18 juin 2017

TV - Jerry Lewis, Clown Rebelle

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Dimanche 18 juin 2017 - 22h50 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Jerry Lewis,
clown rebelle

Durée : 61 min
Année et origine : 2015, France
Réalisateur: Gregory Monro

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Digne successeur des grands maîtres (Buster Keaton, Charlie Chaplin, Stan Laurel), Jerry Lewis a passé sa vie au service du divertissement. Comique, cinéaste, producteur, philanthrope... : qui se cache derrière le masque élastique de l'as de la maladresse ? Retour sur une carrière à rebondissements.

C'est le visage des empotés, des pitres, des enfants, des souffre-douleurs, toujours au mauvais endroit au mauvais moment… Dès les années 1940, Jerry Lewis connaît un succès public fulgurant, notamment grâce à son duo avec Dean Martin. Mais son passage derrière la caméra, début 1960, brouille les pistes et braque les critiques sur sa légitimité à se proclamer "cinéaste", malgré la technicité et l'originalité extraordinaires dont il fait preuve dans sa mise en scène. Dès lors, Jerry Lewis entame un bras de fer avec les studios de Hollywood, pour lesquels il écrit, produit et réalise des œuvres singulières, comme Le tombeur de ces dames ou Dr. Jerry et Mister Love, connaissant la gloire et gagnant le respect en Europe, tout en étant simultanément rejeté par les critiques et le public américains.

Subversion par le geste
"Le plus pur comique, c'est celui qui se passe du verbe", commente Pierre Étaix, l'un des nombreux intervenants, en entretien ou en archives – aux côtés, entre autres, de Martin Scorsese et Jean-Luc Godard –, du documentaire de Gregory Monro. Digne successeur des grands maîtres (Buster Keaton, Charlie Chaplin, Stan Laurel…), Jerry Lewis a passé sa vie au service du divertissement. Mais s'il a fait de son corps l'arme polymorphe d'un burlesque qui s'embarrasse rarement de mots, c'est aussi pour mettre face à elle-même une Amérique oublieuse de ses plus faibles. Une des raisons, peut-être, du peu de succès rencontré dans son propre pays et du triomphe que lui a réservé l'Europe, notamment la France, où les cinéastes de la Nouvelle Vague ont salué en lui un pair, satiriste brillant, émouvant et hilarant, de son temps.

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11 juin 2017

TV - Cary Grant, de l'autre côté du miroir

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Dimanche 11 juin 2017 - 22h45 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Cary Grant,
de l'autre côté du miroir

Durée : 52min
Année et origine : 2015, France
Réalisateur: Mark Kidel

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Un émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant (1904-1986). Gentleman affable à l'écran, âme secrètement en souffrance à la ville : derrière la vedette hollywoodienne se cache une personnalité profonde, dévoilée par une autobiographie inédite et des films amateurs personnels.
Né Archibald Alexander Leach, en 1904 à Bristol, Cary Grant se retrouve à 11 ans pratiquement orphelin quand son père fait interner sa mère sans le lui dire dans une institution psychiatrique et s'en va refaire sa vie ailleurs. Le futur héros de La mort aux trousses, disparu en 1986, vivra l'absence maternelle comme un abandon qui le suivra la majeure partie de sa vie, au fil des échecs successifs de ses relations amoureuses. N'appartenant tout à fait ni à l'Angleterre de ses origines ni à l'Amérique de son succès, l'acteur tente de résoudre ses fêlures identitaires à travers des séances de psychothérapie sous LSD. "Tout le monde voudrait être Cary Grant. Moi aussi, je veux être Cary Grant ! ", plaisante-t-il.

Archives personnelles
Consignés dans une autobiographie jamais publiée, les pensées et les doutes de celui qui fut une icône de l'âge d'or hollywoodien jalonnent le film de Mark Kidel et mettent en lumière son intimité. Tout comme les images tournées par l'acteur lui-même : sa manière de cadrer les scènes de rue ou le visage de ses proches révèlent le regard poétique qu'il portait sur le monde et la vie. À ses archives personnelles, confiées par Barbara Harris, sa cinquième épouse, et Jennifer Grant, sa fille, se mêlent les extraits des grands films de celui qui fut l'acteur préféré d'Hitchcock, et qui a été sur scène acrobate, héros comique ou tragique et, surtout, homme du monde plein de charme. Structuré par les évocations de ses séances de thérapie, cet émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant, de son enfance blessée à la célébrité, de la souffrance qu'il finit enfin, devenu père, par apprivoiser, à la sérénité.

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06 juin 2017

Doc - Le Cinéma dans l'oeil de Magnum

Le cinéma dans l'oeil de Magnum

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Année: 2017
Réalisation: Sophie Bassaler

Pays: France
Durée: 54 min

À l’occasion des 70 ans de Magnum, retour sur le lien noué entre les photographes de l'agence mythique et le monde du cinéma. Une plongée unique dans le regard des créateurs, parmi lesquels Robert Capa, Cartier-Bresson, ou Josef Koudelka.
L'agence Magnum, créée en 1947 par Robert Capa, est intimement liée au cinéma depuis soixante-dix ans. Ses photographes iconiques, Capa lui-même, Cartier-Bresson, ou plus tard Josef Koudelka ont accompagné des tournages, leurs réalisateurs et leurs vedettes. Ils ont ainsi documenté des scènes de vie quotidienne, de travail, ou choisi de s'écarter du cadre pour immortaliser leur propre vision artistique. Venant du reportage de guerre ou du documentaire, ces photographes du réel ont appliqué leurs méthodes de travail à ce monde d’illusions : appareil léger, lumière naturelle, photo sur le vif et sans retouches. Marilyn Monroe, James Dean, Kate Winslet, Michelangelo Antonioni ou Theo Angelopoulos sont passés sous l'œil de l'agence, instaurant un lien unique qui ne s'est pas défait en soixante-dix ans.
Fiction et réel
C’est par amour pour l’actrice Ingrid Bergman que Robert Capa prend la toute première photo de cinéma de Magnum sur le tournage des Enchaînés d’Alfred Hitchcock, inaugurant cette histoire entre l’agence et le cinéma. À partir de nombreux récits inédits, le documentaire retrace toute une vie d’histoires croisées entre deux mondes qu’a priori tout oppose : la fiction et le réel, comme cette rencontre en 1994 entre le réalisateur Theo Angelopoulos et le jeune photographe Josef Koudelka. Ils puiseront dans les Balkans, lieu de tournage du film Le regard d'Ulysse, des clichés et plans extraordinaires, tout en gardant chacun leur signature unique. Un témoignage passionnant sur le regard des créateurs, artistes de l'image, qu'ils soient derrière une caméra ou un appareil photo.

>> Diffusé en France sur arte le 31 mai 2017


Retranscription du passage lié à Marilyn Monroe:

(à 19min 30sec) - Peter Marlow (photographe): Quand on a ce genre de relations, cela rend les choses très différentes; ça permet d'atteindre ce niveau d'intimité.
David Hurn (photographe): L'exemple parfait, c'est Marilyn Monroe et Eve Arnold. Elles étaient très amies et totalement à l'aise ensemble.
Eve Arnold (photographe): Marilyn avait vu une série de photos que j'avais faite de Marlene Dietrich. C'était au début des années 50; ça devait être en 52. A cette époque, les photos étaient toutes retouchées. Tout était très mis en scène. Moi, je ne savais rien de tout ça, j'étais une photojournaliste. J'ai photographié Marlene comme elle était. Elle ne posait pas. Il n'y avait pas de décor ou d'éclairage, juste moi et elle qui chantait. Quelques temps plus tard, je suis allée à une fête donnée pour John Huston. C'est Sam Shaw, un ami commun, qui m'a présentée à Marilyn. Elle m'a regardée et m'a dit: "Vous avez fait du beau travail avec Marlene. Imaginez ce que vous pourriez faire avec moi." J'ai trouvé ça merveilleux. Il se dégageait d'elle une vraie naïveté, mais en même temps, elle avait le sens de son image et savait se vendre. Je suis sûre qu'elle a tout de suite sentie ce que nous pourrions faire ensemble. Un jour, une nuit plutôt, vers 4 heures du matin, elle m'a appelée pour savoir si j'acceptais de la rejoindre à 10 heures du matin à l'aéroport. J'aurai droit à un reportage exclusif, car elle voyageait seule avec son coiffeur.
Isabella Rossellini (actrice, réalisatrice): Eve avait sa délicatesse qui je pense, lui a permis de gagner la confiance d'autres actrices. Notamment, celle de Joan Crawford.

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(... à 21min 50sec) - Eve Arnold: C'était à Chicago durant une escale qui s'éternisait. Marilyn est allée aux toilettes et comme je suis une femme, je l'ai suivie. Je n'avais pas l'intention de la photographier, mais elle était si belle avec sa jupe relevée sur ses petites jambes potelées. J'avais toujours pensé qu'elle était mince. Elle avait cette merveilleuse capacité à se faire plus grande qu'elle n'était.
David Hurn: Cette photo est tellement intime. Et j'aime à pense que Eve était si proche d'elle, que Marilyn lui faisait tellement confiance. Cette photo, pour moi, c'est la quintessence de la photographie.

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Eve Arnold: Je l'ai photographiée sur une période de 10 ans. La plus courte de nos séances n'a duré que deux heures et la plus longue, deux mois, sur le tournage du film "The Misfits" de John Huston. Arthur Miller avait écrit une nouvelle dans laquelle il racontait l'histoire de trois hommes qui travaillaient dans le désert et capturaient des mustangs qu'ils vendaient ensuite pour faire de la nourriture pour chiens. C'est dans ce cadre sauvage qu'apparaît Marilyn. Clark Gable et Marilyn étaient le couple vedette. Il y avait aussi Montgomery Clift, Eli Wallach. Le film a été conçu dans le but de donner enfin un rôle sérieux à Marilyn.

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Alain Bergala (essayiste): Les "Misfits" est totalement exceptionnel sur plein de points. Mais quand le film a commencé à se tourner, personne ne pouvait savoir à quel point, ce serait un film exceptionnel.
Voix Off: Le tournage du film "The Misfits" est un cas unique dans l'histoire des relations entre photographie et cinéma. Neuf grands photographes de Magnum Photos vont suivre ce tournage chaotique durant les trois mois de l'été 1960 à Reno et dans le désert du Nevada. Se succédant deux à deux toutes les deux semaines. Cet accord exceptionnel n'était pas uniquement le fait des liens de John Huston et de l'agence, mais revient à l'initiative de Lee Jones, à l'époque responsable des projets spéciaux du bureau de New York, qui a eu le pressentiment que ce film au casting de rêve mériterait une couverture exceptionnelle.

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Alain Bergala: C'était la première fois dans l'histoire du cinéma où une agence obtenait l'exclusivité. Alors que toute la presse du monde aurait voulu être là. Il l'a obtenu pour une raison simple c'était que Marilyn était déjà mal en point au début du tournage et si elle avait vu arriver des photographes du monde entier, elle aurait craqué.

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Voix Off: Les deux premiers photographes à arriver à Reno sont Inge Morath et Henri Cartier-Bresson.
Agnès Sire (directrice de la fondation Henri Cartier-Bresson): Cartier-Bresson, ça ne l'intéressait pas du tout. Et puis il a entrepris un voyage aux Etats-Unis l'année du tournage des "Misfits" et je pense que Lee Jones et tous les autres à Magnum lui ont dit: "Ca serait bien, on a l'exclu sur ce tournage. Ca serait bien que tu viennes, il y a Marilyn Monroe, etc..." Donc, il est allé sur le tournage; il n'est pas resté très longtemps. Mais il a fait beaucoup de photos; il a fait un portrait de Marilyn Monroe qui est très, très beau. Sa définition du portrait, qui est l'idée de saisir le silence intérieur d'une victime consentante, on voit vraiment, dans la photo de Marilyn Monroe, son silence intérieur.

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Inge Morath (photographe -en 2001): Tout était exotique. Le caractère si américain du film était aussi exotique pour nous. Nous adoptions un point de vue très européen.
Agnès Sire: Arthur Miller a donc épousé Inge Morath qu'il a connue sur ce tournage des "Misfits". Arthur Miller était encore marié à Marilyn Monroe, mais c'était en train de se déliter totalement.
Alain Bergala: C'est hallucinant ce qu'on voit là dans les photos de ce tournage. Des scènes privées. C'est à dire que tout était destroy et du coup, tout était possible. Le photographe pouvait rentrer et faire la scène du ménage qui avait lieu à côté. Cela a évidemment beaucoup joué. Et ils ont senti ça, que tout allait mal.

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Elliott Erwitt (photographe): Le chaos qui régnait sur le tournage était dû aux constants retards de Marilyn, à sa nervosité, et à sa grande détresse de façon générale.
Alain Bergala: Quand les acteurs arrivent, ils sont tous en très mauvais état. Clark Gable n'est pas en mauvais état mais il est très vieux, et Marilyn, ce film se trouve être son dernier film et elle le fait en très très mauvais état.
Bruce Davidson (photographe): Ce n'est pas le sex-appeal de Marilyn qui m'a attiré, mais sa fragilité. C'était une artiste qui luttait contre la dépression. Il y a cette photo que j'ai prise d'elle avec Huston qui m'a mis mal à l'aise. Elle souffrait beaucoup.

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Susan Richards (auteure): Monty Clift était un peu comme  elle. Les acteurs que Dennis trouvait les plus humains sortaient souvent de l'Actor's Studio. Ils essayaient de rester eux-mêmes à Hollywood où tout le monde porte un masque. Et Monty Clift ne jouait pas ce jeu là.
Alain Bergala: L'homosexualité qu'il s'interdisait de faire savoir, névrose absolue, drogues, lui, il avait tout à la fois. Et c'est magnifique. Evidemment, la scène dans l'arrière-cour où ils sont tous les deux complètement destroy, parce qu'ils étaient réellement destroy. Et Huston détestant les homosexuels... En plus, c'était pas simple pour eux, le rapport avec Huston.
Marilyn Monroe: Ce travail peut être si... On essaie d'être sincère. Cela nous amène parfois au bord d'une sorte de folie. Ce n'est pas vraiment de la folie. Il s'agit plutôt d'essayer d'extraire de soi une part de vérité. Et c'est très dur. Enfin, disons, que c'est pas facile.
Alain Bergala: Marilyn, comme toutes les stars, contrôlait les images qu'on pouvait montrer d'elle. Sur les photos qu'elle ne voulait pas voir diffuser, on voit tout ce qui la menace. C'est à dire pour elle, la beauté n'était pas donnée, n'était pas acquise, qu'est ce qu'il a fallu de travail et d'efforts pour qu'on ait une autre image que ça. Cette lutte l'a tuée. D'être toujours une image, à un moment, ça ne tient plus. C'est le film où ça ne tient plus.
Eve Arnold: On l'a tous utilisée, cela ne fait aucun doute. Nous, photographes, devons accepter le fait qu'on a besoin de l'image des autres. Bien sûr, sans la photographie, Marilyn n'aurait jamais été Marilyn. On l'aurait jamais vue car c'est ainsi que beaucoup de gens l'ont découverte. C'est un cercle vicieux, tout le monde utilise tout le monde. Elle m'a utilisée pour l'aider à aller là où elle voulait, moi et des centaines d'autres. Je n'étais pas unique. J'était unique que dans le sens où elle faisait totalement confiance.

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Elliott Erwitt: Les photographes qui ont travaillé sur ce tournage n'étaient pas des paparazzis. Nous étions des photographes Magnum. Personne ne cherchait à nuire ou à créer de scandales. Je ne pense pas qu'il y ait eu des gens comme ça parmi nous.
Voix Off: Le tournage des "Misfits" s'achève le 4 novembre 1960. Le lendemain, Clark Gable est victime d'une crise cardiaque dont il décèdera quelques jours plus tard. Rarement la frontière entre la fiction et la réalité fut aussi mince; et la proximité entre les photographes et les stars aussi grandes.
Alain Bergala: C'est un film 'bascule'. Le cinéma hollywoodien ne sera jamais plus la même chose qu'avant. C'est terminé, donc Il a filmé, en même temps, la décomposition d'un système.
Voix Off: Concurrencé par la télévision, le système des studios s'est essouflé. Et bientôt, les grands magazines suivront. Pour Magnum et le cinéma, une page se tourne.

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09 avril 2017

A la TV - Harold Lloyd, L'intrépide génie comique d'Hollywood

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Dimanche 9 avril 2017 - 23h25 - Arte
- à revoir en replay pendant 7 jours-

Documentaire - Harold Lloyd
L'intrépide génie comique d'Hollywood

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Durée : 53min
Année et origine : 2016, Allemagne
Réalisateur: Andreas Baum

Avec Buster Keaton et Charlie Chaplin, il fait partie des comiques les plus inventifs du cinéma muet américain. Aussi habile à imaginer des gags visuels qu'à réaliser d'incroyables cascades – souvent grâce à d'ingénieux trucages –, Harold Lloyd a connu la célébrité à l'écran plus de deux décennies durant, jusqu'à l'avènement du parlant. Né en 1893 dans le Nebraska, l'acteur a débuté, sans le sou, comme figurant dans les studios californiens avant de commencer, au début des années 1910, une fructueuse collaboration avec le producteur-réalisateur Hal Roach, puis de s'en émanciper en créant son propre studio. Régalant le public avec les pitreries de son personnage à lunettes, le comédien est notamment entré dans la mémoire collective avec la scène, où, bravant le vide, on le voit s'accrocher à l'aiguille d'une horloge (Monte là-dessus, 1923). Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1953, propriétaire de l'une des plus luxueuses propriétés de Beverly Hills, Harold Lloyd a tenu la vedette de plus de deux cents films, du court au moyen métrage, avant de se consacrer avec le plus grand sérieux à d'autres hobbies, comme le bowling et la photographie 3D. Raconté par des historiens du cinéma ainsi que par sa petite-fille, Suzanne Lloyd, nourri d'extraits de films muets, d'archives et d'anecdotes, le portrait savoureux de l'une des premières gloires du cinéma américain.

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20 janvier 2017

Doc - Yves Montand, l'ombre au tableau

Yves Montand,
L'ombre au tableau

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Année: 2015
Réalisation: Karl Zero, Daisy d'Errata

Pays: France
Durée: 59 min

Vingt-cinq ans après sa mort, Karl Zéro et Daisy d'Errata offrent un portrait fouillé et touchant d'Yves Montand, interrogeant les multiples facettes, glorieuses ou pathétiques, et les fêlures de la star.
Le timbre profond des "Feuilles mortes", l'air d'enfant vieilli de César et Rosalie, le cabotin sublime du Milliardaire… : dans la chanson comme au cinéma, Yves Montand a été immensément populaire, dépassant son statut de saltimbanque pour devenir, au côté de sa femme Simone Signoret, l'icône de toute une génération. Pourtant, rien n'aura été facile pour l'acteur, né Ivo Livi, disparu le 9 novembre 1991 à l'âge de 70 ans. Celui qui a débuté au cabaret, avant d'être repéré par Édith Piaf, aura passé sa vie à frôler le scandale amoureux tout en fonçant tête baissée dans tous les combats de son temps, quitte à se fourvoyer, du communisme encore stalinien au libéralisme bon teint.
Lignes de fuite
Pour ce deuxième numéro de leur collection après Charles Trenet, l'ombre au tableau, Karl Zéro et Daisy d'Errata interrogent les multiples facettes, glorieuses ou pathétiques, et les fêlures de la star Yves Montand. Le couple de réalisateurs met en évidence les lignes de fuite d'une existence et d'une personnalité complexes, que la célébrité a longtemps dérobées aux regards, à travers de nombreuses archives, pour certaines inédites ou oubliées, mais aussi des entretiens approfondis avec ses proches : Jean-Louis Livi, son neveu, le cinéaste Costa-Gavras, qui lui a donné ses rôles politiques les plus marquants, de L'aveu à Z, Bernard Kouchner, qui fut à la fois un compagnon politique et un ami, et l'animateur Benjamin Castaldi, fils de Catherine Allégret. Il évoque les attouchements dont cette dernière, fille de Simone Signoret, a dit avoir été victime, toute petite, de la part de son beau-père. Entre ombre et lumière, un portrait sans concession et pourtant émouvant.

>> Diffusé en France sur arte le 15 janvier 2017


 Retranscription du passage lié à Marilyn Monroe:

(à 22min 20sec) (extrait d'une interview) journaliste: "On dit que vous allez partir prochainement pour les Etats-Unis, qu'est-ce que vous allez leur chanter ?"
Yves Montand: "La même chose que j'ai chanté à Moscou, la même chose qu'à Paris, pourquoi changer ?"
Evidemment, quand Montant part pour les Etats-Unis chanter à New York puis donner la réplique à Marilyn Monroe, on tremble pour Simone, car avec Yves, c'est toujours un peu: "n'importe où, n'importe comment, mon amour, jpeux pas faire autrement" (extrait d'une chanson de Montand).
(extrait d'une interview) journaliste: "Simone Signoret, expliquez-moi ce qui est arrivé à Yves Montand ?"
Simone Signoret: "Il est venu à New York, puis il a chanté, puis ça a marché. Et c'est de là que tout est parti."

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C'est dans la plus célèbre émission de variétés de la télévision américaine, la Dinah Shore Show, que Yves Montand a emporté ce triomphe qui commenca par un dialogue. (extrait du sketch de Montand sur la prononciation du "h" en anglais dans l'émission "The Dinah Shore Chevy Show, 1959).

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(extrait de l'émission The David Letterman Show, 19 mai 1987) David Letterman: "Quand vous avez fait vos débuts dans le cinéma américain, vous ne parliez pas anglais, n'est-ce pas ?"
Yves Montand: "J'étais comme ça, comme maintenant je veux dire."
David Letterman: "Vous avez travaillé avec Marilyn Monroe. Il y avait... Je ne sais même pas comment aborder ce thème. Mais... parfois, un homme et une femme, tournant un film ensemble, en tant que co-stars... Vous voyez... ce que je veux dire. Vous n'aviez pas besoin de traducteur pour ça ?"
Yves Montand: "Très juste... très juste, très juste... Non... c'était un film agréable."

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En vérité, Marilyn fut plus une foucade, une aventure digne du guiness-book dont il se vanterait plus tard auprès de ses amis, qu'un véritable amour. Aux Etats-Unis, il oublie donc un temps la cause du peuple et les masses laborieuses. Le grand soir a bien lieu, mais dans les bras de Marilyn Monroe, sous l'oeil impavide de Simone. 

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Benjamin Castaldi (petit-fils de Simone Signoret): "Il m'a fait des confidences sur beaucoup de choses. Marilyn n'est pas un secret, mais c'est vrai que quand il vous raconte Marilyn, on a l'impression que ce n'était pas de sa faute. Elle est arrivée, elle a vraiment insisté, et il s'est dévoué". (sur un ton moqueur).
voix d' Yves Montand: "C'est à dire que si j'avais pu l'éviter, je l'aurai évitée, j'ai pas pu l'éviter, ben bon, jme demande d'ailleurs, si un homme normalement constitué et sain d'esprit et de corps aurait pu résister à rester trois mois seul dans -puisqu'on en parle- dans les bras de mademoiselle Marilyn Monroe. Je ne crois pas, hein. Je crois que c'est difficile."

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Benjamin Castaldi : "Je pense c'était un séducteur, c'est à dire qu'il ne pouvait pas s'empêcher quand il croisait une femme de ne pas rentrer dans un processus de séduction. Mais toutes les femmes, c'est à dire n'importe quelle femme. Jpense qu'il avait ce besoin, animal peut être, de provoquer, de déclencher, la séduction, et plus si affinités."
(extrait interview) voix de Patrick Poivre d'Arvor: "Yves Montand, est-ce qu'il vous est arrivé de faire de la peine à Simone Signoret ?"
Yves Montand: "Oui, beaucoup. Oui... beaucoup. Elle a été parfaite, je ne voudrais pas revenir là-dessus, parce que ça me gêne mais... elle a été très très bien."
(extrait d'une interview) Yves Montand: "Je crois que les plus belles pages que j'ai pu lire sur Marilyn, c'est finalement Simone qui les a écrites. Parce qu'elle dit exactement ce qu'était Marilyn, d'une façon formidable, avec grande tendresse et d'une grande agilité, ce qui est très bien."
Benjamin Castaldi : "Avoir été cocufiée aux yeux et à la vue de la terre entière, pas aux yeux de tous, mais de la terre entière, je ne sais pas ce qui s'est passé après entre eux, je ne sais pas comment ça s'est réglé. Ma grand-mère a balayé tout ça de façon très intelligente en disant 'Vous connaissez beaucoup d'hommes qui n'auraient pas succombé à Marilyn'".

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(extrait d'une interview) journaliste: "C'est vrai dans le fond, on est tellement habitué de vous voir ensemble, c'est à en oublier à quel point vous étiez unique. C'est assez rare."
Simone Signoret: "C'est gentil ce que vous dîtes."
journaliste: "Est-ce que par hasard, vous vous aimeriez ?"
Simone Signoret: "On s'aime et on s'aime bien. On s'aime bien et on s'aime."
Montand fait montre d'un sixième sens fascinant pour noyer le poisson.
(extrait d'une interview) Yves Montand: "Simone est contente, à la minute où elle se réveille, où elle se couche. Elle lit un bouquin, elle est ravie, elle va faire une course, elle est ravie, elle rencontre quelqu'un, elle est ravie, elle boit un scotch, elle est ravie. Elle est contente, tandis que moi, je ne joue pas l'enthousiasme, elle est enthouasiaste".

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30 novembre 2016

Docu - Truman Capote, Enfant terrible de la littérature américaine

Truman Capote,
Enfant terrible de la littérature américaine

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Année: 2016
Réalisation: Adrian Stangell

Pays: Allemagne
Durée: 53 min

Une évocation passionnée de la vie et de l’œuvre de Truman Capote, auteur flamboyant et incorrigible mondain. Aux documents d'archives se mêlent des extraits des nouvelles et des romans de l'auteur, depuis "Les domaines hantés", son premier roman publié, jusqu'à son testament littéraire, l'œuvre inachevée "Prières exaucées".
Figure mondaine, auteur surdoué aussi célèbre pour son œuvre que pour ses frasques, Truman Capote (1924-1984) s’est fait connaître du monde entier en 1958 grâce à un court roman, Petit déjeuner chez Tiffany (adapté au cinéma dans Diamants sur canapé, avec Audrey Hepburn). Cinquante ans après sa parution, son "roman-vérité" De sang-froid (1965) n’a rien perdu de sa profondeur, et reste un monument de la littérature criminelle. Le documentaire suit l’ascension de ce jeune homme des classes populaires de La Nouvelle-Orléans, propulsé dès l’adolescence dans le monde journalistique et littéraire new-yorkais avant de devenir une figure de la jet-set.
Gloires et déconvenues
Amis, admirateurs, biographe et spécialistes évoquent l’héritage littéraire de ce talent d’exception, racontant avec passion ses gloires et ses déconvenues. Aux documents d’archives – dont des interviews marquantes de Truman Capote – se mêlent des extraits des nouvelles et des romans de l’auteur, depuis Les domaines hantés, son premier roman, jusqu’à son testament littéraire, l’œuvre inachevée Prières exaucées.

>> Diffusé en France sur arte le 16 novembre 2016


Retranscription des passages liés Marilyn Monroe:

(à 1min 45sec) 5ème avenue, n°727. Bienvenue chez Tiffany & Co, célèbre joailler new-yorkais, entré dans l'histoire de la littérature mondiale grâce à cet homme: Truman Capote. "Petit déjeuner chez Tiffany" est l'ouvrage le plus connu de Truman Capote. Au cinéma, c'est la légendaire Audrey Hepburn qui a incarné Holly Golightly, cette jeune texane fraîchement débarquée à New York en quête d'une vie nouvelle, de glamour, et d'elle-même.
Deborah Davis, écrivain: "Son style est admirable. Ses phrases sonnent comme une musique quand on les lit à haute voix."
(lecture d'un extrait): "Elle portait toujours ses lunettes noires, était toujours très soignée, témoignait dans ses toilettes d'un bon goût concerté à base de bleu et de gris, d'une absence de tape à l'oeil qui ne lui donnait que plus d'éclat."
Au moindre coup de blues, Holly Golightly, obsédée par les bijoux, fait une halte devant la vitrine du célèbre joailler.
Le roman est devenu un classique. L'écriture de Truman Capote y est pour beaucoup.
Peter Haag, éditeur: "Capote est un styliste. Il n'est jamais ennuyeux. Ses personnages sont si bien campés qu'ils prennent corps aussitôt. Il a un ton pour décrire les situations. C'est aéré, léger et intelligent."
(lecture d'un extrait): "On devrait pouvoir épouser des hommes ou des femmes ou... écoute, si tu venais me trouver pour me dire que tu voulais me mettre à la colle avec un cheval de course, je respecterai tes sentiments. Non, sans blague, l'amour devrait être permis ! Je suis pour à fond."
S'il est normal qu'aujourd'hui une jeune femme profite de la vie, et qu'elle ait beaucoup d'amis hommes; à l'époque, Holly Golightly fait figure de fille facile.
Gerald Clarke, biographe: "Holly Golightly n'est pas une prostituée. C'est une jeune femme qui fait des faveurs aux messieurs fortunés. On ne sait pas si elle couche avec eux ou pas."
Dans le livre, Holly est une fille de la campagne. Dans le film, une jeune femme élégante et raffinée. Bien qu'ami avec Audrey Hepburn, Capote trouvait ce choix malencontreux. Il aurait préféré voir Marilyn Monroe dans le rôle d'Holly.
Bob Colacello, écrivain et photographe: "La plupart des gens ne connaissent que le film avec Audrey Hepburn. Hollywood a beaucoup aseptisé l'histoire, comme le reste à l'époque. Dans les séries télé des années 50s, les couples dormaient dans des lits jumeaux, jamais dans un grand lit."

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(à 21min 26sec) Truman Capote s'entoure de riches héritières, comme Gloria Vanderbilt ou de comédiennes et chanteuses, comme Pearl Bailey. Des grandes amies qu'il surnomme affectueusement "My swans" ("mes cygnes").
Deborah Davis, écrivain: "Il adorait les nighclubs et il adorait les femmes. Très jeune déjà, il s'entourait de belles dames. Ses relations étaient platoniques mais essentielles pour lui."
Jeune homme, Truman rêvait d'être richissime. Il s'avoure d'autant plus cette proximité nouvelle avec le gratin. Son "cygne" préféré est le mannequin Babe Paley. Comme toutes ces dames du grand monde, elle est en quête constante d'amusement et nul n'est plus amusant que Truman.
Deborah Davis, écrivain: "Truman veillait à ce que leur rouge à lèvres soit impeccable, repérait les couturiers qui les mettait le plus en valeur. il s'intéressait aux menus de leurs dîners, à tout ce qui les préoccupait elles-mêmes. Et il les écoutait, les conseillait. Il était leur meilleur ami."
Truman Capote n'a jamais caché son homosexualité, bien au contraire. Ainsi, il peut flirter ouvertement avec des femmes mariées, sans que leur mari ne leur jalouse. Ces messieurs ne voient rien à redire à ce que leurs femmes confient leurs secrets à Truman. Une naïveté qu'ils regretteront plus tard.

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Capote observe les riches new-yorkais avec une pointe d'enthousiasme et d'envie. Il devient le point de mire de chaque soirée, l'amuseur de la jet set. Il peut bientôt se permettre d'être très exigeant avec ses accompagnatrices, comme il le révélera plus tard dans un autoportrait.
(lecture d'un extrait de The Dogs Bark): "Il y a des hommes avec qui j'aime déjeuner, et dans l'ensemble, je préfère les femmes belles, ou du moins, extrêmement séduisantes, très vives d'esprit et au courant. Mais je ne pense pas qu'une femme mérite la note maximale tant qu'elle n'atteint pas et ne maintient pas une certaine qualité de style, d'apparence et de bon sens enjoué qui dépasse le niveau facile de séduction propre à la jeunesse."
Parmi celles qui le mérite, il range Marilyn Monroe. Au début des années 50s, Truman lui consacre, comme à d'autres célébrités, un portrait qui fait sensation. Daniel Kehlman, auteur à succés en Allemagne, vit quelques mois par an à New York. Il a publié plusieurs articles sur Truman Capote, dont il apprécie particulièrement les impressions de voyages et les portraits.
Daniel Kehlman, écrivain: "Il était impitoyable envers ceux sur qui il écrivait. Pas dans le sens où il les dénaturait, il restait très près de qu'il estimait être la réalité. Mais son oeuvre se nourissait très souvent de cette proximité, de cette intimité qu'il créait sciemment avec eux."
Cela vaut peut être aussi pour son portrait de Marilyn Monroe.
Truman Capote: "Je connaissais Marilyn bien avant qu'elle ne devienne une star de cinéma. Nous avons toujours été très bons amis. Je n'y avais jamais réfléchi, mais nous avions énormément de points communs. C'est peut être pour cela que nous étions si proches."
(lecture d'un extrait): "La lumière baissait. Marilyn semblait s'estomper avec elle, se fondre dans le ciel et les nuages, s'amenuiser au loin. Je voulais élever la voix, couvrir le cri des mouettes, la rappeler: Marilyn, Marilyn ! Pourquoi faut-il toujours que les choses tournent de cette façon ? Pourquoi faut-il que la vie soit tellement dégeulasse ?"

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22 mars 2016

Docu - Tony Curtis, Le Gamin du Bronx

Tony Curtis,
Le Gamin du Bronx

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Année: 2011
Réalisation: Ian Ayres

Pays: France
Durée: 56 min

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De la tragédie de l'enfance à l'apaisement des dernières années, de "Certains l'aiment chaud" à "Amicalement vôtre", un voyage intime avec Tony Curtis (1925-2010), l'un des premiers sex-symbols masculins d'Hollywood.
>> Diffusé en France sur arte le lundi 21 mars 2016

Retranscription des passages évoquant Marilyn Monroe:

(à 16min 50sec) Hollywood ne manque pas non plus de jeunes starlettes ambitieuses. Certaines, plus prometteuses que d'autres. Une en particulier attire l'attention de Tony.
Tony Curtis: "Marilyn et moi, on s'est rencontré en 1948. Elle avait les cheveux auburn, et elle portait des chemisiers transparents qui laissaient entrevoir le bout de ses seins. Ohhh.. tous les scènéristes se penchaient depuis le deuxième étage pour la regarder passer et ils l'applaudissaient. Elle se dirigeait vers le portail, elle n'avait pas de voiture. En la voyant partir à pied, je me suis dit 'C'est ma chance'. Le policier qui gardait le portail était un bon copain et il lui a dit 'C'est un type en or. Vraiment, c'est quelqu'un de bien, vous pouvez monter avec lui.' Elle l'a fait ! Une fois chez elle, je l'ai invitée à sortir avec moi, elle a accepté. Elle m'a donné le numéro de son petit hôtel."
Tony se fait prêter la maison d'un ami sur la plage de Malibu. Après être passé prendre Marilyn, il s'arrête dans un épicerie et achète un délicieux dîner pour leur soirée en tête à tête. Il a imaginé une soirée romantique, organisée dans les moindres détails.
Tony Curtis: "Les steaks et le poulet ont brûlé. J'ai renversé le vin, la salade est tombée des assiettes, c'était le pire des dîners ! Mais on a fait l'amour. Cela a été une expérience formidable pour tous les deux. Je savais ce qu'elle ressentait parce que je le ressentais moi-même. Tous les deux, on vivait là quelque chose de totalement nouveau !"

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(à 33min 40sec) Après avoir bravé la discrimination raciale, Tony accepte d'incarner le rôle d'un travesti dans un film qui joue sur la confusion entre les sexes.
Allan Hunter (Journaliste et Biographe): "Certains l'aiment chaud, aujourd'hui, est la plus grande comédie de tout les temps. Mais à l'époque, c'était très risqué. Deux stars masculines, déguisés en femmes, dans une oeuvre hybride, mi-film de gangster, mi-comédie. Cela aurait pu donner quelque chose de mauvais goût. Et Tony prenait un risque. D'ailleurs, il a avoué ne pas être très à l'aise avec le fait de devoir changer de sexe. Mais comme toujours, l'instinct de l'acteur a pris le dessus. Une seule question: comment être crédible ? Son inconfort et son égo sont devenus secondaires et il s'est borné à jouer un personnage dans une situation déséspérée qui doit devenir une femme convaincante, c'est tout."
Marian Collier (Actrice): "Un jour, ils sont arrivés sur le plateau en disant 'Il y a une audition pour une publicité. On y va, les filles ?' On y est tous allés, Tony y compris. Devinez qui a été pris ? Tony Curtis ! C'était lui la plus jolie. Mais à la fin, il leur a dit "Je ne suis pas une femme'".
Debbie Reynolds (Actrice): "Etre un bon acteur est un don du ciel. Soit vous faites rires, soit vous ne faites pas rire. Vous êtes drôles ou vous ne l'êtes pas. Vous avez le don ou vous ne l'avez pas. Et Tony l'a."
La patience d'un acteur n'a pas une durée illimitée en talons aiguilles. Pendant quatre mois, Marilyn oblige Tony Curtis et Jack Lemmon, travestis de la tête aux pieds, à l'attendre pendant des heures. Avant qu'elle ne daigne enfin à rejoinde le plateau. Comme toute l'équipe de tournage, Tony finit par enrager.
Les sentiments que Tony avait éprouvé pour Marilyn ont bien changé. Le comportement de Marilyn lui rappelle les abus infligés par sa propre mère.
Marian Collier: "Tony lui en voulait. Il lui en voulait beaucoup. Un soir, au visionnage des rushes, on y était tous, il était au fond, il a dit 'L'embrasser, c'est comme embrasser Hitler'".
Mamie Van Doren (Actrice): "Le connaissant, il a dit ça pour faire sensation. Pour faire le malin, et attirer l'attention. Au fond, il ne le pensait pas."
Tony Curtis: "J'ai connu cinq ou six filles qui embrassaient admirablement. Marilyn était de celles-là, elle faisait partie de la sélection."

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20 mars 2016

A la TV - Tony Curtis, le gamin du Bronx

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 Lundi 21 mars 2016 - 22h50 - Arte
- à revoir en replay pendant 7 jours-
Rediffusion ?

Documentaire - Tony Curtis, le gamin du Bronx

Durée : 56 minutes
Année et origine : 2011, France
Réalisateur: Ian Ayres

De la tragédie de l'enfance à l'apaisement des dernières années, de "Certains l'aiment chaud" à "Amicalement vôtre", un voyage intime avec Tony Curtis (1925-2010), l'un des premiers sex-symbols masculins d'Hollywood.

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Yeux de braise, coiffure de rebelle et torse lisse, qu'il dénude volontiers: à l'aube des années 1950, à 24 ans, Tony Curtis, né Bernard Schwartz, fut l'un des premiers sex-symbols masculins d'Hollywood. Dès son plus jeune âge, sur le pavé du Bronx, il a misé sur son charme et son énergie pour échapper aux naufrages de son enfance: une famille d'émigrés juifs hongrois engluée dans la misère, une mère schizophrène qui le bat, un petit frère tendrement aimé, renversé à 9 ans par un camion. Engagé volontaire dans la marine pour combattre le nazisme, ce mordu de cinéma apprend après la guerre les rudiments du métier d'acteur. Repéré par Universal avant même de décrocher son diplôme, il échappe assez vite à l'anonymat du menu fretin des studios, marigot impitoyable éclairé par une brève liaison avec la starlette Marilyn Monroe. En 1951, son mariage avec Janet Leigh, l'une des stars de la MGM, lui permet d'accéder à de vrais rôles de composition, notamment Trapèze, puis Le grand chantage. S'il se prête goulûment aux diktats de la célébrité, il n'hésite pas à afficher son combat contre la ségrégation (notamment lors du tournage de La chaîne, avec Sidney Poitier) ou à défendre l'ambiguïté sexuelle d'un rôle (Spartacus). Et son irrésistible prestation dans Certains l'aiment chaud (1959), aux côtés de Jack Lemmon et de Marilyn, qu'il en vient à haïr pour ses retards légendaires, est entrée au panthéon du septième art.

Fantômes
À ces années flamboyantes succède un long et douloureux déclin. Même s'il tourne encore quelques grands films (Le dernier nabab, L'étrangleur de Boston) et savoure un grand succès de télévision avec Amicalement vôtre, Tony Curtis est rattrapé par les fantômes de l'enfance. Avant de trouver, sur le tard, une forme de sérénité auprès d'une énième conquête, loin du cinéma. Et c'est en paisible retraité qu'il témoigne dans ce film tourné peu avant sa mort, en 2010. Entre ombre et lumière, archives et témoignages (outre Tony Curtis, Debbie Reynolds, Piper Laurie, Harry Belafonte...), un voyage intime avec l'une des dernières icônes de l'âge d'or hollywoodien.

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06 mars 2016

A la TV - Révélations sur la mort de Marilyn

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 Vendredi 26 février 2016 - 15h40 - France 5
- à revoir en replay pendant 7 jours-
Rediffusions: Samedi 12 mars à 1h00
Dimanche 20 mars à 14h45

Documentaire - Révélations sur la mort de Marilyn

Durée: 50 min
Réalisation: Renny Bartlett , Ed Hower

Année: 2014, Grande-Bretagne
>>  site france5.fr
Résumé: Cette série propose de décrypter des affaires célèbres encore non élucidées, à l'aide de nouveaux éléments scientifiques et de pièces à conviction inédites qui relancent l'enquête. 5 août 1962, Marilyn Monroe est retrouvée morte à son domicile de Los Angeles. L'autopsie conclut à un suicide probable. Mais cette version des faits n'a jamais totalement convaincu. Une rumeur vient de refaire surface. Le soir de sa mort, Marilyn Monroe se serait disputée avec un homme dont le nom reste absent du rapport d'enquête. La confrontation se serait soldée par l'assassinat de l'actrice. De mystérieux enregistrements et des témoignages passés sous silence apportent un nouvel éclairage.
Intervenants:
Chris Eptin (écrivain et journaliste)
Richard Buskin (co-auteur de "The Murder of Marilyn Monroe: Case Closed")
Darwin Porter (biographe)
Robert Watson (historien spécialisé dans les Présidents USA)
Buddy Greco (Historien, ancien chanteur au Cal Neva)
Jack Clemmons (ancien policier - extrait interview de 1992)
George Masters (coiffeur de Marilyn - extrait audio de 1988)
Jeff Platts (expert en sécurité, neveu de Masters)
Sam York (préfet Police - extrait interview de 1985)
Raymond Strait (écrivain, ancien attaché de presse)
Fred Otash (extrait interview de 1985)
James Hall (ancien ambulancier - extrait interview de 1992)
Jay Margolis (co-auteur de "The Murder of Marilyn Monroe: Case Closed")

 

29 novembre 2015

A la TV - Destins secrets d'étoiles

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 Lundi 7 décembre 2015 - 20h55 - France 3
- à revoir en replay pendant 7 jours -
Rediffusion: Lundi 21 décembre 2015 à 23h20

Documentaire
- Destins secrets d'étoiles
Grace, Jackie, Liz, Marilyn...

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 Durée: 110 minutes
Année: 2015
Réalisation et commentaire:  Henry-Jean Servat

 

Brigitte Bardot, Greta Garbo, Audrey Hepburn, Grace Kelly, Marilyn Monroe, Liz Taylor, Gina Lollobrigida, Jackie Kennedy, Maria Callas...
Elles furent et elles restent les reines du monde. Celles qui n’en finissent pas de régner sur les inconscients collectifs. Nées dans un mouchoir de poche en dentelle, elles ont toutes vécu à la même époque, des deux côtés de l'Atlantique. Dans les mêmes lieux, de Hollywood à Venise en passant par Monaco et Cinecitta, en compagnie des mêmes hommes parfois, elles ont vécu des aventures de toutes sortes qui leur firent traverser le cours de l’histoire, la petite et la grande. Illustré de documents rares et inédits, et révélant des moments inconnus, ce documentaire raconte les vrais destins, mêlés et entremêlés, de ces créatures de légende.