28 octobre 2021

Poses photographiques - Focus sur l'accessoire de l'étole de fourrure blanche

Portraits en étole de fourrure blanche
Portraits in white fur stole


Marilyn Monroe a posé à plusieurs reprises lors de séances photos - des portraits pris en studio - vêtue d'une étole en fourrure blanche, véhiculant ainsi l'image absolue du glamour hollywoodien. Petit tour d'horizon de ses séances photos:
Marilyn Monroe has posed several times during photoshoots - portraits taken in the studio - wearing a white fur stole, thus conveying the absolute image of Hollywood glamor. A brief overview of her photoshoots:

- 1950, Portraits de Edward Clark pour "Quand la ville dort" pour la Fox -
- 1950, Portraits by Edward Clark for "The Asphalt Jungle" for Fox Studios -
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- 1950, Portraits de Gene Kornman / Frank Powolny pour "Eve" pour la Fox -
- 1950, Portraits by Gene Kornman / Frank Powolny for "All about Eve" for Fox -
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- 1951, Portrait de Don Ornitz pour la presse magazine -
- 1951, Portrait by Don Ornitz for press magazine -

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- 1953, Portraits publicitaires pour la Fox de Frank Powolny -
- 1953, Publicity portraits for the Fox Studios by Frank Powolny  -
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- 1953, Portraits de Gene Trindl pour "Comment épouser un millionnaire" pour la presse -
- 1953, Portraits by Gene Trindl for "How to marry a millionaire" for the press -
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- 1953, Portraits de John Florea pour "Comment épouser un millionnaire" pour la presse -
- 1953, Portraits by John Florea for "How to marry a millionaire" for the press -
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- 14 septembre 1954, coulisse de la séance de Richard Avedon, par Sam Shaw pour la presse -
- 1954, September, 14, backstage of the sitting of Richard Avedon, by Sam Shaw for the press -fur_white_stole-portrait-1954-09-14-NY-by_shaw-1 

- septembre 1958, coulisse du tournage de "Certains l'aiment chaud" par Jon Whitcomb pour Cosmopolitan -
- 1958, September, backstage of the filming of "Some like it hot", by Jon Whitcomb for Cosmopolitan -fur_white_stole-portrait-1958-by_whitcomb-1 

Marilyn porte aussi des étoles en fourrure blanche lors de ses sorties médiatiques (gala, premières de films, remises de prix); mais elle ne pose plus en portraits typiques glamour en studio avec une étole blanche. Ce type de portraits représentant le glamour hollywoodien semble ne plus intéresser Marilyn. Elle travaille avec des photographes qu'elle sélectionne et qui renvoie une image plus naturelle d'elle: Milton Greene, Sam Shaw, Richard Avedon, Philippe Halsman, Earl Gustie, Eve Arnold, Douglas Kirkland et Bert Stern sont les photographes qui la prendront en studio de 1956 à 1962 et ne travaillant non plus pour les studios de cinéma, mais pour la presse (à travers les agences de presse ou des contrats publicitaires signés avec des magazines). Sans doute par ce choix, Marilyn semble signifier vouloir s'éloigner du diktat des studios et gagner en indépendance pour mieux contrôler son image véhiculée dans les médias.
Marilyn also wears white fur stoles during her media outings (gala, film premieres, awards ceremony); but she no longer poses in typical glamorous studio portraits with a white stole. This type of portrait representing Hollywood glamor seems no longer interests Marilyn. She works with photographers that she selects and who gives a more natural image of her: Milton Greene, Sam Shaw, Richard Avedon, Philippe Halsman, Earl Gustie, Eve Arnold, Douglas Kirkland and Bert Stern are the photographers who will take her in studio photos  from 1956 to 1962 and no longer working for film studios, but for the press (through press agencies or advertising contracts signed with magazines). No doubt by this choice, Marilyn seems to signify wanting to move away from the diktat of the studios and gain independence to better control her image conveyed in the media.


La ville d'Hollywood est la mecque du cinéma américain et ce, depuis les années 1910s. Pour faire rêver les spectateurs et le public international, l'industrie cinématographique - à travers les diverses compagnies de studios (Universal, Paramount, 20th Century Fox, RKO, MGM, Warner, Goldwyn Mayer...) emploie des photographes pour sublimer et magnifier ses acteurs et ses actrices. Il faut vendre du rêve, de l'inaccessible, du glamour et les actrices d'Hollywood sont alors notamment photographiées en studio par des portraits en noir et blanc, jouant sur les ombres et lumières des éclairages, vêtues d'une fourrure en étole, un accessoire qui représente à lui seul le glamour, la grâce et le chic. Ces photographies qui sont à but publicitaires, sont ainsi destinées à être publiées dans la presse magazine afin de "vendre" ce rêve au public à travers le monde. Les actrices ne sont pas des personnes lambdas que l'on croise au hasard d'une rue, elles deviennent ainsi par ces images des icônes mystifiées et iréelles.
Et chaque studio a son photographe portraitiste attitré, petite liste (non exhaustive) des noms les plus connus et répandus des photographes, par ordre alphabétique: Kenneth Alexander, Ted Allan, Virgil Apger, Max Munn Autrey, Ernest Bachrach, Russell Ball, Clarence Sinclair Bull, Eric Carpenter, Robert Coburn, Otto Dyar, John Engstead, Tom Evans, Bud Fraker, Jack Freulich, Elmer Fryer, Edwin Bower Hesser, George Hurrell, Ray Jones, Eugene Kornman, Irving Lippmann, Gaston Longet, Ruth Harriet Louise, John Miehle, Frank Powolny, Eugene Robert Richee, AL Whitey Schaefer, Bert Six, Laszlo Willinger.
Les photographes "stars" renommés étant George Hurrell, Clarence Sinclair Bull, Robert Coburn, Eugene Robert Richee et Frank Powolny, qui à eux seuls, ont bien photographié l'ensemble des acteurs et actrices d'Hollywood entre 1930 et 1960.
Ces portraits font partis de la machine à rêve véhiculée par les studios d'Hollywood et se déploie dès les années 1920s (quand les acteurs et actrices du cinéma muet deviennent des stars aux yeux du public) trouvant son apogée dans les années 1940s et 1950s. Mais dans les années 1960s, ce type de photographies s'essoufle, les moeurs changent et les nouvelles idoles veulent transmettre une image plus naturelle (la culture hippie et son esprit de liberté est passée par là); ces images suivent d'ailleurs aussi la tendance cinématographique avec l'arrivée du mouvement de la nouvelle vague en France et ses répercussions dans le cinéma international et américain et les nouveaux réalisateurs d'alors (les années 1970s avec Scorsese, Spielberg, Coppola) mettant en scène un cinéma plus vrai et balayant le glamour de leur prédécesseurs. Alors les paillettes et le glamour est récupéré par le mouvement musical qui bat son plein dans les années 1970s: le disco. Mais ce type de photographies n'est plus en vogue et finit par s'éteindre totalement: les portraits des actrices sublimées et glamourisées avec une étole de fourrure s'inscrivent alors dans une époque bien déterminée, considérée aujourd'hui comme le "classique du vintage hollywoodien".

The city of Hollywood is the mecca of American cinema since the 1910s. To make the spectators and the international public dream, the film industry - through the various studio companies (Universal, Paramount, 20th Century Fox, RKO, MGM, Warner, Goldwyn Mayer ...) employs photographers to sublimate and magnify its actors and actresses. They have to sell dreams, the inaccessible, glamor and Hollywood actresses are then photographed in the studio with black and white portraits, playing on the shadows and lights, dressed in a fur stole, an accessory that alone represents glamor, grace and chic. These photographs, which are for advertising purposes, are thus intended to be published in the magazine press in order to "sell" this dream to the public throughout the world. Actresses are not ordinary people that one crosses at random on a street, they thus become, through these images, mystified and unreal icons. And each studio has its own portrait photographer, a small (non-exhaustive) list of the most famous and widespread names of photographers, in alphabetical order: Kenneth Alexander, Ted Allan, Virgil Apger, Max Munn Autrey, Ernest Bachrach, Russell Ball, Clarence Sinclair Bull, Eric Carpenter, Robert Coburn, Otto Dyar, John Engstead, Tom Evans, Bud Fraker, Jack Freulich, Elmer Fryer, Edwin Bower Hesser, George Hurrell, Ray Jones, Eugene Kornman, Irving Lippmann, Gaston Longet, Ruth Harriet Louise, John Miehle, Frank Powolny, Eugene Robert Richee, AL Whitey Schaefer, Bert Six, Laszlo Willinger.
Renowned "star" photographers are George Hurrell, Clarence Sinclair Bull, Robert Coburn, Eugene Robert Richee and Frank Powolny, who alone have photographed all of Hollywood's actors and actresses between 1930 and 1960.
These portraits are part of the dream machine conveyed by Hollywood studios and unfold from the 1920s (when silent film actors and actresses became stars in the eyes of the public) reaching their peak in the 1940s and 1950s. But in the 1960s, this type of photography lost its breath, customs changed and the new idols wanted to convey a more natural image (the hippie culture and its spirit of freedom has passed through this); these images also follow the cinematographic trend with the arrival of the new wave movement in France and its repercussions in international and American cinema and the new directors of the time (the 1970s with Scorsese, Spielberg, Coppola) putting in scene a cinema more true and sweeping the glamor of their predecessors. Then the glitter and the glamor is recovered by the musical movement which is in full swing in the 1970s: the disco. But this type of photography is no longer in vogue and ends up being completely extinct: the portraits of sublimated and glamorized actresses with a fur stole are then part of a well-defined period, considered today as the "classic of vintage hollywood ".


Les années 1920s

Esther Ralston / Joan Crawford / Marian Marsh
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Heather Angel / Bebe Daniels / Zofia Lindorfówna
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Clara Bow, 1927
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Margaret Livingston / Lya De Putti / Marie Prevost
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Claudette Colbert, 1927 / Phyllis Haver, 1928 / Evelyn Brent, 1929
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Les années 1930s

 Carole Lombard / Dorothy Arnold / Irene Dunne
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Barbara Stanwyck / Bette Davis / Fay Wray
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Jean Harlow
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Greta Garbo / Kay Francis / Lilyan Tashman
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Mae West
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 Mabel Hariot / Deanna Durbin / Gloria Stuart
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Marjorie Woodworth / Pauline Garon / Martha Raye
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Lupe Velez / Wera Engels / Marlene Dietrich
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Joan Crawford, 1930 / Mae Clark, 1931 / Paulette Goddard, 1932 (x 2)
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Norma Shearer, 1934 /  Claudette Colbert, 1935 / Rochelle Hudson, 1936
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Betty Grable, 1936 / Madeleine Carroll, 1936 / Loretta Young, 1937
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 Toby Wing, 1937 / Laurie Lane, 1938 / Patricia Morison, 1939
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Les années 1940s 

Lucille Ball  / Ginger Rogers / Paulette Goddard
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Helen Twelvetrees / Mae West / Veronica Lake
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Joan Crawford / Marilyn Maxwell / Vivien Leigh
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Michelle Morgan
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Ann Miller / Frances Gifford / Jane Wyman
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Ann Sheridan / Anne Baxter / Eleanor Powell
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Gene Tierney
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Ava Gardner
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Lana Turner
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Hedy Lamarr, 1941 / Barbara Stanwyck, 1942 / Lana Turner, 1945
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Olivia De Havilland, 1942 / Rosalind Russell, 1943 / Elaine Shepard, 1944
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Janet Blair, 1944 / Bonita Granville, 1945 / Vera Allen, 1945
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Janis Paige, 1948
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Ilona Massey, 1946 / Rita Hayworth, 1947 / Ava Gardner, 1947
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Rita Hayworth, 1948
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Maria Riva, 1948 / Ava Gardner, 1949 / Judy Holliday, 1949
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Les années 1950s

Barbara Stanwyck / Carroll Baker / Maureen O Hara
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Esther Williams / Marla English / Angela Lansbury
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Susan Hayward
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Eartha Kitt / Marlene Dietrich / Yvonne De Carlo
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Eva Gabor / Lana Turner / Mae West
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Betty Grable
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Joan Collins / Joan Crawford / Zizi Jeanmaire
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Evelyn Keyes / Gloria Grahame / Dolores Gray
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Ava Gardner, 1952
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Claire Bloom, 1952 / Gloria Grahame, 1953 / Shelley Winters
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Leslie Caron, 1952 & 1953
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Janet Leigh / Tippi Hedren / Kim Novak
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Grace Kelly, 1954
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Vera Allen, 1954 / Jeanne Crain, 1955 / Gena Rowlands, 1955
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Liz Taylor, 1955
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Diana Dors / Mamie Van Doren / Cleo Moore
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Jayne Mansfield, 1956, 1957 & 1958
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Anita Ekberg, 1955 / Judy Garland, 1956 / Betty White, 1957
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Rhonda Fleming, 1957 / Martha Hyer / Sophia Loren, 1957
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Liz Fraser, 1959 / Dorothy Dandridge, 1958 / Sophia Loren, 1958
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Les années 1960s

Judy Garland (x 2) / Sophia Loren
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Donna Reed / Gina Lollobrigida
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Senta Berger / Vivien Leigh, 1962 / Carroll Baker
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Romy Schneider, 1962
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Dalida / Natalie Wood / Kim Novak
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Les années 1970s

 Dalida / Diana Ross
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 Les années 1980s - 1990s

Madonna, 1986 / Joan Collins / Sharon Stone
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 Les années 2000s

Kate Moss : Vogue 2004 & 2009
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Claudia Schiffer , 2010
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> lectures web :

article  John Kobal "The Hollywood Portrait Photographer" sur lenscloud
biographies "The Hollywood Portrait Photographer" sur lenscloud
extraits du livre "Hollywood Glamour 1926-1956" sur
Books Google 


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10 mars 2021

1950s - Diana Dors, la "Marilyn anglaise" & RKO

 Diana Dors
(1931 - 1984)

actrice et chanteuse anglaise
La "Marilyn anglaise" des années 1950s
& la Marilyn des studios de la RKO

english actress and singer
The "British Marilyn" of the 1950's
& the RKO's studios Marilyn

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L'Enfance -/- The Childhood

diana_dors-1930s-child  Diana Dors naît le 23 octobre 1931 à Swindon, dans le Wiltshire en Angleterre, sous le nom de Diana Mary Fluck. Son père Albert Edward Sidney Fluck est commis de chemin de fer; quand sa mère Winifred Maud Mary (Payne) était enceinte de Diana, elle entretenait une liaison extra-conjuguale avec leur logeur et ne sait pas qui est le père de sa fille. L'accouchement étant compliqué (la mère et le bébé ont failli mourir), Diana sera fille unique et adorée par sa mère; elle vivra une enfance heureuse et gâtée. Diana fait ses études dans une petite école privée à Selwood House. Enfant, elle se passionne pour le cinéma: dès 8 ans, ses héroïnes sont des actrices hollywoodiennes comme Veronica Lake, Lana Turner et Jean Harlow. Sa mère lui fait prendre très tôt des cours de danse et l'accompagne aux soirées des GI's installés dans une base américaine.

Diana Dors was born on 23 October 1931, in Swindon, Wiltshire, in England, under the name of Diana Mary Fluck. Her father Albert Edward Sidney Fluck is a railway clerk; when her mother Winifred Maud Mary (Payne) was pregnant with Diana, she was having an extramarital affair with the landlord and doesn't know who the father of her daughter is. Childbirth being complicated (the mother and the baby almost died), Diana will be an only child and beloved by her mother; she will live a happy and spoiled childhood. Diana is educated at a small private school in Selwood House. As a child, she is passionnate by the cinema: from the age of 8, her heroines are Hollywood actresses as Veronica Lake, Lana Turner and Jean Harlow. Her mother makes her take dance lessons very early on and accompanies her to the dance parties of the GI's installed in an American base.


Une belle étudiante -/- A beautiful student

diana_dors-1940s  Peu avant la fin de la guerre, elle participe à un concours de beauté -elle fait plus vieille que son âge - (le magazine Soldier cherche une pin-up); elle atteint la 3ème place, lui permettant de travailler comme modèle en posant dans les cours d'art et elle commence à faire du théâtre (elle joue dans les pièces A Weekend in Paris et Death Takes a Holiday) et chante sur les ondes d'une radio locale. Excellente en littérature et élocution, et après avoir menti sur son âge, elle intègre en janvier 1946 l’académie londonienne de la musique et des arts dramatiques (LAMDA), devenant la plus jeune étudiante du collège (elle a 14 ans). Pour subvenir à ses besoins, elle compléte son allocation de 2 £ par semaine en posant comme mannequin, notamment pour le London Camera Club pour 1 £ de l'heure. Elle signe son premier contrat à l'agence Gordon Harbord, et elle obtient une médaille de bronze décernée par Peter Ustinov (acteur et réalisateur primé) puis elle remporte une médaille d'argent avec les honneurs pour ses performances dans des pièces de théâtre de la LAMDA. Elle auditionne -sans succès- pour le rôle qui sera joué par Jean Simmons dans Le Narcisse Noir.

Towards the end of the war, she participates to a beauty contest - she looks older than her age - (Soldier magazine search a pin-up girl); she comes in third place, ledding her to work as a model in art classes and she begins to appear in local theatre productions (she plays in A Weekend in Paris and Death Takes a Holiday) and sings on the local radio station. Excellent in literature and speech, and after lying about her age, she integrates in January 1946 the London Academy of Music and Dramatic Art (LAMDA), becoming the college's youngest student (she is 14). To support herself, she supplements her allowance of £ 2 per week by posing as a model, especially for the London Camera Club for £ 1 per hour. She signs her first contract at the Gordon Harbord Agency, where she obtains a bronze medal awarded by Peter Ustinov (award-winning actor and director) and then she wins a silver medal with honors for her performances in LAMDA plays. She auditiones -unsuccessfully-  for the part which will be played by Jean Simmons in Black Narcissus.


Cinéma et Théâtre -/- Cinema and Theatre

diana_dors-1947-a  En 1947, elle obtient son premier rôle au cinéma -un rôle mineur avec 3 jours de tournage- dans le film Légitime défense, grâce au directeur de casting Eric L'Épine Smith, qui l'avait repéré dans une pièce de théâtre. Pour signer son contrat, elle choisit de prendre le nom de sa grand-mère maternelle, Dors, une suggestion de sa mère et avec l'accord de son père; elle expliquera plus tard: "Ils m'ont demandé de changer mon nom. Je suppose qu'ils avaient peur que mon vrai nom Diana Fluck soit illuminé et que l'une des lumières s''éteindrait." (nb: Fluck sans la 2ème lettre !) 
Puis son agent lui décroche un petit rôle de danseuse dans Holiday Camp, et Dancing with crime; dans ses trois premiers films, ses rôles étant tellement faibles, elle n'est pas créditée au générique, mais lui permet de gagner beaucoup d'argent: quand elle rentre chez ses parents, son père dit, déconcerté: "Ridicule; une fille de 15 ans qui gagne plus d'argent que moi !" Puis elle retourne au théâtre de LAMDA, où elle obtient son diplôme au printemps 1947 de la London Films Cup, décernée par Sir Alexander Korda pour la "fille la plus susceptible de réussir dans les films brittaniques".

In 1947, she obtains her first part in the cinema - a minor role with 3 days of filming - in the movie The shop at sly corner, thanks to the casting director Eric L'Épine Smith, who has spotted her in a play. To sign her contract, she chooses to take her maternal grandmother's name, Dors, at her mother's suggestion and with her father's consent; she will explain later: "They asked me to change my name. I guess they were afraid if my real name Diana Fluck was in the lights and one of the lights blew out." (nb: Fluck without the 2nd letter !)
Then her agent lands her a small part as a dancer in Holiday Camp, and Dancing with crime; in her first three films, her roles being so weak, she is not credited but allows her to earn a lot of money: when she goes back at home's parents, her father says, disconcerted: "Ridiculous; A 15 years old girl earning more money than I do at my time of life !" She then returns to the LAMDA theater, where she is graduated in the spring of 1947 by the London Films Cup, awarded by Sir Alexander Korda for the "girl most likely to succeed in British films".


diana_dors-1940s-jeune-pinup-1 Toujours en 1947, Diana Dors, 16 ans, signe un contrat avec la compagnie Rank et rejoint "l'école de charme" de J. Arthur Rank pour les jeunes acteurs, apparaissant par la suite dans beaucoup de leurs films. L'école de charme avait été créée par le producteur Sydney Box, qui était nommé responsable de la production chez Gainsborough Studios, l'une des sociétés sous l'égide de Rank (parmi les étudiants de l'école devenus célèbres: Petula Clark, Claire Bloom et Christopher Lee.) Dors n'aimait pas l'école de charme mais a reçu plus de publicité que les autres étudiants à l'époque en partie au fait de sa photogénie et d'assister à des premières. Un article d'août 1947 mentionne que son surnom est "Le corps".
Sous contrat avec Rank, elle joue un rôle important dans Streets Paved with Water dont le tournage débute en juillet 1947 mais le film sera annulé au bout d'un mois. Puis elle enchaîne avec un petit rôle de femme de chambre dans The Calendar (1948), et un bon rôle dans Les ailes brûlées (1948), qui lui permet de se faire remarquer; elle joue ensuite dans le Oliver Twist (1948) de David Lean. Elle obtient un rôle important dans Penny and the Pownall Case (1948), un film médiocre mais dans lequel néanmoins sa prestation est appréciée et impressionne les critiques. Rank fait savoir qu'elle fait partie de leur actrice des plus prometteuses.
Elle joue dans les comédies (des suites de Holiday Camp): Here Come the Huggetts et Vote for Huggett, produits par Betty E. Box qui décrit que Diana, bien qu'étant encore adolescente, "elle pensait comme une femme, agissait comme une femme et ressemblait à une femme." Elle excelle dans les rôles comiques et Rank lui décroche d'autres rôles plus importants au cinéma (Diamond City et A boy, a girl and a bike - où elle tombe amoureuse du cameraman qui a 19 ans et avec qui elle perd sa virginité à l'âge de 16 ans) tout en faisant aussi du théâtre (dans les pièces The Cat and the Canary, et elle part en tournée sur scène pour The Good Young Man.) Elle s'installe dans un appartement à Chelsea où elle reçoit bon nombre d'amis acteurs et y fait beaucoup la fête.
De 1949 à 1951, elle est en couple avec l'homme d'affaires Michael Caborn-Waterfield, dont elle tombe enceinte à l'âge de 18 ans mais il lui demande d'avorter: cela se passera sur une table de cuisine dans un quartier sordide de Battersea.

diana_dors-1948-oliver_twist-1  Always in 1947, Diana Dors, aged 16, signs a contract with the Rank Organisation, and joins J. Arthur Rank's "Charm School" for young actors, subsequently appearing in many of their films. The Charm School had been established by producer Sydney Box who Rank appointed head of production at Gainsborough Studios, one of the companies under the Rank aegis (among the school's students becoming famous: Petula Clark, Claire Bloom and Christopher Lee.) Dors disliked the Charm School but received more publicity than other students at the time partly due to its photogeny and attending premieres. An August 1947 article says that her nickname is "The Body".
Under contract with Rank, she plays an important part in Streets Paved with Water which the filming starts in July 1947 but the movie will be cancelled after a month. Then she continues with a small role as a maid in The Calendar (1948), and a good part in Good-Time Girl (1948), which allows her to stand out; she plays after in Oliver Twist (1948), directed by David Lean. She obtains an important role in Penny and the Pownall Case (1948), a mediocre film but in which her performance is nevertheless appreciated and impresses critics.
She plays in the comic movies (that followed Holiday Camp): Here Come the Huggets and Vote for Huggets, produced by Betty E. Bow who describes that Diana, despite of being a teenager, "she thought like a woman, acted like a woman, and looked like a woman." She is excellent in comedic roles and Rank lands her other more important roles in the cinema (in Diamond City and in A boy, a girl and a bike - on which she falls in love with the cameraman who is 19 years old and with whom she looses her virginity at the age of 16) while also doing theater (in the plays The Cat and the Canary, and she leaves touring on stage for The Good Young Man.) She moves into an apartment in Chelsea where she receives a number of actor friends and organize a lot of parties.
From 1949 to 1951, she has a relationship with the businessman Michael Caborn-Waterfield, from whom she becomes pregnant at the age of 18 but he asks her to have an abortion: it would take place on a kitchen table in a squalid part of Battersea.


diana_dors-1951-lady_godiva En 1950, elle fait partie du quatuor féminin dans Le démon de la danse, avec Natasha Perry, Petula Clark et Jane Hylton; lui laissant un mauvais souvenir ("un film horrible - sans doute l'un des plus désagréables que j'ai jamais fait") mais pour lequel elle reçoit de bonnes critiques. Le film fait un flop au box-office, et Rank se couvre de dettes, n'ayant pas su gérer la célébrité de Diana; ils ferment l'école de charme.
En février 1950, elle joue au théâtre dans la pièce Man of the World qui lui permet de remporter le prix de l'actrice de l'année du magazine Theatre World.
En 1951, elle décroche le rôle principal féminin dans la comédie Worm's Eye View, le film le plus populaire de l'année en Grande-Bretagne; ainsi qu'un rôle majeur dans Face to Face, un téléfilm de la BBC et un rôle récurrent dans la série How Do You View ? : elle se fait ainsi connaître auprès du grand public, tout en poursuivant le théâtre avec Miranda à Stratford et Born Yesterday à Henley. De cette époque, elle racontera: "Je fus la première actrice blonde sex symbol faite maison (en Angleterre) plutôt que la blondasse des cartes postales ; quand le premier film connu de Marilyn Monroe (« Quand la ville dort ») sortit en Angleterre, les médias britanniques titrèrent « comme elle ressemble à notre Diana Dors !"

diana_dors-1951-portrait-1  In 1950, she belongs to the female quartet in Dance Hall, with Natasha Perry, Petula Clark and Jane Hylton; leaving her with a bad memory ("a ghastly film – quite one of the nastiest I ever made") but for which she receives good reviews. The film flopped at the box office, and Rank got covered in debt, failing to handle Diana's stardom; they close the Charm school. In February 1950, she plays in the theater in the play Man of the World fo which she is awarded by Theatre World magazine's Actress of the Year Award.
In 1951, she lands the female lead in the comedy Worm's Eye View, the movie is the most popular of 1951 in Britain; as well as a major role in Face to Face, a BBC TV movie and a recurring part in the TV series How Do You View ?: she makes herself known to a large audience, while pursuing theater with the plays Miranda at Stratford, and Born Yesterday at Henley. From that time, she will tell: “I was the first homemade blonde sex symbol actress (in England) rather than the postcard blonde girls; when Marilyn Monroe's first known film ("Asphalt Jungle") was released in England, the British media headlined "How she looks like our Diana Dors !"


Star britannique -/- British Stardom

diana_dors-1951-mariage_hamilton Côté vie privée, elle rencontre Dennis Hamilton Gittins (26 ans) sur le tournage de Lady Godiva Rides Again; ils se marient le 3 juillet 1951, à peine 5 semaines après leur rencontre. Son mari s'implique beaucoup dans la gestion de sa carrière, du choix de ses contrats et de ses cachets (il refuse en son nom qu'elle tourne un film avec Burt Lancaster à Hollywood); lui fait créer la société "Diana Dors Ltd" et prend en charge la publicité autour de sa femme, qu'elle soit bonne ou mauvaise, l'important est que les médias parlent de Diana. Les biographes et amis du couple raconteront qu'Hamilton prêtait sa femme aux producteurs et acteurs en demandes de faveurs sexuelles contre de juteux contrats, telle la "promotion canapé" en vigueur officieuse à cette époque. C'est avec Hamilton qu'elle commence à organiser des parties fines chez elle: des célébrités étaient invités, couchaient avec de jeunes starlettes, sur fond d'alcool, de drogues et de films pornos, et le tout filmé par Diana Dors qui conserve les films dans ses archives personnelles pour les visionner à sa guise; elle a continué cette pratique jusqu'à la fin de sa vie.
Il lui conclut aussi un contrat publicitaire avec les voitures Rolls Royce: elle est la première égérie féminine conductrice de la marque; pour mener à bien sa carrière, son mari lui demandera d'avorter quand elle tombera enceinte (en février 1952 et en août 1955).

diana_dors-rolls_royceOn the private side, she meets Dennis Hamilton Gittinson (26 year old) on the set of Lady Godiva Rides Again; they get married on July 3, 1951, barely five weeks after their meet. Her husband is very involved in the management of her career, the choice of her contracts and financial aspects (he turns down the part on her behalf a movie with Burt Lancaster in Hollywood); sets up her the company "Diana Dors Ltd" and supports the publicity around his wife, whether good or bad, the important thing is that medias talk about Diana. The couple's biographers and friends would tell that Hamilton lent his wife to producers and actors asking for sexual favors for hefty contracts, such as the "casting couch" in effect unofficially at the time. It's with Hamilton that she begins to organize fine parties at home: celebrities are invited, slept with young starlets, with a background of alcohol, drugs and porn movies, and everything is filmed by Diana Dors herself who keeps the films in her personal archives to watch them at will; she continues to practice that until the end of her life.
He also signs an advertising contract with Rolls Royce cars for her: she was the brand's first female driver; to carry out her career, her husband asks her to have an abortion when she got pregnant (in February 1952 and August 1955).


diana_dors-1954-3D   En 1952 et 1953, elle accède à la notoriété grâce au film noir The Last Page, les comédies My Wife's Lodger et The Great Game, et à la pièce Rendez-vous jouée peu de temps à Londres, où la critique souligne son talent (Variety dit d'elle qu'elle a apporté «la seule contribution notable» à la pièce); Laurence Olivier lui propose même un rôle, mais le projet ne se fera pas sur les conseils de Dennis préférant envoyer Diana se produire sur scène à Blackpool, qui la rémunère en conséquence. Hamilton lui organise une énorme publicité; Diana racontera plus tard que son mari l'a "promu strictement en tant que sex-symbol, jamais en tant qu'actrice. Mais cela a atteint son objectif et à l'époque c'était amusant." En 1954, il a l'idée d'exploiter la technologie nouvellement imprimée de la 3D: il engage le photographe Horace Roye et publie un livret "Diana Dors 3D: l'ultime Sex Symbol Britannique", vendu avec une paire de lunettes 3D; des plaintes sont déposées pour obsénité mais sont déboutées au tribunal. 
En 1953, elle est sur scène pour un numéro de cabaret à Glasgow, et ses cachets par films commencent à être importants (la société de production Adelphi rachètent les droits de la série Is Your Honeymoon Really Necessary ? pour lui en donner le rôle principal). Sa carrière prend un réel tournant pour son rôle dans Filles sans joie, un drame qui se passe dans une prison pour femmes; elle a tourné le film en août 1953, quelques semaines après avoir été condamnée dans la vraie vie pour avoir volé de l'alcool chez un ami. Le film reçoit un très bon accueil des critiques et du public. Elle enregistre aussi ses premières chansons, 2 titres sur un 78 tours: "I Feel So Mmmm" et "A Kiss and a Cuddle (and a Few Kind Words From You)".

diana_dors-1955s-portrait1  In 1952 and 1953, she gains notoriety thanks to the film noir The Last Page, the comedies My Wife's Lodger and The Great Game, and to the play Rendez-vous played shortly in London, where the critics underline her talent (Variety says of her that she brought “the only noteworthy contribution” to the play); Laurence Olivier even offers her a role, but the project will not happen on the Dennis' advices prefering to send Diana to perform on stage in Blackpool, which pays her more. Hamilton organizes a huge publicity for her; Diana would later relate that her husband "promoted me strictly as a sex symbol, never as an actress. But it served its purpose and at the time it was fun." In 1954, he has the idea of ​​exploiting the newly printed 3D technology: he hires photographer Horace Roye and publishs a booklet "Diana Dors 3D: the ultimate British Sex Symbol", sold with a pair of 3D glasses; complaints are filed for obsenity but are dismissed in court.
In 1953, she is on stage for a cabaret show in Glasgow, and her film fees began to be significant (the production Adelphi Films bought the rights to the series Is Your Honeymoon Really Necessary ? to give her the leading role). Her career takes a real turn for her role in The Weak and the Wicked, a drama set in a jail for women; she makes the film in August 1953, a few weeks after being convicted in real life for stealing alcohol from a friend's house. The film receives a very good reception from critics and the public. She also records her first songs, 2 titles on a 78 rpm record: "I Feel So Mmmm" and "A Kiss and a Cuddle (and a Few Kind Words From You)".


diana_dors-1950s-lucas En 1955, c'est la consécration: elle est à l'affiche de 6 films: L'Abominable Vérité (où elle chante "The Hokey Pokey Polka" sur la BO), L'enfant et la licorne, Miss Tulip Stays the Night, Fièvre blonde, An Alligator Named Daisy, et un petit rôle dans Rendez-vous à Rio (avec Brigitte Bardot). Elle est très bien payée, les britanniques la nomment 9ème star britannique la plus populaire au box-office en 1955 (elle est la seule femme du top 10), elle est acclamée au Festival de Cannes en 1956, sa popularité fait d'elle la "Marilyn Monroe anglaise", mais elle se lasse de ces rôles: "Ils pensent toujours que je ne suis bonne que pour les rôles de blondes stupides que j'ai joués il y a cinq ans, je pensais que tout le monde dans le milieu savait que j'aurais parcouru du chemin depuis".

In 1955, it's the consecration: she is at the top of 6 movies: As Long as They're Happy (on which she sings "The Hokey Pokey Polka" on the soundtrack), A Kid for Two FarthingsMiss Tulip Stays the Night, Value for moneyAn Alligator Named Daisy, and a little part in Doctor at sea (with Brigitte Bardot). She is very well paid, the British votes her the ninth-most popular British star at the box office in 1955 (she is the stole female star in the top 10), she is acclaimed at the 1956 Cannes Film Festival, her popularity makes her "the British Marilyn Monroe", but she gets bored about these roles: "They still think I'm only good for the dumb blonde parts I played five years ago, I thought everyone in the business knew I'd come some way since then."

Aller et retour à Hollywood  -/- Go and Back to Hollywood

diana_dors-1957-the unholy wife-sitting1-02-1 En 1956, Hollywood lui fait de l'oeil; elle s'installe dans la cité des anges et déclare: "J'espère m'amuser, garder mon sens du plaisir et faire du bon travail. Il m'a fallu 10 ans de travail acharné dans des films médiocres, dans des revues, des pièces de théâtre et en tournée pour devenir une star, et je n'ai pas l'intention de laisser Hollywood me changer, me couper les cheveux, changer de style ou de personnalité."; en février, elle est invitée dans une émission de Bob Hope enregistrée en Angleterre et en mai, elle signe chez la RKO pour 3 films: elle tourne La femme et le rôdeur, et I married a Woman, mais pas de 3ème film car les projets ne verront pas le jour (comme Blondes Prefer Gentlemen avec Eddie Fisher -le titre faisant échos au film avec Marilyn Les hommes préfèrent les blondes ); en décembre 1958, RKO mettra fin à son contrat en alléguant qu'elle "était devenue un objet de disgrâce, de blague, de mauvaise volonté et de ridicule", notamment à cause de sa laison avec l'acteur Rod Steiger, et le comportement de son mari Hamilton qui s'est vengé en la trompant avec la femme de Steiger; menant le couple à se séparer en novembre 1956. Elle fréquente les soirées à Hollywood mais les films ne se font pas et la journaliste commère Hedda Hopper de dire que "sa popularité diminue avant même que son premier film ne soit montré." Elle va au Bob Hope Show en octobre 1956 et retourne en Angleterre (où finalement son mari la rejoint) pour tourner Les trafiquants de nuit (où elle rencontre le cascadeur Tommy Yeardye) pour la Columbia, puis en Italie pour La Blonde enjôleuse avec Vittorio Gassman.

diana_dors-1957-set-unholy_wife  In 1956, Hollywood looks at her; she settles in the city of angels and declares: "I'm hoping to enjoy myself, keep my sense of fun and do a good job. It took me 10 years hard work in poor pictures, in revue, in straight plays and touring to become a star, and I don't intend to let Hollywood push me about, crop my hair, change my style or personality.", in February, she is a guest to a Bob Hope TV show recorded in England and in May, she signs with the RKO for 3 movies: she plays in The Unholy Wife, and I married a woman, but not a third movie because the projects won't be completed (as Blondes Prefer Gentlemen with Eddie Fisher - the title echoing the movie with Marilyn Gentlemen Prefer Blonds) and in December 1958, RKO breaks the contract alleging she "has become an object of disgrace, obloquy, ill will and ridicule." because of her relationship with actor Rod Steiger and the behaviour of her husband Hamilton who takes revenge by cheating on her with Steiger's wife; leading the couple to separate in November 1956. She goes to Hollywood parties but the movies don't make it and gossip reporter Hedda Hopper says that "her popularity is slipping even before her first film is shown." She goes to the Bob Hope TV show in October 1956 and goes back to England (where finally her husband joins her) to make the movie The Long Haul (on which she meets stuntman Tommy Yeardye) for the Columbia and then in Italy to make The Love Specialist with Vittorio Gassman.

> The Mike Wallace Interview, 09 novembre 1957 - USA
elle est présentée comme "la réponse anglaise à Marilyn Monroe"

 diana_dors-1959-04-12-avec_dawson-1 En couple avec son cascadeur, elle divorce d'Hamilton: en 1958, son divorce est un gouffre financier (elle doit payer des indus d'impôts, ses avocats, les comptables et céde ses actifs à Hamilton), elle découvre que sa société Diana Dors Ltd est très endettée, dûe à une mauvaise gestion de son ex-mari. En besoin d 'argent, elle donne une interview où elle décrit leur vie de couple et leurs fêtes coquines en détail. L'interview est publiée en plusieurs parties pendant 12 semaines, suivie d'une série de six semaines d'histoires sensationnelles, lui créant une publicité négative. L'archevêque de Canterbury la qualifie de "coquine rebelle". Toujours pour se renflouer, elle accepte la proposition de son agent Joseph Collins de partir en tournée de cabaret "The Diana Dors Show". L'acteur Richard Dawson est engagé pour scénariser le spectacle et ils entament une liaison. Diana se sépare de Tommy Yeardye, et pour se venger, Yeardye lui vole de l'argent (placé dans un coffre à Harrod's) et vend leur histoire aux médias. En 1959, son ex-mari Hamilton décède (officiellement d’une crise cardiaque, mais la cause de son décès est la syphilis) et Diana se remarrie avec Dawson à New York; ils auront ensemble deux fils Mark Dawson (né en février 1960) et Gary Dawson (né en juin 1962). Elle est invitée aux émissions américaines populaires comme chez Steve Allen, Red Skelton, Jack Benny; son spectacle est enregistré pour la télévision, elle en décroche un contrat pour se produire au Dunes Hotel de Las Vegas (en septembre 1960) et sort même son autobiographie "Swingin' Dors". En 1960 sort aussi ce qui sera son unique album, le LP "Swingin 'Dors" sur le thème du swing, orchestré par Wally Stott.
Elle tourne même dans quelques films (La doublure du général et King of the Roaring 20's) et joue dans un épisode de la série "Alfred Hitchcock présente" mais l'épisode (L'apprentie sorcière) est tellement une histoire horrible, qu'il sera censuré pendant des années. Elle joue de petits rôles dans d'autres séries télé puis retourne en Angleterre en 1961 où elle échappe de peu à la mort (des feux d'artifices ont mis le feu à une maison où elle était invitée, bilan: 4 morts; Diana s'en est échappée par une fenêtre) et en 1963, elle part en tournée en Australie.

Diana_Dors-1960-SwingingDors   In a relationship with her stuntman, she divorces from Hamilton: In 1958, her divorce is a financial abyss (she has to pay overdue taxes, her lawyers, accountants and signs her assets to Hamilton), she discovers that her company Diana Dors Ltd is very much in debt, due to mismanagement by her ex-husband. In need of money, she gives an interview where she describes their married life and their naughty parties in details. The interview is published in parts for 12 weeks, followed by a six-week series of sensational stories, creating negative publicity for her. The Archbishop of Canterbury calls her a "wayward hussy". Always to bail out, she accepts the proposal of her agent Joseph Collins to go on a cabaret tour "The Diana Dors Show". Actor Richard Dawson is hired to script the show and they start an affair. Diana separates from Tommy Yeardye, and in revenge, Yeardye steals her money (places in a deposit box in Harrods) and sells their story to the media. In 1959, her ex-husband Hamilton died (officially by a heart attack, but the cause of death is syphilis) and Diana marries Dawson in New York; they will have together two sons Mark Dawson (born in February 1960) and Gary Dawson (born in June 1962). She is a guest on popular american TV programs as the Steve Allen's, Red Skelton's, Jack Benny's Shows; her cabaret show is taped for television, she lands a contract for it at the Dunes Hotel in Las Vegas (in September 1960) and even publishes her autobiography "Swingin' Dors". In 1960, what will be her single songs album is published, the LP "Swingin' Dors", on the swing-themed, orchestrated by Wally Stott.
She even makes some movies (On the double and King of the Roaring 20's) and plays in an "Alfred Hitchcock Presents" story ("The Sorcerer's Apprentice") but the story is so gruesome that it will be censored for years. She plays small roles in other TV series and then returns to England in 1961 where she narrowly escapes death (fireworks set fire to a house where she was a guest, results: 4 dead; Diana is escaped through a window) and in 1963, she tours in Australia.


Le déclin -/- The declin
En 1966, Diana Dors divorce de Dawson en lui laissant leur deux fils et retourne en Angleterre pour faire la tournée des cabarets dans de petites salles. En 1968, elle se déclare en faillite; et elle poursuit sa carrière d'actrice, en n'obtenant que des rôles secondaires dans des films dramatiques et des thrillers qui ne marqueront pas l'histoire du cinéma: Le cercle de sang (1967, avec Joan Crawford), Le coup du lapin (1967), Les requins volent bas (1968), Baby Love (1968), Deep End (1970) et la comédie Une fille dans ma soupe (1970). Au début des années 1970s, c'est vers la télévision qu'elle se tourne en jouant la guest dans les séries britanniques, obtenant même le rôle principal dans la sitcom Queenie's Castle (de 1970 à 1972). Puis au milieu des années 1970s, sa carrière prend un virage, elle s'illustre principalement dans des comédies érotiques: The Amorous Milkman (1975), Bedtime with Rosie (1975), Three for All (1976), Les aventures érotiques d'un chauffeur de taxi (1976), Keep It Up Downstairs (1976), Adventures of a Private Eye (1977) et Confessions from the David Galaxy Affair (1979).

diana_dors-1968s-avec_lake  En 1968, elle rencontre l'acteur Alan Lake (de 9 ans son cadet) sur une série télé; au départ pas très emballé de devoir tourner avec elle, Lake aurait dit: "Oh non, pas Madame nichons et grosses lèvres !"; mais ils tombent amoureux et se marient le 23 novembre 1968 et ont ensemble un fils, Jason Lake (né en 1969).
En 1970, après une bagarre dans un pub, Alan Lake est incarcéré pendant un an; à son retour à la maison, Diana lui offre une jument. Un jour, il a un accident de cheval et d'après les médecins, il restera paralysé. Pourtant, il parvient à remarcher; mais pendant sa convalescence, souffrant atrocement, il se met à boire et tombe dans l'alcoolisme. De cette période difficile, Diana dira plus tard que "l'alcool avait déchaîné un monstre, incontrôlable et effrayant". Ils se tournent tous les deux vers la foi et se convertisent au catholicisme romain. En 1975, Diana tombe enceinte mais se refuse à avorter en vertu de la religion; mais elle fera une fausse couche.

Diana_Dors-1960s-portrait In 1966, Diana Dors divorces from Dawson leaving him their two sons and returns in England to tour the cabarets in smaller clubs. In 1968, she declares bankruptcy; and she continues her acting career, obtaining only secondary roles in drama and thriller movies that would not mark the history of cinema: Bersek (1967, with Joan Crawford), Danger Route (1967), Hammerhead (1968), Baby Love (1968), Deep End (1968) and the comedy There's a Girl in My Soup (1970). At the beginning of the 1970s, she turns to the television, playing the guest in British series,even getting the main role in the sitcom Queenie's Castle (from 1970 to 1972). Then in the mid-1970s, her career tooks a turn, she illustrates herself mainly in erotic movies and sex comedies: The Amorous Milkman (1975), Bedtime with Rosie (1975), Three for All (1976), Adventures of a Taxi Driver (1976), Keep It Up Downstairs (1976), Adventures of a Private Eye (1977) and Confessions from the David Galaxy Affair (1979).
 In 1968, she meets actor Alan Lake (9 years younger) on a TV series; initially not very excited to have her as partner, Lake would have said: "Oh no, not Madame tits and lips !"; but they fall in love and get married on November 23, 1968 and together have a son, Jason Lake (born 1969). In 1970, after a brawl in a pub, Alan Lake was jailed for a year; on his return at home, Diana gives her a mare. One day, he has a horseback accident and doctors say he will remain paralyzed. Yet he manages to walk again; but during his convalescence, suffering excruciatingly, he begins to drink and fells into alcoholism. Of this difficult period, Diana will say later that "alcohol had unleashed a monster, uncontrollable and frightening". They both turn to the faith and convert to Roman Catholicism. In 1975, Diana becomes pregnant but refuses to have an abortion on the grounds of religion; but she will miscarry.


diana_dors-1975s-portrait  Elle fait beaucoup la Une des tabloïds dû à ses moeurs légères d'organiser des soirées coquines chez elle; elle reste populaire grâce à sa présence importante dans les shows télé où elle brille par son esprit et ses réparties; la jeune génération d'artistes musicaux s'intéressent à son statut d'icône (Adam and the Ants la font jouer dans leur clip en 1981; The Smiths mettent une photo d'elle jeune sur leur album en 1995). Elle écrit et publie aussi 4 livres autobiographiques sur sa vie entre 1978 et 1984: "For Adults Only", "Behind Closed Dors", "Dors by Diana", et "A. to Z. of Men".
En 1974, elle est emmenée d'urgence à l'hôpital pour une méningite et elle subira ensuite deux interventions chirurgicales pour enlever des tumeurs cancéreuses; les traitements contre un cancer des ovaires diagnostiqué en 1982 modifient sa silhouette (elle a pris beaucoup de poids), elle écrit alors un livre diététique, et sort une cassette vidéo de régime et d'exercices, ce qui lui permet d'obtenir un contrat à la télévision en 1983 où elle présente une rubrique sur l'alimentation et la nutrition dans une émission matinale (sur ITV). Les problèmes de santé qu'elle traverse amène son mari Alan Lake à tomber davantage dans l'alcool et la déprime, jusqu'à des passages psychotiques.

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Autobiographies de Diana - publiées de 1978 à 1984

diana_dors-1981 She makes a lot the titles of the tabloids due to her light manners of organizing sex parties at her home; she remains popular thanks to her important presence in the TV shows where she shines by her wit, catchy one-liners; the young generation of musical artists are interested in her status as an icon (Adam and the Ants played her in their music video in 1981; The Smiths put a photo of her young on their album in 1995). She writes and publishes 4 books about her life between 1978 and 1984: "For Adults Only", "Behind Closed Dors", "Dors by Diana", and "A. to Z. of Men".
In 1974, she is rushed to hospital for meningitis and then has twice surgery to remove cancerous tumors; treatments for ovarian cancer diagnosed in 1982 changes her figure (she gained a lot of weight), she writes a diet book, and released a diet and exercise videocassette, which allows her to obtain a contract on television in 1983 where she presents a column on food and nutrition in a morning show (on ITV). The health problems she is going through leads her husband Alan Lake to fall more into alcohol and get depressed, until psychotic episodes.

> This is your life, octobre 1982 - G-B
  

diana_dors-1980-avec_jason_lake Le 15 avril 1984, elle effectue ce qui sera sa dernière apparition en public dans un cabaret de Londres. Après avoir ressentie des douleurs d'estomac aiguës, elle s'effondre chez elle et décède le 4 mai 1984 à l'hôpital, des suites d'une récidive du cancer de l'ovaire; elle a 52 ans. Alan Lake ne se remet pas de sa mort: il brûle les vêtements de Diana et il se suicide le 10 octobre 1984, en ayant emmené d'abord leur fils à la gare, il se tire une balle dans la bouche dans la chambre de Jason, 16 ans jour pour jour après leur rencontre; il a 43 ans. Leur grande maison (Ochard Manor) est vendue, les affaires vendues aux enchères -par Sotheby's- et les dettes sont remboursées; ce qui laisse peu pour l'héritage de leur fils Jason Lake qui a 14 ans et déclaré pupille de la nation (il part vivre aux Etats-Unis avec ses demi-frères). Il luttera contre la dépression toute sa vie, tombant dans l'alcoolisme, les médicaments et la drogue et décrivant aux médias son enfance chaotique (à boire du champagne pour le calmer, ou fumer de la marijuana à 9 ans - il racontera notamment: "quand je rentrais de l'école, mon père se saoulait avec Richard Harris et Oliver Reed"; "je n'avais que 7 ans et j'étais aux fêtes de ma mère. Je discutais avec John Lennon et Keith Moon. Maman servait des tasses de thé et faisait monter les gens dans les chambres. Elle adorait avoir des amis pour regarder les films pornos réalisés aux fêtes. Ils s'asseyaient en riant pendant que les couples se pelotaient et faisaient l'amour sur le lit. La plupart d’entre eux ne savaient même pas qu’ils avaient été filmés".); il est retrouvé mort dans son appartement en 2019 d'abus d'alcool et de médicaments alors qu'il venait d'avoir 50 ans.
Avant sa mort, Diana Dors avait confié à son fils aîné Mark Dawson qu'elle possédait près de 2 millions de livres sterling placés dans des banques en Europe, en lui donnant une feuille de papier avec un code crypté qui révélerait où se trouvait l'argent et précisant qu' Alan Lake connaissait le déchiffrage du code; mais leur décès laissa Mark Dawson avec le code insoluble. Il se tourna vers des spécialistes en criminalistique informatique qui parvinrent à ne déchiffrer qu'une partie (une liste de noms et de villes), mais qu'il manque une autre page permettant de compléter avec les prénoms et les coordonnées bancaires. Le mystère n'a jamais été résolu et même un documentaire en 2003 a retracé cette histoire rocambolesque.

diana_dors-1980s On April 15, 1984, she makes what will be her last public appearance in a London cabaret. After having felt acute stomach pains, she collapses at home and dies on May 4, 1984 in hospital, following a recurrence of ovarian cancer; she is 52 years old. Alan Lake doesn't recover from her death: he burns Diana's clothes and he commits suicide on October 10, 1984, first taking their son to the railway station, he shoots himself in the mouth in Jason's room, 16 years to the day after their meeting; he is 43 years old. Their big house (Ochard Manor) is sold, and the contents are auctioned -by Sotheby's- and debts are repaid; which leaves little money for the legacy of their 14-year-old son Jason Lake who is declared a ward of the nation (he goes to live in the United States with his half-brothers). He would struggle with depression all his life, falling into alcoholism, medications and drugs and describing to the media his chaotic childhood (to drink champagne to calm him down, or smoke marijuana at 9 years old - he will say in particular: "when I came home from school, my father got drunk with Richard Harris and Oliver Reed"; "I was only 7 years old and I was at my mom's parties. I was chatting with John Lennon and Keith Moon. Mom served cups of tea and brought people up to the bedrooms. She loved having friends round to watch the porn films made at the parties. They would sit around giggling as couples groped each other and made love on the bed. Most of them didn’t even know they had been filmed"); he is found dead in his apartment in 2019 when he has just turned 50.
Before her death, Diana Dors told her eldest son Mark Dawson that she had nearly £ 2million in banks across Europe, giving him a sheet of paper with a code that would reveal where the money was and specifying that Alan Lake knew the deciphering of the code; but their passing left Mark Dawson with the unsolvable code. He asks to computer forensics specialists who managed to decipher only a part (a list of names and cities), but that another page was missing allowing to complete with first names and bank details. The mystery has never been solved and even a documentary in 2003 relates this incredible story.


 >> Diana vs Marilyn <<

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Elles ont participé toutes les deux à des concours de beauté, les amenant à être désormais des références dans l'iconographie de la pin-up vintage des années 1950s. Décolorées en blonde platine, elles ont été l'objet des studios de cinémas et ont souffert des rôles de blondes idiotes qu'on leur donnait à jouer. Elles ont changé leur nom pour mener une carrière, prenant le nom de leur grand-mère.
Diana dira: "En Amérique, personne ne m’a jamais pris au sérieux : les gens de Hollywood n’avaient jamais vu aucun de mes films, ils pensaient de moi que je singeais Marilyn Monroe et que j’étais simplement une blonde britannique qui la copiait et essayait de surfer sur la vague de Marilyn ; et pour couronner le tout, aucun de mes films anglais n’était sortis aux USA."

- Comparaison:en mode "Pin-Up" -
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They both took part in beauty contests, leading them to now be references in the iconography of the vintage pin-up girls of the 1950s. Bleached to platinum blonde, they were the object of movie studios and suffered from the silly blonde roles they were given to play. They changed their name to pursue a career, taking their grandmother's name.
Diana will say: "In America, nobody ever took me seriously: the people of Hollywood had never seen any of my films, they thought of me that I was aping Marilyn Monroe and that I was just a British blonde who was imitate her and trying to ride on Marilyn's vogue; and to top it off none of my English films had been released in the US. "

- Comparaison: le même style -
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- Comparaison: les mêmes poses -
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Le 9 janvier 1953, Diana Dors se produit dans un cirque à Londres; apparaissant en pin-up à côté d'un éléphant.
Le 30 mars 1955, Marilyn Monroe monte sur un éléphant peint en rose du cirque Ringling Brothers à New York pour une action caritative.

On January 9, 1953, Diana Dors performs in a circus in London; appearing as a pin-up next to an elephant.
On March 30, 1955, Marilyn Monroe rides a pink painted elephant from the Ringling Brothers circus in New York for charity.

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- Avec le photographe Earl Leaf / La "Jump" sitting de Philippe Halsman-
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Le 27 mai 1958, Marilyn Monroe pose pour le photographe Richard Avedon pour une série de photographies où elle se met dans la peau d'autres grandes stars du cinéma: Lilian Russell, Jean Harlow, Theda Bara, Clara Bow et Marlene Dietrich, pour le magazine Life (publication dans l'édition du 22/12/1958). Quelques années plus tard, au début des années 1960s, Diana Dors fera la même chose; elle posera grimée en Clara Bow, Mae West, Marlene Dietrich et... en Marilyn Monroe.

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On May 27, 1958, Marilyn Monroe poses for photographer Richard Avedon for a series of photographs for which she imitates other movies stars: Lilian Russell, Jean Harlow, Theda Bara, Clara Bow and Marlene Dietrich, for Life magazine (published in the 12/22/1958 ). A few years later, in the early 1960s, Diana Dors would do the same; she will pose as Clara Bow, Mae West, Marlene Dietrich and ... as Marilyn Monroe.

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En 1967, Marilyn Monroe et Diana Dors font parties des nombreuses célébrités de la pop culture présentes sur la couverture de l'album culte des Beatles "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" ; Diana Dors étant bien plus mise en valeur (elle est en statue de cire, au premier plan) que Marilyn (image cartonnée du visage à moitié caché en noir et blanc en arrière plan). Sans doute dû à la nationalité de Diana, britannique comme les Beatles.

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In 1967, Marilyn Monroe and Diana Dors were among the many pop culture celebrities featured on the cover of the Beatles' cult album "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band"; Diana Dors being much more highlighted (she is a wax statue, in the foreground) than Marilyn (cardboard image of the face half hidden in black and white in the background). No doubt due to the nationality of Diana, British like the Beatles.

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Le parcours de vie de Diana Dors peut être aussi mis en parallèle avec celui d'une autre "Marilyn Girls": Jayne Mansfield; du théâtre avec les éloges des critiques amenant à un début de carrière prometteur, avec une célébrité éclaire au cinéma, puis la publicité à outrance, aux revues dans les cabarets et de l'importance du sexe dans leur vie.

- Diana & Jayne, Hotel Leeds, 1967 -
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Diana Dors' course of life can also be compared with one other "Marilyn Girls": Jayne Mansfield; from theater with the praise of critics leading to a promising start to their career, with a quick celebrity in the cinema, then excessive publicity, reviews in cabarets and the importance of sex in their lives.


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> Sources: 
 biographie Diana Dors sur wikipedia in english / biographie Alan Lake sur wikipedia in english
 biographie en français sur le Blog Les Scandaleuses
 Site officiel tenu par un fan  Diana Dors The Official Website and Archive
 articles "Diana Dors: Mink and millions?" sur The History Press  / "Diana Dors Sex Parties" sur Flashbak  /
 Photos HQ sur Dr Macro's / Films et presse d'époque sur Pulp International

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30 décembre 2010

27/05/1958 - LIFE Session - Marilyn / Clara Bow - Richard Avedon

Marilyn Monroe dans la peau de Clara Bow,
photographiée par Richard Avedon le 27 mai 1958;
série pour le magazine LIFE
Marilyn Monroe posing as Clara Bow,
photographed by Richard Avedon in May, 27, 1958;
photoshoot for LIFE magazine.


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 photographies signées par Avedon
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Clara Bow . . . Marilyn Monroe
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 clara_bow_HQ_8Marilyn Monroe représente une Clara Bow (1905 - 1965) pleine de fraîcheur et de gaité, insouciante et désinvolte, dans un décor festif, s'amusant avec des ballons et secouant une bouteille de champagne. Principalement connue sous le surnom de "It Girl", Clara Bow a joué dans une cinquantaine de films dans les années 1920s. Avec ses cheveux courts et son mode de vie frivole, elle reste un modèle des garçonnes, appelées "flappers" dans les années 1920. Elle reste connue pour ses succés au cinéma mais surtout ses scandales dans sa vie privée (fiancée à l'acteur Gilbert Roland, elle s'affiche avec son amant Victor Fleming, puis le trompe avec les acteurs Larry Gray et Eddie Cantor; mais le premier scandale qui la touche est le suicide simulé d'un étudiant éconduit). Le studio va alors lui bloquer 500 dollars sur son salaire en cas de nouveau scandale ! Clara était la femme fatale préférée du public américain. Mais ses changements répétitifs d'amants vont lasser le public, les scandales s'accumulent et les chroniqueurs de la presse sont souvent cruels, lui donnant l'image d'une "femme infidèle et sans cervelle". Sa secrétaire va menacer de révéler des détails intimes de la star, l'employée sera vite inculpée mais le procès va ruiner Clara. Le Coast Reporter publie "une interminable liste des amants de Clara" avec des "détails" choquants, l'accusant d'exhibitionnisme, d'inceste, d'homosexualité, de bestialité (zoophilie), de toxicomanie, d'alcoolisme, et d'avoir contracté une maladie vénérienne (la syphilis). Clara s'effondre, incapable de travailler, elle est renvoyée par la Paramount et n'a alors que 25 ans !


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