12 décembre 2016

L'Express - supplément Styles 16/11/2016

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n°3411
pays: France
date du 16 au 22 novembre 2016
Supplément du magazine L'Express
Contient une page sur Marilyn Monroe

> article
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30 octobre 2013

Les Cahiers de l'Express octobre 2013

lexpress_kennedy_cover Le magazine hors-série  Les Cahiers de l'Express  n°20, paru le 16 octobre 2013, est entièrement consacré à la famille Kennedy, avec 1 page sur Marilyn Monroe: "Extrait. Marilyn Monroe, enquête sur un assassinat. Par Don Wolfe".
Prix: 5,90 Euros

> visuel page sur Marilyn
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22 octobre 2012

L'Express Styles 4/04/2012

img968Le magazine français L'Express Style n°3170, de la semaine du 4 au 10 avril 2012 consacrait sa couverture et publiait une interview de Michelle Williams qui évoque son rôle de Marilyn Monroe pour le film "My Week With Marilyn".

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03 août 2012

L'Express 1/08/2012

lexpress_coverLe magazine français L'Express n°3187, paru le 1 août 2012 consacre un article de 4 pages à Marilyn Monroe.
 prix: 3,50  

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Marilyn Monroe, histoire d'un mythe

 logo_express_cultureMarilyn Monroe, histoire d'un mythe
Par
publié le 3 août 2012
en ligne sur lexpress.fr

 C'est une marque déposée. Un totem sexuel. Le sujet inépuisable d'études romanesques ou de reproductions commerciales. Elle est ce que l'on veut qu'elle soit... ll y a 50 ans, le 5 août 1962, disparaissait Marilyn Monroe.

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Marilyn Monroe, initiales M.M. 

C'est une marque déposée. Un totem sexuel. Le sujet inépuisable d'études romanesques ou de reproductions commerciales. Marilyn Monroe est ce que l'on veut qu'elle soit. Actrice et chanteuse. En robe lamée couleur chair ou jean moulant et chemisier de soie. Garce torride ou enfant perdue. Quand ce n'est pas les deux à la fois: "Je suis instable, je le sais, reconnaissait-elle. Je voudrais trouver l'amour, mais je sacrifie tout à ma carrière. Je souhaiterais jouer de grands personnages, mais je suis incapable de mémoriser mes textes. Je suis une star, mais les studios me haïssent." Lucide et désespérée, elle ne pouvait s'empêcher d'atténuer ses souffrances en s'enivrant d'alcool, de médicaments et d'amants, pour mieux abolir les barrières entre ses illusions et la réalité.


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 Marilyn Monroe et Richard Allan dans Niagara d'Henry Hathaway (1953).

Au lendemain de sa disparition, le 5 août 1962, la photographe Eve Arnold, qui l'avait si longtemps sublimée en déesse de l'amour, en faisait le constat, désolée: "Marilyn s'est noyée dans son propre rêve." Elle était pourtant née au coeur de cet eden qu'elle avait caressé. À Hollywood. Mais du mauvais côté d'une barrière qui vous fait contempler de loin les étoiles sans jamais les toucher. Coeur d'artichaut et monteuse à la RKO, Gladys Monroe ne doutait pas qu'elle puisse échapper à la règle. La jeune femme avait eu deux enfants d'un nommé Baker, parti avec leur progéniture sans laisser d'adresse. Dépourvue de remords, elle s'était alors éprise d'un immigré norvégien, Edward Mortenson, boulanger itinérant qui reprit la route en apprenant sa grossesse. Fruit de leur amour de misère, une petite fille avait vu le jour le 1er juin 1926. Boucles châtain, yeux gris bleuté, Norma Jean idéalise son père sans le connaître. Toute gosse, elle se plaît à l'identifier, sur la foi d'une vague ressemblance photo, à Clark Gable. Le pli est pris. Entre Gladys et son amie, tante Gracie, la gamine arpente Sunset Boulevard et s'imagine laissant ses empreintes dans le ciment du Grauman's Theater. Elle ambitionne aussi de parcourir, nue, le vaste monde. Le temps de comprendre la cruauté des hommes, elle se retrouve, grelottante, pupille du comté de L.A., séparée d'une mère parano et dépressive internée en maison de repos. Parce qu'elle en est privée, la petite Norma Jean visite, le long de nuits sans sommeil, d'étranges familles d'accueil. Ballottée, elle reçoit, au passage, l'attention particulière de pères d'adoption pervers. Il lui en restera, à vie, un bégaiement traumatisant et, longtemps, un effroi pour l'acte de chair contrastant avec son apparence légère.

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Marilyn Monroe et Tom Ewell dans Sept ans de réfexion (1955).  

L'EXHIBITIONNISTE INACCESSIBLE

Faussement offerte, l'orpheline malgré elle a, en effet, conscience de sa séduction. Jouant, gage innocent d'affection, de ses appas dès l'âge de 12 ans, accoutumée à la puberté aux rendez-vous galants, elle sort mais ne couche pas. Norma Jean n'est pas Messaline. Son entourage ne le comprend pas. Pour couper court aux rumeurs et aux menaces d'un retour à l'orphelinat, on la marie, à 16 ans, à Jim Dougherty, brave gars qui pense épouser la version femme au foyer de Miss America. Potiche aux fourneaux, Norma Jean ne sait pas même faire cuire un oeuf au plat. En revanche, ce dont elle use admirablement bien, c'est d'un sex-appeal consommé. Suivant Jim, enrôlé sur la base de Catalina Island, elle s'y pavane à la moindre occasion, roulant des hanches, vêtue de sweats moulants et de jupes échancrées. Dougherty réalise. Un peu tard. "Elle savait qu'elle avait un corps magnifique, dira-t-il. Elle savait que les hommes l'aimaient et il ne lui déplaisait pas de se dévoiler légèrement." Exhibitionniste inaccessible, la belle ne dément pas: "Cela m'est égal que le monde soit fait pour les hommes tant que je peux y être femme." Sa profession de foi lui brûle pourtant les doigts. Décidée à s'affranchir d'un carcan étouffant, Norma Jean quitte son usine d'armement et pense devenir modèle après avoir allumé l'objectif des photographes militaires.

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Marilyn Monroe et Brad Dexter dans Quand la ville dort de John Huston (1950).

Remarquée par une agence de Beverly Hills, elle rompt les amarres avec Dougherty et accepte, contre son gré, de se faire décolorer en blond platine ou doré avant de trouver un nom de cover-girl pour magazines. Marilyn Monroe devient, en fait, son personnage. Séance photos pour Halsman et Lifeau milieu de sept autres starlettes. Repérage d'un expert en la matière -Howard Hughes- qui la conduit au premier bout d'essai réalisé clandestinement à la Fox. Chef op chevronné, Leon Shamroy flaire l'affaire: "Je fus pris d'un frisson. C'était la première fille qui ressemblait à ces luxuriantes stars du muet. Chaque image de l'essai irradiait la sexualité. Elle n'avait pas besoin de son pour raconter une histoire." Patron de la 20th Century Fox, Darryl Zanuck n'est qu'à moitié convaincu. Il l'engage tout de même. On la distribue négligemment dans quelques bandes sans intérêt. Leçons de chant et de comédie, mais au bout d'un an la Fox ne renouvelle pas son contrat. Idem à la Columbia. Monroe déprime. Accepte, vieux fantasme, de poser nue pour survivre. On lui ressortira les clichés scandaleux à l'heure des premiers box-offices.

En attendant, Marilyn se trouve un mentor: vice-président de la William Morris, Johnny Hyde relance sa carrière. Fou d'amour, le ponte hollywoodien obtient pour elle de petits rôles dans de grands films, chez Huston et Mankiewicz. Le décès brutal de l'amant Pygmalion la laisse sans repères. De fait, la Fox, qui l'a récupérée, ne sait que faire de la blonde incendiaire. Marilyn désespère: "Je ne trouvais pas le moyen de faire une percée. M. Zanuck m'apparaissait la nuit dans mes cauchemars. Je me réveillais le matin, décidée à amener M. Zanuck à m'apprécier, et j'essayais de le voir pour en parler, mais il ne me le permettait pas." Si Darryl résiste à la starlette complexée qui se pique de suivre des cours d'art et de littérature à UCLA, les distributeurs, piqués au vif par la curiosité d'un public la plébiscitant comme une nouvelle Betty Grable, commencent à renvoyer au studio l'écho d'une popularité grandissante.

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Marilyn Monroe dans La rivière sans retour d'Otto Preminger (1954).

L'EMMERDEUSE PERFECTIONNISTE

Lors du tournage de Chérie, je me sens rajeunir, qui la voit faire jeu égal avec Cary Grant, Marilyn rencontre le champion de base-ball Joe DiMaggio. Il la trouve sensuelle et soumise. Elle ignore tout du sport. Il s'enflamme. Elle s'attache. Le malentendu est consommé sur le tournage de Niagara, film noir en couleur qui révèle son talent dramatique. 1952 est son année. Elle en a conscience lorsque, à l'issue des Hommes préfèrent les blondes, elle pose, en compagnie de Jane Russell, ses mains dans le plâtre humide du Grauman's Theater. Un rêve d'enfant passe, même si Gladys et tante Gracie ne sont pas là pour en témoigner. Après avoir affirmé que les diamants sont les meilleurs amis de la femme, elle enchaîne les succès, d'aimables pochades (Comment épouser un millionnaire) en semi-navets (Rivière sans retour). Combinant déhanchement ondoyant, voix susurrante et suave, son jeu plaisant, mais encore limité, dégage un érotisme torride comparé, par le producteur Jerry Wald, à une sexualité mise en bouteille: "Elle en laisse sortir une certaine dose quand elle en a besoin pour une scène; après quoi, elle remet le bouchon et range le flacon."

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Marilyn Monroe, Betty Grable et Lauren Bacall dans Comment épouser un millionnaire.

La rupture survient avec Sept ans de réflexion. La scène de la bouche de métro ayant provoqué l'ire du macho DiMaggio, Marilyn en profite pour s'envoler vers New York. Cours à l'Actor's Studio, choix d'une coach-gourou, Paula Strasberg, omniprésente; Monroe s'évertue à changer d'image, applique à son instabilité un vernis intello, fréquente le dramaturge Arthur Miller. Athlétique, froid, raisonné, ce dernier se laisse séduire. Marilyn, de son côté, pense l'heure venue. Apprenant à cuisiner kasher, à jouer la tragédie -dans l'émouvant Arrêt d'autobus-, elle imagine ne plus avoir de comptes à rendre à son passé. Un échec cuisant -Le prince et la danseuse- et deux fausses couches plus loin, Norma Jean la rattrape. Plus que jamais dépressive, elle se laisse néanmoins convaincre par Miller de jouer dans Certains l'aiment chaud. Le tournage de ce qui devait rester son meilleur film tourne au cauchemar. L'emmerdeuse perfectionniste vire névrosée et rend folle l'équipe. Jack Lemmon, l'un de ses partenaires, s'en souviendra longtemps: "Elle était malade à l'époque, mais nous ne l'avons su qu'après. Dans une scène, elle devait frapper à la porte, entrer et demander: "Où est cette bouteille de bourbon?" Puis elle l'apercevait, disait: "Oh, la voilà" et la prenait. C'était tout. Neuf mots. Avec Tony Curtis, on a pris les paris. Il a fallu quarante-huit prises!"  


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 Les Désaxés de John Huston (1961).

À la sortie du film, son auteur, Billy Wilder, ironise: "Je ne tournerai plus avec elle. J'en ai parlé à mon homme d'affaires et à mon psy qui m'ont dit que j'étais trop vieux et trop riche pour recommencer cela." Mais à l'écran, rien ne transparaît. Triomphe artistique et financier, Certains l'aiment chaud grille pourtant Marilyn aux yeux de la profession. Du Milliardaire, où elle vit auprès d'Yves Montand une passade, aux Désaxés, qui la voit rompre avec Miller, en passant par sa liaison contrariée avec le Président Kennedy, la chute est programmée. Le capotage de Something's Got to Give, au printemps 1962, semble, paradoxalement, marquer une rémission. Résignée à entamer une nouvelle phase de sa vie, Marilyn n'avait vraisemblablement pas choisi de se suicider un petit matin d'été. Qu'importent, au fond, les rumeurs qui, depuis, se sont succédé. Loin de ses ultimes tourments, Marilyn Monroe, ange émouvant et troublant de l'ère Eisenhower, manipulatrice fragile et naïve, demeure, pour longtemps, seule avec son aura et ses mystères.

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13 juillet 2012

Les cahiers de l'Express Juillet 2012

mag_lescahiersdelexpressLe magazine Les Cahiers de l'Express , n°13, paru le 4 juillet 2012, consacre son numéro aux Années 1960, et publie un article de 2 pages sur Marilyn Monroe.
(prix: 5,90).

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17 novembre 2011

L'Express 16/11/2011

expressM1722Le magazine français L'Express du 16 novembre 2011, n°3150 Vol. 13, consacre un article de 4 pages sur Marilyn Monroe intitulé "Voulez-vous que je me mette nue ?".
Prix: 3,50 €. 

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"Marilyn était plus belle encore que je l'imaginais!"

logo_express_culture"Marilyn était plus belle encore que je l'imaginais!"

Par Géraldine Catalano et Jérôme Dupuis (L'Express), publié le 17/11/2011, en ligne sur l'express.fr

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 "Pas mal pour 36 ans, non?", glisse la divine Marilyn Monroe entre deux photos.
Bert Stern

Quelques jours avant sa mort, Marilyn Monroe posait pour Bert Stern. Alors que ces clichés mythiques ressortent aujourd'hui agrémentés de textes de Norman Mailer, le célèbre photographe raconte en exclusivité à L'Express ces heures passées avec la star absolue.

Il est le dernier homme à avoir photographié Marilyn Monroe. C'était le 23 juin 1962, dans une suite de l'hôtel Bel-Air, à Hollywood. Six semaines plus tard, le jour même où ces clichés mythiques allaient paraître dans Vogue, la star des stars était retrouvée morte dans son lit. Bert Stern, 82 ans, photographe célèbre pour avoir réalisé l'affiche acidulée du Lolita de Kubrick, n'a jamais oublié ses trois séances avec Marilyn. Depuis un demi-siècle, il a précieusement gardé ses 2 591 clichés de l'icône blonde. Il les publie aujourd'hui dans un ouvrage exceptionnel - par son format, son luxe, son tirage (1 962 exemplaires) et... son prix (750 euros) - édité par Taschen et complété par des textes, en partie inédits en français, du grand écrivain Norman Mailer. Alors que le documentaire Becoming Bert Stern, signé Shannah Laumeister, sera présenté cette semaine au Festival international du film documentaire d'Amsterdam, en exclusivité pour L'Express, le photographe raconte les dernières heures de Marilyn devant l'objectif.

Comment devient-on le dernier homme à photographier Marilyn Monroe?
En juin 1962, j'étais à Rome sur le plateau de Cléopâtre, pour suivre Elizabeth Taylor, lorsque Vogue m'a appelé pour m'annoncer que Marilyn avait accepté de poser pour moi. Elle venait juste de se faire débarquer du tournage de Something's Got to Give par George Cukor [NDLR: pour ses absences répétées]. Le 23 juin, j'ai donc réservé une suite à l'hôtel Bel-Air et fait livrer trois bouteilles de champagne Dom Pérignon 1953, comme me l'avait demandé son agent. Nous avions rendez-vous à midi. Elle n'est arrivée qu'après 15 heures... 

Première impression?
Elle était plus belle encore que je l'imaginais! Plus fine, aussi... Elle avait été opérée de la vésicule biliaire six semaines plus tôt et portait d'ailleurs une cicatrice au bas du ventre. Sa voix, aussi, m'a surpris: normale, moins artificielle ou exagérée que dans ses films. Surtout, Marilyn était incroyablement drôle, simple, créative. Elle s'est à peine maquillée. J'ai d'abord fait d'elle un portrait en noir et blanc à la Garbo. Puis, très vite, elle m'a demandé: "Voulez-vous que je me mette nue?" Je n'ai su que répondre: "Mais quelle bonne idée!" 

Comment expliquez-vous cela?
Je crois tout simplement qu'elle se sentait belle et voulait le montrer. "Pas mal, pour 36 ans, non?" a-t-elle dit entre deux photos. Nous avons utilisé des foulards transparents pour "habiller" un peu sa nudité. J'ai travaillé avec Bardot, Madonna ou Audrey Hepburn, mais Marilyn a vraiment été la plus extraordinaire. Elle buvait le champagne, et j'ai remarqué que son maquilleur ajoutait un peu de vodka dans son verre. Les heures passant, elle est devenue plus provocante encore. Je n'avais pas besoin de lui faire des suggestions, elle inventait les poses toute seule. Nous avons continué jusqu'à 2 heures du matin. 

Mais n'y avait-il pas une certaine tristesse sous cette gaieté?
Sur le coup, je n'ai rien remarqué de tel. Elle était vraiment de bonne humeur et comptait peut-être sur ces photos dans Vogue pour "relancer" sa carrière. Bien sûr, rétrospectivement, je devine une certaine fragilité sur certains clichés, notamment celui où elle porte une petite robe noire et se cache le visage avec les mains. Ce sont d'ailleurs mes préférés. 

Pourtant, Vogue demandera à compléter cette première séance...
Oui, ils ont apprécié le travail, mais cela manquait un peu de mode, pour faire le portfolio dont ils rêvaient. Alors, quelques jours plus tard, nous avons organisé une deuxième séance avec Marilyn. Cette fois-ci, nous avions loué un petit bungalow de l'hôtel et apporté des robes noires de chez Dior. Comme la première fois, elle est arrivée avec deux heures et demie de retard. Cette fois-ci, j'avais commandé du château-lafite... Elle a posé pendant des heures et des heures avec les robes. Et puis, au bout d'un moment, j'ai demandé à l'équipe de sortir. Marilyn s'est enroulée, nue, dans un drap et s'est allongée sur un canapé. J'ai réalisé toute une série de clichés. Puis, elle s'est endormie, sans doute un peu sous l'effet de l'alcool, et je suis sorti.

Que sont devenues toutes ces photos par la suite?
L'agent de Marilyn avait exigé qu'elle puisse avoir un droit de regard sur les clichés. Je lui ai donc envoyé une grande partie des photos en couleurs et toutes les planches-contacts en noir et blanc, dont j'avais conservé les négatifs. Quelques jours plus tard, tout cela m'est revenu: Marilyn avait barré de très nombreuses photos de sa main, au feutre orange. Vogue a ensuite préparé son portfolio, sans sélectionner aucune des photos de nu.

Et puis...
Et puis, une semaine plus tard, j'étais en voiture avec ma fille, à New York. La radio était allumée et, soudain, ils ont annoncé la mort de Marilyn Monroe. J'ai eu un grand choc. J'ai tout de suite cru à la version selon laquelle sa mort était due à un accident, suite à une consommation de médicaments. Je le crois toujours. Vogue a décidé de maintenir le portfolio, qui est sorti quasiment le jour même. 

On a dit que Marilyn Monroe avait tenté de vous téléphoner le jour de sa mort...
Oui, l'un de ses biographes l'a écrit. Je ne sais pas si c'est vrai. Mais, ce qui est sûr, c'est que si je l'avais eue au bout du fil, j'aurais tout fait pour l'aider.  


Vue par Norman Mailer : "Un cyclone de beauté ambulante"

"Comme elle était également une star de cinéma - et une star habitée par la manie du secret la plus obstinée et la candeur la plus flamboyante, une arrogance hautement conflictuelle et un complexe d'infériorité torrentiel -, une grande philosophe populiste - comme elle aimait l'humble travailleur... - et la plus tyrannique des compagnes sentimentales, une reine des castratrices capable de verser des larmes sur un vairon mourant, une amante des livres qui ne lisait pas, une artiste inflexible et fière qui, si le besoin s'en faisait sentir, était prête à enfourcher la publicité avec plus d'empressement qu'une putain n'aurait comblé un bon client, une giclée féminine d'ironie et d'énergie sensible à qui il arrivait de se traîner comme une limace pendant des jours et des jours de spleen comateux, une femme-enfant mais aussi une actrice en mesure de déclencher une émeute en laissant tomber l'un de ses gants à une première, une fontaine de charme et une impossible casse-pieds, un cyclone de beauté ambulante quand elle était habillée pour plaire mais une souillon déprimante à ses pires moments - qui sentait mauvais, en plus! -, une géante et une naine de l'affect, une bonne vivante et à la fois une abjecte hyène mortifère qui s'hébétait de substances chimiques, un four sexuel dont le feu était apparemment allumé - elle gardait son soutien-gorge au lit -, elle, Marilyn, était plus ou moins l'armide (1) de glace qui nous hantait tous."

(1) Séductrice d'une grande beauté, du nom d'une héroïne de La Jérusalem délivrée, du Tasse. 

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02 novembre 2011

Connaissez-vous Marilyn Monroe?

logo_express_cultureConnaissez-vous Marilyn Monroe?

en ligne sur l'express.com

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Pour s'amuser un peu, Rendez-Vous sur le site de L'express pour un QUIZ spécial sur Marilyn Monroe! Mesurez votre score en répondant aux 10 questions (trop faciles, j'ai obtenu 10/10 les doigts dans le nez !)

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22 juin 2010

Publicité L'Express 1973

Publicité pour le magazine L'Express,
parue dans un Paris Match en 1973


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