23 septembre 2017

TV - Lauren Bacall, ombre et lumière

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 Dimanche 24 septembre 2017 - 22h30 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Lauren Bacall,
ombre et lumière

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Durée : 53 min
Année et origine : 2015, France
Réalisation: Pierre-Henry Salfati

Son histoire d’amour mythique avec Humphrey Bogart a imprimé à jamais la pellicule de chefs-d’œuvre du film noir. À son image, un classieux portrait intime de Lauren Bacall, surnommée "The Look".
Son regard, magnétique, qui lui vaudra son surnom, "The Look", sa classe et son timbre de voix éraillé l’ont propulsé, dès son premier film, "Le port de l’angoisse", dans la mythologie hollywoodienne. Lauren Bacall, née Joan Betty Perske, a 19 ans, et la passion naissante entre la débutante et son partenaire adulé, Humphrey Bogart, 44 ans, irradie l’écran. La petite fille du Bronx, élevée par sa mère après l’abandon paternel, courait jusque-là les cachets à Broadway entre deux séances de mannequinat, quand Nancy Hawks, l’épouse du cinéaste, la repère à la une de "Harper’s Bazaar". Avec son sens de l’autodérision, celle qui se décrit comme "une grande perche plate avec de grands pieds" s’étonne de cette gloire précoce. Mais plus encore que son talent, c’est son histoire d’amour fou avec "Bogie" qui fonde sa légende, la condamnant du même coup au rôle d’épouse de l’icône. Le couple le plus glamour de l’histoire du cinéma tourne trois joyaux noirs encore, "Le grand sommeil", "Les passagers du vent" et "Key Largo". Après la mort de Bogart, douze ans plus tard, Lauren Bacall change de registre, basculant dans la comédie, avant d’être délaissée par les studios. Mais son triomphe tardif sur les planches de Broadway sonnera comme une revanche.
Betty
"J'ai passé une grande partie de ma vie à essayer de trouver ma propre identité. Et ça n'a pas été facile." Au travers d’extraits cultes de sa filmographie, d’archives et d’entretiens délicieux, entre insolence et humilité, ce film part en quête de Betty derrière Bacall. Laquelle, timide et vulnérable, ne se reconnaissait pas dans cette image de femme fatale aux nerfs d’acier composée par les studios. Celle qui disait avoir vécu sa vie à l’envers – star à 19 ans, presque oubliée à 32 – regrettait aussi de ne pas avoir davantage affiché ses origines juives. Le portrait intime d’une "lady" new-yorkaise disparue en 2014, qui avait prédit avec un humour lucide : "Ma nécrologie sera pleine de Bogart."

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16 septembre 2017

Doc - Billy Wilder ou le grand art de distraire

Billy Wilder ou le grand art de distraire

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Année: 2016
Réalisation: André Schäfer,
Jascha Hannover
Pays: Allemagne, ZDF
Durée: 91 min

Le Viennois d'Hollywood a écrit et tourné les comédies les plus enlevées de sa génération, de "La garçonnière" à "Certains l'aiment chaud", et défié l'Amérique puritaine. Ce documentaire ressuscite le mythe Wilder en mêlant à de savoureux extraits de ses grands classiques des interviews de ses proches et de ses collaborateurs.


Retranscription du passage lié à Marilyn Monroe:

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(à 47min) - extrait interview Jack Lemmon: "Il me dit "J'ai un scénario sur le massacre de la Saint Valentin. Tu es musicien, le gars qui est avec toi, aussi. Vous êtes témoins du massacre. Vous devez vous travestir et intégrer un orchestre de femmes. Sinon, les gangsters, qui savent que vous les avez vus, vont vous tuer. Pendant les trois quarts du film, tu seras sapé en femme. T'es partant ?" Je sais pas pourquoi, j'ai accepté !"
interview de Dick Guttman, écrivain et attaché de presse:"C'est la scène dans laquelle Jack Lemmon et Tony Curtis sont déguisés en femmes essaient d'intégrer l'orchestre féminin. Ils sont tous les deux sur le quai, et soudain, Marilyn arrive en se trémoussant comme elle seule savait le faire. Elle les dépasse et ils sont subjugués. Mais ce n'était pas encore assez pour Billy. Il a glissé un mot à Marilyn puis il a crié: "On la refait !" Je n'ai pas entendu ce qu'il lui disait exactement. Ensuite, il est allé voir l'accessoiriste, puis ils ont refait la scène. Quand Marilyn les a dépassé, cette fois, le train a craché de la vapeur pile sur son popotin et elle s'est retournée d'un coup en sursautant. Quand Billy est revenu, il a dit "Elle est tellement sexy que même le train veut lui mettre la main aux fesses." C'était Billy !"

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extrait interview Jack Lemmon: "Je ne l'ai jamais vu sans voix, sauf avec Marilyn. On tournait une scène, et tout ce qu'elle... -la caméra était dirigée sur Tony et moi- Là, elle frappe à la porte, on enfile vite nos perruques, parce qu'on était censés être des femmes. Tony dit "Entrez !" Elle entre, la caméra se dirige sur elle. Et elle doit juste dire: "Où est le bourbon ?"
interview de Armgard Seegers-Karasek, journaliste et traductrice: "Ils ont du la tourner 56 fois parce qu'elle n'arrivait pas à dire cette phrase. Elle disait toujours: "Où est le whisky ?" ou "Où est-ce que je dois regarder ?" Ils ont fini par coller cette phrase partout, dans tous les tiroirs qu'elle ouvrait, c'était écrit: Où est le bourbon ? Mais elle continuait de se tromper. Au bout de la 64ème prise, Billy lui dit: "Marilyn, ne sois pas inquiète."
extrait interview Billy Wilder: "Et elle répond: "Inquiète de quoi ?"

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extrait interview Billy Wilder: "Je n'avais aucun problème avec Monroe. C'est Monroe qui avait un problème avec elle-même. Elle était toujours un peu confuse et avait un mal fou à se concentrer. Il y avait toujours quelque chose qui la rongeait. C'était laborieux. Mais, mon Dieu, une fois que c'était passé, que vous aviez subi les 30, 40, 50 premières prises ou son retard, vous teniez quelque chose d'absolument unique."
interview de Volker Schlöndorff, régisseur: "Billy Wilder n'était pas arrogant. Simplement, il se tenait à distance des choses. Et d'une manière très drôle, aimable et amicale. Par exemple, il n'a jamais laissé les comédiens pleurer un bon coup devant lui, pour se soulager, ou de lui exposer une demande personnelle, ou existentielle. Un jour, je lui ai demandé comment il faisait, et il m'a répondu: "Je n'encourage pas ce genre d'attitude." Il ne se serait jamais embarqué là-dedans."


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09 septembre 2017

TV - Billy Wilder ou le grand art de distraire

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Dimanche 10 septembre 2017 - 22h55 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Billy Wilder
ou le grand art de distraire

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Durée : 91 min
Année et origine : 2016, Allemagne
Réalisation: André Schäfer, Jascha Hannover

Le Viennois d'Hollywood a écrit et tourné les comédies les plus enlevées de sa génération, de "La garçonnière" à "Certains l'aiment chaud", et défié l'Amérique puritaine. Ce documentaire ressuscite le mythe Wilder en mêlant à de savoureux extraits de ses grands classiques des interviews de ses proches et de ses collaborateurs.
Né dans une petite ville de l'empire austro-hongrois, dans l'actuelle Pologne, en 1906, Samuel Wilder passe son enfance à Vienne, dans une famille juive aisée. Très vite, il délaisse la carrière d'avocat ou de médecin à laquelle le destine son père pour partir à Berlin où, de 1927 à 1933, il travaille comme journaliste et auteur de feuilletons, puis pour le cinéma. Fuyant le nazisme, il débarque en Amérique sans parler anglais. Il commence par faire traduire ses scénarios, et parvient à vendre un premier film à la Paramount.
La touche Wilder
Une fois arrivé à Hollywood, Billy Wilder se confronte à tous les genres. Du film noir ("Assurance sur la mort, Boulevard du crépuscule") à la comédie scandaleuse ("La garçonnière, Certains l'aiment chaud"), plus sage ("Sabrina"), ou satirique ("Un, deux, trois", "Stalag 17"), son éclectisme et son brio ont imposé la "Wilder touch" au fil d'une cinquantaine de films. L'enfant de Vienne (dont il a, témoignent ici ses amis et acteurs, conservé l'humour particulier) s'est surtout illustré par sa destruction jubilatoire du discours puritain de l'Amérique des années 1950. Chez Wilder, on aime à trois, on se travestit, on trompe et on est trompé. Disparu en 2002, ce maître cinéaste, qui avait placardé dans son bureau la question "Qu'aurait fait Lubitsch ?", a influencé les frères Coen et Wes Anderson. Ce documentaire ressuscite le mythe Wilder en mêlant à de savoureux extraits de ses grands classiques des interviews de ses proches et de ses collaborateurs.

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02 septembre 2017

Doc - Au Fil des Enchères

Au fil des enchères
La robe de Marilyn Monroe

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Année: 2017
Réalisation: Stephane Carrel

Pays: France
Production: Arte France et Gedeon Programmes
Durée: 27 min

Le destin de pièces exceptionnelles proposées dans des salles des ventes, qui racontent à elles seules toute une époque. Dans ce volet, nous découvrons la robe de couleur chair portée par Marilyn le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, à New York, lorsqu’elle a chanté "Happy Birthday" au président Kennedy.

>> Diffusé en France sur arte le 27 août 2017


Retranscription du documentaire

Dans les salles de ventes aux enchères, il y a des passionnés, des flambeurs, des marteaux, mais surtout des objets par milliers aux destins hors du commun. "Au fil des enchères" retrace les histoires insolites de ces trésors. Et aujourd'hui, notre objet est une robe. Non, pardon, LA robe de Marilyn Monroe.
Voix off, extrait interview Marilyn: Elle se prend pour qui, Marilyn Monroe ? (rire) Si je suis une star, ce sont les gens qui ont fait de moi une star.
Tout commence à Los Angeles. La ville qui a vu naître la légende Marilyn Monroe. Là où l'on croise toujours l'icône sur les si célèbres murs peints ou bien dans la rue ou même sur un pont. Mais aussi, en ce qui nous concerne, dans la salle des ventes des stars Julien's Auction. Cette vente aux enchères consacrée à la star est la plus exeptionnelle depuis ces dix dernières années. Toute la vie de Marilyn est là. Du rouleau avec cheveu inclu, à ses chaussures, ses sacs à mains, son rouge à lèvres, son appareil photo, son journal intime, ses bas, sa vaisselle, ses tubes de crèmes usagers, ses costumes de films. Plus de 1000 objets de rêves ou de fantasmes. Marilyn est comme les diamants... éternelle.

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Voix off, extrait interview Marilyn: Qui que je sois, je serais toujours La Blonde. (rire) Mais s'il vous plaît, ne me ridiculisez pas. Je veux être une artiste, une actrice.
Mais le clou de la vente, la pièce de résistance, c'est elle: un chef d'oeuvre, d'après Martin Nolan, l'expert de la maison.
Martin Nolan, expert de la vente: Cette robe est le vêtement le plus historique, le plus iconique jamais porté dans le monde. Cette robe dont je parle a été portée par Marilyn Monroe le 19 mai 1962 au Madison Square Garden à New York, quand elle a chanté "Happy Birthday" au Président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy. Quelques semaines plus tard, Marilyn décédait. Et l'année suivante, le Président a été assassiné. La tragédie autour de cette robe et son lien avec l'événement historique font qu'elle est très iconique et importante. Nous en parlons aujourd'hui, 54 ans après son décès, parce que c'est une interaction entre la politique et Hollywood. C'est Monroe et les Kennedy, c'est du talent, de la mode, c'est tout simplement une oeuvre d'art.

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extrait de Marilyn au Madison Square Garden chantant "Happy Birthday"
Le prix de vente de notre robe est estimé entre 2 et 3 millions de dollars. Alors ce soir, on ne lésine pas sur les moyens: champagne et ambiance glamour à mort. Tout pour honorer le mythe et surtout, s'arracher un bout de l'icone.
Dans la salle de vente: "Bonsoir Mesdames et Messieurs. Soyez tous les bienvenus à la soirée de ventes aux enchères chez Julien's pour la vente d'objets de la vie et de la carrière de Marilyn Monroe."

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Alors que dans la salle, on se demande déjà qui va repartir avec gros lot, plongeons-nous à présent dans cette soie couleur chair qui épousait parfaitement les formes de la déesse et regardons comment un certain soir de 1962, notre robe est entrée dans l'histoire.
En 62, à seulement 43 ans, John Fitzgerald Kennedy est le fringuant Président des Etats-Unis. Il est jeune, il est beau, il est télégénique et le monde entier l'adore. Quant à Marilyn, elle est la plus grande star de Hollywood. La plus glamour, la blonde que tout le monde désire. JKF le premier. A tel point que les rumeurs de liaisons entre la star et le lion vont bon train. Alors, quand il s'agit pour le Président de fêter son anniversaire, ou plutôt de renflouer les caisses du Parti démocrate à l'occasion d'une grande soirée au Madison Square Garden, quel meilleur outil promotionnel que Marilyn Monroe ?

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La Maison Blanche n'a pas manqué d'envoyer un courrier à la star prédisant que sa venue guarantirait un succès extraordinaire. Ce 19 mai 62, les 17 500 tickets ont tous été vendus. L'événement marque l'unique rencontre publique de ces deux symboles de l'Amérique, rencontre soulignée par l'absence de Jackie Kennedy.

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Une véritable romance de cinéma qui pourrait s'écrire par Scott Fortner, l'un des plus grands spécialistes et collectionneur de la star.
Scott Fortner, spécialiste et collectionneur de Marilyn Monroe: En ce qui concerne l'histoire d'amour entre le Président Kennedy et Marilyn Monroe, personnellement et d'après mes recherches, je ne pense pas que ce fut une histoire d'amour de longue durée. Je pense que leur rencontre, en mars 1962, a été l'histoire d'un soir. De nombreuses personnes affirment que Marilyn disait qu'elle avait rencontré le Président mais que c'était juste l'histoire d'un soir et qu'une relation à long terme ne l'intéressait pas. Par contre, on pense que c'était lors de ce rendez-vous en mars, que le Président aurait demandé à Marilyn de se produire à son gala d'anniversaire en mai.
Voix off, extrait interview Marilyn: J'ai été honorée d'être invitée au Madison Square Garden. En fait, j'ai pensé: "Oh, mon Dieu ! Et si aucun son ne sortait de ma bouche ?" (rire)
Scott Fortner: Vous imaginez ? La petite Norma Jeane, qui avait grandi dans des orphelinats et des familles d'accueil, invitée à chanter pour le Président des Etats-Unis. Alors, évidemment, il lui fallait porter une robe sensationnelle pour aller à ce gala et pour lui chanter "Happy Birthday". L'histoire veut qu'elle ait réclamé une robe que seule Marilyn Monroe pourrait porter. Jean-Louis a créé cette robe pour elle.

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Mais qui est ce Jean-Louis ? Jean-Louis est l'un des plus importants couturiers de l'âge d'or d'Hollywood. Il commence sa carrière dans les années 30 à Paris puis tente sa chance à New York. Son style, élégant et simple, tape tellement dans l'oeil des stars, qu'il se retrouve très vite chef costumier pour les grands studios hollywoodiens. Il habille alors toutes les grandes vedettes, dont Marilyn Monroe pour "Les désaxés" et "Quelque chose doit craquer". Et si Marilyn fait appel à lui, c'est pour une robe renversante. Une robe inoubliable, que seul Jean-Louis peut réaliser. Une de ces robes illusions, qui donne l'impression d'être totalement nue.

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A cette époque, un certain Bob Mackie débute sa carrière auprès de Jean-Louis. Notre robe va changer son destin.
Bob Mackie, dessinateur de la robe: Jean-Louis m'a fait un tout petit dessin et c'était une forme très classique. Alors, j'ai fait l'esquisse de la robe. Je l'ai fait en une heure ou deux dans la matinée. Et puis, ils l'ont emportée. Je ne savais pas pour quoi c'était, j'étais le gamin le plus jeune à qui on ne dit rien. "Fais ton travail et tais-toi !" C'était mon premier job, et j'étais mort de trouille. Bien sûr, je savais que le croquis était pour Marilyn Monroe, parce qu'il faut savoir qui elle est, pour dessiner la femme aux cheveux blonds avec la belle poitrine et tout ce qui va avec. Vous savez, lorsque vous ressemblez à Marilyn Monroe, vous n'avez pas besoin d'avoir une robe extravaguante. C'était simplissime: un décolleté élégant, et puis serré tout le long, elle mettait parfaitement en valeur sa silhouette. La robe est faite d'une seule couche de tube de soie couleur chair et par-dessus, les cristaux troués au centre, sont cousus un à un. Il y a de nombreuses pinces et astuces pour l'ajuster à son corps. Des choses qu'on ne voit pas lorsqu'elle est portée. Mais la robe comporte des pinces juste au bon endroit. Elle était très échancrée derrière et mettait en valeur son beau dos, elle mettait parfaitement en valeur ses fesses. Marilyn était en excellente forme, comme elle ne l'avait pas été depuis des années. Elle avait un physique incroyable. En général, sur ces robes, on coud des cristaux plus petits en haut, on en met un peu plus en descendant et au centre, et un peu moins en allant vers les côtés. Vers le bas de la robe, de plus grands cristaux se mélangent avec les plus petits. Cela donne du poids, et en plus, c'est esthétique. C'est très efficace sous les projecteurs. C'était la robe parfaite pour Madison Square Garden. Je suis sûr que la personne au dernier rang qui devait être à plus d'un kilomètre de la scène, pouvait voir Marilyn Monroe dans le moindre détail.

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Notre robe, entièrement faite main dans un esprit Haute-Couture française, a été exécutée en trois mois. Le montant de la facture délivrée à Marilyn, qui comprenait la robe (1027,36), les strass (321,89), et une paire de styletos (35,68), s'élevait à 1440 Dollars et 33 cents, environ 12 000 Euros aujourd'hui. C'est dire à quel point Marilyn voulait marquer l'événement. Alors, combien va-t-elle coûter au prochain acquéreur ? Après avoir vendu tous les objets précédents ayant appartenus à la star, c'est enfin le tour de notre robe.
Dans la salle de vente: "Et maintenant, le moment historique, la vente d'une des robes des plus importantes dans le monde. J'en parlais avec un monsieur avant la vente, ce que cette robe représente, est un moment d'histoire. Et puisqu'elle représente un moment d'histoire, nous faisons partis de l'histoire. Ce moment est historique. Vous pouvez en faire parti ce soir. C'est une opportunité rare dans ce beau pays qu'est le nôtre. Allez-y: que quelqu'un lève sa main pour 20 millions et prouvons que les robes peuvent monter aussi haut. Qu'en pensez-vous ? Est-ce que quelqu'un veut ouvrir les enchères à 20 millions ?"
Vingt millions de dollars ! Une mise à prix totalement hystérique pour une enchère qui va se dérouler à l'envers; ça ? c'est l'effet Marilyn !

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En mai 62, quand Marilyn Monroe se rend à New York pour la soirée du Président, elle quitte le tournage de son dernier film "Quelque chose doit craquer". Un titre prémonitoire. En effet, la Fox, agacée par les retards et les absences répétées de la star, menace de la virer. Peu importe. Un moment historique l'attend, dans lequel notre robe va jouer un rôle essentiel. Marie Irvine, son amie maquilleuse rencontrée en 58 lors d'une séance photos de Richard Avedon, se souvient de cette journée de préparation.
Marie Irvine, maquilleuse et amie de Marilyn Monroe: Marilyn était très inquiète le jour de l'anniversaire. Elle ne comprenait pas pourquoi le studio de la Fox lui avait fait autant de problèmes, puisqu'il était stipulé dans son contrat que cette journée serait libérée pour sa participation au gala du Président. Les préparatifs ont pris toute la journée. Il y avait tant de choses à faire: la robe devait être essayée, cela n'avait pas été fait; je crois me souvenir que cela avait pris beaucoup de temps. Il y avait le maquillage à faire, elle avait une peau pratiquement parfaite. Je n'ai pas fait grand chose pour Marilyn, à part faire ressortir Marilyn elle-même. Elle devait s'entraîner à chanter "Happy Birthday": il y avait un célèbre pianiste noir qui l'avait aidé à chanter. Elle a beaucoup répété la chanson "Happy Birthday", jusqu'à... vous ne pouvez pas imaginer, c'était très important pour elle. La robe a pris beaucoup de temps. Norell est venu personnellement pour coudre la robe sur Marilyn. Alors, la robe a été cousue sur elle et ça a du prendre au moins une demie heure. 
On sait que Jean-Louis, le créateur de la robe, bloqué à Los Angeles, a demandé à son couturier Norman Norell, qui connaissait lui aussi très bien Marilyn, de se rendre à l'appartement de la star pour ajuster la robe sur elle au dernier moment. Marie a tout vu.
Marie Irvine: Oui, je l'ai vue mettre la robe. Elle ne portait rien en-dessous. J'ai tout simplement pensé: "Quelle belle femme !"
Hannn... scandale ! De quoi provoquer la stupeur et décrocher la mâchoire du séduisant JFK.
Marie Irvine: J'ai adoré. Je l'ai trouvée magnifique. Tout le monde a poussé des "Oh !", des "Ah !", elle était maquillée, elle était coiffée, et nous avons tous eu le souffle coupé. C'était un régal pour les yeux. Elle est allée directement à la voiture qui l'attendait, une grande limousine évidemment, et elle est partie pour Madison Square Garden. On a réalisé qu'elle avait oublié ses boucles d'oreilles en diamants. J'ai donc été obligée de les amener à Madison Square Garden. Elle n'a pas dit grand chose, à part "merci". On s'est fait un signe de la main pour se dire au revoir et c'est la dernière fois que j'ai vu Marilyn.

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extrait Peter Lawford annonce Marilyn au Madison Square Garden
Alors que dans sa loge Marilyn semble prête, quand Peter Lawford l'annonce à exactement 22 heures 32, elle ne se montre pas. Que se passe-t-il en coulisses ? Les rumeurs les plus folles ont couru. La robe aurait craqué, Marilyn aurait été ivre.
Scott Fortner: Je pense que c'était juste une blague récurrente. Je crois par contre qu'elle savait que la soirée serait historique, et donc il fallait une interprétation historique avec une robe historique. Si c'était son objectif, elle l'a atteint. Marilyn gérait intelligemment son image. Cette nuit là, c'était encore une véritable performance. Et elle restera dans les annales comme l'une des plus mémorables.

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Quand enfin Marilyn se montre, que la fourrure tombe, que la robe apparaît et qu'elle commence à chanter, l'allusion sexuelle est phénoménale. Pour immortaliser ce moment, une meute de photographes est postée devant la scène. Parmi eux, Bill Ray, jeune reporter de 26 ans qui couvrait l'événement pour Life.
Bill Ray, photographe: Life magazine était un hebdomadaire. Donc, on, essayait toujours de prendre une photo différente en espérant qu'elle soit la meilleure. Je me suis dégagé de cet attroupement tout de suite. Et j'ai commencé à faire le tour vers l'arrière de la scène. J'espérais pouvoir prendre une photo de Marilyn de dos avec le Président Kennedy face à elle. Bien sûr, il y avait des projecteurs sur les artistes. Et à un moment donné, toutes les lumières se sont éteintes, comme une coupure d'électricité. On ne voyait plus rien. Et puis soudain, un projecteur très puissant a éclairé Marilyn Monroe, dans cette robe moulante, de couleur chair, avec tous ces cristaux étincelants de partout. On a entendu un grand "Ahhhh", venant du public du Madison Square Garden. Mon objectif était très lourd. Alors, j'essayais de trouver une position stable en m'appuyant sur la rembarde. Et je n'étais pas du tout sûr que la photo serait réussie ou simplement nette. La photo n'a pas été publiée cette semaine là. C'était drôle car elle n'était pas considérée comme assez bonne à l'époque. Mais quelques années plus tard, elle est devenue l'une des meilleures. Elle fait partie du mythe maintenant. Tout ce qui était réuni ce soir là était exceptionnel: Marilyn en train de chanter cette chanson avec cette robe, dans cette lumière, en cet instant précis, et dans la posture où je l'ai prise. Une photo qui vous renvoie à un moment où on a l'impression que le temps s'est arrêté, est une photo iconique.

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Un autre moment historique nous attend du côté de la salle des ventes.
Dans la salle de vente, le commissaire priseur: "Est-ce que quelqu'un veut ouvrir les enchères à 20 millions ? Et à 10 ? Est-ce qu'il y a des courageux dans la salle pour 10 ? Elle les vaut. Il n'y a pas de doute qu'elle vaudra 20 ou 30 millions un jour, si ce n'est pas aujourd'hui. Qui offre 10 ? 5 millions, alors ? 5 millions de dollars ? J'ai 2 millions pour commencer. Est ce que quelqu'un offre 3 millions ?"
Nous approchons du but. Mais il reste une question: Ou était la robe pendant toutes ces années ? Comment a-t-elle ressurgi ?
On sait que le 19 mai 62, Marilyn, toujours vêtue de sa robe, quitta la soirée vers 3 heures du matin et rentra chez elle, seule. Elle s'envola à 14 heures pour Los Angeles où son dernier tournage l'attendait, sa robe chrysalide dans sa valise. A sa mort, moins de trois mois plus tard, Lee Strasberg, son professeur de théâtre, hérita de ses effets personnels qu'il entassa dans un garde meuble à New York. Tout fut exhumé en 99 lorsque sa deuxième femme Anna Strasberg orchestra leurs dispersions lors d'une vente d'anthologie à New York. A cette époque, Nancy Valentino était chargée de la vente.
Nancy Valentino, ex spécialiste chez Christie's: C'était la première fois que les cartons de Marilyn étaient ouverts depuis son décès, 35 ans après sa mort. C'est moi qui ait tout ouvert. On avait l'impression que le temps s'était arrêté. J'ai passé environ deux ans, seule, dans un entrepôt avec toutes ses affaires. Cela a été très intense. On était juste toutes les deux dans cette pièce. Vers la toute fin, j'ai remarqué une petite boîte dans un coin. Je l'ai poussée un peu avec mon pied, elle était légère et on aurait dit qu'elle était vide. J'ai presque continué mon chemin en l'ignorant et puis j'ai décidé de vérifier. J'ai ouvert la boîte, et j'ai vu du papier de soie. Et puis j'ai remarqué quelque chose de brillant et argenté. J'ai glissé ma main, et j'ai soulevé: une robe. Je l'ai regardée et je me suis dit: "Est-ce que c'est la robe Jean-Louis qu'elle a porté pour chanter Happy Birthday Mister President ?" J'étais là, toute seule, il n'y avait personne à qui j'aurais pu poser la question. Alors, c'est à ce moment là que j'ai su que j'avais trouvé la robe. Cela a été incroyable; un moment incroyable. 
Et en 99, notre robe fut adjugée à plus d'un million de dollars au richissime homme d'affaires Martin Zweig.
Nancy Valentino: Nous nous trouvons dans l'appartement terrasse de l'hôtel Pierre. La robe est restée ici, entre deux fenêtres avec vue sur New York. Alors voilà, c'est ici qu'elle est restée durant ces 17 dernières années. La robe était sur un mannequin spécialement conçu pour la conservation, le même que celui du jour de la vente. Et la vitrine derrière moi a été fabriquée pour la robe, elle n'existait pas avant 1999. Et donc la robe a été conservée dans cette vitrine pendant 17 ans.
Le millionnaire est décédé en 2013, ses héritiers comme la maison de vente, espérent bien que The Robe atteindra des sommets. 

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Le moment tant attendu est enfin arrivé.
Dans la salle de vente, le commissaire priseur: "Un grand moment de l'histoire. Important, comme aucun autre. Une histoire à raconter aux générations futures. Est-ce que quelqu'un offre 3 millions ? Nous avons 2 millions. 3 millions: j'ai 3 millions ! J'ai une offre pour 3 millions. Est-ce qu'il y a d'autres offres ? Pour 4 millions ? Nous avons une offre pour 3 millions. 4 millions de dollars ! Nous avons une offre ! 4 millions. Maintenant, levez vos mains, levez vos paddles, tapez sur vos claviers, faites ce qu'il faut. Mesdames et Messieurs, cette robe vient de se vendre à 4 millions de dollars. 572: félicitations. Quelle soirée mémorable ! "
Edward Meyer, acheteur de la robe: J'ai essayé de l'acheter en 99, la dernière fois qu'elle a été mise en vente. A l'époque, elle m'est passée sous le nez. Alors, j'étais vraiment très motivé pour l'avoir aujourd'hui. Nous allons l'exposer dans un des musées Ripley's to Believe or Not. Nous la considérons comme La robe la plus iconique du XXième siècle. Elle symbolise la culture pop, elle la résumé parfaitement.

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Une fois de plus, Marilyn a fait s'envoler les enchères. 55 ans après sa mort, l'actrice reste l'icône éternelle de l'Amérique. Elle fascine toujours autant. Marilyn est comme une obsession qui n'est pas prêt de s'éteindre.

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30 août 2017

TV - Au fil des enchères

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Dimanche 27 août 2017 - 19h15 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Magazine:  Au fil des enchères

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Durée : 27 min
Année et origine : 2016, France
Réalisation: Stéphane Carrel

Le destin de pièces exceptionnelles proposées dans des salles des ventes, qui racontent à elles seules toute une époque. Dans ce volet, nous découvrons la robe de couleur chair portée par Marilyn le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, à New York, lorsqu’elle a chanté "Happy Birthday" au président Kennedy.

Ambiance glamour et champagne : pour sa vente consacrée à l’icône éternelle (la plus importante de ces dix dernières années), Julien’s Auction, maison d’enchères californienne spécialisée dans les effets de stars, n’a pas lésiné sur les moyens. La pièce phare est une robe de couleur chair portée par Marilyn le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, à New York, lorsqu’elle a chanté "Happy Birthday" au président Kennedy. Prix de vente estimé : entre 2 millions et 3 millions de dollars !

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03 août 2017

A la TV - Soirée Marilyn sur TCM

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 Dimanche 6 août 2017 - sur TCM


- à 19h00 -
Documentaire - Love, Marilyn

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Durée : 103 minutes
Année et origine : 2012, USA
Réalisateur: Liz Garbus
Diffusions: 06 août 19.00|09 août 11.45|15 août 10.00

Lectures par Glenn Close, Adrien Brody ...
Résumé: À travers les lettres et poèmes de la star, Love, Marilyn retrace la personnalité fascinante de Norma Jeane érigée au rang d’Aphrodite du cinéma hollywoodien.


- à 20h45 -
Film - Le Prince et la Danseuse

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Durée : 111 minutes
Année et origine : 1957, USA
Réalisateur: Laurence Olivier
Diffusions: 06 août 20.45|09 août 09.50|15 août 08.05

Acteurs: Marilyn Monroe, Laurence Olivier ...
Résumé: En 1911, alors qu'il se trouve en visite officielle à  Londres, le belliqueux Grand-Duc d'un pays des Balkans tombe sous le charme d'une danseuse de cabaret. Face à  Laurence Olivier, considéré comme l'un des plus grands acteurs de tous les temps, Marilyn Monroe irradie tellement dans cette comédie romantique qu'elle parvient à lui voler la plupart des scènes qu'ils partagent à l'écran !


- à 22h40 -
Film - Quand la ville dort

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 Durée : 107 minutes
Année et origine : 1950, USA
Réalisateur: John Huston
Diffusions: 06 août 22.40|09 août 08.00|15 août 06.15

Acteurs: Sterling Hayden, Louis Calhern, Jean Hagen...
Résumé: Fraîchement sorti de prison, Doc Riedenschneider projette le cambriolage d'une bijouterie. Il recrute Louis, perceur de coffres, le chauffeur Gus, Dix Handley comme homme de main et Emmerich afin de financer l'opération. Le film de John Huston donna naissance à un genre : le « caper movie », ou film de cambriolage.

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18 juin 2017

TV - Jerry Lewis, Clown Rebelle

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Dimanche 18 juin 2017 - 22h50 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Jerry Lewis,
clown rebelle

Durée : 61 min
Année et origine : 2015, France
Réalisateur: Gregory Monro

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Digne successeur des grands maîtres (Buster Keaton, Charlie Chaplin, Stan Laurel), Jerry Lewis a passé sa vie au service du divertissement. Comique, cinéaste, producteur, philanthrope... : qui se cache derrière le masque élastique de l'as de la maladresse ? Retour sur une carrière à rebondissements.

C'est le visage des empotés, des pitres, des enfants, des souffre-douleurs, toujours au mauvais endroit au mauvais moment… Dès les années 1940, Jerry Lewis connaît un succès public fulgurant, notamment grâce à son duo avec Dean Martin. Mais son passage derrière la caméra, début 1960, brouille les pistes et braque les critiques sur sa légitimité à se proclamer "cinéaste", malgré la technicité et l'originalité extraordinaires dont il fait preuve dans sa mise en scène. Dès lors, Jerry Lewis entame un bras de fer avec les studios de Hollywood, pour lesquels il écrit, produit et réalise des œuvres singulières, comme Le tombeur de ces dames ou Dr. Jerry et Mister Love, connaissant la gloire et gagnant le respect en Europe, tout en étant simultanément rejeté par les critiques et le public américains.

Subversion par le geste
"Le plus pur comique, c'est celui qui se passe du verbe", commente Pierre Étaix, l'un des nombreux intervenants, en entretien ou en archives – aux côtés, entre autres, de Martin Scorsese et Jean-Luc Godard –, du documentaire de Gregory Monro. Digne successeur des grands maîtres (Buster Keaton, Charlie Chaplin, Stan Laurel…), Jerry Lewis a passé sa vie au service du divertissement. Mais s'il a fait de son corps l'arme polymorphe d'un burlesque qui s'embarrasse rarement de mots, c'est aussi pour mettre face à elle-même une Amérique oublieuse de ses plus faibles. Une des raisons, peut-être, du peu de succès rencontré dans son propre pays et du triomphe que lui a réservé l'Europe, notamment la France, où les cinéastes de la Nouvelle Vague ont salué en lui un pair, satiriste brillant, émouvant et hilarant, de son temps.

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11 juin 2017

TV - Cary Grant, de l'autre côté du miroir

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Dimanche 11 juin 2017 - 22h45 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Cary Grant,
de l'autre côté du miroir

Durée : 52min
Année et origine : 2015, France
Réalisateur: Mark Kidel

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Un émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant (1904-1986). Gentleman affable à l'écran, âme secrètement en souffrance à la ville : derrière la vedette hollywoodienne se cache une personnalité profonde, dévoilée par une autobiographie inédite et des films amateurs personnels.
Né Archibald Alexander Leach, en 1904 à Bristol, Cary Grant se retrouve à 11 ans pratiquement orphelin quand son père fait interner sa mère sans le lui dire dans une institution psychiatrique et s'en va refaire sa vie ailleurs. Le futur héros de La mort aux trousses, disparu en 1986, vivra l'absence maternelle comme un abandon qui le suivra la majeure partie de sa vie, au fil des échecs successifs de ses relations amoureuses. N'appartenant tout à fait ni à l'Angleterre de ses origines ni à l'Amérique de son succès, l'acteur tente de résoudre ses fêlures identitaires à travers des séances de psychothérapie sous LSD. "Tout le monde voudrait être Cary Grant. Moi aussi, je veux être Cary Grant ! ", plaisante-t-il.

Archives personnelles
Consignés dans une autobiographie jamais publiée, les pensées et les doutes de celui qui fut une icône de l'âge d'or hollywoodien jalonnent le film de Mark Kidel et mettent en lumière son intimité. Tout comme les images tournées par l'acteur lui-même : sa manière de cadrer les scènes de rue ou le visage de ses proches révèlent le regard poétique qu'il portait sur le monde et la vie. À ses archives personnelles, confiées par Barbara Harris, sa cinquième épouse, et Jennifer Grant, sa fille, se mêlent les extraits des grands films de celui qui fut l'acteur préféré d'Hitchcock, et qui a été sur scène acrobate, héros comique ou tragique et, surtout, homme du monde plein de charme. Structuré par les évocations de ses séances de thérapie, cet émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant, de son enfance blessée à la célébrité, de la souffrance qu'il finit enfin, devenu père, par apprivoiser, à la sérénité.

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06 juin 2017

Doc - Le Cinéma dans l'oeil de Magnum

Le cinéma dans l'oeil de Magnum

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Année: 2017
Réalisation: Sophie Bassaler

Pays: France
Durée: 54 min

À l’occasion des 70 ans de Magnum, retour sur le lien noué entre les photographes de l'agence mythique et le monde du cinéma. Une plongée unique dans le regard des créateurs, parmi lesquels Robert Capa, Cartier-Bresson, ou Josef Koudelka.
L'agence Magnum, créée en 1947 par Robert Capa, est intimement liée au cinéma depuis soixante-dix ans. Ses photographes iconiques, Capa lui-même, Cartier-Bresson, ou plus tard Josef Koudelka ont accompagné des tournages, leurs réalisateurs et leurs vedettes. Ils ont ainsi documenté des scènes de vie quotidienne, de travail, ou choisi de s'écarter du cadre pour immortaliser leur propre vision artistique. Venant du reportage de guerre ou du documentaire, ces photographes du réel ont appliqué leurs méthodes de travail à ce monde d’illusions : appareil léger, lumière naturelle, photo sur le vif et sans retouches. Marilyn Monroe, James Dean, Kate Winslet, Michelangelo Antonioni ou Theo Angelopoulos sont passés sous l'œil de l'agence, instaurant un lien unique qui ne s'est pas défait en soixante-dix ans.
Fiction et réel
C’est par amour pour l’actrice Ingrid Bergman que Robert Capa prend la toute première photo de cinéma de Magnum sur le tournage des Enchaînés d’Alfred Hitchcock, inaugurant cette histoire entre l’agence et le cinéma. À partir de nombreux récits inédits, le documentaire retrace toute une vie d’histoires croisées entre deux mondes qu’a priori tout oppose : la fiction et le réel, comme cette rencontre en 1994 entre le réalisateur Theo Angelopoulos et le jeune photographe Josef Koudelka. Ils puiseront dans les Balkans, lieu de tournage du film Le regard d'Ulysse, des clichés et plans extraordinaires, tout en gardant chacun leur signature unique. Un témoignage passionnant sur le regard des créateurs, artistes de l'image, qu'ils soient derrière une caméra ou un appareil photo.

>> Diffusé en France sur arte le 31 mai 2017


Retranscription du passage lié à Marilyn Monroe:

(à 19min 30sec) - Peter Marlow (photographe): Quand on a ce genre de relations, cela rend les choses très différentes; ça permet d'atteindre ce niveau d'intimité.
David Hurn (photographe): L'exemple parfait, c'est Marilyn Monroe et Eve Arnold. Elles étaient très amies et totalement à l'aise ensemble.
Eve Arnold (photographe): Marilyn avait vu une série de photos que j'avais faite de Marlene Dietrich. C'était au début des années 50; ça devait être en 52. A cette époque, les photos étaient toutes retouchées. Tout était très mis en scène. Moi, je ne savais rien de tout ça, j'étais une photojournaliste. J'ai photographié Marlene comme elle était. Elle ne posait pas. Il n'y avait pas de décor ou d'éclairage, juste moi et elle qui chantait. Quelques temps plus tard, je suis allée à une fête donnée pour John Huston. C'est Sam Shaw, un ami commun, qui m'a présentée à Marilyn. Elle m'a regardée et m'a dit: "Vous avez fait du beau travail avec Marlene. Imaginez ce que vous pourriez faire avec moi." J'ai trouvé ça merveilleux. Il se dégageait d'elle une vraie naïveté, mais en même temps, elle avait le sens de son image et savait se vendre. Je suis sûre qu'elle a tout de suite sentie ce que nous pourrions faire ensemble. Un jour, une nuit plutôt, vers 4 heures du matin, elle m'a appelée pour savoir si j'acceptais de la rejoindre à 10 heures du matin à l'aéroport. J'aurai droit à un reportage exclusif, car elle voyageait seule avec son coiffeur.
Isabella Rossellini (actrice, réalisatrice): Eve avait sa délicatesse qui je pense, lui a permis de gagner la confiance d'autres actrices. Notamment, celle de Joan Crawford.

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(... à 21min 50sec) - Eve Arnold: C'était à Chicago durant une escale qui s'éternisait. Marilyn est allée aux toilettes et comme je suis une femme, je l'ai suivie. Je n'avais pas l'intention de la photographier, mais elle était si belle avec sa jupe relevée sur ses petites jambes potelées. J'avais toujours pensé qu'elle était mince. Elle avait cette merveilleuse capacité à se faire plus grande qu'elle n'était.
David Hurn: Cette photo est tellement intime. Et j'aime à pense que Eve était si proche d'elle, que Marilyn lui faisait tellement confiance. Cette photo, pour moi, c'est la quintessence de la photographie.

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Eve Arnold: Je l'ai photographiée sur une période de 10 ans. La plus courte de nos séances n'a duré que deux heures et la plus longue, deux mois, sur le tournage du film "The Misfits" de John Huston. Arthur Miller avait écrit une nouvelle dans laquelle il racontait l'histoire de trois hommes qui travaillaient dans le désert et capturaient des mustangs qu'ils vendaient ensuite pour faire de la nourriture pour chiens. C'est dans ce cadre sauvage qu'apparaît Marilyn. Clark Gable et Marilyn étaient le couple vedette. Il y avait aussi Montgomery Clift, Eli Wallach. Le film a été conçu dans le but de donner enfin un rôle sérieux à Marilyn.

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Alain Bergala (essayiste): Les "Misfits" est totalement exceptionnel sur plein de points. Mais quand le film a commencé à se tourner, personne ne pouvait savoir à quel point, ce serait un film exceptionnel.
Voix Off: Le tournage du film "The Misfits" est un cas unique dans l'histoire des relations entre photographie et cinéma. Neuf grands photographes de Magnum Photos vont suivre ce tournage chaotique durant les trois mois de l'été 1960 à Reno et dans le désert du Nevada. Se succédant deux à deux toutes les deux semaines. Cet accord exceptionnel n'était pas uniquement le fait des liens de John Huston et de l'agence, mais revient à l'initiative de Lee Jones, à l'époque responsable des projets spéciaux du bureau de New York, qui a eu le pressentiment que ce film au casting de rêve mériterait une couverture exceptionnelle.

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Alain Bergala: C'était la première fois dans l'histoire du cinéma où une agence obtenait l'exclusivité. Alors que toute la presse du monde aurait voulu être là. Il l'a obtenu pour une raison simple c'était que Marilyn était déjà mal en point au début du tournage et si elle avait vu arriver des photographes du monde entier, elle aurait craqué.

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Voix Off: Les deux premiers photographes à arriver à Reno sont Inge Morath et Henri Cartier-Bresson.
Agnès Sire (directrice de la fondation Henri Cartier-Bresson): Cartier-Bresson, ça ne l'intéressait pas du tout. Et puis il a entrepris un voyage aux Etats-Unis l'année du tournage des "Misfits" et je pense que Lee Jones et tous les autres à Magnum lui ont dit: "Ca serait bien, on a l'exclu sur ce tournage. Ca serait bien que tu viennes, il y a Marilyn Monroe, etc..." Donc, il est allé sur le tournage; il n'est pas resté très longtemps. Mais il a fait beaucoup de photos; il a fait un portrait de Marilyn Monroe qui est très, très beau. Sa définition du portrait, qui est l'idée de saisir le silence intérieur d'une victime consentante, on voit vraiment, dans la photo de Marilyn Monroe, son silence intérieur.

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Inge Morath (photographe -en 2001): Tout était exotique. Le caractère si américain du film était aussi exotique pour nous. Nous adoptions un point de vue très européen.
Agnès Sire: Arthur Miller a donc épousé Inge Morath qu'il a connue sur ce tournage des "Misfits". Arthur Miller était encore marié à Marilyn Monroe, mais c'était en train de se déliter totalement.
Alain Bergala: C'est hallucinant ce qu'on voit là dans les photos de ce tournage. Des scènes privées. C'est à dire que tout était destroy et du coup, tout était possible. Le photographe pouvait rentrer et faire la scène du ménage qui avait lieu à côté. Cela a évidemment beaucoup joué. Et ils ont senti ça, que tout allait mal.

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Elliott Erwitt (photographe): Le chaos qui régnait sur le tournage était dû aux constants retards de Marilyn, à sa nervosité, et à sa grande détresse de façon générale.
Alain Bergala: Quand les acteurs arrivent, ils sont tous en très mauvais état. Clark Gable n'est pas en mauvais état mais il est très vieux, et Marilyn, ce film se trouve être son dernier film et elle le fait en très très mauvais état.
Bruce Davidson (photographe): Ce n'est pas le sex-appeal de Marilyn qui m'a attiré, mais sa fragilité. C'était une artiste qui luttait contre la dépression. Il y a cette photo que j'ai prise d'elle avec Huston qui m'a mis mal à l'aise. Elle souffrait beaucoup.

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Susan Richards (auteure): Monty Clift était un peu comme  elle. Les acteurs que Dennis trouvait les plus humains sortaient souvent de l'Actor's Studio. Ils essayaient de rester eux-mêmes à Hollywood où tout le monde porte un masque. Et Monty Clift ne jouait pas ce jeu là.
Alain Bergala: L'homosexualité qu'il s'interdisait de faire savoir, névrose absolue, drogues, lui, il avait tout à la fois. Et c'est magnifique. Evidemment, la scène dans l'arrière-cour où ils sont tous les deux complètement destroy, parce qu'ils étaient réellement destroy. Et Huston détestant les homosexuels... En plus, c'était pas simple pour eux, le rapport avec Huston.
Marilyn Monroe: Ce travail peut être si... On essaie d'être sincère. Cela nous amène parfois au bord d'une sorte de folie. Ce n'est pas vraiment de la folie. Il s'agit plutôt d'essayer d'extraire de soi une part de vérité. Et c'est très dur. Enfin, disons, que c'est pas facile.
Alain Bergala: Marilyn, comme toutes les stars, contrôlait les images qu'on pouvait montrer d'elle. Sur les photos qu'elle ne voulait pas voir diffuser, on voit tout ce qui la menace. C'est à dire pour elle, la beauté n'était pas donnée, n'était pas acquise, qu'est ce qu'il a fallu de travail et d'efforts pour qu'on ait une autre image que ça. Cette lutte l'a tuée. D'être toujours une image, à un moment, ça ne tient plus. C'est le film où ça ne tient plus.
Eve Arnold: On l'a tous utilisée, cela ne fait aucun doute. Nous, photographes, devons accepter le fait qu'on a besoin de l'image des autres. Bien sûr, sans la photographie, Marilyn n'aurait jamais été Marilyn. On l'aurait jamais vue car c'est ainsi que beaucoup de gens l'ont découverte. C'est un cercle vicieux, tout le monde utilise tout le monde. Elle m'a utilisée pour l'aider à aller là où elle voulait, moi et des centaines d'autres. Je n'étais pas unique. J'était unique que dans le sens où elle faisait totalement confiance.

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Elliott Erwitt: Les photographes qui ont travaillé sur ce tournage n'étaient pas des paparazzis. Nous étions des photographes Magnum. Personne ne cherchait à nuire ou à créer de scandales. Je ne pense pas qu'il y ait eu des gens comme ça parmi nous.
Voix Off: Le tournage des "Misfits" s'achève le 4 novembre 1960. Le lendemain, Clark Gable est victime d'une crise cardiaque dont il décèdera quelques jours plus tard. Rarement la frontière entre la fiction et la réalité fut aussi mince; et la proximité entre les photographes et les stars aussi grandes.
Alain Bergala: C'est un film 'bascule'. Le cinéma hollywoodien ne sera jamais plus la même chose qu'avant. C'est terminé, donc Il a filmé, en même temps, la décomposition d'un système.
Voix Off: Concurrencé par la télévision, le système des studios s'est essouflé. Et bientôt, les grands magazines suivront. Pour Magnum et le cinéma, une page se tourne.

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09 avril 2017

A la TV - Harold Lloyd, L'intrépide génie comique d'Hollywood

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Dimanche 9 avril 2017 - 23h25 - Arte
- à revoir en replay pendant 7 jours-

Documentaire - Harold Lloyd
L'intrépide génie comique d'Hollywood

HAROLD_LLOYD 

Durée : 53min
Année et origine : 2016, Allemagne
Réalisateur: Andreas Baum

Avec Buster Keaton et Charlie Chaplin, il fait partie des comiques les plus inventifs du cinéma muet américain. Aussi habile à imaginer des gags visuels qu'à réaliser d'incroyables cascades – souvent grâce à d'ingénieux trucages –, Harold Lloyd a connu la célébrité à l'écran plus de deux décennies durant, jusqu'à l'avènement du parlant. Né en 1893 dans le Nebraska, l'acteur a débuté, sans le sou, comme figurant dans les studios californiens avant de commencer, au début des années 1910, une fructueuse collaboration avec le producteur-réalisateur Hal Roach, puis de s'en émanciper en créant son propre studio. Régalant le public avec les pitreries de son personnage à lunettes, le comédien est notamment entré dans la mémoire collective avec la scène, où, bravant le vide, on le voit s'accrocher à l'aiguille d'une horloge (Monte là-dessus, 1923). Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1953, propriétaire de l'une des plus luxueuses propriétés de Beverly Hills, Harold Lloyd a tenu la vedette de plus de deux cents films, du court au moyen métrage, avant de se consacrer avec le plus grand sérieux à d'autres hobbies, comme le bowling et la photographie 3D. Raconté par des historiens du cinéma ainsi que par sa petite-fille, Suzanne Lloyd, nourri d'extraits de films muets, d'archives et d'anecdotes, le portrait savoureux de l'une des premières gloires du cinéma américain.

Posté par ginieland à 12:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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