19 février 2012

H comme Hunt

 Helen Hunt
(dates ?)

coiffeuse

D'origine britannique, Helen Hunt était la coiffeuse styliste en chef des studios de la Columbia. Elle travaillera pour le cinéma pendant plus de 30 ans: de 1935 à 1967. Elle était surtout la coiffeuse attitrée de l'actrice Rita Hayworth, depuis ses débuts au cinéma et avec qui elle était devenue amie. C'est à Helen Hunt que Rita doit sa longue chevelure rousse ondulée -comme pour Gilda en 1946- mais aussi son dégradé court et blond pour La Dame de Shangai en 1947.

helen_hunt_and_rita_1 helen_hunt_and_rita_2  

Rita avait tellement confiance en sa coiffeuse, qu'elle ne vérifiait même pas le résultat de sa coiffure dans un miroir, après que Helen Hunt avait terminé son 'travail'; elle déclarait naturellement "It looks great !".


>> Marilyn et Helen Hunt <<
adv_1945_12_frank_joseph_Sylvia_Barnhart_02_1 film_The_Riders_of_the_Whistlines_Pines_set_avec_coiffeuse_helenhunt

Helen Hunt s'occupa de la chevelure de Marilyn dès 1946, au salon de Frank and Joseph; puis en 1948 pour le film Ladies of the Chorus et pour les photographies de Riders of the Whistling Pines. Marilyn arborait ainsi une longue chevelure blonde, à l'ondulation crantée, à l'image de la célèbre coiffure de Rita Hayworth.
Helen Hunt était aussi la chef de Gladys Whitten Rasmussen, qui est devenue, pour sa part, la coiffeuse attitrée de Marilyn Monroe.

> video: Helent Hunt parle de Marilyn

>> Voir les photos de Marilyn et Helen Hunt

>> sources:
Le site officiel ritahayworth.com et le site Rita The Love Goddess 
La carrière d'Helen Hunt sur 
imdb 

Posté par ginieland à 19:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

20 octobre 2011

P comme Préférences

Les préférences de Marilyn

Posté par ginieland à 19:44 - - Commentaires [47] - Permalien [#]
Tags :

03 avril 2011

H comme Hyde

Johnny Hyde
(1895 - 1950)

imprésario américain

 mm_et_hyde_Johnny_Hyde

Il est né en 1895 en Russie, sous le nom de Johnny Haidabura, d'un père acrobate. Emigré et installé aux Etats-Unis en 1906, il change son nom en Johnny Hyde et va devenir l'un des agents des plus influents d'Hollywood dans les années 1940s. Parmi ses clients, ont figuré Rita Hayworth, Betty Hutton, Bob Hope, Esther Williams, Mae West, Mickey Rooney, Lana Turner. A la fin des années 1940s, il était vice-président de la William Morris Agency, l'agence la plus réputée d'Hollywood. Père de quatre garçons, il était marié depuis de nombreuses années à Mozelle Cravens Hyde.

johnny_1Il est considéré comme le véritable bienfaiteur de Marilyn Monroe et a beaucoup contribué au lancement de sa carrière. Ils se rencontrèrent fin 1948 ou début 1949. Johnny Hyde était alors âgé de 53 ans et Marilyn en avait 22. Malgré qu'il soit marié depuis 20 ans, et père de famille, il tombe littérallement fou amoureux de Marilyn et va tout quitter pour elle, se consacrant exclusivement au lancement de sa carrière. Il racheta le contrat qui la liait à Harry Lipton et devint très proche de Marilyn: son ami, son confident, son mentor, son professeur, son pygmalion. Il s'installa avec Marilyn dans une luxueuse maison de North Palm Drive à Beverly Hills qui comportait quatre boxes revêtus de cuir blanc comme dans un bar, et une piste de danse. Marilyn appelait cette demeure "mon petit Romanoff"; et Hyde l'emmenait à bon nombre de soirées hollywoodiennes. Mais Marilyn continuait à loger de temps en temps chez Natasha Lytess.

maison_de_johnny_hyde maison_de_johnny_hyde3 maison_de_johnny_hyde2
Marilyn dans la maison de Hyde à North Palm Drive

Dans une interview à Moviland en 1951, Marilyn racontera: "J'ai été terriblement chanceuse en rencontrant un homme qui devint non seulement mon agent, mais mon plus cher ami. Lorsque la première fois, j'ai fait part de mon désir de devenir actrice à Johnny Hyde, il n'a pas souri. Il écouta attentivement et dit 'bien sûr tu peux devenir une actrice!'. Il fut la première personne qui prit mes ambitions au sérieux et rien que pour ça, ma gratitude est infinie. Bon nombre d'hommes que j'ai connu pensaient que tout ce qui me préoccupait était les vêtements et les fêtes. La vérité, c'est que j'ai n'ai jamais vraiment été une adepte des fêtes parce que j'étais trop timide au milieu d'un groupe, j'ouvrais à peine la bouche. 'Dis ce que tu penses' me disait Johnny. 'Tu es un individu à part entière, comme n'importe qui d'autre. Tu as le droit d'avoir ton opinion. Si tu ne sais pas quelquechose, dis-le donc!'"

"Ce fut Johnny aussi qui commenca à me faire lire. (...) Johnny me donna non seulement confiance en moi, mais il me montra comment occuper mon temps libre. J'avais l'habitude de traîner quand je n'avais pas de travail. Peut être j'aurais pu dormir un peu plus. Peut être je pourrais prendre un long petit déjeuner. Ou j'aurais pu téléphoner longuement pour tuer le temps. Johnny me donna le conseil d'utiliser chacun de mes moments disponibles pour m'améliorer. 'Réfléchis bien à chaque situation. Etudies!' disait-il. Soudainement, ça ne semblait plus être un effort de se lever et de plonger la tête dans le travail. Je trouvais que j'étais moins incomprise quand je prenais la parole et m'expliquais, plutôt que de fuir une communion de pensées. 'Il n'y a rien d'effrayant!' répétait Johnny. Il m'enseigna aussi la ponctualité. J'étais inconsciente de la temporalité. Les circonstances sont toujours apparues habituellement à me faire mettre en retard, maintenant, j'arrange les choses avant et c'est sympa d'être digne de confiance et connue pour être une personne qui tient parole."

johnny_2Johnny Hyde s'occupa à plein temps de Marilyn: il lui acheta une nouvelle garde-robe, lui paya de minimes opérations de chirurgie esthétique (au nez et au menton), et prit en charge ses frais de coiffure.
Début 1949, Marilyn Monroe décroche un petit rôle dans
Love Happy et part l'été de la même année à New York pour en assurer la promotion.
Beaucoup des collègues de Hyde ne croyaient pas du tout au potentiel d'actrice de Marilyn, bien qu'il la jugeait sexy et mignonne. Mais comme Hyde était estimé dans le milieu du cinéma, on accordait des castings à Marilyn. C'est ainsi qu'elle décroche un rôle dans le western musical
: A Ticket to Tomahawk , tourné dans le Colorado pendant l'automne 1949.
Souffrant du coeur, Hyde savait qu'il ne serait pas toujours là pour protéger Marilyn. Il l'appelait "baby" et la demanda plusieurs fois en mariage. Même Joseph Schenck, le co-fondateur de la Fox et ami de Hyde, tenta de persuader Marilyn d'accepter les propositions de mariage de Hyde: "Qu'est-ce que tu as à perdre?" demanda Schenck à Marilyn, lui avançant l'argument que si malheur arriverait à Hyde, elle serait à l'abri du besoin. "Moi-même", lui répondit-elle. Comme elle l'avoua à des amis, elle aimait tendrement Johnny Hyde, mais sans passion. La foi et la reconnaissance qu'il avait en elle étaient un immense cadeau mais elle ne pouvait épouser un homme marié, dont elle n'était pas amoureuse. Car elle aimait toujours à cette époque un autre homme, Fred Karger. Un week-end, elle laissa même Johnny Hyde seul à Palm Springs pour rejoindre Fred Karger à Los Angeles, à qui elle lui aurait dit: "Johnny est adorable. Je l'aime vraiment. Mais ce n'est pas le même amour qu'il a pour moi."
Après les demandes en mariage répétées de Hyde, elle lui aurait répondu: "Non Johnny, je ne suis pas amoureuse de vous... Ce ne serait pas loyal."

johnny_3Les nuits où Hyde devait travailler tard, il demandait à son ami producteur A.C. Lyles de "veiller sur son bébé". Lyles l'emmenait au restaurant ou en boîte de nuit.
En 1950, Johnny Hyde parvient à décrocher pour Marilyn une audition pour le film de John Huston
: The Asphalt Jungle . Marilyn travailla avec sa professeur de théâtre, Natasha Lytess, pour s'y préparer. Huston est ravi et il déclarera: "Elle n'a pas eu le rôle grâce à Johnny Hyde, mais parce qu'elle était sacrément bonne." Le film remporte un grand succés et fut salué par la critique.
Puis elle tourne dans d'autres films mineurs (
Right Cross , Hometown Story et The Fireball ), avant que Johnny ne harcèle le scénariste et metteur en scène Jospeh L. Mankiewicz, pour que ce dernier offre un rôle à Marilyn dans All about Eve . Les critiques remarquent Marilyn et tous la trouvent formidable à l'écran.
Le patron de la Fox, Darryl Zanuck convoqua Marilyn pour passer un bout d'essai. Il lui proposa un contrat de six mois, que Johnny Hyde négocia en son nom et qu'elle signa le 10 décembre 1950.

johnny_hyde  Mais un mois auparavant, en novembre 1950, Johnny Hyde avait été hospitalisé pour ses problèmes cardiaques au Cedars of Lebanon hospital de Los Angeles. Pendant ce temps, Marilyn retourna vivre chez Natasha Lytess qui raconte que Marilyn repoussait toujours ses visites à Johnny Hyde l'hôpital, qui était condamné, après de multiples crises cardiaques. Une nuit au début du mois de décembre 1950, Hyde téléphona: "Natasha, où est Marilyn ? J'attends... Je n'ai jamais vu de ma vie une telle cruauté, un tel égoïsme." Il décède d'une crise cardiaque le 18 décembre 1950, après une longue veillée à laquelle Marilyn était présente. On raconte que ses derniers mots prononcés étaient pour Marilyn. Son ex-femme, ses fils et son frère en voulaient beaucoup à Marilyn qui étaient celle qui avait brisé leur famille et accéléré sa fin. Ils interdirent l'accès de la maison à Marilyn, et lui reprirent vêtements et bijoux. Ils voulurent aussi l'empêcher d'assister aux funérailles mais elle s'y présenta tout de même. Marilyn était déprimée, et on raconte qu'elle devint hystérique et se jeta sur le cerceuil en criant son nom.
Plusieurs jours après la cérémonie, au Noël 1950, elle se rendit chez Natasha Lytess en laissant un mot griffoné sur l'oreiller: "Je laisse ma voiture et mon étole en fourrure à Natasha", et sur un autre billet sur la porte de la chambre: "Ne laissez pas Barbara entrer." Barbara était la fille de Natasha. Natasha comprit de suite que quelque chose de grave s'était passé: elle se précipita dans la chambre et découvrit Marilyn sans connaissance. Elle avait avalé un tube entier de pillules. Natasha retira de sa bouche une pleine poignée d'une matière verdâtre et visqueuse, qu'elle n'avait pas eu le temps d'avaler. La dépression de Marilyn va durer encore plusieurs mois, s'effondrant en larmes sur le plateau de tournage de As young as you feel (c'est grâce à Johnny qu'elle y avait obtenu un rôle) et c'est toujours avec une infinie tendresse qu'elle évoquera Johnny Hyde dans ses interviews, le pleurant encore plus de dix ans après quand elle parlait de lui.

Commentaires :

Johnny Hyde: "You're going to be a great movie star" - "Tu vas devenir une grande star de cinéma"

Marilyn Monroe: "Johnny Hyde avait plus du double de mon âge; un homme doux, gentil et brillant et depuis, je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme lui. Il avait beaucoup de charme et était chaleureux. C'est Johnny Hyde qui me conseilla de lire de bons livres et d'apprécier la bonne musique."


 >> Voir les photos de Marilyn et Johnny Hyde


>> sources:
Livre Les Trésors de Marilyn Monroe de Jenna Glatzer
Livre Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers
Site  
immortalmarilyn.com 

Posté par ginieland à 19:54 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 avril 2011

J comme Jasgur

Joseph Jasgur
(1919 - 2009)

photographe américain

joseph_jasgur2

joseph_jasgurNé le 23 mars 1919, il restera connu pour avoir photographié la jeune Marilyn Monroe en 1946.
Il passa une grande partie de sa vie à tenter de regagner les droits de ses photos: celles de Marilyn, mais aussi celles de la cantine à Hollywood pendant la 2ème Guerre Mondiale, un endroit mondain fréquenté par les stars de l'époque.
Il photographia l'âge d'or d'Hollywood:  Lauren Bacall, Humphrey Bogart, Betty Grable, Ronald Reagan et Jane Russell ont tous été photographiés par son objectif. 

Le photographe a aussi pris de nombreux clichés de scènes de crimes, servant d'investigations pour la police. Ses photos les plus célèbres de scènes de crimes sont celles du corps dépecé et sectionné de la jeune femme surnommé "Le Dahlia noire", un meurtre abominable qui reste encore aujourd'hui irrésolu.

ph_jj_pull_010_1_1946_03_10_avec_joseph
Joseph Jasgur et Marilyn Monroe

Dans les années 1990, il emménage en Floride où il décédera le 21 mars 2009, à Orlando, des suites d'une longue maladie. Il allait fêter ses 90 ans.


>> Marilyn par Jasgur <<
1946_bikini ph_jj_pull_041_1 1946_blue_book_by_jasgur_01_2 

ph_jj_1946_n10Joseph Jasgur rencontre pour la première fois Norma Jeane le 6 mars 1946, après avoir reçu un coup de téléphone d'Emmeline Snively qui était alors la directrice de l'agence "Blue Book Model Agency" à Hollywood. Marilyn signe son contrat avec Jasgur le 18 mars (reproduction ci-dessous). Il prend ainsi plusieurs séries de clichés de la future Marilyn Monroe durant le mois de mars 1946, à Zuma Beach, une plage de Malibu. En 1990, il édite un livre regroupant plusieurs de ces clichés, intitulé "The Birth of Marilyn ", dans lequel il prétend que Marilyn avait 6 doigts de pieds à son pied gauche, ce qui reste une rumeur infondée !

ph_jasgur_DOC_1946_03_18_NJ_CONSENT_JASGUR_1

> lettre de Jasgur qui raconte
sa rencontre avec Norma Jeane

lot865-202806_0 

>> Une interview du photographe

>> Voir les photos de Marilyn par Joe Jasgur


>> sources web:
News du site  latimes.com  
Sur le blog article
Décès de Joseph Jasgur

Posté par ginieland à 19:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 mars 2011

G comme Grauman's Chinese Theatre

 Grauman's Chinese Theater
6928 Hollywood Boulevard,
Los Angeles, Californie

1953_06_26_graumans_place_1

Le Grauman's Chinese Theatre (traduit littéralement par le "Théâtre chinois de Grauman") est une salle de cinéma située au 6928 Hollywood Boulevard, à Los Angeles en Californie. Elle se situe également le long du très célèbre et historique trottoir Walk of Fame.

grauman_old grauman_chinese_inside graumans_chinese2

grauman_1927_openingDébuté en janvier 1926, sous l'impulsion d'un groupe d'investisseurs mené par Sid Grauman, propriétaire du Grauman's Egyptian Theatre situé à proximité et ouvert en 1922, cette salle a ouvert le 18 mai 1927 après 18 mois de travaux. L'inauguration de la salle a lieu avec le réalisateur américain Cecil B. DeMille qui y présentait son film King of Kings (Le Roi des rois) (photo ci-contre).
Le Grauman's Chinese Theatre a été le lieu de plusieurs avant-premières, de soirées d'anniversaires et de 3 cérémonies des Oscars avant le 21ème siècle. En 2001, le Grauman's Chinese theater est intégré au centre commercial Hollywood and Highland. Ses six salles de cinéma sont gérées par le groupe Mann Theatres et le Kodak Theater, situé juste derrière, et accueille désormais chaque année la cérémonie des Oscars.
La salle, qui compte parmi les plus célèbres du monde, présente en avant-premières la plupart des grandes productions hollywoodiennes, dans des conditions de projection parfaites. Ses horaires d'ouverture vont de midi à minuit.

grauman_viewÀ l'extérieur, devant ce bâtiment, les plus grandes stars du cinéma immortalisent leur passage en laissant leurs empreintes de pieds et de mains dans le ciment, et ce, depuis les années 1920.
Il existe plusieurs versions qui seraient à l'origine de cette cette coutume hollywoodienne. L'actrice Norma Talmadage aurait accidentellement marché dans le ciment frais. Mais dans une courte interview donné le 13 septembre 1937, Sid Grauman raconte comment l'idée lui serait venue: "par pur accident. J'ai marché dans le ciment, pendant que le théâtre était en construction. Donc, j'ai demandé à Mary Pickford de faire la même chose". Quand à Jean Klossner, le chef de chantier à l'époque, raconta qu'il a "signé" son travail dans le ciment et qu'ainsi, lui et Grauman ont pensé que c'était une bonne idée à développer. Sa signature et l'empreinte de ses mains, datant de 1927, sont encore visibles aujourd'hui.
La première grande star à mettre ses empreintes est Norma Talmadge, suivie ensuite de Douglas Fairbanks, le troisième partenaire financier du théâtre.
Chaque année, trois nouvelles empreintes s'ajoutent à la collection qui compte pas moins de 200 empreintes et signatures différentes de célébrités.

>> Les stars laissent leurs empreintes
grauman_chinese_celeb_mickey_rooney_judy_garland grauman_chinese_celeb_shirley_temple
grauman_chinese_celeb_betty_grable grauman_chinese_celeb_cast_of_ocean_eleven grauman_chinese_celeb_paul_newman
grauman_chinese_celeb_johnny_depp grauman_chinese_celeb_will_smith

Les empreintes les plus originales sont:
les verres de lunettes d'Harold Lloyd,
les cigares de Groucho Marx et George Burns,
les baguettes magiques des acteurs d'Harry Potter Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint,
les jambes de Betty Grable,
le poing de John Wayne,
les genoux de Al Jolson,
les lames de patins à glace de Sonja Henie,
les nez de Jimmy Durante et Bob Hope,
les pistolets des acteurs de western William S. Hart et Roy Rogers,
les sabots du cheval "Tony" de Tom Mix, ceux de "Champion" de Gene Autry, et ceux de "Trigger" de Rogers,
mais aussi les personnages de R2-D2 de Star Wars, de Donald Duck.

>> Quelques empreintes
grauman_chinese_prints_bogart grauman_chinese_prints_donal_duck
grauman_chinese_james_stewart grauman_chinese_star_wars grauman_chinese_prints_shirleymaclaine
grauman_chinese_prints_jack_nicholson grauman_chinese_liz_taylor grauman_chinese_harry_potter

>> Marilyn au Grauman's <<
1953_06_26_graumans_chinese_04_04 1953_06_26_graumans_chinese_05_07 1953_06_26_graumans_chinese_06_02

C'est le 26 juin 1953 que Marilyn Monroe et Jane Russell laissent ensemble leurs empreintes de mains et de pieds, ainsi que leur signatures, servant aussi de promotion de leur film Gentlemen Prefer Blonds.

1953_06_26_grauman_chinese_prints_1 1953_06_26_graumans_prints_3

>> Voir les photos de Marilyn au Grauman's Chinese Theatre

1953_06_26_graumans_prints_2 1953_06_26_graumans_prints_4

>> sources web:
Site officiel  manntheatres.com  
L'histoire du théâtre sur  wikipedia.fr  
Histoire et Liste des Personnalités sur  wikipedia.org
Anecdotes sur  britannica.com sur  seeing-stars.com et  sur  historichollywood.biz
Photos d'empreintes sur 
album FlickR de Floyd B Bariscale  

Posté par ginieland à 19:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

27 février 2011

G comme Garrett

Murray Garrett
(19?? -)

photographe américain

ph_murray_garrett_2011_06_NY_115012551 
Murray Garrett en juin 2011, à New York

Alors qu'il n'était encore qu'un adolescent, Murray Garrett décroche son premier contrat professionnel et photographie Eleanor Roosevelt et Phillip Murray, president du CIO, assistant à un concert à Newark, dans le New Jersey. De ses débuts audacieux, depuis qu'il a tenu un appareil photo, Murrray Garrett a travaillé personnellement avec des célébrités du monde entier: du show business, du sport, de la politique, des arts et des sciences... une liste tellement longue de noms qu'il serait impossible de tous les citer.

En 1941, il travaille après le lycée, et démarre sa carrière à New York, travaillant pour Graphic House Inc., une grande agence de photographies. Il commence par être l'assistant de la photographe de théâtre Eileen Darby et Garrett couvre ainsi les photos des productions de Broadway comme "Oklahoma", "Carousel", "Stalag 17", "On The Town" et bien d'autres encore. En 1946, Graphic House Inc. ouvre un bureau sur la côte Ouest et Garrett est selectionné pour partir à Hollywood pour représenter la société new-yorkaise. En moins d'une année, Garrett devient le chef du bureau d'Hollywood et signe des contrats photographiques pour quasiment la majorité des publications. Un contrat pour couvrir la tournée de Bob Hope, dont le show radio de Hope, va être le tournant de sa carrière. En effet, Bob Hope fut tellement ravi du résultat qu'il engagea Murray Garret comme l'unique photographe pouvant le photographier à ses show de radios. Ce que va faire Garrett pendant plus de 25 ans, suivant Bob Hope à la radio et à la télévision.

ph_garrett_bob_hope_ava ph_garrett_marlon_brando ph_garrett_caron_mclaine
 Hope et Gardner ; Marlon Brando ; Caron et MacLaine

Au début des années 1950, le talent et les services de Murray Garrett sont reconnus autant par les célébrités, que les firmes de productions qui les emploient. Avec l'accord de Graphic House, dont il en est devenu l'agent, il lance sa propre société Garrett-Howard Inc., avec son ami de longue date, le photographe Gene Howard. En un rien de temps, ils deviennent les photographes les plus en vues à Hollywood, offrant aux publications de magazines (Life, Time, Look) des photos de stars autant prises sur le vif que dans les studios. Ce qui permet à Murray Garrett d'obtenir en exclusivité certains contrats, le permettant de photographier en privé Frank Sinatra en invité surprise à la fête des 21 ans de Natalie Wood. Il est aussi le seul à suivre Elizabeth Taylor et Richard Burton arrivant en hélicopter à Disneyland, où il logeaient dans l'appartement personnel de Walt Disney. Il est encore le seul à couvrir le reportage photos du mariage de la fille de Bob Hope.

ph_garrett_ava_sinatra ph_garrett_taylor_burton ph_garrett_beatty_wood
Gardner et Sinatra ; Taylor et Burton ; Beatty et Wood

Dans les années 1960, l'illustrateur renommé Leo Monahan rejoint la société Garrett-Howard en tant que partenaire et directeur artistique; et la société change son nom en Studio Five Incorporated. La société va couvrir les plus importantes soirées des firmes cinématographiques et travailler avec les plus grands studios et labels des Etats-Unis. Ils ont créés plus de 350 couvertures d'albums en un an. C'est durant cette période que Garrett est nommé et élu pour servir sur la côte ouest comme Directeur de la NARAS (National Academy of Recording Arts and Sciences).

ph_garrett_kazan_dietrich ph_garrett_lewis_curtis ph_garrett_lauren_humphrey
  Kazan et Dietrich ; Lewis et Curtis ; Bacall et Bogart

En janvier 1989, Murray Garrett est honoré par "Academy of Motion Picture Arts and Sciences" où un gala de reception s'est tenue à Beverly Hills, pour présenter une retrospective du travail photographique de Garrett où étaient invités plus de 200 membres de l'Academie et d'autres invités. L'exposition de son travail fut exposé pendant plus de 60 jours à l'Académie.

Motivé par des suggestions de ses amis et partenaires associés, il publie son premier livre
Hollywood Candid: A Photographer Remembers en 2000, puis publie en 2002 Hollywood Moments.
Il est aujourd'hui à la retraite et vit à
Sherman Oaks, en Californie.


>> Marilyn par Garrett <<
1951_Cicero_Marilyn_0040_010_1 1953_call_me_by_murray_garrett_2 1953_06_26_grauman_by_murray_garrett_01a   

Murray Garrett a toujours photographié Marilyn Monroe lors d'événements en publique: à des soirées et galas, comme des premières de films ou des remises de prix. Il semblerait qu'il ait effectué une séance privé avec elle en 1951 où Marilyn est allongée dans l'herbe puis court sur la plage. Les autres collaborations sont en 1952, pour un match de base-ball caritatif; en 1953: en janvier pour une soirée au Cinerama Cocoanut, en mars à la première de Call Me Madam, en mars à la remise du prix Photoplay, en mai une soirée au Ciro's, en juin au Grauman's Chinese Theater, en novembre à la première de How to marry a millionaire; en 1954: en mars à la remise du prix Photoplay; en 1962 à la remise du prix Golden Globes.

>> Voir les photos de Marilyn par Murray Garrett

1953_03_09_Photoplay021_Dinner00300_1 1952_photoplay01_diner020_00100_1 1962_goldenglobes_by_murray_garrett_1  

>> sources web:
Site officiel  murraygarrett.com  
Photos sur  Photographers Gallery 
Site officiel du documentaire
In Focus: The Hollywood Lens of Murray Garrett  

Posté par ginieland à 15:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

06 février 2011

A comme Avedon

Richard Avedon
(1923 - 2004)

photographe américain

richard_avedon_autoportrait_1

Il reste l'un des photographes des plus connus, dont le travail fut marqué par des portraits en noir et blanc, réalisant autant des reportages de société (de nombreux portraits d'anonymes représentant l'Amérique moyenne aux orphelins de Danang pendant la guerre du Viêt Nam), que des photographies de mode (pour Harper's Bazaar, Vogue, Versace) avec de nombreuses stars (Marilyn Monroe, Brigitte Bardot, Sophia Loren, Marlon Brando). Avedon a su faire de la photographie un art véritable reconnu internationalement.   
"Un portrait n'est pas une ressemblance. Dès lors qu'une émotion ou qu'un fait est traduit en photo, il cesse d'être un fait pour devenir une opinion. L'inexactitude n'existe pas en photographie. Toutes les photos sont exactes. Aucune d'elles n'est la vérité".

>> Autoportraits
richard_avedon_autoportrait_2 richard_avedon_autoportrait_3 ph_avedon_twiggy_et_richard
richard_avedon_autoportrait_1963 richard_avedon_autoportrait_sophia richard_avedon_autoportrait_1980_aout

Richard Avedon est né le 15 mai 1923 à New York, dans une famille juive d’origine russe. Son père, commerçant dans l'habillement, lui offre son premier appareil photographique à l'âge de 10 ans avec lequel il réalise le portrait de Sergueï Rachmaninov, le voisin de ses grands-parents. Sa mère assure son éveil artistique. Il a une sœur cadette, Louise, née en 1925, dont il tirera plusieurs portraits, et qui finira à l'asile psychiatrique où elle meurt à 42 ans. 
Après avoir brièvement fréquenté l’université de Columbia, il commence sa carrière de photographe dans la marine américaine en 1942, en prenant des photographies d’identité des équipages avec le Roleiflex que son père lui avait offert.
En 1944, il commence à travailler comme photographe publicitaire pour un grand magasin mais est rapidement découvert par Alexey Brodovitch, directeur artistique du magazine de mode Harper's Bazaar.
La même année, il épouse Dorcas Nowell, qui deviendra plus tard un modèle et qui sera connue professionnellement sous le nom de Doe Avedon. Ils divorceront après 5 ans de mariage.

ph_avedon_coco_chanel_suzy_parker ph_avedon_dovimawithelephants
Coco Chanel et Suzy Parker ; Dovima 

En 1946, Avedon créé son propre studio et travaille entre autres pour de grands magazines américains comme Vogue et Life et il devient le directeur de la photographie de Harper's Bazaar.
Avedon s’éloigne des techniques de prise de vue de la photographie de mode, où les modèles semblent statiques: il montre, au contraire, des modèles en pleine action, faisant ressortir leurs émotions, en train de rire ou de sourire.

ph_avedon_charles_chaplin_1952_09_13 ph_avedon_twiggy_paris_1968_jan ph_avedon_audrey_hepburn_1967_jan
Charles Chaplin ; Twiggy ; Audrey Hepburn

En 1954, Richard Avedon se remarie avec Evelyn Franklin et de leur union naîtra un fils, John. Mais le mariage ne tiendra pas et le couple finira par divorcer.
En 1966, Avedon quitte son travail chez Harper's Bazaar et rejoint Vogue. Il poursuit son travail de photographe de mode tout en se lançant dans des projets personnels: il photographie des malades internés dans des hôpitaux psychiatriques, la lutte pour les droits civiques aux États-Unis ou encore des manifestants contre la guerre du Viêt Nam.
En 1974, il expose au musée d'Art Moderne de New York (MoMA) des portraits de son père rongé par un cancer. 

 ph_avedon_beatles_london_1967 ph_avedon_bob_dylan_1965 ph_avedon_janis_joplin_texas_1969_08_28
Beatles ; Bob Dylan ; Janis Joplin 

Richard Avedon s’est toujours intéressé à la manière dont le portrait photographique traduit la personnalité et l’âme de son sujet. Tandis que sa réputation comme photographe allait grandissante, il amena dans un studio de nombreux visages célèbres et les photographia avec un grand format 8x10. Ses portraits se distinguent facilement par leur style minimaliste où la personne regarde directement l’objectif, en posant bien de face, sur un fond totalement blanc.

ph_avedon_alfred_hitchcock_ny_1956_03_16 ph_avedon_brigitte_bardot ph_avedon_marlon_brando_newyork_1951_04_19_photo1
Alfred Hitchcock ; Brigitte Bardot ; Marlon Brando

ph_avedon_sandra_benett_12ansQuand à ses portraits grand format de pêcheurs, mineurs et cow-boys du grand ouest américain, ils sont devenus des livres à succès et font l’objet d’une exposition itinérante intitulée In the American West. Ces travaux sont considérés aujourd’hui comme caractéristique de la photographie du XXe siècle et comme faisant partie des œuvres majeures du photographe. En 1979, il s'est lancé dans un projet de six ans qui lui a permis de réaliser 125 portraits de gens de l’ouest américains, après une commande du Amon Carter Museum à Fort Worth (Texas). Avedon a dépeint les travailleurs comme les mineurs et les ouvriers des champs pétroliers dans leurs vêtements sales, des pêcheurs au chômage et des adolescents dans l’Ouest vers 1979-1984. Quand il a, pour la première fois, publié et exposé ces œuvres, « In the American West » a été critiqué pour avoir montré ce que d’aucuns considèrent comme une face peu flatteuse des États-Unis. Toutefois, Avedon a toujours été objet de louanges pour avoir traité ses sujets avec la même attention et la même dignité que celle habituellement accordée au pouvoir politique et aux célébrités.

ph_avedon_catherine_deneuve_1968 ph_avedon_bjork ph_avedon_isabelle_adjani_legoiste
Catherine Deneuve ; Bjork ; Isabelle Adjani

Richard Avedon devient le premier et unique photographe du The New Yorker en 1992 brisant ainsi un long tabou, à la demande de Tina Brown. Il remporte de nombreux prix pour ses travaux dont celui de l’International Center of Photography en 1993, le Prix Nadar en 1994 pour son livre Evidence, et la médaille du 150e anniversaire de la Royal Photographic Society en 2003.

ph_avedon_barbra_streisand_1965 ph_avedon_kennedys ph_avedon_liz_taylor
Barbra Streisand ; Jackie et John Kennedy ; Liz Taylor

Parmi ses sujets célèbres photographiés: Charles Chaplin, Coco Chanel, Alfred Hitchcock, Orson Welles, Katharine Hepburn, Marlon Brando, Audrey Hepburn, Fred Astaire, Brigitte Bardot, Cyd Charisse, Rudolph Nureyev, Barbra Streisand, John F Kennedy, Jackie Kennedy, Elizabeth Taylor, Marilyn Monroe, Cole Porter, Judy Garland, Ingrid Bergman, Jean Renoir, John Ford, Louis Armstrong, Joan Baez, Pablo Picasso, Sophia Loren, Bob Dylan, les Beatles (deux séries de portraits en 1967 et 1968), Simon and Garfunkel, Andy Warhol, Janis Joplin, Maria Callas, Tina Turner, Veruschka, Salvador Dali, Twiggy, Cher, Catherine Deneuve, Patti Smith, Nastassja Kinski, Brooke Shields, Isabelle Adjani et Yannick Noah (pour la revue L'Égoïste en 1988), Le calendrier Pirelli (les éditions de 1995 et 1997), les campagnes de Versace (en 1994 et 1995), Robert Mitchum, Liam Neeson, Cate Blanchett, Cindy Crawford, Claudia Schiffer, Kate Moss, Milla Jovovich, Ralph Fiennes, Bjork.

ph_avedon_adv_calvin_klein_brooke_shield_1980 ph_avedon_Nastassja_Kinski ph_avedon_adv_versace_1994_girls
Brooke Shields ; Nastassja Kinski ; Campagne Versace 

ph_avedon_barack_obamaLe 25 septembre 2004, Richard Avedon fut frappé d’une hémorragie cérébrale à San Antonio au Texas alors qu’il travaillait sur une commande du New Yorker. Il est décédé le 1er octobre 2004 à San Antonio à l'âge de 79 ans.
Au moment de son décès, Richard Avedon travaillait sur un projet intitulé On Democracy qui portait sur les préparatifs de l’élection présidentielle américaine de 2004, faisant ainsi les portraits des candidats aux élections présidentielles.
En 2005, les Etats-Unis lui consacre un musée entièrement consacré à son oeuvre "The Richard Avedon Foundation Established".

>> Marilyn par Avedon <<
1957_MM_feather_1a ph_avedon_fur_01_1 ph_avedon_strass_02_2 1958_autumn_MM_strass_12_1

ph_avedon_syi_rav45Richard Avedon photographie pour la première fois Marilyn le 14 septembre 1954, des photos publicitaires pour le film Seven Years Itch, destinées à être publiées dans Harper's Bazaar. Il la photographie ensuite en 1957, seule (série photomaton) et avec Arthur Miller, mais il était surtout chargé des photos publicitaires du film The Prince and the Showgirl -en 1957- et celles de Some Like it Hot en 1959. Ses photos les plus étonnantes de Marilyn sont le reportage paru dans le magazine Life en 1958 où Marilyn s'est mise dans la peau de diverses actrices (Marlene Dietrich, Jean Harlow, Clara Bow, Lillian Russell et Theda Bara).

>> Voir les photos de Marilyn par Richard Avedon

Commentaires de Richard Avedon sur Marilyn Monroe:
"Elle donnait plus à l'objectif que toute autre actrice - toute autre femme - que j'ai eu l'occasion de photographier; bien plus patiente, plus exigeante avec elle-même et plus à l'aise devant l'objectif qu'en dehors des séances de travail."
 

>> sources web:
Site officiel sur
richardavedon.com 
Biographie sur wikipedia
 et sur ordiecole.com 

Posté par ginieland à 13:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

31 janvier 2011

M comme Moran

Earl Moran
(1893 - 1984)
peintre et photographe américain

earl_moran_1

Né le 8 décembre 1893 à Belle Plain (Iowa-États-Unis), Earl Steffa Moran est le fils d'un fermier, Frank Moran (1865-1949), et de Adella Bell (Steffa) Moran (1870-1965).
Il étudie à la "Art Institute of Chicago" puis déménage vers Manhattan où il continue ses études à la fameuse "Art Student League" de New York City. Il étudie sous les tutelles de Vincent Drumond, Robert Henri, Thomas Fogarty (aussi professeur de Norman Rockwell) et l'anatomiste
George Bridgman. Il retourne à Chicago en 1931 où il tient un petit studio spécialisé en photographies et peintures. Il envoie quelques illustrations peintes de jolies filles en bikini à deux sociétés de calendriers, 'Brown and Bigelow' et 'Thomas D. Murphy Company' qui achètent ses peintures. Dès lors, sa carrière est lancée. En 1937, ses pin-ups sont vendues par millions grâce aux calendriers de la société 'Brown and Bigelow'.

ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG2 ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG3
 ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG5 ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG6 ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG7
ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG8 ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG9 ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG10
ph_earl_moran_pin_up_pub1 ph_earl_moran_pin_up_pub2

beautyparade1941octIl devient célèbre dans les années 40 pour ses pin-up girls, où il passe maître dans les techniques du pastel et de la peinture à l'huile. Il prenait ses modèles en photos avec lesquelles il travaillait ensuite ses peintures. Life Magazine publie un article en 1940 intitulé "Speaking of Pictures" qui se concentre sur le travail de Moran et lui vaut ainsi une célébrité nationale. Il travaille pour Sears & Roebucks, réalise des affiches de films. En 1941, il aide un ami publieur, Robert Harrison, à lancer un nouveau magazine masculin, Beauty Parade, et plus tard, il contribuera à d'autres publications d'Harrison comme les magazines Flirt, Wink and Giggles, Eyefull.

ph_earl_moran_pin_up_calendar_1953_D58DEG4 ph_earl_moran_pin_up_kenmurray_1 ph_earl_moran_pin_up_01
ph_moran_pinup_4 ph_moran_pinup_1 ph_moran1
ph_earl_moran_pin_up_1951_01 ph_earl_moran_pin_up_1951_06 ph_earl_moran_pin_up_1955_01
ph_earl_moran_pin_up_1951_02 ph_earl_moran_pin_up_1945_01 ph_earl_moran_pin_up_1951_05
ph_earl_moran_pin_up_1951_03 ph_earl_moran_pin_up_1951_04 ph_earl_moran_pin_up_1951_07
ph_earl_moran_pin_up_07 ph_earl_moran_pin_up_1953_01 ph_earl_moran_pin_up_1951_08
ph_earl_moran_pin_up_1957_01 ph_earl_moran_pin_up_1957_02 ph_earl_moran_pin_up_1958_01

ph_moran_marilynEn 1946, Earl Moran s'installe à Hollywood. Il a déjà travaillé avec beaucoup de stars de cinéma comme Betty Grable pour des affiches publicitaires. Son modèle le plus connu reste Norma Jeane, future Marilyn Monroe, qui posa pour lui de 1946 à 1950. Elle était payée 10$ de l'heure pour poser dénudée en prenant des allures de pin-up. Elle était satisfaite des illustrations de Moran, affirmant qu'il représentait ses jambes plus belles qu'elles n'étaient.   

ph_earl_moran_pin_up_02 ph_earl_moran_pin_up_02a ph_earl_moran_pin_up_06
ph_earl_moran_pin_up_03 ph_earl_moran_pin_up_04 ph_earl_moran_pin_up_05  

earl_moran_4Earl Moran signe ensuite avec les galeries «Aaron Brothers Galleries» pour qui il travaille jusqu'en 1982, date à laquelle il doit arrêter pour raison de santé (il perdait peu à peu la vue, devenant presque aveugle). Il dessinait alors surtout des pin-ups entièrement nues.
Il meurt le 17 janvier 1984 à Santa Monica (Californie), à l'âge de 91 ans.


>> Marilyn par Moran <<
1948_by_earl_moran_bikini_stripe_01_1 1948_by_earl_moran_mattress_04_2 1949_by_earl_moran_spanish_girl_02_1

Earl Moran a photographié et peint Marilyn de 1946 à 1949. Elle posait pour lui dans son studio à Hollywood. Il engagea Norma Jeane qui était inscrite à l'époque à la Blue Book Model Agency. Payée 10$ de l'heure, Marilyn raconta plus tard que Earl Moran lui avait sauvé la vie plusieurs fois en l'engageant.

ph_moran_publicity

>> Voir les photos de Marilyn par Earl Moran 

1948_by_earl_moran_black_nightie_01_pin_up_1 1949_by_earl_moran_knickers_black_pin_up_2 1949_by_earl_moran_skirt_01_pin_up_1

Commentaires de Earl Moran sur Marilyn Monroe:
"Elle savait exactement quoi faire: ses mouvements, ses mains, son corps étaient tout simplement parfaits. Elle était la plus sexy. Mieux que n'importe qui d'autre. Emotionnellement, elle faisait tout à la perfection. Elle exprimait exactement ce que je voulais."
  


>> sources web:
Biographie sur
wikipedia
Le site The PinUp Files
Le site The PinUp Page
Le blog 40s and 50s Sweet Betty Lou
blog consacré aux  illustrateurs
 

Posté par ginieland à 14:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 septembre 2010

C comme Carroll

Jock Carroll
(1919 - 1995)
photographe canadien

jock_carroll

jock_carroll_airforceNé le 5 mars 1919 à Toronto, Jock Carroll fut correspondant pendant la seconde guerre mondiale et pilote à la Royal Canadian Air Force. Il était écrivain, journaliste et photographe au Canada: il travailla pour la presse canadienne, notamment pour le "Toronto Telegram". Correspondant de guerre en Corée en 1951, il prit des clichés de soldats canadiens dans les tranchées. Il publia six livres, dont "The Death of the Toronto Telegram," (publié en 1971), où il relate des anecdotes sur le fonctionnement de la presse canadienne des années 1940 aux années 1970, avec des interviews de ses rencontres avec Marilyn Monroe (en 1952), de l'écrivain Arthur Hailey (en 1966), d'Elvis Presley (en 1956), et le businessman millionnaire de Toronto "Honest" Ed Mirvish (en 1970). Jock Carroll a pris près de 21 000 photographies tout au long de sa carrière.

elvis_hound_cropped elvis_singing glenn_gould
Elvis Presley ; Glenn Gould 

jock_carroll_koreaEngagé dans son travail, Jock Carroll était membre du Toronto Men's Press Club, de la league des auteurs américains, de l'Association des photographes professionnels du Canada, de l'Association des écrivains sportifs d'Ontario, et était président de l'Association canadiennes des correspondants de guerre.
 
A la fin de sa vie, Jock Carroll fut en procès concernant les droits d'auteur et de l'utilisation d'une photographie du compositeur et pianiste canadien Glenn Gould prise en 1956 (parue dans son livre "Glenn Gould: Some Portraits of the Artist as a Young Man", en 1994) pour les besoins d'un article dans un magazine. La cour d'appel d'Ontario accorda les droits en faveur de Jock Carroll dans cette affaire qui opposait Gould Estate contre Stoddart Publishing Co. Ltd.

Jock Carroll décède le 5 août 1995, à l'âge de 76 ans. 

>> Marilyn par Carroll <<
   
Niagara_scene_071_on_set_031_byJockC_1 marilyn_color_shot_1_color_corrected_photoshop 1952_Niagara_OnSet_010_Hotel_081_byJockCarroll_1

mag_weekendEn juin 1952, Jock Carroll signe un contrat pour photographier Marilyn Monroe pendant le tournage du film "Niagara" qui se tient à la frontière canadienne, près des célèbres chutes. Le reportage photo était destiné au magazine canadien "Weekend Magazine" (couverture ci-contre); mais la plupart des photographies qu'il prit de Marilyn (près de 400) furent dévoilées en 1996 dans son livre "Falling For Marilyn: The Lost Niagara Collection".

>> Voir les photos de Marilyn par Jock Carroll 

Coulisses des séances photos de Jock Carroll
Son premier rendez-vous avec Marilyn se tient le 5 juin 1952: il déjeuna avec elle
au Rainbow Room dans le "The Brock Hotel" se situant en face des Chutes. Comme à son habitude, Marilyn arriva avec une heure de retard, vêtue d'un pantalon à carreaux et d'un sweat. Jock Carroll fut instantanément conquis par la beauté de Marilyn et son envie perpétuelle de s'instruire (elle étudiait à l'université d'UCLA); et réciproquement, Marilyn était fascinée par le fait que Carroll fut correspondant à la guerre de Corée (où elle se rendra en 1954).
marilyninfactoryLes jours suivants
, Jock carroll accepta de se rendre sur le plateau de tournage et pouvait ainsi suivre Marilyn partout. L'un des premiers endroits où il l'accompagna fut celui d'une tournée publicitaire. Ils se sont rendus dans une usine où Marilyn se pencha au dessus des machines pour les photos de Jock. Il sentit évidemment le lien puissant qui unissait Marilyn à la caméra: l'objectif l'aimait. Frank Neill, du département publicitaire, raconta que Marilyn aimait Jock car il prenait le temps de la connaître.
1952_Niagara_OnSet_031_Publicity_010_byJockC_2Lors d'un jour de repos, elle décida d'aller faire des photos couleurs avec Jock. Son maquilleur et ami proche, Whitey Snyder, les accompagnait. Jock attendait dans la pièce d'à côté pendant que Marilyn se faisait maquiller, lorsque le téléphone sonna: c'était Joe DiMaggio. Au départ excitée à l'idée de la proposition de Joe qui voulait passer le week-end à New York, elle fut finalement désemparée quand elle rappela Joe pour décliner l'invitation car les studios ne lui accorderaient pas ce voyage pendant le tournage d'un film. Joe n'aurait pas compris et aurait raccroché au nez de Marilyn. Triste, Marilyn pleurait à chaudes larmes, faisant couler le mascara. Il fallut refaire le maquillage. Les photos furent prises en extérieur plus tard dans la journée.
cigaretteUn autre jour, le rendez-vous était pris à dix heures du matin: Marilyn ne se sentait pas bien et rappela Jock à midi. Dans la chambre d'hôtel de Marilyn, Jock notifia quelques affaires: une pendule, quelques vêtements, beaucoup de livres et une photo de Joe. Ils discutèrent de sujets variés: de relaxation (la technique de Marilyn était de courir dans la chambre), de psychanalyse (Freud), de son enfance (où elle lui raconta que des souvenirs heureux). Une fois qu'elle fut prête, elle lui suggéra de la prendre en photo en train de fumer une cigarette, tel qu'elle le faisait dans ses films: à la "française", roulant la cigarette dans sa bouche. Neill arriva pour informer Marilyn que Hy Gardner souhaitait l'interviewer dans son show le soir, mais Marilyn posa quelques conditions: connaître à l'avance les questions, et ne pas parler de Joe. Mais Gardner insista pour évoquer Joe, alors Marilyn refusa, déclarant que cela faisait parti de sa vie privée. Neill fut quelque peu irrité, d'autant plus que Jock soutenait Marilyn.
Deux jours plus tard, Marilyn, Jock et Neill furent à nouveau réunis; ils visitèrent ensemble la région. Marilyn essaya des lunettes et Neill proposa de la photographier mais elle refusa en déclarant: "Je voulais juste regarder avec, mais pas prendre de photos. C'est ringard. C'est comme à New York, ils vous disent de regarder les gratte-ciels, mais pensez-vous n'avoir jamais vu de gratte-ciel avant ? J'aime les photos qui comportent de la chaleur, de la qualité". Puis ils firent une promenade en bateau: le capitaine prêta à Marilyn un ciret blanc, bien qu'elle aurait préféré un ciret noir comme tout le monde. Un photographe, présent à bord, prit 10 clichés de Marilyn au milieu de ses fans. Marilyn posa aussi des questions au capitaine, sur les personnes qui se jetaient dans les Chutes, il confirma les faits en relatant une anecdote sur un homme disparu après s'être rendu près des Chutes, ce qui contraria Marilyn.

Commentaires de Jock Carroll sur Marilyn Monroe:
"Lèvres remplies de rouge à lèvre, dents blanches, ces ensembles étendus d'innocents yeux bleus. Quand elle vous regardait droit dans les yeux, il y avait ce sentiment de partager un vilain secret entre deux personnes."
 

>> sources web:
Biographie sur wikipedia et sur cbc.ca  
Anecdotes sur immortalmarilyn.com 
Blog de son fils Angus Carroll

Posté par ginieland à 18:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

26 août 2010

P comme Pursel

Bill Pursel
Petit ami de Norma Jeane
de 1946 à 1950

bill_pursel_portrait

Né en juillet 1925, Bill Pursel a servit comme soldat pendant la deuxième guerre mondiale où il a combattu en Belgique.

604SouthThirdStreetOriginaire du Nevada, Bill était en France en 1946 et revient chez lui, à Las Vegas, en mai 1946. Il a rencontré Norma Jeane à Las Vegas en juin 1946, période où elle s'y est installée brièvement pour son divorce d'avec Jim Dougherty (de mai à septembre 1946, Norma Jeane était logée au 604 South Third Street, chez Minnie Willette, une tante de Grace McKee, photo ci-contre). Bill se promenait dans la rue et discuta avec un ami qu'il croisa; et c'est là qu'une jeune femme, vêtue d'un short blanc et d'une blouse blanche, les cheveux tirés en arrière et noués par un ruban noir, est sortie de la maison et l'ami de Bill les a présenté: c'était Norma Jeane. Bill et Norma Jeane se sont de suite bien entendus et sont partis se promener puis sont allés au cinéma le soir même. Bill raconta que Norma Jeane était "une très belle jeune femme de 20 ans, les cheveux bruns, un physique superbe et une voix très douce, toute en murmure... un sourire étincelant et des yeux bruns qui viraient par moment au bleu sous la lumière; très timide et fragile mais avec une personnalité très attirante".

Bill raconta que Norma Jeane ni ne buvait, ni ne fumait. Elle se maquillait très peu. Elle était très naïve, ce qui représentait un danger pour elle. Généreuse et pleine d'attention, elle adorait les animaux et les enfants, avait beaucoup de compassion pour les gens qui vivaient dans la pauvreté et aimait discuter avec les personnes qui travaillaient dans l'envers du décor des studios. Elle donnait beaucoup plus qu'elle ne recevait. Elle était franche et sincère.

anaPudique et réservée, elle parlait très peu d'elle, Bill ne savait rien de son enfance, bien qu'il rencontra sa mère Gladys Monroe, il n'avait pas conscience des problèmes psychologiques que sa mère avait. Il connaissait aussi très bien sa tante Ana Lower (photo ci-contre), chez qui Norma Jeane vivait à Hollywood, et rencontra aussi Jim Dougherty qui fut "très poli et sympathique. Un gars avec beaucoup de classe".
Soucieuse de sa carrière de modèle et de son désir de devenir actrice, Bill faisait répéter les auditions de Norma Jeane, dans la maison de la Tante de Bill du North Hollywood. Elle désirait que Bill devienne aussi acteur, lui décrochant un rendez-vous au
Actors Lab, mais ce n'était pas dans les projets de Bill et il ne s'y est jamais présenté. 

jean_harlowElle portait une admiration totale à Jean Harlow (photo ci-contre). Quand Norma Jeane changea de nom pour devenir Marilyn Monroe, Bill raconta que ça ne lui plaisait pas beaucoup: "elle n'était pas heureuse du changement de nom parce que cela a été décidé sans la consulter vraiment. Elle résista et insista pour que son nom soit Monroe, qui était un nom de famille du côté de sa mère, mais elle voulait que son prénom devienne Jean, d'après Jean Harlow. Puis elle accepta celui de Marilyn."

Bill raconta la tenacité et la détermination avec lesquelles Norma Jeane faisait preuve pour faire carrière à Hollywood, mais il fit part aussi de ses craintes et remises en questions, comme un jour de 1949, où elle l'appela de Chicago, en larmes. D'après Bill, elle ne supportait plus les séances interminables de photos. De retour quelques jours plus tard, Marilyn et Bill passèrent toute une nuit sur une plage de Santa Monica à discuter de son avenir: "Elle allait tout quitter; elle voulait se marier et fonder une famille. J'ai dû refuser ses avances vu que j'avais encore une année à faire au collège que je n'aurais pas pu pourvoir aux besoins de deux personnes. Elle ne gagnait alors pas grand-chose, nous étions trop jeunes et elle ne pouvait pas attendre la fin de mes études pour que j'ai du travail. Et je n'ai pas cru qu'elle allait tout abandonner!"
C'est Bill qui aurait conseillé à Marilyn de changer de vie en arrêtant les photos de pin-up et de reprendre ses études et de beaucoup travailler pour s'améliorer en tant que comédienne.

bill_pursel_marilynLa liaison entre Bill Pursel et Marilyn Monroe ne fut révélée au public qu'en 2007, dans le livre "Private and Undisclosed" de Michelle Morgan, où lors de ses recherches, l'auteur a retrouvé une lettre accompagnée de photographies qui avaient été mises en vente aux enchères, envoyée par Norma Jean Dougherty à Bill Pursel en 1947.

Leur romance dura quatre années durant lesquelles le couple était en parfaite harmonie: selon Bill, ils ne se sont jamais disputés. Après leur séparation en 1950, ils ne se sont plus revus, sauf un jour en 1952 où Marilyn appela Bill pour lui parler de sa nouvelle rencontre avec un champion de base-ball (Bill en pratiquait quand ils étaient en couple), un certain Joe Di Maggio: "Quand elle commença à sortir avec Joe, je l'ai encouragée car je croyais que Joe serait une influence stable pour elle. J'ai été surpris quand leur mariage lâcha!"


>source pour l'article:
Je remercie sincèrement Mary du Fan Club Marilyn Monroe pour l'interview réalisée en 2008 dans le cadre du fan club. Merci beaucoup Mary pour ces précieuses informations.
>sur le web:
 autographes que Marilyn donna à Bill sur marilynmonroecollection.com  

Posté par ginieland à 13:44 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,