02 septembre 2012

26/02/1955 Toot's Shor et Club 21

Le 26 février 1955, Marilyn Monroe et Joe DiMaggio assistent à la soirée d’anniversaire de Jackie Gleason (acteur, compositeur, producteur, scénariste et réalisateur) au Toot's Shor de New York
In February 26, 1955, Marilyn Monroe and Joe DiMaggio attend the birthday party of Jackie Gleason (actor, composer, producer, writer and director) at Toot's Shor, in New York City.

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> Jackie Gleason, Marilyn & Joe
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> Jackie Gleason, Marilyn & Robert Q. Lewis
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> Milton Berle et Marilyn
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> Marilyn et Ray Bloch 
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> A table avec Dom Ameche, Joe, Jackie Gleason 
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> Marilyn et le journaliste du 'NY Post' Leonard Lyons
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> dans la presse
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Plus tard dans la soirée, Marilyn se rend au Club 21, pour une soirée donnée en l'honneur de John Huston.
After on the same night, Marilyn goes to the Club 21, for a party given for John Huston.

 > Marilyn et -en second plan- Joe DiMaggio
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> Marilyn et Milton Greene
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> Marilyn et John Huston
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 > A table
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avec le journaliste Everson
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 avec David Seymour (photo: Burt Glinn)
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> Marilyn et son agent New-Yorkais Jay Kanter
Marilyn and her New Yorker agent Jay Kanter
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Marilyn Monroe quitte le Glastone Hotel de New York et se rend au Harwyn Club (tampon date photographies: 12 mars 1955)
In March 12, 1955, Marilyn Monroe leaves the Gladstone Hotel in New York and goes to Harwyn Club. (Date stamp photography: March 12, 1955)

- de la collection de James Collins, fan des Monroe Six
-from the personal collection of James Collins, one of the 'Monroe Six'

Marilyn avec Jay Kanter / avec Milton Greene

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- de la collection de Frieda Hull, une fan des Monroe Six
-from the personal collection of Frieda Hull, one of the 'Monroe Six'

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> Marilyn est habillée à l'identique que le 31/03/1955 USS Bennington Party


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16 août 2012

Le Nouvel Observateur 16/08/2012

lenouvelobs_16aout_coverLe magazine français Le Nouvel Observateur n°2493, paru le 16 août 2012 consacre un article de 5 pages à Marilyn Monroe (chapitre 6, par François Forestier).
 prix: 3,50 

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Chapitre 6 et fin : Marilyn dans la nuit
Par François Forestier
en ligne
sur CinéObs 

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 Elle convoque un photographe, se déshabille sur le plateau et, nue, se baigne, sourit, prend la pose. Elle sait fort bien que les clichés vont faire le tour du monde.© DR  

C'est avec « Something's Got to Give », film inachevé de George Cukor (1962), que s'achève la vie de Marilyn Monroe.

Dans sa cellule capitonnée, Marilyn est nue. Elle a beau hurler, cogner, rien n'y fait. Les infirmiers passent devant le hublot de sécurité, se poussent du coude, « T'as vu, c'est Marilyn ! », et vont avoir quelque chose à raconter, le soir, au bistrot. Elle est revenue du Mexique en compagnie d'un bellâtre latino, Jose Bolanos, devenu son amant. En fait, c'est un indic du FBI, qui renseigne J. Edgar Hoover directement. Sur les instructions de sa psy le docteur Kris, Marilyn a été vêtue d'une camisole de force, transportée par quatre forts des Halles, face au sol, et jetée dans son cachot. Elle va y rester trois nuits, avant que Joe DiMaggio ne vienne la délivrer, manu militari. A partir de ce moment, elle flotte sur un océan de Dom Pérignon.

Le 16 octobre, enfin, la 20th Century Fox lui fait parvenir un scénario : celui de « Something's Got to Give », remake d'une pétillante comédie de 1939, « Mon épouse favorite », de Garson Kanin. C'est l'histoire d'un veuf charmant (joué par Cary Grant dans la première version, par Dean Martin dans la seconde) dont l'épouse a disparu en mer, sept ans auparavant. Quand elle revient, le mari est en train de se remarier avec une belle emmerderesse…

Le truc, c'est que le réalisateur de cette resucée est George Cukor. Cinéaste exigeant, entouré d'une cour de mignons, celui-ci vient de diriger Marilyn dans « le Milliardaire ». Il a frôlé la dépression nerveuse. A chacun de ses retards, soumis à un régime alimentaire draconien, il se mettait à manger les pages du scénario. Quand la star arrivait, elle était étonnée de rencontrer un homme aux gencives crayeuses de papier mâché. Marilyn, trois ans plus tard, est persuadée que Cukor la déteste. C'est le cas. La Fox est consciente du « problème Marilyn », et commet le bon docteur Greenson à sa surveillance - et à sa remise en état. Or la méthode thérapeutique de ce dernier, c'est d'abord d'enregistrer ses clients (à la grande satisfaction de Hoover), puis de boire du champagne avec Marilyn, chez lui. Bref, il fait tout ce qu'un psy ne doit pas faire.

De plus, Marilyn est en pleine love story avec JFK. Le 19 novembre 1961, elle le rejoint chez Peter Lawford dans sa maison de Santa Monica, sur la plage, juste avant que le président ne rencontre le chancelier Adenauer. Un autre rendez-vous est fixé pour le 5 décembre, à New York. En ce qui concerne le film, en revanche, elle traîne les pieds. Elle ne se présente pas aux essayages. Ni aux tests de maquillage. Elle refuse le scénario tel quel. Elle bloque la campagne de publicité. Elle préfère filer à Palm Springs, où JFK l'attend au bord de la piscine de Bing Crosby. Puis elle se bourre de Librium, de Demerol, de pilules magiques. Elle apprend que Cukor parle d'elle en termes qui feraient rougir un charretier. Finalement, menacée par les juristes du studio, elle se soumet.

Le 30 avril 1962, elle arrive à 6h30 du matin, prête. Miracle ! Elle tourne. Le lendemain, elle est absente. Trois semaines passent. Elle a travaillé un seul jour. Chez elle, Marilyn se concentre sur l'événement majeur : la fête d'anniversaire de JFK, au Madison Square Garden. La Fox lui interdit de s'absenter ? So what ? Elle saute dans un hélicoptère prêté par Howard Hughes et, dès son arrivée, essaie la robe, la fameuse robe couleur chair créée par le couturier Jean-Louis. Vingt couches de soie sur les seins et l'entrejambe, six mille pierres du Rhin, et l'impression d'une totale nudité… La robe est cousue à même le corps.

Le grand soir, enfin, Marilyn, très en retard, monte sur scène - après Ella Fitzgerald, Maria Callas, Harry Belafonte. Elle marche à petits pas. Elle titube. En coulisse, Peter Lawford, maître de cérémonie, voit la robe se déchirer dans le dos. Tout le monde, derrière, peut apercevoir le cul de Marilyn. Elle est emportée par des machinos, comme une statue, pour qu'on recouse la robe. Un comique, Jack Benny, fait la soudure sur scène. Marilyn revient. JFK, les pieds posés sur la rambarde, un mégot de cigare aux lèvres, s'extasie. Et quarante millions de téléspectateurs écoutent Marilyn chanter « Happy Birthday » d'une voix… d'une voix…

« C'est comme si elle lui faisait l'amour », s'écrie une chroniqueuse. Exactement. Le moment est kitsch, magique, invraisemblable. L'image s'inscrit instantanément dans la saga de l'époque. Jackie Kennedy, elle, est restée à la campagne. Plus tard, la soirée continue chez le trésorier du Parti démocrate, Arthur Krim. Au petit matin, Marilyn rejoint JFK dans son hôtel. C'est leur dernière nuit ensemble. Lui le sait. Elle, non. Ils ne se reverront jamais.

De retour à Hollywood, elle est licenciée par le studio. Elle contre-attaque avec sa seule arme : l'érotisme. Elle convoque un photographe, se déshabille sur le plateau et, nue, se baigne, sourit, prend la pose. Elle sait fort bien que les clichés vont faire le tour du monde. Marilyn est une manipulatrice chevronnée. Et, en effet, alors que les patrons de la Fox sont en danger à cause des coûts hallucinants du tournage de « Cléopâtre », ils ne peuvent se permettre de passer « Something's Got to Give » par pertes et profits.

Cukor reprend le tournage, avec Dean Martin, Cyd Charisse et Lee Remick. Marilyn arrive, ne connaît pas son texte, hésite, réussit quelques prises, mais n'arrive pas à être longtemps concentrée. Chaque jour de retard coûte une fortune. Cukor est outré. Il ne supporte pas la présence de Paula Strasberg, la répétitrice de Marilyn, et il décrit aux journalistes une star capricieuse, pénible, mesquine. Il est vrai que Marilyn se comporte étrangement : tous les jours, elle appelle la Maison-Blanche, et, régulièrement, on lui répond que le président est occupé. Finalement, Peter Lawford, le beau-frère de JFK, met les choses au point : « Marilyn, pour lui, tu n'as été qu'un coup ! » Elle s'imaginait déjà en première dame… La chute est terrible. Elle s'abandonne.

Sa carrière est terminée. La Fox lui promet qu'elle ne tournera plus : elle vient de coûter deux millions de dollars au studio, inutilement. Mais elle n'en a cure. Elle se sent rejetée, sale, indésirable. Sale, elle l'est : chez elle, Marilyn ne se lave plus, traîne en vieux peignoir, sent mauvais. Sa gouvernante, Eunice Murray, qui est une espionne placée là par Greenson, observe ce naufrage. De temps en temps, Marilyn menace de faire une conférence de presse pour révéler sa liaison avec « The Prez » - le président. Peter Lawford, dépêché par les Kennedy Brothers, décide de lui offrir un week-end.

Le 27 juillet, il l'emmène au Cal-Neva, l'hôtel au bord du Lake Tahoe. On la loge dans le bungalow 52, une bonbonnière rose. Marilyn s'allonge, prend des pilules, décroche le téléphone et papote. Sans doute s'endort-elle. La ligne reste occupée pendant des heures. Un groom alerte le patron, Skinny D'Amato, un truand notoire, qui avertit son boss, Sam Giancana. Le parrain de Chicago est là, dans une autre aile, avec son porte-fingue, Jimmy « Blue Eyes » Alo (que Coppola nommera Jimmy Ola dans « le Parrain 2 »). Giancana, qui a financé secrètement la campagne de Kennedy, a la haine : Bobby Kennedy, le ministre de la Justice, a entrepris une guerre sans merci contre la Mafia.

Quand les deux hommes voient Marilyn inconsciente, ils réalisent qu'une mort soudaine serait une mauvaise publicité pour un établissement fréquenté par les voyous. Ils font boire du café à l'épave blonde. Puis, considérant Marilyn comme un déchet humain, Giancana décide de la faire violer par ses gorilles. Et demande que la scène soit photographiée, pour se venger des Kennedy. Puis il s'en vante au téléphone, auprès de son vieux copain Johnny Rosselli, qui finira découpé en morceaux dans un fût à Miami. L'agent Bill Roemer enregistre la conversation pour le FBI. Rosselli : « Tu prends ton pied, hein, à te taper la nana des Kennedy ? » Giancana : « Ouais. » Les photos parviennent à Frank Sinatra. Celui-ci, incrédule, regarde : sur l'un des clichés, Marilyn, à quatre pattes, est violée par Giancana pendant qu'elle vomit sur la moquette rose. Dégoûté, Sinatra brûle les photos.

En trois mois, Marilyn a fait quoi ? Cinq, sept, dix overdoses ? A chaque fois, un lavage d'estomac l'a sauvée. A chaque fois, un homme l'a reprise en main : Joe DiMaggio, désespérément amoureux de son ex-femme. D'ailleurs, il décide, en cette fin juillet 1962, de demander sa main à nouveau. Par ailleurs, les photos nues de Marilyn ont eu l'effet escompté. La Fox revient sur ses menaces, ravale ses injonctions, et propose un nouveau contrat plus avantageux à la star.

Mais Marilyn est déjà ailleurs, dans un demi-coma provoqué par les barbituriques. Ses dernières scènes filmées avec Wally Cox, un acteur qui est l'ami intime de Marlon Brando et qui mourra drogué, ont été excellentes. La Marilyn Monroe d'autrefois revient, par bribes, à la surface. Il faudrait continuer, sauver ce satané film. Elle réapparaît sur le plateau pour fêter son anniversaire, elle a 36 ans. Mais c'est un vendredi soir, les techniciens sont pressés de rentrer, le coeur n'y est pas. Le gâteau coule lentement sur la table, le champagne est servi dans des gobelets en papier, et l'ambiance est plombée. Vingt minutes après le pot, Marilyn reste seule, sur un plateau désert, avec Wally Cox, petit bonhomme à lunettes, drôle et terriblement dépressif.

Rentrée chez elle, Marilyn se sent écartelée entre ses deux gourous : Paula Strasberg, la coach parasite, et Ralph Greenson, que certains soupçonnent d'avoir des relations sexuelles avec sa cliente. Or la première est à New York, le second est en Suisse. Marilyn accorde une interview à un journaliste, pose de nouveau nue pour Bert Stern, discute avec Pat Newcomb, son attachée de presse, qui a été placée là par Bobby Kennedy, pour contrôler la situation.

Le 1er août 1962, un nouveau metteur en scène, Jean Negulesco, est choisi en remplacement de George Cukor. Negulesco est drôle, et il a déjà dirigé Marilyn dans « Comment épouser un millionnaire ». On reprendra donc le tournage en octobre, c'est décidé. Marilyn est-elle satisfaite ? Elle va s'acheter une table de nuit chez un antiquaire, rentre chez elle, décroche le téléphone, avale une poignée de pilules sans compter, bavarde, dodeline, s'endort. Nous sommes le 3 août.

L'interview paraît dans « Life », ce jour-là. Elle dit : « Vous ne savez pas ce que c'est, d'avoir tout ce que j'ai et de vivre sans amour, sans bonheur. » Le 4 août 1962, au petit matin, Marilyn est morte.


Marilyn et la France
le 19/08/2012
Par Bernard Comment
en ligne
sur cinema.nouvelobs.com

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Chaque semaine, l'éditeur des écrits et dessins de la star - mandaté par la famille Strasberg - nous offre un document rare. Aujourd'hui, une lettre à Georges Auric, président de l'Académie du Cinéma.

Marilyn Monroe n'est jamais venue en France, du moins n'existe-t-il aucune trace d'un voyage. Mais elle avait une vraie tendance francophile, un goût pour la littérature (Camus, Proust), la peinture (Bonnard, Van Gogh) et les produits fins (champagne, foie gras) de l'Hexagone. Surtout, l'occasion s'en présenta très concrètement en 1958, quand l'Académie du Cinéma présidée par Georges Auric décida, lors de sa séance du 2 avril, de lui décerner son Grand Prix de la meilleure interprétation étrangère pour son rôle dans « Le Prince et la Danseuse », sorti quelques mois auparavant sur les écrans européens (et l'on peut imaginer le goût savoureux d'une telle récompense, par l'Académie d'une cinématographie prestigieuse, quand on sait le mépris avec lequel l'avait parfois traitée Laurence Olivier sur le tournage du film à Londres pendant l'été 1956). Si les oscars n'ont jamais couronné Marilyn (quelque chose en elle dérangeait l'establishment hollywoodien, peut-être le culot d'avoir fondé sa propre société de production, ou sa volonté d'échapper à l'icône de la blonde sexy), elle reçut de nombreux prix à l'étranger ou par la presse étrangère. Une invitation est donc lancée à Marilyn, qui semble ne pas recevoir la lettre. Quelques semaines plus tard, le 12 mai, l'Académie du Cinéma, croyant savoir que la star a prévu un voyage prochainement en Europe, tente une relance par l'intermédiaire de Paula Strasberg, et, le 22 mai, Marilyn accuse réception de ce courrier, se dit très honorée et déclare envisager sa venue avec son mari, mais pas avant l'automne. Le 5 septembre, elle précise que cela ne pourra pas être avant le 1er novembre, une fois que le tournage de « Certains l'aiment chaud » aura pris fin. En fait, le film de Billy Wilder, démarré le 4 août 1958, ne se terminera que le 6 novembre, avec vingt-neuf jours de retard imputables pour l'essentiel à Marilyn, qui accumulait les absences et les retards, tétanisée par une incertitude ontologique et craintive à l'idée des scènes parfois comiques de son rôle.

Vers la mi-septembre, Marilyn est rejointe sur le tournage par Arthur Miller et, quelques jours après, elle apprend qu'elle est enceinte. C'est le bonheur tant attendu. Mais le 7 novembre, elle est hospitalisée au Cedars of Lebanon Hospital de Los Angeles pour des difficultés liées à sa grossesse. Fausse alerte. Elle regagne New York, avec injonction des médecins de se reposer et de renoncer aux barbituriques et à l'alcool. De son côté, l'Académie du Cinéma relance, on propose de déplacer la cérémonie au mardi 25 novembre, puis au samedi 13 décembre. Chacun a ses urgences. Marilyn finit par envoyer un long télégramme le 26 novembre, dans lequel elle annonce qu'elle ne pourra malheureusement pas venir, pour la belle raison qu'elle est enceinte. On est déçu à Paris, mais on la félicite pour la bonne nouvelle. Marilyn propose de coopérer, sous la forme d'un message personnel, ou d'un télégramme, ou d'une conversation téléphonique. Cette dernière hypothèse sera finalement abandonnée en raison des complications techniques. On se contentera d'un message, envoyé l'avant-veille au directeur par télégramme : « Mes cordiales salutations à vous et à tous les membres de l'Académie. Je regrette sincèrement l'impossibilité d'être parmi vous à cette occasion et j'espère vous remercier tous prochainement pour le précieux prix que vous me remettez. J'espère avoir le plaisir de vous rencontrer dans un futur pas trop éloigné. Avec mes meilleurs voeux, Marilyn Monroe-Miller. »

Mais le 16 décembre, c'est le drame. Une fausse couche, l'hospitalisation dans une clinique de Manhattan, la déprime, des semaines noires que les fêtes de fin d'année ne parviennent pas à égayer. L'enfant tant désiré ne viendra jamais. L'étoile de cristal sera remise à Marilyn le 26 février 1959, à New York, par Georges Auric, en voyage aux Etats-Unis. On ne sait si la cérémonie eut lieu à l'Institut du Film français ou dans les luxueux locaux des services culturels de l'ambassade de France, en haut de la V Avenue près du Metropolitan Museum. Il se dit qu'une robe de soirée de Marilyn serait conservée dans cette représentation française, bien cachée, et dévoilée en de rares et précieuses occasions, comme l'incantation d'un fantôme… dont le rayonnement continue de nous parvenir et de nous toucher, tout particulièrement ici où l'on a su, depuis longtemps, voir en elle autre chose qu'une blonde écervelée, à savoir une femme curieuse, exigeante, désireuse de se perfectionner et de se cultiver. Une enfant radieuse, pour reprendre la belle expression de Truman Capote.

La lettre de Marilyn à Georges Auric :

Tout d'abord laissez-moi vous adresser mes plus plates excuses pour le long retard pris à répondre à votre lettre et à votre télégramme.

Comme vous le savez sans doute, j'ai travaillé sur un film à Hollywood durant les quatre derniers mois et demi. J'avais vraiment espéré venir à Paris pour y recevoir la récompense dont vous m'avez si gentiment gratifiée. Cependant, la nature est intervenue et j'attends un enfant. En raison de récentes complications concernant la grossesse, mon médecin m'a interdit toute espèce de voyage.

Je ne peux pas vous dire assez fort combien j'ai attendu cet événement et j'espère que vous comprendrez que seule une circonstance aussi importante à mes yeux pouvait m'empêcher de venir.

S'il y a une façon pour moi de coopérer à cet événement, à travers un message personnel ou un télégramme ou une conversation téléphonique transatlantique ou tout autre moyen dont vous auriez l'idée, je serai très heureuse de le faire. Faites-moi s'il vous plaît savoir quand la date exacte sera fixée. Avec mes voeux les plus sincères pour tous les membres de l'Académie et à nouveau mes plus chaleureux remerciements pour ce grand honneur qui m'est fait, Marilyn Monroe Miller 

27 juillet 2012

Le Nouvel Observateur 26/07/2012

lenouvelobs_26juilletLe magazine français Le Nouvel Observateur n°2490, paru le 26 juillet 2012 consacre un article à Marilyn Monroe (chapitre 3, par François Forestier).
 prix: 3,50 


 Chapitre 3: Et Marilyn créa l'émeute
Par François Forestier
en ligne
sur nouvelobs.com  

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Avec « Sept Ans de réflexion » (1955), de Billy Wilder, Marilyn Monroe, dont on célèbre le 50e anniversaire de la mort, devient un mythe universel.

C'est un chaos indescriptible. Les voitures sont pare-chocs contre pare-chocs, la foule est compacte, les policiers à cheval tentent de se faufiler, des photographes se bousculent et des projecteurs sont installés sur les toits, comme pour un bombardement. Un petit homme, le chapeau noir de travers, court : il vérifie que tout est bien en place, que la vitrine du Trans-Lux Theatre, cinéma coincé entre une boutique de fleuriste et un coiffeur, est nettoyée et que la caméra est bien située. Billy Wilder est un perfectionniste qui travaille avec un chronomètre en main. Les gags et les répliques de son film, « Sept Ans de réflexion », vont être millimétrés, alésés. Survolté, il finit par s'asseoir, le coeur au bord des lèvres. L'acteur principal, Tom Ewell, est là, les mains dans les poches. La foule grossit.

Marilyn, elle, se prépare dans la chambre de son hôtel. Elle a mis une robe blanche, s'est fait coiffer méticuleusement et, l'angoisse vissée à l'estomac, attend en buvant du champagne et en gobant des calmants. Son mariage avec Joe DiMaggio, surnommé le Yankee Slugger (le « frappeur yankee »), est une déception : le joueur de base-ball est de plus en plus renfrogné, de plus en plus jaloux, de plus en plus terne. Le soir où Marilyn est arrivée au restaurant de Toots Shor en robe moulante, tous les copains ont immédiatement remarqué qu'elle ne portait pas de culotte. DiMaggio, rageur, a envoyé son épouse s'acheter un slip, manu militari. Toots Shor, le pote de toujours de Joe, a secrètement ouvert une petite caisse pour faire des paris : combien de temps le mariage va-t-il durer ? Moins d'un an, dit-il. Marilyn est une allumeuse.
La planète entière la désire. C'est l'idéal féminin, le top de l'érotisme, le rêve américain par excellence. Partout où Marilyn passe, c'est l'émeute. Quand elle a été au Japon pour son voyage de noces, en janvier, elle a été accueillie comme une vamp. Avec un peu d'étonnement, elle a constaté que son mari était une sorte de divinité, là-bas. Quand elle a chanté en Corée pour les soldats, elle a failli déclencher une autre guerre. Il n'y a pas, il n'y aura jamais, de star comme Marilyn Monroe. Elle adore ces milliers de regards qui la désirent, elle n'est heureuse qu'à ces moments-là. Puis elle éteint sa lampe intérieure et sort dans la rue, méconnaissable, les cheveux gras, le visage démaquillé, et personne ne la remarque. Elle s'est inventé un nom : Zelda Zonk. Et cette Zelda, personne n'en veut. Seule à la maison, elle ne se lave même pas. Sa femme de ménage ramasse les crottes du chien, le linge sale, les draps bouchonnés.

Billy Wilder attend. Marilyn a l'habitude d'arriver en retard, un peu par caprice, un peu pour se faire désirer, un peu par trac. Même à son mariage, en janvier dernier, elle était en retard. Wilder lui suggère d'aller prendre des cours « chez Patek Philippe, en Suisse, pour arriver à l'heure ». Son peu d'assiduité a valu à Marilyn d'être mise à pied sans solde par le studio. Elle s'est consolée en rendant visite à Joe Mankiewicz, le réalisateur d'« Eve », qui prépare « Blanches Colombes et vilains messieurs » avec Marlon Brando et Frank Sinatra. Pour le rendez-vous, elle s'est vêtue comme une showgirl, décolleté plongeant, robe moulante, rouge à lèvres flashy et moue de petite fille. Mankiewicz, qui n'a que mépris pour cette gisquette manipulatrice, la regarde et dit : « Allez vous rhabiller, Marilyn. » Elle est congédiée comme une soubrette.

« Sept Ans de réflexion » est une pièce de théâtre de George Axelrod, un scénariste de radio qui a travaillé avec Jerry Lewis et Dean Martin. Montée en 1952 au Fulton Theatre, la pièce a été un triomphe : elle raconte l'aventure estivale d'un type marié, dont l'épouse et les enfants sont en vacances, avec sa délicieuse voisine. Titre original : « The Seven Year Itch », traduisez : « la Démangeaison de sept ans ». Dès qu'elle a été montée, Charlie Feldman, l'imprésario de Marilyn, en a acheté les droits. Mais, immédiatement, la censure est intervenue. Il a fallu couper des répliques, changer la fin : pas question que le quidam couche avec la créature. Tout se passera dans sa tête et restera un rêve masturbatoire. Marilyn en rajoute. Quand un reporter lui a demandé si, pour ses photos déshabillées, en 1949, elle n'avait rien mis, elle a répondu : « Si. La radio. »

Il est 1 heure du matin. La foule s'est épaissie. Une voiture arrive. Marilyn en sort. C'est comme un ouragan. Elle porte une robe plissée qui frétille au moindre coup de hanche, le dos est nu, et le décolleté est maintenu par deux bretelles fragiles, qui peuvent glisser à tout moment. Pas de soutien-gorge. En 1954, c'est une incitation à l'émeute des frustrés, à la jacquerie des voyeurs. Les projecteurs s'allument, les flashs crépitent, les cordons de police menacent de se rompre. Billy Wilder, qui a été gigolo à Vienne et qui connaît la valeur d'une mise en jambes érotique, demande à Marilyn de prendre quelques poses sur une grille de métro. Elle s'échauffe. Wilder se réfugie derrière la caméra et donne le top moteur. Un grondement se fait entendre, un puissant souffle d'air surgit du sol, et les trois ventilateurs - ce sont en fait des pales d'avion - se mettent en route. La robe de Marilyn se gonfle, ondule, retombe. Les spectateurs en redemandent. Les flics aussi. Chacun envie les trois machinos qui actionnent les ventilos, ils ont le meilleur job du monde. Marilyn est belle à mourir.

Joe DiMaggio est cocu, et comment ! Il est jaloux, mais, malgré sa surveillance, Marilyn s'échappe. Elle passe ses journées avec Hal Schaefer, un petit musicien sympathique, elle a eu une aventure avec Frank Sinatra, elle n'hésite pas à faire entrer le livreur du pressing ou le visiteur de passage. A chaque fois, elle constate la même réaction incrédule : « Je vais coucher avec… Marilyn ? » Du coup, deux fois sur trois, les élus ont une réaction molle et sont privés de leurs moyens. Marilyn Monroe intimide, Zelda Zonk pas du tout. Elle vient de tourner « La Rivière sans retour », et Robert Mitchum l'a prise en affection tout en se moquant gentiment d'elle, après avoir passé quelques nuits avec elle. En revanche, le metteur en scène, Otto Preminger, a piqué des colères phénoménales à cause des retards de l'actrice et de la présence envahissante de la coach autoritaire, Natasha Lytess. Puis Marilyn a incarné une chanteuse de cabaret dans « La Joyeuse Parade ». Elle est fatiguée de ces rôles de bimbo. Elle veut devenir tragédienne, comme Duse ou Sarah. Déclamer du Shakespeare, scander du Yeats, la main vers le ciel. Faire des rôles « sérieux », bon sang de bonsoir.

Walter Winchell, le journaliste vedette de la radio, cherche Joe DiMaggio. Il le trouve au bar du Saint Regis, en train de siroter une bière. Il l'invite à venir sur le plateau. Le Yankee Slugger fait des ronds avec son verre. Il se fait tirer l'oreille. Il n'a pas envie. Winchell insiste. Finalement, DiMaggio le suit. Quand les deux hommes parviennent sur Lexington Avenue, c'est le souk. Il y a même des types suspendus aux toits. Les projecteurs balaient la foule. Impossible de s'approcher. DiMaggio veut s'en aller, quand un flic le repère. Il lui fraie un chemin. Miraculeusement, les gens s'écartent devant le seigneur des stades. DiMaggio entend des cris : « Plus haut ! Plus haut ! Encore ! » Et il voit une scène de rêve et de cauchemar. Le désir et la rage se télescopent en une déflagration atomique. Marilyn, la robe levée, montre ses cuisses. Ses jambes. Ses fesses. Elle a beau avoir mis deux culottes superposées, on voit bien qu'elle n'est pas une blonde naturelle. Les épaules nues, le visage levé vers le ciel obscur, elle danse, elle bouge, elle glisse, elle rabat cette satanée robe qui s'envole à nouveau, elle est offerte aux hommes, à tous les hommes. Elle fait un strip pour la planète entière. Joe DiMaggio s'étouffe de rage. Il est le cornard magnifique.

Il regarde les hommes, autour de lui, qui gueulent « Encore ! Encore ! », les yeux fixés sur l'entrejambe de sa femme. Il a envie de cogner. Il s'en va. Marilyn, inquiète, demande à Billy Wilder s'il pense que ça va durer, cette soirée. Non, répond Wilder, on a presque fini. Menteur, va ! Ils ne lèveront le camp qu'à 5 heures du matin, avec le petit jour. DiMaggio, effondré, s'est réfugié chez Toots Shor. Celui-ci regarde son copain de toujours et lui dit  : « Tu croyais quoi ? C'est une pute ! Une pute ! » Joe s'en va. Il ne reverra plus jamais le malappris. La procédure de divorce est engagée quelques jours plus tard.

A Los Angeles, DiMaggio, désespéré, demande au journaliste Sidney Skolsky  : « Toi qui sais tout, dis-moi, Il y a un autre homme ? » Il y en a dix, vingt, mais Skolsky ne dit rien. Une semaine plus tard, il revoit Marilyn lors d'une fête donnée en l'honneur de « Sept Ans de réflexion » : il y a là Claudette Colbert, Humphrey Bogart, Gary Cooper, James Stewart, Loretta Young et Clark Gable, cet homme que Marilyn a tant admiré dans son enfance. L'hôte, Charlie Feldman, est accoudé à la silhouette de Marilyn, robe soulevée, découpée dans du carton. « J'ai l'impression d'être Cendrillon », dit-elle. Dehors, un détective privé surveille la nouba. Il a été engagé par Joe DiMaggio pour espionner la belle infidèle.
Puis elle s'envole pour New York, où elle rejoint son nouvel amant, le photographe Milton Greene, avec qui elle va créer une société de production. Elle disparaît du radar de Hollywood. Zanuck, enragé, essaie de la retrouver, la convoque, lui envoie du papier bleu, la traque. Rien à faire. Zelda Zonk, anonyme, s'est fondue dans la foule. « Sept Ans de réflexion » est un triomphe, certes, mais Marilyn a trouvé une famille d'adoption : celle de Greene. Comme un coucou, elle niche dans le refuge d'autrui. Elle devient amie avec l'épouse de Greene. Elle lit des livres, écrit des bouts-rimés, patauge dans la piscine, rêve de jouer Grouchenka dans « Les Frères Karamazov ». Elle ne veut plus de « sex rôles ». Elle rompt avec la 20th Century Fox, malgré son contrat. C'est une décision maladroite, qui va lui coûter sa carrière, et, probablement, sa vie.

Les avocats entrent dans la danse. Zanuck est impitoyable. L'un de ses affidés déclare : « Marilyn est stupide. Elle est mal conseillée. » Convoquée par le studio pour faire des tests pour son nouveau film, curieusement intitulé « Comment devenir très, très populaire », elle ne daigne même pas se présenter. Elle préfère s'inscrire à l'Actor's Studio, et prendre des cours avec Lee Strasberg à New York. Celui-ci, soutenu par sa femme, Paula, va devenir le confident, le gourou, l'analyste, le professeur et, finalement, l'héritier de la Monroe. Avec lui, elle va se réinventer. Assise dans la salle du Studio, intimidée, les ongles sales, le regard perdu, elle passera des heures à absorber les théories philosophiques, les considérations sur le métier d'acteur, les conseils psychanalytiques. A l'autre bout de la ville, un homme se rend au théâtre pour les répétitions de sa pièce, « Vu du pont ». Arthur Miller passe tous les jours devant la silhouette en carton de Marilyn, robe envolée.

Les plans tournés à New York, la nuit du 15 septembre 1954, ne seront jamais utilisés. Ils seront refaits en studio. En fait, il ne s'agissait que d'un coup de publicité.


Marilyn dessine
le 28/07/2012
Par Bernard Comment
en ligne
sur cinema.nouvelobs.com

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Chaque semaine, l'éditeur des écrits et dessins de la star - mandaté par la famille Strasberg - nous ofre un document rare. Aujourd'hui, le dessin d'une femme allongée après l'amour.

Lors de mes premières visites à Anna Strasberg, j'avais remarqué, suspendu au mur, un dessin à la sanguine et un jour mon hôte me révéla qu'il y en avait plusieurs autres. C'était à la fin de la conception du livre « Fragments », on aurait pu les ajouter à l'ensemble, mais j'eus tout de suite l'idée qu'il fallait faire un livre à part, et ne pas mélanger ce petit trésor plein de fraîcheur avec des textes qui relevaient d'une autre intention, d'un autre besoin. On peut écrire dans l'urgence, pour retrouver un semblant d'équilibre dans les « sables mouvants » de la vie. Pour le dessin, même quand il s'agit d'une esquisse, on a plus de distance, on regarde, on observe, on se souvient, et on dépose cela sur la feuille, en quelques traits plus ou moins appuyés.

Tout comme elle n'était pas poète, Marilyn n'était pas dessinatrice ni artiste. Mais elle avait, à l'évidence, un regard et un coup de crayon. Une sorte de grâce. Et des images de référence dans la tête. En voyant ce dessin, on pense à des poses classiques, comme autant de Vénus dans les tableaux de la Renaissance, ou encore à la très érotique série du « Peintre et son modèle » de Pablo Picasso. L'amante dort allongée sur le dos, les seins fermes et pointés en l'air, sans doute repus de l'amour à peine consommé (ou, variante possible : en attente de l'étreinte à venir). C'est un corps offert, littéralement ouvert, aux alléchantes courbes qui inspirent la vigueur de l'homme au premier plan, qu'un élan semble pousser vers l'avant. On ne sait pas très bien comment interpréter la position du bras gauche : en appui sur le bord du lit, ou amorçant une caresse ? Ce qui est très beau, c'est l'énergie qu'on sent sur le visage de ce personnage sans même le voir, une tension portée vers l'objet de son désir - assouvi ou non.

La plupart des dessins de Marilyn sont titrés par elle-même, et la légende apporte son poids d'informations, d'ironie décalée ou de contre pied - comme dans le verre de champagne qu'elle esquisse (« A Glass of Champagn the Morning After ») pour le reverser aussitôt dans le désenchantement du lendemain.

Pour compléter ces dessins inédits et souvent touchants et en faire un livre, il m'a semblé évident de faire apparaître une très belle série totalement inconnue de photos faites par le réalisateur Joshua Logan au soir du dernier jour de tournage de « Bus Stop », en marge d'un dîner donné dans sa propriété de Hollywood par un des fondateurs de la Fox, William Goetz, par ailleurs grand collectionneur d'art. L'actrice, mi-enjouée, mi-lunaire, y prend la pose devant des tableaux de Manet, Cézanne, Van Gogh, Bonnard, Picasso, et face à une sculpture de Degas.

Encore fallait-il une couverture. Pour « Fragments », j'avais opté pour un cliché sombre, nocturne, d'une Marilyn entre peur, stupeur et tristesse, qui correspondait à la tonalité du livre. Pour ce petit volume intitulé « Girl Waiting » (c'est la légende d'un des dessins), je voulais quelque chose de plus joyeux et lumineux, et j'ai enfin pu exploiter une photo que j'avais depuis longtemps en tête, découverte sur le site cursumperfcio.net (une mine de renseignements et de découvertes), qui montre une Marilyn rieuse, solaire, irradiante sous son chapeau de paille. Par recoupements successifs, j'ai acquis la certitude que la photo a été prise par Arthur Miller avec un Leica, en amateur, dans la torpeur légèrement venteuse de l'été à Amagansett au bout de Long Island. La femme de tous les rêves est saisie dans sa simple vérité, sans apprêt aucun, la bouche ouverte par le rire, les yeux mi-clos, plus belle que jamais, comme un pied de nez naturel, vibrant, vivant, à l'icône figée dans laquelle Hollywood avait cru pouvoir l'enfermer. On a l'impression de l'entendre rire dans la lumière du soleil.

Né en Suisse en 1960, Bernard Comment est écrivain, scénariste (pour Alain Tanner) et traducteur d'Antonio Tabucchi. Directeur de la collection « Fiction & Cie » au Seuil, il est l'éditeur de « Fragments », qui regroupe les écrits intimes, poèmes et lettres de Marilyn Monroe. Il est l'auteur, entre autres, de « l'Ombre de mémoire » (1990), « Roland Barthes, vers le Neutre » (1991), « Même les oiseaux » (1998) et « Tout passe », Bourse Goncourt de la nouvelle 2011.

25 juillet 2012

16/09/1954 De New York à Los Angeles

Le 16 septembre 1954, Marilyn Monroe et son époux Joe DiMaggio partent de New York pour regagner Los Angeles.

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On September 16, 1954, Marilyn Monroe and Joe DiMaggio leave New York and go to Los Angeles.

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21 juillet 2012

Sur le tournage de River of no return 4

La rivière sans retour
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 > Pendant les prises...  
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> Le 09/09/1953 - photographie d'Arnold Johnson
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> Photos de John Florea 
Joe DiMaggio rend visite à Marilyn sur le tournage
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> dans la presse
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- Marilyn en tournage à Jasper -

> Photos de Ray O'Neill
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> dans la presse
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> Photos de Alan Whitey Snyder
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  > Autres photos

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19 juin 2012

1952 Golf à Palm Springs

Marilyn Monroe joue au golf; avec Joe DiMaggio, vers 1952, à Palm Springs, où le couple passait souvent des week-ends chez des amis.

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05 mai 2012

9/09/1954 Arrivée à New York

Le 8 septembre 1954, Marilyn Monroe s'envole à 21 heures de Los Angeles, d'où Joe DiMaggio est venu l'accompagner à l'aéroport pour l'embrasser et lui dire au revoir, pour se rendre à New York, où elle doit tourner des scènes extérieures du film The Seven Year Itch (Sept ans de réflexion). Joe ne l'accompagne pas. Elle porte un tailleur moulant avec un gros noeud, une tenue qu'elle a emprunté aux studios, qu'elle avait porté dans There's no business like show business (La joyeuse parade) dont le tournage venait à peine de se terminer.

>> Le départ de Los Angeles
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Arrivée à l'aéroport de New York le lendemain, le 9 septembre à 8h15, le Idlewild Airport, Marilyn est assaillie par la foule de curieux et de journalistes: des reporters, des photographes et même les caméras sont présentes. Marilyn se prête au jeu et prend la pose longuement sur le tarmac; puis, escortée par la police, elle rentre dans le hall de l'aéroport, où elle est interviewée.
Parmi les photographes présents: Sam Schulman, Paul Schumach, Weegee, Sam Shaw.

>> L'arrivée à Idlewild Airport - sur le tarmac
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 >> La police escorte Marilyn
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 >> Dans le salon de l'aéroport, poses glamour et interview
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 >> Le départ en limousine
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 >> videos

L'arrivée à l'aéroport d'Idlewild, descente de l'avion

Marilyn fait sa star, accentuant ses célèbres mimiques

Marilyn se prépare pour l'interview

Un journaliste interviewe Marilyn

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Elle prend ensuite une limousine qui l'amène au Saint Regis Hotel, dans Manhattan.

  > Photographies de Sam Shaw >
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 >> Au Saint Regis Hotel

   > Photographies de Sam Shaw >
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Séance "Chambre d'Hôtel"
Hotel Room Sitting
- Milton H Greene -


> Photographies de Milton H Greene
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Planche Contact / Contact Sheet:
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29 avril 2012

14/01/1954 Mariage Marilyn et Joe

Le 14 janvier 1954 le juge Charles Peery de San Francisco fut dérangé en plein repas par un coup de téléphone de Reno Barsocchinni, gérant du restaurant de Joe DiMaggio à Fisherman's Wharf (dans le quartier du port de San Francisco) pour qu'il puisse venir immédiatement célébrer un mariage civil. Charles Peery arriva à l'hôtel de ville quelques minutes à peine avant les mariés.
Joe DiMaggio était accompagné de Reno Barsocchinni, qui était son témoin. Marilyn Monroe, vêtue d'une robe sombre au col d'hermine blanc, n'avait fait venir aucun de ses amis. Elle racontera plus tard que Joe et elle s'étaient décidés seulement deux jours auparavant. Seuls des amis et de la famille de Joe étaient présents: Frank Lefty O'Doul, un ex-grand champion de base-ball devenu ami avec Joe, et sa femme Jean; ainsi que Georges Solotaire, ami de Joe; puis son frère Tom DiMaggio et sa femme Lee

>> La robe de mariée
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>> Marilyn envoya un mot de remerciement
à Tom DiMaggio et sa femme Lee le 5 mars 1954

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Avant de partir pour la cérémonie, Marilyn avait contacté Harry Brand, le directeur de publicité de la Fox, pour le prévenir de son mariage. Le mariage étant organisé à la dernière minute, il engendra quelques mésaventures: il n'y avait pas de machine à écrire à la mairie. Il fallut attendre longtemps pour que l'on en rapporta une. Pendant cette attente, Marilyn donna plusieurs coups de fils afin de joindre ses relations de la presse. Elle appela Sydney Skolsky qui n'était pas chez lui; alors elle tenta de joindre Louella Parsons, la commère d'Hollywood très influente dans la presse, mais qui était aussi absente. Enfin, elle parvint à joindre le journaliste de Los Angeles, Kendis Rochlen qui lui posa quelques questions.

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Petit à petit, beaucoup de monde arriva et près de 1000 personnes, la plupart des journalistes reporters et photographes, étaient agglutinés devant la mairie, si bien qu'on ne s'entendait plus, même à l'intérieur du bâtiment. Le juge lanca un appel au calme par la fenêtre avant de célébrer le mariage, et le silence se fit entendre. Joe déclara: "Okay, que ce mariage se fasse!".
Marilyn signa Norma Jeane Mortensen Dougherty et déclara avoir 25 ans (alors qu'elle allait sur ses 28 ans). Joe sortit l'anneau nuptial, serti d'un cercle de diamants blancs, et Marilyn fit le serment de "l'aimer, l'honorer et le chérir", mais ne fit pas la promesse de lui obéir ! Dans l'intimité, Marilyn avait offert à Joe un cadeau de mariage: des clichés d'elle nue, de la séance de Tom Kelley en 1949 pour le fameux calendrier, et qui n'avaient pas été publiés. Ce fait n'a été révélé que des années plus tard.

 >> Les certificats de mariage
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>> L'anneau serti de diamants
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Après la cérémonie qui fut très brève (elle débuta à 13h48 et se termina 3 minutes plus tard), les journalistes posèrent des questions au couple:
On demande à Joe, ce qu'il allait faire dans l'immédiat, ce à quoi il répond en faisant un clin d'oeil malicieux: "Et qu'est-ce que vous feriez à ma place?";
On demande au couple s'ils comptaient avoir des enfants, Joe répond "Un" pendant que Marilyn répond "J'aimerais en avoir six".

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Puis Joe s'énerva de cette cohue, et déclara: "J'en ai assez de tout ce monde! La cérémonie est annulée"! Et le couple sortit de l'hôtel de ville, affrontant la foule composée de 300 badauds et de 200 journalistes et s'engoufrèrent dans la cadillac bleue nuit de Joe, immatriculée Joe D.

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clifton_motelLeur première nuit de jeunes mariés, ils la passèrent à 300km au sud, dans la petite ville de Paso Roblès, où ils ont dîné aux chandelles (un bon steak chacun). Et ils se rendent au Clifton Motel, où ils prirent une chambre à 4 Dollars, où Joe exigea la télévision, et accrochèrent l'écriteau "Ne pas déranger" sur la porte. Ils n'en sortirent que 15 heures plus tard. Quelques temps plus tard, on orna cette chambre d'une plaque de cuivre "Joe et Marilyn ont dormi ici".
Leur lune de miel va durer 15 jours durant lesquels personne ne savait où se trouvait le couple. Marilyn racontera plus tard à Sydney Skolsky que Joe et elle s'étaient terrés dans les montagnes près de Palm Springs où un ami -l'avocat de Marilyn, Lloyd Wright- leur avait prêté sa maison de campagne. Il n'y avait pas la télévision, ils ont fait de longues promenades dans la neige, et Joe apprit à Marilyn à jouer au billard, à pêcher... Marilyn dira "Nous avons vraiment appris à nous connaître".

source:
Les vies secrètes de Marilyn Monroe
, d'Anthony Summers.
Article "Joe and Marilyn slept here" sur newsodrome  

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27 mars 2012

Modern Screen April 1961

mag_modern_screen_1961_april_coverLe magazine américain Modern Screen, de avril 1961, consacrait un article à Marilyn Monroe intitulé "Marilyn runs back to Joe!".  

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27 février 2012

Paris Match 9/04/1955

mag_pm_1955_coverLe magazine Paris Match n°315, du 9 au 16 avril 1955, consacrait un article de 2 pages de "Marilyn au gala des artistes sourit sur un éléphant rose à son mari retrouvé" de la soirée caritative au Madison Square Garden du 30 mars 1955. Marilyn est la vraie star de la soirée, apparaissant juchée sur un éléphant peint en rose. Dans le public, Joe DiMaggio, son ex-mari, est venu l'applaudir.
Photos de Walter Carone.

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(merci Lolie pour les scans)
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mag_pm_1955_circus_p1b_by_lolie  mag_pm_1955_circus_p2b 

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