06 août 2012

Marilyn Monroe cache-t-elle encore une part de mystère?

Marilyn Monroe cache-t-elle encore une part de mystère?
le 5/08/2012
Par Alexis Ferenczi
en ligne
sur huffingtonpost.fr

huf_01 

MARILYN MONROE - Icône absolue d'Hollywood et archétype de la bombe blonde et glamour, Norma Jeane est morte il y a 50 ans. Elle n'était pas la première pin-up d'Hollywood. Elle n'était même pas réellement blonde. Mais du petit pull rouge moulant de ses premières photos aux poses dénudées de Playboy et à la robe plissée qui n'en finit plus de se soulever sur une bouche de métro new-yorkais, l'image de la jeune femme a envahi l'Amérique et le monde.

Outre les films biographiques comme le récent My Week with Marilyn, Hollywood, les mondes de la musique et de la mode restent grisés par la star. Le styliste Joe Zee écrit dans Elle que "la bombe" continue à inspirer les défilés. Des célébrités comme la chanteuse Taylor Swift ou l'actrice Scarlett Johansson revêtent régulièrement le costume du mythe: décolleté plongeant, boucles blondes et robe moulante.

Le dernier festival de Cannes lui rendait d'ailleurs hommage en affiche alors que Lindsay Lohan était même allée jusqu'à apparaître dans Playboy imitant les photos de nus publiées en 1953 dans le magazine. Ce magnétisme intrigue. Même si l'actrice éclate dans des films comme Certains l'aiment chaud et quelques autres, son CV hollywoodien n'est pas le plus étoffé. On ne sait pas non plus si ce sex appeal est preuve de son indépendance ou de sa soumission.

huf_02

Produits dérivés

Les objets ayant appartenu à Marilyn Monroe s'arrachent encore aujourd'hui. De ses robes à son appareil photo d'enfance, les riches collectionneurs alignent les dollars pour se procurer le dernier élément de memorabilia mis aux enchères. En 2011, une robe de l'actrice au grain de beauté, portée dans le western Rivière sans retour, était partie pour 516.600 dollars à Macau, en Chine. Tous ces souvenirs de la star s'échangent à de tels prix aujourd'hui que les institutions publiques ont bien peu de chances de les acquérir.

Tout la légende liée à l'actrice, chanteuse et sex-symbol américaine nourrit une véritable industrie à travers le monde, avec la découverte fréquente de photographies non connues de la star. Entre NBC qui achève une mini-série, Smash avec Uma Thurman dans la peau d'une actrice jouant la célèbre blonde et une émission de télé réalité Finding Marilyn en cours de développement, Marilyn Monroe reste sans rivale.

Dernières pièces exhumées en date, des photos de Marilyn Monroe nue prises lors de ce qui fut sa probable dernière séance officielle de pose, à peine six semaines avant sa mort en 1962. Les clichés avaient été pris par Bert Sten lors d'une séance de pose pour le magazine Vogue. Elles capturent l'icône glamour d'Hollywood dévêtue, une coupe de champagne à la main, se prélassant dans un lit. L'une d'elle montre Marilyn sans haut, faisant face à l'objectif, les bras en l'air.

Mise à nue

Impossible d'échapper aussi à son histoire. On connaît tout des conquêtes de l'actrice. Joe DiMaggio, Elia Kazan, Robert Mitchum, Tony Curtis, Howard Hughes, Dean Martin, John Huston sont tous tombés sous le charme de Marilyn. Sa relation avec John F. Kennedy est peut-être la plus symbolique, mais c'est une autre affaire qui mérite d'être comptée à nouveau. Celle ponctuelle qui lie l'actrice à Yves Montand lorsque tous les deux sont à l'affiche du film de George Cukor, Le Milliardaire, au titre original bien plus évocateur - Let's make love, Faisons l'amour.

Hollywood, été 1960. Dans un bungalow du Beverly Hills Hotel, Marilyn Monroe est accompagnée de son mari, le dramaturge Arthur Miller. À côté, le couple d'or du cinéma français Simone Signoret et son mari Yves Montand s'installe. Le mariage de Monroe et Miller touche alors à sa fin. L'auteur a réécrit plusieurs fois le script du Milliardaire et après les refus de Gregory Peck, Cary Grant, Charlton Heston ou Yul Brynner, il suggère que le rôle soit attribué à Montand, ce dernier avait joué dans l'adaptation d'une pièce de Miller, Les Sorcières de Salem.

Pour le tournage du Milliardaire, l'acteur français débarque donc à Los Angeles avec Simone Signoret tout juste auréolée d'un Oscar pour son rôle dans Les Chemins de la haute ville. Pendant quatre mois, les deux couples vont cohabiter. Jusqu'à ce que Monroe et Montand entament une relation rapidement devenue publique. "Si elle aime Montand c'est qu'elle a du goût parce que je l'aime aussi", racontait Simone Signoret.
Dans ses mémoires La nostalgie n'est plus ce qu'elle était, l'actrice française est revenue plusieurs fois sur cette brève histoire notamment dans l'extrait ci-dessous évoquant la mort de Marilyn:
"Elle n'aura jamais rien su de mon chagrin, ce soir d'août 1962, elle n'aura jamais su combien je ne l'ai jamais détestée, et comme j'avais bien compris cette histoire qui ne regardait que nous quatre [avec Arthur Miller] et dont le monde entier s'est occupé dans un temps troublé où il se passait pourtant des choses plus importantes."

La théorie du complot

Le 5 août 1962, Marilyn Monroe est retrouvée morte à son domicile à 36 ans, une boîte de somnifères vide à son chevet. Avec une dizaine d'autres flacons de médicaments et pilules sur la table de nuit, la police conclue à un "suicide probable", dû à une surdose de barbituriques.

Pourtant, les spéculations perdurent quant aux vraies raisons du décès Marilyn, nourries par des détails: l'écart de 35 minutes - ou de 4 heures selon les versions - entre le moment où le médecin de Monroe l'a déclarée morte et celui où la police est arrivée sur les lieux, la disparition du relevé téléphonique, une étrange conversation avec son ami Peter Lawford et l'absence de tests toxicologiques menés sur les organes digestifs de l'actrice. Parmi les théories, on retient celles-ci:

  • Le suicide: par l'absorption d'une surdose de pilules de Nembutal en vue de se donner la mort. Théorie mise à mal par ceux qui défendent que l'actrice n'avait pas envie de mourir à ce moment-là.
  • La mort accidentelle: la surdose de pilules de Nembutal ne serait pas intentionnelle.
  • L'erreur médicale: Ralph Greenson, son psychiatre, aurait administré à l'actrice un lavement à l'hydrate de chloral - sensé l'aider à dormir - sans savoir qu'elle avait consommé au préalable du Nembutal. Le mélange des deux substances se serait avéré fatal. Dans la même veine, un shot d'adrénaline mal injecté et des traitements non adaptés sont mentionnés.
  • L'assassinat: le médecin légiste n'a trouvé aucune trace de pillule ou de poudre dans le corps de Marilyn. Impossible qu'elle ait ingurgité les médicaments. Les doses lui ont été injectées, alimentant les hypothèses d'un homicide déguisé en accident ou en suicide.
  • Le complot à grande échelle: le FBI ou la CIA aurait voulu faire taire l'actrice, à la suite de sa relation avec John F. Kennedy, afin qu'elle ne fasse pas de révélation encombrante sur la famille du président américain. Le commanditaire de l'assassinat pourrait aussi être Robert Kennedy lui-même si la Maison-Blanche avait décidé de s'en charger discrètement.
  • Le réglement de compte mafieux: parmi ses relations à la fin de sa vie, Marilyn compte quelques hommes de la pègre peu recommandables.

huf_03

Pour les fans de Norma Jeane, il est parfois difficile de faire le tri parmi tous les ouvrages disponibles racontant la vie de l'actrice. Entre compilation de photographies ou instantanées de vie privée, biographies officieuses ou romancés, les ouvrages sont légions. En voici quelques uns des plus récents choisis par la rédaction du Huff Post:

Une blonde à Manhattan
Le journaliste Adrien Gombeaud s'attache en textes et en photographies à raconter les quelques jours de mars 1955 que l'actrice passe à tenter de se réinventer. Elle a coupé les ponts avec Hollywood et s'est séparée de DiMaggio.

Marilyn Monroe - Métamorphoses
Album élaboré par David Wills avec plus de 300 photographies dont la plupart inédites, soulignant la métamorphose physique de l'actrice tout au long de sa carrière. Transformations volontaires et subies.

Marilyn Monroe de A à Z
De A pour Actrice à Z comme Zelda Zonk, son pseudo favori, l'ouvrage d'Isabelle Danel dessine au plus près le portrait polymorphe d'un déesse fragmentée, probablement l'ouvrage le plus complet en termes d'informations. Composé d'une riche gallerie de personnages ayant croisé le chemin de Marilyn.

Monroerama
Sous la direction Françoise-Marie Santucci, le livre réunit des témoignages de spécialistes, d'écrivains et de cinéastes qui rendent hommage à l'actrice, la chanteuse et l'icône.

Posté par ginieland à 12:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


05 août 2012

Marilyn Monroe, tout est à vendre

lemondelogoMarilyn Monroe, tout est à vendre
le 2/08/2012
Par Frédéric Joignot, envoyé spécial à New York
en ligne
sur lemonde.fr

lemonde_02 lemonde_01
A gauche : Joe DiMaggio, le second mari de Marilyn, est absent du testament de la star.
A droite : les psychanalystes Dorothy Burlingham, Mariane Kris - qui obtient 25 % de la succession - et Anna Freud, dans les années 1970.
FREUD MUSEUM, LONDON | BETTMANN/CORBIS.

Marilyn Monroe rédige son testament le 14 janvier 1961, à 34 ans, à une période douloureuse de sa vie. Elle vient d'annoncer son divorce avec l'écrivain Arthur Miller. Le tournage des Désaxés, de John Huston, a été une épreuve : elle se disputait sans cesse avec son mari, prenait des barbituriques à haute dose. L'année précédente, Le Milliardaire, une comédie de George Cukor, avec Yves Montand, a fait un flop.

Certains journaux la disent finie. L'actrice s'est installée à New York pour suivre à nouveau les cours de théâtre de Lee Strasberg à l'Actors Studio. Le maître des lieux, qui a formé Marlon Brando, Montgomery Clift, James Dean ou Dustin Hoffman, et dont l'épouse, Paula, est devenue le coach de Marilyn, propose de la diriger dans Rain, un téléfilm pour la NBC adapté d'un roman de Somerset Maugham. Marilyn se prépare, écrit à Maugham pour approfondir son rôle. En attendant, désespérée par sa rupture avec Miller, elle consulte chaque jour sa psychanalyste, Marianne Kris.

lemonde_03
 Marilyn Monroe, entourée de l'artiste Sammy Davis Jr et du photographe Milton Greene, dont elle était proche, en décembre 1954.
| BETTMANN/CORBIS

Voilà pourquoi, peut-être, elle lègue alors, après distribution de sommes en liquide à ses proches et à sa demi-soeur Berniece Miracle, 50 % de ses biens, revenus et droits à Lee Strasberg, son mentor. 25 % vont à Marianne Kris, afin qu'elle "les emploie à faire avancer le travail de tout groupe ou institution psychiatrique de son choix". Les 25 % restants ou, au choix, 40 000 dollars, reviennent à sa secrétaire, May Reis. Sinon, n'ayant pas eu d'enfant et son père l'ayant abandonnée, elle laisse 5 000 dollars par an "pour l'entretien et le soutien financier" de sa mère, Gladys Baker, internée dans un hôpital psychiatrique.

Ce testament est contesté aussitôt après sa mort. La conseillère financière de Marilyn Monroe, Inez Melson, qui ne reçoit rien, affirme, en octobre 1962, que l'actrice était "sous l'influence invalidante" des Strasberg et de son analyste. Mais elle est déboutée par le juge Samuel Di Falco, qui entérine le testament.

Aujourd'hui encore, sur le site Marilynmonroe.family.com, ses cousins parlent d'une manipulation de ses dernières volontés par ses proches, alors qu'elle était au plus mal. Plusieurs de ses biographes soutiennent qu'elle allait les modifier, au vu des événements qui ont suivi...

lemonde_04
Lee Strasberg et Marilyn Monroe
PETER BASCH 

En février 1961, le projet Rain avec Lee Strasberg s'écroule. Effondrée, l'actrice s'assomme aux barbituriques. Craignant qu'elle ne se suicide, Marianne Kris la fait admettre à la Payne Whitney Clinic, à Manhattan, où elle est placée en cellule de sécurité. Quand elle constate qu'elle est enfermée, Marilyn Monroe fait une crise de désespoir, casse une fenêtre, demande à sortir. Les médecins la menacent de la camisole de force. Elle fait passer un message à Lee Strasberg par une infirmière : "Le Dr Kris m'a fait enfermer sous la surveillance de deux imbéciles (...). Je suis enfermée avec les cinglés. Je suis sûre de finir comme eux si ce cauchemar se poursuit. Je vous en supplie, aidez-moi." Mais c'est l'ancien joueur de baseball Joe DiMaggio, son deuxième mari, qui, joint par Marilyn, la fait libérer. Il la place dans un centre ouvert, reste près d'elle. Selon Donald Spoto, son biographe le plus sérieux, ils envisageaient de se remarier.

Après cet épisode, l'actrice ne demandera plus jamais l'aide de Marianne Kris et, d'après plusieurs sources, elle fit savoir à son avocat, Milton Rudin, qu'elle souhaitait modifier son testament. Voilà pourquoi beaucoup s'étonnent que la psychanalyste hérite, que Joe DiMaggio, de retour dans sa vie, n'ait rien ou encore que Lee Strasberg reçoive la majeure partie de l'héritage. Selon Patricia Bosworth, du magazine Vanity Fair, Marilyn aurait confié la veille de sa mort au photographe Milton Greene, longtemps son ami et manager, qu'elle pensait que les Strasberg la manipulaient.

Marilyn Monroe décède dans la nuit du samedi 4 août 1962 d'un empoisonnement aigu aux barbituriques. Elle a 36 ans. En dehors de ses droits et royalties, ses biens sont estimés à 92 781 dollars. Ils sont distribués comme le stipule son testament. Ses effets personnels sont pieusement conservées par les Strasberg, qui pensent que ceux-ci rejoindront un jour un musée du cinéma.

Quand, en 1982, Lee Strasberg meurt, sa veuve et seconde femme, Anna, qui n'a jamais connu Marilyn, se retrouve à la tête du Lee Strasberg Theater Institute fondé par son mari, et de la majeure partie de l'héritage Monroe. Peu connue du grand public, Anna Strasberg s'érige aussitôt en stratège de l'exploitation de la marque et de l'image Marilyn Monroe. D'après Nathan Koppel, expert financier au Wall Street Journal, elle "lance son entreprise de licences et de publicité quelques mois à peine après la mort de son mari".

lemonde_05
Anna Strasberg, l'héritière, qui n'a jamais connu Marilyn Monroe, fait la promotion du livre « Fragments », à Francfort, en Allemagne, en 2010. EPA/CORBIS | ULI DECK/

Il faut comprendre qu'en ces années 1980, les budgets de communication des marques explosent. Elles cherchent des égéries, des icônes, des stars avec lesquelles s'associer. Marilyn Monroe est l'une d'elles. Anna Strasberg comprend vite que les royalties de l'actrice sont peu lucratives au regard de ce que pourraient rapporter ses droits à l'image. Les artistes eux-mêmes se sont inspirés de l'icône Marilyn Monroe. En 1954, Willem De Kooning peint une Marilyn aux traits déformés. En 1965, Richard Hamilton exécute My Marilyn, un collage photos. En 1967, c'est au tour d'Andy Warhol de produire plusieurs sérigraphies qui seront vendues dans le monde entier. En 1971, Salvador Dali réalise une lithographie intitulée Mae West, Marilyn Monroe, Mao. En 1982, la photographe américaine Cindy Sherman s'autoportraitise en Marilyn à peine maquillée...

Durant les années qui suivent, de fructueux contrats pleuvent. Les grands magasins Bloomingdale's ouvrent une boutique "Marilyn Monroe" à New York, Absolut Vodka lance un spot de télévision, la société de cosmétiques Revlon récupère son image, un clip pour le parfum Chanel no5 est tourné, même la griffe Nike s'accapare Marilyn sur ses baskets. D'après le Wall Street Journal, la marque "Marilyn Monroe" rapporte 7,6 millions de dollars à Anna Strasberg entre 1983 et 1993.

 QUELLE IMAGE GARDER DE MARILYN ?

Dès lors, comment continuer à faire fructifier cette manne jouant sur l'image et la légende de l'actrice ? Quels souvenirs l'actrice laisse-t-elle dans les mémoires ? Comment la présenter dans des publicités ou sur des produits commerciaux ? Quelle Marilyn Monroe est la plus vendeuse ? La blonde allumeuse de ses débuts ? La star glamour venue souhaiter, le 19 mai 1962, bon anniversaire au président John F. Kennedy, son amant ? Ou l'actrice inquiète de l'Actors Studio ?

Lawrence Schiller, 76 ans, a photographié Marilyn nue sur le bord de la piscine lors du tournage du film Something's Got to Give, abandonné en 1962. Selon lui, "le grand public aime le personnage "Marilyn", la blonde sexy et faussement ingénue que Monroe a inventée de toutes pièces. Quand elle a décidé de poser nue, je lui ai dit : "Vous êtes célèbre, vous allez me rendre célèbre." Elle m'a répondu : "Ne soyez pas insolent, les photographes se remplacent facilement." Pour chaque photo, elle devenait Marilyn, avec son sourire lumineux, sa féminité irrésistible. Ensuite, elle demandait à voir tous les tirages et en éliminait les trois quarts". Pour Schiller, Marilyn Monroe "jouait son va-tout" en posant nue. La Fox voulait la licencier, Liz Taylor était mieux payée qu'elle. "On découvre combien elle est encore belle. Pourquoi personne n'oublie-t-il Marilyn Monroe ? Elle a créé sa propre icône. Elle savait prendre la lumière comme aucune autre star."

lemonde_06
 Un exemplaire du premier numéro du magazine « Playboy » (1953) - avec, en couverture, Marilyn Monroe photographiée par Milton Greene - s'est vendu 31 070 dollars en 2010. | PLAYBOY

Les photos au bord de la piscine ont consacré Marilyn comme la bombe platine à la chair nacrée qui efface Lana Turner et Jean Harlow. C'est cette Marilyn-là qu'Anna Strasberg va vendre en série dans les années 1990. En 1996, elle s'associe avec Mark Roesler, le PDG de CMG Worlwide - qui gère les droits intellectuels pour utiliser des photos de célébrités. L'homme s'est fait connaître dans les années 1980 en envoyant des détectives privés rechercher les familles des stars décédées. C'est ainsi qu'il a récupéré les droits de Bette Davis, James Dean, Ava Gardner, Robert Mitchum, Gene Tierney, Ingrid Bergman, Jane Mansfield, Jane Russell... Il a emporté le marché Marilyn Monroe en promettant à Anna Strasberg 1,1 million de dollars de gains annuels en licences.

Les années suivantes, 700 contrats industriels et publicitaires utilisant l'image de Marilyn sont signés, jouant sur son sex-appeal. La star est représentée, souvent en petite tenue, sur des centaines de milliers d'objets et gadgets de toutes sortes. Mugs, cendriers, stylos, briquets, jetons de casino, vaisselle, literie, lingerie, tee-shirts, sacs, meubles, poupées, queues de billard, stores, tablettes de chocolat, bouteilles de vin (le "Marilyn merlot", le "sauvignon Blonde"). Parfois, c'est n'importe quoi. Une ligne de vêtements roses pour animaux a pour slogan "Les diamants sont les meilleurs amis du chien", des préservatifs à l'effigie de Marilyn sont mis en vente...

Paul Morizet, de Greenlight - filiale de la banque d'images Corbis -, croit, qu'à force, Anna Strasberg a dégradé l'image de la star. Il s'est occupé du film publicitaire Dior tourné, en 2011, par Jean-Jacques Annaud au château de Versailles avec Charlize Théron. Des doubles de Grace Kelly, Marlène Dietrich et Marilyn Monroe y apparaissent quelques secondes. "Nous gérons les images de Steve Mc Queen et Maria Callas. Il est décisif de ne pas galvauder la symbolique d'une star disparue. Le problème, avec Marilyn Monroe, c'est que son image a été trop vendue dans des produits bas de gamme. Elle a beaucoup perdu en image de marque. Résultat, une star vivante vaut beaucoup plus cher qu'elle. Elle ne reprend une valeur publicitaire que depuis deux ans", dit-il.

Si l'image de l'actrice est écornée, les licences la concernant rapportent gros. Entre 1996 et 2000, selon le Wall Street Journal, Anna Strasberg reçoit 7,5 millions de dollars de la CMG. C'est l'époque, écrit le journal économique, où "Anna Strasberg pense et gère l'image de Mme Monroe dès qu'elle se réveille". Elle cherche à récupérer les droits qui lui manquent, les 25 % légués à Marianne Kris. Avant de mourir, en 1980, la psychanalyste les a transmis à l'Anna Freud Centre de Londres, une clinique psychiatrique qui se servira de cet argent pour créer une unité thérapeutique "Marilyn Monroe" pour enfants en difficulté. Anna Strasberg va tenter, en vain, de racheter ces parts.

En 1999, l'héritière arrondit son pactole en mettant aux enchères les affaires personnelles de l'actrice chez Christie's, à New York. La vente de ses effets, près de 1 000 pièces, ses livres, ses meubles, ses robes rapportent 13,4 millions de dollars, quadruplant les estimations. Cette vente aux enchères a heurté beaucoup de gens. Les héritiers des grands photographes de Marilyn, ceux qui ont popularisé son image (Milton Greene, Tom Kelley, Sam Shaw) se disent choqués, et dénoncent l'âpreté au gain d'Anna Strasberg ainsi que la dégradation de l'image de Monroe.

lemonde_07
 La robe blanche que la star portait dans « Sept ans de réflexion », de Billy Wilder, en 1955, s'est vendue 4,6 millions de dollars, à Berverly Hills, le 18 juin 2011. | REX FEATURES/SIPA 

Au départ pourtant, la plupart d'entre eux apprécient les contrats de licence, en signent eux-mêmes, profitant de la manne. Selon The Wall Street Journal, Larry Shaw, fils de Sam, a amassé 100 000 dollars par an dans les années 1990 grâce aux droits de publicité sur Marilyn. De même, Tom Kelley Junior, dont le père a fait, en 1949, le premier nu de Marilyn (payé 50 dollars), a perçu 300 000 dollars. Les choses se gâtent dans les années 2000, lorsqu'Anna Strasberg s'arroge l'essentiel des dividendes. Joshua Greene, le fils de Milton, a déclaré au quotidien britannique The Telegraph : "Anna Strasberg et la CMG étaient seulement intéressés par l'argent. Au lieu de travailler avec nous, ils nous ont attaqués en tant que photographes, prenant 90 % des accords de licence. Nous avons même dû nous battre pour que les photos soient correctement créditées." Mark Roesler, de CMG, tout comme le service communication de l'entreprise, ont refusé de répondre à nos questions sur ces critiques.

Excédés, les trois héritiers des photographes Greene, Kelley et Shaw déposent, début 2007, un recours commun pour remettre en cause la propriété de l'image de l'actrice par Anna Strasberg. Pour cela, ils vont jouer sur les contradictions du droit américain. Selon leurs avocats, quand Marilyn Monroe homologue son testament, en janvier 1961, elle habite Manhattan. Or, aux Etats-Unis, les droits de publicité constituent un véritable maquis juridique. Dans l'Etat de New York, les descendants d'une célébrité n'ont pas le droit d'en hériter. Autrement dit, si la Marilyn de 1961 était jugée "résidente new-yorkaise" par une cour, ses droits de publicité après sa mort seraient nuls et non avenus. Anna Strasberg n'aurait pas le droit de les exploiter.

L'avocat adverse, Me Wegner, riposte fin 2007. A son décès, Marilyn Monroe se considérait comme californienne. Or, en Californie, la loi reconnaît la cession post mortem pour toute star décédée depuis 1938. Conclusion : Marilyn Monroe pouvait céder ses droits de publicité aux Strasberg.

En septembre 2008, la cour de district de New York a reconnu la demande des photographes lésés, qu'elle a libérés de la tutelle d'Anna Strasberg et de la CMG. Les titulaires de licence peuvent désormais traiter directement avec eux. Mark Roesler, le PDG de la CMG, qui a perdu là un marché décisif - Forbes Magazine estime à 7 millions de dollars les droits photographiques versés pour Marilyn en licences -, a parlé d'"une décision ridicule", et a fait appel. Ce procès a coûté très cher à toutes les parties. Selon The New York Times, Anna Strasberg a investi 100 000 dollars pour tenter de faire modifier la législation sur les droits de publicité à Albany, capitale de l'Etat de New York. Elle a été condamnée à 200 000 dollars d'amende dans un tribunal de Manhattan pour "manigances inacceptables".

Poussons à présent la porte du Lee Strasberg Theater Institute, un petit édifice peint de couleurs vives sur la 15e Rue, à New York. "Mme Anna Strasberg ? Non, elle n'est pas là. Mais je vais voir si la directrice, Victoria Krane, peut vous recevoir." A deux pas de la réception, on découvre un émouvant petit "Marilyn Monroe Theater" où les étudiants d'art dramatique répètent - ils aiment l'actrice de Niagara (1953) et Troublez-moi ce soir (1952), la Marilyn criminelle et malsaine qu'elle jouait si bien, aussi ! Dès qu'elle apprend que je cherche à joindre sa patronne, Victoria Krane décline tout entretien. J'insiste. Les jours suivants, je reçois deux mails secs. Tous deux m'indiquent qu'Anna Strasberg sera absente de New York jusqu'en septembre. Inutile de chercher à la rencontrer.

C'est Paul Newman qui a présenté Anna Mizrahi, 28 ans, une jolie actrice de Broadway montée à Hollywood, à Lee Strasberg, 66 ans, en 1967. Un an plus tard, ils se marient, et s'installent dans une belle maison à Brentwood, Los Angeles. Deux enfants naissent bientôt, Adam et David. L'actrice Susan Strasberg, la fille de Lee et de Paula, dans des Mémoires non publiés dont Vanity Fair a donné des extraits, parle d'une période heureuse - beaucoup d'acteurs passaient chez eux, Al Pacino était l'ami de la famille. Mais des dissensions naissent bientôt à propos de la gestion des instituts Strasberg. Le premier fils de Lee, Johnny, s'occupe de celui de New York. En 1978, il demande à toucher des dividendes de l'affaire. Son père et Anna Strasberg refusent. Elle le juge incompétent, refuse de le rencontrer. Johnny quitte l'institut. En juin 2003, il déclare à Vanity Fair : "Nous étions devenus deux familles, celle d'Anna et la nôtre."

Quand, en février 1982, Lee Strasberg meurt d'une crise cardiaque au Radio City Music Hall, l'essentiel de son héritage revient à Anna et à ses enfants. Johnny et Susan ont été déshérités. Les années qui suivent, Anna Strasberg prend la direction des instituts et récupère, après une bataille juridique, toutes les archives de l'Actors Studio. En 1988, elle viendra en aide à Susan et à sa fille Jenny, quand elles se trouveront sans argent. Susan demandera 1 % de la succession Monroe. En vain. Dans Vanity Fair, Anna Strasberg déclare : "Toute histoire a toujours deux versants."

Un écrivain et éditeur français, Bernard Comment, qui dirige la collection "Fiction & Cie" des éditions du Seuil, a rencontrée plusieurs fois Anna Strasberg. Il présente l'autre versant, parle d'une vieille femme cultivée, pleine d'humour, très élégante, attachée à préserver l'art dramatique de son mari, et relativise sa réputation de férocité en affaires. La manière dont elle l'a choisi pour publier le livre Fragments (Seuil, 2010), composé à partir des carnets intimes de Marilyn Monroe, en témoigne.

En octobre 2008, invité par le rocker Lou Reed - qu'il a publié au Seuil - à un dîner privé de collectionneurs d'art, Bernard Comment se voit aborder par un proche d'Anna Strasberg. Elle aurait découvert des textes de Marilyn qu'elle aimerait montrer à un éditeur "littéraire". Deux mois plus tard, l'écrivain arrive avec vingt minutes de retard dans un grand appartement new-yorkais. Anna Strasberg, 68 ans, moque gentiment son retard - elle le compare à Marilyn - et lui présente sept ou huit textes de l'actrice. "Je ne pouvais pas les toucher, j'ai eu à peine le temps de lire quelques extraits. Je repère qu'il y a un poème, des pleines pages, des notes... Je lui dis qu'il faudrait réaliser un livre d'auteur, signé, pas un "beau livre"..." Puis il précise aussitôt qu'il n'a pas d'argent. Enfin, très peu. Contre toute attente, Anna Strasberg se montre satisfaite. "Elle m'a dit qu'elle attendait depuis des années qu'on lui tienne un tel discours. Elle voulait avant tout mettre en valeur ce trésor. Un grand éditeur de presse américain était venu la trouver avant moi. Voyant les textes, il avait fait glisser un chèque en blanc sur la table. Elle avait décliné l'offre."

Dans les mois qui suivent, Bernard Comment revient plusieurs fois à New York pour travailler sur le futur livre. Finalement, l'ouvrage est accepté, les droits vendus. "Nous sommes loin d'une somme à six chiffres, dit-il. Ce qui est dérisoire." Il ajoute qu'Anna Strasberg lui a demandé des listes d'éditeurs littéraires dans toute l'Europe. Elle a demandé à chacun d'entre eux une lettre de motivation.

En France, selon l'éditeur, Fragments s'est vendu à 100 000 exemplaires. Autant en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis. Le livre nous fait découvrir une Marilyn triste, doutant d'elle-même. Elle écrit : "Mon travail est le seul espoir fiable que j'ai", ajoutant : "Seule !!!!! Je suis seule. Je suis toujours seule quoi qu'il arrive." Plus loin encore : "Je sais que je ne serai jamais heureuse, mais je peux être gaie !" L'écrivain Antonio Tabucchi, qui préface Fragments, parle d'une "Joconde" contemporaine, précisant : "A l'intérieur de ce corps vivait l'âme d'une intellectuelle et poète dont personne n'avait le soupçon." Ces textes bouleversants retournent complètement l'image de la starlette écervelée.

Selon Bernard Comment, c'est ce que voulait Anna Strasberg. Au cours de leurs discussions, elle a laissé transparaître qu'elle avait été dépassée par cet héritage. Il lui fallait, pour conserver les affaires de Marilyn, louer des garde-meubles climatisés, prendre des assurances exorbitantes. Elle ne pouvait pas contrôler les millions d'objets qui ont déferlé sur le marché. Plusieurs fois, elle a essayé. Quand Larry Shaw, le fils du photographe, a dénoncé un téléphone gadget où la robe de Marilyn se soulevait à chaque sonnerie, elle a contacté l'industriel pour protester. On lui a dit que la statuette portait une culotte. Que faire ? Anna Strasberg devait encore maintenir en vie les écoles de New York et de Los Angeles, l'héritage de son mari, où plusieurs générations d'acteurs ont appris "la méthode" héritée de l'Actors Studio : Alec Baldwin, Laura Dern, Matt Dillon, Bridget Fonda, Ray Liotta, Robert de Niro, Mickey Rourke, Uma Thurman, Christopher Walken. Sans compter le financement des nombreuses bourses que l'institut a distribuées.


lemonde_08
 Dans les années 1990, 700 contrats de licences sont signés pour utiliser l'image de la star. | DR


En janvier 2011, à 73 ans, lasse des procès à répétitions, Anna Strasberg a rompu son contrat avec CMG Worldwide pour vendre la quasi-totalité de ses droits sur Marilyn à une nouvelle société, Authentic Brand Group (ABG). La négociation a duré six mois. La presse économique américaine a avancé deux prix : 25 et 50 millions de dollars. Un dirigeant d'ABG, James Salter, a déclaré au New York Post : "Nous voulons en finir avec les babioles et le trash." Le choix sera celui de "l'élégance, l'élégance, l'élégance", même s'il précise : "Marilyn était une femme élégante, mais elle n'était pas droite comme un crayon."

Dans les bureaux d'ABG, à New York, d'immenses photos de Marilyn habillent les murs. Le responsable du marketing, Nick Woodhouse, 35 ans, explique la nouvelle stratégie : "Nous pensons que Marilyn n'était pas à sa place. Elle était au-dessous de ses capacités comme icône glamour. Nous travaillons à lancer une joaillerie Marilyn, comme a commencé à le faire Chopard à Cannes, des parfums, de la lingerie, de la mode Marilyn... Dolce & Gabbana a développé des tee-shirts à 200 dollars ainsi qu'une ligne de cosmétiques où Scarlett Johansson pose en Marilyn."

La nouvelle Marilyn Monroe vaut-elle cher ? "C'est une marque premium". Vont-ils continuer à vendre des gadgets ? "Nous ne voulons plus de vulgarité. Mais l'extraordinaire avec Marilyn, c'est qu'elle séduit autant les camionneurs que l'élite, de Tokyo à Vancouver. Nous allons développer des campagnes haut de gamme mais aussi plus populaires. Nous venons de lancer sa page Facebook. Elle rassemble déjà plus de trois millions de fans."

lemonde_09
Megan Hilty et Katharine McPhee, les deux actrices aspirant au rôle de Marilyn dans la série américaine « Smash » (TF1). | DREAMWORKS TV/STORYLINE ENTERTAINMENT/UMS/THE KOBAL COLL./AFP

Pour convaincre ses futurs clients, Nick Woodhouse a rassemblé l'actualité récente consacrée à la star. C'est impressionnant... Elle souffle une bougie sur l'affiche du dernier Festival de Cannes. Elle inspire le film My Week With Marilyn, de Simon Curtis, sorti en avril. Brad Pitt confirme vouloir produire Blonde avec Naomi Watts, un film tiré du roman de Joyce Carol Oates (2000). Steven Spielberg et la chaîne NBC ont lancé le feuilleton télévisé "Smash", diffusé sur TF1 en juillet, qui raconte la création d'une comédie musicale d'après la vie de Marilyn. Angelina Jolie a été pressentie pour l'interpréter aux côtés de George Clooney dans Maf the Dog, tiré du roman d'Andrew O'Hagan's ("Maf" ou "Mafia" est le nom du chien offert par Franck Sinatra à Marilyn).
Le distributeur américain Entertainment One prépare une série d'émissions de télé-réalité sous le titre "Finding Marilyn" ("Chercher la nouvelle Marilyn").

Après avoir occupé les couvertures des magazines pour le 50e anniversaire de sa mort, Marilyn Monroe continue d'inspirer livres, films, séries et shows. Pourquoi nous séduit-elle toujours ? Nous émeut-elle encore ? Edgar Morin a magistralement analysé, dans Les Stars (Seuil, 1972), comment Marilyn Monroe est devenue "la première star au-delà du star-system", l'actrice désemparée dont les échecs artistiques, le mal-être et la mort brutale déchirent le mythe d'un Hollywood de rêve.

Aujourd'hui, des studios réfléchissent à une "virtual Marilyn" en 3D, un hologramme permettant de lui faire jouer de nouveaux rôles. Le fantôme de Marilyn Monroe n'a pas fini de nous hanter.

03 août 2012

TV - C dans l'air

  gif_tvmarilynVendredi 3 août 2012
17h45 - France 5
Rediffusion : 22h20 (le 3/08/2012)

Débat:
C dans l'air - Marilyn aurait 86 ans

cdanslair     

Durée: 1h05min
Présentation: Yves Calvi
Année: 2012

Résumé: Cinquante ans après sa mort, le mythe de Marilyn Monroe ne s'est pas flétri. Ventes aux enchères, expositions, livres... autour de l'actrice se multiplient avec succès. Quid de l'engouement du public envers l'icône féminine des années 50.

Invités: Sébastien Cauchon (Co-auteur de Marilyn Monroe de A à Z, paru aux éditions Tana en 2012), Guillemette Odicino (rédactrice en chef du hors-série "Marilyn", paru en 2012), Michel Schneider (Ancien directeur de la Musique et de la Danse au ministère de la Culture, auteur de nombreux ouvrages, dont des romans et des essais biographiques. Il a entre autres signé Marilyn, dernières séances, paru en 2006 aux éditions Grasset, qui a reçu le prix Interallié), Emmanuel Ethis (Docteur de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Emmanuel Ethis est professeur en sciences de l'information et de la communication à l’université d’Avignon, dont il est le président depuis août 2007. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Les spectateurs du temps). 

Posté par ginieland à 19:21 - - Commentaires [35] - Permalien [#]
Tags :

Marilyn Monroe, histoire d'un mythe

 logo_express_cultureMarilyn Monroe, histoire d'un mythe
Par
publié le 3 août 2012
en ligne sur lexpress.fr

 C'est une marque déposée. Un totem sexuel. Le sujet inépuisable d'études romanesques ou de reproductions commerciales. Elle est ce que l'on veut qu'elle soit... ll y a 50 ans, le 5 août 1962, disparaissait Marilyn Monroe.

lexpress_01 
Marilyn Monroe, initiales M.M. 

C'est une marque déposée. Un totem sexuel. Le sujet inépuisable d'études romanesques ou de reproductions commerciales. Marilyn Monroe est ce que l'on veut qu'elle soit. Actrice et chanteuse. En robe lamée couleur chair ou jean moulant et chemisier de soie. Garce torride ou enfant perdue. Quand ce n'est pas les deux à la fois: "Je suis instable, je le sais, reconnaissait-elle. Je voudrais trouver l'amour, mais je sacrifie tout à ma carrière. Je souhaiterais jouer de grands personnages, mais je suis incapable de mémoriser mes textes. Je suis une star, mais les studios me haïssent." Lucide et désespérée, elle ne pouvait s'empêcher d'atténuer ses souffrances en s'enivrant d'alcool, de médicaments et d'amants, pour mieux abolir les barrières entre ses illusions et la réalité.


lexpress_02
 Marilyn Monroe et Richard Allan dans Niagara d'Henry Hathaway (1953).

Au lendemain de sa disparition, le 5 août 1962, la photographe Eve Arnold, qui l'avait si longtemps sublimée en déesse de l'amour, en faisait le constat, désolée: "Marilyn s'est noyée dans son propre rêve." Elle était pourtant née au coeur de cet eden qu'elle avait caressé. À Hollywood. Mais du mauvais côté d'une barrière qui vous fait contempler de loin les étoiles sans jamais les toucher. Coeur d'artichaut et monteuse à la RKO, Gladys Monroe ne doutait pas qu'elle puisse échapper à la règle. La jeune femme avait eu deux enfants d'un nommé Baker, parti avec leur progéniture sans laisser d'adresse. Dépourvue de remords, elle s'était alors éprise d'un immigré norvégien, Edward Mortenson, boulanger itinérant qui reprit la route en apprenant sa grossesse. Fruit de leur amour de misère, une petite fille avait vu le jour le 1er juin 1926. Boucles châtain, yeux gris bleuté, Norma Jean idéalise son père sans le connaître. Toute gosse, elle se plaît à l'identifier, sur la foi d'une vague ressemblance photo, à Clark Gable. Le pli est pris. Entre Gladys et son amie, tante Gracie, la gamine arpente Sunset Boulevard et s'imagine laissant ses empreintes dans le ciment du Grauman's Theater. Elle ambitionne aussi de parcourir, nue, le vaste monde. Le temps de comprendre la cruauté des hommes, elle se retrouve, grelottante, pupille du comté de L.A., séparée d'une mère parano et dépressive internée en maison de repos. Parce qu'elle en est privée, la petite Norma Jean visite, le long de nuits sans sommeil, d'étranges familles d'accueil. Ballottée, elle reçoit, au passage, l'attention particulière de pères d'adoption pervers. Il lui en restera, à vie, un bégaiement traumatisant et, longtemps, un effroi pour l'acte de chair contrastant avec son apparence légère.

lexpress_03
Marilyn Monroe et Tom Ewell dans Sept ans de réfexion (1955).  

L'EXHIBITIONNISTE INACCESSIBLE

Faussement offerte, l'orpheline malgré elle a, en effet, conscience de sa séduction. Jouant, gage innocent d'affection, de ses appas dès l'âge de 12 ans, accoutumée à la puberté aux rendez-vous galants, elle sort mais ne couche pas. Norma Jean n'est pas Messaline. Son entourage ne le comprend pas. Pour couper court aux rumeurs et aux menaces d'un retour à l'orphelinat, on la marie, à 16 ans, à Jim Dougherty, brave gars qui pense épouser la version femme au foyer de Miss America. Potiche aux fourneaux, Norma Jean ne sait pas même faire cuire un oeuf au plat. En revanche, ce dont elle use admirablement bien, c'est d'un sex-appeal consommé. Suivant Jim, enrôlé sur la base de Catalina Island, elle s'y pavane à la moindre occasion, roulant des hanches, vêtue de sweats moulants et de jupes échancrées. Dougherty réalise. Un peu tard. "Elle savait qu'elle avait un corps magnifique, dira-t-il. Elle savait que les hommes l'aimaient et il ne lui déplaisait pas de se dévoiler légèrement." Exhibitionniste inaccessible, la belle ne dément pas: "Cela m'est égal que le monde soit fait pour les hommes tant que je peux y être femme." Sa profession de foi lui brûle pourtant les doigts. Décidée à s'affranchir d'un carcan étouffant, Norma Jean quitte son usine d'armement et pense devenir modèle après avoir allumé l'objectif des photographes militaires.

lexpress_04
Marilyn Monroe et Brad Dexter dans Quand la ville dort de John Huston (1950).

Remarquée par une agence de Beverly Hills, elle rompt les amarres avec Dougherty et accepte, contre son gré, de se faire décolorer en blond platine ou doré avant de trouver un nom de cover-girl pour magazines. Marilyn Monroe devient, en fait, son personnage. Séance photos pour Halsman et Lifeau milieu de sept autres starlettes. Repérage d'un expert en la matière -Howard Hughes- qui la conduit au premier bout d'essai réalisé clandestinement à la Fox. Chef op chevronné, Leon Shamroy flaire l'affaire: "Je fus pris d'un frisson. C'était la première fille qui ressemblait à ces luxuriantes stars du muet. Chaque image de l'essai irradiait la sexualité. Elle n'avait pas besoin de son pour raconter une histoire." Patron de la 20th Century Fox, Darryl Zanuck n'est qu'à moitié convaincu. Il l'engage tout de même. On la distribue négligemment dans quelques bandes sans intérêt. Leçons de chant et de comédie, mais au bout d'un an la Fox ne renouvelle pas son contrat. Idem à la Columbia. Monroe déprime. Accepte, vieux fantasme, de poser nue pour survivre. On lui ressortira les clichés scandaleux à l'heure des premiers box-offices.

En attendant, Marilyn se trouve un mentor: vice-président de la William Morris, Johnny Hyde relance sa carrière. Fou d'amour, le ponte hollywoodien obtient pour elle de petits rôles dans de grands films, chez Huston et Mankiewicz. Le décès brutal de l'amant Pygmalion la laisse sans repères. De fait, la Fox, qui l'a récupérée, ne sait que faire de la blonde incendiaire. Marilyn désespère: "Je ne trouvais pas le moyen de faire une percée. M. Zanuck m'apparaissait la nuit dans mes cauchemars. Je me réveillais le matin, décidée à amener M. Zanuck à m'apprécier, et j'essayais de le voir pour en parler, mais il ne me le permettait pas." Si Darryl résiste à la starlette complexée qui se pique de suivre des cours d'art et de littérature à UCLA, les distributeurs, piqués au vif par la curiosité d'un public la plébiscitant comme une nouvelle Betty Grable, commencent à renvoyer au studio l'écho d'une popularité grandissante.

lexpress_05
Marilyn Monroe dans La rivière sans retour d'Otto Preminger (1954).

L'EMMERDEUSE PERFECTIONNISTE

Lors du tournage de Chérie, je me sens rajeunir, qui la voit faire jeu égal avec Cary Grant, Marilyn rencontre le champion de base-ball Joe DiMaggio. Il la trouve sensuelle et soumise. Elle ignore tout du sport. Il s'enflamme. Elle s'attache. Le malentendu est consommé sur le tournage de Niagara, film noir en couleur qui révèle son talent dramatique. 1952 est son année. Elle en a conscience lorsque, à l'issue des Hommes préfèrent les blondes, elle pose, en compagnie de Jane Russell, ses mains dans le plâtre humide du Grauman's Theater. Un rêve d'enfant passe, même si Gladys et tante Gracie ne sont pas là pour en témoigner. Après avoir affirmé que les diamants sont les meilleurs amis de la femme, elle enchaîne les succès, d'aimables pochades (Comment épouser un millionnaire) en semi-navets (Rivière sans retour). Combinant déhanchement ondoyant, voix susurrante et suave, son jeu plaisant, mais encore limité, dégage un érotisme torride comparé, par le producteur Jerry Wald, à une sexualité mise en bouteille: "Elle en laisse sortir une certaine dose quand elle en a besoin pour une scène; après quoi, elle remet le bouchon et range le flacon."

lexpress_06
Marilyn Monroe, Betty Grable et Lauren Bacall dans Comment épouser un millionnaire.

La rupture survient avec Sept ans de réflexion. La scène de la bouche de métro ayant provoqué l'ire du macho DiMaggio, Marilyn en profite pour s'envoler vers New York. Cours à l'Actor's Studio, choix d'une coach-gourou, Paula Strasberg, omniprésente; Monroe s'évertue à changer d'image, applique à son instabilité un vernis intello, fréquente le dramaturge Arthur Miller. Athlétique, froid, raisonné, ce dernier se laisse séduire. Marilyn, de son côté, pense l'heure venue. Apprenant à cuisiner kasher, à jouer la tragédie -dans l'émouvant Arrêt d'autobus-, elle imagine ne plus avoir de comptes à rendre à son passé. Un échec cuisant -Le prince et la danseuse- et deux fausses couches plus loin, Norma Jean la rattrape. Plus que jamais dépressive, elle se laisse néanmoins convaincre par Miller de jouer dans Certains l'aiment chaud. Le tournage de ce qui devait rester son meilleur film tourne au cauchemar. L'emmerdeuse perfectionniste vire névrosée et rend folle l'équipe. Jack Lemmon, l'un de ses partenaires, s'en souviendra longtemps: "Elle était malade à l'époque, mais nous ne l'avons su qu'après. Dans une scène, elle devait frapper à la porte, entrer et demander: "Où est cette bouteille de bourbon?" Puis elle l'apercevait, disait: "Oh, la voilà" et la prenait. C'était tout. Neuf mots. Avec Tony Curtis, on a pris les paris. Il a fallu quarante-huit prises!"  


lexpress_07
 Les Désaxés de John Huston (1961).

À la sortie du film, son auteur, Billy Wilder, ironise: "Je ne tournerai plus avec elle. J'en ai parlé à mon homme d'affaires et à mon psy qui m'ont dit que j'étais trop vieux et trop riche pour recommencer cela." Mais à l'écran, rien ne transparaît. Triomphe artistique et financier, Certains l'aiment chaud grille pourtant Marilyn aux yeux de la profession. Du Milliardaire, où elle vit auprès d'Yves Montand une passade, aux Désaxés, qui la voit rompre avec Miller, en passant par sa liaison contrariée avec le Président Kennedy, la chute est programmée. Le capotage de Something's Got to Give, au printemps 1962, semble, paradoxalement, marquer une rémission. Résignée à entamer une nouvelle phase de sa vie, Marilyn n'avait vraisemblablement pas choisi de se suicider un petit matin d'été. Qu'importent, au fond, les rumeurs qui, depuis, se sont succédé. Loin de ses ultimes tourments, Marilyn Monroe, ange émouvant et troublant de l'ère Eisenhower, manipulatrice fragile et naïve, demeure, pour longtemps, seule avec son aura et ses mystères.

Posté par ginieland à 18:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

28 juillet 2012

TV - Certains l'aiment chaud

  gif_tvmarilynDimanche 5 août 2012
22h45 - Direct 8
Pas de Rediffusion

Film:
Certains l'aiment chaud

   tv_slih 

Durée: 116 minutes
Réalisation: Billy Wilder
Année: 1959
Distribution et rôles : Marilyn Monroe, Joan Shawlee, Nehemiah Persoff, Mike Mazurki, Tony Curtis, Jack Lemmon, George Raft, Pat O'Brien, Joe E Brown, Billy Gray, George E Stone, Dave Barry...

Résumé: Chicago, 1929. Joe et Jerry, deux musiciens au chômage, sont les témoins involontaires d'un sanglant règlement de comptes. Pris en chasse par les gangsters, ils se retrouvent par hasard dans un orchestre féminin. Travestis en femmes, ils sont engagés et partent pour la Floride sous les pseudonymes respectifs de Joséphine et Daphné. Rapidement, les quiproquos s'enchaînent. Joe est très attiré par Sugar, une vamp naïve qui ne voit en lui qu'une confidente. De son côté, Jerry est courtisé par Osgood Fielding III, un milliardaire prêt à tout pour l'épouser. Joe abandonne de temps à autre ses habits féminins et se fait passer pour un nanti aux yeux de Sugar. Cependant, un congrès de gangsters se tient à Miami. Reconnus, Jerry et Joe doivent à nouveau fuir...

Posté par ginieland à 17:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


TV - Les faits Karl Zero

  gif_tvmarilynDimanche 5 août 2012
20h45 - 13ème Rue
Pas de Rediffusion

Magazine:
Les Faits Karl Zéro:
Marilyn, 50 ans de mystère

 tv_karl_zero 

Pays: France
Année: 2012
Durée: 95mn
Réalisation: Vincent Bazin

Résumé: Le 5 août 1962, à 4h25 du matin, Marilyn Monroe est retrouvée sans vie dans sa maison de Los Angeles. Cinquante ans après sa mort et malgré les différentes hypothèses envisagées par la police, le décès de la star reste une énigme. Karl Zéro tente de percer le mystère.

Posté par ginieland à 17:34 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : ,

TV - Bert Stern Objectif Marilyn

  gif_tvmarilynDimanche 5 août 2012
16h55 - Arte
Pas de Rediffusion

Documentaire: 
Bert Stern: Objectif Marilyn

collier_bleu_ph_stern_book_normanmailer_page01_3 

Pays: Etats-Unis
Année: 2011
Durée: 93mn
Réalisation: Shannah Laumesiter

Résumé: Portrait de l'homme qui a immortalisé Marilyn Monroe, six semaines avant sa disparition.
Né à New York en 1929, Bert Stern a fait ses premières photos alors qu'il était soldat en Corée. Il s'est ensuite tourné vers la pub et a notamment lancé la campagne "Driestt of the dry" pour la vodka Smirnoff. Devenu célèbre dans le monde du cinéma, il a photographié les plus belles femmes du monde (Audrey Hepburn, Brigitte Bardot, Liz Taylor, etc.). En 1962, le magazine allemand Stern lui commande des clichés de Marilyn. Au départ, il devait s'agir de photos de mode classiques. Mais soudain, la belle lui demande : "Vous voulez que je me mette nue ?" Ce sera le point de départ de la série "Last Sitting" ("La dernière séance")...

Posté par ginieland à 17:30 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,

TV - Un Jour Un Destin Marilyn Les Derniers Tourments

   gif_tvmarilynDimanche 5 août 2012
14h15 - France 2
Rediffusion: le soir même, 5/08/2012 à 1h20

Documentaire: 
Un Jour, Un Destin
Marilyn Monroe, derniers tourments

tv_unjourundestin 

Pays: France
Année: 2011
Un film de Dominique Fargues. 

Durée : 79 minutes
Proposée et présentée par Laurent Delahousse.
Rédaction en chef : Erwan L’Éléouet et Fabien Boucheseiche.
Série réalisée par Serge Khalfon.
Produite par Magneto Presse.

Près de cinquante après sa disparation, Marilyn Monroe reste aujourd’hui encore une icône absolue, l’image d’une blonde superficielle et sensuelle fixée à jamais dans l’imaginaire collectif. Mais derrière la légende se cache en fait une réalité plus complexe, celle de Norma Jeane Baker, une jeune femme abandonnée de tous qui passera sans cesse de l’euphorie à des abîmes de désespoir. Tout au long de son existence, Marilyn tentera de s’affranchir de son image et d’accéder à sa vérité. Vous découvrirez les épisodes méconnus des dernières années de la vie de la star. Pourquoi a-t-elle abandonné Hollywood et rejoint New York sous un nom d’emprunt en 1954 ? Comment s’est-elle retrouvée enfermée dans une clinique psychiatrique après le tournage des "Misfits" ? Que contenaient ses carnets intimes ? Quelle relation entretenait-elle avec son psychanalyste ? Enfin, dans quelles circonstances cette femme de 36 ans a-t-elle trouvé la mort ? Grâce à de nombreux témoignages et à des archives, les équipes d’ UN JOUR/UN DESTIN dressent le portrait d’une personnalité mystérieuse et tourmentée.

>> Sur le bloge: le fiche du docu Un Jour Un Destin  

Posté par ginieland à 17:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

TV - Blonde

  gif_tvmarilynDimanche 5 août 2012
13h40 - Paris Première
Pas de Rediffusion

Téléfilm: 
Blonde (en 2 parties)

 Durée totale: 3 heures
Un épisode dure 1h30min 
Année: 2001
Titre original: Blonde
Réalisateur: Joyce Chopra
   Musique: Patrick Williams
    Dialogues: Patrick Williams
    Scénariste: Joyce Eliason
    Pays: Etats-Unis
CSA: Interdit au moins de 10 ans

blonde1

Interprètes: Poppy Montgomery (Norma Jean Baker / Marilyn Monroe), Patricia Richardson (Gladys Baker), Niklaus Lange (Bucky Glazer), Richard Roxburgh (monsieur R), Patrick Dempsey (Cass), Skye McCole (Norma Jean enfant), Bruce Hughes (Clark Gable), Wallace Shawn (IE Shin), Ann-Margret (Della Monroe), Kirstie Alley (Elsie)

blonde2

Résumé Episode 1: Norma Jean Baker naît le 1er juin 1926, à l'hôpital public de Los Angeles, de père inconnu et de Gladys Baker, femme déséquilibrée et droguée. Ballottée entre une grand-mère passionnée de cinéma et une mère à la carrière chancelante, la petite Norma grandit dans le culte des stars de Beverly Hills. Une nuit, lors d'une crise d'hystérie plus grave que les autres, Gladys s'en prend violemment à sa fille. Ce geste conduit la mère, malade, à l'asile, tandis que Norma est emmenée dans un orphelinat pour quatre douloureuses années de solitude. Durant cette période traumatisante, Gladys oppose cruellement un refus systématique à l'adoption de sa fille...
A l'orphelinat, la directrice s'attache à Norma, qui est une petite fille douce et intelligente. Elle la confie à une famille d'accueil. Mais celle-ci se montre peu scrupuleuse et exploite Norma jusqu'à son premier mariage arrangé, à l'âge de 16 ans, avec Bucky Glazer, un jeune homme quelconque. Norma est devenue une jeune fille très attirante, d'un caractère extrêmement fragile, sensible et timide. D'abord rassurée par son union avec Bucky, Norma se retrouve en proie à un terrible désespoir lorsque son jeune époux s'engage dans la marine pendant la Seconde Guerre mondiale. Cependant, la jeune femme se ressaisit et devient ouvrière dans l'aéronautique, jusqu'au jour où un photographe la remarque...

>> Sur le blog: fiche du film Blonde

Posté par ginieland à 17:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

TV - Marilyn Malgré Elle

  gif_tvmarilynDimanche 5 août 2012
12h30 - Paris Première
Pas de Rediffusion

Documentaire: 
Marilyn Malgré Elle

marilynmalgrelle 

Pays: France
Année: 2002
Durée: 78mn
Réalisation: Patrick Jeudy

Résumé: Ce film n'est pas à proprement parler une reconstruction de la vie et de la carrière de Marilyn Monroe, mais il raconte une période peu connue de sa vie : ses années à New York, son ambition de devenir une " vraie " actrice. Il porte également un regard sur son image photographique, qui créa l'un des plus grands mythes de l'histoire du cinéma.
Marilyn malgré elle est un film qui s'appuie sur les photos inédites que fit d'elle son ami Milton Greene lors de leurs nombreuses séances de travail. Elle se découvre alors bien différente de son image Hollywoodienne. Entre son divorce d'avec Joe di Maggio et son mariage avec Arthur Miller, Marilyn va, avec l'aide de Greene, reprendre son destin en main. C'est cette tentative que racontent ces photos inédites et que retrace le film de Patrick Jeudy.

Posté par ginieland à 17:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,