10 mai 2022

TV - Héritages: Marilyn Monroe

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Jeudi 19 mai 2022 - 21h10 - NRJ12
Rediffusion: jeudi 26 mai 2022 à 23h00
disponible sur le replay de la chaîne

Reportage Magazine - Héritages
Marilyn Monroe: les héritiers préfèrent les blondes

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Présentation: Jean-Marc Morandini
Pays: France
Année: 2022
Durée : 1h 50min

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En août 1962, Marilyn Monroe, la star hollywoodienne, est découverte morte dans son lit à l'âge de 36 ans. Personne n'a oublié son personnage de blonde incendiaire dans "Les hommes préfèrent les blondes" ou encore "Certains l'aiment chaud". Son héritage va connaître un destin exceptionnel. Une femme va en devenir l'héritière : Anna Strasberg. Une femme qui n'a jamais connu Marilyn mais qui va transformer le patrimoine de la star en véritable empire. Comment cet héritage a-t-il atterri dans les mains d'une inconnue ? Quels rebondissements a connu la succession de Marilyn Monroe ? 


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Télé Star, semaine du 14/05/2022

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n°2380

pays: France
paru le 09/05/2022
programme semaine du 14/05 au 20/05/2022
prix: 1,70 €
Mention en couverture "Marilyn Monroe: son héritage remis en question !"
+ article de 1 page

- article -
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« Shot Sage Blue Marilyn » vendu à 195 millions de Dollars

« Shot Sage Blue Marilyn » (1964) - portrait de Marilyn Monroe par Andy Warhol - a été vendu aux enchères lundi 09 mai 2022 à New York pour 195 millions de dollars chez Christie’s, ce qui en fait aujourd'hui le tableau du XXe siècle le plus cher vendu (le record absolu revenant au tableau "Salvator Mundi", attribué à Léonard de Vinci et acheté 450 millions de dollars en 2017 par le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salman). L'enchère n'a duré que 4 minutes et selon la presse américaine l'acquéreur serait le marchand d’art new-yorkais Larry Gagosian.

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"Shot Sage Blue Marilyn" (1964) - portrait of Marilyn Monroe by Andy Warhol - was auctioned on Monday May 09, 2022 in New York for 195 million dollars at Christie's, making it today the painting of the 20th century the most expensive sold (the absolute record goes to the "Salvator Mundi" painting, attributed to Leonardo da Vinci and bought for 450 million dollars in 2017 by the Crown Prince of Saudi Arabia Mohammed Ben Salman). The auction lasted only 4 minutes and according to the American press, the buyer would be the New York art dealer Larry Gagosian.


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Le Journal Du Dimanche, 08/05/2022

2022-05-08-le_jdd-france  Le Journal du Dimanche
n°3930

pays: France
semaine du 08 mai 2022
Le Journal Du Dimanche est un hebdomadaire français qui paraît tous les dimanche.
En couverture: Marilyn Monroe + article de 2 pages (interview de Patricia Rosten)


Patricia Rosten a grandi au contact de Marilyn Monroe : « C’était d’abord une cérébrale »
> en ligne sur  lejdd.fr

La fille du poète américain Norman Rosten a grandi au contact de Marilyn Monroe, proche de sa famille. Elle décrit une femme simple et naturelle, généreuse avec ses amis et les fans, mais aussi férue de lecture et d'écriture.

New York, 1955, un après-midi de forte pluie. Le photographe Sam Shaw a proposé à la jeune femme qui lui servait de modèle de trouver refuge chez un ami : le poète Norman Rosten. Celui-ci n’a pas reconnu tout de suite Marilyn Monroe derrière cette fille aux cheveux courts et trempés. Mais elle a repéré l’ouvrage de l’écrivain trônant sur une table, Songs for Patricia, qu’il avait écrit pour sa fille adorée. Entre eux, ce fut un coup de foudre amical. Depuis ce jour jusqu’à sa mort le 4 août 1962, Norma Jean Baker a trouvé en Norman ­Rosten, son épouse Hedda et leur fille Patricia une famille d’adoption. En 1973, Rosten a raconté ses souvenirs dans un livre présentant la star sous un jour inédit, à la fois intime et cocasse. Marilyn – Ombre et lumière (Seghers) est réédité aujourd’hui à l’occasion des 60 ans de la mort de l’actrice la plus emblématique du XXe siècle. S’il n’est plus là pour témoigner, Patricia, 75 ans, raconte ces moments partagés qui continuent d’irradier en elle.

Quel premier souvenir gardez-vous de Marilyn Monroe ?
J’étais une gamine de 8 ans qui accompagnait ses parents chez leurs amis et qui cherchait donc avant tout à tromper l’ennui. J’ai le souvenir d’une femme qui aimait les enfants et était très douée pour les mettre à l’aise. Marilyn avait un caractère joyeux et enfantin, qui s’exprimait à notre contact, lorsque nous la retrouvions dans son appartement de la 57e Rue à New York ou bien à ­Amagansett, cette maison de Long Island qu’elle partageait avec son mari Arthur Miller.

Qu’est-ce qui la liait à vos parents ?
Ils partageaient un goût pour la poésie mais pas seulement. Mes parents avaient une quarantaine d’années. Ma mère avait un côté maternel qui devait réconforter Marilyn. Nous ne savions pas grand-chose de sa vie ­hollywoodienne, où elle résidait une grande partie de l’année sauf quand elle venait à New York pour suivre ses cours à l’Actors Studio. Mais ils se téléphonaient et s’écrivaient souvent.

Et vos parents étaient de grands amis de son mari Arthur Miller…
Ils le connaissaient depuis leurs études à l’université du Michigan, à la fin des années 1930. Ma mère a même partagé une colocation avec celle qui allait ­devenir la ­première épouse d’Arthur, Mary Grace Slattery. Ils ont tous fini par être voisins à Brooklyn. Puis ­Marilyn est entrée en scène… Arthur est aussitôt tombé amoureux et cette situation a compliqué les rapports d’amitié. Ma mère se sentait coupable vis-à-vis de Mary et mon père était tiraillé. Sans être dramatiquement explosive, l’arrivée de Marilyn a été une source de tensions émotionnelles… Elle se plaisait à taquiner Arthur sur son côté « Abraham Lincoln » : un homme grand, sérieux et très peu souriant alors qu’elle était si pétillante. Ce grand intellectuel était tout ce qu’elle aimait chez un homme. Tout en elle tendait vers la lecture et l’écriture. Marilyn était d’abord une cérébrale. Mais à l’époque, les gens ne décelaient pas cet aspect de sa personnalité tant sa beauté était éblouissante.

Comment était-elle au quotidien ?
Avec nous, qui la voyions surtout en intérieur ou à la campagne, elle pouvait se montrer au naturel, sans tout ce maquillage, et en tenue décontractée. Une fois, nous pensions être en paix sur une plage déserte. Mais, rapidement, une, puis deux, puis cinq personnes ont commencé à s’approcher. Cela s’est terminé par un attroupement, des garçons et des filles l’encerclaient en criant et en voulant la toucher. Elle, gentiment, leur serrait la main et leur signait des autographes. Mais c’est rapidement devenu étouffant et mon père lui a proposé d’aller se baigner pour échapper à cette furie. Dès qu’ils furent dans l’eau, le cercle s’est reformé, avec des hurlements d’adoration. Mon père et Marilyn ont alors nagé au loin jusqu’à l’épuisement. Un bateau a fini par leur porter secours…

Dans le récit de votre père, on découvre une facette très éloignée de la star, une personne normale qui essuie la vaisselle et fait parfois la cuisine…
Pour être honnête, je ne l’ai jamais vue aux fourneaux… Certes, elle pouvait aider quand nous étions tous ensemble. Mais, comme pour les courses et le ménage, elle avait sûrement une aide et son frigo était toujours plein. Quand elle s’absentait pour une longue période, elle nous encourageait à venir en profiter chez elle. Nous avons connu une personne très différente de la femme dont la robe blanche se soulève sur une bouche d’aération de métro dans Sept Ans de réflexion [1955]. En fait, chacun a sa part de Marilyn. Un journaliste japonais m’a par exemple soutenu que le jaune était la couleur préférée de Marilyn car elle était Gémeaux. J’ai eu beau lui affirmer que c’était faux, il n’a rien voulu entendre !

C’était comment, chez Marilyn ?
Je me souviens d’un appartement dans un très bel immeuble de Manhattan avec un portier à l’entrée. Il y avait deux chambres et un grand salon avec un piano. Elle avait un chien, Hugo. Un jour qu’elle le pensait déprimé, Marilyn lui a donné du whisky et il s’est mis à courir partout dans l’appartement ! Quand ils se sont mariés [en juin 1956], Arthur et Marilyn ont acheté une vieille ferme dans le Connecticut. C’était extraordinaire : chaque fois que nous venions, la décoration avait changé. Marilyn déplaçait un escalier, changeait l’emplacement des chambres. Il y avait des arbres, des chevaux, un étang et une grange. On pouvait courir partout et jouer. Pour la gamine que j’étais, cette maison était un paradis.

Elle avait beaucoup d’affinités avec votre père. Comment le vivait votre mère ?
Longtemps, je me suis demandé comment ma mère a fait pour ne pas devenir folle devant une telle concurrence. Et puis j’ai fini par comprendre pourquoi elle acceptait aussi facilement que Marilyn lui emprunte son mari pour aller à une soirée ou dans un musée : elle se sentait suffisamment en confiance avec cette femme pour ne pas être inquiète. Entre mon père et ma mère, c’était elle la plus proche de Marilyn. Alors que maman n’était pas spécialement intéressée par la mode, Marilyn l’emmenait faire du shopping et lui donnait ses innombrables bijoux fantaisie. C’était sûrement pour passer du temps toutes les deux. À l’été 1956, Marilyn a dû partir à Londres pour le tournage du Prince et la danseuse, avec ­Laurence ­Olivier. Elle a embarqué ma mère avec elle en lui offrant un job d’assistante. J’en ai d’ailleurs été la première victime : maman, qui ne faisait pas confiance à mon père pour s’occuper de moi, m’a envoyée dans un camp de vacances ! À la fin de l’été, ma mère a annoncé à ­Marilyn qu’elle rentrait aux États‑Unis parce qu’elle avait un mari et une enfant qui l’attendaient. ­Marilyn a proposé de nous faire venir aussi à Londres. Ma mère a tenu bon : je devais reprendre l’école.

Si votre mère était une figure maternelle pour Marilyn, avez-vous le sentiment d’avoir été un enfant de substitution pour elle ?
Ce n’est pas un secret, Marilyn souffrait terriblement de ne pas avoir d’enfants. À chaque Noël, elle m’envoyait un gros cadeau, avec un emballage magnifique de chez Bergdorf Goodman, ce grand magasin de luxe sur la 5e avenue. Je me revois déplier les longs rubans verts avec une rose au milieu. Elle m’offrait par exemple des pulls. Parfois, c’était plus improvisé. Un jour, alors que j’admirais une petite horloge émaillée chez elle, elle me l’avait donnée. Je ne m’en suis jamais séparée… Nous étions très proches. Un soir à New York, je devais avoir 9 ans, j’explorais son appartement pendant que les adultes discutaient et buvaient au salon. Je suis entrée dans sa chambre, où j’ai découvert une grande boîte en métal avec tous ses accessoires de maquillage. Tandis que je farfouillais, j’ai senti une main sur mon épaule. J’étais ­terriblement gênée. Au lieu de me gronder, Marilyn s’est exclamée : « Ne sois pas embarrassée, assieds-toi, je vais te maquiller. » Elle m’a installée face à un grand miroir et m’a mis du mascara, du fard à ­paupières, du rouge à lèvres. Puis elle a arrangé ma coiffure et elle m’a accompagnée dans le salon pour que toute l’assistance m’admire.

Sa fréquentation a-t-elle eu un impact sur votre personnalité ?
Elle a influencé très fortement ma vision de la féminité. Quel autre meilleur symbole ? Sa présence continue de vivre en moi. Si vous me cherchez sur Google, son nom apparaît toujours au côté du mien. À sa mort, on a découvert qu’elle m’avait légué par testament 6 000 dollars pour faire mes études. C’était une somme considérable à l’époque. Je n’ai pas pu en profiter tout de suite car de nombreuses années se sont écoulées avant que je touche cet argent en raison d’une succession longue à régler.​

Marilyn est morte le 4 août 1962. Vous souvenez-vous de votre dernier contact ?
Oui, précisément. Le 5 août, nous étions en train de prendre notre petit déjeuner chez nous à Brooklyn quand nous avons appris la nouvelle à la radio. Le choc a été terrible. D’autant que mes parents l’avaient eue au téléphone la veille. Quand le téléphone sonnait en pleine nuit, on savait que c’était Marilyn car elle oubliait souvent le décalage horaire avec Los Angeles ! Cette nuit-là, mes parents ont donc eu une longue conversation avec elle. C’était très joyeux, ils se réjouissaient de la retrouver bientôt à New York et elle était impatiente de nous revoir. Mais elle ne voulait pas raccrocher, comme si elle craignait de lâcher prise. Encore aujourd’hui, quand j’en parle, je suis triste… J’ai 75 ans et je suis l’une des dernières personnes en vie à l’avoir connue, avec les deux aînés d’Arthur Miller, Jane et Robert. Tous les autres sont partis…


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06 mai 2022

Madame Figaro - 06 et 07/05/2022

2022-05-06_07-madame_figaro-france Madame Figaro
n°1967
en supplément du Figaro Week-end du 06 et 07 mai 2022

pays: France
disponible les 06 et 07 mai 2022
Madame Figaro est un magazine supplément hebdomadaire du quotidien Le Figaro - l'édition du week-end paraît chaque vendredi.
En couverture: Vanessa Paradis se met dans la peau de Marilyn Monroe en rejouant "Les Désaxés" sur 10 pages

- LE FIGARO WEEK-END
du 06 et 07 mai 2022
- Le lot journal + magazines -
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2022-05-06_07-madame_figaro-france-p92-93 
2022-05-06_07-madame_figaro-france-p94-95 
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> sur le blog l'article Vanessa Paradis dans Madame Figaro


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Vanessa Paradis dans Madame Figaro - 06 et 07/05/2022

2022-05-06_07-madame_figaro-franceMadame Figaro
n°1967
en supplément du Figaro Week-end du 06 et 07 mai 2022

pays: France
disponible les 06 et 07 mai 2022
Madame Figaro est un magazine supplément hebdomadaire du quotidien Le Figaro - l'édition du week-end paraît chaque vendredi.
En couverture: Vanessa Paradis se met dans la peau de Marilyn Monroe en rejouant "Les Désaxés".

> sur le blog le magazine Madame Figaro - 06 et 07/05/2022


Vanessa Paradis : «Moi, sans enfants j'aurais été quelqu'un d'autre»
> en ligne sur  madame.lefigaro.fr

La chanteuse et actrice admire Marilyn Monroe depuis toujours. Soixante ans après sa disparition, Vanessa Paradis se glisse dans la peau de son idole dans une évocation du film culte Les Désaxés, sous l'objectif d'Anton Corbijn. Avant de reprendre la tournée de sa pièce Maman, l'égérie Chanel partage avec nous sa fascination pour la star américaine.

À quoi rêvent les jeunes filles ? Sur les murs de sa chambre, à Villiers-sur-Marne, près de Paris, Vanessa Paradis épinglait des photos de Romy Schneider et de Marilyn Monroe. Pas vraiment les déesses de son époque, mais l'adolescente n'était pas comme les autres, connaissait par cœur César et Rosalie et Les hommes préfèrent les blondes, et devint une star instantanée à 14 ans en nous embarquant dans le taxi de Joe. Les rêveries autour de la blonde platine la plus célèbre du XXe siècle n'ont jamais déserté l'esprit de celle devenue une pop star adulée et une actrice vigoureuse, aussi à l'aise dans le drame que la comédie. Il nous a paru évident de lui proposer de se glisser dans la peau de son idole (au sujet de laquelle elle est incollable) à l'occasion des soixante ans de la disparition de celle qu'un seul prénom suffit à identifier, Marilyn, morte à Los Angeles le 4 août 1962, dans des circonstances jamais élucidées, surdosage de médicaments, suicide, assassinat (notre invitée penche pour la dernière hypothèse).

Vanessa Paradis a choisi Les Désaxés (The Misfits, de John Huston, 1961), film désenchanté et crépusculaire où Monroe joue avec une vérité bouleversante, crachant son mal-être dans une scène célèbre, frêle figure pâlissante perdue dans les étendues brûlées du Nevada. C'est sur le sable blanc de la forêt de Fontainebleau qu'Anton Corbijn a recréé le set de ce film maudit en noir et blanc avec une Vanessa Paradis platinée plus vraie que nature. Le photographe star et réalisateur avait croisé son chemin lorsqu'elle avait 20 ans, puis à nouveau l'an dernier quand il l'a photographiée lors de la présentation de la haute couture printemps-été de la maison Chanel, dont Vanessa Paradis est l'emblématique ambassadrice. Ils avaient très envie de se retrouver pour une occasion exceptionnelle. Moteur !

Madame Figaro . – Comment est née cette passion pour Marilyn Monroe ?
Vanessa Paradis. – Je devais avoir 5 ou 6 ans quand je suis tombée par hasard sur un livre dans la bibliothèque de mes parents, c'était une biographie, le genre de livre avec quelques photos dans les pages centrales. J'ai été comme foudroyée par la beauté hallucinante de cette femme dont j'ignorais tout. Les photos m'ont amenée aux films, puis les films aux disques. Marilyn Monroe n'est plus jamais sortie de ma tête. J'ai regardé ses films en boucle, puis, plus tard, j'ai lu chaque biographie, vu chaque documentaire. Une adoration ne s'explique pas. Il y a la beauté, la féminité, la grâce, la délicatesse et, en même temps, quelque chose de tragique qu'on ressent, qu'on pressent. Tout m'attire, tout me plaît, ses regards, ses sourires, la façon dont elle bouge. Et cette modernité incroyable pour l'époque. Il y a chez elle une chose qu'on n'avait jamais vue ailleurs : ce rapport au corps, cette liberté du corps sans jamais être vulgaire, un corps totalement affirmé, mais qui n'a pas renoncé à l'enfance non plus.

Vous souvenez-vous du premier film que vous ayez vu avec elle ?
Probablement Les hommes préfèrent les blondes, j'ai toujours aimé les comédies musicales, et le film de Howard Hawks est un rêve pour les petites filles, avec son Technicolor, ses costumes et ses chansons. J'ai aussi beaucoup vu La Rivière sans retour et Certains l'aiment chaud évidemment. Plus tard, j'ai découvert Les Désaxés et des films moins connus, comme Troublez-moi ce soir dans lequel elle est déjà une actrice extraordinaire, juste, puissante et totalement inquiétante dans le rôle d'une baby-sitter déséquilibrée. Et puis il y a la chanteuse évidemment, elle vénérait Ella Fitzgerald et ça s'entend : c'est une chanteuse de jazz divine, avec une voix de velours et un vibrato merveilleux. Quand j'écoute son Lazy, d'Irving Berlin, je suis envoûtée.

Qu'évoque pour vous la part sombre de Marilyn Monroe ?
Je pense à Fragments, un recueil d'écrits intimes publié bien après sa mort, un livre terriblement intrusif, mais qui nous éclaire sur son esprit et sa pensée. On découvre sa profondeur, sa sensibilité et sa détresse aussi, ses craintes, ses doutes, la peur de la folie. C'était une âme tourmentée qui n'a eu de cesse de progresser et de s'accomplir.

On dit que vous possédez beaucoup de choses ayant appartenu à Monroe.
Je ne suis pas collectionneuse, mais je possède quelques trucs qu'on m'a offerts. Une paire de chaussures par exemple, des escarpins blancs sublimes. Nous avons la même pointure, je les passe parfois, je fais quelques pas et je les range, car j'ai trop peur de les déformer. J'ai aussi une veste, une cape, un chapeau que je porte parfois, mais très peu souvent car ils sont inestimables à mes yeux. Une fois je suis allée rôder autour de la villa qu'elle a possédée à Brentwood et où elle est morte. J'ai mis longtemps avant de me décider à m'y rendre, et j'étais très émue de découvrir depuis l'extérieur cette hacienda modeste, sa seule maison, où elle n'a pas vécu longtemps, la pauvre chérie, quelques mois seulement.

Vous avez vécu à Hollywood, la patrie du cinéma. C'est quelque chose qui vous rapproche d'elle ?
À l'époque où j'y vivais, je menais une existence très familiale : les enfants, l'école. Il n'y avait rien de hollywoodien dans mon train de vie, j'allais très peu aux dîners, et je n'ai assisté à la cérémonie des Oscars que deux fois. C'était merveilleux de voir autant d'acteurs si connus, c'était mon rêve de cinéma américain mais pas du tout mon rêve américain, car je n'ai jamais ambitionné d'en faire partie. Peut-être parce que ça demande trop de soi, ça veut dire n'être disponible que pour ça et, probablement, tourner des films qu'on n'a pas envie de faire pour pouvoir accéder à ceux qu'on cible. Il n'y avait aucune raison pour moi de me lancer dans ce parcours du combattant. Plus jeune pourtant, après le tournage de Noces blanches, mon premier film, j'ai fait quelques castings improbables comme celui de Proposition indécente, pour le rôle de Demi Moore ! Ça n'avait absolument aucun sens, et rétrospectivement je trouve ça très bizarre. J'ai rapidement mis le holà à ce genre d'expériences, et je n'en éprouve aucun regret : je suis comblée en France.

Monroe était manipulée et, selon certains, manipulatrice. Y a-t-il une façon de bien gérer les excès de la célébrité ?
Manipulatrice, je n'aime pas ce mot ; ce qui est sûr, c'est qu'elle était une bonne communicante, mais j'ignore si cela relevait d'une stratégie. Elle était intelligente et elle savait se servir de son image. L'image, c'est une arme. Chez Marilyn, c'est aussi un appel à être regardée et aimée. Et puis, il y a un contexte, les années 1950, et un pays, l'Amérique. Les acteurs appartenaient à des studios, ils étaient coincés, l'émancipation a commencé la décennie suivante. Marilyn, elle, a démarré sa carrière à la fin des années 1940, et probablement que son corps et sa séduction lui permettaient de déstabiliser ses interlocuteurs et, d'une certaine façon, de se faire entendre et d'exister. Elle a quand même réussi à imposer quelque chose de très exceptionnel à l'époque : une liberté d'être soi, au sens large, l'affirmation d'un corps sensuel.

À vos débuts, vous-même avez été cataloguée femme-enfant…
Le contexte est vraiment différent, ce n'est pas la même époque, pas la même culture, pas les mêmes difficultés. Mais la problématique de Monroe reste une problématique d'aujourd'hui : la place des femmes dans la société et dans le travail. En ce qui me concerne, c'est vrai, à mes débuts j'ai d'abord été considérée comme une femme-enfant et une chanteuse sans vraiment de talent. On se demandait un peu ce que je faisais là. Le succès était si foudroyant qu'il était sans rapport avec ce que je pouvais proposer. Il a fallu du temps pour que je prouve qu'il y avait quelque chose de valable en moi. Marilyn Monroe, elle, n'a pas connu de son vivant la reconnaissance qu'elle méritait. C'est arrivé après. Pourtant, elle a tout fait pour progresser, elle est partie vivre à New York, elle s'est rapprochée de Lee Strasberg, elle a monté sa boîte de production, des choses absolument pas conventionnelles pour l'époque, mais on continuait à ne pas la prendre au sérieux.

Avez-vous eu à souffrir des distorsions de l'image ?
L'image, on vous la prend certes, mais on la donne aussi, on en joue. C'est un échange. Je suis de la génération du clip et des pochettes de disques, tout passait par là, c'était une façon de se présenter au monde. Au début, cela a pu être douloureux, on ne peut pas empêcher les gens de parler, de juger, d'être injustes parfois, oui, j'ai été blessée par moments, mais au bout du compte ce qui reste c'est votre travail, le cœur et l'essence de votre travail. Pour réussir à tenir, il a fallu que je m'accroche à des choses concrètes : la musique, les concerts, les films. Le reste fait partie du jeu : être aimée, ne pas être aimée. Quant à la reconnaissance, elle est primordiale, mais pas seulement dans les métiers artistiques. Tout travail mérite de l'attention et si possible de l'appréciation.

Vous aimez Marilyn Monroe et Romy Schneider, deux actrices qui, dit-on, ont été brûlées par le cinéma…
Par la vie, plutôt, même si le cinéma n'a pas dû arranger les choses. Ce sont deux femmes qui ont vécu des vies, des enfances et des amours compliquées. Et, dans le cas de Marilyn, circonstance aggravante, c'était l'époque où les acteurs étaient totalement dépendants des médicaments sans qu'on en mesure les effets désastreux sur la santé. Ce que je sais, c'est que j'ai eu des parents incroyables, qui m'ont donné de l'amour et de la confiance, qui m'ont aimée, entourée, accompagnée. Je ne dis pas qu'on ne peut pas s'en sortir sans ce préalable – on peut se choisir des familles autres que la sienne —, mais c'est beaucoup plus facile de partir dans la vie en se sentant soutenue. Être actrice, c'est terriblement déstabilisant, on vous scrute sur un écran géant, vous dépendez du désir des autres et quand on ne veut plus de vous, c'est fini…

Autre chose qui vous touche chez Marilyn ?
Dans les drames de sa vie, elle a perdu tous les enfants qu'elle a portés. Mère, elle aurait probablement vécu une autre vie. Moi, sans enfants, j'aurais été quelqu'un d 'autre. Je ne pense pas que les femmes doivent faire des enfants pour s'accomplir, mais moi j'ai toujours voulu en avoir, et ils ont façonné la femme que je suis aujourd'hui.

Comment imaginez-vous Marilyn Monroe si elle avait vécu ?
Je n'arrive pas à l'imaginer en femme mûre, encore moins en vieille dame. Elle aurait 96 ans. En 1962, au moment de sa mort, elle avait des projets, une maison de production. C'était une femme dirigée par son cœur : peut-être aurait-elle rencontré un homme qui l'aurait aimé pour ce qu'elle était ?

Vanessa Paradis est en tournée dès septembre avec la pièce Maman, de Samuel Benchetrit.


Séance photos
Photographe: Anton Corbinj
Photos des coulisses de John Nollet
Styliste: Leïla Samara
Coiffure: John Nollet
Vêtements: Chanel

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Traduction de l'article et de l'interview - in english:

Vanessa Paradis: "Me, without children, I would have been someone else"

The singer and actress has always admired Marilyn Monroe. Sixty years after her death, Vanessa Paradis slips into the skin of her idol in an evocation of the cult film The Misfits, under the lens of Anton Corbijn. Before resuming the tour of her piece Maman, the Chanel muse shares with us her fascination for the American star.

What do young girls dream of ? On the walls of her bedroom, in Villiers-sur-Marne, near Paris, Vanessa Paradis pinned photos of Romy Schneider and Marilyn Monroe. Not exactly the goddesses of her time, but the teenager was not like the others, knew César and Rosalie and Gentlemen Prefer Blondes by heart, and became an instant star at 14 when we got into Joe's taxi. Daydreams about the most famous platinum blonde of the 20th century have never left the mind of the one who has become an adored pop star and a vigorous actress, equally at home in drama and comedy. It seemed obvious to us to offer her to slip into the skin of her idol (about which she is unbeatable) on the occasion of the sixty years of the disappearance of the one that a single first name is enough to identify, Marilyn, dead in Los Angeles on August 4, 1962, in circumstances never elucidated, drug overdose, suicide, assassination (our guest leans towards the last hypothesis).
Vanessa Paradis chooses The Misfits (by John Huston, 1961), a disenchanted and twilight film in which Monroe plays with a shocking truth, spitting out her ill-being in a famous scene, a frail paling figure lost in the scorched expanses of Nevada. It is on the white sand of the forest of Fontainebleau that Anton Corbijn recreated the set of this cursed film in black and white with a platinum Vanessa Paradis more real than life. The star photographer and director had crossed paths with her when she was 20, then again last year when he photographed her at the presentation of Chanel's spring-summer haute couture, of which Vanessa Paradis is the emblematic ambassador. They really wanted to meet for an exceptional occasion. Shoot !
Madame Figaro. – How was born this passion for Marilyn Monroe?
Vanessa Paradis. – I must have been 5 or 6 years old when I stumbled across a book in my parents' library, it was a biography, the kind of book with a few pictures in the middle pages. I was as if struck down by the hallucinating beauty of this woman of whom I knew nothing. Photos led me to films, then films to records. Marilyn Monroe never got out of my head again. I watched his films over and over, then later I read every biography, saw every documentary. An adoration cannot be explained. There is beauty, femininity, grace, delicacy and, at the same time, something tragic that we feel, that we sense. Everything attracts me, everything pleases me, her looks, her smiles, the way she moves. And this incredible modernity for the time. There is something about her that we had never seen elsewhere: this relationship to the body, this freedom of the body without ever being vulgar, a totally assertive body, but which has not given up on childhood either.
Do you remember the first movie you saw with her?
Probably Gentlemen Prefer Blondes, I've always loved musicals, and Howard Hawks' movie is a little girl's dream, with its Technicolor, costumes and songs. I have also seen The River of No Return a lot and obviously Some like it hot. Later, I discovered The Misfits and lesser-known films, like Don't bother to knock, in which she is already an extraordinary, just, powerful and totally disturbing actress in the role of an unbalanced babysitter. And then there's the singer of course, she revered Ella Fitzgerald and you can hear it: she's a divine jazz singer, with a velvet voice and a marvelous vibrato. When I listen to her Lazy, by Irving Berlin, I am bewitched.
What does the dark side of Marilyn Monroe evoke for you?
I'm thinking of Fragments, a collection of private writings published long after his death, a terribly intrusive book, but one that sheds light on his mind and his thinking. We discover his depth, his sensitivity and his distress too, his fears, his doubts, the fear of madness. He was a tormented soul who never stopped progressing and fulfilling himself.
It is said that you have a lot of things that belonged to Monroe.
I'm not a collector, but I have a few things that were given to me. A pair of shoes for example, sublime white pumps. We have the same shoe size, I sometimes put them on, take a few steps and put them away, because I'm too afraid of deforming them. I also have a jacket, a cape, a hat that I wear sometimes, but very infrequently because they are invaluable to me. Once I went prowling around the villa she owned in Brentwood and where she died. It took me a long time to decide to go there, and I was very moved to discover from the outside this modest hacienda, her only house, where she did not live long, the poor darling, a few months only.
You lived in Hollywood, the home of cinema. Is it something that brings you closer to her?
When I lived there, I led a very family life: the children, the school. There was nothing Hollywood in my lifestyle, I went to dinner very little, and I only attended the Oscars twice. It was wonderful to see so many famous actors, it was my dream of American cinema but not at all my American dream, because I never aspired to be part of it. Perhaps because it requires too much of oneself, it means being available only for that and, probably, shooting films that you don't want to make in order to be able to reach those you are targeting. There was no reason for me to embark on this obstacle course. When I was younger, however, after shooting Noce Blanche (Baby Blue), my first film, I did some improbable castings like Indecent Proposal, for the role of Demi Moore! It made absolutely no sense, and in retrospect I find it very odd. I quickly put the kibosh on this kind of experience, and I have no regrets about it: I am fulfilled in France.
Monroe was manipulated and, according to some, manipulative. Is there a way to properly handle the excesses of fame?
Manipulative, I don't like that word; what is certain is that she was a good communicator, but I don't know if that was part of a strategy. She was smart and she knew how to use her image. The image is a weapon. Chez Marilyn is also a call to be watched and loved. And then there is a context, the 1950s, and a country, America. Actors belonged to studios, they were stuck, emancipation began the following decade. Marilyn, she started her career at the end of the 1940s, and probably her body and her seduction allowed her to destabilize her interlocutors and, in a certain way, to be heard and to exist. She still managed to impose something very exceptional at the time: a freedom to be oneself, in the broad sense, the affirmation of a sensual body.
When you started out, you yourself were cataloged as a woman-child…
The context is really different, it's not the same era, not the same culture, not the same difficulties. But Monroe's problem remains a problem today: the place of women in society and in the workplace. As far as I'm concerned, it's true, when I started out I was first considered a woman-child and a singer without really any talent. We were wondering what I was doing there. The success was so overwhelming that it had nothing to do with what I could offer. It took time for me to prove that there was something worthwhile in me. Marilyn Monroe, she did not know during her lifetime the recognition she deserved. It happened after. However, she did everything to progress, she went to live in New York, she got closer to Lee Strasberg, she set up her production company, things that were absolutely unconventional for the time, but we continued not to take it seriously.
Have you had to suffer from image distortions ?
The image, we certainly take it from you, but we also give it, we play with it. It's an exchange. I'm from the generation of music videos and record covers, everything went through that, it was a way of presenting yourself to the world. At first it might have been painful, you can't stop people from talking, judging, being unfair sometimes, yes I was hurt at times, but in the end what remains is your work, the heart and essence of your work. To succeed, I had to cling to concrete things: music, concerts, films. The rest is part of the game: to be loved, not to be loved. As for recognition, it is essential, but not only in the artistic professions. All work deserves attention and, if possible, appreciation.
You like Marilyn Monroe and Romy Schneider, two actresses who, it is said, were burned by the cinema...
By life, rather, even if the cinema did not have to arrange things. They are two women who have lived complicated lives, childhoods and loves. And, in the case of Marilyn, an aggravating circumstance, it was the time when the actors were totally dependent on drugs without the disastrous effects on health being measured. What I do know is that I had incredible parents, who gave me love and confidence, who loved me, surrounded me, accompanied me. I'm not saying that you can't get by without this prerequisite – you can choose families other than your own – but it's much easier to start out in life feeling supported. Being an actress is terribly destabilizing, you are scrutinized on a giant screen, you depend on the desires of others and when you are no longer wanted, it's over...
Anything else that touches you about Marilyn?
In the dramas of her life, she lost all the children she bore. Mother, she probably would have lived another life. Me, without children, I would have been someone else. I don't think women have to have children to be fulfilled, but I always wanted to have them, and they shaped the woman I am today.
How do you imagine Marilyn Monroe if she had lived?
I can't imagine her as a mature woman, let alone an old lady. She would be 96 years old. In 1962, at the time of her death, she had projects, a production house. She was a woman ruled by her heart: perhaps she would have met a man who would have loved her for what she was?
Vanessa Paradis is on tour in September with the play Maman, by Samuel Benchetrit.

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France Dimanche, 06/05/2022

2022-05-06-france_dimanche-france  France Dimanche
n°3949

pays: France
paru le 06/05/2022
prix: 1,60 €
Petite photo de Marilyn en couverture
+ article de 2 pages: "Marilyn Monroe Les tests ADN parlent enfin !"

- article -
2022-05-06-france_dimanche-france-p24-25 


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05 mai 2022

En coulisse de la soirée d'Anniversaire de Kennedy

L'histoire des coulisses du "Joyeux anniversaire, Monsieur le Président" de Marilyn Monroe

L'agent des services secrets Larry Newman a affirmé que Bobby Kennedy et Marilyn se disputaient dans les coulisses avant la représentation.

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En 1962, lorsqu'elle chante "Happy Birthday Mr. President", Marilyn Monroe est à un tournant de sa carrière et de sa vie personnelle. Elle était l'une des plus grandes actrices de son temps, mais son film précédent, The Misfits, a été une déception. Elle sortait également d'un divorce avec Arthur Miller et elle est restée un moment dans un hôpital psychiatrique de Manhattan, en raison de son état mental fragile.
Mais à la fin du printemps, les choses s'améliorent. Monroe a acheté une nouvelle maison dans le quartier calme de Brentwood à Los Angeles, et on lui avait offert un rôle principal dans Something's Got to Give (mais elle a ensuite été licenciée), un remake de la comédie loufoque de 1940 My Favorite Wife. De plus, elle avait hâte de se produire lors d'une importante collecte de fonds démocrate en l'honneur du président John F. Kennedy au Madison Square Garden de New York le 19 mai.
Monroe et Kennedy étaient impliqués dans une relation secrète et de nombreuses personnes ont affirmé qu'ils avaient passé plusieurs nuits ensemble.

Trois jours avant l'événement, Marilyn a été vue en train de répéter à New York, extrêmement anxieuse. Le soir de l'événement, on a cousu sur elle une tenue spéciale pour l'occasion - une robe couleur chair conçue par Jean Louis incrustée de plus de 2 500 strass et conçue pour épouser ses courbes.
Peter Lawford l'a présentée, "M. Président… la regrettée Marilyn Monroe" – une référence ludique aux fréquents retards de Marilyn ("late" en anglais voulant autant dire "en retard" que "regretté" pour désigner une personne chère décédée). Puis Lawford a retiré son étole et le public a eu le souffle coupé. Marilyn scintillait de 2 500 strass sur une robe couleur chair qui la faisait apparaître nue. (Elle ne portait pas de lingerie.)
Marilyn effleura le microphone avec un doigt, et soudain l'ingénue timide se transforma en chaton sexuel confiant. Marilyn a toujours été un désordre de paradoxes.

Cette nuit-là, John Kennedy était particulièrement inquiet. L'agent des services secrets Larry Newman a affirmé que Bobby Kennedy et Marilyn se disputaient dans les coulisses avant la représentation.

Plus tard dans la soirée, les Kennedy et Marilyn assistèrent à une after-party pour les donateurs démocrates. L'ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies, Adlai Stevenson, s'est plaint qu'il était difficile de parler à Marilyn puisque Bobby était comme "un papillon de nuit autour de la flamme". D'autres ont fait remarquer qu'il était difficile de dire quel frère Kennedy Marilyn préférait.

Les services secrets ont confisqué tous les négatifs des photos montrant Marilyn avec les Kennedy cette nuit-là, sauf celle-ci (voir photo ci-dessous).

Nous ne connaîtrons jamais la véritable nature de la relation de Marilyn avec les Kennedy, mais la plupart des historiens pensent que Marilyn couchait avec Bobby à l'époque.

Mais quelque chose s'est sûrement passé cette nuit-là. Le lendemain, les chroniqueurs comme Dorothy Kilgallen ont qualifié la performance de Marilyn de "faire l'amour avec le président sous les yeux directs de quarante millions d'Américains". D'autres ont affirmé que la performance sexy de Marilyn visait à rendre son ex-mari, Arthur Miller, jaloux. (Il était dans le public.) Malheureusement, John F. Kennedy n'était pas homme à garder des femmes gênantes, et le scandale avait rendu Marilyn très gênante. Il a rompu les liens avec elle peu de temps après cette nuit.


The Story Behind Marilyn Monroe’s ‘Happy Birthday, Mr. President’
May, 03, 2022 |
-
online iconic

Secret Service agent Larry Newman claimed that Bobby Kennedy and Marilyn argued backstage before the performance.

During 1962, when she sang “Happy Birthday Mr. President”, Marilyn Monroe was at a turning point of her career and personal life.
She was one of the greatest actresses of her time, but her previous movie, The Misfits, was a disappointment. She was also coming off a divorce to Arthur Miller and she stayed for a while at a Manhattan psychiatric hospital, due to her fragile mental state.
But by the end of the spring, things getting better. Monroe bought a new home in the quiet Brentwood section of Los Angeles, and she had been offered a leading role in Something’s Got to Give (but she was later fired), a remake of the 1940 screwball comedy My Favorite Wife. Furthermore, she was looking forward to performing at a major Democratic fundraiser to honor President John F. Kennedy at ew York City’s Madison Square Garden on May 19.
Monroe and Kennedy were involved in a secret relationship, and many people claimed that the two spent several nights together.

Three days before the event, Marilyn was seen rehearsing in New York, extremely anxious. On the night of the event, she was sewn into a special outfit for the occasion – a Jean Louis-designed, flesh-colored gown embedded with more than 2,500 rhinestones and tailored to hug her curves.
Peter Lawford introduced her, “Mr. President…the late Marilyn Monroe” — a playful reference to Marilyn’s frequent tardiness. Then Lawford removed her stole, and the audience gasped. Marilyn was shimmering with 2,500 rhinestones over a flesh-colored gown that made her appear naked. (She did not wear lingerie.)
Marilyn flicked the microphone with one finger, and suddenly the shy ingenue morphed into the confident sex kitten. Marilyn was always a mess of paradoxes.

That night, John Kennedy was particularly worried. Secret Service agent Larry Newman claimed that Bobby Kennedy and Marilyn argued backstage before the performance.

Later that evening, the Kennedys and Marilyn attended an after-party for Democratic donors. United States Ambassador to the United Nations, Adlai Stevenson, complained that it was hard to speak to Marilyn since Bobby was like “a moth around the flame.” Others commented that it was difficult to tell which Kennedy brother Marilyn preferred.

The Secret Service confiscated all the negatives of photos showing Marilyn with the Kennedys that night, except this one.

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We will never know the true nature of Marilyn’s relationship to the Kennedys, but most historians believe Marilyn was sleeping with Bobby at the time.

But something surely happened that night. The next day, columnists Dorothy Kilgallen referred to Marilyn’s performance as “making love to the president in the direct view of forty million Americans.” Others claimed that Marilyn’s sexy performance intended to make her ex-husband, Arthur Miller, jealous. (He was in the audience.)
Unfortunately, John F. Kennedy was not a man to keep inconvenient women around, and the scandal had made Marilyn very inconvenient. He broke ties with her shortly after that night.


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03 mai 2022

Kim Kardashian au MET Gala 02/05/2022

Chaque année, le gala du Metropolitan Museum of Art - dit Met Gala - de New York voit défiler le gratin du show-business mondial dans des tenues qui rivalisent d'extravagance. Présidé chaque année par Anna Wintour, le Met Gala a pour but de financer le Costume Institute, le département mode du musée, et lance une grande exposition annuelle; le thème du Met Gala étant toujours associé à cette exposition.
Et le thème de cette édition 2022 était le "Gilded Glamour" (jeu de mot renvoyant au "Gilded Age", l'âge d'or américain de la fin du XIXe siècle) et près de 400 célébrités ont rivalisé d'audace et de glamour pour fouler le grand tapis rouge ce lundi 02 mai 2022 (Nicki Minaj, Jared Leto, Naomi Campbell, Julianne Moore entre autres). Mais c'est sans conteste Kim Kardashian qui s'est fait le plus remarquer: la star de 41 ans a foulé le tapis rouge vêtue de la robe que portait Marilyn Monroe en 1962 lorsqu'elle a chanté "Happy Birthday, Mr. President" à John F. Kennedy.

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Each year, the gala of the Metropolitan Museum of Art - known as the Met Gala - in New York sees the gratin of world show-business parade in outfits that compete in extravagance. Chaired each year by Anna Wintour, the Met Gala aims to fund the Costume Institute, the museum's fashion department, and launches a major annual exhibition; the theme of the Met Gala being always associated with this exhibition.
And the theme of this 2022 edition was "Gilded Glamour" (pun referring to the "Gilded Age", the American golden age of the late 19th century) and nearly 400 celebrities competed in audacity and glamorous to walk the big red carpet this Monday, May 02, 2022 (Nicki Minaj, Jared Leto, Naomi Campbell, Julianne Moore among others). But it was undoubtedly Kim Kardashian who stood out the most: the 41-year-old star walked the red carpet wearing the dress Marilyn Monroe wore in 1962 when she sang "Happy Birthday, Mr. President" to John F. Kennedy.


  • Pour info, la robe avait été conçue par le créateur de costumes français Jean Louis (qui s'est basé sur un croquis de Bob Mackie) et sur laquelle 6000 cristaux avaient été taillés à la main.
    Bob Mackie, qui avait à l'époque 21 ans et venait de terminer ses études à l'université, se souviendra de ce moment: "Après le jour où le croquis a été dessiné, je n'avais aucune idée de ce que cela donnerait jusqu'à ce que des photos de l'événement paraissent dans le journal. Marilyn avait l'air incroyable et elle a accompli exactement ce qu'elle avait l'intention de faire. Les studios de la Fox ne la laisserait pas porter quoi que ce soit de trop révélateur dans les films, à cause du précédent scandale du calendrier nu. Et elle ne s'en souciait pas vraiment, car elle avait déjà été virée. Sa silhouette était à son apogée, la robe était une forme classique de la mode à l'époque".
    Marilyn aurait payé 1 440 $ à Jean Louis pour cette "pièce" personnalisée, qui a été vendue pour la première fois aux enchères en 1999 pour plus d'un million de dollars dans le cadre d'une vente de sa succession avec Christie's. Elle a ensuite été revendue pour 4,8 millions de dollars chez Julien's Auctions en 2016, et a été acquis par le musée Ripley's Believe It Or Not d'Orlando (en Floride), qui la conserve dans une pièce sombre, où la température est maintenue à 16°C et le taux d'humidité oscille entre 40 et 50%.
    À ce jour, elle détient le record de la robe la plus chère vendue aux enchères. Kim Kardashian commente: "Je suis une grand fan des ventes aux enchères et je possède plusieurs pièces JFK donc je connais le propriétaire de chez Julien. Il a pu me mettre en liaison [avec Ripley] et c'est ainsi que la conversation a commencé".

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  • For information, the dress has been designed by the French costume designer Jean Louis (who was based on a sketch by Bob Mackie) and on which 6000 crystals had been cut by hand.
    Bob Mackie, who was 21 at the time and had just graduated from university, recalled the moment: "After the day the sketch was drawn, I had no idea what it was for until photos of the event appeared in the newspaper. Marilyn looked amazing and accomplished exactly what she intended to. Fox Studios would not let her wear anything too revealing in films, because of the previous nude calendar scandal. And she didn’t really care, because she had already been fired. Her figure was at its peak, the dress was a classic shape of fashion at the time."
    Marilyn reportedly paid Jean Louis $1,440 for this personalized "piece", which was first sold at auction in 1999 for more than $1 million in an estate sale with Christie's. It was then sold for $4.8 million at Julien's Auctions in 2016, and was acquired by Ripley's Believe It Or Not museum in Orlando (Florida), which keeps it in a dark room, where the temperature is maintained at optimum 68 degrees and the humidity rate fluctuates between 40 and 50%.
    Today, it holds the record for the most expensive dress sold at auction. Kim Kardashian comments: "I'm a big fan of auctions and I own several JFK pieces so I know the owner of Julien's. He was able to put me in touch [with Ripley] and that's how the conversation started."

  • Car c'est une idée de Kim Kardashian qui lui est venue en participant au gala l'an dernier: "Je me suis dit, qu'aurais-je fait pour le thème américain s'il n'y avait pas eu le look Balenciaga ? Quelle est la chose la plus américaine à laquelle on peut penser ? C'est Marilyn Monroe !" (...) "Pour moi, le moment le plus Marilyn Monroe est quand elle a chanté" Joyeux anniversaire "à JFK, c'était ce look."
    Elle a obtenu la permission du musée qui d'abord lui font enfiler une réplique pour prendre ses mesures: la réplique lui va parfaitement. La robe est donc envoyée chez elle en Californie, par avion privé escortée par des gardes - mais Kim se rend compte que la robe ne lui va pas. Elle se soumet donc à un régime drastique, comme elle l'explique: "Je portais une combinaison de sudation deux fois par jour, je courais sur le tapis de course, j'ai complètement arrêté le sucre et les glucides et je n'ai mangé que les légumes et les protéines les plus pures." Elle parvient ainsi à perdre 7 kg en un mois pour enfin pouvoir rentrer dans la robe: "J'avais envie de pleurer des larmes de joie quand cela m'allait !".

Video des coulisses de l'essayage sur la page Instagram ripleysbelieveitornot -

  • Because it was an idea from Kim Kardashian who came to her while attending the gala last year: "I thought to myself, what would I have done for the American theme if it had not been the Balenciaga look? What’s the most American thing you can think of? And that’s Marilyn Monroe. (...) For me the most Marilyn Monroe moment is when she sang “Happy Birthday,” to JFK, it was that look.
    She has obtained permission from the museum, which first makes her put on a replica to take her measurements: the replica fits her perfectly. The dress is therefore sent home to California, by private plane escorted by guards - but Kim realizes that the dress does not fit her. She therefore puts herself on a drastic diet, as she explains: “I would wear a sauna suit twice a day, run on the treadmill, completely cut out all sugar and all carbs, and just eat the cleanest veggies and protein”. She thus manages to lose 7 kg in one month to finally be able to fit into the dress: "I wanted to cry tears of joy when it went up".

  • La veille, elle passe son dimanche après-midi à se faire teindre les cheveux en blond (l'opération prendra près de 14 heures !)
    Pour la soirée, Kim Kardashian ne va en fait porter la robe que quelques minutes (le temps de fouler le tapis rouge et de se faire photographier), au regard de la nature fragile du vêtement et de son extrême valeur.
    La star l'a revêtue juste avant le Met Gala dans une cabine installée à cet effet près de l'événement, avec l'assistance d'un conservateur du musée. Elle a ensuite arpenté le tapis rouge avant de se changer pour revêtir une réplique, qu'elle a portée pour le reste de la soirée: "Je suis extrêmement respectueuse de la robe et de ce qu'elle représente pour l'histoire américaine. Je ne voudrais jamais m'asseoir dedans, manger dedans ou prendre le moindre risque de l'endommager (...) Tout devait être minuté, et je me suis entraînée à monter les escaliers."

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  • The day before, she spends her Sunday afternoon having her hair dyed blond (the operation will take almost 14 hours!)
    For the evening, Kim Kardashian will only wear the dress for a few minutes (the time to walk the red carpet and have her photograph taken), given the fragile nature of the garment and its extreme value.
    The star donned her just before the Met Gala in a booth set up for this purpose near the event, with the assistance of a museum curator. She then walked the red carpet before changing into a replica, which she wore for the rest of the evening: "I’m extremely respectful to the dress and what it means to American history. I would never want to sit in it or eat in it or have any risk of any damage to it and I won’t be wearing the kind of body makeup I usually do (…) Everything had to be timed, and I practiced climbing the stairs."

  • Le lendemain, sur son compte Twitter, elle a posté ce message (accompagné de prises de vues en studio): "Je suis tellement honorée de porter la robe emblématique que Marilyn Monroe portait en 1962 pour chanter "Joyeux anniversaire" au président John F. Kennedy. C'est une superbe robe moulante ornée de plus de 6 000 cristaux cousus à la main par Jean Louis."
    Kardashian possèderait deux répliques de robes de Marilyn: l'une d'elles est une réplique de la robe Norman Norell que Marilyn a porté aux Golden Globes de 1962: "Je pense que je pourrais porter celle-là pour manger de la pizza dans ma chambre d'hôtel." dit-elle.

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  • The next day, on her Twitter account, she posted this message (accompanied by studio shots): "I am so honored to be wearing the iconic dress that Marilyn Monroe wore in 1962 to sing “Happy Birthday” to President John F. Kennedy. It is a stunning skintight gown adorned with more than 6,000 hand-sewn crystals by Jean Louis."
    Kardashian would own two replicas of Marilyn's dresses: one of them is a replica of the Norman Norell dress that Marilyn wore at the 1962 Golden Globes: "I think I might just wear that one to eat pizza in my hotel room." she says.

sources web
article original en anglais sur Vogue
article en français sur bfm


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01 mai 2022

TV - Marilyn, la dernière vérité

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Mercredi 11 mai 2022 - 20h40 - Toute l'Histoire
Chaîne sur option - disponible sur le replay de la chaîne

Documentaire - Marilyn, la dernière vérité

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   Réalisation: François Pomès
Pays: France
Année: 2022
Durée : 55 min

A partir de l'analyse ADN (menée par le français Ludovic Orlando, expert en archéologie moléculaire) d'un des cheveux de Marilyn (récupéré lors de l'embaumement de son corps et acheté depuis par John Reznikoff aux enchères) et de la salive de la petite fille de Charles Stanley Gifford, le patron de la mère de Marilyn et son père biologique supposé tel qu'elle-même l'a toujours pensé, ce documentaire tente de résoudre l'énigme et d'apporter une réponse définitive sur l'identité du père biologique de Marilyn; à travers des images d'archives et témoignages retraçant les efforts deséspérés de Marilyn de créer un lien avec celui qu'elle a toujours pensé être son père.


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