27 février 2012

T comme Téléphone

Téléphone

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Marilyn gardait secret son numéro de téléphone et elle ne le communiquait qu'à ses plus proches amis. Il lui arrivait même de tourner le combiné face au mur, pour ne pas que d'éventuels visiteurs puissent lire son numéro affiché sur le cadran. A une période de sa vie, elle avait même inscrit un faux numéro sur le cadran de son combiné, qui n'était pas un numéro inventé; en effet, si quelqu'un notait ce numéro et appelait, il aurait eu au bout du fil la morgue de Los Angeles !

Toute sa vie, Marilyn passa des heures à téléphoner, elle avait même déclaré au journaliste W.J. Weatherby: "Savez-vous de qui j'ai toujours dépendu le plus ? Pas d'inconnus, ni de mes amis, mais du téléphone! Il est mon meilleur allié. J'écris rarement des lettres mais j'adore appeler mes amis, surtout tard le soir, quand je n'arrive pas à dormir.

Le numéro de téléphone de Norma Jeane était le: AR 2-2478
Le numéro de téléphone de Marilyn en 1962 était le: 472-4830
Son numéro de téléphone privé en 1962 était le: 476-1890


4/08/1962
Les dernières personnes à avoir téléphoné à Marilyn

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Ils sont nombreux ceux et celles qui déclarent avoir été les derniers interlocuteurs de Marilyn Monroe, le jour de sa tragique disparition, le 4 août 1962. Le Docteur Ralph Greenson, le psychiatre de Marilyn, a d'ailleurs rapporté qu'il l'avait retrouvé morte dans son lit, le combiné de téléphone à la main! On raconte aussi que tous les relevés téléphoniques de cette journée ont totalement disparu des fichiers d'enregistrements, ce qui appuie la thèse du complot autour de sa disparition qui demeure encore aujourd'hui mystérieuse.
Elle reçu des coups de fils, et en passa elle-même beaucoup, lors de sa dernière journée du samedi 4 août 1962 dans sa maison de Brentwood à Los Angeles. Bien qu'il reste difficile à savoir précisément à combien de personnes elle a parlé ce jour là via le combiné, tous ceux qui l'ont eu au téléphone ou l'ont vu la dernière semaine de sa vie, s'accordent à déclarer qu'elle était pleine de vie et resplendissante. Marilyn avait deux téléphones: un rose pour les contact courants, et un blanc, dont le numéro était réservé aux personnes qui lui étaient les plus proches. Les deux combinés avaient des fils très longs, afin de permettre à Marilyn de déambuler dans la maison avec les appareils, tout en discutant. Voici tous les noms des personnes qui ont déclaré avoir discuté avec Marilyn durant la dernière journée de sa vie, le 4 août 1962:

jeanne_carmenJeanne Carmen,
une ancienne pinup et actrice de second plan,
déclare avoir été réveillée à l'aube dans son appartement de Doheny, par le téléphone. A moitié endormie, elle écouta les angoisses de Marilyn: "Elle me raconta qu'une femme l'avait appelée toute la nuit, la harcelant et la traitant de tous les noms, avant de raccrocher. Marilyn m'assura que la voix lui était familière, sans qu'elle parvienne à mettre un nom dessus." Cette mystérieuse femme aurait ordonné à Marilyn de "laisser Bobby [Kennedy] tranquille" en l'insultant de "traînée". Les appels auraient duré ainsi jusque 5h30 du matin. Carmen ajoute que Marilyn lui demanda de venir chez elle, d'apporter des somnifères, et qu'ensemble, elles boiront du bon vin. Mais Carmen qui avait un emploi du temps chargé, expliqua que ça lui était impossible. Elles convinrent de se rappeler plus tard dans la journée. C'était l'anniversaire de Jeanne et lorsqu'elle alla chercher son courrier, elle trouva une carte que Marilyn lui avait envoyé.
Marilyn aurait rappelé Jeanne Carmen plus tard dans la journée et dans la soirée (dont un appel à 22 heures) pour insister qu'elle vienne chez elle lui apporter des cachets, mais aussi pour lui faire part de sa crainte concernant les appels téléphoniques anonymes reçus la veille, mais Jeanne aurait à nouveau décliné à cause de ses rendez-vous. Un peu après leur conversation de 22h, le téléphone de Carmen sonna à nouveau, mais elle ne décrocha pas.
Source : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
N.B: Les propos de Jeanne Carmen sont suspicieux pour de nombreux fans. Elle a toujours affirmé avoir été une amie très proche de Marilyn, et ce, pendant de nombreuses années. Le problème est qu'il n'existe aucune preuve de leur amitié: aucun témoignage de proches de Marilyn, aucun documents papiers tels que mots ou lettres, ni aucune photographie les représentant ensemble.

isadore_millerIsadore Miller,
le père du dernier et troisième époux de Marilyn, Arthur Miller,
aurait appelé au cours de la matinée. Il ne parvint cependant pas à parler à Marilyn: elle était en effet occupée à sa toilette mais elle lui fit rapporter qu'elle le rappellerait plus tard, ce qu'elle ne fit poutant pas. Isadore Miller trouva curieux le fait qu'elle ne le rappela pas, car Marilyn était très proche et dévouée à son ex beau-père; elle avait pour habitude de suspendre toute activité afin de s'entretenir avec lui.
Source : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.

Ralph_RobertsRalph Roberts,
masseur et ami de Marilyn,
affirme que Marilyn l'appela au cours de la matinée pour lui demander un service: elle voulait que Ralph lui trouve le disque d'un chanteur qu'elle aimerait aider. Elle proposa ensuite à Ralph de dîner chez elle le soir (une simple grillade dans le patio); ils convinrent d'en reparler plus tard dans la journée car Marilyn devait confirmer s'il elle serait libre ou non pour la soirée. Il rappela donc Marilyn à 18h30 pour savoir s'il devait venir ou non dîner. Mais c'est Ralph Greenson qui lui répondit que Marilyn était sortie (faire un tour à plage avec Mrs Murray). Puis Ralph Roberts raconte que le lendemain, en écoutant son répondeur téléphonique, il reçut deux messages d'une voix bredouillante, qui raccrocha, l'appel se situant entre 21h30 et 22h. Il pense qu'il s'agit de Marilyn car seules deux personnes possédaient son numéro, Ralph Roberts venant d'emménager.
Source : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.  

sidney_skolskySidney Skolsky,
journaliste et ami proche de Marilyn,
avait l'habitude de téléphoner à Marilyn chaque week-end. Ce samedi matin, il raconte que les confidences que Marilyn lui a faite sur la famille Kennedy était quelque peu alarmante. Il demanda à sa fille Steffi de prendre l'écouteur afin qu'elle serve de témoin. Marilyn lui fit part de ses projets pour sa soirée: "Je descendrai peut-être jusqu'à la plage. Tout le monde y sera." Steffi se souvient que Marilyn devait voir l'un des frères Kennedy (apparemment Robert Kennedy) chez les Lawford; Marilyn aurait était jalouse de son attachée de presse Pat Newcomb, qui avait 12 ans de moins qu'elle, elle aurait ajouté "Pat est jalouse de moi" en faisant allusion à sa relation avec Kennedy.
Sources : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe.

lena_pepitoneLena Pepitone,
employé de maison de Marilyn à New York,

affirme que Marilyn lui téléphona plusieurs fois de Californie dans la premiere semaine d'août, et elle lui aurait confié d'une part, qu'elle attendait son amant José Bolanos avec une certaine anxiété car elle redoutait de lui dire qu'elle préférait réfléchir avant de prendre une décision. D'autre part, Marilyn aurait été aussi anxieuse vis à vis des studios, faisant part à Pepitone de sa peur d'être à nouveau renvoyée par la  20th Century Fox, ce à quoi Pepitone lui aurait répondu :"Je la gronde d'imaginer des choses pareilles et elle reconnait qu'elle est stupide. En dehors de cela, tout semble aller pour le mieux".
Le samedi 4 août, Pepitone aurait reçu un appel de Marilyn dans l'après-midi pour s'assurer que son employée était à jour dans ses tâches et de lui demander si elle était allée à son appartement new-yorkais, si elle a renvoyé le courrier, si tout est bien rangé et en ordre, si sa garde robe est prête et en parfait état, pour le cas où elle reviendrait sans prevenir, si il y a du champagne etc... Pepitone rapporte que Marilyn avait pleins de projets en tête, dont celui d'organiser une "lasagnes-partie" pour une quarantaine de personnes, en l'honneur de José Bolanos, le jour de la fête du travail à New York. Marilyn y aurait prévu d'y convier ses amis new-yorkais et aurait ainsi demander à Pepitone de rendre l'appartement rutilant: "Je voudrais que José le trouve à son goût ; quant à toi, je suis sûre qu'il t'aimera!". Elle ajoute que Marilyn était en pleine forme, qu'elle prévoyait du repos en vue de la reprise du tournage de "Something's got to give"; elle aurait terminé la conversation par: "Donne un gros, gros baiser a Joey et Johnny (les enfants de Pepitone) de la part de Marilyn, et dis leur bien que je n'oublie pas Disneyland... A très bientôt!".

Marilyn Monroe secrète, de Lena Pepitone

joe_dimaggio_jrJoe DiMaggio Jr,
le fils de son second mari Joe DiMaggio,
tente de joindre Marilyn par téléphone (par PVC de son camp d'entraînement à Pendleton en Californie où il est engagé dans les Marines) à deux reprises dans la journée; à chaque fois, c'est Eunice Murray qui lui répond que Marilyn est sortie.
Il parvient enfin à l'avoir au bout du film, après le départ de Greenson (vers 19h20). Ils parlent ensemble une vingtaine de minutes. Joe Jr fit part à Marilyn qu'il venait de rompre avec sa fiancée, ce qui réjouissa Marilyn qui n'appréciait pas la petite amie de Joe Jr.
Sources : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
Le journal Daily News du 8 août 1962 

ralph_greensonLe Docteur Ralph Greenson,
le psychiatre de Marilyn,
aurait reçu à son domicile un coup de fil de Marilyn vers 16h30: "Elle semblait assez déprimée et sous l'emprise d'une drogue. Je me rendis chez elle."
Marilyn était énervée contre Pat Newcomb, son attachée de presse qui avait passée la nuit chez Marilyn et qui avait dormi plus de 15 heures d'affilées tandis que Marilyn avait passé une nuit d'insomnies. Greenson va rester plus de 2 heures chez Marilyn, jusqu'à temps qu'elle se soit calmer et repart à 19h15.
Arrivé chez lui, pendant qu'il se prépare pour sortir dîner, Marilyn l'appelle à 19h40 pour lui rapporter sa conversation avec Joe Jr. Son ton était enjoué et Greenson lui conseille de passer une bonne nuit de sommeil et de le rappeler le lendemain matin. Marilyn lui aurait demandé s'il avait son flacon de Nembutal, qu'elle cherchait partout. Pensant qu'elle n'avait pas de somnifères à sa disposition, Greenson n'était pas inquiet. Puis à 3 heures du matin, Eunice Murray appelle chez Greenson pour faire part de son inquiétude car la lumière de la chambre de Marilyn est restée allumée et elle ne répond pas. Eunice alla voir à l'extérieur de la maison et constata par la fenêtre que Marilyn était immobile sur son lit.
Source : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.

Henri Rosenfeld,
riche ami new-yorkais de Marilyn,
aurait téléphoné à Marilyn entre 20 et 21 heures (heure californienne). Elle répondit elle-même. Ils parlèrent d'une soirée théâtrale qui se déroulerait en septembre. Elle semblait groggy mais selon Rosenfeld, cet état n'était pas inhabituel chez Marilyn.
Sources: Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers. 
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe. 

peter_lawfordPeter Lawford,
ami de Marilyn, marié à Patrica Kennedy (soeur de JFK et RKF),

aurait reçu la visite de Marilyn, accompagné de sa gouvernante et infirmière Eunice Murray, dans l'après-midi. Ils se seraient promenés sur la plage. Il invita Marilyn à venir passer la soirée pour un dîner entre amis. Marilyn aurait refusé, mais il l'appela peu avant 20 heures pour tenter de la convaincre de les rejoindre. Il raconta alors que Marilyn semblait comme droguée et aurait conclu leur conversation par "Dit au revoir à Pat... Dit au revoir au Président". Il s'inquiéta de son état et appela son agent Milton Ebbins, pour qu'il contacte l'avocat de Marilyn, Milton Rubbin, afin que l'un d'eux s'informe de visu chez Marilyn. Lawford ne voulait pas se rendre personnellement chez Marilyn, afin d'éviter un scandale, car il pressentait que quelque chose n'allait pas.
Source
: Marilyn Monroe, de Donald Spoto. 
 

milton_rudinMilton Rudin,
avocat de Marilyn en 1962,

déclare lors de son interrogatoire de police (mené par le lieutenant Amstrong le 6 août) que son secrétaire a reçu un appel à 20h25 de Milton Ebbins qui lui priait de le rappeler. Le message lui fut transmis à 20h30 et Rudin rappela Ebbins à 20h45, qui lui demanda d'appeler chez Marilyn afin de s'assurer qu'elle aille bien, ou le cas échéant, de contacter le médecin de Marilyn. Vers 21 heures, Rudin appelle donc chez Marilyn et c'est Eunice Murray qui lui répond, lui assurant que Marilyn se porte bien. Murray va d'ailleurs confimer l'appel de Rudin, mais soutient qu'il ne fit aucune allusion aux paroles tragiques par lesquelles Marilyn aurait conclu sa dernière conversation téléphonique avec Lawford. Pensant que Marilyn était simplement déprimé, comme elle l'avait déjà été par le passé, Rudin ne pensa pas que quelque chose de plus grave aurait pu se produire.
Sources: Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers. 
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe.
Marilyn Monroe: A Case for Murder  de Jay Margolis.

sidney_guilaroffSidney Guilaroff,
l'un des coiffeurs de Marilyn,
aurait reçu chez lui deux appels téléphoniques de Marilyn:
Dans le premier, en fin d'après-midi, Marilyn était boulevsersée, en larmes et presque hystérique. Elle rapporte à Guilaroff que Bobby Kennedy était venu chez elle avec Lawford, et qu'il l'avait menacée avant qu'une violente dispute n'éclate: "Bobby Kennedy est venu ici et il m'a menacée, il a crié après moi et m'a bousculée !" Bobby lui avait dit: "Si tu me menaces, Marilyn, on ne manque pas de moyens de te faire taire." Guilaroff était un peu abasourdi par ces propos, car il n'était pas au courant des liens entre Marilyn et les Kennedy. "Elle avait peur. Elle était terrifiée. J'ai tenté de la calmer." dira bien plus tard Guilaroff. 
Dans le second, vers 21h30, Marilyn était calme, mais à la voix appeurée; elle lui aurait dit qu'elle "était très déprimée". Pour Guilaroff, habitué aux caprices des stars et aux manières insolites de Marilyn, il n'y avait rien d'affolant. "Je lui ai dit que nous pourrions en reparler le lendemain matin à l'Holiday Inn. Jamais je n'aurais pu imaginer que plus jamais nous ne parlerions ensemble." Elle aurait confié à Guilarrof qu'elle "savait des tas de secrets dangeureux" avant de raccrocher.
Sources
: Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers. (Guilaroff refusa de s'exprimer auprès de Summers).
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe. 

jose_bolanosJosé Bolanos,
l'amant mexicain de Marilyn,
a téléphoné à Marilyn entre 21h30 et 22h00, depuis le Ships Restaurant, situé non loin du domicile de Marilyn. Il racontera qu'elle lui aurait dit "quelque chose de choquant" et qu'elle coupa court à la conversation, en posant le combiné sans raccrocher, mais il a cependant toujours refusé de livrer de plus amples détails sur le contenu exact de leur dernière discussion. Il affirmera simplement que "Marilyn m'a dit quelque chose qui, un jour, sera un choc pour le monde entier."
Sources : Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
Enquête sur un assassinat, de Don Wolfe.
Le journal Daily News du 8 août 1962


Les photos de Marilyn au téléphone, cliquez sur la bannière: 

album Marilyn téléphone

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19 février 2012

H comme Hunt

 Helen Hunt
(dates ?)

coiffeuse

D'origine britannique, Helen Hunt était la coiffeuse styliste en chef des studios de la Columbia. Elle travaillera pour le cinéma pendant plus de 30 ans: de 1935 à 1967. Elle était surtout la coiffeuse attitrée de l'actrice Rita Hayworth, depuis ses débuts au cinéma et avec qui elle était devenue amie. C'est à Helen Hunt que Rita doit sa longue chevelure rousse ondulée -comme pour Gilda en 1946- mais aussi son dégradé court et blond pour La Dame de Shangai en 1947.

helen_hunt_and_rita_1 helen_hunt_and_rita_2  

Rita avait tellement confiance en sa coiffeuse, qu'elle ne vérifiait même pas le résultat de sa coiffure dans un miroir, après que Helen Hunt avait terminé son 'travail'; elle déclarait naturellement "It looks great !".


>> Marilyn et Helen Hunt <<
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Helen Hunt s'occupa de la chevelure de Marilyn dès 1946, au salon de Frank and Joseph; puis en 1948 pour le film Ladies of the Chorus et pour les photographies de Riders of the Whistling Pines. Marilyn arborait ainsi une longue chevelure blonde, à l'ondulation crantée, à l'image de la célèbre coiffure de Rita Hayworth.
Helen Hunt était aussi la chef de Gladys Whitten Rasmussen, qui est devenue, pour sa part, la coiffeuse attitrée de Marilyn Monroe.

> video: Helent Hunt parle de Marilyn

>> Voir les photos de Marilyn et Helen Hunt

>> sources:
Le site officiel ritahayworth.com et le site Rita The Love Goddess 
La carrière d'Helen Hunt sur 
imdb 

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20 octobre 2011

P comme Préférences

Les préférences de Marilyn

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26 avril 2011

L comme Luez

Laurette Luez
(1928 - 1999)

actrice américaine

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Laurette Luez est née sous le nom de Loretta Mary Luiz, le 19 août 1928 à Honolulu, Hawai. Elle est la deuxième des trois enfants de Frank et Francesca Luiz, des chanteurs et danseurs traditionnels de la musique hawaïenne et espagnole. Le père de Loretta était hawaïen d'origine portugaise et sa mère était australienne et fille d'un acteur. La première fois que Laurette se produisit sur scène, elle n'avait que trois ans. En juillet 1935, la famille quitte Honolulu pour s'installer à Los Angeles. Cette même année, Loretta, âgée de six ans, se produisit sur scène pour le sultan Ibrahim de Johor, qui était alors l'un des hommes les plus riches du monde.

mm_friend_laurette_luez_portrait_1A la fin des années 1930, alors qu'elle se promène sur Hollywood Boulevard, un publicitaire conseilla la jeune artiste, qui n'avait que dix ans, de changer son nom en Laurette Luez. Elle travailla alors comme mannequin pour des campagnes publicitaires. En 1944, Cecil B. DeMille voit sa photographie et la convoque pour passer le casting du film The Story of Dr. Wassell. En octobre de la même année, sa photo est publiée dans le magazine populaire Esquire. En 1945, elle signe un contrat d'une durée de cinq ans avec la Fox.
Avec ses faux airs d'Ava Gardner, elle devient, à la fin des années 1940, une mannequin célèbre, posant pour les photographes célèbres (comme Bruno Bernard) et travaillant pour de grandes marques comme le savon Lux.

mm_friend_laurette_luez_film_africantreasureA l'âge de 21 ans, en 1949, elle joue dans D.O.A. qui reste son rôle le plus célèbre. En 1950, sa popularité grimpe, partageant l'affiche avec des acteurs comme Roddy McDowell (dans Killer Shark) et Errol Flynn (dans Kim tourné en Inde). Certaines vipères d'Hollywood (comme le journaliste à potins Jimmy Fidler) ont déclaré que Luez avait certes la beauté, le charisme et l'ambition, mais qu'elle manquait cruellement d'expérience en tant qu'actrice, allant jusqu'a prendre des cours de diction après ses journées de tournage. C'est à partir de ce moment qu'on offra à Laurette que des rôles de personnages ethniques et exotiques au cinéma et à la télévision. N'obtenant que de maigres participations et n'obtenant pas le succés tant espéré, elle stoppe sa carrière cinématographique en 1965.

laurette_luez_portrait_2Durant les années 1950s, sa vie privée était plus connue que ses interprétations d'actrices. Laurette a en effet été mariée quatre fois: avec l'acteur Philip Sudano (en 1947-1948), avec qui elle a eu son premier fils, Alexander Eden. Ensuite, avec le réalisateur grec Gregg Tallas (1950: le mariage ne dura que trois mois). Puis, avec l'investisseur Ed Harrison (1951: mariage annulé en 1952, car il n'était pas divorcé de sa précédente femme!). Enfin, avec Robert Creel (1956 à 1983), avec qui elle a eu deux enfants (un garçon et une fille).
Dans les années 1990, Laurette vivait avec sa soeur Lei, et un de ses neveux à Los Angeles. Elle décède le 12 septembre 1999 à Milton, en Floride, à l'âge de 71 ans.

>> Marilyn et Laurette <<
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Laurette a croisé Marilyn à diverses reprises à la fin des années 1940s. Que ce soit pour des castings ou des tournages de film, comme sur le plateau de Sitting Pretty en 1948; ou pour poser pour des photographes, comme pour la commande faite par le magazine Life, sous l'objectif de Philippe Halsman en 1949, pour illustrer un article sur les starlettes.
Laurette Luez déclara qu'elle fut l'instigatrice du changement de nom de Norma Jeane en Marilyn Monroe; ce qui porte à croire qu'elles se connaissaient alors dès 1946. Elles se seraient rencontrées dans une classe d'art dramatique et Laurette aurait alors suggéré à Norma Jeane de changer son nom, en choisissant un prénom et un nom d'un personnage célèbre: l'une aurait opté pour le nom de Monroe, en référence au President James Monroe, et l'autre aurait choisi le prénom de Marilyn, en référence à Marilyn Miller.

>> Voir les photos de Marilyn et Laurette Luez

>> sources:
Biographie sur wikipedia et sur glamourgirlsofthesilverscreen 
Filmographie sur 
imdb  
Photos sur fanpix 

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03 avril 2011

H comme Hyde

Johnny Hyde
(1895 - 1950)

imprésario américain

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Il est né en 1895 en Russie, sous le nom de Johnny Haidabura, d'un père acrobate. Emigré et installé aux Etats-Unis en 1906, il change son nom en Johnny Hyde et va devenir l'un des agents des plus influents d'Hollywood dans les années 1940s. Parmi ses clients, ont figuré Rita Hayworth, Betty Hutton, Bob Hope, Esther Williams, Mae West, Mickey Rooney, Lana Turner. A la fin des années 1940s, il était vice-président de la William Morris Agency, l'agence la plus réputée d'Hollywood. Père de quatre garçons, il était marié depuis de nombreuses années à Mozelle Cravens Hyde.

johnny_1Il est considéré comme le véritable bienfaiteur de Marilyn Monroe et a beaucoup contribué au lancement de sa carrière. Ils se rencontrèrent fin 1948 ou début 1949. Johnny Hyde était alors âgé de 53 ans et Marilyn en avait 22. Malgré qu'il soit marié depuis 20 ans, et père de famille, il tombe littérallement fou amoureux de Marilyn et va tout quitter pour elle, se consacrant exclusivement au lancement de sa carrière. Il racheta le contrat qui la liait à Harry Lipton et devint très proche de Marilyn: son ami, son confident, son mentor, son professeur, son pygmalion. Il s'installa avec Marilyn dans une luxueuse maison de North Palm Drive à Beverly Hills qui comportait quatre boxes revêtus de cuir blanc comme dans un bar, et une piste de danse. Marilyn appelait cette demeure "mon petit Romanoff"; et Hyde l'emmenait à bon nombre de soirées hollywoodiennes. Mais Marilyn continuait à loger de temps en temps chez Natasha Lytess.

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Marilyn dans la maison de Hyde à North Palm Drive

Dans une interview à Moviland en 1951, Marilyn racontera: "J'ai été terriblement chanceuse en rencontrant un homme qui devint non seulement mon agent, mais mon plus cher ami. Lorsque la première fois, j'ai fait part de mon désir de devenir actrice à Johnny Hyde, il n'a pas souri. Il écouta attentivement et dit 'bien sûr tu peux devenir une actrice!'. Il fut la première personne qui prit mes ambitions au sérieux et rien que pour ça, ma gratitude est infinie. Bon nombre d'hommes que j'ai connu pensaient que tout ce qui me préoccupait était les vêtements et les fêtes. La vérité, c'est que j'ai n'ai jamais vraiment été une adepte des fêtes parce que j'étais trop timide au milieu d'un groupe, j'ouvrais à peine la bouche. 'Dis ce que tu penses' me disait Johnny. 'Tu es un individu à part entière, comme n'importe qui d'autre. Tu as le droit d'avoir ton opinion. Si tu ne sais pas quelquechose, dis-le donc!'"

"Ce fut Johnny aussi qui commenca à me faire lire. (...) Johnny me donna non seulement confiance en moi, mais il me montra comment occuper mon temps libre. J'avais l'habitude de traîner quand je n'avais pas de travail. Peut être j'aurais pu dormir un peu plus. Peut être je pourrais prendre un long petit déjeuner. Ou j'aurais pu téléphoner longuement pour tuer le temps. Johnny me donna le conseil d'utiliser chacun de mes moments disponibles pour m'améliorer. 'Réfléchis bien à chaque situation. Etudies!' disait-il. Soudainement, ça ne semblait plus être un effort de se lever et de plonger la tête dans le travail. Je trouvais que j'étais moins incomprise quand je prenais la parole et m'expliquais, plutôt que de fuir une communion de pensées. 'Il n'y a rien d'effrayant!' répétait Johnny. Il m'enseigna aussi la ponctualité. J'étais inconsciente de la temporalité. Les circonstances sont toujours apparues habituellement à me faire mettre en retard, maintenant, j'arrange les choses avant et c'est sympa d'être digne de confiance et connue pour être une personne qui tient parole."

johnny_2Johnny Hyde s'occupa à plein temps de Marilyn: il lui acheta une nouvelle garde-robe, lui paya de minimes opérations de chirurgie esthétique (au nez et au menton), et prit en charge ses frais de coiffure.
Début 1949, Marilyn Monroe décroche un petit rôle dans
Love Happy et part l'été de la même année à New York pour en assurer la promotion.
Beaucoup des collègues de Hyde ne croyaient pas du tout au potentiel d'actrice de Marilyn, bien qu'il la jugeait sexy et mignonne. Mais comme Hyde était estimé dans le milieu du cinéma, on accordait des castings à Marilyn. C'est ainsi qu'elle décroche un rôle dans le western musical
: A Ticket to Tomahawk , tourné dans le Colorado pendant l'automne 1949.
Souffrant du coeur, Hyde savait qu'il ne serait pas toujours là pour protéger Marilyn. Il l'appelait "baby" et la demanda plusieurs fois en mariage. Même Joseph Schenck, le co-fondateur de la Fox et ami de Hyde, tenta de persuader Marilyn d'accepter les propositions de mariage de Hyde: "Qu'est-ce que tu as à perdre?" demanda Schenck à Marilyn, lui avançant l'argument que si malheur arriverait à Hyde, elle serait à l'abri du besoin. "Moi-même", lui répondit-elle. Comme elle l'avoua à des amis, elle aimait tendrement Johnny Hyde, mais sans passion. La foi et la reconnaissance qu'il avait en elle étaient un immense cadeau mais elle ne pouvait épouser un homme marié, dont elle n'était pas amoureuse. Car elle aimait toujours à cette époque un autre homme, Fred Karger. Un week-end, elle laissa même Johnny Hyde seul à Palm Springs pour rejoindre Fred Karger à Los Angeles, à qui elle lui aurait dit: "Johnny est adorable. Je l'aime vraiment. Mais ce n'est pas le même amour qu'il a pour moi."
Après les demandes en mariage répétées de Hyde, elle lui aurait répondu: "Non Johnny, je ne suis pas amoureuse de vous... Ce ne serait pas loyal."

johnny_3Les nuits où Hyde devait travailler tard, il demandait à son ami producteur A.C. Lyles de "veiller sur son bébé". Lyles l'emmenait au restaurant ou en boîte de nuit.
En 1950, Johnny Hyde parvient à décrocher pour Marilyn une audition pour le film de John Huston
: The Asphalt Jungle . Marilyn travailla avec sa professeur de théâtre, Natasha Lytess, pour s'y préparer. Huston est ravi et il déclarera: "Elle n'a pas eu le rôle grâce à Johnny Hyde, mais parce qu'elle était sacrément bonne." Le film remporte un grand succés et fut salué par la critique.
Puis elle tourne dans d'autres films mineurs (
Right Cross , Hometown Story et The Fireball ), avant que Johnny ne harcèle le scénariste et metteur en scène Jospeh L. Mankiewicz, pour que ce dernier offre un rôle à Marilyn dans All about Eve . Les critiques remarquent Marilyn et tous la trouvent formidable à l'écran.
Le patron de la Fox, Darryl Zanuck convoqua Marilyn pour passer un bout d'essai. Il lui proposa un contrat de six mois, que Johnny Hyde négocia en son nom et qu'elle signa le 10 décembre 1950.

Mais un mois auparavant, en novembre 1950, Johnny Hyde avait été hospitalisé pour ses problèmes cardiaques au Cedars of Lebanon hospital de Los Angeles. Pendant ce temps, Marilyn retourna vivre chez Natasha Lytess qui raconte que Marilyn repoussait toujours ses visites à Johnny Hyde l'hôpital, qui était condamné, après de multiples crises cardiaques. Une nuit au début du mois de décembre 1950, Hyde téléphona: "Natasha, où est Marilyn ? J'attends... Je n'ai jamais vu de ma vie une telle cruauté, un tel égoïsme." Il décède d'une crise cardiaque le 18 décembre 1950, après une longue veillée à laquelle Marilyn était présente. On raconte que ses derniers mots prononcés étaient pour Marilyn. Son ex-femme, ses fils et son frère en voulaient beaucoup à Marilyn qui étaient celle qui avait brisé leur famille et accéléré sa fin. Ils interdirent l'accès de la maison à Marilyn, et lui reprirent vêtements et bijoux. Ils voulurent aussi l'empêcher d'assister aux funérailles mais elle s'y présenta tout de même. Marilyn était déprimée, et on raconte qu'elle devint hystérique et se jeta sur le cerceuil en criant son nom.
Plusieurs jours après la cérémonie, au Noël 1950, elle se rendit chez Natasha Lytess en laissant un mot griffoné sur l'oreiller: "Je laisse ma voiture et mon étole en fourrure à Natasha", et sur un autre billet sur la porte de la chambre: "Ne laissez pas Barbara entrer." Barbara était la fille de Natasha. Natasha comprit de suite que quelque chose de grave s'était passé: elle se précipita dans la chambre et découvrit Marilyn sans connaissance. Elle avait avalé un tube entier de pillules. Natasha retira de sa bouche une pleine poignée d'une matière verdâtre et visqueuse, qu'elle n'avait pas eu le temps d'avaler. La dépression de Marilyn va durer encore plusieurs mois, s'effondrant en larmes sur le plateau de tournage de As young as you feel (c'est grâce à Johnny qu'elle y avait obtenu un rôle) et c'est toujours avec une infinie tendresse qu'elle évoquera Johnny Hyde dans ses interviews, le pleurant encore plus de dix ans après quand elle parlait de lui.

>> Voir les photos de Marilyn et Johnny Hyde

Commentaires:

Johnny Hyde: "You're going to be a great movie star" - "Tu vas devenir une grande star de cinéma"

Marilyn Monroe: "Johnny Hyde avait plus du double de mon âge; un homme doux, gentil et brillant et depuis, je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme lui. Il avait beaucoup de charme et était chaleureux. C'est Johnny Hyde qui me conseilla de lire de bons livres et d'apprécier la bonne musique."

>> sources:
Livre Les Trésors de Marilyn Monroe de Jenna Glatzer
Livre Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers
Site  
immortalmarilyn.com     

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01 avril 2011

J comme Jasgur

Joseph Jasgur
(1919 - 2009)

photographe américain

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joseph_jasgurNé le 23 mars 1919, il restera connu pour avoir photographié la jeune Marilyn Monroe en 1946.
Il passa une grande partie de sa vie à tenter de regagner les droits de ses photos: celles de Marilyn, mais aussi celles de la cantine à Hollywood pendant la 2ème Guerre Mondiale, un endroit mondain fréquenté par les stars de l'époque.
Il photographia l'âge d'or d'Hollywood:  Lauren Bacall, Humphrey Bogart, Betty Grable, Ronald Reagan et Jane Russell ont tous été photographiés par son objectif. 

Le photographe a aussi pris de nombreux clichés de scènes de crimes, servant d'investigations pour la police. Ses photos les plus célèbres de scènes de crimes sont celles du corps dépecé et sectionné de la jeune femme surnommé "Le Dahlia noire", un meurtre abominable qui reste encore aujourd'hui irrésolu.

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Joseph Jasgur et Marilyn Monroe

Dans les années 1990, il emménage en Floride où il décédera le 21 mars 2009, à Orlando, des suites d'une longue maladie. Il allait fêter ses 90 ans.

>> Marilyn par Jasgur <<
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ph_jj_1946_n10Joseph Jasgur rencontre pour la première fois Norma Jeane le 6 mars 1946, après avoir reçu un coup de téléphone d'Emmeline Snively qui était alors la directrice de l'agence "Blue Book Model Agency" à Hollywood. Marilyn signe son contrat avec Jasgur le 18 mars (reproduction ci-dessous). Il prend ainsi plusieurs séries de clichés de la future Marilyn Monroe durant le mois de mars 1946, à Zuma Beach, une plage de Malibu. En 1990, il édite un livre regroupant plusieurs de ces clichés, intitulé "The Birth of Marilyn ", dans lequel il prétend que Marilyn avait 6 doigts de pieds à son pied gauche, ce qui reste une rumeur infondée !

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>> Une interview du photographe

>> Voir les photos de Marilyn par Joe Jasgur

>> sources web:
News du site  latimes.com  
Sur le blog article
Décès de Joseph Jasgur 

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12 mars 2011

G comme Grauman's Chinese Theatre

 Grauman's Chinese Theater
6928 Hollywood Boulevard,
Los Angeles, Californie

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Le Grauman's Chinese Theatre (traduit littéralement par le "Théâtre chinois de Grauman") est une salle de cinéma située au 6928 Hollywood Boulevard, à Los Angeles en Californie. Elle se situe également le long du très célèbre et historique trottoir Walk of Fame.

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grauman_1927_openingDébuté en janvier 1926, sous l'impulsion d'un groupe d'investisseurs mené par Sid Grauman, propriétaire du Grauman's Egyptian Theatre situé à proximité et ouvert en 1922, cette salle a ouvert le 18 mai 1927 après 18 mois de travaux. L'inauguration de la salle a lieu avec le réalisateur américain Cecil B. DeMille qui y présentait son film King of Kings (Le Roi des rois) (photo ci-contre).
Le Grauman's Chinese Theatre a été le lieu de plusieurs avant-premières, de soirées d'anniversaires et de 3 cérémonies des Oscars avant le 21ème siècle. En 2001, le Grauman's Chinese theater est intégré au centre commercial Hollywood and Highland. Ses six salles de cinéma sont gérées par le groupe Mann Theatres et le Kodak Theater, situé juste derrière, et accueille désormais chaque année la cérémonie des Oscars.
La salle, qui compte parmi les plus célèbres du monde, présente en avant-premières la plupart des grandes productions hollywoodiennes, dans des conditions de projection parfaites. Ses horaires d'ouverture vont de midi à minuit.

grauman_viewÀ l'extérieur, devant ce bâtiment, les plus grandes stars du cinéma immortalisent leur passage en laissant leurs empreintes de pieds et de mains dans le ciment, et ce, depuis les années 1920.
Il existe plusieurs versions qui seraient à l'origine de cette cette coutume hollywoodienne. L'actrice Norma Talmadage aurait accidentellement marché dans le ciment frais. Mais dans une courte interview donné le 13 septembre 1937, Sid Grauman raconte comment l'idée lui serait venue: "par pur accident. J'ai marché dans le ciment, pendant que le théâtre était en construction. Donc, j'ai demandé à Mary Pickford de faire la même chose". Quand à Jean Klossner, le chef de chantier à l'époque, raconta qu'il a "signé" son travail dans le ciment et qu'ainsi, lui et Grauman ont pensé que c'était une bonne idée à développer. Sa signature et l'empreinte de ses mains, datant de 1927, sont encore visibles aujourd'hui.
La première grande star à mettre ses empreintes est Norma Talmadge, suivie ensuite de Douglas Fairbanks, le troisième partenaire financier du théâtre.
Chaque année, trois nouvelles empreintes s'ajoutent à la collection qui compte pas moins de 200 empreintes et signatures différentes de célébrités.

>> Les stars laissent leurs empreintes
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Les empreintes les plus originales sont:
les verres de lunettes d'Harold Lloyd,
les cigares de Groucho Marx et George Burns,
les baguettes magiques des acteurs d'Harry Potter Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint,
les jambes de Betty Grable,
le poing de John Wayne,
les genoux de Al Jolson,
les lames de patins à glace de Sonja Henie,
les nez de Jimmy Durante et Bob Hope,
les pistolets des acteurs de western William S. Hart et Roy Rogers,
les sabots du cheval "Tony" de Tom Mix, ceux de "Champion" de Gene Autry, et ceux de "Trigger" de Rogers,
mais aussi les personnages de R2-D2 de Star Wars, de Donald Duck.

>> Quelques empreintes
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>> Marilyn au Grauman's <<
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C'est le 26 juin 1953 que Marilyn Monroe et Jane Russell laissent ensemble leurs empreintes de mains et de pieds, ainsi que leur signatures, servant aussi de promotion de leur film Gentlemen Prefer Blonds.

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>> Voir les photos de Marilyn au Grauman's Chinese Theatre

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>> sources web:
Site officiel  manntheatres.com  
L'histoire du théâtre sur  wikipedia.fr  
Histoire et Liste des Personnalités sur  wikipedia.org
Anecdotes sur  britannica.com sur  seeing-stars.com et  sur  historichollywood.biz
Photos d'empreintes sur 
album FlickR de Floyd B Bariscale  

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27 février 2011

G comme Garrett

Murray Garrett
(19?? -)

photographe américain

Alors qu'il n'était encore qu'un adolescent, Murray Garrett décroche son premier contrat professionnel et photographie Eleanor Roosevelt et Phillip Murray, president du CIO, assistant à un concert à Newark, dans le New Jersey. De ses débuts audacieux, depuis qu'il a tenu un appareil photo, Murrray Garrett a travaillé personnellement avec des célébrités du monde entier: du show business, du sport, de la politique, des arts et des sciences... une liste tellement longue de noms qu'il serait impossible de tous les citer.

En 1941, il travaille après le lycée, et démarre sa carrière à New York, travaillant pour Graphic House Inc., une grande agence de photographies. Il commence par être l'assistant de la photographe de théâtre Eileen Darby et Garrett couvre ainsi les photos des productions de Broadway comme "Oklahoma", "Carousel", "Stalag 17", "On The Town" et bien d'autres encore. En 1946, Graphic House Inc. ouvre un bureau sur la côte Ouest et Garrett est selectionné pour partir à Hollywood pour représenter la société new-yorkaise. En moins d'une année, Garrett devient le chef du bureau d'Hollywood et signe des contrats photographiques pour quasiment la majorité des publications. Un contrat pour couvrir la tournée de Bob Hope, dont le show radio de Hope, va être le tournant de sa carrière. En effet, Bob Hope fut tellement ravi du résultat qu'il engagea Murray Garret comme l'unique photographe pouvant le photographier à ses show de radios. Ce que va faire Garrett pendant plus de 25 ans, suivant Bob Hope à la radio et à la télévision.

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 Hope et Gardner ; Marlon Brando ; Caron et MacLaine

Au début des années 1950, le talent et les services de Murray Garrett sont reconnus autant par les célébrités, que les firmes de productions qui les emploient. Avec l'accord de Graphic House, dont il en est devenu l'agent, il lance sa propre société Garrett-Howard Inc., avec son ami de longue date, le photographe Gene Howard. En un rien de temps, ils deviennent les photographes les plus en vues à Hollywood, offrant aux publications de magazines (Life, Time, Look) des photos de stars autant prises sur le vif que dans les studios. Ce qui permet à Murray Garrett d'obtenir en exclusivité certains contrats, le permettant de photographier en privé Frank Sinatra en invité surprise à la fête des 21 ans de Natalie Wood. Il est aussi le seul à suivre Elizabeth Taylor et Richard Burton arrivant en hélicopter à Disneyland, où il logeaient dans l'appartement personnel de Walt Disney. Il est encore le seul à couvrir le reportage photos du mariage de la fille de Bob Hope.

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Gardner et Sinatra ; Taylor et Burton ; Beatty et Wood

Dans les années 1960, l'illustrateur renommé Leo Monahan rejoint la société Garrett-Howard en tant que partenaire et directeur artistique; et la société change son nom en Studio Five Incorporated. La société va couvrir les plus importantes soirées des firmes cinématographiques et travailler avec les plus grands studios et labels des Etats-Unis. Ils ont créés plus de 350 couvertures d'albums en un an. C'est durant cette période que Garrett est nommé et élu pour servir sur la côte ouest comme Directeur de la NARAS (National Academy of Recording Arts and Sciences).

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  Kazan et Dietrich ; Lewis et Curtis ; Bacall et Bogart

En janvier 1989, Murray Garrett est honoré par "Academy of Motion Picture Arts and Sciences" où un gala de reception s'est tenue à Beverly Hills, pour présenter une retrospective du travail photographique de Garrett où étaient invités plus de 200 membres de l'Academie et d'autres invités. L'exposition de son travail fut exposé pendant plus de 60 jours à l'Académie.

Motivé par des suggestions de ses amis et partenaires associés, il publie son premier livre
Hollywood Candid: A Photographer Remembers en 2000, puis publie en 2002 Hollywood Moments.
Il est aujourd'hui à la retraite et vit à
Sherman Oaks, en Californie.

>> Marilyn par Garrett <<
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Murray Garrett a toujours photographié Marilyn Monroe lors d'événements en publique: à des soirées et galas, comme des premières de films ou des remises de prix. Il semblerait qu'il ait effectué une séance privé avec elle en 1951 où Marilyn est allongée dans l'herbe puis court sur la plage. Les autres collaborations sont en 1952, pour un match de base-ball caritatif; en 1953: en janvier pour une soirée au Cinerama Cocoanut, en mars à la première de Call Me Madam, en mars à la remise du prix Photoplay, en mai une soirée au Ciro's, en juin au Grauman's Chinese Theater, en novembre à la première de How to marry a millionaire; en 1954: en mars à la remise du prix Photoplay; en 1962 à la remise du prix Golden Globes.

>> Voir les photos de Marilyn par Murray Garrett

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>> sources web:
Site officiel  murraygarrett.com  
Photos sur  Photographers Gallery 

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23 février 2011

H comme Halsman

Philippe Halsman
(1906 - 1979)

photographe américain

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Philippe Halsman est né le 2 mai 1906 dans une famille juive à Riga en Lettonie d'un père dentiste et d'une mère professeure de grammaire. Il se passionne pour la photographie dés l’âge de 15 ans.
En septembre 1928, il part avec son père Morduch dans les Alpes Autrichiennes, et après une promenade ensemble, son père est retrouvé mort avec de nombreuses contusions à la tête. Sans doute est-il tombé dans le vide mais comme il n'y avait aucun témoin, Philippe est condamné à 10 ans de prison pour le meurtre de son père. L’incident a un retentissement à l’échelle internationale, des propagandes anti-juives éclatent et de nombreuses célébrités dont Albert Einstein et Thomas Mann prennent le parti de Philippe. Après quatre années de prison, Philippe est mis en liberté sous la condition qu’il quitte définitivement l’Autriche.
C'est alors qu'il s'installe en France, à Paris, où il contribue à des magazines de mode tels que Vogue et obtient rapidement la réputation de l'un des meilleurs photographes portraitiste de France.
Il ouvre un studio en 1934 à Paris où il photographie entre autres André Gide, Malraux, Chagall, Le Corbusier. C'est à cette période qu'il photographie Fernandel, dont un livre de rétrospective sortira en 2005.  
Lorsque la France est envahie sous l'occupation allemande, il part pour Marseille où il tente d'obtenir un visa américain, aidé par des amis de la famille d'Albert Einstein.

Constance_Ford_elizabeth_ardenEn Amérique, il se fait remarquer par son premier succès photographique en 1941: la campagne publicitaire pour la marque de cosmétiques Elizabeth Arden avec le mannequin Constance Ford appuyée contre le drapeau américain pour le rouge à lèvre "Victory Red".
En 1942, il est engagé par Life, photographiant des chapeaux de mode dont le mannequin Lilly Daché qui en portait un, et qui marque sa première couverture du magazine. Bien d'autres suivront.

Dans les années 1940, il collabore durant plusieurs années avec l'artiste peintre surréaliste Salvador Dalí, qu'il met en scène dans ses photographies, publiant ensemble un livre en 1954 "Les moustaches de Dali" où figurent 36 différentes photos de la moustache de Dali. En 1947, il réalise ce qui deviendra l'un des portraits les plus célèbres d'Albert Einstein.

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Fernandel ; Salvador Dali ; Albert Einstein

En 1951, il rejoint l'agence Magnum comme membre permanent.
La même année, Philippe Halsman est chargé par la NBC de photographier divers artistes populaires, des acteurs et actrices de l'époque tels que Milton Berle, Sid Caesar, Groucho Marx et Bob Hope. Pendant qu'il les photographiait, il captura bon nombre d'entre eux debout en l'air, ce qui lui inspirera plus tard la série des sauts en l'air (Jump Sitting) où il photographia la famille Ford, Le Duc et la Duchesse de Windsor, Marilyn Monroe, Maria Felix, Richard Nixon, Grace Kelly, Audrey Hepburn, Brigitte Bardot, Kim Novak...

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Brigitte Bardot ; Le Duc et la Duchesse de Windsor

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Grace Kelly ; Gina Lolobrigida ; Kim Novak

book_halsmanPhilippe Halsman raconta que "Lorsque vous demandez à une personne de sauter en l'air, son attention est portée directement vers l'action du saut, et le masque tombe tel que la véritable personne puisse apparaître." Il développa ainsi une philosophie de la photographie de sauts, qu'il appelle "jumpology". En 1959, il publia "Philippe Halsman's Jump Book" qui contient 178 photographies de célébrités en train de sauter dans les airs.

Parmi d'autres personnalités qu'il photographia, figurent Alfred Hitchcock et Tippie Hedren (pour les photos promotionnelles du film Les Oiseaux), Judy Garland, Winston Churchill, Dorothy Dandridge, Pablo Picasso, Marlon Brando, Lauren Bacall, John F. Kennedy, Grace Kelly, Elizabeth Taylor, Louis Armstrong, Woody Allen, Barbra Streisand, Sophia Loren, et dont bon nombre feront la couverture de Life.

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Alfred Hitchcock et Tippie Hedren en 1962 pour "The Birds"

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Lauren Bacall ; Audrey Hepburn ; Marlon Brando

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Grace Kelly ; Sophia Loren ; Elizabeth Taylor

En 1958 Philippe Halsman reçoit la distinction des "Dix plus grands photographes du monde", dont font partis Irving Penn, Richard Avedon, Ansel Adams et Henri Cartier-Bresson; et on lui remet en 1975 le prix "the Life Achievement in Photography Award" pour la société américaine des photographes du célèbre magazine. Il a aussi mené de nombreuses expositions de son travail à travers le monde. Il meurt le 25 juin 1979 à New York, à l'âge de 73 ans. 

>> Marilyn par Halsman <<
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halsman_et_marilynPhilippe Halsman a toujours photographié Marilyn pour le compte du magazine Life. Il la rencontre la première fois en 1949, pour un reportage sur de jeunes actrices. Il la retrouve ensuite en 1952 où il la photographie dans l'appartement de Marilyn, et dans la rue. Puis il la photographie en 1954, où Marilyn pose dans le studio du photographe. Leur dernière collaboration en 1959 est consacrée à la série de "Jump".

>> Voir les photos de Marilyn par Philippe Halsman

Commentaires de Philippe Halsman sur Marilyn Monroe:
"Je connais peu d'actrices douées d'un si formidable talent pour communiquer avec un objectif. On dirait qu'elle essaye de séduire l'appareil comme si c'était un être humain."

"Marilyn fut la déesse de l'amour la plus phénoménale de l'histoire."

>> sources web:
Site officiel de l' agence magnum  
Site de  National Portrait Gallery 
Biographie sur wikipedia 
Photos et bio sur PhotoSlaves
 

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06 février 2011

A comme Avedon

Richard Avedon
(1923 - 2004)

photographe américain

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Il reste l'un des photographes des plus connus, dont le travail fut marqué par des portraits en noir et blanc, réalisant autant des reportages de société (de nombreux portraits d'anonymes représentant l'Amérique moyenne aux orphelins de Danang pendant la guerre du Viêt Nam), que des photographies de mode (pour Harper's Bazaar, Vogue, Versace) avec de nombreuses stars (Marilyn Monroe, Brigitte Bardot, Sophia Loren, Marlon Brando). Avedon a su faire de la photographie un art véritable reconnu internationalement.   
"Un portrait n'est pas une ressemblance. Dès lors qu'une émotion ou qu'un fait est traduit en photo, il cesse d'être un fait pour devenir une opinion. L'inexactitude n'existe pas en photographie. Toutes les photos sont exactes. Aucune d'elles n'est la vérité".

>> Autoportraits
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Richard Avedon est né le 15 mai 1923 à New York, dans une famille juive d’origine russe. Son père, commerçant dans l'habillement, lui offre son premier appareil photographique à l'âge de 10 ans avec lequel il réalise le portrait de Sergueï Rachmaninov, le voisin de ses grands-parents. Sa mère assure son éveil artistique. Il a une sœur cadette, Louise, née en 1925, dont il tirera plusieurs portraits, et qui finira à l'asile psychiatrique où elle meurt à 42 ans. 
Après avoir brièvement fréquenté l’université de Columbia, il commence sa carrière de photographe dans la marine américaine en 1942, en prenant des photographies d’identité des équipages avec le Roleiflex que son père lui avait offert.
En 1944, il commence à travailler comme photographe publicitaire pour un grand magasin mais est rapidement découvert par Alexey Brodovitch, directeur artistique du magazine de mode Harper's Bazaar.
La même année, il épouse Dorcas Nowell, qui deviendra plus tard un modèle et qui sera connue professionnellement sous le nom de Doe Avedon. Ils divorceront après 5 ans de mariage.

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Coco Chanel et Suzy Parker ; Dovima 

En 1946, Avedon créé son propre studio et travaille entre autres pour de grands magazines américains comme Vogue et Life et il devient le directeur de la photographie de Harper's Bazaar.
Avedon s’éloigne des techniques de prise de vue de la photographie de mode, où les modèles semblent statiques: il montre, au contraire, des modèles en pleine action, faisant ressortir leurs émotions, en train de rire ou de sourire.

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Charles Chaplin ; Twiggy ; Audrey Hepburn

En 1954, Richard Avedon se remarie avec Evelyn Franklin et de leur union naîtra un fils, John. Mais le mariage ne tiendra pas et le couple finira par divorcer.
En 1966, Avedon quitte son travail chez Harper's Bazaar et rejoint Vogue. Il poursuit son travail de photographe de mode tout en se lançant dans des projets personnels: il photographie des malades internés dans des hôpitaux psychiatriques, la lutte pour les droits civiques aux États-Unis ou encore des manifestants contre la guerre du Viêt Nam.
En 1974, il expose au musée d'Art Moderne de New York (MoMA) des portraits de son père rongé par un cancer. 

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Beatles ; Bob Dylan ; Janis Joplin 

Richard Avedon s’est toujours intéressé à la manière dont le portrait photographique traduit la personnalité et l’âme de son sujet. Tandis que sa réputation comme photographe allait grandissante, il amena dans un studio de nombreux visages célèbres et les photographia avec un grand format 8x10. Ses portraits se distinguent facilement par leur style minimaliste où la personne regarde directement l’objectif, en posant bien de face, sur un fond totalement blanc.

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Alfred Hitchcock ; Brigitte Bardot ; Marlon Brando

ph_avedon_sandra_benett_12ansQuand à ses portraits grand format de pêcheurs, mineurs et cow-boys du grand ouest américain, ils sont devenus des livres à succès et font l’objet d’une exposition itinérante intitulée In the American West. Ces travaux sont considérés aujourd’hui comme caractéristique de la photographie du XXe siècle et comme faisant partie des œuvres majeures du photographe. En 1979, il s'est lancé dans un projet de six ans qui lui a permis de réaliser 125 portraits de gens de l’ouest américains, après une commande du Amon Carter Museum à Fort Worth (Texas). Avedon a dépeint les travailleurs comme les mineurs et les ouvriers des champs pétroliers dans leurs vêtements sales, des pêcheurs au chômage et des adolescents dans l’Ouest vers 1979-1984. Quand il a, pour la première fois, publié et exposé ces œuvres, « In the American West » a été critiqué pour avoir montré ce que d’aucuns considèrent comme une face peu flatteuse des États-Unis. Toutefois, Avedon a toujours été objet de louanges pour avoir traité ses sujets avec la même attention et la même dignité que celle habituellement accordée au pouvoir politique et aux célébrités.

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Catherine Deneuve ; Bjork ; Isabelle Adjani

Richard Avedon devient le premier et unique photographe du The New Yorker en 1992 brisant ainsi un long tabou, à la demande de Tina Brown. Il remporte de nombreux prix pour ses travaux dont celui de l’International Center of Photography en 1993, le Prix Nadar en 1994 pour son livre Evidence, et la médaille du 150e anniversaire de la Royal Photographic Society en 2003.

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Barbra Streisand ; Jackie et John Kennedy ; Liz Taylor

Parmi ses sujets célèbres photographiés: Charles Chaplin, Coco Chanel, Alfred Hitchcock, Orson Welles, Katharine Hepburn, Marlon Brando, Audrey Hepburn, Fred Astaire, Brigitte Bardot, Cyd Charisse, Rudolph Nureyev, Barbra Streisand, John F Kennedy, Jackie Kennedy, Elizabeth Taylor, Marilyn Monroe, Cole Porter, Judy Garland, Ingrid Bergman, Jean Renoir, John Ford, Louis Armstrong, Joan Baez, Pablo Picasso, Sophia Loren, Bob Dylan, les Beatles (deux séries de portraits en 1967 et 1968), Simon and Garfunkel, Andy Warhol, Janis Joplin, Maria Callas, Tina Turner, Veruschka, Salvador Dali, Twiggy, Cher, Catherine Deneuve, Patti Smith, Nastassja Kinski, Brooke Shields, Isabelle Adjani et Yannick Noah (pour la revue L'Égoïste en 1988), Le calendrier Pirelli (les éditions de 1995 et 1997), les campagnes de Versace (en 1994 et 1995), Robert Mitchum, Liam Neeson, Cate Blanchett, Cindy Crawford, Claudia Schiffer, Kate Moss, Milla Jovovich, Ralph Fiennes, Bjork.

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Brooke Shields ; Nastassja Kinski ; Campagne Versace 

ph_avedon_barack_obamaLe 25 septembre 2004, Richard Avedon fut frappé d’une hémorragie cérébrale à San Antonio au Texas alors qu’il travaillait sur une commande du New Yorker. Il est décédé le 1er octobre 2004 à San Antonio à l'âge de 79 ans.
Au moment de son décès, Richard Avedon travaillait sur un projet intitulé On Democracy qui portait sur les préparatifs de l’élection présidentielle américaine de 2004, faisant ainsi les portraits des candidats aux élections présidentielles.
En 2005, les Etats-Unis lui consacre un musée entièrement consacré à son oeuvre "The Richard Avedon Foundation Established".

>> Marilyn par Avedon <<
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ph_avedon_syi_rav45Richard Avedon photographie pour la première fois Marilyn le 14 septembre 1954, des photos publicitaires pour le film Seven Years Itch, destinées à être publiées dans Harper's Bazaar. Il la photographie ensuite en 1957, seule (série photomaton) et avec Arthur Miller, mais il était surtout chargé des photos publicitaires du film The Prince and the Showgirl -en 1957- et celles de Some Like it Hot en 1959. Ses photos les plus étonnantes de Marilyn sont le reportage paru dans le magazine Life en 1958 où Marilyn s'est mise dans la peau de diverses actrices (Marlene Dietrich, Jean Harlow, Clara Bow, Lillian Russell et Theda Bara).

>> Voir les photos de Marilyn par Richard Avedon

Commentaires de Richard Avedon sur Marilyn Monroe:
"Elle donnait plus à l'objectif que toute autre actrice - toute autre femme - que j'ai eu l'occasion de photographier; bien plus patiente, plus exigeante avec elle-même et plus à l'aise devant l'objectif qu'en dehors des séances de travail."
 

>> sources web:
Site officiel sur
richardavedon.com 
Biographie sur wikipedia
 et sur ordiecole.com 

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