30 octobre 2012

04/1952, Filmland

Filmland

country: USA
date: 1952, April
cover: Ava Gardner
content: 5 pages article on Marilyn Monroe
photos by Globe and Art Weissman

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pays: USA
date: avril 1952
couverture: Ava Gardner
contenu: article de 5 pages sur Marilyn Monroe
photos de Globe et Art Weissman


article "mmmm-- It's Marilyn".

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Article: mmmm- - it's marilyn
From orphan to cheesecake queen to serious actress... will that be Marilyn Monroe success story ? The provocative starlet has accomplished the first step and its hard at work on a promising dramatic career...

Hollywood is full of dream-come-true stories, but the tale of Marilyn Monroe's phenomenal rise to fame is a story of a girl who didn't even dare to dream... a girl orphaned as a child, shunted from one foster home to another, gawky and unsure of herself like every adolescent, and then suddenly, miraculously, with a beauty of face and figure which was breathtaking.
But Marilyn's troubles were hardly over just because she found herself the possessor of physical charm, a sultry voice and new-found poise. Marilyn knew that pretty girls are all too plentiful in Hollywood, so she went to work in an aircraft factory to assure herself a steady income. She modeled on the side, and picked up many of the useful makeup and posture tricks which have served her well in film work. During one month her picture appeared on four covers, and Howard Hugues spotted one.
The breaks came all together for Marilyn. Before Hughes could get her, 20th Century Fox signed her to a year's contract. Like many another screen hopeful, Marilyn was ecstatic at what she thought was her big chance. But her one part at 20th ended on the cutting room floor, and after a year Marilyn was again on the outside of studio life.
As this point, when a less determined girl might have abandoned the idea of a screen-career, Marilyn decided it was time to wage an all-out campaign to establish herself as an actress whose parts were not fated for the cutting room floor. "It was then I realized," the lovely starlet says about his difficult period in her life, "that an actress must act." She coached with Natasha Lytess, one of Hollywood's best, spending hours studying dramatic technique.
And it paid off. A bit part in " A Ticket to Tomahawk" led to small but solid roles in "Asphalt Jungle" and "All About Eve", two of 1950's most talked-about films. In both roles Marilyn's lovely-to-look-at 5'5 1/2"" were supplemented by undeniable true talent.
Again under contract to 20th Century Fox, Marilyn is being carefully groomed for stardom. Her newest roles in "Let's Make It Legal" and "Night Without Sleep" are increasingly demanding. At last Marilyn is getting her chance to prove that there's more to her than the cheesecake that meets the eye.
She's not taking her new-found success for granted, tho. After long hours at the studio, Marilyn spends most of her evenings at voice lessons, body movement classes, dramatic coaching, and literature courses at the university. She admires famous theatrical greats of the past, has a snap of Eleanor Duse.
Romance ? An early marriage (Marilyn was barely 16) motivated by her loneliness ended two years later. "We were kids," she says, "didn't know what we were doing." Since then she's been too busy getting where she's gotten to give much time to serious romance. But it's a cinch to predict that a gal as lovaly as 23-year-old Marilyn won't go unattached long, even in glamor-happy Hollywood !


Traduction mmmm- - c'est Marilyn
De l'orpheline à la reine des pin ups en passant par l'actrice sérieuse... serait-ce l'histoire du succès de Marilyn Monroe ? La starlette provocante a franchi le premier pas et se met à pied d'œuvre sur une carrière dramatique prometteuse...

Hollywood regorge d'histoires de rêves devenus réalité, mais l'histoire de l'ascension phénoménale de Marilyn Monroe vers la gloire est l'histoire d'une fille qui n'a même pas osé rêver... une petite fille, ballottée d'une famille d'accueil à l'autre, maladroite et peu sûre d'elle comme toute adolescente, et puis soudain, miraculeusement, avec un visage beau et une silhouette à couper le souffle.
Mais les ennuis de Marilyn n'étaient guère terminés simplement parce qu'elle se trouvait en possession d'un charme physique, d'une voix sensuelle et d'un équilibre retrouvé. Marilyn savait que les jolies filles ne sont que trop nombreuses à Hollywood, elle est donc allée travailler dans une usine d'avions pour s'assurer un revenu stable. En même temps, elle a posé comme mannequinis et a appri beaucoup sur les astuces de maquillage et de posture utiles qui lui ont bien servie dans le travail cinématographique. Pendant un mois, sa photo est apparue sur quatre couvertures, et Howard Hugues en a repéré une.
Les périodes de pauses sont venues toutes en même temps pour Marilyn. Avant que Hughes ne puisse l'avoir, la 20th Century Fox lui avait fait signer un contrat d'un an. Comme beaucoup d'autres espoirs de l'écran, Marilyn était ravie de ce qu'elle pensait être sa grande chance. Mais son rôle à la Fox s'est terminé sur le sol de la salle de montage, et après un an, Marilyn était à nouveau en dehors de la vie de studio.
À ce stade, alors qu'une fille moins déterminée aurait pu abandonner l'idée d'une carrière à l'écran, Marilyn a décidé qu'il était temps de mener une campagne tous azimuts pour s'imposer comme une actrice dont les rôles n'étaient pas destinés à la salle de montage. "C'est alors que j'ai réalisé", raconte la belle starlette à propos de sa période difficile de sa vie, "qu'une actrice doit jouer." Elle est coachée par Natasha Lytess, l'une des meilleures d'Hollywood, passant des heures à étudier la technique dramatique.
Et ça a payé. Un petit rôle dans "Le petit train du Far-West " l'ui a permi d'obtenir de plus petits rôles solides dans "Quand la ville dort" et "Eve", deux des films les plus prisés des années 1950. Dans les deux rôles, les courbes charmants à regarder de Marilyn étaient complétées par un véritable talent indéniable.
Encore sous contrat avec la 20th Century Fox, Marilyn est soigneusement préparée pour la célébrité. Ses nouveaux rôles dans "Chéri divorçons" et "Night Without Sleep" sont de plus en plus exigeants. Marilyn a enfin la chance de prouver qu'elle est bien plus que la pinup qui saute aux yeux.
Elle ne prend cependant pas son nouveau succès pour acquis. Après de longues heures au studio, Marilyn passe la plupart de ses soirées à des cours de chant, de mouvements corporels, de cours d'art dramatique et de cours de littérature à l'université. Elle admire les grands noms du théâtre célèbres du passé, possède un cliché d'Eleanor Duse.
Une romance ? Un mariage précoce (Marilyn avait à peine 16 ans) motivé par sa solitude a pris fin deux ans plus tard. « Nous étions des enfants », dit-elle, « et ne savions pas ce que nous faisions ». Depuis lors, elle a été trop occupée à se rendre là où elle a pu consacrer beaucoup de temps à une romance sérieuse. Mais c'est un jeu d'enfant de prédire qu'une fille aussi adorable que Marilyn, 23 ans, ne restera pas longtemps seule, même dans un Hollywood glamour et heureux !


The article mentions a film that she would just finished: "Night Without Sleep", but Marilyn has never shot this film. Directed by Roy Ward Baker, starring Linda Darnell, Hildegard Knef and Gary Merrill, this film noir is released on American screens on September 26, 1952.

Dans l'article est évoqué un film qu'elle viendrait de terminer: "Night Without Sleep", mais Marilyn n'a jamais tourné ce film. Réalisé par Roy Ward Baker, avec au casting Linda Darnell, Hildegard Knef et Gary Merrill, ce film noir sort sur les écrans américains le 26 septembre 1952.


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29 janvier 2011

1930s - Jean Harlow, la première blonde platine

 Jean Harlow
(1911 - 1937)

actrice américaine
L'idole de Marilyn

american actress
The Marilyn idol

jean_1930_by_margaret_chute_make_up_3 


 jean_1915_baby_2Jean Harlow, de son vrai nom Harlean Carpenter, naît le 3 mars 1911 à Kansas City, dans le Missouri. Elle est la fille unique d'un père dentiste, Montclair Carpenter, et d'une mère issue de la bonne société locale, qui s'appelle Jean Harlow. Harlean n'a que neuf ans quand ses parents divorcent et elle ne reverra dès lors que très peu son père. Harlean est alors recueillie par ses grands parents maternels et élevée dans les meilleurs écoles de la ville, tandis que sa mère, partie à Chicago sous prétexte d'y trouver un travail, y mène en réalité une joyeuse vie et ne tarde pas à se remarier avec un gigolo notoire, Marino Bello, un sicilien.

Jean Harlow, whose real name is Harlean Carpenter, was born on March 3, 1911 in Kansas City, Missouri. She is the only daughter of a dentist father, Montclair Carpenter, and a mother from the good local society, named Jean Harlow. Harlean is only nine years old when her parents divorce and she would hardly ever see her father again. Harlean is then taken in by her maternal grandparents and raised in the best schools in the city, while her mother, who leaves for Chicago on the pretext of finding a job, actually leads a happy life there and soon remarries. with a notorious gigolo, Marino Bello, a Sicilian.


jean_et_sa_mere_2En 1926, sa mère (photo ci-contre) est de retour avec son nouveau mari qui désormais prend en charge l'éducation d'Harlean, âgée de quinze ans. En fait, il envoie la jeune fille en pension à Lake Forest, dans l'Illinois. Loin de sa famille, Harlean, seule et triste, se sent abandonnée. De retour à Kansas City, la beauté d'Harlean ne laisse personne indifférent: un teint de pêche, de grands yeux bleus, des cheveux d'un blond pâle naturellement bouclés, une liberté de ton et d'esprit qui la font exclure, en mars 1927, de la très sélecte école de Ferry Hall. Harlean, qui était alors âgée de 16 ans, avait fugué pour épouser à Chicago, l'un de ses chevaliers servants rencontré dans un bal, Charles F. Mac Grew, âgé de 21 ans. Le jeune homme, fils de banquier, était riche. Mais Harlean avait surtout trouvé là un moyen d'échapper à l'emprise de sa mère, trop protectrice et très religieuse. Cependant, sa mère parviendra à séparer les deux époux et Harlean divorcera l'année suivante.

In 1926, her mother (photo opposite) is back with her new husband who now supports the education of Harlean, aged fifteen. In fact, he sends the girl to boarding school in Lake Forest, Illinois. Far from her family, Harlean, alone and sad, feels abandoned. Back in Kansas City, Harlean's beauty leaves no one indifferent: a peachy skin, big blue eyes, naturally curly pale blond hair, a freedom of tone and spirit that makes her exclude, in March 1927, from the very select Ferry Hall school. Harlean, then 16 years old, has run away to marry in Chicago, one of her servant knights met at a ball, Charles F. Mac Grew, 21 years old. The young man, the son of a banker, is rich. But most of all, Harlean has found a way out of the grip of her mother, who is too protective and very religious. However, her mother will manage to separate the two spouses and Harlean will divorce the following year.


jean_1934_11_with_howard_hughes_1Ayant toujours autant de succès auprès de la gente masculine lorsqu'elle se ballade dans la rue, Harlean prend conscience de sa sensualité et, poussée par sa mère, elle part à Hollywood tenter sa chance bien qu'elle n'ait jamais prit de cours de comédie. Elle entre sur les plateaux de cinéma en faisant beaucoup de figurations (dont l'un des chefs d'oeuvres de Charles Chaplin "City Lights") jusqu'à ce qu'elle tourne la scène qui va la faire remarquer; c'est en 1929 dans une scène gag de "Double Whoopee" un film de et avec Laurel et Hardy, le duo comique le plus célèbre des Etats-Unis: une jeune fille blonde coince sa robe dans un taxi qui redémarre aussitôt et la belle se retrouve en combinaison noire sur le trottoir. Lors de la sortie du film, Olivier Hardy déclare qu' "elle n'a pas de soutien-gorge, c'est sa publicité". Du jour au lendemain, alors qu'elle n'a que 18 ans, elle devient célèbre sans tarder à changer de nom en prenant le nom de sa mère, Jean Harlow. Laurel et Hardy la recommandent à Arthur Landau, chargé de recruter une actrice pour le film d' Howard Hughes, Hell's Angels. Les journalistes ne retiennent pas son talent d'actrice mais le physique et la plastique de cette blonde platine attire les regards. Le film est un triomphe et Jean Harlow devient une star. Elle signe un contrat avec Howard Hughes (photo ci-contre), qui sera l'un de ses nombreux amants.

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jean-double-whoopee Still having such success with men when she walks in the street, Harlean becomes aware of her sensuality and, pushed by her mother, she goes to Hollywood to try her luck although she has never taken theatre lessons. She enters in the world of cinema doing a lot of figurations (including one of Charles Chaplin's masterpieces "City Lights") until she shoots the scene that will get her noticed; it is in 1929 in a scene gag of "Double Whoopee" a film of and with Laurel and Hardy (photo opposite), the most famous comic duet of the United States: a young blonde girl wedges her dress in a taxi which restarts immediately and the beautiful blond is found in black overalls on the sidewalk. When the film comes out, Olivier Hardy declares that "she doesn't have a bra, that's her publicity". Overnight, although she is only 18, she quickly become famous by changing her name, by taking the name of her mother, Jean Harlow. Laurel and Hardy recommend her to Arthur Landau, who is in charge of recruiting an actress for Howard Hughes' film "Hell's Angels". The journalists do not retain her talent as an actress but the physique and the figure of this platinum blonde attracts attention. The film is a triumph and Jean Harlow becomes a star. She signs a contract with Howard Hughes, who will be one of her many lovers.


jean_1935_by_george_hurrell_3_2Engagée ensuite par la MGM, elle tourne beaucoup: The secret six (de George W. Hill), avec Clark Gable, The Public Enemy (de William Wellman) et Iron Man (de Tod Browning). Elle tourne ensuite Goldie (de Benjamin Stoloff) pour la Fox; puis Three Wise Girls (de William Beaudine) et Platinum Blond (de Frank Capra) pour la Columbia. Les critiques la descendent en flammes -la désignant de "tristement suffisante" ou encore en pointant sa voix qui ne plaît pas à ces journalistes- mais elle plaît au public qui lui fait un triomphe et se précipite pour voir ses films. Les hommes sont amoureux d'elle et les américaines sont nombreuses à copier sa coiffure: décoloration en blonde platine et cheveux crantés. Les mauvaises langues déclarent qu' "elle est le sexe incarné et rien ne se vend mieux !" et Jean d'en rajouter en portant des tenues légères, laissant entrevoir sa poitrine, lors des conférences de presse ou des premières de films. 

Under contract with MGM, she makes a lot of films: The secret six (by George W. Hill), with Clark Gable, The Public Enemy (by William Wellman) and Iron Man (by Tod Browning). She then shoots Goldie (by Benjamin Stoloff) for 20th Century Fox; then Three Wise Girls (by William Beaudine) and Platinum Blond (by Frank Capra) for Columbia. Critics brings her down in flames - designating her as "sadly sufficient" or even pointing to her voice which doesn't please these journalists - but she appeals to the public who makes her a triumph and rushes to see her films. Men are in love with her and many American women copy her hairstyle: platinum blonde discoloration and notched hair. Evil tongues declare that "she is sex embodied and nothing sells better !" and Jean to add some by wearing light clothes, revealing his chest, during press conferences or film premieres.


jean_et_paul_bern_wed_4Riche, célèbre, adulée, sa vie privée est pourtant un désastre. Sa mère et son gigolo de mari s'installent chez elle et lui soutirent tout son argent. De plus, Jean apprend qu'elle est stérile. Mais le pire est à venir: en 1931, elle rencontre le producteur Paul Bern (de la MGM), qui a 20 ans de plus que Jean. Le 2 juillet 1932, elle l'épouse (photo ci-contre) mais le soir du mariage, elle téléphone affolée à son agent Arthur Landau pour qu'il vienne la chercher. Il la retrouve en larmes, enveloppée dans un peignoir, couverte de bleus et de morsures, le dos ensanglanté. Son mari, impuissant, l'a sauvagement cravachée. On raconte qu'à la vue du petit sexe de son mari lors de cette nuit de noces, Jean se serait mise à rire, ce qui aurait provoqué la rage folle et incontrôlable de Bern. Soignée dans le plus grand secret, elle reprend tout de même la vie commune avec Bern jusqu'au 4 septembre 1932 où, nu devant le miroir, il se tire une balle dans la tête, laissant une lettre d'adieu en guise de note de suicide. Le scandale est énorme et Jean se console en multipliant les aventures, dont Bugsy Siegel, un parrain de la mafia de New York.

jean_et_paul_bern_11 jean_et_paul_suicide_note jean_enterrement_paulbern
à gauche: Jean et Paul Bern
au milieu: note de suicide de Paul Bern
à droite: Jean à l'enterrement de Paul Bern

jean_harlow-paul_bern Rich, famous, adored, her private life is a disaster. Her mother and her husband gigolo move in at her home and get all of her money. Moreover, Jean learns that she is sterile. But the worst is yet to come: in 1931, she meets producer Paul Bern (of MGM), who is 20 years older than Jean. On July 2, 1932, she married him (photo opposite) but on the evening of the wedding, she phones in panic to her agent Arthur Landau so that he could come and get her. He finds her in tears, wrapped in a bathrobe, covered with bruises and bites, her back bloodied. Her helpless husband brutally whippes her. It is said that at the sight of her husband's small penis on that wedding night, Jean would have laughed, which would have provoked Bern's mad and uncontrollable rage. Cared for in the greatest secrecy, she nevertheless resumes living together with Bern until September 4, 1932 when, naked in front of the mirror, he shoots himself in the head, leaving a farewell letter as a note of suicide. The scandal is enormous and Jean consoles herself by multiplying the adventures, including Bugsy Siegel, a godfather of the New York Mafia.


jean_et_harold_rosson_1933Elle tourne à nouveau avec Clark Gable dans Red Dust (de Victor Fleming) et Hold your hand (de Sam Wood), qui sont deux films où sa performance sera enfin saluée par la critique. Lors du tournage de Dinner at eight (de George Cukor) en 1933, elle fait la connaissance de Harold Rosson, un caméraman (photo ci-contre). Ils se marient en secret mais divorceront l'année suivante. En 1935, elle tombe amoureuse de son partenaire dans Reckless, l'acteur William Powell. Elle retrouve à nouveau Clark Gable pour China Seas (de Tay Garnett), Wife vs secretary (de Clarence Brown) et Saratoga (de Jack Conway) qui sera son dernier film.

She makes again a movie with Clark Gable in Red Dust (by Victor Fleming) and Hold your hand (by Sam Wood), which are two films where her performance will finally be acclaimed by critics. During the filming of Dinner at Eight (by George Cukor) in 1933, she met Harold Rosson, a cameraman (photo opposite). They marry in secret but will divorce the following year. In 1935, she fell in love with her partner in Reckless, actor William Powell. She meets again Clark Gable for China Seas (by Tay Garnett), Wife vs secretary (by Clarence Brown) and Saratoga (by Jack Conway) which will be her last film.


 jean_1936_by_ted_allan_01_1En janvier 1937, lors de la fin du tournage de Personal Property (de WS Van Dyck), Jean attrape la grippe qui la force à prendre du repos mais elle refuse tout traitement, d'autant plus qu'un nouveau tournage l'attend, celui de Saratoga. La maladie qui va l'emporter commence à faire des ravages sur sa santé et touche peu à peu ses fonctions rénales: elle souffre horriblement, allant même jusqu'à se faire arracher les dents qui lui font souffrir. Il se pourrait que ses reins étaient affaiblis suite aux coups que lui avaient portés violemment Paul Bern, son second époux. La souffrance est tellement insupportable, qu'elle doit faire des pauses toutes les 10 minutes sur le tournage et un soir, elle s'évanouit dans les bras de Clark Gable. Le tournage est suspendu et Jean part se reposer auprès de sa mère qui, devenue scientiste, exerce une tyrannie sans faille, refusant tout soins médicaux à sa fille prétextant que la prise de médicaments est un pêché et que le seul remède est la prière. Jean, à bout de force, n'a plus aucun contact avec l'extérieur: sa mère la garde en effet enfermée dans sa chambre, ne laissant personne entrer dans la maison. Clark Gable prévoit d'enlever Jean; c'est finalement son agent, Arthur Landau et des médecins qui l'enlèvent de force, pour la faire hospitaliser.

Jean_Harlow_and_mother_1934 In January 1937, at the end of the shooting of Personal Property (by WS Van Dyck), Jean catches the flu which forces her to take rest but she refuses any treatment, especially as a new shoot awaits her, that of Saratoga. The disease that will take her begins to wreak havoc on her health and gradually affects her kidney functions: she suffers horribly, even going so far as to have her teeth pulled out, which makes her suffer. It could be that his kidneys were weakened from the beating violently inflicted on her by Paul Bern, her second husband. The suffering is so unbearable that she has to take breaks every 10 minutes on the set and one evening she passes out in Clark Gable's arms. The shooting is suspended and Jean leaves to rest with her mother who, now a scientist, exercises an unfailing tyranny, refusing all medical care to her daughter on the pretext that taking medication is a sin and that the only remedy is prayer. Jean, at the end of his strength, no longer has any contact with the outside world: her mother keeps her locked in her room, not allowing anyone to enter the house. Clark Gable plans to kidnap Jean; it is finally her agent, Arthur Landau and doctors who remove her by force, to have her hospitalized.


1937_06_09_funerailles_jean_harlow_1Mais il est trop tard et Jean Harlow décède d'une crise d'urémie le le 7 juin 1937. Une doublure sera engagée et filmée de dos pour terminer le film. Ses obsèques seront suivies par des centaines de personnes et tous ceux qui l'ont connu auront un immense chagrin, déclarant que Jean était une personne gentille et généreuse. Jean Harlow avait 26 ans elle est morte de ne pas s'être soignée. Sa mère ne se sentira jamais responsable, elle inaugurera un musée sur sa fille et dilapidera la fortune de son "bébé" chéri.

But it is too late and Jean Harlow dies of a uremic attack on June 7, 1937. A stand-in and body double will be engaged and filmed from behind to finish the film. Her funeral will be attended by hundreds of people and everyone who knew her will be grieved, declaring that Jean was a kind and generous person. Jean Harlow was 26 years old and died from not being treated. Her mother will never feel responsible, she will inaugurate a museum on her daughter and squander the fortune of her darling "baby".

>> Voir l'album photos Jean Harlow


En 1965, deux films biopics sur la vie de Jean Harlow verront le jour:
In 1965, two biopics films on the life of Jean Harlow will be released:

Harlow de Alex Seagel
avec Carol Lynley (dans le rôle de Jean Harlow)
et Betty Grable (dans celui de la mère)
harlow_carol_lynley_film_aff_1 harlow_carol_lynley_film_aff_2 harlow_carol_lynley_film_scene_1
tv_carol_lynley
 

Harlow, la blonde platine, de Gordon Douglas,
avec Carroll Baker (Jean Harlow),
Raf Vallone, Peter Lawford
(le blog: voir l'article sur Carroll Baker )
harlow_carroll_baker_film_aff_3 harlow_carroll_baker_film_publicity_06_3c harlow_carroll_baker_film_publicity_07_1
 


>> Jean vs Marilyn <<

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marilyn_en_jeanEnfant, la petite Norma Jeane Baker (future Marilyn Monroe) était fascinée par Jean Harlow, s'amusant souvent à mettre ses mains dans les empreintes de Jean sur les trottoirs d' Hollywood. Devenue célèbre, Marilyn prévoyait tourner dans le film biopic consacré à son idole et aurait même rencontrer la mère de Jean Harlow. Elle parvint tout de même à se mettre dans la peau de Jean, le temps d'une séance photo de Richard Avedon en 1958 (voir la séance photos sur le blog). On remarque beaucoup de similitudes entre les vies des deux actrices, mais aussi sur certaines photographies, dans leurs attitudes, leurs poses, leurs mimiques. La presse magazine s'amusait à l'époque à comparer Marilyn à Jean Harlow (comme Focus ou encore Pin-Ups ). Voici un petit florilège d'anecdotes et de photos de ce comparatif Marilyn VS Jean.

As a child, little Norma Jeane Baker (future Marilyn Monroe) was fascinated by Jean Harlow, often having fun putting her hands in Jean's prints on the sidewalks of Hollywood. Becoming famous, Marilyn planned to shoot in the biopic film devoted to her idol and would even meet Jean Harlow's mother. She still managed to put herself in Jean's figure, the time of a photo shoot by Richard Avedon in 1958 (see the photoshoot on the blog). We notice a lot of similarities between the lives of the two actresses, but also in certain photographs, in their attitudes, their poses, their mimicry. The magazine press was amused at the time by comparing Marilyn to Jean Harlow (like Focus or Pin-Ups). Here is a small anthology of anecdotes and photos of this Marilyn VS Jean comparison.

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Le père: Jean Harlow avait neuf ans quand ses parents ont divorcé et dès lors, elle n'a que très peu revu son père. Quand à Marilyn, elle n'a jamais connu son père. Devenues adultes, les deux femmes chercheront dans leur relation avec les hommes, l'image du père. Jean nommera William Powell "Poppy" qui en retour, l'appelera "Baby"; Marilyn appellera Arthur Miller "Daddy".

The father: Jean Harlow was nine years old when her parents divorced and since then she saw her father very little. As for Marilyn, she never knew her father. As adults, the two women will seek in their relationship with men, the image of the father. Jean will name William Powell "Poppy" who in return will call her "Baby"; Marilyn will call Arthur Miller "Daddy".

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Premier mariage à 16 ans pour Jean comme pour Marilyn. Elles se sont mariées trois fois et ont divorcé pour chacune de leur union.
First marriage at 16 for Jean as for Marilyn. They married three times and divorced for each of their union.

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L'adoption: stérile, Jean avait le projet d'adopter un jour un enfant. Tout comme Marilyn qui a rencontré de nombreuses difficultés à avoir un bébé, avait visité un orphelinat l'année de sa mort.
Adoption: sterile, Jean had the project to adopt a child one day. Just like Marilyn who encountered many difficulties in having a baby, had visited an orphanage the year of her death.

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Sex-appeal: leurs tenues choquaient certaines âmes prudentes et bien pensantes de l'Amérique puritaine, et elles ne portaient pas de sous vêtement sous leurs robes. Les critiques ne furent pas toujours élogieuses concernant leur talent.
Sex appeal: Their outfits shocked some cautious and well-meaning souls of Puritan America, and they wore no undergarments under their dresses. Reviews weren't always positive about their talent.

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Howard Hughes: il engagea Jean Harlow dans son film Hell's Angels en 1930 qui a lancé sa carrière; il aurait aimé engagé Norma Jeane après avoir vu une photo d'elle dans un magazine pendant sa convalescence à l'hôpital en 1946.
Howard Hughes: he hired Jean Harlow in his film Hell's Angels in 1930 which launched his career; He would have liked to hire Norma Jeane after seeing a photo of her in a magazine while recovering in hospital in 1946.

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Ben Lyon: il fut l'acteur partenaire de Jean Harlow dans Hell's Angels en 1930; Devenu cadre à la Fox, il fit passer les premiers bouts d'essais à Norma Jeane en 1946.
Ben Lyon: he was the partner actor of Jean Harlow in Hell's Angels in 1930; Becoming an executive at Fox, he gave the first bits of testing to Norma Jeane in 1946.

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Clark Gable: il fut le partenaire de nombreux films avec Jean Harlow et surtout dans son dernier film Saratoga; il fut le partenaire du dernier film achevé de Marilyn, The Misfits.
Clark Gable: he was the partner of many films with Jean Harlow and especially in his last film Saratoga; he was the partner of Marilyn's last completed film, The Misfits.

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George Cukor: il dirigea Jean Harlow dans Dinner at eight en 1933; il dirigea Marilyn dans Let's make love (1960) et Something's got to give (1962).
George Cukor: he directed Jean Harlow in Dinner at eight in 1933; he directed Marilyn in Let's make love (1960) and Something's got to give (1962).

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William Powell: partenaire (et dernier amour) de Jean dans Reckless et Libeled Lady; partenaire de Marilyn dans How to marry a Millionnaire.
William Powell: partner (and last love) of Jean in Reckless and Libeled Lady; partner of Marilyn in How to marry a Millionnaire.

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Cary Grant: partenaire de Jean dans Suzy; partenaire de Marilyn dans Monkey Business.
Cary Grant: Jean's partner in Suzy; Marilyn's partner in Monkey Business.

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Une mort prématurée: Jean est décédée à l'âge de 26 ans et Marilyn à 36 ans, laissant le tournage de leur dernier film inachevé (terminé par une doublure pour Jean). William Powell, comme Joe DiMaggio, faisait fleurir chaque semaine les tombes de leurs amours perdus.
An untimely death: Jean died at the age of 26 and Marilyn at 36, leaving the shooting of their last film unfinished (ended with a body double for Jean). William Powell, like Joe DiMaggio, made the graves of their lost loves bloom every week.

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>> Sources web:
jean_1930s_portrait_entier_01_1-biographie de Jean Harlow sur
wikipedia
-le site officiel sur jeanharlow.com 
-site de fan sur classic movie favorites
-site de fan sur Platinum Page
-blog Platinum Blog
-le film Harlow sur imd
-le film Harlow, la blonde platine sur imdb
-blog myspace
Jean the queen
-photos créditées sur
gettyimages
-photos HQ sur
doctormacro 
-photos sur
 The Fashion Spot    
-galleries photos sur
fanpix  


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10 mai 2010

Photographe: Slim Aarons

Marilyn par Aarons

Slim Aarons photographia Marilyn Monroe en 1952, en séance studio où Marilyn porte des déshabillés. 
Slim Aarons photographed Marilyn Monroe in 1952, in studio session where Marilyn wears lingerie.


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 .1952: Lettres de fans - Portraits en lingerie rouge dans son studio au Beverly Carlton Hotel, au milieu des lettres de fans.
.1952: Fans Mails - Portraits in red negligee in her Beverly Carlton Hotel studio, in the middle of her fans letters.
(>
blog 1952, Beverly Carlton Hotel - Lettres de fans par Aarons )


.1952: Séance en Lingerie - Portraits en studio de Marilyn en déshabillé noir.
.1952: Sitting in Lingerie - Studio portraits of Marilyn in a neglected black lingerie.
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blog 1952 - Séance en studio par Slim Aarons


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 .1952: Lingerie Noire - Marilyn en longue nuisette transparente noire (une tenue non retenue pour le film "Niagara").
- /!/ pas de crédit photographique pour cette séance: selon les sources: Bruno Bernard, Slim Aarons, Dave Preston.
.1952: Black Lingerie - Marilyn wearing a long black transparente nightie, (outfit not chosen for the movie "Niagara")
/!/ No photographic credit for this session: according to various sources: names of Bruno Bernard, Slim Aarons, Dave Preston. 

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blog 1952 - Marilyn en lingerie noire )


> Voir les posts de Marilyn par Slim Aarons


 Slim Aarons
(1916 - 2006)
photographe américain

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Slim Aarons, né George Allen Aarons est un photographe américain connu pour ses photographies de la jet set et de la haute société dans les années 1950, 60 et 70.
Né le 29 octobre 1916 à Manhattan, Slim Aarons s’enrôle dans l’armée américaine (Eighth Army Division) à l'âge de 18 ans et travaille comme photographe à l’académie militaire de West Point avant de devenir reporter de guerre lors de la Seconde Guerre mondiale où il est décoré de la Purple Heart. Aarons disait que les combats lui avaient enseigné que la seule plage qui valait la peine qu’on y débarque était celle qui était «ornée de ravissantes jeunes femmes dénudées, bronzant sous un soleil tranquille.»

aarons_kingsofhollywoodAprès la guerre, Aarons rejoint la Californie et commence à photographier des célébrités idéalisées, dans des endroits magnifiques, à la manière de natures mortes. C’est là qu’il prend la photographie la plus admirée, "Kings of Hollywood", une photo du nouvel an 1957 représentant Clark Gable, Van Heflin, Gary Cooper et Jimmy Stewart se détendant dans un bar en tenue de ville.
Aarons n’a jamais eu recours aux artifices pour ses photographies: pas de styliste ou maquilleur, mais simplement la lumière naturelle.
Son travail représente le Hollywood glamour et doré: des femmes jolies et gracieuses, des hommes élégants, dans des décors luxueux tels que les immenses villas hollywoodiennes avec piscines, terrasses et jardins, des voitures décapotables, sous un ciel bleu azur, et des palmiers... Les photographies d’Aarons apparaissent dans Life, Town & Country, Holiday, Travel and Leisure. Parmi ses sujets célèbres photographiés, citons Jackie Kennedy, John Fitzgerald Kennedy, Howard Hughes, Esther Williams, Truman Capote, Dolores Del Rio, Diana Dors, Humphrey Bogart, Lauren Bacall, Marilyn Monroe, Melina Mercouri, Joan Collins, Capucine, George Hamilton, Man Ray, John Huston, Louis Jourdan, Peter Sellers, Britt Ekland, Ursula Andress, Marianne Faithfull, Mick Jagger etc...

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Jackie Kennedy ; John Fitzgerald Kennedy ; Howard Hughes
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Esther Willimas ; Truman Capote ; Dolores Del Rio
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Diana Dors ; Joan Collins ; Melina Mercouri

Aarons a bâti sa carrière sur ce qu’il appelle «photographier des gens attirants faisant des choses attirantes dans des endroits attirants». Au cours d'un entretien donné à The Independent en 2002, il déclare: «Je connaissais tout le monde, ils m’invitaient à leur fêtes car ils savaient que je ne leur ferais pas de mal. J’étais l’un d’entre eux». Le film d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour, dont le personnage principal est un photographe interprété par Jimmy Stewart, se déroule dans un appartement, inspiré de celui d'Aarons.
Slim Aarons meurt le
30 mai 2006 à Montrose, New York, à l'âge de 89 ans.


> sources web:
Biographie sur wikipedia français

Photos sur photographersgallery

Photos sur
staleywise
Photos sur gettyimages
 


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