09 avril 2017

A la TV - Harold Lloyd, L'intrépide génie comique d'Hollywood

gif_tvmarilyn

Dimanche 9 avril 2017 - 23h25 - Arte
- à revoir en replay pendant 7 jours-

Documentaire - Harold Lloyd
L'intrépide génie comique d'Hollywood

HAROLD_LLOYD 

Durée : 53min
Année et origine : 2016, Allemagne
Réalisateur: Andreas Baum

Avec Buster Keaton et Charlie Chaplin, il fait partie des comiques les plus inventifs du cinéma muet américain. Aussi habile à imaginer des gags visuels qu'à réaliser d'incroyables cascades – souvent grâce à d'ingénieux trucages –, Harold Lloyd a connu la célébrité à l'écran plus de deux décennies durant, jusqu'à l'avènement du parlant. Né en 1893 dans le Nebraska, l'acteur a débuté, sans le sou, comme figurant dans les studios californiens avant de commencer, au début des années 1910, une fructueuse collaboration avec le producteur-réalisateur Hal Roach, puis de s'en émanciper en créant son propre studio. Régalant le public avec les pitreries de son personnage à lunettes, le comédien est notamment entré dans la mémoire collective avec la scène, où, bravant le vide, on le voit s'accrocher à l'aiguille d'une horloge (Monte là-dessus, 1923). Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1953, propriétaire de l'une des plus luxueuses propriétés de Beverly Hills, Harold Lloyd a tenu la vedette de plus de deux cents films, du court au moyen métrage, avant de se consacrer avec le plus grand sérieux à d'autres hobbies, comme le bowling et la photographie 3D. Raconté par des historiens du cinéma ainsi que par sa petite-fille, Suzanne Lloyd, nourri d'extraits de films muets, d'archives et d'anecdotes, le portrait savoureux de l'une des premières gloires du cinéma américain.

Posté par ginieland à 12:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


20 janvier 2017

Doc - Yves Montand, l'ombre au tableau

Yves Montand,
L'ombre au tableau

docu-yves_montand-lombre-cap01 

Année: 2015
Réalisation: Karl Zero, Daisy d'Errata

Pays: France
Durée: 59 min

Vingt-cinq ans après sa mort, Karl Zéro et Daisy d'Errata offrent un portrait fouillé et touchant d'Yves Montand, interrogeant les multiples facettes, glorieuses ou pathétiques, et les fêlures de la star.
Le timbre profond des "Feuilles mortes", l'air d'enfant vieilli de César et Rosalie, le cabotin sublime du Milliardaire… : dans la chanson comme au cinéma, Yves Montand a été immensément populaire, dépassant son statut de saltimbanque pour devenir, au côté de sa femme Simone Signoret, l'icône de toute une génération. Pourtant, rien n'aura été facile pour l'acteur, né Ivo Livi, disparu le 9 novembre 1991 à l'âge de 70 ans. Celui qui a débuté au cabaret, avant d'être repéré par Édith Piaf, aura passé sa vie à frôler le scandale amoureux tout en fonçant tête baissée dans tous les combats de son temps, quitte à se fourvoyer, du communisme encore stalinien au libéralisme bon teint.
Lignes de fuite
Pour ce deuxième numéro de leur collection après Charles Trenet, l'ombre au tableau, Karl Zéro et Daisy d'Errata interrogent les multiples facettes, glorieuses ou pathétiques, et les fêlures de la star Yves Montand. Le couple de réalisateurs met en évidence les lignes de fuite d'une existence et d'une personnalité complexes, que la célébrité a longtemps dérobées aux regards, à travers de nombreuses archives, pour certaines inédites ou oubliées, mais aussi des entretiens approfondis avec ses proches : Jean-Louis Livi, son neveu, le cinéaste Costa-Gavras, qui lui a donné ses rôles politiques les plus marquants, de L'aveu à Z, Bernard Kouchner, qui fut à la fois un compagnon politique et un ami, et l'animateur Benjamin Castaldi, fils de Catherine Allégret. Il évoque les attouchements dont cette dernière, fille de Simone Signoret, a dit avoir été victime, toute petite, de la part de son beau-père. Entre ombre et lumière, un portrait sans concession et pourtant émouvant.

>> Diffusé en France sur arte le 15 janvier 2017


 Retranscription du passage lié à Marilyn Monroe:

(à 22min 20sec) (extrait d'une interview) journaliste: "On dit que vous allez partir prochainement pour les Etats-Unis, qu'est-ce que vous allez leur chanter ?"
Yves Montand: "La même chose que j'ai chanté à Moscou, la même chose qu'à Paris, pourquoi changer ?"
Evidemment, quand Montant part pour les Etats-Unis chanter à New York puis donner la réplique à Marilyn Monroe, on tremble pour Simone, car avec Yves, c'est toujours un peu: "n'importe où, n'importe comment, mon amour, jpeux pas faire autrement" (extrait d'une chanson de Montand).
(extrait d'une interview) journaliste: "Simone Signoret, expliquez-moi ce qui est arrivé à Yves Montand ?"
Simone Signoret: "Il est venu à New York, puis il a chanté, puis ça a marché. Et c'est de là que tout est parti."

docu-yves_montand-lombre-cap02-1 docu-yves_montand-lombre-cap02-2 docu-yves_montand-lombre-cap02-3 
docu-yves_montand-lombre-cap02-4 docu-yves_montand-lombre-cap02-5 docu-yves_montand-lombre-cap02-6 

C'est dans la plus célèbre émission de variétés de la télévision américaine, la Dinah Shore Show, que Yves Montand a emporté ce triomphe qui commenca par un dialogue. (extrait du sketch de Montand sur la prononciation du "h" en anglais dans l'émission "The Dinah Shore Chevy Show, 1959).

docu-yves_montand-lombre-cap02-7 docu-yves_montand-lombre-cap02-8 docu-yves_montand-lombre-cap02-9 

(extrait de l'émission The David Letterman Show, 19 mai 1987) David Letterman: "Quand vous avez fait vos débuts dans le cinéma américain, vous ne parliez pas anglais, n'est-ce pas ?"
Yves Montand: "J'étais comme ça, comme maintenant je veux dire."
David Letterman: "Vous avez travaillé avec Marilyn Monroe. Il y avait... Je ne sais même pas comment aborder ce thème. Mais... parfois, un homme et une femme, tournant un film ensemble, en tant que co-stars... Vous voyez... ce que je veux dire. Vous n'aviez pas besoin de traducteur pour ça ?"
Yves Montand: "Très juste... très juste, très juste... Non... c'était un film agréable."

docu-yves_montand-lombre-cap02-10 docu-yves_montand-lombre-cap02-11 docu-yves_montand-lombre-cap02-12 

En vérité, Marilyn fut plus une foucade, une aventure digne du guiness-book dont il se vanterait plus tard auprès de ses amis, qu'un véritable amour. Aux Etats-Unis, il oublie donc un temps la cause du peuple et les masses laborieuses. Le grand soir a bien lieu, mais dans les bras de Marilyn Monroe, sous l'oeil impavide de Simone. 

docu-yves_montand-lombre-cap03-1 docu-yves_montand-lombre-cap03-2 docu-yves_montand-lombre-cap03-3 
docu-yves_montand-lombre-cap03-4 docu-yves_montand-lombre-cap03-5 docu-yves_montand-lombre-cap03-6 
docu-yves_montand-lombre-cap03-7 docu-yves_montand-lombre-cap03-8 docu-yves_montand-lombre-cap03-9 

Benjamin Castaldi (petit-fils de Simone Signoret): "Il m'a fait des confidences sur beaucoup de choses. Marilyn n'est pas un secret, mais c'est vrai que quand il vous raconte Marilyn, on a l'impression que ce n'était pas de sa faute. Elle est arrivée, elle a vraiment insisté, et il s'est dévoué". (sur un ton moqueur).
voix d' Yves Montand: "C'est à dire que si j'avais pu l'éviter, je l'aurai évitée, j'ai pas pu l'éviter, ben bon, jme demande d'ailleurs, si un homme normalement constitué et sain d'esprit et de corps aurait pu résister à rester trois mois seul dans -puisqu'on en parle- dans les bras de mademoiselle Marilyn Monroe. Je ne crois pas, hein. Je crois que c'est difficile."

docu-yves_montand-lombre-cap04-1 docu-yves_montand-lombre-cap04-2 docu-yves_montand-lombre-cap04-3 
docu-yves_montand-lombre-cap04-4 docu-yves_montand-lombre-cap04-5 docu-yves_montand-lombre-cap04-6 
docu-yves_montand-lombre-cap04-7 docu-yves_montand-lombre-cap04-8 docu-yves_montand-lombre-cap04-9 

Benjamin Castaldi : "Je pense c'était un séducteur, c'est à dire qu'il ne pouvait pas s'empêcher quand il croisait une femme de ne pas rentrer dans un processus de séduction. Mais toutes les femmes, c'est à dire n'importe quelle femme. Jpense qu'il avait ce besoin, animal peut être, de provoquer, de déclencher, la séduction, et plus si affinités."
(extrait interview) voix de Patrick Poivre d'Arvor: "Yves Montand, est-ce qu'il vous est arrivé de faire de la peine à Simone Signoret ?"
Yves Montand: "Oui, beaucoup. Oui... beaucoup. Elle a été parfaite, je ne voudrais pas revenir là-dessus, parce que ça me gêne mais... elle a été très très bien."
(extrait d'une interview) Yves Montand: "Je crois que les plus belles pages que j'ai pu lire sur Marilyn, c'est finalement Simone qui les a écrites. Parce qu'elle dit exactement ce qu'était Marilyn, d'une façon formidable, avec grande tendresse et d'une grande agilité, ce qui est très bien."
Benjamin Castaldi : "Avoir été cocufiée aux yeux et à la vue de la terre entière, pas aux yeux de tous, mais de la terre entière, je ne sais pas ce qui s'est passé après entre eux, je ne sais pas comment ça s'est réglé. Ma grand-mère a balayé tout ça de façon très intelligente en disant 'Vous connaissez beaucoup d'hommes qui n'auraient pas succombé à Marilyn'".

docu-yves_montand-lombre-cap05-1 docu-yves_montand-lombre-cap05-2 docu-yves_montand-lombre-cap05-3 
docu-yves_montand-lombre-cap05-4 docu-yves_montand-lombre-cap05-5 docu-yves_montand-lombre-cap05-6 

(extrait d'une interview) journaliste: "C'est vrai dans le fond, on est tellement habitué de vous voir ensemble, c'est à en oublier à quel point vous étiez unique. C'est assez rare."
Simone Signoret: "C'est gentil ce que vous dîtes."
journaliste: "Est-ce que par hasard, vous vous aimeriez ?"
Simone Signoret: "On s'aime et on s'aime bien. On s'aime bien et on s'aime."
Montand fait montre d'un sixième sens fascinant pour noyer le poisson.
(extrait d'une interview) Yves Montand: "Simone est contente, à la minute où elle se réveille, où elle se couche. Elle lit un bouquin, elle est ravie, elle va faire une course, elle est ravie, elle rencontre quelqu'un, elle est ravie, elle boit un scotch, elle est ravie. Elle est contente, tandis que moi, je ne joue pas l'enthousiasme, elle est enthouasiaste".

docu-yves_montand-lombre-cap05-7 docu-yves_montand-lombre-cap05-8 docu-yves_montand-lombre-cap05-9  


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

Enregistrer

Posté par ginieland à 18:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

30 novembre 2016

Docu - Truman Capote, Enfant terrible de la littérature américaine

Truman Capote,
Enfant terrible de la littérature américaine

docu-truman_capote_enfant_terrible_title 

Année: 2016
Réalisation: Adrian Stangell

Pays: Allemagne
Durée: 53 min

Une évocation passionnée de la vie et de l’œuvre de Truman Capote, auteur flamboyant et incorrigible mondain. Aux documents d'archives se mêlent des extraits des nouvelles et des romans de l'auteur, depuis "Les domaines hantés", son premier roman publié, jusqu'à son testament littéraire, l'œuvre inachevée "Prières exaucées".
Figure mondaine, auteur surdoué aussi célèbre pour son œuvre que pour ses frasques, Truman Capote (1924-1984) s’est fait connaître du monde entier en 1958 grâce à un court roman, Petit déjeuner chez Tiffany (adapté au cinéma dans Diamants sur canapé, avec Audrey Hepburn). Cinquante ans après sa parution, son "roman-vérité" De sang-froid (1965) n’a rien perdu de sa profondeur, et reste un monument de la littérature criminelle. Le documentaire suit l’ascension de ce jeune homme des classes populaires de La Nouvelle-Orléans, propulsé dès l’adolescence dans le monde journalistique et littéraire new-yorkais avant de devenir une figure de la jet-set.
Gloires et déconvenues
Amis, admirateurs, biographe et spécialistes évoquent l’héritage littéraire de ce talent d’exception, racontant avec passion ses gloires et ses déconvenues. Aux documents d’archives – dont des interviews marquantes de Truman Capote – se mêlent des extraits des nouvelles et des romans de l’auteur, depuis Les domaines hantés, son premier roman, jusqu’à son testament littéraire, l’œuvre inachevée Prières exaucées.

>> Diffusé en France sur arte le 16 novembre 2016


Retranscription des passages liés Marilyn Monroe:

(à 1min 45sec) 5ème avenue, n°727. Bienvenue chez Tiffany & Co, célèbre joailler new-yorkais, entré dans l'histoire de la littérature mondiale grâce à cet homme: Truman Capote. "Petit déjeuner chez Tiffany" est l'ouvrage le plus connu de Truman Capote. Au cinéma, c'est la légendaire Audrey Hepburn qui a incarné Holly Golightly, cette jeune texane fraîchement débarquée à New York en quête d'une vie nouvelle, de glamour, et d'elle-même.
Deborah Davis, écrivain: "Son style est admirable. Ses phrases sonnent comme une musique quand on les lit à haute voix."
(lecture d'un extrait): "Elle portait toujours ses lunettes noires, était toujours très soignée, témoignait dans ses toilettes d'un bon goût concerté à base de bleu et de gris, d'une absence de tape à l'oeil qui ne lui donnait que plus d'éclat."
Au moindre coup de blues, Holly Golightly, obsédée par les bijoux, fait une halte devant la vitrine du célèbre joailler.
Le roman est devenu un classique. L'écriture de Truman Capote y est pour beaucoup.
Peter Haag, éditeur: "Capote est un styliste. Il n'est jamais ennuyeux. Ses personnages sont si bien campés qu'ils prennent corps aussitôt. Il a un ton pour décrire les situations. C'est aéré, léger et intelligent."
(lecture d'un extrait): "On devrait pouvoir épouser des hommes ou des femmes ou... écoute, si tu venais me trouver pour me dire que tu voulais me mettre à la colle avec un cheval de course, je respecterai tes sentiments. Non, sans blague, l'amour devrait être permis ! Je suis pour à fond."
S'il est normal qu'aujourd'hui une jeune femme profite de la vie, et qu'elle ait beaucoup d'amis hommes; à l'époque, Holly Golightly fait figure de fille facile.
Gerald Clarke, biographe: "Holly Golightly n'est pas une prostituée. C'est une jeune femme qui fait des faveurs aux messieurs fortunés. On ne sait pas si elle couche avec eux ou pas."
Dans le livre, Holly est une fille de la campagne. Dans le film, une jeune femme élégante et raffinée. Bien qu'ami avec Audrey Hepburn, Capote trouvait ce choix malencontreux. Il aurait préféré voir Marilyn Monroe dans le rôle d'Holly.
Bob Colacello, écrivain et photographe: "La plupart des gens ne connaissent que le film avec Audrey Hepburn. Hollywood a beaucoup aseptisé l'histoire, comme le reste à l'époque. Dans les séries télé des années 50s, les couples dormaient dans des lits jumeaux, jamais dans un grand lit."

docu-truman_capote_enfant_terrible-cap01 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap02 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap03 
docu-truman_capote_enfant_terrible-cap04 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap05 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap06 
docu-truman_capote_enfant_terrible-cap07 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap08 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap09 

------------------------------

(à 21min 26sec) Truman Capote s'entoure de riches héritières, comme Gloria Vanderbilt ou de comédiennes et chanteuses, comme Pearl Bailey. Des grandes amies qu'il surnomme affectueusement "My swans" ("mes cygnes").
Deborah Davis, écrivain: "Il adorait les nighclubs et il adorait les femmes. Très jeune déjà, il s'entourait de belles dames. Ses relations étaient platoniques mais essentielles pour lui."
Jeune homme, Truman rêvait d'être richissime. Il s'avoure d'autant plus cette proximité nouvelle avec le gratin. Son "cygne" préféré est le mannequin Babe Paley. Comme toutes ces dames du grand monde, elle est en quête constante d'amusement et nul n'est plus amusant que Truman.
Deborah Davis, écrivain: "Truman veillait à ce que leur rouge à lèvres soit impeccable, repérait les couturiers qui les mettait le plus en valeur. il s'intéressait aux menus de leurs dîners, à tout ce qui les préoccupait elles-mêmes. Et il les écoutait, les conseillait. Il était leur meilleur ami."
Truman Capote n'a jamais caché son homosexualité, bien au contraire. Ainsi, il peut flirter ouvertement avec des femmes mariées, sans que leur mari ne leur jalouse. Ces messieurs ne voient rien à redire à ce que leurs femmes confient leurs secrets à Truman. Une naïveté qu'ils regretteront plus tard.

docu-truman_capote_enfant_terrible-cap10 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap11 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap12 

Capote observe les riches new-yorkais avec une pointe d'enthousiasme et d'envie. Il devient le point de mire de chaque soirée, l'amuseur de la jet set. Il peut bientôt se permettre d'être très exigeant avec ses accompagnatrices, comme il le révélera plus tard dans un autoportrait.
(lecture d'un extrait de The Dogs Bark): "Il y a des hommes avec qui j'aime déjeuner, et dans l'ensemble, je préfère les femmes belles, ou du moins, extrêmement séduisantes, très vives d'esprit et au courant. Mais je ne pense pas qu'une femme mérite la note maximale tant qu'elle n'atteint pas et ne maintient pas une certaine qualité de style, d'apparence et de bon sens enjoué qui dépasse le niveau facile de séduction propre à la jeunesse."
Parmi celles qui le mérite, il range Marilyn Monroe. Au début des années 50s, Truman lui consacre, comme à d'autres célébrités, un portrait qui fait sensation. Daniel Kehlman, auteur à succés en Allemagne, vit quelques mois par an à New York. Il a publié plusieurs articles sur Truman Capote, dont il apprécie particulièrement les impressions de voyages et les portraits.
Daniel Kehlman, écrivain: "Il était impitoyable envers ceux sur qui il écrivait. Pas dans le sens où il les dénaturait, il restait très près de qu'il estimait être la réalité. Mais son oeuvre se nourissait très souvent de cette proximité, de cette intimité qu'il créait sciemment avec eux."
Cela vaut peut être aussi pour son portrait de Marilyn Monroe.
Truman Capote: "Je connaissais Marilyn bien avant qu'elle ne devienne une star de cinéma. Nous avons toujours été très bons amis. Je n'y avais jamais réfléchi, mais nous avions énormément de points communs. C'est peut être pour cela que nous étions si proches."
(lecture d'un extrait): "La lumière baissait. Marilyn semblait s'estomper avec elle, se fondre dans le ciel et les nuages, s'amenuiser au loin. Je voulais élever la voix, couvrir le cri des mouettes, la rappeler: Marilyn, Marilyn ! Pourquoi faut-il toujours que les choses tournent de cette façon ? Pourquoi faut-il que la vie soit tellement dégeulasse ?"

docu-truman_capote_enfant_terrible-cap13 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap14 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap15 
docu-truman_capote_enfant_terrible-cap16 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap17 docu-truman_capote_enfant_terrible-cap18 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Posté par ginieland à 19:09 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

22 mars 2016

Docu - Tony Curtis, Le Gamin du Bronx

Tony Curtis,
Le Gamin du Bronx

tony_curtis-cap01 tony_curtis-cap02 tony_curtis-cap03 

Année: 2011
Réalisation: Ian Ayres

Pays: France
Durée: 56 min

tony_curtis-cap04 

De la tragédie de l'enfance à l'apaisement des dernières années, de "Certains l'aiment chaud" à "Amicalement vôtre", un voyage intime avec Tony Curtis (1925-2010), l'un des premiers sex-symbols masculins d'Hollywood.
>> Diffusé en France sur arte le lundi 21 mars 2016

Retranscription des passages évoquant Marilyn Monroe:

(à 16min 50sec) Hollywood ne manque pas non plus de jeunes starlettes ambitieuses. Certaines, plus prometteuses que d'autres. Une en particulier attire l'attention de Tony.
Tony Curtis: "Marilyn et moi, on s'est rencontré en 1948. Elle avait les cheveux auburn, et elle portait des chemisiers transparents qui laissaient entrevoir le bout de ses seins. Ohhh.. tous les scènéristes se penchaient depuis le deuxième étage pour la regarder passer et ils l'applaudissaient. Elle se dirigeait vers le portail, elle n'avait pas de voiture. En la voyant partir à pied, je me suis dit 'C'est ma chance'. Le policier qui gardait le portail était un bon copain et il lui a dit 'C'est un type en or. Vraiment, c'est quelqu'un de bien, vous pouvez monter avec lui.' Elle l'a fait ! Une fois chez elle, je l'ai invitée à sortir avec moi, elle a accepté. Elle m'a donné le numéro de son petit hôtel."
Tony se fait prêter la maison d'un ami sur la plage de Malibu. Après être passé prendre Marilyn, il s'arrête dans un épicerie et achète un délicieux dîner pour leur soirée en tête à tête. Il a imaginé une soirée romantique, organisée dans les moindres détails.
Tony Curtis: "Les steaks et le poulet ont brûlé. J'ai renversé le vin, la salade est tombée des assiettes, c'était le pire des dîners ! Mais on a fait l'amour. Cela a été une expérience formidable pour tous les deux. Je savais ce qu'elle ressentait parce que je le ressentais moi-même. Tous les deux, on vivait là quelque chose de totalement nouveau !"

tony_curtis-cap_mm01 tony_curtis-cap_mm02 tony_curtis-cap_mm03 
tony_curtis-cap_mm04 tony_curtis-cap_mm05 tony_curtis-cap_mm06 
tony_curtis-cap_mm07 tony_curtis-cap_mm08 tony_curtis-cap_mm09 
tony_curtis-cap_mm10 tony_curtis-cap_mm11 tony_curtis-cap_mm12 
tony_curtis-cap_mm13 tony_curtis-cap_mm14 tony_curtis-cap_mm15 

------------------------------

(à 33min 40sec) Après avoir bravé la discrimination raciale, Tony accepte d'incarner le rôle d'un travesti dans un film qui joue sur la confusion entre les sexes.
Allan Hunter (Journaliste et Biographe): "Certains l'aiment chaud, aujourd'hui, est la plus grande comédie de tout les temps. Mais à l'époque, c'était très risqué. Deux stars masculines, déguisés en femmes, dans une oeuvre hybride, mi-film de gangster, mi-comédie. Cela aurait pu donner quelque chose de mauvais goût. Et Tony prenait un risque. D'ailleurs, il a avoué ne pas être très à l'aise avec le fait de devoir changer de sexe. Mais comme toujours, l'instinct de l'acteur a pris le dessus. Une seule question: comment être crédible ? Son inconfort et son égo sont devenus secondaires et il s'est borné à jouer un personnage dans une situation déséspérée qui doit devenir une femme convaincante, c'est tout."
Marian Collier (Actrice): "Un jour, ils sont arrivés sur le plateau en disant 'Il y a une audition pour une publicité. On y va, les filles ?' On y est tous allés, Tony y compris. Devinez qui a été pris ? Tony Curtis ! C'était lui la plus jolie. Mais à la fin, il leur a dit "Je ne suis pas une femme'".
Debbie Reynolds (Actrice): "Etre un bon acteur est un don du ciel. Soit vous faites rires, soit vous ne faites pas rire. Vous êtes drôles ou vous ne l'êtes pas. Vous avez le don ou vous ne l'avez pas. Et Tony l'a."
La patience d'un acteur n'a pas une durée illimitée en talons aiguilles. Pendant quatre mois, Marilyn oblige Tony Curtis et Jack Lemmon, travestis de la tête aux pieds, à l'attendre pendant des heures. Avant qu'elle ne daigne enfin à rejoinde le plateau. Comme toute l'équipe de tournage, Tony finit par enrager.
Les sentiments que Tony avait éprouvé pour Marilyn ont bien changé. Le comportement de Marilyn lui rappelle les abus infligés par sa propre mère.
Marian Collier: "Tony lui en voulait. Il lui en voulait beaucoup. Un soir, au visionnage des rushes, on y était tous, il était au fond, il a dit 'L'embrasser, c'est comme embrasser Hitler'".
Mamie Van Doren (Actrice): "Le connaissant, il a dit ça pour faire sensation. Pour faire le malin, et attirer l'attention. Au fond, il ne le pensait pas."
Tony Curtis: "J'ai connu cinq ou six filles qui embrassaient admirablement. Marilyn était de celles-là, elle faisait partie de la sélection."

tony_curtis-cap_slih01 tony_curtis-cap_slih02 tony_curtis-cap_slih03 
tony_curtis-cap_slih04 tony_curtis-cap_slih05 tony_curtis-cap_slih06 
tony_curtis-cap_slih07 tony_curtis-cap_slih08 tony_curtis-cap_slih09 
tony_curtis-cap_slih10 tony_curtis-cap_slih11 tony_curtis-cap_slih12 
tony_curtis-cap_slih13 tony_curtis-cap_slih14 tony_curtis-cap_slih15 
tony_curtis-cap_slih16 tony_curtis-cap_slih17 tony_curtis-cap_slih18 
tony_curtis-cap_slih19 tony_curtis-cap_slih20 tony_curtis-cap_slih21 

20 mars 2016

A la TV - Tony Curtis, le gamin du Bronx

gif_tvmarilyn

 Lundi 21 mars 2016 - 22h50 - Arte
- à revoir en replay pendant 7 jours-
Rediffusion ?

Documentaire - Tony Curtis, le gamin du Bronx

Durée : 56 minutes
Année et origine : 2011, France
Réalisateur: Ian Ayres

De la tragédie de l'enfance à l'apaisement des dernières années, de "Certains l'aiment chaud" à "Amicalement vôtre", un voyage intime avec Tony Curtis (1925-2010), l'un des premiers sex-symbols masculins d'Hollywood.

tonycurtis-01  tonycurtis-02 
tonycurtis-03  tonycurtis-04 

Yeux de braise, coiffure de rebelle et torse lisse, qu'il dénude volontiers: à l'aube des années 1950, à 24 ans, Tony Curtis, né Bernard Schwartz, fut l'un des premiers sex-symbols masculins d'Hollywood. Dès son plus jeune âge, sur le pavé du Bronx, il a misé sur son charme et son énergie pour échapper aux naufrages de son enfance: une famille d'émigrés juifs hongrois engluée dans la misère, une mère schizophrène qui le bat, un petit frère tendrement aimé, renversé à 9 ans par un camion. Engagé volontaire dans la marine pour combattre le nazisme, ce mordu de cinéma apprend après la guerre les rudiments du métier d'acteur. Repéré par Universal avant même de décrocher son diplôme, il échappe assez vite à l'anonymat du menu fretin des studios, marigot impitoyable éclairé par une brève liaison avec la starlette Marilyn Monroe. En 1951, son mariage avec Janet Leigh, l'une des stars de la MGM, lui permet d'accéder à de vrais rôles de composition, notamment Trapèze, puis Le grand chantage. S'il se prête goulûment aux diktats de la célébrité, il n'hésite pas à afficher son combat contre la ségrégation (notamment lors du tournage de La chaîne, avec Sidney Poitier) ou à défendre l'ambiguïté sexuelle d'un rôle (Spartacus). Et son irrésistible prestation dans Certains l'aiment chaud (1959), aux côtés de Jack Lemmon et de Marilyn, qu'il en vient à haïr pour ses retards légendaires, est entrée au panthéon du septième art.

Fantômes
À ces années flamboyantes succède un long et douloureux déclin. Même s'il tourne encore quelques grands films (Le dernier nabab, L'étrangleur de Boston) et savoure un grand succès de télévision avec Amicalement vôtre, Tony Curtis est rattrapé par les fantômes de l'enfance. Avant de trouver, sur le tard, une forme de sérénité auprès d'une énième conquête, loin du cinéma. Et c'est en paisible retraité qu'il témoigne dans ce film tourné peu avant sa mort, en 2010. Entre ombre et lumière, archives et témoignages (outre Tony Curtis, Debbie Reynolds, Piper Laurie, Harry Belafonte...), un voyage intime avec l'une des dernières icônes de l'âge d'or hollywoodien.

Posté par ginieland à 18:33 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,


06 mars 2016

A la TV - Révélations sur la mort de Marilyn

gif_tvmarilyn

 Vendredi 26 février 2016 - 15h40 - France 5
- à revoir en replay pendant 7 jours-
Rediffusions: Samedi 12 mars à 1h00
Dimanche 20 mars à 14h45

Documentaire - Révélations sur la mort de Marilyn

Durée: 50 min
Réalisation: Renny Bartlett , Ed Hower

Année: 2014, Grande-Bretagne
>>  site france5.fr
Résumé: Cette série propose de décrypter des affaires célèbres encore non élucidées, à l'aide de nouveaux éléments scientifiques et de pièces à conviction inédites qui relancent l'enquête. 5 août 1962, Marilyn Monroe est retrouvée morte à son domicile de Los Angeles. L'autopsie conclut à un suicide probable. Mais cette version des faits n'a jamais totalement convaincu. Une rumeur vient de refaire surface. Le soir de sa mort, Marilyn Monroe se serait disputée avec un homme dont le nom reste absent du rapport d'enquête. La confrontation se serait soldée par l'assassinat de l'actrice. De mystérieux enregistrements et des témoignages passés sous silence apportent un nouvel éclairage.
Intervenants:
Chris Eptin (écrivain et journaliste)
Richard Buskin (co-auteur de "The Murder of Marilyn Monroe: Case Closed")
Darwin Porter (biographe)
Robert Watson (historien spécialisé dans les Présidents USA)
Buddy Greco (Historien, ancien chanteur au Cal Neva)
Jack Clemmons (ancien policier - extrait interview de 1992)
George Masters (coiffeur de Marilyn - extrait audio de 1988)
Jeff Platts (expert en sécurité, neveu de Masters)
Sam York (préfet Police - extrait interview de 1985)
Raymond Strait (écrivain, ancien attaché de presse)
Fred Otash (extrait interview de 1985)
James Hall (ancien ambulancier - extrait interview de 1992)
Jay Margolis (co-auteur de "The Murder of Marilyn Monroe: Case Closed")

 

29 novembre 2015

A la TV - Destins secrets d'étoiles

gif_tvmarilyn

 Lundi 7 décembre 2015 - 20h55 - France 3
- à revoir en replay pendant 7 jours -
Rediffusion: Lundi 21 décembre 2015 à 23h20

Documentaire
- Destins secrets d'étoiles
Grace, Jackie, Liz, Marilyn...

tv_destins-secrets-d-etoiles_0 

 Durée: 110 minutes
Année: 2015
Réalisation et commentaire:  Henry-Jean Servat

 

Brigitte Bardot, Greta Garbo, Audrey Hepburn, Grace Kelly, Marilyn Monroe, Liz Taylor, Gina Lollobrigida, Jackie Kennedy, Maria Callas...
Elles furent et elles restent les reines du monde. Celles qui n’en finissent pas de régner sur les inconscients collectifs. Nées dans un mouchoir de poche en dentelle, elles ont toutes vécu à la même époque, des deux côtés de l'Atlantique. Dans les mêmes lieux, de Hollywood à Venise en passant par Monaco et Cinecitta, en compagnie des mêmes hommes parfois, elles ont vécu des aventures de toutes sortes qui leur firent traverser le cours de l’histoire, la petite et la grande. Illustré de documents rares et inédits, et révélant des moments inconnus, ce documentaire raconte les vrais destins, mêlés et entremêlés, de ces créatures de légende.

 

24 novembre 2015

A la TV - Mystères d'Archives: Marilyn en Corée

gif_tvmarilyn

 Mardi 24 novembre 2015 - 17h35 - Arte- à revoir en replay pendant 7 jours -
Rediffusion: 01/12/15 à 11h10 - 08/12/15 à 06h05
Documentaire
- Mystères d'archives
1954, Marilyn Monroe en Corée

tv-mysteresarchives 

 Durée: 26 minutes
Année: 2007
Réalisation: Serge Viallet,
Julien Gaurichon, ALexandre Auque.
Genre: Histoire

tv-mysteresarchives2 tv-mysteresarchives3 tv-mysteresarchives4 

Le 15 février 1954, Marilyn interrompt son voyage de noces au Japon avec le joueur de base-ball Joe DiMaggio pour aller chanter en Corée auprès des GI. Cette tournée dans les montagnes situées à la frontière entre la Corée du Sud et celle du Nord durera quatre jours. Que racontent les images tournées par les cameramen de l'armée américaine?

>> Déjà diffusé en août 2009
>> Source: arte.tv

 

Posté par ginieland à 17:08 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

31 mai 2015

A la TV - Soirée Marilyn sur Cherie 25

gif_tvmarilyn

 Lundi 1er juin 2015 - sur Cherie 25

- à 20h50 -
Film - Sept ans de réflexion

septansdereflexion_promoHD-320x240
Durée : 112 minutes
Année et origine : 1955, USA
Réalisateur: Billy Wilder

Acteurs: Marilyn Monroe, Tommy Ewell, Evelyn Keyes, Sonny Tufts, Robert Strauss, Oscar Homolka, Marguerite Chapman, Victor Moore...
L'histoire: Une fois femme et enfants envoyés en vacances, Richard Sherman a les mains libres pour séduire la jeune et jolie voisine qui vient de s’installer à l’étage du dessus. C’est sans compter sur sa mauvaise conscience et quelques trouble-fêtes imprévus. Le film où l’on peut admirer la robe blanche de Marilyn Monroe voler sous le coup de souffle d’une bouche d’aération.

* * * * * * * * * *  

- à 22h55 -
Film Biopic:  My week with Marilyn
myweekwith-mogador-jpeg_4229

Durée : 1h42min
Année et origine : 2011, USA
Réalisateur: Simon Curtis  

Acteurs: Michelle Williams, Eddie Redmayne, Julia Ormond, Kenneth Branagh, Pip Torrens, Geraldine Somerville, Michael Kitchen, Miranda Raison, Karl Moffatt...
L'histoire: Au début de l'été 1956, Marilyn Monroe se rend en Angleterre pour la première fois. En pleine lune de miel avec le célèbre dramaturge Arthur Miller, elle est venue tourner LE PRINCE ET LA DANSEUSE, le film qui restera célèbre pour l'avoir réunie à l'écran avec Sir Laurence Olivier, véritable légende du théâtre et du cinéma britanniques, qui en est aussi le metteur en scène. Ce même été, Colin Clark, 23 ans, met pour la première fois le pied sur un plateau de cinéma. Tout juste diplômé d'Oxford, le jeune homme rêve de devenir cinéaste et a réussi à décrocher un job d'obscur assistant sur le plateau.
> Sur le blog: fiche du film My week with Marilyn

* * * * * * * * * *  

- à 00h40 -
Documentaire:  Eternellement Femmes
Marilyn Monroe, entre lumière et ténèbres

cherie25docu 
Durée : 52min
Année et origine : 2012
Réalisateur: Bertrand Tessier

Avec les témoignages de: Bernard Comment, Philippe Labro, Anne Plantagenet, Lois Banner, Larry Schiller, Adrien Gombaud, Agnès Michaud, François Forestier, John Gilmore, John Strasberg, Michel Shneider.

Résumé: D'un côté, l'image d'une réussite parfaite, celle de l'icône des icônes -une femme qui allie la beauté, le talent, le charisme, le succès. De l'autre, le désastre d'une vie qui s'achèvera de manière prématurée dans la nuit du 4 au 5 aout 1962 alors qu'elle n'avait que trente-six ans, comme si la gloire était le deuil éclatant du bonheur. Née Norma Jean Baker, Marilyn Monroe aura cherché toute sa vie à exorciser une enfance fracassée : elle n'a jamais connu son père et a grandi de familles d'accueil en orphelinat, loin de sa mère, atteinte de trouble mentaux. Taraudée par l'inquiétude et l'angoisse, elle parviendra à s'imposer comme la star la plus emblématique de sa génération avec des films comme Les hommes préfèrent les blondes ou Sept ans de réflexion. Mais la célébrité ne lui suffit pas : étouffant dans son personnage de blonde volcanique, elle s'enfuit à New York et s'inscrit aux cours de l'actor's studio comme une débutante. Plus que tout, elle cherche l'amour, mais ses mariages avec le joueur de base-ball Joe Di Maggio et le romancier Arthur Miller tournent court. Confrontée à ses démons, elle sombre lentement dans une dépression dont elle ne sortira jamais. De Los Angeles à New York, Bertrand Tessier suit Marilyn Monroe à la trace. Entre documents d'archives et témoignages -dont celui de Larry Schiller, son ami photographe, qui l'a vue le matin même de sa mort-, il mène une enquête intime sur la plus mythique des stars : Marilyn Monroe, dans toute sa complexité.

21 mars 2015

A la TV - Jayne Mansfield, la tragédie d'une blonde

gif_tvmarilyn

 Dimanche 22 mars 2015 - 22h50 - Arte
Rediffusion: dimanche 5 avril 2015 à 03h20

Documentaire - Jayne Mansfield,
La tragédie d'une blonde

TV-jayne 

Durée : 53 min
Année et origine : 2013, France
Réalisateur : Patrick Jeudy

RésuméL'itinéraire de Jayne Mansfield, une des plus célèbres pin-up américaines des années 1950, devenue une actrice jouissant d'une incroyable popularité, longtemps considérée comme la rivale de Marilyn Monroe, avant de disparaître des écrans et de connaître une descente aux enfers. Un documentaire empreint de nostalgie et truffé d'images d'archives.
Les mauvaises langues la qualifiaient de "doublure d'une imitation de Marilyn Monroe". D'autres ne voyaient en elle qu'une "pin-up pour routiers". Jayne Mansfield est pourtant bien plus : une actrice unique jouissant d'une incroyable popularité et, avec le recul, un symbole du Hollywood des années 1950. Née dans une famille bourgeoise en 1933, Jayne Mansfield n'avait qu'un but dans la vie : devenir star. Tout juste majeure, la brune plantureuse quitte son Texas pour Los Angeles, se teint les cheveux et change de look. Mais Hollywood toise de haut sa blondeur platine et ses formes avantageuses. Elle part alors à New York pour s'essayer au théâtre où le succès l'attend. Au cinéma, Mansfield est enfin reconnue pour son rôle dans La blonde explosive, qui lui vaut un Golden Globe en 1957. La presse se l'arrache autant qu'elle la moque. Il faut dire qu'avec ses grosses lunettes de soleil, son petit chien, son goût immodéré pour l'argent et ses caprices récurrents, Mansfield revêt toute la panoplie de la starlette décérébrée. Qu'importe si elle assure lire Montaigne en français ou interpréter Rachmaninov ! L'actrice n'a que faire de ces persiflages car le public l'adule, au point d'en faire une rivale de Marilyn Monroe. Sa chute n'en est que plus brutale. Dès 1958, alors qu'elle n'a pas 30 ans, l'actrice disparaît des écrans et se retrouve ruinée. C'est le temps des scandales. Elle se drogue, tourne dans des films érotiques (elle est d'ailleurs la première actrice d'une telle notoriété à apparaître nue à l'écran), collectionne les amants douteux et s'empâte. Sa descente aux enfers s'achève lors d'une nuit d'été en 1967, sur une route à proximité de La Nouvelle-Orléans où, contrairement à une rumeur tenace, elle n'est pas morte décapitée mais mortellement percutée par un camion. Elle avait 34 ans.

Posté par ginieland à 17:27 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,