Rapport d'autopsie

L'autopsie du corps de Marilyn Monroe est effectuée le 5 août 1962 à 10h30 par le médecin légiste Thomas Noguchi, assisté de Eddy Day à la County Morgue de Los Angeles, en présence de John Miner, observateur du District Attorney.


Composition de l'équipe de police judiciaire:
Theodore J. Curphey: Coroner Médecin Légiste du comté de Los-Angeles
Thomas Noguchi: Adjoint du coroner médecin légiste
Eddy Day: Assistant de Noguchi
Dr Robert Litman et Dr Norman Farberow: Unité de prévention du suicide
Lionel Grandison: Assistant du coroner
Numéro d'immatriculation à la morgue: 81128
Crypte n°33


Rapport

Examen externe: Le corps non embaumé est celui d'une femme de 36 ans de type caucasien, normalement développée, bien nourrie, pesant 53 kg et mesurant 1,66 m. Les cheveux sont blonds décolorés. Les yeux sont bleus. Le visage, le cou, la poitrine, la partie supérieure des bras et le côté droit de l'abdomen sont atteints de lividité cadavérique. La face postérieure des bras et des jambes est atteinte d'une discrète lividité cadavérique qui disparaît à la pression. On constate une légère ecchymose sur la fosse lombaire et la fesse gauche. Les seins ne présentent pas de lésion significative. Le quart supérieur droit de l'abdomen présente une cicatrice horizontale de 7 cm de long. On remarque une cicatrice chirurgicale suspubienne de 12cm de long. Les conjonctives sont manifestement congestives; mais on ne constate ni ecchymose ni pétéchies. Le nez n'a pas été fracturé. Les conduits auditifs externes sont normaux. Le cuir chevelu, le front, les joues, les lèvres et le menton ne présentent aucun signe de traumatisme. L'examen des mains et des ongles ne révèle aucune anomalie. Les membres inférieurs ne présentent aucun signe manifeste de traumatisme.

Examen interne: Une incision en Y est effectuée pour accéder aux parties internes du thorax et de l'abdomen. Les cavités pleurale et abdominale ne contiennent aucun excédent de liquide ou de sang. Le médiastin ne présente ni déplacement, ni modification. Le diaphragme est normal. La partie inférieure du foie se trouve à la limite des côtes. Les organes sont en situation normale les uns par rapport aux autres.
Appareil cardio-vasculaire: Le coeur pèse 300 g. La cavité péricardiale ne contient pas d'excédent de fluide ou de sang. L'épicarde et le péricarde sont lisses et brillants. La paroi ventriculaire gauche mesure 1,1 cm et la droite 0,2 cm. Les muscles papillaires ne sont pas hypertrophiés. Les cordages tendineux ne sont ni hypertrophiés ni atrophiés. Les valvules possèdent le nombres habituel de valves, qui sont minces et souples. La valvule tricuspide mesure 10 cm; la valvule pulmonaire, 6,5 cm; la valvule mitrale, 9,5 cm; la valve aortique, 7 cm de circonférence. Il n'y a pas d'anomalie septale. Le foramen oval est fermé.
Les artères coronaires naissent normalement et ont une distribution normale. Plusieurs coupes de la branche descendante de l'artère coronaire gauche à un intervalle de 5 mm révèlent une lumière normale. La branche circonflexe et l'artère coroner droite révèlent également d'une lumière normale. L'artère pulmonaire ne présente pas de thrombose. L'aorte a une paroi lisse, jaune et brillante.
Appareil respiratoire: Le poumon droit pèse 465 g, et le poumon gauche, 420 g. Les deux poumons présentent de légères traces d'oedème. Lasurface est rouge sombre et marbrée. La face postérieure des poumons porte d'importantes traces de congestion. La trachée artère ne contient ni corps étranger, ni sang.  Des coupes des poumons révèlent une congestion, et un liquide oedémateux exsude de la surface incisée. Les poumons ne présentent ni calcification, ni suppuration. La muqueuse du larynx est gris clair.
Foie et système biliaire: Le foie pèse 1890 g. La surface est brun foncé et lisse. On constate des adhérences sur l'épiploon et la paroi abdominale, à la partie inférieure du foie, dues à l'ablation de la vésicule biliaire. On ne trouve ni calculs ni corps obstruants. Plusieurs coupes du foie présentent une accentuation du motif lobulaire, mais on ne constate ni hémorragie, ni tumeur.
Appareil lympho-vasculaire: La rate pèse 190 g. Sa surface est rouge foncé et lisse. La coupe présente une surface rouge foncé homogène et ferme. Les corpuscules de Malpighi ne sont pas clairement identifiables. Il n'y a aucune évidence d'adéno-lymphite. La moelle osseuse est rouge foncé.
Système endocrinien: Les glandes surrénales présentent une structure habituelle: une zone corticale et une zone médullaire. La glande thyroïde et les parathyroïdes sont de taille, couleur et consistance normales.
Appareil urinaire: Les deux reins pèsent 350 g. Leur capsule s'enlève facilement. La dissection met au jour une légère congestion du parenchyme. La surface du péritoine est lisse. Le pelvis et les uretères ne sont ni dilatés, ni sténosés. La vessie contient environ 150 cc d'un liquide jaune paille limpide. La muqueuse n'est pas altérée.
Appareil génital: L'appareil génital externe ne présente pas d'anomalies. L'implantation des poils pubiens est celle du femme. L'utérus est de taille normale. Les coupes de l'utérus font apparaître une épaisseur normale de la paroi utérine, sans présence de nodules d'allure tumorale. L'endomètre est gris-jaune et mesure jusqu'à 0,2 cm d'épaisseur. Il ne présente ni polype, ni tumeur. Le col de l'utérus est dégagé, on ne détecte pas la présence d'oeufs de Naboth. Les trompes sont intactes. L'ovaire droit présente un récent corps jaune hémorragique. L'ovaire gauche présente des corps jaunes et blancs. Un frottis est effectué.
Appareil digestif: L'oesophage présente une muqueuse longitudinale. L'estomac est pratiquement complètement vide. Il contient un liquide visqueux de couleur brunâtre. Son volume est estimé à envirion 20 cc. On ne retrouve aucun résidu médicamenteux. Une analyse du contenu gastrique examiné au miscroscope polarisant ne révèle pas de cristaux réfrigérants. La muqueuse présente une certaine congestion et suffusion pétéchiale sous muqueuse diffuse. Le duodénum ne présente pas d'ulcère. Le contenu du duodénum est examiné au miscoscope polarisant et ne révèle pas de cristaux réfrigérants. L'intestin grêle ne présente pas d'anomalies notoires. L'appendice est absent. Le côlon présente une congestion importante et une coloration violacée. Le pancréas a une configuration lobulaire. Les différentes coupes témoignent de la présence d'un conduit.
Système musculaire: Les clavicules, les côtes, les vertèbres et le bassin ne présentent aucune fracture. La palpation des os des membres ne révèle aucune fracture.
Tête et système nerveux central: Le cerveau pèse 1440 g. Après ablation du cuir chevelu, on ne constate ni contusions, ni hémorragie. Les muscles temporaux sont intacts. L'ablation de la dure-mère révèle un liquide cérébro-spinal clair. Les vaisseaux superficiels sont légèrement congestifs. Les circonvolutions du cerveau ne sont pas aplaties. Les contours du cerveau ne sont pas déformés. On ne trouve pas de traces de sang dans les espaces épiduraux, sous-duraux et sous-arachnoïdes. Les coupes du cerveau révèlent des ventricules symétriques et ganglions de base. L'examen du cervelet et du tronc cérébral ne montre pas d'anomalies notoires. L'ablation de la dure-mère à la base du crâne et de la calote crânienne ne révèle aucune fracture.
Prélèvements: Du sang non embaumé est prélevé en vue d'une analyse de la quantité d'alcool et de barbituriques qu'il contient. Les contenues du foie, des reins et de l'estomac, ainsi que l'urine et le contenu de l'estomac subiront une analyse toxicologique ultérieure. On effectue un frottis vaginal.


> Documents originaux
1962-08-05-autopsy_report-1  1962-08-05-autopsy_report-2  1962-08-05-autopsy_report-3 
1962-08-05-autopsy_report-4  1962-08-05-autopsy_report-5 1962-08-05-autopsy_report-6 
1962-08-05-autopsy_report-doc1  1962-08-05-autopsy_report-doc2 
1962-08-05-autopsy_croquis-1  1962-08-05-autopsy_croquis-2 


La photographie post-mortem du dossier de police montre un visage flasque, enflé, les cheveux plats et raides mais précisons que les muscles de son visage ont été sectionnés pendant l'ablation du cerveau et qu'après l'autopsie, sa dépouille a été lavée à grandes eaux.


(Avertissement: images choquantes de Marilyn morte)
> Avant l'autopsie:
Photo post-mortem 1 
> Après l'autopsie:
Photo post-mortem 2


L'autopsie ne révéla aucun signe de violence sur le corps de Marilyn Monroe. Les tests sanguins décelèrent 8 mg d'hydrate de chloral et 4,5 mg de Nembutal. L'examen du foie décela une concentration de 13 mg de Nembutal.
Le Dr Litman, qui travaillait à la police judiciaire, déclara au biographe Donal Spoto: "Nous voulions en finir, parvenir à une décision, clore le dossier, délivrer un certificat de décès et aller de l'avant. Mais, bien sûr, nos espoirs se révélèrent vains et personne n'alla jamais de l'avant."

> Rapport d'Analyses Toxicologiques du 6/08/1962 et du 13/08/1962

1962-08-06-rapport_analyse_toxico-1  1962-08-13-rapport_analyse_toxico-1


> Rapport du Coroner du 7/08/1962 (Cronk et Noguchi)
1962-08-07-rapport_coroner-1  1962-08-07-rapport_coroner-2 

> Certificat de décès
1962-08-death_certificate-1


sources:
Marilyn Monroe, encyclopédie d'Adam Victor

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03 février 2013

Les différentes écritures pour 'Marilyn Monroe'

Les différentes façons d'écrire "Marilyn Monroe" dans les différentes langues:

arabe égyptien : ماريلين مونرو
arabe : مارلين مونرو
arménien : Մերիլին Մոնրո
assamais : মেৰীলিন মনৰো
azéri : Merilin Monro
bengalî, bishnupriya manipuri : মেরিলিন মনরো
biélorusse (taraškievica): Мэрылін Манро
bulgare, kazakh, macédonien, serbe : Мерилин Монро
cantonais : 瑪莉蓮夢露
chinois : 玛丽莲·梦露
coréen : 메릴린 먼로
géorgien : მერილინ მონრო
grec moderne : Μέριλιν Μονρόε
hébreu : מרילין מונרו
hindî : मर्लिन मुनरो
japonais : マリリン・モンロー
kabarde, karatchaï-balkar, lezguien, mari, mongol, russe, yakoute : Мэрилин Монро
kannara : ಮ್ಯಾರಿಲಿನ್ ಮೊನ್ರೊ
letton : Merilina Monro
malayalam : മരിലിൻ മൺറോ
marâthî : मॅरिलिन मन्रो
nepâlbhâshâ : म्यारिलीन मुन्रो
ourdou : میریلن مونرو
persan : مریلین مونرو
punjabi occidental : مرلن منرو
rusyn : Мерілін Монро
sorani : مارلین مۆنڕۆ
télougou : మార్లిన్ మన్రో
tamoul : மர்லின் மன்றோ
thaï : มาริลิน มอนโร
ukrainien : Мерилін Монро
yiddish : מארלין מאנרא

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05 décembre 2012

P comme Parkside House

Parkside House
manoir où logea Marilyn et Arthur Miller
durant leur séjour en Angleterre,
du 13 juin au 20 novembre 1956

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Parkside House est une propriété qui se trouve à Englefield Green, à Egham, qui est une petite commune dans le Surrey du Nord en Angleterre, à 50 km de la capitale Londres et près du grand parc Windsor de la Reine.
Les Olivier (Laurence Olivier et sa femme Vivien Leigh) vivaient à Belgrave Square, à deux pas de Buckingham Palace, à Londres.  
Dans les années 1950, Parkside House était la propriété de Lord Drogheda et la maison était gérée par Charles Garrett Ponsonby Moore et sa femme, la pianiste Joan Moore. La maison fut louée par les studios 125 000 francs par semaine (les "francs" de l'époque) durant toute la période où Marilyn Monroe restait en Angleterre, soit un peu plus de cinq mois.

Parkside House est une somptueuse maison de campagne, un grand manoir de style Georgien du XVIIIème siècle, à l'abri des regards indiscrets, dont l'accés est privé, bien fermé par un grand portail blanc et caché par Wick Lane, un petit chemin de terre qui menait directement au parc de Windsor.

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La maison contient des poutres en chêne en intérieur et comprend, entre autres, deux salons, un boudoir, une bibliothèque, onze chambres et deux salles de bain. La spacieuse demeure est entourée d'un grand parc magnifique de quatre hectares avec une roseraie et un potager. A cette époque, Parkside était en charge du ravitaillement du Covent Garden Market avec un potager leur permettant de produire des produits frais. 
On avait mis des volets spéciaux aux fenêtres de la chambre de Marilyn; le personnel ayant été prévenu que Marilyn ne pouvait dormir que dans l'obscurité la plus totale, afin d'amoindrir ses problèmes d'insomnies. La chambre à coucher avait été redécorée et meublée intégralement de blanc (comme dans l'appartement de Marilyn à Manhattan) par Milton Greene: lit, rideaux, meubles, tapis ainsi que les murs, repeints en blanc. Le majordome et le cuisinier furent congédiés pour avoir révélé ces secrets à la presse.

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Arthur Miller choisit la pièce de musique comme salle de travail qui comprenait un piano, un bureau élégant et dont les fenêtres (grandes, de style Français) donnaient sur la grande pelouse verte.

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> photographies de Milton Greene
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Le personnel était composé de la gouvernante Dolly Stiles, la domestique Mabel Whittington, la cuisinière Carolina Ferreira et le jardinier femme Florrie Mitchell. Un ex-policier de Scotland Yard suivait Marilyn dans tous ses déplacements; et un chauffeur était en charge de mener Marilyn dans tous ses déplacements, professionnels et privés. 

  • Marilyn et son mari Arthur Miller arrivent à Londres le 14 juillet 1956 . Après une série de poses photographiques à l'aéroport d'Idlewild et une conférence de presse dans le salon de l'aéroport, en compagnie du couple Laurence Olivier - Vivien Leigh, ils se rendent tous à Parkside House où ils posent devant la maison pour les photographes. Le lendemain, le 15 juillet, Marilyn et Laurence Olivier donnent une conférence de presse à l'hôtel Savoy de Londres. Puis, de retour à Parkside, elle acceuille les photographes pour une série de clichés d'elle et Arthur dans le jardin. Quelques semaines plus tard, Marilyn pose pour des essais coiffure dans le jardin sous l'objectif de Milton Greene.

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  • On sait peu de choses sur le séjour de Marilyn en Angleterre; les faits connus proviennent de Colin Clark, le troisième assistant du réalisateur Laurence Olivier sur le film 'The Prince and the showgirl' ('Le Prince et la danseuse'), qui notait tout dans un journal intime (il écrivit deux livres des décennies plus tard: "The Prince, the Showgirl, and Me" et "Une semaine avec Marilyn" ); mais bon nombre de personnes mettent en doute la parole de Clark car le personnel de Parkside mais aussi les villageois qui ont été en contact avec Marilyn, apportent une toute autre version des faits.
    > La veuve du chauffeur de Marilyn, a raconté posséder des photographies de Marilyn et d'Arthur Miller, offertes par la star en remerciement des services rendus par son mari. Mais son mari n'est jamais mentionné dans aucun des livres de Clark. Elle ajoute aussi que l'anecdote de Clark, qui affirmait que Marilyn s'était baignée nue dans la rivière près de Windsor (River Thames) n'est pas crédible, à cause de la très mauvaise qualité de l'eau à cette époque.
    > Patrick O'Shea racontera que son beau-père Frank Parker et sa mère Dorothy, ont été acheter une paire de chaussures dans la boutique Woodmans au 42 High Street à Egham. Le chauffeur de Marilyn était venu les chercher chez eux, avec un bout de papier où était noté la taille de pieds de Marilyn, car elle avait besoin d'une paire de chaussure de tennis. En remettant la boîte de chaussures, Frank Parker demanda s'il était possible d'avoir un mot de Marilyn, pour savoir si les chaussures convenaient. Et quelques jours plus tard, le chauffeur leur apporta une enveloppe contenant une photographie signée de Arthur et Marilyn en bicyclette à Windsor Park, sur laquelle elle portait la paire de tennis (à la stricte condition que la photo devait rester privée et ne surtout pas être communiqué à la presse) accompagnée de ce mot:

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Il semble que la bicyclette soit celle offerte par le journal 'Daily Sketch' lors d'une conférence de presse donnée au Savoy Hotel, le lendemain de son arrivée le 15 juillet. Il avait d'ailleurs été reporté plus tard, dans les pages de ce journal, que c'était les membres du personnel qui utilisaient le vélo. Marilyn et Arthur ont pourtant été photographiés dans le parc de Windsor en train de faire du vélo le 16 août 1956:

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  • Durant le séjour de Marilyn et d'Arthur, un choeur d'étudiants est venu chanter des chansons gaillardes, mais aussi le 23ème psaume, devant la maison. D'ailleurs, bon nombre de fans et des gens du comté (en particulier des enfants et des adolescents) attendaient devant les grilles blanches du portail afin d'apercevoir Marilyn:

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  • Mais Marilyn se montrait peu publiquement, elle restait enfermée avec Arthur à Parkside. D'ailleurs, quinze jours après le début du tournage du film "The Prince and the Showgirl", le 27 août 1956, Arthur Miller est reparti aux Etats-Unis (à New York). Et durant l'absence de son mari, Marilyn restera cloîtrer pendant une semaine chez elle, prétextant une "crise de colite" et la production s'est même interrompue jusqu'au retour anticipé de Miller. C'est durant cette semaine où l'on sait finalement peu de choses sur les occupations de Marilyn, que se base l'histoire de Colin Clark.
  • C'est aussi durant son séjour à Parkside que Marilyn va vivre l'un des moments les plus difficiles de sa vie privée.
    Après une soirée, elle avait eu l'attention attirée par un carnet de notes ouvert qu'avait laissé Arthur Miller sur une table. Marilyn y avait lu les commentaires de son mari, qui étaient très blessant à son égard et où il y évoquait sa déception. Lee et Paula Strasberg, qui étaient présents tous les deux en Angleterre, en furent les premiers informés; Marilyn leur raconta que Arthur avait écrit qu'elle l'avait profondément déçu; qu'il avait cru épouser un ange mais qu'il s'était trompé; que sa première femme l'avait laissé tombé mais que Marilyn avait fait encore pire. Qu'Olivier trouvait qu'elle était une emmerdeuse et une salope et qu'Arthur ne savait pas quoi répondre à cela. Arthur Miller s'excusa auprès de Marilyn et lui dit qu'il avait seulement eu besoin de se défouler, mais Marilyn ne lui pardonna jamais vraiment, même si le couple resta ensemble.
    Il faut néanmoins souligner le fait que le tournage ne se passait pas comme prévu: les relations entre Marilyn et Laurence Olivier étaient de plus en plus houleuses. Et Olivier avait prit d'affection Miller, se comparant au dramaturge, car Olivier rencontrait des problèmes de couple depuis plusieurs années avec sa femme Vivien Leigh.
    A Bob Josephi, un ami du couple Miller dans le Connecticut, Marilyn lui dit que le sens de cette note était "Mon Dieu, j'ai épousé la même femme!", c'est à dire que Miller avait perçu chez Marilyn les mêmes défauts que chez sa première femme Mary Slattery. Et Marilyn était d'autant plus désespérée que Miller avait "haï" sa première épouse. Plusieurs années après, Marilyn affirmait que dans cette note, Miller la traitait de "putain".
    Cette note serait restée en possession de Paula Strasberg pendant des années. Miller n'a jamais fait de commentaires, mais dans sa pièce "Après la Chute", deux ans après la mort de Marilyn, le personnage principal, qui est fortement inspiré par Marilyn Monroe, tombe sur une note qui la bouleverse.
  • La majorité du film "My week with Marilyn" a été tournée en 2011 dans les lieux mêmes de tournage du film "The prince and the showgirl", aux studios de Pinewood, mais aussi dans les lieux fréquentés par Marilyn: Hatfield House, au château de Windsor, à l'université d'Eton et à Parkside House. Le réalisateur Simon Curtis racontera: "C'est un endroit vraiment magnifique. Nous avons tourné la scène dans laquelle Marilyn découvre le carnet d'Arthur Miller, qu'elle lit avec horreur, exactement sur le même escalier que celui sur lequel Marilyn s'était alors assise. C'était une impression incroyable".

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sources pour l'article: 
Magazines: Paris Match, n°381, du 28/07/1956
Livres:Les vies secrètes de Marilyn Monroe, de Anthony Summers 
Marilyn Monroe, L'encyclopédie, de Adam Victor  / Remembering Marilyn de Life Marilyn Monroe, de Barbara Leaming / Marilyn Monroe Les Inédits, de Marie Clayton  /  Les trésors de Marilyn Monroe, de Jenna Glatzer / Dossier de presse "My week with Marilyn" .
web: article "Shoe Shopping in Egham" sur news.bbc.co.uk / article Florrie Michell sur news.bbc.co.uk
Photos de Parkside House sur news.bbc.co.uk / thisismarilyn.com /

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01 novembre 2012

H comme Hogan, Della Mae

Della Mae Hogan
( 1876 - 1927 )
Grand-Mère ~Maternelle~ de Marilyn Monroe
 

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1900s_charlotty_virginia_jennie_nance_with_della_with_tilford_marion_hoganDella Mae Hogan (appelée aussi Della Mae Monroe, Della Mae Graves et Della Mae Grainger) naît le 1er juillet 1876 dans le Comté de Brunswick (Missouri) et est la seconde de quatre enfants. Ses parents, Tilford Marion Hogan et Jennie Nance (Charlotty Virginia Jennie Nance) (photo ci-contre), sont ouvriers agricoles.
Della est une enfant sans beauté particulière, mais gaie et espiègle, précoce et pleine d'énergie. Peu influencée par les penchants académiques de son père, elle pratique, au contraire, l'école buissonnière. La dure vie paysanne amène les Hogan de l'Est vers l'Ouest, en Californie, dans les années 1890. 
Ses parents se séparent lorsqu'elle a 13 ans. Elle passera les années suivantes à vivre alternativement avec un parent puis avec l'autre.

>> Della Mae (à droite) et sa soeur Myrtle dans les années 1890
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Son père, Tilford Marion Hogan, est né le 24 février 1851. Il était un journalier, fils de fermiers de l'Illinois, George Hogan et Sara Owen qui ont eu 8 enfants (Mary, John, William Jasper, Newton, Tilford Marion, Amanda, Stephen et Rosa).
Tilford épouse Jennie Nance à Barry Country, dans le Missouri et ils ont ensemble quatre enfants (Dora née en 1875, Della Mae née le 1/07/1876, William Marion né le 4/04/1878 et Myrtle née en 1882). Le couple restera marié pendant 20 ans.
Tilford se remarie en 1928, à l'âge de 77 ans avec une veuve du nom d'Emma Wyatt. Il se suicide le 29 mai 1933. Comme un grand nombre de paysans, il avait dû abandonner ses terres pendant la Dépression. Cette situation avait été trop pénible à vivre pour lui, et il se pend à une poutre de sa grange. Ce n'est que quelques mois après son suicide, que sa petite fille, Gladys Baker, sombrera dans la maladie mentale. 

 > Certificat de décès du 29 mai 1933
Article de presse de l'avis de décès

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En 1898, Della Mae, alors âgée de 22 ans, rencontre Otis Elmer Monroe (le grand-père de Marilyn), un peintre en bâtiment de dix ans son aîné et fraîchement débarqué de l'Etat d'Indiana. Ils se marient l'année suivante, à la fin de l'année 1899. En 1901, ils partent s'installer au Mexique, où Otis avait trouvé un emploi dans les chemins de fer mexicains. Au début, Della Mae est triste d'avoir quitté les Etats-Unis et a du mal à s'adapter. Elle sort souvent sur son porche pour mieux contempler le pont qui, par dessus le Rio Grande, mène au Texas. Puis elle parvient à s'adapter et se sent par la suite très à l'aise dans la tâche qu'elle s'est attribuée: elle donne des cours aux Indiennes et aux Mexicaines à qui elle sert occasionnellement de sage-femme.
A l’automne 1901, Della tombe enceinte et donne naissance à une petite fille, Gladys Pearl Monroe (qui sera la mère de Marilyn), le 27 mai 1902 à Mexico. L'enfant sera déclarée cinq jours après sa naissance à un juge civil mexicain. 

La famille retourne ensuite aux Etats-Unis: ils mènent une existence itinérante le long de la Côte Ouest, jusque dans le Nord des Etats-Unis, puis s'installent dans la région de Los Angeles, qui était prospère et offrait de meilleures perspectives d'emploi. C'est ainsi qu'au printemps 1903, Otis Elmer trouve un emploi mieux rémunéré à Los Angeles, à la Pacific Electric Raimway. La famille s'installe à L.A. et loue un petit bungalow d'une seule pièce dans la 37ème Rue Ouest (secteur sud du centre-ville). C'est là que naît leur deuxième enfant, en 1905, un garçon prénommé Marion Otis Elmer (l'oncle de Marilyn).
Mais la famille vit dans la pauvreté et n'a pas de foyer stable (ils vivent dans près de onze foyers différents -maisons ou appartements- entre 1903 et 1909). Leurs enfants Gladys et Marion vivent donc leur enfance dans l'insécurité, sans pouvoir se lier d'amitié avec des amis de leurs âges.

A partir de 1907, la santé d'Otis Elmer commence à se dégrader. Il boit beaucoup et souffre de troubles de la mémoire. Son état s'empire rapidement: il souffre de violents maux de tête, est pris de tremblements importants, et devient émotionnellement fragile et instable avec des accès de rage, des crises de larmes et même des attaques cardiaques. Admis à l'hôpital 'Southern California State Hospital' à Patton, Californie, en novembre 1908, où Della espace de plus en plus ses visites, il y meurt, le 22 juillet 1909, à l'âge de 43 ans. Il était atteint de parésie, le stade ultime de la syphilis qu'il avait contracté au Mexique, à cause des piètres conditions d'hygiène.

>> Portraits de Della Mae
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Pendant qu'Otis est à l'hôpital, Della adopte une attitude très digne, devenant une femme fort dévote, avec une mélancolie mêlée de stoïcisme. Elle fréquente, avec ses enfants, une des églises protestantes les plus proches, «pour qu'ils prient pour la santé de leur propre esprit». Mais malgré cet excès de piété transitoire, elle garde tout de même l'exubérance et l'impétuosité de sa jeunesse. Lorsqu'elle se retrouve veuve, à l'âge de 33 ans, Della Mae retourne ainsi à la vie désinvolte de sa jeunesse. Et en 1910, elle reçoit des hommes célibataires et des veufs chez elle, dans sa maison du 2440 Boulder Street. Et elle se fiançe même plusieurs fois entre 1910 et 1911.

>> Della Mae et l'un de ses amants
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1912_03_07_wedding_della_lyle_arthur_gravesPuis elle rencontre Lyle Arthur Graves, originaire de Green Bay, dans le Winsconsin, de six ans son cadet, un homme timide et appliqué. Originaire de Green Bay (Wisconsin), il avait d'ailleurs travaillé à la Pacific Electric avec Otis. Il était devenu depuis aiguilleur en chef. Le 7 mars 1912, Della Mae et Lyle Graves se marient (certificat de mariage ci-contre). La famille s'installe chez Lyle, dans sa maison au 324 bis South Hill Street qui se trouve dans le récent quatier d'affaires de Los Angeles. Mais le mariage est un échec. Della découvre que Lyle est aussi alcoolique que son précédent mari et il se montre même violent. C'est alors que seulement huit mois après leur mariage, en novembre 1912, Della Mae quitte le domicile conjugal avec ses deux enfants et part s'installer dans un meublé. Mais elle rencontre des difficultés financières et continue à garder contact avec son mari. Sans plus aucune ressources, elle se résout à retourner vivre chez Lyle pendant le Noël 1912. Mais malgré toutes les bonnes attentions de Lyle, notamment en offrant des cadeaux aux enfants, Della finit par le quitter définitivement en mai 1913, bien que celui-ci avait laissé à Della la gestion de son propre salaire.
Le divorce est prononcé le 17 janvier 1914. Della y accuse Lyle Graves notamment de « ne pas lui avoir assuré le soutien matériel, de débauche et d'intempérance chronique ».

Deux ans plus tard, à la fin de l'année 1916, Della Mae loue une chambre dans une pension de famille au 26 Westminster Avenue sur la toute nouvelle plage du district de Venice, en Californie, au sud de Santa Monica. Le propriétaire de la pension de famille s'appele John Baker et l'engage pour diriger sa propriété pendant qu'il s'occupe d'une salle de jeux sur la plage.
Elle envoit son fils Marion, âgé de 11 ans, vivre chez des cousins à San Diego car Della pense qu'un garçon doit être élevé par un homme.  

charles_graingerLe 1er janvier 1917, au cours d'une soirée du Nouvel An, Della rencontre un charmant veuf d'1 mètre 85, Charles Grainger (né en 1875, mort en 1953 - photo ci-contre) , qui avait parcouru le monde en travaillant pour des compagnies pétrolières. Il avait deux fils, qui vivaient avec leur mère au Nord de la Californie. Il habitait d'ailleurs près de chez elle, au 1410 Coral Canal Court, dans un modeste bungalow de deux pièces qui donnait sur un des nombreux canaux de Venice. L'endroit était très charmant et Della succombe à son charme. A cette époque, vivre ensemble sans être mariés n'était pas très bien vu, tout comme le fait d'être divorcé. Della Mae se fait appeler Mrs. Grainger, bien qu'elle n'était pas mariée. Ils restent liés pendant plusieurs années, sans pour autant vivre ensemble.
Mais cette nouvelle liaison rendait Gladys malheureuse. Elle se braquait contre le nouveau compagnon de sa mère, en lui opposant un silence absolu, et se montrant de très mauvaise humeur. Gladys devenait alors un boulet pour Della, qui avait peur de perdre Charles Grainger. C'est alors qu'elle décide de la marier. Gladys, qui n'avait alors que 14 ans, commence à avoir un certain succès auprès des hommes. Et c'est Jasper Newton "Jap" Baker (le fils de John Baker) âgé de 26 ans, qui, aidé de Della Mae, certifie que Gladys était en âge de se marier, et l'épouse le 17 mai 1917. Della assiste au mariage et donne sa chambre de Westminster Street aux jeunes mariés, pour emménager dans le bungalow de Charles Grainger. Gladys et Jasper Baker ont deux enfants: une fille Berniece et un garçon Robert Baker.

En 1918, Charles Grainger trouve un emploi non pas dans le pétrole, mais comme directeur du Pickering Pleasure Pier de Santa Monica, où il avait un salaire régulier. Della était alors souvent séparée de Charles Grainger, pendant des jours, voire des semaines.
Le couple se quitte puis se remet à nouveau ensemble à plusieurs reprises.

En 1921, sa fille Gladys retourne vivre chez elle, après la faillite de son mariage. Elles vivent dans un bungalow que Gladys loue au 46 Rose Avenue, à Venice. Gladys avait signé le bail sous le nom de Della Monroe, et sous-loue deux des chambres, afin d'être payée comme gérante, ce qui lui permet de verser 100$ par mois aux propriétaires absents, Adele Weinhoff et Susie Noel.
Fin juin 1922, le dernier chèque du loyer n'avait pas été posté. Une dispute éclate entre Gladys et Della, chacune accusant l'autre de dilapider l'argent. N'ayant d'emploi ni l'une ni l'autre, l'essentiel de leurs revenus leur était versé par Charles Grainger, le reste consistant en une modeste somme qu'envoyait Jasper Baker. Leur courte expérience de colocataires pris fin en juillet 1922, sous une menace d'expulsion. Della, avec la permission de Charles Grainger, part alors vivre dans un bungalow vide qu'il posséde à Hawthorn.

>> Della Mae avec Gladys et ses petits-enfants
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En 1924, son fils Marion se marie avec une de ses camarades de classe, Olyve Brunnings.
L'année suivante, le 11 octobre 1925, sa fille Gladys se remarie, avec Martin Mortensen, pour le quitter quelques mois après. A la fin de l'année, Gladys est enceinte. Se retrouvant seule, elle cherche un soutien auprès de sa mère, qui réagit mal. Et la situation tombe d'ailleurs très mal car Della part en voyage en Asie du Sud-Est, un voyage prévu de longues dates avec Charles Grainger, qui y avait été envoyé sur un site de forage par la Shell, pour son travail. Certains biographes affirment qu'ils sont aussi partis en Inde. Le 24 février 1926, Della fait une demande de passeport pour son voyage à Bornéo prévu pour le 30 mars 1926. Sur cette demande, la date de mariage de Della et Charles Grainger était stipulée comme ayant eu lieu le 25 novembre 1920.

 > Lettre de recommandation Shell pour Charles Grainger du 23 avril 1925:
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> Demande de Passeport du 24 février 1926
Photographie du passeport
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1926_05_27_carte_postaleLe 27 mai 1926, Della envoit une carte postale de Bornéo, une île du sud-est asiatique, (carte postale ci-contre) à ses petits enfants Berniece et Robert Baker, qui vivent avec leur père dans le Kentucky. Elle ne semble pas savoir que les enfants n'avaient pas de nouvelles de leur mère Gladys:
« Dear Little Berniece,
This is kind of big snakes they have here. They are big enough they could swallow you and Jackie and so could the alligators. They have lots of fun here hunting them. This is your mother's birthday. Do you and Jackie ever write to her, write to me.
Your grand mother Mrs Chas. Grainger
».

> Photographies de son voyage exotique en Asie
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1926_della_home_hawthornDella Mae revient en juin 1926. Quand elle découvre sa petite fille Norma Jeane (Marilyn Monroe), deux semaines après sa naissance, elle incite sa fille Gladys à placer l'enfant chez un couple sérieux et dévot qu'elle connait bien, les Bolender, une famille d'accueil qui vit à Hawthorn (une banlieue ouvrière de Los Angeles, actuellement l'aéroport international), dans la même rue qu'elle (photo ci-contre). Ida et Wayne Bolender s’occuperont de la petite fille pendant 7 ans.
Della est devenue une adepte fervente et dévouée de Soeur Aimee Semple Mc Pherson et fait baptiser Norma Jeane le 6 décembre 1926 au Sister Aimee's Angelus Temple, à la Hawthorn Foursquare Church (4503 puis 4511 West Broadway à Hawthorn):

> Photographie de Della Mae et Norma Jeane
Photographie de l'Eglise 'Hawthorn Foursquare Church'
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Au début de l’année 1927, le coeur de Della Mae commence à faiblir et elle est atteinte de fréquentes infections respiratoires. Elle dépend alors totalement de sa fille Gladys, qui, en dépit du surcroît de transport en trolley pour aller à son travail, est venue s'installer chez elle. A la fin du printemps, Della est au plus mal; ses problèmes respiratoires se sont aggravés par l'évolution de sa maladie du coeur, ce qui la plonge dans une dépression des plus sombres. Comme bon nombre de malades atteints de troubles cardio-pulmonaires, elle dérive dans de plaisantes rêveries, des délires et des moments de franche euphorie. Sans compter des imprévisibles sautes d'humeur et colères. En juillet, Della est perduadée que sa mort est proche. Elle avait de plus en plus des hallucinations; elle raconte notamment à sa fille Gladys que ses parents, Tilford et Jennie Hogan, s'étaient réconciliés et qu'ils viendraient la secourir.
Durant cette période, Ida Bolender raconta dans une interview donnée en 1966 (et diffusée dans le documentaire The Legend of Marilyn Monroe) que Della Mae venait souvent voir sa petite fille à travers les vitres de leur maison: elle frappait sans cesse à la porte mais un jour, n'obtenant pas de réponse, elle cassa la vitre avec son coude et les Bolender ont dû appelé la police.
De plus, Marilyn racontera plus tard que sa grand-mère Della Mae fut responsable de l'incident le plus épouvantable de sa vie: en juillet 1927, Della Mae aurait tenter d'étouffer sa petite fille avec un oreiller. Mais il est possible que Marilyn inventa cette histoire. 

1927_08_23_Della_M_Monroe_Death_CertificateLe 4 août 1927, Della Mae est hospitalisée au Norwalk State Hospital où on lui diagnostique une myocardite aiguë (inflammation du coeur et des tissus environnants). Elle meurt le 23 août 1927, à l'âge de 51 ans, d'un arrêt cardiaque pendant une crise de folie, victime de ce que Gladys puis Marilyn elle même considéreront comme une malédiction familiale. Son certificat de décès (voir ci-contre) mentionne comme cause du décès une myocardite ainsi qu'une "psychose maniaco-dépressive", ce terme ayant été ajouté car Gladys n'avait cessé de répéter aux médecins que l'humeur de sa mère avait été changeante et imprévisible pendant ses dernières semaines.
C'est Gladys qui s'occupe des funérailles, et fait enterrer Della auprès de son premier mari, Otis Elmer Monroe, au Rose Hill Cemetery, à Whittier.

  Selon le biographe Donald Spoto, le comportement violent de Della Mae n'était pas provoqué par une maladie mentale, mais par une maladie cardiaque dégénérative entraînant une dépression aigüe. Son état de santé avait été aggravé par une attaque avant l'été 1927. Sa mort a donc été provoquée par une grave maladie du coeur qui fut mal soignée, avec, pour facteur aggravant, une psychose maniaco-dépressive.

> La tombe de Della Mae au Rosedale Cemetery 
(Washington Boulevard, Los Angeles)  
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sources pour l'article:
Livres:
Marilyn Monroe, L'encyclopédie, de Adam VictorLes vies secrètes de Marilyn Monroe, de Anthony Summers
Sites Internets:
frise chrono sur geni.com  / généalogie sur genforum.genealogy.com / documents sur le forum Everlasting Star  /  sa tombe sur findagrave.com


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20 octobre 2012

M comme Monroe, Otis Elmer

 Otis Elmer Monroe
( 1866 - 1909 )
Grand-Père ~Maternel~ de Marilyn Monroe
 

Otis Elmer Monroe, semble être la personnalité la plus sombre de la famille maternelle de Marilyn.
Sa famille est originaire d'Ecosse, mais Otis Elmer Monroe naît le 14 mai 1866 à Mc Creed (dans le Missouri). Son père est Jacob Monroe et sa mère Mary Appleton (Monroe) née en 1838.
Otis Elmer venait de quitter L'Etat de l'Indiana lorsqu'il rencontre Della Mae Hogan, qu'il épouse à la fin de l'année 1899. Il était dix ans de plus âgé que sa femme et exercait le métier de peintre en bâtiment. Il avait cependant l'ambition de se rendre un jour en Europe pour étudier la peinture. Il pimentait ses conversations de discours sur les peintres français et sur la Belle Epoque parisienne dont il avait vu des gravures dans les magazines.
Physiquement, Della Mae le décrit avec une peau claire, des cheveux roux et les yeux noisettes. Une mauvaise chute lui avait laissé une cicatrice sur la joue gauche, ce qui lui donnait un caractère romanesque et impétueux.

En 1901, avec sa femme, ils s'installent à Porfirio Diaz (qui s'appelle aujourd'hui Piedras Negras), du côté Mexicain, non loin de la frontière avec les USA, proche du Texas et d'Eagle Pass; où Otis Elmer travaille pour la Mexican National Railway.
Leur premier enfant est une fille, Gladys Pearl (qui sera la mère de Marilyn), et vient au monde le 27 mai 1902 à Mexico. L'enfant sera déclarée cinq jours après sa naissance à un juge civil mexicain.

La famille mena une existence itinérante le long de la Côte Ouest, jusque dans le Nord des Etats-Unis, puis s'installa dans la région de Los Angeles, qui était prospère et offrait de meilleures perspectives d'emploi. C'est ainsi qu'au printemps 1903, Otis Elmer trouve un emploi mieux rémunéré à Los Angeles, à la Pacific Electric Raimway (la ville était en pleine expansion et les quartiers étaient reliés par les divers moyens de communication). La famille s'installe à L.A. et loue un petit bungalow d'une seule pièce dans la 37ème Rue Ouest (secteur sud du centre-ville). C'est là que naît leur deuxième enfant, en 1905, un garçon prénommé Marion Otis Elmer (l'oncle de Marilyn). Mais la famille vit dans la pauvreté et n'a pas de foyer stable (ils déménagent plus de onze fois entre 1903 et 1909). Leurs enfants Gladys et Marion vivent donc leur enfance dans l'insécurité, sans pouvoir se lier d'amitié avec des amis de leurs âges.

A partir de 1907, la santé d'Otis Elmer commence à se dégrader. Il buvait énormément et sa mémoire le trahit progressivement: il oublie notamment souvent de rentrer à la maison après sa journée de travail, et il est incapable de se souvenir ce qu'il avait fait ni où il était allé. En 1908, son état de santé s'empire. En plus de ses troubles de mémoire, il souffre de violents maux de tête, est pris de tremblements importants, et devient émotionnellement fragile et instable avec des accès de rage, des crises de larmes et même des attaques cardiaques. Avec une santé plus que fragile, et l'abus de boisson, Otis Elmer néglige son hygiène et ses tenues vestimentaires. Durant l'été 1908, il devient à moitié paralysé.
En novembre 1908, il est admis au Southern California State Hospital à Patton, dans le Comté de San Bernardino, en Californie. Sa femme Della lui rend visite au début de son hospitalisation, mais Otis Elmer perd complètement la mémoire, allant juqu'à ne plus reconnaître sa femme et la démence le gagne. Della stoppe progressivement ses visites à l'hôpital, d'autant plus que pour subvenir aux besoins de la famille, elle s'est mise à travailler. 
Otis Elmer était atteint de parésie, le stade ultime de la syphilis (comme le confirmera le biographe Donald Spoto). Le traitement de la maladie ne sera découvert qu'en 1908. Cela signifierait que la maladie mentale d'Otis Elmer était due à une pathologie et non à une maladie héréditaire.
A peine neuf mois après être entré à l'hôpital, Otis Elmer y meurt, le 22 juillet 1909, à 15h50, à l'âge de 43 ans. Il est enterré au Rose Hill Cemetery, à Whittier. 

> Certificat de décès du 22 juillet 1909
Avis de décès paru dans LA Times du 25 juillet 1909
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> La tombe d'Otis Elmer au Rose Hill Cemetery
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Sans doute terrifiée par le fulgurent déclin mental de son mari, Della Mae racontera à ses enfants que leur père était devenu fou, à cause de l'alcool et de sa vie désordonnée. Pourtant, le dossier médical qu'on lui avait remis après la mort d'Otis, explique qu'il était décédé d'une maladie organique et non d'une maladie mentale. Un des médecins était persuadé que la forme de la syphilis qui l'avait tué était de forme endémique, c'est à dire non transmise lors d'un rapport sexuel mais bien à cause des piètres conditions d"hygiène dans lesquelles il avait travaillé au Mexique. Et la majorité des cas de syphilis au Mexique dans la période de 1880 à 1910, était bien de type endémique.
Della, Gladys et Marion ont toujours été, malgré tout, intimement convaincus que Otis Elmer avait été emporté par la folie. C'est pourquoi plus tard, Marilyn comme sa mère Gladys avant elle, vécurent dans la terreur d'une prédisposition familiale à la maladie mentale.

>> sources:
livre "Marilyn Monroe" -L'encyclopédie- d'Adam Victor
courte bio sur Geni  
documents sur le forum
Everlasting Star 
sa tombe sur findagrave.com

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19 août 2012

T comme Theisen

Earl Theisen
(1903-1973)

photographe américain

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Earl Theisen est né à Denver en 1903 et grandit à Chicago puis à Los Angeles. Il entre dans l'industrie cinématographique en 1922 en travaillant pour la compagnie 'Alexander Film'. Puis il quitte la société pour rejoindre la 'Consolidated Film Company'. En 1931, il commence des recherches sur le début de l'histoire du cinéma et collectionne des objets (des documents papiers: correspondances, dossiers et photographies, ainsi que du matériel sur le cinéma des années 1773-1935) sous l'auspice du musée de Los Angeles et de la société d'ingénieur de films. Il devient ensuite l'éditeur associé de "International Photographer", donne des cours à l'université de la Californie du sud, et devient le représentant de la côté ouest pour le syndicat de 'Register Tribune' et un photographe pour le magazine "Look."

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 Ernest Hemingway ; Rita Hayworth ; Ingrid Bergman  

Earl Theisen était un spécialiste de la photo de pin-ups. Il était réputé pour sa gentillesse et les stars l'adoraient (on raconte qu'il allait chasser l'ours avec Gary Cooper et qu'il voyageait en Afrique avec Hemingway). Parmi les sujets célèbres qu'il photographia figurent Walt Disney, Ernest Hemingway, Vera Miles, Gary Cooper, Elizabeth Taylor, Rita Hayworth, Jennifer Jones, Orson Welles, Ingrid Bergman, Marlene Dietrich, Judy Garland, Joan Crawford, Cecil B. DeMille etc...

 >> Marilyn par Theisen <<
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Earl Theisen a photographié Marilyn de 1947 à 1953. Il a donc été l'un des témoins directs de la carrière de la jeune célébrité, accèdant au statut de star et de sa transformation en Marilyn Monroe.
Les premiers clichés qu'il prit d'elle datent de 1947, où Norma Jean pose dans une prairie. Puis en 1951, le photographe fait plusieurs sessions dans les studios de la Fox: tantôt en intéreur où elle pose en maillot de bain doré, en tee-shirt et mini short, ou encore prenant la pose de Jean Harlow ou des portraits visages pour le magazine Quick; tantôt en extérieur en maillot de bain deux pièces et en maillot doré. Toujours en 1951, il la photographie à l'école Van Nuys où Marilyn suivait des cours.
En février 1952, il est présent lors d'une séance de photos promotionnelles pour le film We're not married, et photographie Marilyn entre les prises de vues. Mais la séance la plus célèbre de Theisen, prise aussi en février 1952, est celle où Marilyn est vêtue d'un sac de pommes de terre. Lors de cette même séance, il la photographie aussi vêtue d'un simple tee-shirt et d'une culotte.
Le 3 août 1952, Theisen fait parti de la multitude de photographes présents à la Ray Anthony Party dont Marilyn est l'invitée d'honneur. Le 8 novembre 1952, il la photographie dans les loges de la Fox, pendant que Marilyn prépare son rôle pour le film Niagara.
Enfin le 17 avril 1953, il la photographie sur le tournage de How to marry a millionaire (dans les loges et des photos officielles de la campagne publicitaire du film, avec Lauren Bacall et Betty Grable). L'une de ses photos fera la couverture du premier numéro du magazine Look le 30 juin 1953.
En 1956, il la croise à la cérémonie du magazine Look ('The Look Magazine Awards')

> Marilyn et Earl Theisen:
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>> Voir les photos de Marilyn par Earl Theisen

Commentaire de Earl Theisen sur Marilyn Monroe:
"Photographier Marilyn, c'était comme regarder une fleur éclore ; dès que l'objectif était tourné dans sa direction, elle s'ouvrait
".  

>> sources web:
Biographie sur  collections.oscars.org  
Photos sur  Getty Images
 

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27 février 2012

T comme Téléphone

Téléphone

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Marilyn gardait secret son numéro de téléphone et elle ne le communiquait qu'à ses plus proches amis. Il lui arrivait même de tourner le combiné face au mur, pour ne pas que d'éventuels visiteurs puissent lire son numéro affiché sur le cadran. A une période de sa vie, elle avait même inscrit un faux numéro sur le cadran de son combiné, qui n'était pas un numéro inventé; en effet, si quelqu'un notait ce numéro et appelait, il aurait eu au bout du fil la morgue de Los Angeles !

Toute sa vie, Marilyn passa des heures à téléphoner, elle avait même déclaré au journaliste W.J. Weatherby: "Savez-vous de qui j'ai toujours dépendu le plus ? Pas d'inconnus, ni de mes amis, mais du téléphone! Il est mon meilleur allié. J'écris rarement des lettres mais j'adore appeler mes amis, surtout tard le soir, quand je n'arrive pas à dormir.

Le numéro de téléphone de Norma Jeane était le: AR 2-2478
Le numéro de téléphone de Marilyn en 1962 était le: 472-4830
Son numéro de téléphone privé en 1962 était le: 476-1890


4/08/1962
Les dernières personnes à avoir téléphoné à Marilyn

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Ils sont nombreux ceux et celles qui déclarent avoir été les derniers interlocuteurs de Marilyn Monroe, le jour de sa tragique disparition, le 4 août 1962. Le Docteur Ralph Greenson, le psychiatre de Marilyn, a d'ailleurs rapporté qu'il l'avait retrouvé morte dans son lit, le combiné de téléphone à la main! On raconte aussi que tous les relevés téléphoniques de cette journée ont totalement disparu des fichiers d'enregistrements, ce qui appuie la thèse du complot autour de sa disparition qui demeure encore aujourd'hui mystérieuse.
Elle reçu des coups de fils, et en passa elle-même beaucoup, lors de sa dernière journée du samedi 4 août 1962 dans sa maison de Brentwood à Los Angeles. Bien qu'il reste difficile à savoir précisément à combien de personnes elle a parlé ce jour là via le combiné, tous ceux qui l'ont eu au téléphone ou l'ont vu la dernière semaine de sa vie, s'accordent à déclarer qu'elle était pleine de vie et resplendissante. Marilyn avait deux téléphones: un rose pour les contact courants, et un blanc, dont le numéro était réservé aux personnes qui lui étaient les plus proches. Les deux combinés avaient des fils très longs, afin de permettre à Marilyn de déambuler dans la maison avec les appareils, tout en discutant. Voici tous les noms des personnes qui ont déclaré avoir discuté avec Marilyn durant la dernière journée de sa vie, le 4 août 1962:

jeanne_carmenJeanne Carmen,
une ancienne pinup et actrice de second plan,
déclare avoir été réveillée à l'aube dans son appartement de Doheny, par le téléphone. A moitié endormie, elle écouta les angoisses de Marilyn: "Elle me raconta qu'une femme l'avait appelée toute la nuit, la harcelant et la traitant de tous les noms, avant de raccrocher. Marilyn m'assura que la voix lui était familière, sans qu'elle parvienne à mettre un nom dessus." Cette mystérieuse femme aurait ordonné à Marilyn de "laisser Bobby [Kennedy] tranquille" en l'insultant de "traînée". Les appels auraient duré ainsi jusque 5h30 du matin. Carmen ajoute que Marilyn lui demanda de venir chez elle, d'apporter des somnifères, et qu'ensemble, elles boiront du bon vin. Mais Carmen qui avait un emploi du temps chargé, expliqua que ça lui était impossible. Elles convinrent de se rappeler plus tard dans la journée. C'était l'anniversaire de Jeanne et lorsqu'elle alla chercher son courrier, elle trouva une carte que Marilyn lui avait envoyé.
Marilyn aurait rappelé Jeanne Carmen plus tard dans la journée et dans la soirée (dont un appel à 22 heures) pour insister qu'elle vienne chez elle lui apporter des cachets, mais aussi pour lui faire part de sa crainte concernant les appels téléphoniques anonymes reçus la veille, mais Jeanne aurait à nouveau décliné à cause de ses rendez-vous. Un peu après leur conversation de 22h, le téléphone de Carmen sonna à nouveau, mais elle ne décrocha pas.
Source : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
N.B: Les propos de Jeanne Carmen sont suspicieux pour de nombreux fans. Elle a toujours affirmé avoir été une amie très proche de Marilyn, et ce, pendant de nombreuses années. Le problème est qu'il n'existe aucune preuve de leur amitié: aucun témoignage de proches de Marilyn, aucun documents papiers tels que mots ou lettres, ni aucune photographie les représentant ensemble.

isadore_millerIsadore Miller,
le père du dernier et troisième époux de Marilyn, Arthur Miller,
aurait appelé au cours de la matinée. Il ne parvint cependant pas à parler à Marilyn: elle était en effet occupée à sa toilette mais elle lui fit rapporter qu'elle le rappellerait plus tard, ce qu'elle ne fit poutant pas. Isadore Miller trouva curieux le fait qu'elle ne le rappela pas, car Marilyn était très proche et dévouée à son ex beau-père; elle avait pour habitude de suspendre toute activité afin de s'entretenir avec lui.
Source : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.

Ralph_RobertsRalph Roberts,
masseur et ami de Marilyn,
affirme que Marilyn l'appela au cours de la matinée pour lui demander un service: elle voulait que Ralph lui trouve le disque d'un chanteur qu'elle aimerait aider. Elle proposa ensuite à Ralph de dîner chez elle le soir (une simple grillade dans le patio); ils convinrent d'en reparler plus tard dans la journée car Marilyn devait confirmer s'il elle serait libre ou non pour la soirée. Il rappela donc Marilyn à 18h30 pour savoir s'il devait venir ou non dîner. Mais c'est Ralph Greenson qui lui répondit que Marilyn était sortie (faire un tour à plage avec Mrs Murray). Puis Ralph Roberts raconte que le lendemain, en écoutant son répondeur téléphonique, il reçut deux messages d'une voix bredouillante, qui raccrocha, l'appel se situant entre 21h30 et 22h. Il pense qu'il s'agit de Marilyn car seules deux personnes possédaient son numéro, Ralph Roberts venant d'emménager.
Source : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.  

sidney_skolskySidney Skolsky,
journaliste et ami proche de Marilyn,
avait l'habitude de téléphoner à Marilyn chaque week-end. Ce samedi matin, il raconte que les confidences que Marilyn lui a faite sur la famille Kennedy était quelque peu alarmante. Il demanda à sa fille Steffi de prendre l'écouteur afin qu'elle serve de témoin. Marilyn lui fit part de ses projets pour sa soirée: "Je descendrai peut-être jusqu'à la plage. Tout le monde y sera." Steffi se souvient que Marilyn devait voir l'un des frères Kennedy (apparemment Robert Kennedy) chez les Lawford; Marilyn aurait était jalouse de son attachée de presse Pat Newcomb, qui avait 12 ans de moins qu'elle, elle aurait ajouté "Pat est jalouse de moi" en faisant allusion à sa relation avec Kennedy.
Sources : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe.

lena_pepitoneLena Pepitone,
employé de maison de Marilyn à New York,

affirme que Marilyn lui téléphona plusieurs fois de Californie dans la premiere semaine d'août, et elle lui aurait confié d'une part, qu'elle attendait son amant José Bolanos avec une certaine anxiété car elle redoutait de lui dire qu'elle préférait réfléchir avant de prendre une décision. D'autre part, Marilyn aurait été aussi anxieuse vis à vis des studios, faisant part à Pepitone de sa peur d'être à nouveau renvoyée par la  20th Century Fox, ce à quoi Pepitone lui aurait répondu :"Je la gronde d'imaginer des choses pareilles et elle reconnait qu'elle est stupide. En dehors de cela, tout semble aller pour le mieux".
Le samedi 4 août, Pepitone aurait reçu un appel de Marilyn dans l'après-midi pour s'assurer que son employée était à jour dans ses tâches et de lui demander si elle était allée à son appartement new-yorkais, si elle a renvoyé le courrier, si tout est bien rangé et en ordre, si sa garde robe est prête et en parfait état, pour le cas où elle reviendrait sans prevenir, si il y a du champagne etc... Pepitone rapporte que Marilyn avait pleins de projets en tête, dont celui d'organiser une "lasagnes-partie" pour une quarantaine de personnes, en l'honneur de José Bolanos, le jour de la fête du travail à New York. Marilyn y aurait prévu d'y convier ses amis new-yorkais et aurait ainsi demander à Pepitone de rendre l'appartement rutilant: "Je voudrais que José le trouve à son goût ; quant à toi, je suis sûre qu'il t'aimera!". Elle ajoute que Marilyn était en pleine forme, qu'elle prévoyait du repos en vue de la reprise du tournage de "Something's got to give"; elle aurait terminé la conversation par: "Donne un gros, gros baiser a Joey et Johnny (les enfants de Pepitone) de la part de Marilyn, et dis leur bien que je n'oublie pas Disneyland... A très bientôt!".

Marilyn Monroe secrète, de Lena Pepitone

joe_dimaggio_jrJoe DiMaggio Jr,
le fils de son second mari Joe DiMaggio,
tente de joindre Marilyn par téléphone (par PVC de son camp d'entraînement à Pendleton en Californie où il est engagé dans les Marines) à deux reprises dans la journée; à chaque fois, c'est Eunice Murray qui lui répond que Marilyn est sortie.
Il parvient enfin à l'avoir au bout du film, après le départ de Greenson (vers 19h20). Ils parlent ensemble une vingtaine de minutes. Joe Jr fit part à Marilyn qu'il venait de rompre avec sa fiancée, ce qui réjouissa Marilyn qui n'appréciait pas la petite amie de Joe Jr.
Sources : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
Le journal Daily News du 8 août 1962 

ralph_greensonLe Docteur Ralph Greenson,
le psychiatre de Marilyn,
aurait reçu à son domicile un coup de fil de Marilyn vers 16h30: "Elle semblait assez déprimée et sous l'emprise d'une drogue. Je me rendis chez elle."
Marilyn était énervée contre Pat Newcomb, son attachée de presse qui avait passée la nuit chez Marilyn et qui avait dormi plus de 15 heures d'affilées tandis que Marilyn avait passé une nuit d'insomnies. Greenson va rester plus de 2 heures chez Marilyn, jusqu'à temps qu'elle se soit calmer et repart à 19h15.
Arrivé chez lui, pendant qu'il se prépare pour sortir dîner, Marilyn l'appelle à 19h40 pour lui rapporter sa conversation avec Joe Jr. Son ton était enjoué et Greenson lui conseille de passer une bonne nuit de sommeil et de le rappeler le lendemain matin. Marilyn lui aurait demandé s'il avait son flacon de Nembutal, qu'elle cherchait partout. Pensant qu'elle n'avait pas de somnifères à sa disposition, Greenson n'était pas inquiet. Puis à 3 heures du matin, Eunice Murray appelle chez Greenson pour faire part de son inquiétude car la lumière de la chambre de Marilyn est restée allumée et elle ne répond pas. Eunice alla voir à l'extérieur de la maison et constata par la fenêtre que Marilyn était immobile sur son lit.
Source : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.

Henri Rosenfeld,
riche ami new-yorkais de Marilyn,
aurait téléphoné à Marilyn entre 20 et 21 heures (heure californienne). Elle répondit elle-même. Ils parlèrent d'une soirée théâtrale qui se déroulerait en septembre. Elle semblait groggy mais selon Rosenfeld, cet état n'était pas inhabituel chez Marilyn.
Sources: Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers. 
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe. 

peter_lawfordPeter Lawford,
ami de Marilyn, marié à Patrica Kennedy (soeur de JFK et RKF),

aurait reçu la visite de Marilyn, accompagné de sa gouvernante et infirmière Eunice Murray, dans l'après-midi. Ils se seraient promenés sur la plage. Il invita Marilyn à venir passer la soirée pour un dîner entre amis. Marilyn aurait refusé, mais il l'appela peu avant 20 heures pour tenter de la convaincre de les rejoindre. Il raconta alors que Marilyn semblait comme droguée et aurait conclu leur conversation par "Dit au revoir à Pat... Dit au revoir au Président". Il s'inquiéta de son état et appela son agent Milton Ebbins, pour qu'il contacte l'avocat de Marilyn, Milton Rubbin, afin que l'un d'eux s'informe de visu chez Marilyn. Lawford ne voulait pas se rendre personnellement chez Marilyn, afin d'éviter un scandale, car il pressentait que quelque chose n'allait pas.
Source
: Marilyn Monroe, de Donald Spoto. 
 

milton_rudinMilton Rudin,
avocat de Marilyn en 1962,

déclare lors de son interrogatoire de police (mené par le lieutenant Amstrong le 6 août) que son secrétaire a reçu un appel à 20h25 de Milton Ebbins qui lui priait de le rappeler. Le message lui fut transmis à 20h30 et Rudin rappela Ebbins à 20h45, qui lui demanda d'appeler chez Marilyn afin de s'assurer qu'elle aille bien, ou le cas échéant, de contacter le médecin de Marilyn. Vers 21 heures, Rudin appelle donc chez Marilyn et c'est Eunice Murray qui lui répond, lui assurant que Marilyn se porte bien. Murray va d'ailleurs confimer l'appel de Rudin, mais soutient qu'il ne fit aucune allusion aux paroles tragiques par lesquelles Marilyn aurait conclu sa dernière conversation téléphonique avec Lawford. Pensant que Marilyn était simplement déprimé, comme elle l'avait déjà été par le passé, Rudin ne pensa pas que quelque chose de plus grave aurait pu se produire.
Sources: Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers. 
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe.
Marilyn Monroe: A Case for Murder  de Jay Margolis.

sidney_guilaroffSidney Guilaroff,
l'un des coiffeurs de Marilyn,
aurait reçu chez lui deux appels téléphoniques de Marilyn:
Dans le premier, en fin d'après-midi, Marilyn était boulevsersée, en larmes et presque hystérique. Elle rapporte à Guilaroff que Bobby Kennedy était venu chez elle avec Lawford, et qu'il l'avait menacée avant qu'une violente dispute n'éclate: "Bobby Kennedy est venu ici et il m'a menacée, il a crié après moi et m'a bousculée !" Bobby lui avait dit: "Si tu me menaces, Marilyn, on ne manque pas de moyens de te faire taire." Guilaroff était un peu abasourdi par ces propos, car il n'était pas au courant des liens entre Marilyn et les Kennedy. "Elle avait peur. Elle était terrifiée. J'ai tenté de la calmer." dira bien plus tard Guilaroff. 
Dans le second, vers 21h30, Marilyn était calme, mais à la voix appeurée; elle lui aurait dit qu'elle "était très déprimée". Pour Guilaroff, habitué aux caprices des stars et aux manières insolites de Marilyn, il n'y avait rien d'affolant. "Je lui ai dit que nous pourrions en reparler le lendemain matin à l'Holiday Inn. Jamais je n'aurais pu imaginer que plus jamais nous ne parlerions ensemble." Elle aurait confié à Guilarrof qu'elle "savait des tas de secrets dangeureux" avant de raccrocher.
Sources
: Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers. (Guilaroff refusa de s'exprimer auprès de Summers).
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe. 

jose_bolanosJosé Bolanos,
l'amant mexicain de Marilyn,
a téléphoné à Marilyn entre 21h30 et 22h00, depuis le Ships Restaurant, situé non loin du domicile de Marilyn. Il racontera qu'elle lui aurait dit "quelque chose de choquant" et qu'elle coupa court à la conversation, en posant le combiné sans raccrocher, mais il a cependant toujours refusé de livrer de plus amples détails sur le contenu exact de leur dernière discussion. Il affirmera simplement que "Marilyn m'a dit quelque chose qui, un jour, sera un choc pour le monde entier."
Sources : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe.
Le journal Daily News du 8 août 1962


Les photos de Marilyn au téléphone, cliquez sur la bannière: 

album Marilyn téléphone

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