21 octobre 2013

Gif Marilyn Kiss 1954 (4) - cinema

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gif > source blingee.com

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20 octobre 2013

16/10/1960 Dîner et Casino

Le soir ayant précédé le dernier jour de tournage des "Désaxés" sur place (au Nevada), John Huston offre une fête d'anniversaire commune à Montgomery Clift et Arthur Miller (tout deux nés un 17 octobre) dans un restaurant du Fairmont Hotel, à North Beach, à San Francisco le 16 octobre 1960. La soirée est joyeuse car elle marque le soulagement de la fin du tournage.
The evening before to the last day of filming "The Misftis" on location (in Nevada), John Huston organizes a common birthday party for Montgomery Clift and Arthur Miller (both born on October 17) in a restaurant in North Beach, San Francisco, on October 16 1960. The evening is joyfull as it marks the end of the filming. 

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> photo de presse
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Après le dîner, les invités vont au bar pour jouer au craps. Pendant que John Huston donne les dés à Marilyn Monroe, elle lui demande:
-"Que pourrais-je demander au dés John ?", il répond:
-"Ne pense pas, chérie, lance simplement. C'est ta destinée. Ne pense pas, agis."
Pendant le tournage, John Huston a passé de longues heures, parfois des nuits entières, à jouer dans les casinos de Reno.

After dinner, guests are going to the bar to play craps. While John Huston gives the dice to Marilyn Monroe, she asks him:
-
What shall I ask the dice for John?", his answer was:
-"Don't think honey, just throw. Don't think, do it".

While on location in Nevada, John Huston spent long hours, sometimes nights, at the gambling tables in Reno.

> Photographies de Eve Arnold
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> Planches contact / Contact Sheet
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> source:
Livre "Marilyn Monroe, Eve Arnold", Edition de La Martinière.


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copyright text by GinieLand.

Lois Smith Citation 1

*attachée de presse de Marilyn (jusqu'en 1956).

Tout ce que Marilyn était et tout ce qu'elle voulait être fusait naturellement devant l'oeil du photographe.

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All that Marilyn was and what she wanted to be was leaking naturally to the photographer's eye.

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19 octobre 2013

Mars 1956 Actors Studio

Marilyn Monroe, incognito, à l'Actors Studio, en mars 1956
Marilyn Monroe, incognito, at the Actors Studio in March 1956
(from 'Colliers' Magazine, 1956-March-16)

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15 octobre 2013

Esquisses costumes de Travilla pour Joanne Woodward dans 'The Stripper'

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Ces esquisses de costumes conçues par le couturier William Travilla n'étaient pas destinées à Marilyn Monroe pour le film "Something's Got To Give" en 1962 comme on peut le lire sur certains sites internet qui lui sont consacrés, mais ces "sketches" (terme anglais pour désigner les croquis établis au préalable par le couturier), ont été réalisés pour l'actrice Joanne Woodward (femme de Paul Newman de 1958 jusqu'à la mort de l'acteur en 2008), pour le film "The Stripper" ("Les Loups et l'Agneau") en 1963 de Franklin J. Schaffner.

Travilla Travilla Travilla Travilla

juliens_icons_idols_p64_65_joanne_woodward_aLa confusion vient du fait que d'une part, les esquisses représentent une silhouette très proche de Marilyn (le look, la coiffure, les poses) mais aussi car ils furent conçus par William Travilla, couturier qui travailla sur plusieurs films avec Marilyn; et d'autre part, car Marilyn fut liée plus ou moins au projet du film: en effet, la 20th Century Fox souhaitait que Marilyn Monroe joue dans le film. Et les aléas de tournage de "Something's got to give" et la mort prématurée de Marilyn le 4 août 1962, n'ont pas eu d'incidence sur le choix de l'actrice. En effet, il semblerait que Marilyn avait refusé le rôle. Le 28 avril 1962, le Los Angeles Times lista le film 'The Stripper' étant l'un des quatre films en tournage studio à la Fox, incluant 'Something's Got to Give'.
Joanne Woodward avait aussi déclaré au Los Angeles Herald-Examiner dans l'édition du 24 juin 1962: "Marilyn est totalement un produit de notre génération et ce serait un honneur pour n'importe quelle fille de l'imiter" ("Marilyn is quite a product of our generation and it would be an honor for any girl to emulate her").
Le couturier William Travilla fut nommé dans la catégorie "Meilleur Costume" aux Oscars de 1964 pour les tenues en noir et blanc du film; mais il n'emporta pas le prix.

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Joanne Woodward poses avec Gypsy Rose Lee, portant une robe de Travilla,
portée par Marilyn dans "Gentlemen Prefer Blonds".

the_stripper_aff_2The Stripper -aussi appelé "Woman in summer"- (Les loups et l'agneau en français) est un film dramatique sorti en 1963, réalisé par Franklin J. Schaffner, sur un scénario de Meade Roberts, d'après la pièce de William Inge.
Les interprètes: Joanne Woodward (Lila Green), Richard Beymer (Kenny Baird), Claire Trevor (Helen Baird),  Robert Webber (Ricky) etc...
L'histoire: Lila Green est une showgirl et travaille pour Madame Olga. Son petit ami, Ricky, vole l'argent du show et Madame Olga décide de laisser partir Lila. Elle reprend une vie normale et le couple trouve refuge chez d'anciens voisins, Helen et son fils Kenny, un jeune homme séduisant. Petit à petit, une attirance réciproque grandit entre Lila et l'adolescent...

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>> sur le web:
Article 'The Stripper' Joanne Woodward sur
travillastyle.blogspot.fr
Enchères Juliens Auction Travilla (lot 187) Icons & Idols: Fashion 

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14 octobre 2013

Publicité "Rouge Dior"

Année: 2013
Marque / Produit: Dior  / Rouge à lèvre
Pays:  France
> contient la chanson de Marilyn "You'd be surprised"

> Le making-of avec Natalie Portman

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Calendriers Marilyn Monroe 2014

Petit florilège des Calendriers 2014 dédiés à Marilyn Monroe:

 1/ Calendrier Marilyn Monroe 2014 - Ed. Hugo & Cie
25 images - Prix: 19,99 Euros sur hugoetcie
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 2/ Marilyn Monroe 2014 Calendar - Ed. Graphique de France
12 mois - Prix: 12,91 euros sur amazon
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3/ Marilyn Monroe 2014 Calendar - Ed. Graphique de France
12 mois - Prix: 12,91 euros su amazon
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4/ Calendrier 2014 Marilyn Monroe - Ed. Quo Vadis
12 mois - Prix: 12,50 Euros sur quo vadis
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5/ Marilyn Monroe 2014 Calendar - Ed. Browntrout Publishers
18 mois - Prix: 6,70 euros sur amazon
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6/ Marilyn Monroe Faces 2014 Calendar Milton Greene - Ed. Brown Trout
3 covers - 16 mois - Prix: 12,59 Euros sur amazon et 13,95 Euros sur passioncalendrier
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7/ Fox Presents The Films of Marilyn 2014 Calendar - Ed. Browntrout Publishers
18 mois - Prix: 12,54 Euros sur amazon
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8/ Marilyn Monroe 2014 - Ed. Trends Intl Corp
16 mois - Prix: 12,60 Euros sur amazon
  
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9/ 2014 Marilyn
autocollants + 16 mois - Prix: 9,99 Euros sur amazon 
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10/ Marilyn Monroe A3 Calendar 2014 - Ed. Dream
12 mois - Prix: 5,19 Euros sur amazon 

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11/ Marilyn 2014 Wall Calendar - Ed. Home and Office
16 mois - Prix: 11,95 Dollars sur amazon 
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12/ Bernard of Hollywood 2014 Calendar - Ed. ?
16 mois - Prix: 12,99 Dollars sur amazon 

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13/ Bernard of Hollywood 2014 Monthly Weekly Calendar - Ed. ?
? mois - Prix: 21,99 Dollars sur amazon
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14/ Marilyn Monroe Calendar 2014  - Ed. ?
un poster - 12 mois - Prix: 6,99 Livres sur amazon
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Marilyn Monroe La cicatrice

Marilyn Monroe: La cicatrice
Auteur: Claude Delay

book_la_cicatriceDate de sortie: 11 septembre 2013
Broché 336 pages
Dimension: 23,4 x 15,2 x 2,8 cm
Langue: français
Éditeur: Fayard (Hors Collection)
Prix : 20,90 Euros  
ISBN-10: 2213677328
ISBN-13: 978-2213677323
Ou le commander ? sur amazon.fr

Description: On croyait tout savoir du destin tragique de la petite Norma Jeane, née illégitime le 1er juin 1926 dans la « Cité des Anges », fille non désirée d’une Gladys déchue dont on la sépare dès la naissance. Et pourtant… Norma à l’orphelinat et Gladys à l’asile : voilà le programme d’une vie. Voilà le cœur de ce livre. Cette béance inaugurale, cette blessure fondatrice, Marilyn Monroe s’épuisera en vain à les combler. Scène primitive d’une enfance jamais exorcisée qu’elle ne cessera de rejouer au long de sa trop courte existence. Elle appellera ses trois maris « Papa », comme du reste tous les hommes de sa vie –à l’exception de son dernier amant, son « Prez », John Fitzgerald Kennedy. Ses maîtres à penser ? Rilke et Lee Strasberg. Ses maîtres à jouer ? John Huston, Billy Wilder, Mankiewicz, Cukor, Logan, Nunnally Johnson. Ses maîtres à mourir ? La petite fille de trente-six ans emporte avec elle son énigme. Claude Delay s’attache ici à élucider, pas à pas, la généalogie des chocs affectifs de Marilyn, tel un sismographe qui enregistre les lignes de faille d’un terrain que n’auront cessé de menacer, dès le premier jour, les « tremblement de père et tremblement de mère » dévastateurs. Claude Delay est notamment l’auteur de Chanel solitaire (Gallimard) et de Giacometti Alberto et Diego, l’histoire cachée (Fayard, prix Cazes-Lipp 2008). 


Vous avez le livre ? Do you have the book ?
Apportez votre critique, votre avis ou votre note (/10) 

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13 octobre 2013

Les critiques de Bus Stop

Arrêt d'Autobus
Lecritiques 

The Saturday Review
En parlant d'artistes... Nous en avons une vraie parmi nous, cela devient de plus en plus évident. Dans Bus Stop, Marilyn Monroe dissipe une fois pour toutes l'idée qu'elle serait uniquement une séductrice avec un corps parfait, des lèvres pulpeuses et des yeux bleus aguichants.

The Los Angeles Examiner
Ce film est un cadeau de Marilyn, et, mes amis, elle offre beaucoup: son corps, sa beauté, son talent. Elle est autant grande comédienne que petite chanteuse de bastringue. Son passage à l'Actors Studio de New York ne lui a apparemment pas fait de mal.

New York Herald Tribune
Il y a un an et demi, Marilyn Monroe quitta Hollywood pour l'est des Etats-Unis afin d'étudier sérieusement le métier d'acteur. Actuellement, elle revient sur les écrans... et tout le monde assiste au spectacle de la nouvelle Marilyn.
Dans Bus Stop, elle a un rôle formidable, qu'elle interprète avec un mélange d'humour et de souffrance, très touchant. Ce contraste est également le génie du film, qui passe d'un instant à l'autre de la drôlerie la plus délirante à la tendresse la plus fragile. D'une certaine façon, le réalisateur Joshua Logan est l'artisan de ce délicat équilibre.

New York Times
Cramponnez-vous à vos sièges et attendez-vous à un spectacle renversant. Marilyn Monroe vient d'administrer dans Bus Stop la preuve qu'elle est une actrice. Le film et elle sont formidables !... Mr Logan a réussi dans ce film à lui faire faire autre chose que se tortiller, faire la moue, battre des cils et jouer la vamp. Il est parvenu à en faire le personnage de la pièce de William Inge, une fille quelconque, écervelée, avec l'accent des monts Orzak et de l'eczéma. 
Il a su faire d'lle uen gourde, une poupée de faux luxe découverte dans une boîte de Phoenix par un cow-boy assez mal dégrossi. Celui-ci la poursuit avec assiduité jusqu'à un arrêt d'autobus bloqué par la neige dans un coin sauvage de l'Arizona. Et, plus important encore, il réussit à allumer en elle la petite étincelle de dignité qui la transforme en jeune femme émouvante.
Heureusement pour elle, et conformément à la tradition qui veut que le travail mène au succès, elle donne à voir dans ce film un vrai talent d'actrice et non pas, comme auparavant, l'image d'une très jolie femme et d'un sex-symbol. 

Télé Cable Sat (4 étoiles)
Jamais Marilyn ne fut plus belle et plus émouvante que dans cette comédie lui offrant l'un de ses plus beaux rôles. Une oeuvre admirable.

Télé Loisir (3 étoiles)
Une merveille ! Marilyn joue les ravissantes idiotes avec un talent fou.

Télé Star (2 T)
Tour à tour lumineuse, vulnérable et attendrissante, Marilyn trouva l'un de ses plus beaux rôles dans ce divertissement enlevé, qui oscille sans cesse, à l'image de sa star, entre gaieté et mélancolie.

Les Inrockuptibles (Hors Série - 2012 - par Clélia Cohen)
Prenant l'air en peignoir fleuri dans l'arrière-cour d'un saloon de Phoenix, c'est une toute nouvelle Marilyn qui apparaît au bout de quinze minutes de Bus Stop. Le film de Joshua Logan est celui de son "retour" à Hollywood après un bras de fer avec la Fox pour plus d'indépendance, un exil de quelques mois à New York, les cours de l'Actors Studio et la création de Marilyn Monroe Productions. Après les années d'ascension progressive, puis celles de l'explosion du mythe (Niagara, Les hommes préfèrent les blondes, etc), Bus Stop inaugure la troisième (et dernière) phase de la carrière de l'actrice blonde.
Une phase plus consciente, à la fois de son personnage et de sa biographie, que Les Désaxés prolongera. Marilyn a passé du temps à l'Actors Studio, et elle veut que ça se voie. Visage trop poudré, accent plouc, voix dissonante, costume rapiécé: au départ, on craint l'overdose. Mais Cherie, son personnage, explique que depuis qu'elle est gamine elle vit dans les films, montre une carte des Etats-Unis où elle a tracé une ligne qui va de son bled natal à Hollywood. On comprend donc vite que ce qui est beau dans Bus Stop, c'est précisèment que Marilyn y joue une paumée influencée par le mythe de la femme la plus connue au monde à ce moment-là. Et lorsqu'elle monte sur scène pour chanter That Old Black Magic d'une voix mal assurée, orchestrant elle-même les changements d'éclairage d'un coup de talon branlant, tentant de capter l'attention d'une horde de gueulards imbibés, on image qu'il y en eut plein, des pas si jeunes filles du Midwest, qui, à la fin des années 50, se trémoussaient mollement dans les bars à cowboys en rêvant à Marilyn. Mais cette distance réflexive ne marcherait pas sans sincérité, et l'actrice se dévoile aussi: son amie serveuse lui fait répéter les répliques et déplacements qu'elle doit mémoriser pour échapper au jeune cowboy qui a jeté son dévolu sur elle et veut l'emmener de force dans son ranch du Montana. Le moment venu, Cherie oublie ses répliques, s'embrouille, bégaie, comme la vraie Marilyn.
Le dernier acte du film, huis clos dans un relais routier entouré de neige, semble juste construit pour suivre les oscillations de sa conscience et de son corps (va-t-elle ou non se décider à suivre ce cowboy maladroit ?) dans un ballet erratique où, harrassée par le doute et le désir, elle se déplace avec peine, allongée sur le bar, enlaçant le juke-box avec une douleur indécise très physique. Sa décision enfin prise, elle se love dans le blouson qu'il lui tend, poussant des petits cris de biche, une manche après l'autre, presque au ralenti. Suspendre un moment aussi anodin (enfiler un blouson) si longtemps, tout en ayant la certitude qu'on ne la quittera pas des yeux et que ce sera le moment le plus gracieux du film, il n'y a que Marilyn pour se le permettre.

Télérama (Hors Série - Mai 2012 - par Ophélie Wiel)
"C'est la chose la plus gentille qu'on m'ait jamais dite" avoue Cherie en pleurs à Bo, qui vient de lui murmurer qu'on l'aime "telle qu'elle est". Etait-il donc impossible d'aimer Marilyn telle qu'elle était ? Bus Stop n'est pas le premier rôle "dramatique" de l'actrice, mais ce rôle-là, elle l'a voulu. Après son passage remarqué à l'Actors Studio, et alors qu'on se moquait d'elle lorsqu'elle rêvait d'interpréter la Grouchenka des Frères Karamazov, Bus Stop, oeuvre a priori mineure dans sa filmographie, la consacra enfin aux yeux de la critique. "Marilyn est devenue une vraie actrice", entendit-on. A bien y regarder, pourtant, Marilyn n'a pas changé: certes, elle a modulé sa voix dans les tons suraigus; elle a donné à Cherie un fort accent provincial du Sud; elle a accepté de chanter terriblement faux et de se ridiculiser dans des vêtements vulgaires, elle qui avait un sens si aigu du style. Enne enfile de nouveau avec sérénité le costume de la blonde stupide qu'on lui a collé à la peau. Simplement, sa fragilité ne se cache plus derrière un masque: dans Bus Stop, les deux visages de Marilyn ne font plus qu'un. A travers Cherie, c'est l'actrice qui rêve: quand elle s'était tracée une voie royale vers les étoiles de Hollywood, n'aurait-elle pas mieux fait de s'égarer en chemin ? "Au-delà de l'amour, j'ai juste envie de sentir que celui que j'épouserai me respectera." Il est grand temps, cinquante ans après sa mort, de ne plus seulement aimer Marilyn. 


> dans la presse
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(scans perso)
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Bus Stop caps 1

Arrêt d'Autobus
Captures
 
1ère partie des captures du film  

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>> source captures sur marilynonline.org 

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