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Divine Marilyn Monroe

NAVIGUATION
DIVINE MARILYN

Marilyn Monroe
1926 - 1962

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19 novembre 2023

Tag Marilyn 47 - Gentlemen Prefer Blondes

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18 novembre 2023

Les affiches de "Le petit train du Far-West"

A Ticket To Tomahawk 

Les affiches
Posters


- USA -

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- presse  -

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- Pressbook - USA -

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- BELGIQUE -

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18 novembre 2023

Fan de Marilyn: Anthony Burgess

L'écrivain britannique Anthony Burgess (1917-1993) tapait sur sa machine avec une photographie de Marilyn Monroe sur le mur.
Pour info: Son plus grand succés reste le roman d'anticipation L'Orange mécanique (1962), qui évoque la violence de la jeunesse dans une société future, corrompue et cynique, porté à l'écran en 1971 par Stanley Kubrick.

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capture écran extraite du documentaire "Orange mécanique, les rouages de la violence" diffusé en 2023 sur Arte.

British writer Anthony Burgess (1917-1993) was typing on his machine with a photograph of Marilyn Monroe on the wall.
FYI: His greatest success remains the anticipation novel A Clockwork Orange (1962), which evokes the violence of youth in a future society, corrupt and cynical, brought to the screen in 1971 by Stanley Kubrick.

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16 novembre 2023

Photographe: David Conover

Marilyn par Conover

David Conover est considéré comme le "découvreur" de Marilyn Monroe - qui s'appelait alors Norma Jeane Dougherty, alors qu'elle n'est qu'une employée d'usine: il est le premier photographe professionnel à la photographier et à déceler son potentiel photogénique tout en lui apprenant le métier de modèle. Envoyé par l'armée pour faire un reportage photographique sur les femmes participant à l'effort de guerre, David Conover remarque immédiatement que la jeune Norma Jeane, déjà à l'aise devant l'objectif, dégage quelque-chose d'unique. Il lui propose de poser pour lui et il fait donc plusieurs séances photos de la jeune femme entre l'automne 1944 et l'été 1945. Ces photos de Conover sont les premières séances de poses professionnelles de Marilyn qui y apparaît emplie de fraîcheur, de spontanéité et de luminosité étincelante confirmant son extraordinaire photogénie.

David Conover is considered as the "discoverer" of Marilyn Monroe - who was then called Norma Jeane Dougherty, when she was only a factory employee: he's the first professional photographer to photograph her and detect her photogenic potential while teaching her the profession of model. Sent by the army to do a photographic report on the women participating in the war effort, David Conover immediately noticed that the young Norma Jeane, already at ease in front of the lens, exuded something unique. He asked her to pose for him and he therefore did several photo sessions of the young woman between the fall of 1944 and the summer of 1945. These Conover photos are the first professional posing sessions of Marilyn who appears there full of freshness, spontaneity and sparkling luminosity confirming her extraordinary photogenicity.


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.1944, novembre: Radioplane - Norma Jeane est photographiée à l'usine et porte deux tenues: un chemisier vert et un pull rouge.
.1944, November: Radioplane - Norma Jeane is photographed at the factory and wears two outfils: a green blouse and a red sweater.
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blog 11/1944 - Norma Jeane à Radioplane par Conover 


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.1945, printemps/été: En pull rouge et salopette blanche - Norma Jeane pose d'abord allongée sur le sable puis dans une dune avec des skis. 
.1945, Spring: In red sweaterand white overalls - Norma Jeane poses first lying on the sand then in a dune with skis.
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blog Printemps/Été 1945, Californie - Norma Jeane en pull rouge par Conover


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.1945, printemps/été: En chemisier rouge à pois et salopette blanche - Norma Jeane pose dans une chaise longue. 
.1945, Spring: In a red polka dot blouse and white overalls - Norma Jeane poses in a deck chair
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blog Printemps/Été 1945, Californie - Norma Jeane en chemisier par Conover 


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.1945, printemps/été: En tee-shirt rayé bleu et salopette blanche - Norma Jeane pose dans un décor naturel de Californie. 
.1945, Spring: In a blue striped shirt and white overalls - Norma Jeane poses in a natural setting in California.
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blog Printemps/Été 1945, Californie - Norma Jeane en Tee-Shirt rayé par Conover


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.1945, printemps/été: En maillot de bain de marque Catalina - Norma Jeane pose dans un décor naturel de Californie. 
.1945, Spring: In swimsuit of brand Catalina - Norma Jeane poses in a natural setting in California.

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blog Printemps/Été 1945, Californie - Norma Jeane en maillot de bain par Conover


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 .1945, printemps/été: Portrait en studio de Norma Jeane vêtue d'un tee-shirt rayé rouge et blanc et de sa salopette blanche.
.1945, Spring: Studio portrait of Norma Jeane wearing a red striped shirt and her white overalls.
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blog Printemps/Été 1945, Californie - Portrait en studio de Norma Jeane par Conover


> Marilyn & David Conover <

David_Conover_with_mm-01 
Janvier 1953 - David Conover & Marilyn Monroe,
sur le tournage du film de la Fox "Les hommes préfèrent les blondes" à Los Angeles
1953, January - David Conover & Marilyn Monroe,
on the Fox backlot of "Gentlemen prefer blonds" in Los Angeles

Commentaires de David Conover sur Marilyn Monroe:
David Conover's comments on Marilyn Monroe:

"Il y avait une qualité lumineuse dans son visage, une fragilité combinée à un dynamisme étonnant."
"There was a luminous quality to her face, a fragility combined with astonishing vibrancy."

"Je n’ai jamais pensé à elle comme à une déesse du sexe ou à une reine du cinéma. C'était une femme, parfois effrayée, souvent confuse ; une femme qui, à bien des égards, était encore une enfant, qui, avec courage, apprenait à s'ouvrir et à grandir, à mûrir en tant qu'être à part entière et dans son art."
"I never thought of her as a sex goddess or a movie queen. She was a woman, sometimes frightened, often confused; a woman who in many ways was still a child, who with courage was learning to reach out and grow, to mature as an individual and in her art."


 David Conover
(1919 - 1983)

photographe et auteur américain
American photographer and author

David_Conover-portrait-1

  David Beals Conover est né le 24 ou le 26 juin 1919 à Kansas City dans le Missouri. Il a un frère aîné, John Austin Conover (1913-2005). Son père est John Austin Conover (1880-1925) et sa mère est Dora Anita Beals Conover (1886-1982).
C'est à l'école de Los Angeles quand il a 15 ans, qu'il rencontre Jeanne Conover, qu'il épousera. Ensemble, ils auront un fils, Davey Conover. Le couple part faire leurs études d'université à Wickenburg (en Arizona) puis ils reviennent vivre à Los AngelesDavid Conover y trouve un emploi chez North American Aviation et prend des cours du soir pour étudier la photographie commerciale.
Avec l'attaque de Pearl Harbor -le 07 décembre 1941- et l'entrée des Etats-Unis dans la seconde guerre mondiale, il se diversifie dans les tâches de l'armée: la garde, le nettoyage des latrines, le Pacifique Sud et la photographie de propagande.

  David Beals Conover was born June 24 or 26, 1919 in Kansas City, Missouri. He has an older brother, John Austin Conover (1913-2005). His father is John Austin Conover (1880-1925) and his mother is Dora Anita Beals Conover (1886-1982).
It was at school in Los Angeles when he was 15 that he met Jeanne Conover, whom he married. Together they had a son, Davey Conover. The couple went to University in Wickenburg (Arizona) then returned to live in Los Angeles where David Conover found a job with North American Aviation and took evening classes to study commercial photography.
With the attack on Pearl Harbor - December 7, 1941 - and the entry of the United States into the Second World War, he diversified into army tasks: guard duty, cleaning latrines, the South Pacific and propaganda photography.

David_Conover-blog-Jeanne-1 
Jeanne Conover

* * *

C'est d'abord en tant que photographe indépendant que l'armée fait appel à Conover: la U.S. Army Air Forces' First Motion Picture Unit (production de films documentaires par les forces aériennes de l'armée américaine) dont la base "18th AAF Base Unit", connue sous le nom de Fort Roach, était située dans les anciens studios de cinéma Hal Roach à Culver CityLos Angeles) où parmi les engagés s'y trouvaient plusieurs stars de cinéma comme Alan Ladd, Clark Cable, William Holden.
Ronald_Reagan-Fort_Roach-First_Motion_Picture_Unit  Et aussi Ronald Reagan (cf photo ci-contre - Reagan à Fort Roach), à l'époque acteur et futur Président des Etats-Unis (de 1981 à 1989), qui était Capitaine puis Adjudant au sein de la First Motion Picture Unit et à la tête d'une unité appelée « Commandos celluloïds », où il est le commandant de Conover.
Reagan demande à Conover de se rendre dans les usines pour filmer et prendre des photos de femmes au travail - symbolisées par la figure de "Rosie, la riveteuse"- pour véhiculer le message de propagande de l'armée des américaines qui participent à l'effort de guerre en travaillant dans l'industrie de l'armement et le choix de trouver des jolies filles en poste dans les usines qui permet aussi de remonter le moral des soldats partis au front, le but étant d'effectuer un reportage photographique en vue de le publier dans les magazines de l'armée distribués aux soldats (comme Yank, The Stars and Stripes, Our Army...).
Le sergent David Conover et d'autres photographes de l'armée se rendent ainsi à la Radioplane Munitions Factory (usine aéronautique américaine qui produit notamment des avions drones et des munitions pour l'aviation), à Van Nuys (Californie), usine où Reagan connait bien le patron Reginald Denny, un ancien acteur et scénariste.

Rosie_the_riveter-1 It was first as an independent photographer that the army called on Conover: the U.S. Army Air Forces' First Motion Picture Unit (production of documentary films by the Air Forces of the American army) whose base "18th AAF Base Unit", known as Fort Roach, was located in the former Hal Roach Film Studios in Culver City (Los Angeles) where among its personnel were several film stars such as Alan Ladd, Clark Cable, William Holden.
And also Ronald Reagan (see photo opposite - Reagan at Fort Roach), at the time actor and future President of the United States (from 1981 to 1989), who was Captain then Adjutant in the First Motion Picture Unit and leading a unit called "Celluloid Commandos", where he is Conover's commander.
Reagan asked Conover to go to the factories to film and take photos of women at work - symbolized by the figure of "Rosie, the Riveter" - to convey the army propaganda message of the American women participating in the war effort by working in the arms industry and the choice of finding pretty girls stationed in the factories which also made it possible to boost the morale of the soldiers who had gone to the front, the aim being to carry out a photographic report with the aim to publish it in army magazines distributed to soldiers (such as Yank, The Stars and Stripes, Our Army...).
Sergeant David Conover and other army photographers went to the Radioplane Munitions Factory (American aeronautical factory which notably produces drone planes and aviation munitions), in Van Nuys (California), the factory where Reagan knows very well the boss Reginald Denny, a former actor and screenwriter.

* * *

book-finding_Marilyn-photo-date-1  La petite équipe de photographes, dont certains tiennent des caméras, filment et photographient les jeunes femmes en plein travail à l'usine. Il semble qu'ils soient venus plusieurs fois à l'usine pour prendre des photos, mais Norma Jeane était alors absente. Dans son livre Finding Marilyn , David Conover date sa rencontre et ses premières photos de Norma Jeane au 26 juin 1945 (cf photo ci-contre - le 26 juin étant le jour d'anniversaire de Conover, et il aurait fait développer les pellicules le 28 juin). Son livre étant sorti en 1981, soit près de 36 ans après les faits, il s'avère que la date avancée par Conover est fausse (ni le bon mois, ni la bonne année). Et bien qu'il semble s'appuyer dans son livre sur des écrits antérieurs, présentés comme une restitution d'une sorte de journal de bord écrit à l'époque, il est ainsi clair qu'il n'a fait que restituer des souvenirs qu'il a présenté sciemment comme étant une retranscription fidèle de son journal et que ses propos retranscrits sont donc sujet à caution de crédibilité (son récit romancé sera d'ailleurs remis en cause par plusieurs biographes de Marilyn: Spoto parle d'une "chronologie inexacte", de "dialogues et de moindres détails miraculeusement remémorés après trois décennies" et Summers qui avait rencontré Conover au Canada le qualifie même d'"escroc et/ou malade mental", disant que "sa documentation était forgée de toutes pièces".)
David Conover raconte la situation de sa rencontre avec Norma Jeane dans son livre: "J'ai parcouru la chaîne de montage, prenant des photos des employés les plus séduisantes. Aucune ne sortait particulièrement de l'ordinaire. Je suis arrivé devant une jolie fille en train de mettre des hélices et j'ai levé l'appareil photo vers mes yeux. Elle avait des cheveux blonds cendrés bouclés et son visage était taché de terre. Je l'ai prise en photo et j'ai continué. Puis je me suis arrêté, abasourdi. Elle était belle. Moitié enfant, moitié femme, ses yeux contenaient quelque chose qui me touchait et m'intriguait."
Lors d'interviews qu'elle accordera à des journalistes au cours de sa carrière, Marilyn Monroe racontera l'histoire avec quelques variantes:
- Dans un entretien avec Pete Martin (publié dans le Saturday Evening Post le 05/05/1956), elle explique: "J'avais été en arrêt maladie pendant quelques jours, et quand je suis revenue, les photographes de l'armée (...) étaient là pour prendre des photos et filmer pendant que je vernissais les équipements. Les gars de l’armée m’ont vu et m’ont demandé: 'Où étais-tu ?' - 'J’étais en arrêt maladie', ai-je dit. -'Viens dehors', m'ont-ils dit; 'Nous allons te prendre en photo'."
- A une interview accordée à Georges Belmont (publiée dans le Marie Claire d'octobre 1960), elle dit: "Et puis, un jour, l'Armée de l'Air a voulu des photos de notre usine. Je revenais d'un congé, on m'appelle au bureau: "Où vous cachiez-vous?" Morte de peur, je réponds: "J'étais en congé!"- ce qui était vrai. On me dit: "Là n'est pas la question. Voulez-vous poser pour des photos?""

La seule source fiable pour restituer les événements reste la lettre que Norma Jeane a écrite à sa "Tante Grace" le 04 juin 1945, soit à l'époque des faits, dans laquelle elle lui écrit "Le jour où je suis revenue travailler, après le retour de mon dernier voyage avec toi, il y avait quelques photographes de l'armée et ils prenaient des photos pour l'armée (...) Ils ont tous demandé dans quel service j'avais été cachée. Je leur ai répondu que j'étais de retour après une absence où j'étais avec les miens."
Norma Jeane avait en effet pris un long congé de la fin septembre à début novembre 1944, pour pouvoir rencontrer sa demie-soeur Berniece à Détroit en octobre, et elle est allée ensuite rendre visite à Grace Goddard à Chicago fin octobre (elle y poste des cartes postales le 28 octobre), puis termine son voyage en allant voir Bebe Goddard à Huntington (où elle ne reste que quelques jours), retournant donc à Los Angeles début novembre et d'y reprendre son travail à l'usine. C'est donc bien à son retour à l'usine et après son absence, début novembre 1944, que David Conover et les autres photographes de l'armée ont rencontré Norma Jeane à Radioplane. Et ils sont donc aussi venus plusieurs fois à l'usine puisqu'ils demandent à Norma Jeane où elle était lors de leurs précédentes visites.

David_Conover-portrait-2  The small team of photographers, some of whom hold cameras, film and photograph the young women working at the factory. It seems that they came to the factory several times to take photos, but Norma Jeane was absent at the time. In his book Finding Marilyn, David Conover dates his meeting and his first photos of Norma Jeane to June 26, 1945 (see photo opposite - June 26 being Conover's birthday, and he would have had the film developed on the 28 June). His book having been released in 1981, almost 36 years after the events, it turns out that the date given by Conover is wrong (neither the correct month nor the correct year). And although he seems to rely in his book on previous writings, presented as a restitution of a sort of diary written at the time, it is thus clear that he has only restored memories that he knowingly presented as being a faithful transcription of his diary and that his transcribed words are therefore subject to question of credibility (his fictionalized telling will also be called into question by several biographers of Marilyn: Spoto speaks of an "inaccurate chronology ", of "dialogue miraculously recalled (after three decades) in meticulous detail" and Summers who had met Conover in Canada even calls him a "crook and/or mentally ill", saying that "his documentation was fabricated". )
David Conover tells the situation of meeting Norma Jeane in his book: "I moved down the assembly line, taking shots of the most attractive employees. None was especially out of the ordinary. I came to a pretty girl putting on propellers and raised the camera to my eye. She had curly ash blond hair and her face was smudged with dirt. I snapped her picture and walked on. Then I stopped, stunned. She was beautiful. Half child, half woman, her eyes held something that touched and intrigued me."
During interviews that she gave to journalists during her career, Marilyn Monroe told the story with a few variations:
- In an interview with Pete Martin (published in The Saturday Evening Post on 05/05/1956), she explains: "I was out on sick leave for a few days, and when I came back the Army photographers (...) were around taking photographs and snapping and shooting while I was doping those ships. The Army guys saw me and asked, ‘Where have you been?’ “’I’ve been on sick leave,’ I said. “Come outside.’ they told me. ‘We’re going to take your picture.’"
- In an interview given to Georges Belmont (published in Marie Claire in October 1960), she said: "
And then one day the Air Force wanted to take pictures of our factory. I'd just come back from my vacation when the office called me in. "Where have you been?" I nearly died and I said, "But I had permission for a vacation !"- which was true. They said, "It's not that. Do you want to pose for some pictures?""
The only reliable source to reconstruct the events remains the letter that Norma Jeane wrote to her "Aunt Grace" on June 4, 1945, i.e. at the time of the events, in which she wrote to her: "The day I went back to work, after my trip back East with you, thay had some Army photographers there at work and they were taking Moving Pictures for Army training. (...) They all asked where in the H... I had been hidding. I told them I had been back East on leave of absence with my folks."
Norma Jeane had in fact taken a long leave from the end of September to the beginning of November 1944, in order to meet her half-sister Berniece in Detroit in October, and she then went to visit Grace Goddard in Chicago at the end of October (she posted postcards on October 28), then ends her trip by going to see Bebe Goddard in Huntington (where she only stays a few days), returning to Los Angeles at the beginning of November and resuming her work at the factory. It was therefore upon her return to the factory and after her absence, at the beginning of November 1944, that David Conover and the other army photographers met Norma Jeane at Radioplane. And so they have also come to the factory several times since they ask Norma Jeane where she was during their previous visits. 

* * *

Quelques-uns des photographes tentent d'obtenir des rendez-vous privés avec elle, mais elle refuse leurs avances. Elle raconte dans sa lettre de 1945 que :"la chef et le chef m'avaient fait sortir pour que l'armée prennent des photos de moi. (...) Ils ont pris beaucoup de films de moi, et certains d'entre eux m'ont demandé des rendez-vous etc... (naturellement, j'ai refusé !) Ils étaient tous des officiers de l'armée bien sympathiques. Après avoir fini de faire les photos, un capitaine de l'armée du nom de David Conover m'a dit qu'il était très interessé d'obtenir d'autres clichés de moi en couleur."
A Pete Martin, en 1956, elle raconte: "Le nom de l'un de ces photographes était David Conover" et à Georges Belmont en 1960, elle dit: "Les photographes arrivèrent et prirent des photos. Ils en réclamèrent d'autres, hors de l'atelier. Moi, j'avais peur de m'attirer des ennuis si je quittais mon travail. J'ai refusé, j'ai dit: "Demandez la permission." Ils l'ont obtenue et j'ai passée plusieurs journées à poser ici, là, et à tenir des trucs, pousser des trucs, tirer des trucs..."
Ainsi, Norma Jeane a été d'emblée remarquée et photographiée par une équipe de photographes, et pas seulement par David Conover, mais sans doute était-il le photographe qui dirigeait l'équipe. Et elle a même été filmée. Dans une interview accordée à Hedda Hopper qui paraît dans le magazine Photoplay de janvier 1953, Marilyn explique: "Certains responsables des relations publiques de l'armée m'ont utilisée dans des films dans une usine de défense en pleine action, et ce sont ces films qui constituent la base initiale de mes débuts avec un studio." Les films tournés ainsi que les photographies (en noir et blanc) par l'équipe de l'armée dans l'usine de Norma Jeane tournés ce jour là restent encore aujourd'hui inédits: ont-ils été perdus à jamais ou dorment-ils quelque part dans un entrepôt des archives de l'armée ou un grenier d'un particulier... nul ne sait.

Some of the photographers try to get private meetings with her, but she refuses their advances. She tells in her 1945 letter that: "The first thing I knew the leadlady and leadman had me out there having the Army taking pictures of me.(...) They took a lot of moving pictures of me, and some of them asked for dates etc. (Naturaly I refused !) They were all nice army officers and men. After the finished with some of the pictures, a army Cpl by the name of David Conover told me he woud be very interested in getting some color still shots of me."
To Pete Martin, in 1956, she told: "The name of one of those Army photographers was David Conover" and to Georges Belmont in 1960, she says: "
The photographers came and took the pictures. They wanted to take more, outside the factory, but I didn't want to get in trouble - because I would have missed work - so I said, "Youll have to get permission." Which they got, so I worked as a model here and there for several days, holding things in my hand, pushing things around, pulling them..."
Therefore, Norma Jeane was immediately noticed and photographed by a team of photographers, and not only by David Conover, but undoubtedly he was the photographer who led the team. And she was even been filmed. In an interview with Hedda Hopper that appeared in Photoplay magazine in January 1953, Marilyn explained: photoplay "Some Army public relations men used me in films of a defense plant in action, and those films were the basis for my getting started with the studios." The films shot as well as the photographs (in black and white) by the army team of Norma Jeane in the factory shot that day remain unpublished today: have they been lost forever or are they dormant somewhere in an army archives warehouse or a private attic... no one knows.

* * *

A l'usine Radioplane, Norma Jeane a occupé deux postes: elle est d'abord affectée à l'inspection des parachutes puis, à sa demande, ce serait justement vers l'automne 1944 qu'elle aurait été transférée au vernissage du fuselage des avions. Marilyn l'expliquera dans quelques interviews:
- Dans l'entretien accordé à Pete Martin en 1956: "Je travaillais dans la 'salle toxique' d'une usine d'avions. Cette entreprise ne fabriquait pas seulement des avions, elle fabriquait également des parachutes. Pendant un moment, j’ai inspecté les parachutes. Ensuite, ils ont arrêté de laisser faire ça aux filles, et ils ont fait inspecter les parachutes en extérieur, mais je ne pense pas que ce soit à cause de mon inspection. Ensuite, j'étais dans la 'salle toxique', pulvérisant de la drogue sur les fuselages. La drogue, c'est un truc liquide, comme de l'huile de banane et de la colle mélangées.".
- A l'interview accordée à Georges Belmont en 1960: "J'ai travaillé en usine pendant la guerre. J'ai commencé par vérifier des parachutes, pour avions-cibles, pas pour hommes. Puis, je suis passée au "collage", comme on appelait ça... un enduit qu'on étalait sur ce qui servait à fabriquer les avions-cibles."
Cette tâche n'étant peut être pas assez intéressante ni représentative de l'activité de l'usine pour être photographiée, David Conover demande au contremaître de la placer dans un endroit plus approprié, celui où les petits moteurs
pour les avions cibles télécommandés sont assemblés. C'est ainsi qu'il photographie en couleur Norma Jeane à la chaîne de montage RP-5 des drones, ces deux uniques photographies désormais connues où on la voit sur l'une avec une hélice à la main, et sur l'autre avec un tournevis avec le modèle de drone OQ-3. Il s'agit ainsi bien d'une mise en scène et non de photographies prises sur le vif, comme le raconte Conover.

David_Conover-NJ-01 
Marilyn & Drone OQ-3

At the Radioplane factory, Norma Jeane held two activities: she was first assigned to the inspection of the parachutes then, at her request, it would be precisely around the fall of 1944 that she would have been transferred to the varnishing of the fuselage of the planes. Marilyn will explain it in a few interviews:
- In the interview given to Pete Martin in 1956:
"I worked in the dope room of a plane factory. That company not only made planes, it made parachutes. For a while I’d been inspecting parachutes. Then they quit letting us girls do that and they had the parachutes inspected on the outside, but I don’t think it was because of my inspecting. Then I was in the dope room spraying dope on fuselages. Dope is liquid stuff, like banana oil and glue mixed."
- In the interview given to Georges Belmont in 1960: "
During the war I worked in a factory. I was in what they called the "dope room"- I had to paint "dope" on the fabric used in making target planes."
This task may not be interesting or representative enough of the factory's activity to be photographed, so David Conover asks the foreman to place her in a more appropriate location, where the small engines for the remote-controlled target planes are assembled. This is how he photographed Norma Jeane in color at the RP-5 drone assembly line, these two unique photographs now known where we see her on one with a propeller in her hand, and on the other with a screwdriver with the OQ-3 drone model. It is therefore a staging and not photographs taken in action on the spot, as Conover tells.

* * *

1944-11-RadioPlane_out-green_blouse-010-1-by_DC-1-GF  Frappé par la beauté de Norma Jeane, David Conover lui propose de faire d'autres photos à l'extérieur, pendant sa pause déjeuner. Avec l'accord de sa hiérarchie, elle accepte et ils vont sur le parking de l'usine pour prendre des photos à la lumière naturelle. Il lui demande si elle n'a pas d'autres vêtements; elle se rend donc à son casier pour enfiler son pull rouge: ce sont les photos au cradage de plan taille où elle porte sa blouse verte puis le pull rouge.
Le photographe George Barris (qui a photographié Marilyn un mois avant sa mort), rapporte des extraits d'entretiens qu'il a eu avec Marilyn, qui lui a raconté que quand Conover a vu son pull rouge dans son vestiaire, il n'a eu de cesse de lui répéter de le porter, disant "Je veux que les gars voient que vous avez de l'allure".
Conover expliquera que sa réponse à la caméra était incroyable: elle prend vie avec un instinct sûr et immédiat. Il était tellement excité qu’il pouvait à peine tenir la caméra stable. Il gardait son enthousiasme pour lui car Norma Jeane, qui avait 18 ans, lui a demandé "Suis-je vraiment photogénique ?"
Ce serait deux jours plus tard et en découvrant les photos développées que David Conover prend toute la mesure du potentiel photogénique de Norma Jeane; il racontera (dans son livre Finding Marilyn): "Après la mission accomplie, j'ai récupéré mon film chez Eastman. Le gars m'a demandé qui était mon modèle – parce qu'elle était une personne remarquable ! J'ai montré les clichés à Norma Jeane le soir même. Elle les aimait énormément et je pense qu’elle était autant enthousiasmée que moi. (...) Norma Jeane veut être une star de cinéma. (On dirait que tout le monde le fait ces jours-ci – ha !) Je lui ai dit qu'elle devrait être d'abord une modèle, et d’y réfléchir."
David Conover extrapole-t-il ses propos en déclarant que Norma Jeane lui aurait confié qu'elle rêvait de cinéma ? Marilyn explique à Hedda Hopper (dans le Photoplay de 1953):"Je n'ai jamais pensé à une quelconque carrière quand je travallais à l'usine."
Toujours est-il que c'est bien en se rendant à la boutique du développement des tirages que Conover se rend compte du potentiel de son modèle car Marilyn le dira elle-même à Pete Martin en 1956: "Plusieurs semaines plus tard, il m'apporta les photos couleur qu’il avait prises de moi et il a déclaré que la société Eastman Kodak lui avait demandé: 'Qui est votre modèle, pour l’amour de Dieu ?'" et le réitère en déclarant à Georges Belmont en 1960: "Les photos étaient développées dans les laboratoires Eastman-Kodak. Et là, les gens ont demandé qui était le modèle et en ont parlé aux photographes; si bien que l'un d'eux - David Conover - est revenu me dire: "Vous devriez devenir mannequin.""

1944-11-RadioPlane_out-red_sweater-010-1-by_DC-1c2  Struck by Norma Jeane's beauty, David Conover suggested that she take more photos outside, during her lunch break. With the agreement of her superiors, she accepts and they go to the factory parking lot to take photos in natural light. He asks her if she has no other clothes; so she goes to her locker to put on her red sweater: these are the photos with the waist shot where she wears her green blouse then the red sweater.
Photographer George Barris (who photographed Marilyn a month before her death), reports excerpts from interviews he had with Marilyn, who told him that when Conover saw her red sweater in her dressing room, he did not kept telling her to wear it, telling her "I want to show the boys what you really look like". 
Conover will explain that her response to the camera was incredible: it came to life with a sure and immediate instinct. He was so excited he could barely hold the camera steady. He kept his enthusiasm to himself because Norma Jeane, who was 18, asked him, "Am I really photogenic?"
It would be two days later and upon discovering the developed photos that David Conover took the full measure of Norma Jeane's photogenic potential; he will say (in his book Finding Marilyn): "
After parade duty I picked up my film at Eastman. The guy asked me who my model was – that she was a humdinger ! I showed the shots to Norma Jeane this evening. She liked them tremendously, and I think she was excited about them as much as I. (
…) Norma Jeane wants to be a movie star. (Seems everybody does these days – ha!) I told her she would have to be a model first, and to think about it."
Is David Conover extrapolating his words by stating that Norma Jeane confided to him that she dreamed of cinema? Marilyn explains to Hedda Hopper (in the 1953 Photoplay): "I never thought about a career when I was working in the plant."
Still, it was while going to the print development shop that Conover realized the potential of his model because Marilyn herself said it to Pete Martin in 1956:
"Several weeks later, he brought the color shots he’d taken of me, and he said the Eastman Kodak Company had asked him, ‘Who’s your model, for goodness’ sake?’" and reiterated it by declaring to Georges Belmont in 1960: "The pictures were developed at Eastman Kodak and the people there asked who the model was and one of the photographers - David Conover - came back and said to me, "You should become a model."


La légende Yank: Il est rapporté dans bon nombre de biographies consacrées à Marilyn que les photos de Norma Jeane à l'usine prises par Conover ont été publiées dans le magazine de l'armée Yank. Marilyn elle-même dira à George Barris en 1962 : "Ce sont les premières photos de moi qui parurent dans des journaux, reproduites dans tout un tas de journaux militaires comme les célèbres Yank et Stars and Stripes."
Cependant, aucune des photos de Norma Jeane à l'usine n'ont été publiées. Il existe bien un article sur le rôle des "femmes dans l'industrie" publié dans le Yank du 22/12/1944 qui décrit le profil de quelques femmes travaillant dans les usines, mais Radioplane n'est pas évoqué et aucune photographie de Norma Jeane n'est publiée. Il semble alors que le reportage photos effectué à l'usine Radioplane n'a donc pas abouti à la rédaction d'un quelconque article dans une revue spécialisé de l'armée.
(sur le web: les revues de l'armée et toutes les éditions du magazine Yank sur Wartime Press

1944-12-22-Yank-US-mag-01 
"Women in industry" - Yank, 22/12/1944

The Yank Legend: It is reported in many Marilyn biographies that Conover's photos of Norma Jeane at the factory were published in the army magazine Yank. Marilyn herself told to George Barris in 1962: "Those pictures he took of me were the first that ever appeared in a publication. They were used in hundreds of Army camp newspapers, including Yank and Stars and Stripes."
However, none of the photos of Norma Jeane at the factory have been published. There is indeed an article on the role of "Women in industry" published in the Yank of 12/22/1944 which describes the profile of some women working in the factories, but Radioplane is not mentioned and no photograph of Norma Jeane is not published. It seems then that the photo report carried out at the Radioplane factory did not lead in the writing of any article in a specialized army magazine.


1945-03s-CA-NJ_in_Overalls_Striped_Red_Shirt-010-1-by_DC-1  David Conover recontacte Norma Jeane pour lui proposer de poser pour lui et elle en est ravie: elle pourra gagner 5 Dollars pour une heure de pose (elle dit en 1956 à Pete Martin: "j’ai découvert qu’une fille pouvait gagner cinq dollars de l’heure en tant que mannequin" et en 1960 à Georges Belmont: "Cinq dollars de l'heure, alors que j'en gagnais vingt par semaine, pour dix heures de travail par jour, les pieds sur le ciment! Il y avait de quoi tenter la moins folle des filles."). Etant employée à l'usine (où elle y travaille 10 heures par jour pour un salaire de 20 Dollars la semaine), elle exige cependant de Conover qu'il demande l'autorisation auprès de ses chefs, car elle ne veut pas s'attirer d'ennuis. C'est avec l'accord de son responsable Mr Whosis (Marilyn donne son nom dans l'interview à Pete Martin en 1956), que Conover fait la route entre Culver City et Radioplane pendant deux semaines, pour photographier Norma Jeane, telle qu'elle le racontera dans sa lettre à Grace: "Il avait un studio sur Sunset Boulevard, dans le quartiers des night clubs. Il m'a dit qu'il s'arrangerait avec mon chef intendant si j'accepterai donc je lui ai dit OK (...) ainsi les deux semaines suivantes, j'ai posé pour lui à différents moments, quand il pouvait revenir à l'usine. Il venait toujours de Culver City. Maintenant il fait parti de la 1st Motion Picture Unit."
Il semble donc que Conover était à l'origine un photographe indépendant qui possédait son studio quand Reagan a fait appel à lui, et qu'ensuite il est parvenu à se faire recruter au sein de l'unité de l'armée -la First Motion Picture Unit.
Les propos de Marilyn dans sa lettre font apparaître aussi le fait que Conover a fait d'autres séances photos d'elle quand elle était à l'usine (sans doute là encore, pendant sa pause déjeuner) ou l'emmenait-il ailleurs, notamment dans le Sud de la Californie, pendant deux semaines après leur rencontre à l'usine, donc en novembre 1944. Il l'a aussi photographiée en studio (cf photo ci-contre).

David Conover contacts Norma Jeane again to ask her to pose for him and she is delighted: she will be able to earn 5 Dollars for an hour of posing (she says in 1956 to Pete Martin: "I found that a girl could make five dollars an hour modeling" and in 1960 to Georges Belmont: "Five dollars an hour ! I was earning twenty dollars a week for ten hours a day and I had to stand all day on a concrete floor. Reason enough to give it a try."). Being employed at the factory (where she works 10 hours a day for a salary of 20 Dollars a week), she however requires Conover to seek authorization from her chiefs, because she does not want to attract of trouble. It was with the agreement of her leadman Mr Whosis (Marilyn gave his name in the interview with Pete Martin in 1956), that Conover travels between Culver City and Radioplane for two weeks, to photograph Norma Jeane, as she will tells it in her letter to Grace: "He use to have a studio on "the strip" on Sunset. He said he would make arrangments with the Plant superintendent if I would agree so I said okay (...) so the next couple of weeks I posed for him at different times, when ever he could get over to the plant. He had to come from Culver City each time. He is now with the 1st Motion Picture Unit."
So it seems that Conover was originally a freelance photographer who had his own studio when Reagan called on him, and then managed to get recruited into the army unit - First Motion Picture Unit. 
Marilyn's comments in her letter also reveal the fact that Conover did other photo shoots of her when she was at the factory (probably again, during her lunch break) or was he taking her elsewhere, notably in Southern California, for two weeks after their meeting at the factory, in November 1944. He also photographed her in studio (see photo opposite).

* * *

Après ces séances, Norma Jeane raconte dans sa lettre à Grace que Conover la recontacte: "Un jour, il m'appela à l'usine tard dans la matinée, et m'a dit que toutes les photos étaient parfaites et il a dit aussi que je devrais me lancer dans le mannequinat professionnel. Il m'a aussi dit que j'étais très photogénique et qu'il veut faire encore plus de photos. Ainsi, il m'a dit qu'il avait beaucoup de contacts vers lesquels ils voulaient m'orienter. Je lui ai répondu que je ne préférerai pas travailler quand Jimmy sera là, donc il m'a dit qu'il attendrait et ainsi je m'attendais à avoir de ses nouvelles. Il m'appela pas bien longtemps après, et m'a dit qu'il avait beaucoup de tirages pour moi."
A cette époque, Norma Jeane est partie vivre chez ses beaux-parents Dougherty depuis le printemps 1944 car son mari Jim est parti en mission dans le Pacifique et ne revient que très rarement. Il est d'ailleurs absent pendant l'automne 1944 et ne reviendra qu'une courte durée -en permission- pour les fêtes de fin d'année. En soumettant à Conover ses disponiblités pour poser que lors des absences de son mari, prouve qu'elle souhaite vraiment se consacrer à son rôle d'épouse quand Jim revient. D'ailleurs Jim Dougherty n'est pas contre l'idée que sa femme pose en tant que modèle, Norma Jeane le confirme dans sa lettre à Grace: "Jimmy semble aimer l'idée que je fasse du mannequinat, donc je suis contente pour ça" et Jim déclare "Je pensais que c'était mieux que de travailler à Radioplane."
Car en fait, Norma Jeane ne va pas rester bien longtemps à l'usine qu'elle quitte en janvier 1945, telle qu'elle l'écrit à Grace: "Je n'ai pas travaillé à la Radio Plane Company depuis janvier. Ils m'ont demandé de revenir mais je ne veux plus vraiment faire ce genre de travail car cela me fatigue tellement."
A partir de janvier 1945, elle a donc tout son temps libre pour pouvoir poser avec David Conover et d'autres photographes qu'il va lui présenter (comme Potter Hueth, tel le rapportera Marilyn à George Barris: "[Conover] m'a téléphoné pour me dire qu'il avait montré les clichés à un photographe professionnel de Los Angeles, Potter Hueth qui est venu me trouver en me disant que j'avais une 'fraîcheur naturelle' (...) c'était payé entre 5 et 10 Dollars s'il réussirait à les vendre à des magazines. Cela faisait beaucoup d'argent et je pouvais toujours poser le soir après mon travail.")

1945-03s-CA-NJ_in_Overalls_Red_Sweater-010-2-by_DC-2 Dans le livre écrit par Conover ainsi que dans les biographies consacrées à Marilyn, il est fait état de nombreuses séances photos durant deux mois entre début juin et juillet 1945. Il la photographie dans divers endroits naturels de la CalifornieBerstow, Riverside, Bakersfield, Furnace Creek) puis, ayant obtenu un congé de deux semaines en juillet, Conover serait parti en voyage avec elle pour effectuer des séances à travers le désert de Mohave, jusqu'au Mont Whitney, puis dans la Vallée de la Mort.
La plupart des séances prises par Conover restent inédites car malheureusement, la majorité des tirages ont été perdus à jamais, la faute à l'acheminement de la Poste: Conover n'avait conservé que quelques rouleaux (les photos que l'on connait aujourd'hui) et avait envoyé par la poste l'ensemble des pellicules à un laboratoire de traitement; ces pellicules ne sont jamais parvenues à destination et ont été perdues.
Les photos qui ont pu être sauvées et que l'on connait aujourd'hui proviennent des archives de Conover, mais aussi des proches de Marilyn: Norma Jeane demandait en effet quelques tirages des photos à Conover pour les donner à Ana Lower, Grace Goddard, Eleanor Bebe Goddard et Berniece Miracle.

After these shootings, Norma Jeane says in her letter to Grace that Conover contacted her again: "He called me at the plant one morning later and said that all the pictures came out perfect also he said that should by all means go into Modeling prof. He also said that I photographed very well and that he wants to take a lot more. Also he said he had a lot of contacts in which he wanted me to look into. I told him I would rather not work when Jimmie was here so he said he would wait, so I'm expecting to hear rom him most any time again. He called not long ago and said he had a lot more prints for me to keep."
At this time, Norma Jeane had gone to live with her Dougherty in-laws since the spring of 1944 because her husband Jim had gone on a mission to the Pacific and rarely came back. He was also absent during the fall of 1944 and only returned for a short time - on leave - for the end of year celebrations. By submitting to Conover her availability to pose only during her husband's absences, proves that she really wants to devote herself to her role as wife when Jim comes back. Besides, Jim Dougherty is not against the idea of his wife posing as a model, Norma Jeane confirms this in her letter to Grace: "Jimmy seems to like the idea of me modeling so I'm glad about that" and Jim tells
"I thought it was easier than working at Radioplane."
Because in fact, Norma Jeane was not going to stay very long at the factory, which she left in January 1945, as she wrote to Grace: "I haven't worked at Radioplane Company since January. They keep asking me to come back but I don't really want to do that kind of work anymore because it makes me so darn tired".
From January 1945, she therefore had all her free time to be able to pose with David Conover and other photographers whom he would introduce to her (like Potter Hueth, as Marilyn reported to George Barris: "[Conover] called to tell me that he had shown the photos to a professional photographer in Los Angeles, Potter Hueth, who came and told me that I had a 'natural freshness' (...) it was paid between 5 and 10 Dollars if he could sell them to magazines. It made a lot of money and I could always pose in the evening after work.")

1945-03s-CA-NJ_in_Overalls_Striped_Blue_Shirt-042-1-by_DC-1c In the book written by Conover as well as in the biographies dedicated to Marilyn, numerous photo sessions are mentioned during two months between early June and July 1945. He photographed her in various natural places in California (in Berstow, Riverside, Bakersfield , Furnace Creek) then, having been granted a two-week leave of absence in July, Conover would have traveled with her to make shootings across the Mohave Desert, to Mount Whitney, and then into Death Valley.
Most of the sessions taken by Conover remain unpublished because unfortunately, the majority of the prints were lost forever, the fault of the delivery of the Post Office: Conover had only kept a few rolls (the photos that are known today) and had mailed all the films to a processing laboratory; these films never reached their destination and were lost.
The photos that were saved and that we know today come from Conover's archives, but also from Marilyn's relatives: Norma Jeane actually asked Conover for some prints of the photos to give them to Ana Lower, Grace Goddard, Eleanor Bebe Goddard and Berniece Miracle.

* * *

David Conover aura été une sorte de bonne fée pour la jeune Norma Jeane, du moins l'initiateur du personnage "Marilyn Monroe" qu'elle se créera plus tard. Norma Jeane explique clairement à Grace que Conover lui a appris à se mettre en valeur (par les vêtements et le maquillage: "il m'a dit quel vêtement porter, quel fard à paupières et rouge à lèvre etc...") mais pas seulement, il lui apprend à prendre la pose, à se mouvoir et à être séductrice devant l'objectif.
D'autant plus qu'elle s'intéresse à tout le processus de travail technique d'un photographe, notamment sur l'éclairage, et elle examine scupuleusement les planches contacts, les négatifs ainsi que la qualité des tirages. Conover racontera qu'il n'avait jamais rencontré un modèle qui était autant dans l'auto-critique d'elle-même. En scrutant les photos, elle lui disait, soucieuse: "Que m'est-il arrivée ici ? C'est horrible, où est-ce que je me suis trompée ?" Ce qui prouve son manque d'assurance mais surtout sa soif d'apprendre à être une modèle que l'on remarque, elle demandait à Conover: "Penses-tu vraiment que j'aurai ma photo en couverture d'un magazine ?"

David Conover was a kind of good fairy for the young Norma Jeane, at least the initiator of the character "Marilyn Monroe" that she would later create for herself. Norma Jeane makes it clear to Grace that Conover taught her how to present herself (through clothes and makeup: "he told me what to wear and what shade lipstick etc.") but not only that, he teaches her to strike a pose, to move and to be seductive in front of the lens. 
Especially since she is interested in the entire technical work process of a photographer, particularly lighting, and she scrupulously examines contact sheets, negatives as well as the quality of the prints. Conover said he had never met a model who was so self-critical. Examining the photos, she said to him, concerned: "
What happened to me here? This is awful, where did I go wrong?" Which proves her lack of confidence but above all her thirst to learn how to be a model that stands out, she asked Conover: "You really think I can get my picture on a magazine cover ?"

* * *

David_Conover-1945-1946-Models_Blue_Book-page25  A leur retour de leur expédition de deux semaines en juillet, David Conover doit partir car il est transféré dans une autre unité aux Philippines et ils perdront contact. Mais avant de partir, il a parlé d'elle à d'autres photographes; il la présente à Potter Hueth qui à son tour montrera les photos prises par Conover à William Carroll. C'est aussi parce qu'il croyait en son potentiel qu'il l'a incité à s'engager dans une carrière de mannequin: Conover et Hueth lui conseillent d'aller trouver Emmeline Snively de l'agence de mannequin Blue Book, avec le portfolio de leurs photos en main. La jeune Norma Jeane est engagée dans l'agence et signe son contrat le 02 août 1945, la menant ainsi vers une nouvelle destinée.
Pour information, c'est avec une photographie de David Conover que sa fiche officielle de mannequin à l'agence Blue Book sera enregistrée (cf photo ci-contre - page 25 du livret de la Blue Book de l'année 1945-1946 vendu aux enchères de Bonhams - TCM Presents ... Hollywood Cool en 2021).

 When they come back from their two-week expedition in July, David Conover must leave because he is being transferred to another unit in the Philippines and they will lose contact. But before to leave, he talks about her to other photographers; he presents her to Potter Hueth who in turn will show the photos taken by Conover to William Carroll. It was also because he believed in her potential that he encouraged her to begin a modeling career: Conover and Hueth advised her to go find Emmeline Snively of the Blue Book modeling agency, with the portfolio of their photos in hand. The young Norma Jeane was hired by the agency and signed her contract on August 2, 1945, thus leading her towards a new destiny.
For information, it is with a photograph of David Conover that his official model file at the Blue Book agency will be recorded (see photo opposite - page 25 of the Blue Book booklet for the year 1945-1946 sold to Bonhams auction in 2021).


Les affabulations de Conover: Dans son livre Finding Marilyn, Conover -qui avait 26 ans- raconte que Norma Jeane -âgée de 19 ans- n'a cessé de le provoquer sexuellement. Il la présente comme une véritable aguicheuse séductrice redoutable, à laquelle il parvenait à résister avec un certain flegme. Il se pose même la question "Pourrais-je tomber amoureux ?" puis finit par céder et ils seraient devenus amants pendant leur voyage de deux semaines en juillet 1945 - extrait de son livre:
".... Y a-t-il quelque chose qui ne va pas chez moi ? Non, ai-je dit, ce ne serait tout simplement pas bien. Pourquoi ? a-t-elle demandé. J’ai balbutié que je profiterais de la situation, que je n’en ai pas envie. Je ne veux ni n’ai besoin de faveurs. Elle éclata de rire et s'assit sur le lit à côté de moi. Mon photographe amateur*, tu es tellement drôle. Lorsque deux personnes sont ensemble nuit après nuit, personne ne rend service à personne. Elle a laissé tomber la grande serviette de plage blanche autour de ses seins et a mis ses bras autour de moi, m'a embrassé et a murmuré : faisons ce qui vient naturellement. Et nous l'avons fait."
[* "Mon photographe amateur" - en anglais "Shutterbug" pour désigner une personne qui aime prendre des photos sans avoir le statut de photographe professionnel. Conover dira que Marilyn le surnommait ainsi.]

Conover fait ainsi donc parti de ces hommes ayant connus Marilyn qui ont déclaré, bien après sa mort, avoir couché avec elle. S'il est vrai que Marilyn a eu des aventures avec certains photographes (dont le premier sera André De Dienes qui la rencontre en novembre 1945, et envers qui elle ne s'offrira pas si facilement dès le début), elle avait à l'époque, où elle rencontre Conover, certainement pas le comportement d'une aguicheuse prête à tout pour réussir, et surtout, elle se montrait encore fidèle à son mari Jim Dougherty. Dans sa lettre envoyée à Grace, Norma Jeane écrit d'ailleurs que Conover est "d'une gentillesse absolue, il est marié et ne parle strictement que de travail, ce qui me convient."

The Conover's fabrications: In his book Finding Marilyn, Conover - who was 26 years old - tells that Norma Jeane - aged 19 - constantly provoked him sexually. He presents her as a truly seductive, formidable seductress, whom he managed to resist with a certain phlegm. He even asks himself the question "Could I be falling in Love?" then finally gave in and they would become lovers during their two-week trip in July 1945 - from his book:
" .... Is there something wrong with me? No, I said, it just wouldn’t be right. Why? she asked. I stammered that I would be taking advantage of the situation, that I don’t want to. I don’t want or need any favors. She broke into laughter and sat on the bed beside me. Shutterbug*, you’re so funny. When two people are together night after night, no one is doing anybody else a favor. She dropped the big white beach towel around her breasts and put her arms around me and kissed me and whispered, let’s do what comes naturally. We did."
[* Shutterbug means a person who enjoys taking photographs but who is not a professional photographer. Conover will say that it was his pet name from Marilyn]
Conover is therefore one of those men who knew Marilyn who declared, well after her death, to have slept with her. If it is true that Marilyn had affairs with certain photographers (the first of theme was Andre De Dienes who met her in November 1945, and to whom she did not open up so easily from the start), she had to time, when she met Conover, certainly not the behavior of a seducer ready to do anything to succeed, and above all, she was still faithful to her husband Jim Dougherty. In her letter sent to Grace, Norma Jeane writes that Conover is "awfully nice and is married and is strictly business, which is the way I like it."


David_Conover-Wallace_Island_Resort-1  Après la fin de la guerre, David Conover décide de réaliser son rêve avec sa femme Jeanne. Il lui parle tellement de l'île Wallace, en Colombie Britannique au Canada, qu'il a connu jeune (il y avait travaillé pendant un été), qu'ils décident en avril 1946, d'y aller ensemble pour y passer enfin leur lune de miel. Etant totalement tombé amoureux de ce coin de nature retiré du monde, le couple quitte Los Angeles et s'installe à Wallace Island en juillet 1946 où il y restera jusqu'à sa mort en décembre 1983.
Il y construit une maison et cinq chalets qu'il nomme "Wallace Island Resort" pour établir un complexe touristique autour de la nature, qui
ouvre
ses portes aux touristes l'été 1947, et restera ouvert jusqu'au milieu des années 1960.
Quand leur fils Davey a 6 ans, Conover et sa femme achètent une résidence secondaire à Fernwood, sur l'île Saltspring, afin qu'il puisse plus facilement aller à l'école.

David_Conover-Wallace_Island_Resort-img1 
Wallace Island Resort

David_Conover-blog-Wallace-Jeanne-1 
David Conover & Jeanne Conover - Wallace Island

David_Conover-Wallace_Island_Resort-FB-1   After the end of the war, David Conover decided to make his dream come true with his wife Jeanne. He talks to her so much about Wallace Island, in British Columbia in Canada, which he knew when he was young (he had worked there for a summer), that they decided in April 1946 to go there together to finally spend their honeymoon. Having completely fallen in love with this corner of nature secluded from the world, the couple left Los Angeles and settled on Wallace Island in July 1946 where they remained until his death in December 1983.
He built a house and five chalets there which he named "Wallace Island Resort" to establish a tourist complex around nature, which opened its doors to tourists in the summer of 1947, and remained open until the mid-1960s.
When their son Davey was 6, Conover and his wife bought a vacation home in Fernwood, on Saltspring Island, so he could more easily attend school.

* * *

Davd_Conover-press-1953-02-12-Vancouver_Sun-article_Conover  A la fin de la guerre et après avoir été démobilisé de l'armée, David Conover a écrit à plusieurs reprises à Norma Jeane mais elle ne lui a jamais répondu. Il n'a pas entendu parler d'elle pendant de nombreuses années, ne sachant donc pas ce qu'elle était devenue, jusqu'en décembre 1952 quand le couple Conover est en voyage à Los Angeles, sa femme Jeanne tombe par hasard sur un article de presse où Marilyn Monroe raconte avoir été découverte par un photographe qui s'appelle David Conover. En fait, il n'avait lui-même jamais fait le lien entre la jeune Norma Jeane et la star Marilyn. Il prend contact avec elle et décide d'aller lui rendre visite en janvier 1953 dans les studios de la Fox, pendant le tournage du film "Les Hommes préfèrent les blondes". Conover fait part de ses impressions dans la presse locale (cf article ci-contre du Vancouver Sun du 12/02/1953): "Le plateau de tournage était bondé, surtout d'hommes, et je me demandais si elle me reconnaîtrait. Je parlais à un photographe de studio quand j'ai entendu quelqu'un dire à voix haute 'Dave'. Je me suis retourné et j'ai reçu un gros baiser de Marilyn Monroe. Elle n'avait pas oublié et sa gratitude était clairement exprimée." Conover raconte dans son livre que lors de cette rencontre, Marilyn lui aurait confié le système dérangeant du milieu du show business, comme les scénarios qu’on lui faisait parvenir, disant à Conover que : "Ils ne pensent pas que je suis capable de jouer, alors je suis coincée à jouer la sexstresse."; elle aurait aussi confié à Conover que Joe DiMaggio, qu'elle fréquentait depuis l'année 1952, l'a demandé en mariage à plusieurs reprises, Conover lui demanda si elle l'aimait, ce à quoi elle lui répondit "Je ne sais pas. Il est vraiment charmant et gentil. Et il est très gentleman. Mais parfois il est si ennuyeux que je pourrais hurler. Tout ce qu'il connait et dont il parle, c'est du base-ball. C'est pourquoi je ne suis pas sûre."
Lors de ces retrouvailles, immortalisées par quelques photographies, Conover est venu dans les studios avec sa voiture qui comportait une inscription publicitaire pour promouvoir son activité touristique de son île: "Wallace Island, Canada's Most Unique Resort, British Columbia"; Marilyn prenant appui sur le véhicule. Marilyn aurait promis à David Conover de venir lui rendre visite sur son île l'été suivant; ce qui aurait ainsi permis une promotion de l'activité et booster le tourisme. Cependant, elle ne s'y rendra jamais, comme le déplorera des années plus tard encore son fils.

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Janvier 1953, Studios de la Fox -Marilyn Monroe devant la voiture "Wallace Island" de Conover
1953, January, Fox Studios - Marilyn Monroe in front of the Conover's car "Wallace Island"

At the end of the war and after being discharged from the army, David Conover wrote to Norma Jeane several times but she never answered to him. He did not hear of her for many years, therefore not knowing what had become of her, until December 1952 when the Conover couple was traveling in Los Angeles, his wife Jeanne reads a press article where Marilyn Monroe says she was discovered by a photographer called David Conover. In fact, he himself had never made the link between the young Norma Jeane and the star Marilyn. He contacted her and decided to visit her in January 1953 in the Fox studios, during the filming of "Gentlemen Prefer Blondes". Conover shared his impressions in the local press (see article below from The Vancouver Sun of 02/12/1953): "The set was very crowded, particularly with males, and I was wondering if she would recognize me. I was talking to a studio photographer when I heard someone say loudly 'Dave'. I turned around and received a great big kiss from Marilyn Monroe. She hadn't forgotten and her gratitude was cleraly expressed."
Conover tells in his book that during this meeting, Marilyn confided to him the disturbing system of the show business world, such as the scripts that were sent to her, telling Conover that: They don’t think I can act, so I’m stuck playing the sextress.; she also allegedly confided to Conover that Joe DiMaggio, whom she had been dating since 1952, proposed to her several times. Conover asked her if she loved him, to which she replied "I don't know. He's very sweet and kind. And very much a gentleman. But sometimes he's so boring I could scream. All he knows and talks about is baseball. That's why I'm not sure."
During that meeting, immortalized in a few photographs, Conover came to the studios with his car which carried an advertising inscription to promote his tourist activity on his island: "Wallace Island, Canada's Most Unique Resort, British Columbia"; Marilyn leaning on the car. Marilyn allegedly promised David Conover to come visit him on his island the following summer; which would have allowed the promotion of the activity and boost tourism. However, she never went there, as her son would regret years later.


Wallace Island, lieu de retraite pour Marilyn: On peut lire dans certains articles, surtout ceux qui veulent promouvoir le tourisme dans les petites îles du Gulf de la Colombie Britannique au Canada, que la raison pour laquelle David Conover aurait développé son complexe serait pour offrir un lieu de repos à Marilyn Monroe. Encore une abberation énoncée juste pour faire de la publicité: tel qu'il est mentionné précédemment, Conover et sa femme se sont installés sur l'île en 1946 et il n'avait plus de nouvelles de la jeune modèle Norma Jeane qu'il avait photographié un an auparavant (en 1946, Norma Jeane a signé son contrat avec la Fox devenant Marilyn Monroe, mais n'était qu'une starlette inconnue du grand public, jusqu'au début des années 1950s). Et on l'a vu auparavant, Marilyn n'est jamais venue sur l'île.

Wallace Island, retirement place for Marilyn: It can be in some articles, especially those that want to promote tourism in the small Gulf Islands of British Columbia in Canada, that the reason why David Conover would have developed his resort would be to offer a resting place for Marilyn Monroe. Another abberation stated just for publicity: as mentioned previously, Conover and his wife settled on the island in 1946 and he no longer had news of the young model Norma Jeane whom he had photographed a year before (in 1946, Norma Jeane signed her contract with Fox becoming Marilyn Monroe, but was only a starlet unknown to the general public until the early 1950s). And as we have seen before, Marilyn never come to the island.


David_Conover-blog-Banff-1  Toujours d'après Conover, il raconte qu'à partir de leur retrouvailles en 1953, ils ont entretenu une amitié épisodique au fil des années, Marilyn le contactant de temps en temps pour lui raconter des choses parfois très personnelles, mais aussi de toujours continuer à vouloir coucher avec lui.
- Il raconte l'avoir revue notamment en 1953, quand elle était au Canada pour le tournage de "La Rivière sans retour", dans sa chambre de l'hôtel Banff Springs, racontant: "Je savais que Marilyn avait pris l'habitude de se promener nue dans une pièce. Maintenant, elle ôta sa robe et se tenait devant un grand miroir. Elle prit ses seins en coupe, les étudia avec une expression d'incertitude et demanda: Sont-ils trop gros ? - Ciel, non, la rassurai-je, Ils sont parfaits.
- Il dit aussi l'avoir revu dans un bar d'hôtel à New York en 1962, décrivant la conversation: "Crois-moi, je n’essaie pas de séduire tous les hommes que je rencontre. J'aime seulement avoir des relations sexuelles avec des hommes qui me tiennent à cœur. C’est plus significatif, ce n’est pas seulement une chose animale. Vous essayez vraiment de satisfaire l’autre personne. En plus, c’est la façon la plus agréable que je connaisse de m’endormir. Tu ne le penses pas ? J'ai accepté, avec une certaine réticence. Allez, dit-elle joyeusement en se levant d'un bond. Allons dans mon appartement et amusons-nous - Attends, dis-je. Assied toi. Je n’ai pas fini mon verre."
Marilyn est perçue presque comme une nymphomane ne sachant se contrôler face à un Conover sans défense qui devient son objet sexuel. Il semble que ces faits avancés par Conover soient le fruit de son imagination et il est difficile à comprendre les raisons et intentions qui l'ont poussé à s'inventer une telle relation intime avec Marilyn, plus de 20 ans après sa mort pour elle, et deux ans avant son décès à lui (son livre est sorti en 1981), qui avait choisi de mener une vie discrète, proche de la nature et retiré du monde.

David_Conover-blog-MMen1962  Still according to Conover, he says that from their reunion in 1953, they maintained an episodic friendship over the years, Marilyn contacting him from time to time to tell him things that were sometimes very personal, but also to always continue to want to sleep with him.
- He tells in particular he saw her again in 1953, when she was in Canada filming "The River of No Return", in her room at the Banff Springs Hotel, saying: "
I knew that Marilyn had developed the habit of walking around a room nude. Now she slipped off her robe and stood in front of a full length mirror. She cupped her breasts, studied them with an expression of uncertainty, and asked: Are they too large? - Heavens, no, I reassured her. They’re perfect."
- He also says he saw her again in a hotel bar in New York in 1962, describing the conversation: "Believe me, I don’t try to seduce every man I meet. I only like having sex with men I care about. It’s more meaningful, not just an animal thing. You really try to satisfy the other person. Besides, it’s the nicest way I know to get to sleep. Don’t you think so? I agreed, with some reluctance. Come on, she said gleefully, jumping to her feet. Let’s go to my apartment and enjoy ourselves. - Wait, I said. Sit down. I haven’t finished my drink.”
Marilyn is seen almost as a nymphomaniac unable to control herself in the face of a defenseless Conover who becomes her sexual object. It seems that these facts put forward by Conover are the fruit of his imagination and it is difficult to understand the reasons and intentions which pushed him to invent such an intimate relationship with Marilyn, more than 20 years after her death for her, and two years before his death (his book came out in 1981), who had chosen to lead a discreet life, close to nature and withdrawn from the world.

 * * *

Dans les années 1960s une partie de l'île Wallace, dont la zone de villégiature, a été vendue à un groupe d'investisseurs qui ont formé la "Wallace Island Holding Company" en essayant de subdiviser l’île, en forant des puits et en rasant les routes au bulldozer. Le lotissement n'a jamais été approuvé et l'île est restée plus ou moins un club privé au fil des années. C'est à la vente de cette partie de l'île que Jeanne, la femme de David Conover, part s'installer dans la ville de Victoria (en Colombie Britannique) où leur fils Davey suit sa scolarité au lycée. Puis le couple finit par divorcer, Jeanne se remarrie et part vivre à Phoenix (dans l'Arizona) où elle y reste jusqu'à sa mort en mai 2003. Elle continuait néanmoins à rendre visite à son ex-mari sur l'île.
Sur la superficie invendue restante de l'île Wallace qu'il a conservé (surnommée The Princess Point), David et son fils (avec une équipe de cinq hommes) construisent une nouvelle maison avec vue sur l'océan. Son exploitation prend fin dans les années 1970s. David Sr. y a vécu jusqu'à sa mort en 1983. Sa maison et ses propriétés environnantes ont ensuite été vendues à un couple californien.
Sur l'île, David Conover a écrit plusieurs livres sur ses expériences à Wallace Island et à Salt Spring Island tout en poursuivant son amour pour la photographie:
- Once Upon an Island, 1967 (traduit dans 7 langues)
- Reader's Digest Condensed Books: Volume 74, 1968
- Best Sellers from Reader's Digest Condensed Books, 1970
- One Man's Island, 1971
- Sitting on a Saltspring, 1978
et le livre sur sa découverte de Marilyn: Finding Marilyn: A Romance, en 1981
Son fils Davey racontera: "Mon père avait du mal à garder une femme sur l'île. Après Jeanne, ma mère, il y a eu Kathy, l'étudiante professionnelle qui fréquentait l'université de Victoria. Puis il y a eu Peggy qui possédait une boutique à Victoria. Je les appelais « les épouses du week-end ». Enfin, il y a eu Barbara qui vivait sur l'île Jackscrew (qui se trouve juste au nord de Wallace) avec le gardien de l'île. Un jour, Peggy est partie avec le gardien de Jackscrew et n'est jamais revenue. Cela laissait Barbara disponible. Pour faire court, Barbara était mariée à mon père depuis environ trois ans lorsqu'il est décédé". (extrait du site officiel dconover.com)

In the 1960s part of Wallace Island, including the resort area, was sold to a group of investors who formed the Wallace Island Holding Company by attempting to subdivide the island, drilling wells and by bulldozing the roads. The subdivision was never approved and the island remained more or less a private club over the years. It was after the sale of this part of the island that Jeanne, David Conover's wife, moved to the city of Victoria (in British Columbia) where their son Davey attended high school. Then the couple ended up divorcing, Jeanne remarried and moved to Phoenix (in Arizona) where she remained until her death in May 2003. She nevertheless continued to visit her ex-husband on the island.
On the remaining unsold acreage of Wallace Island that he retained (nicknamed The Princess Point), David and his son (with a team of five men) build a new house with views on the ocean. Its operation ended in the 1970s. David Sr. lived there until his death in 1983. His home and surrounding properties were later sold to a California couple.
While living on the island, David Conover wrote several books about his experiences on Wallace Island and Salt Spring Island while pursuing his love of photography:
- Once Upon an Island, 1967 (translated in 7 langues)
- Reader's Digest Condensed Books: Volume 74, 1968
- Best Sellers from Reader's Digest Condensed Books, 1970
- One Man's Island, 1971
- Sitting on a Saltspring, 1978
and the book about his discovery of Marilyn: Finding Marilyn: A Romance, in 1981
His son Davey will
tell: "My father had a problem keeping a wife on the island. After Jeanne, my mother, there was Kathy, the professional student who attended university in Victoria. Then there was Peggy; Peggy owned a Boutique in Victoria. I called them "weekend wives". Finally, there was Barbara. She had been living on Jackscrew Island (which is just north of Wallace) with the island's caretaker. One day, Peggy left with the Jackscrew Caretaker and never returned. That left Barbara available. To make a long story short, Barbara was married to my father for about three years when he died." (extract from official website dconover.com)

* * *

David Conover Sr décède le 21 décembre 1983, à l'âge de 64 ans. Il a été incinéré.
Son fils Davey Conover s'est marié et a eu trois enfants puis a divorcé et s'est remarié. Après avoir exercé la profession d'infirmier pendant 26 ans, il quitte son boulot et ouvre un gîte "Bed and Breakfast" qu'il nomme "Father's Country Inn", situé à l’intérieur de la Colombie-Britannique, à proximité d’une station de ski. Il y rend hommage à son père, avec des photos et des articles affichés aux murs concernant Wallace Island, ses parents et Marilyn Monroe.

Le travail photographique des séances de Norma Jeane prises par David Conover ne seront dévoilées qu'avec parcimonie au fil des années. David Conover ne disposait plus des droits photographiques de ses propres photos, et la plupart de son travail avec Norma Jeane a été perdu. Mais des épreuves photographiques sont parfois retrouvées par hasard et font l'objet d'expositions (comme en 1991 à Palm Beach, New York puis à Toronto), ou sont vendues aux enchères (comme celle de Christie's à Londres le 28/08/1987: la vente de 25 photos de Conover avec leur droit d'auteur ont été acheté 23 130 $ par des investisseurs canadiens; et celle de Guernsey's le 21/09/2022 avec la vente de 18 photographies estimée à 18 000 $).

Exhibit-David_Conover-1991-02-07-Toronto-NJ-2 
Encart publicitaire paru dans la presse - Exposition photos en 1991
Advertising insert published in the press - Photos exhibition in 1991

David Conover Sr died on December 21, 1983, at the age of 64. He was cremated.
His son Davey Conover married and had three children, then divorced and remarried. After working as a nurse for 26 years, he quit his job and opened a bed and breakfast he named "Father's Country Inn", located in the interior of British Columbia, near a ski station. He pays tribute to his father, with photos and articles posted on the walls relating to Wallace Island, his parents and Marilyn Monroe.

The photographic work of Norma Jeane's sessions taken by David Conover will only be revealed sparingly over the years. David Conover no longer had the photographic rights to his own photos, and most of his work with Norma Jeane was lost. But photographic prints are sometimes found by chance and are the subject of exhibitions (as in 1991 in Palm Beach, New York then in Toronto), or are sold at auction (as the one by Christie's in London on 08/28/1987: the sale of 25 Conover photos with their copyright bought $23,130 by Canadian investors; and the one by Guernsey's on 09/21/2022 with the selling of 18 photographs estimated at $18,000).


- VIDEO - extrait documentaire "The Discovery of Marilyn Monroe, 1991 -


Sources Livres:
- Marilyn Monroe, La Biographie, de Donald Spoto
- Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers
- Marilyn Monroe: Private and Confidential, de M. Morgan
- Marilyn Monroe, biographie de Barbara Leaming

- Marilyn Monroe, L'Encyclopédie, d'Adam Victor
- Marilyn Monroe et les caméras
- Discovery photographs of Marilyn Monroe: Summer 1945,
de Bruce Helander & David Conover
- Marilyn Inconnue,
texte de Gloria Steinem & photos de George Barris

Sources Web:
- l'ancien site officiel Wallace Island sauvegardé sur Internet Archive dconover
- la page officielle Facebook Wallace Island alimentée par son fils Davey
- biographie de Conover sur ABC Bookworld

- les fiches wikipedia sur David Conover
et sur la First Motion Picture Unit
- sa page sur Find A Grave
- les sites de fans de Marilyn qui parlent de Conover sur Immortal Marilyn , sur Cursum Perficio , sur Marilyn From The 22nd Row
, sur Crazy For You
- article "Stunning Photos by David Conover, the Man Who Discovered Norma Jeane" sur Vintage Everyday
- article "Marilyn Monroe and YANK - The Army Weekly" sur CBI Theater remebering of WWII

- article "Boffing Marilyn" sur le blogspot Unknown Victoria
- articles et analyses d'un admirateur "The Discovery of Marilyn Monroe" sur le forum Historum

Sur le blog:
- Post 04/06/1945 - Lettres de Norma Jeane à Berniece & à Grace
- Entretien de Marilyn avec Pete Martin publié dans Saturday Evening Post, 1956/05/05
- Entretien pour Marie Claire paru en octobre 1960 sur 1960 - Interview de Marilyn par Georges Belmont 


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copyright text by GinieLand. 

15 novembre 2023

TV - Marilyn Inédite (parties 3 + 4)

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  • Mercredi 15 novembre 2023 - 20h50 - HISTOIRE TV
  • Rediffusions: dimanche 19/11 à 15h15,
    samedi 25/11 à 09h05
    Disponible en replay streaming 60 jours

Documentaire:  Marilyn Inédite

TV-Histoire-2023-11-08-prog  

Réalisation: Karen McGann
Production: Raw TV
Pays: Royaume-Uni
Année: 2022
Durée: 2 x 45 min

Témoignages de: Alicia Malone, Molly Haskell, Nancy Lee Andrews, Jeanine Basinger, Sarah Churchwell, Bonnie Greer, Amy Greene Andrews, Lois Banner, Michelle Morgan, Cindy de la Hoz, Mira Sorvino, Amber Tamblyn, Ellen Burstyn.

documarilyninedite L'histoire extraordinaire d'une fille sortie de nulle part, devenue la femme la plus célèbre au monde…
Cette série révèle une femme moderne, complexe et fascinante qui a courageusement défié la misogynie de l'Amérique des années 1950, devenant l’une des premières icônes féministes.

Partie 3: La rebelle - Marilyn Monroe montre sa détermination à devenir une actrice accomplie en quittant la Twentieth Century Fox afin de créer sa propre société de production.

Partie 4: L'icône - 60 ans après la mort de Marylin Monroe, son personnage reste mythique. Cette figure emblématique du cinéma des années 1950 reste gravée dans les consciences.


- Diffusé sur CNN en 4 parties en janvier 2022
sous le titre "Reframed: Marilyn Monroe" -


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11 novembre 2023

Clin d'oeil à Marilyn dans "Polar Park"

Les clins d'oeils à Marilyn dans les Séries
The references to Marilyn in the television series


   - Polar Park  -

2023-polar-park-generique-cap 

"Polar Park" est une mini-série française en 6 épisodes diffusée sur la chaîne Arte (les 02 et 09 novembre 2023). C'est une intrigue policière à tendance thriller sous la forme de comédie d'humour noir, où l'on suit le personnage principal, le romancier David Rousseau (joué par Jean-Paul Rouve) en manque d'inspiration qui revient dans son village natal de Mouthe après avoir reçu un message mystérieux lié à un secret de famille. A peine arrivé, un meurtre étrange se produit, puis d'autres crimes surviennent, toujours selon le même processus faisant penser à un tueur en série: chacune des victimes est retrouvée par une mise en scène qui reproduit des oeuvres d'art, avec une carte postale de l'oeuvre et une citation de l'artiste original. David Rousseau se lance dans une enquête, réalisant aussi que le tueur s'inspire de ses livres, en parallèle de son enquête personnelle sur le secret de famille. Il tente d'aider vainement l'adjudant de gendarmerie Louvetot (interprété par Guillaume Gouix) qui est officiellement en charge des investigations.

Polar Park” is a French mini-series in 6 episodes broadcast on the Arte channel (November 2 and 9, 2023). It is a detective story with a thriller tendency in the form of a black humor comedy, where we follow the main character, the novelist David Rousseau (played by Jean-Paul Rouve) lacking inspiration who returns to his village native of Mouthe after receiving a mysterious message linked to a family secret. Barely arrived, a strange murder occurs, then other crimes occur, always following the same process reminiscent of a serial killer: each of the victims is found by a staging which reproduces works of art, with a postcard of the work and a quote from the original artist. David Rousseau launches into an investigation, also realizing that the killer was inspired by his books, in parallel with his personal investigation into the family secret. He tries in vain to help the policeman adjutant Louvetot (played by Guillaume Gouix) who is officially in charge of the investigations.


Marilyn Monroe y est évoquée par le second crime, en fin de l'épisode 01: les gendarmes découvrent une nouvelle victime grimée en Marilyn maquillée façon Andy Warhol. Elle est nue, flottant sur un matelas dans la piscine communale, tenant dans sa main une carte postale avec l'image de la Marilyn de Warhol.

Marilyn Monroe is mentioned by the second crime, at the end of episode 01: the police discover a new victim looked as Marilyn with Andy Warhol makeup. She is naked, floating on a mattress in the communal swimming pool, holding in her hand a postcard with the image of Warhol's Marilyn.

- captures épisode 01 -
2023-polar-park-episode01-cap1 
2023-polar-park-episode01-cap2 

Dans le 2ème épisode, on découvre la mise en scène du tueur (non identifié) qui fait une piqure à la victime pour l'endormir puis la maquille. Ensuite, pendant que Rousseau fait sa déposition à la gendarmerie, le gendarme lui montre les "pièces" à conviction relevées sur la scène de crime, dont la carte postale que Rousseau prend pour la lire, car au dos y figure une citation: "Vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux, Marilyn Monroe".
Cette citation de Marilyn se retrouve partout sur le web, la phrase complète étant: « L'imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux. » Néanmoins, aucune source de provenance de cette phrase n'est mentionnée nulle part. Certains mettent en doute que Marilyn ait pu prononcer ces mots (voir article des "citations de Marilyn qui ne sont pas d'elle" sur elle.com).

In the 2nd episode, we discover the staging of the killer (unidentified) who injects the victim to put her to sleep and then puts makeup on her face. Afterwards, while Rousseau gives his statement to the police, the policeman shows him the “evidence” found at the crime scene, including the postcard that Rousseau takes to read, because on the back there is a quote: “It’s better to be absolutely ridiculous than totally boring, Marilyn Monroe.
This Marilyn quote is found all over the web, the full sentence being: "
Imperfection is beauty, madness is genius and it's better to be absolutely ridiculous than absolutely boring." Nevertheless, no source of provenance for this phrase is mentioned anywhere. Some doubt that Marilyn could have said these words.

 - captures épisode 02 -
2023-polar-park-episode02-cap1  2023-polar-park-episode02-cap2  2023-polar-park-episode02-cap3 
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2023-polar-park-episode02-cap7  2023-polar-park-episode02-cap8  


2023-polar-park-affiche-MM Série: Polar Park
Saison 1, 6 épisodes
Année: 2023
Pays: FRANCE
Réalisateur: Gérald Hustache-Mathieu
Genre: policier, thriller, comédie
Distribution: Jean-Paul Rouve (David Rousseau, romancier parisien), Guillaume Gouix (l'adjudant Louvetot), Firmine Richard (la commandante Bellerose), Olivier Rabourdin (Frère Auguste), Jean-Claude Drouot (Frère Joseph),  Soliane Moisset (Niki, bibliothécaire et chanteuse au Bar des Flocons), Gaspard Meier-Chaurand (Hugo, employé de la bibliothèque),  India Hair (Aurélie Poulidor, professeure de français au lycée Buzz Aldrin)...
Pour info: Il s'agit de la même équipe du film français "Poupoupidou" sorti en 2011 (excepté Sophie Quinton qui jouait Marilyn): le réalisateur Hustache-Mathieu retrouve les acteurs Jean-Paul Rouve et Guillaume Gouix qui campent les mêmes personnages, au même endroit (à Mouthe, considéré comme le village le plus froid de France). Polar Park est en quelque sorte une adaptation en série du film Poupoupidou.

FYI: This is the same team from the French film "Poupoupidou" released in 2011 (except Sophie Quinton who played Marilyn): the director Hustache-Mathieu finds again the actors Jean-Paul Rouve and Guillaume Gouix who portray the same characters, in the same place (in Mouthe, considered as the coldest village in France). Polar Park is in a way a series adaptation of the film Poupoupidou.


Sur le web
- présentation de la série sur wikipedia.fr


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10 novembre 2023

Tag Marilyn 46 - Alfred Eisenstaedt

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8 novembre 2023

TV - Marilyn Inédite (parties 1 + 2)

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  • Mercredi 08 novembre 2023 - 20h50 - HISTOIRE TV
  • Rediffusions: dimanche 12/11 à 15h55, mercredi 15/11 à 22h15,
    samedi 25/11 à 09h05, vendredi 08/12 à 09h40
    Disponible en replay streaming 60 jours

Documentaire:  Marilyn Inédite

TV-Histoire-2023-11-08-prog  

Réalisation: Karen McGann
Production: Raw TV
Pays: Royaume-Uni
Année: 2022
Durée: 2 x 45 min

Témoignages de: Alicia Malone, Molly Haskell, Nancy Lee Andrews, Jeanine Basinger, Sarah Chruchwell, Amy Greene Andrews, Lois Banner, Michelle Morgan, Mira Sorvino, Joan Collins.

documarilyninedite L'histoire extraordinaire d'une fille sortie de nulle part, devenue la femme la plus célèbre au monde…
Cette série révèle une femme moderne, complexe et fascinante qui a courageusement défié la misogynie de l'Amérique des années 1950, devenant l’une des premières icônes féministes.

Partie 1: La concurrente - Ce premier épisode explore la jeunesse de l'audacieuse Norma Jeane qui, malgré une enfance difficile, a su révéler son talent et se faire remarquer à Hollywood sous le nom de "Marilyn Monroe". 

Partie 2: L'objet de fantasmes - Cet épisode met en lumière comment Marilyn, esprit rebelle, a réussi à tirer parti de la polémique de ses photos nues et à se faire catapulter au rang de célébrité.


- video extrait sur youtube "La concurrente - Marilyn inédite" -


Parties 3 & 4 le 15 novembre 2023


- Diffusé sur CNN en 4 parties en janvier 2022
sous le titre "Reframed: Marilyn Monroe" -


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8 novembre 2023

Blog - Hollywood Kitchen

 Hollywood Kitchen - en anglais

Hollywood Kitchen
Clic sur l'image ci-dessus pour aller sur le site
Click on the image above to go to the site

Voici un blog très original qui propose des recettes des stars de l'âge d'or d'Hollywood, classées par catégories de repas (tartes, biscuits, petit-déjeuner, salades, soupes et ragoûts et les desserts). Pour chaque recette, l'auteur Karie Bible présente la star (par une bio de quelques lignes), d'où provient la recette, les ingrédients et la recette, puis le résultat final en photo et l'impression ressentie au goût.
Marilyn Monroe est présente à travers -pour le moment- 2 recettes: la dinde de Thanksgiving et des lasagnes au fromage.

Here is a very original blog which offers recipes from Hollywood Golden Age stars, classified by meal categories (pies, biscuits, breakfast, salads, soups and stews and desserts). For each recipe, the author Karie Bible presents the star (with a bio of a few lines), where the recipe comes from, the ingredients and the recipe, then the final result in photos and the impression felt on the taste.
Marilyn Monroe is present through - for the moment - 2 recipes: Thanksgiving turkey and cheese lasagna.

- Hollywood Kitchen Marilyn Monroe -

web-Hollywood_Kitchen-MM  


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6 novembre 2023

Gif Bernard of Hollywood (1)

gif-fall 

photographie de Bruno Bernard, aka "Bernard of Hollywood"


> source PicMix  


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