Photos liées au tag 'le figaro'

Voir toutes les photos
18 novembre 2016

La robe du «Happy Birthday» s'envole à 4,8 millions de dollars

  lefigaroMarilyn Monroe : la robe du «Happy Birthday» s'envole à 4,8 millions de dollars
Article publié le 18/11/2016
en ligne sur lefigaro.fr

2016-11-18-robe1 

ENCHÈRES - Plus qu'un vêtement, l'étoffe incarne à elle seule toute la sensualité de la légende des années 50. Mise en vente le jeudi 17 novembre dernier à Los Angeles par la maison Julien's Auctions, elle a été acquise pour la royale somme de... 4,8 millions de dollars!

«Happy Birthday to you Mister President...» Les courbes affolantes de Marilyn Monroe n'ont pas fini de faire tourner les têtes. Le célèbre fourreau à paillettes porté par l'actrice en 1962 pour le 45e anniversaire du président Kennedy a été acquis pour la mirobolante somme de 4,8 millions d'euros. Un chiffre bien supérieur aux estimations de la maison Julien's Auctions, qui organisait la vente dans un quartier glamour de Los Angeles.

2016-11-18-robe2 Il faut dire que l‘étoffe moirée revêt désormais une dimension historique, sinon mythique. Cousue à même le corps de Marilyn, elle est indissociable du célébrissime «Happy Birthday» chanté lascivement par l'actrice en l'honneur de JFK pour son anniversaire, le 19 mai 1962. D'une couleur chair qui ne dissimulait rien de l'anatomie de l'actrice, brodée à la main de 2.500 cristaux, elle avait été estimée entre deux et trois millions de dollars par Julien's Auctions.

«C'est surtout le ton si intime et la projection sur les mots «Mr President» qui ont enflammé le public, la presse, et en ont fait un grand moment de culture populaire», souligne la maison d'enchères dans un communiqué. Susurrée, presque soupirée, elle a duré en tout «30 secondes, mais plus de cinq décennies plus tard, elle reste la plus célèbre version de «Happy birthday», relève encore Julien's Auctions.

La robe a finalement été achetée par Ripley's Believe It or Not! (Croyez-le ou pas!), un empire médiatique qui possède également une chaîne de musées, dont un à Hollywood, consacrés aux objets bizarres ou bien ayant une signification historique.

Elle avait été achetée lors d'une première vente aux enchères en 1999 par le riche homme d'affaires Martin Zweig pour la somme de 1,3 million de dollars. Le succès de cette robe est tel qu'un simple dessin de la robe par son concepteur, Bob Mackie, s'est vendu 10.000 dollars.

5,5 millions de dollars pour la robe de «Sept ans de réflexion»

Le record de vente pour une relique de Marilyn reste toutefois de 5,5 millions de dollars. Ils ont été versés il y a cinq ans par l'acheteur de la robe portée dans la scène du film Sept ans de réflexion où l'actrice, debout sur une bouche d'aération, tente avec un succès mitigé de l'empêcher de voler.

Parmi les autres objets en vente, une robe portée par l'actrice dans le film Certains l'aiment chaud, vendue 450.000 dollars, et une autre robe de soirée, pour 125.000 dollars, tandis qu'une paire de chaussures Ferragamo partait dans le même temps pour 34.000 dollars.

Le millier de pièces en vente jeudi soir provenaient de la collection de Lee Strasberg, coach en théâtre et ami de Marilyn Monroe, qui lui avait légué tous ses objets personnels. Celui-ci, qui avait également travaillé avec toute une palette d'acteurs dont James Dean, Dustin Hoffman, Jack Nicholson, Al Pacino, Jane Fonda ou Robert DeNiro, est décédé en 1982.

Posté par ginieland à 17:24 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


09 septembre 2016

La robe sexy de Marilyn pour Kennedy en vente

  lefigaroLa robe sexy de Marilyn pour Kennedy (encore) en vente
Article publié le 08/09/2016
en ligne sur lefigaro.fr

lefigaro-robemm  

ENCHÈRES - En novembre, Juliens' Auctions espère atteindre 2 millions de dollars pour le fourreau à paillettes que la star porta en 1962 pour l'anniversaire du président des États-Unis. Le double de la somme déboursée en 1999 sous le marteau de Christie's, où elle a été acquise pour 1,2 million de dollars.

Elle est entrée dans la légende. Cinquante-quatre ans après l'avoir prononcée, la séquence lors de laquelle Marilyn Monroe lança son fameux: «Happy Birthday Mr. President», à John Fitzgerald Kennedy, devant un parterre de 15.000 invités venus fêter, ce soir du 19 mai 1962, les 45 ans du président des États-Unis, tourne en boucle sur Internet. Sa déclaration est aussi célèbre que l'icône blonde américaine, moulée dans une sensuelle robe de soie pailletée d'or cousue à même son corps, nu de sous-vêtements. Un incident extraordinaire aurait permis de le découvrir: les coutures auraient craqué, «dévoilant son magnifique cul», peut-on lire dans le croustillant article de Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santo, paru dans Le Point.

lefigaro-robemm2  Cette robe mythique, achetée par Marilyn Monroe pour 12.000 dollars à un couturier français en 1962, a été vendue plus d'un million de dollars en 1999 chez Christie's. Or, la voici à nouveau sur le marché, proposée dans une vente fleuve dédiée à la star les 17, 18 et 19 novembre prochains chez Julien's Auctions, à Los Angeles. «Plus de cinquante ans après sa mort, le monde reste fasciné par la beauté et le talent de Marilyn Monroe», estime Martin Nolan, directeur général de la société d'enchères spécialisée sur les stars de Hollywood. Pour lui, «il s'agit des archives les plus importantes de Marilyn Monroe (...) à être mises sur le marché depuis des décennies».

Costumes de cinéma, gants, bijoux, lettres et manuscrits ... Les souvenirs de Marilyn proviennent entre autres de son collectionneur fétiche, David Gainsborough Roberts, qui se sépare notamment de la fameuse robe de cocktail noire portée par Marilyn dans Certains l'aiment chaud. Sur son site, Julien's Auctions affirme vouloir rendre hommage à ce mythe de sensualité, qui aurait eu 90 ans cette année.

18 juin 2014

4,6 millions de dollars pour reposer aux côtés de Marilyn Monroe

  lefigaroUSA : 4,6 millions de dollars pour reposer aux côtés de Marilyn Monroe
Article publié le 17/06/2014
en ligne sur lefigaro.fr

lefig 

Aux États-Unis, les emplacements mortuaires situés à côté de tombes célèbres se vendent à prix d'or. Un business florissant, sordide mais en pleine expansion.

Qui veut être enterré à côté de Marilyn Monroe pour 4,6 millions de dollars ? Au pays de la démesure, rien n'est impossible. La nouvelle tendance permet de dire: «À la vie à la mort» à son idole, en se faisant enterrer le plus près possible de la tombe de celle-ci. Le New York Times explique qu'aux États-Unis il est tout à fait envisageable, et même de plus en plus à la mode, d'acheter des lots de terre et réserver son emplacement mortuaire auprès des grands artistes de ce monde. Pour reposer dans l'éternité auprès de Duke Ellington et de Miles Davis, un saxophoniste de 52 ans, Victore Goines, a déboursé la modique somme de 25.000 dollars.

C'est en 1992 que cette idée loufoque a été lancée. Hugh Hefner, le fondateur et propriétaire du magazine Playboy, avait acheté, pour 75.000 dollars, l'emplacement situé à côté de la tombe de Marilyn Monroe au Westwood Village Memorial Park Cemetery de Los Angeles. «Passer l'éternité aux côtés de Marilyn était une perspective trop plaisante pour qu'on la laisse filer», avait-il lancé. Chanceux d'avoir été un pionnier en la matière, les places aux côtés de la pin-up se sont ensuite vendues jusqu'à 4,6 millions de dollars sur eBay.

En France, un tel trafic est impossible

La vente d'emplacements «VIP» devient un vrai business aux États-Unis. Heureusement, en France, un tel trafic ne serait envisageable puisque les emplacements parisiens (cimetières où reposent la majorité des célébrités) sont donnés aléatoirement, selon disponibilités. Inutile donc d'espérer débourser des sommes astronomiques pour reposer auprès d'Oscar Wilde, Jim Morrison ou de Frédéric Chopin...

Posté par ginieland à 22:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

03 mars 2014

Une Sextape de Marilyn et les frères Kennedy aux enchères

 leparisien_logoUne sextape de Marilyn avec les Kennedy bientôt aux enchères?
Article publié le 2/03/2014
en ligne sur leparisien.fr

leparisien-1

Une vidéo de Marilyn Monroe en train de faire l'amour avec John Fitzgerald et Robert Kennedy ? C'est ce qu'affirme détenir William Castleberry, ancien garde du corps à Hollywood. Peut-être plus pour longtemps car l'homme a vu une partie de ses biens, dont ce film au contenu explosif, saisie dans le cadre d'une procédure judiciaire aux Etats-Unis.
Ceux-ci doivent être mis aux enchères publiques mardi (4 mars 2014), selon les sites américains Radar Online et TMZ.

Castleberry, 56 ans, espère ainsi récupérer suffisamment d'argent pour rembourser ses dettes. Ce collectionneur a été condamné à une amende de 200 000 dollars (environ 145 000 euros) pour avoir vendu de faux objets à plusieurs personnes en Californie. D'après ce qu'il a raconté à Radar Online, il avait commencé à rembourser mais il a été mis dos au mur quand un versement de 90 000 dollars (environ 65 000 euros) en une fois lui a été demandé.

Un secret qu'il entendait garder

Il explique avoir alors été obligé de révéler un secret qu'il comptait bien garder par respect pour Joe DiMaggio, l'ancien mari de la star de «Les hommes préfèrent les blondes» ou de «Certains l'aiment chaud». «Cela me rend malade et j'essaie désespérément de trouver de l'argent avant mardi pour ne pas avoir à la vendre», a-t-il confié à Radar Online.

leparisien-2
Marilyn Monroe et Joe DiMaggio en 1954, juste après leur mariage. (AFP.)

Interrogé par TMZ, Castleberry a également certifié l'authenticité de la vidéo. S'il n'a pas confessé la manière dont il a obtenu ce film, il a assuré qu'il s'agissait bien de Marilyn Monroe avec le président américain et son frère sur la bande.
S'il dit vrai, nul doute que la bande, en cas de mise aux enchères publiques mardi, trouvera un acquéreur. En 2008, une vidéo de l'ancienne maîtresse de JFK pratiquant une fellation à un inconnu avait trouvé preneur pour 1,5 million de dollars (1,09 million d'euros).


 lefigaroUne sextape de Marilyn Monroe avec les frères Kennedy mise aux enchères

Article publié le 3/03/2014
Par Sophie Legras
en ligne sur lefigaro.fr

La relation extraconjugale qu'entretenaient l'actrice et le président américain n'était un secret pour personne. Un certain William Castleberry affirme détenir une vidéo des ébats de trois des personnalités les plus marquantes de l'histoire récente des États-Unis.

Ce sera sans doute la sextape la plus chère du monde. Les ébats de Marilyn Monroe avec John Fitzgerald et Robert Kennedy sur un film de 8 minutes ? C'est ce qu'affirme détenir William Castleberry, ancien garde du corps à Hollywood. Pourtant, il va devoir s'en séparer. L'homme a vu une partie de ses biens, dont ce film au contenu explosif, saisis dans le cadre d'une procédure judiciaire aux États-Unis et ceux-ci doivent être mis aux enchères publiques mardi.

L'information provient des sites américains Radar Online et TMZ. William Castleberry, 56 ans, espère ainsi récupérer suffisamment d'argent pour rembourser ses dettes. Le collectionneur a été condamné à une amende de 200.000 dollars pour avoir vendu de faux objets en Californie. Il explique alors avoir été contraint de révéler un secret qu'il comptait pourtant garder, par respect pour Joe DiMaggio, l'ancien mari de l'actrice. «Cela me rend malade et j'essaie désespérément de trouver de l'argent avant mardi pour ne pas avoir à la vendre», a-t-il confié à Radar Online.

Une vidéo avait été vendue à 1,5 million de dollars

Interrogé par TMZ, l'ancien garde du corps a certifié l'authenticité de la vidéo. Il n'a pas confessé la manière dont il a obtenu ce film, mais a assuré qu'il s'agissait bien de Marilyn Monroe avec le président américain et son frère sur la bande. S'il dit vrai, il est certain que le film trouvera rapidement preneur en cas de mise aux enchères publiques. En 2008, une vidéo de l'actrice des hommes préfèrent les blondes pratiquant une fellation à un inconnu avait été vendue à 1,5 million de dollars. Mettant en scène trois vedettes des années 1950, dont le couple illégitime le plus célèbre de l'histoire, on ose imaginer la somme qu'un riche curieux pourrait débourser pour acquérir ce précieux film.

Posté par ginieland à 18:32 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

10 décembre 2013

Ces musiciens fascinés par Marilyn

lefigaroCes musiciens fascinés par Marilyn

Article publié le 3/08/2012
Par Pierre De Boishue
en ligne sur lefigaro.fr

Elton John et Serge Gainsbourg ont été particulièrement inspirés par la star.

mm_theisen


Candle in the Wind par Elton John: C'est sûrement le plus célèbre et le plus bel hommage rendu par un artiste à Marilyn Monroe. Onze ans après le décès de la star, Elton John s'empare du mythe en retraçant son existence dans cette somptueuse ballade écrite par Bernie Taupin. L'air est inoubliable, les paroles aussi. «Goodbye Norma Jean/Though i never knew you at all/You had the grace to hold yourself…» (Adieu Norma Jean/Bien que je ne t'ai jamais connue/Tu avais la grâce de te redresser…) Elton John reprendra ce tube de l'album Goodbye Yellow Brick Road le jour des obsèques de Lady Di. Sur la mélodie, il plaquera de nouvelles paroles de circonstance. Un sacrilège pour les inconditionnels de cette chanson culte.

Norma Jean Baker par Jane Birkin: Il aurait été étonnant que Serge Gainsbourg, connu pour son amour des femmes, ne se penche pas un jour sur le destin de la plus emblématique d'entre elles. En 1983, il confie cette chanson plaisante - mais sombre - à Jane Birkin. «Norma Jean Baker/Cinq août soixante-deux/Norma Jean Baker/Trois heures quarante-deux/Norma Jean Baker/On l'emmène sans délai/A la morgue d'L.A» Un titre qui figure sur l'album Baby Alone in Babylone.

Chanson pour Marilyn par Claude Nougaro: Claude Nougaro fit partie des premiers à évoquer la vedette dans une chanson. Il le fera en 1964 sur l'album Je Suis Sous… Fidèle à son style, le chanteur avait livré un texte fort bien ciselé sur une mélodie douce et enlevée. «Quel est le film, le scénario/Qu'il te faut tourner de nouveau/Et dans quel néant s'illumine/Le néon de ton nom, Marilyn»

Marilyn et John: Le titre du premier album de Vanessa Paradis, M et J, faisait directement référence à Marilyn Monroe et John F. Kennedy. Sur ce titre, écrit par Étienne Roda-Gil et composé par Franck Langolff, l'interprète de Joe le Taxi approfondit le sujet. Deuxième single du disque, il connaîtra un important succès. Bien entendu, Vanessa Paradis a interprèté de bien meilleurs morceaux par la suite.

Marilyn par Florent Mothe: Ce chanteur français, repéré dans l'opéra rock baptisé Mozart, prend manifestement du plaisir à interpréter ce titre lors de ses prestations scéniques. Il y déclare sa flamme à la comédienne en ces termes: «Je tourne en technicolor/Travelling autour de son corps/Dans mon script je flingue tous ses amants/JFK, Miller et Montand».


06 août 2013

L'étrange coup de fil de Marilyn Monroe à Jackie Kennedy

lefigaroL'étrange coup de fil de Marilyn Monroe à Jackie Kennedy

Article publié le 5/08/2013
Par Constance Jamet
en ligne sur lefigaro.fr

le_figaro_PHO2b70efc8_fdce_11e2_848a_f82f13ee1b48_805x453 

Des infidélités de son mari JFK, la première dame savait tout. Mais une nouvelle biographie sur le couple présidentiel américain évoque la relation particulière avec Marilyn Monroe, à qui elle a fait une réponse plus que surprenante le jour où l'actrice lui a avoué sa liaison.

Jackie Kennedy, une pauvre première dame bafouée et triste? Une biographie très attendue sur le couple présidentiel américain mythique risque d'ébranler l'imaginaire collectif. These Few Precious Days: The Final Year of Jack with Jackie (Ces quelques jours précieux, la dernière année de John avec Jackie), qui sort mardi, couvre la période 1962-1963 jusqu'à l'assassinat à Dallas de John Kennedy. Son auteur, le journaliste Christopher Andersen, affirme que la première dame savait tout des infidélités de son mari, coureur de jupons compulsif. Elle connaissait le nom de la plupart de ses maîtresses et se renseignait sur leur parcours. «Cela la rendait folle mais elle était capable de fermer les yeux du moment que John ne l'humiliait pas publiquement et restait discret. Elle était convaincue qu'elle était la seule femme que John aimait», raconte ainsi un des nombreux témoins entendus par Christopher Andersen.

le_fig_PHO4cb1220c_fdce_11e2_848a_f82f13ee1b48_300x200Mais ce sang-froid a connu une exception: Marilyn Monroe. C'était la liaison qui la dérangeait le plus, affirme le livre, dont les bonnes feuilles ont été publiées ce dimanche dans le New York Post. Jackie redoutait l'impulsivité de l'actrice qui aurait pu être tentée à tout moment de rendre l'affaire publique, provoquant un scandale qui aurait anéanti la carrière de JFK. L'héroïne de Certains l'aiment chaud était en effet persuadée qu'elle allait devenir la seconde femme du démocrate.

À tel point que Marylin a même appelé Jackie pour le lui dire. Lors de ce coup de fil surréaliste raconté pour la première fois par Christopher Andersen, Marilyn avoue à Jackie sa liaison et lui affirme que John va l'installer à la Maison-Blanche. Imperturbable et sarcastique, la première dame réplique: «C'est fantastique Marilyn. Vous allez épouser Jack, je déménage et vous assumerez toutes les responsabilités d'une First Lady. Je vous laisse tous les problèmes qui vont avec.»

Posté par ginieland à 19:42 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 août 2012

Quand Marilyn s'appelait Norma Jean

   lefigaro Quand Marilyn s'appelait Norma Jean
publié le 27 juillet 2012
par Daphné Thiery
en ligne sur lefigaro.fr

lefig_theisen1 
 Sous la pureté du lys et le charme de la rose, Marilyn entame une ascension foudroyante, au propre comme au figuré.
Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images

Il y a cinquante ans, le 5 août 1962, s'éteignait le plus grand mythe du cinéma américain. Pour commémorer cette disparition, Le Figaro Magazine vous offre des photos inédites de Marilyn Monroe dans la fraîcheur de sa jeunesse. Elles ont été prises par Earl Theisen entre 1947 et 1952, avant que Norma Jean ne devienne une star.

Une poupée d'opérette, les cheveux d'un blond vénitien, se tient dans un jardin par un jour de grand beau. Elle sourit, les dents et le nez au vent. Elle est affublée d'une kitschissime robe longue de mousseline bleu ciel, brodée d'opulentes fleurs roses, et d'un long foulard assorti. Qui est cette tendre figure? Une Sissi en technicolor? Une Heidi des temps modernes? Non, cette ingénue - qui pourrait le croire? - n'est autre que Marilyn Monroe.

lefig_theisen2< Il n'y avait que Marilyn pour compléter ainsi des mots croisés.
Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images 


The Marilyn, sex-symbol s'il en est, reine du music-hall, show girl de rêve... Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier Norma Jean Baker, c'est son nom d'état civil, qui allait être la femme la plus photographiée au monde. Et voilà que, aujourd'hui, une série de quatre-vingts images inédites vient alimenter le mythe Marilyn, cinquante ans après sa mort. Elles ont été prises entre 1947 et 1952 par Earl Theisen, l'un des photographes de Look, fameux magazine américain à gros tirages. Jamais ces clichés n'avaient été dévoilés.

Ils appartiennent à la fille du photographe, qui Illes a longtemps conservés comme de précieux souvenirs, parmi les archives de son père (mort en 1973). Elle dit être un jour «retombée dessus», et s'est décidée à les donner à l'agence Getty Images.

lefig_theisen3< Cliché de 1951, dans les studios de la Fox.
Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images


C'est en 1947 que Theisen photographie la star pour la première fois, dans cet accoutrement praline et chichiteux. Elle a 21 ans et vient tout juste de signer son premier film à la 20th Century Fox. Sur les photos de Theisen, elle semble encore vierge de tout. L'image de l'innocence. Elle s'amuse d'un rien, elle éclate de légèreté, et son rouge à lèvres vermillon explose comme deux pétales de joie sur son visage intense. Theisen s'enthousiasma: «Photographier Marilyn, c'était comme regarder une fleur éclore ; dès que l'objectif était tourné dans sa direction, elle s'ouvrait

Sous l'oeil de Theisen, Marilyn se révèle, en effet, candide et rayonnante. Pas de voyeurisme, pas de racolage. On est bien loin ici de l'image sulfureuse de celle qu'on appellera la Mmmmm girl, lorsqu'elle commença dans les années 40 à poser pour des magazines de pin-up. Comme on est bien loin de la fameuse série de Bert Stern, prise en juin 1962, dans une suite d'hôtel, où Marilyn pose nue quelques jours avant sa mort. N'en déplaise à Hitchcock, qui disait d'elle qu'elle avait «le sexe affiché partout sur sa figure»: Earl Theisen saisit tout le contraire chez la jeune femme. C'est la fraîcheur de Marilyn qui capte son attention, «le scintillement de ses yeux bleus», éblouissants.

lefig_theisen4  
 Marilyn au début des années 1950.
Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images

Mais cette image va peu à peu évoluer. Sur des photos ultérieures de cette série, la rising star exhibe les formes plantureuses de ses 25 ans. On est en 1951, elle porte un bikini couleur crème ou un maillot lamé aux reflets de sirène. Elle prend la pose, mais avec un instinct qui déjoue la vulgarité. Aguicheuse, certes, mais avec naturel, si l'on peut dire. Le photographe parvient à la surprendre à chaque instant dans sa pure beauté: même quand son brushing n'est pas parfait, même quand son ventre n'est pas tenu, quand elle est tout simplement, et non pas quand elle veut paraître. Comme si Theisen sentait déjà planer la menace du star-système qui pesait sur elle et effacerait un jour sa sincérité. Est-ce pour la protéger qu'il ne voulut jamais publier cette série de photos? Un lien solide semblait unir le photographe et sa muse.

Theisen était réputé pour sa gentillesse. Les stars l'adoraient (on raconte qu'il allait chasser l'ours avec Gary Cooper et qu'il voyageait en Afrique avec Hemingway). Il fut le confident et le conseiller de Marilyn, ainsi que le montrent ces tirages de 1951 où Theisen n'hésite pas à prendre la pose pour expliquer à la star peroxydée comment imiter les postures charmeuses de Jean Harlow !

lefig_theisen5

 < En 1953, sur le tournage de Comment épouser un millionaire.
Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images


En avril 1952, c'est l'éclosion. Elle est la nouvelle coqueluche d'Hollywood. Marilyn devient Marilyn. Elle prend de l'assurance, éclaircit ses cheveux, apprend à sourire glamour et façonne son personnage iconique. Son regard est plus ambigu, plus fabriqué, plus langoureux. Cela n'échappe pas à Theisen. Il va la photographier avec plus de discrétion, de distance. Ainsi, dans cette chambre d'hôtel, où Marilyn, studieuse, travaille sur un script. Ou encore dans cette salle de bains, où on la voit, nue, une serviette enroulée pudiquement autour d'elle. L'image est prise de loin, comme si le photographe voulait préserver la pudeur de son modèle. C'est l'une des dernières photos de la série. Elle est touchante, énigmatique, et témoigne déjà de l'isolement qui va emprisonner Norma Jean. Theisen semble nous confier la vérité de Marilyn, dont il fut sans doute jamais l'un des seuls à la fois à traduire l'innocence et à pressentir le destin: la petite fille derrière la femme, la femme derrière l'héroïne adulée, l'être vulnérable derrière l'objet sexuel, la réalité derrière la légende.

Posté par ginieland à 18:20 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

27 juillet 2012

Le Figaro Magazine 27/07/2012

mag_le_figaro_M0134Le magazine français Le Figaro Magazine n°727, du 27 juillet 2012, (vendu avec le journal + Tv Magazine + Madame Figaro)  consacre sa couverture et un dossier de 10 pages sur Marilyn Monroe.
 prix: 4,50  


 Et Dieu créa... Marilyn
par Eric Neuhoff
en ligne
sur lefigaro.fr  

lefigaro_etdieu_1
 Maîtrisant l'art de la pose comme personne, celle qui débuta comme mannequin aime se prêter au jeu des séances.
Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images  

De son enfance à la Dickens jusqu'à sa mort inexpliquée, la vie de Marilyn est un roman que le monde entier ne se lasse pas de feuilleter. Portrait d'une fille tourmentée, d'une beauté fatale, d'une actrice appliquée... Bref, d'une femme aux cent visages.

94-56-89

S'ils n'expliquent pas tout, ces chiffres magiques sont pour beaucoup dans le prestige de la star. Ses mensurations auraient pu être gravées sur sa tombe. Au lieu de quoi, on lit simplement: Marilyn Monroe 1926-1962. Cela a le mérite de la sobriété. Cinquante ans après sa mort, cette «enfant radieuse», selon l'expression de Truman Capote, continue à fasciner, intriguer. Des piscines d'encre ont été vidées à cause d'elle. Les rumeurs les plus folles continuent à courir à son sujet. Ce bel animal ne s'est jamais laissé enfermer dans une cage. On n'a toujours pas réussi à l'empailler. Apparemment, ça n'est pas demain la veille.

lefigaro_etdieu_2Au départ, il y a une enfant de la dépression, dans les deux sens du terme. La mère de Norma Jean Baker considère les hôpitaux psychiatriques comme ses résidences secondaires. Sa grand-mère a fini en camisole. Son père s'est volatilisé après sa naissance, mais il était, dit-on, le sosie de Clark Gable. La gamine grandit entre foyers et familles d'accueil. Par la fenêtre de son orphelinat, elle aperçoit les lettres majuscules HOLLYWOOD sur la colline d'en face. Plus tard, elle fera de son enfance un récit à la Dickens. Elle en rajoutait peut-être un peu. La légende nécessite des accommodements. C'est une fille qui sait ce qu'elle veut. Elle connaît le prix à payer. Elle se marie très tôt avec n'importe qui, se teint les cheveux - Marilyn, oui, était brune! -, divorce, fait le mannequin. Le fameux calendrier pour lequel elle pose nue lui a rapporté 50 dollars. Elle trouve un nouveau nom, traîne sa blondeur platine dans les salons qu'il faut, accompagne des messieurs introduits. Les petits rôles arrivent. Ils ne vont pas tarder à s'étoffer. Marilyn Monroe est née deux fois. C'était le seul moyen de ne jamais mourir.

A part Garbo, il n'est pas interdit d'avancer qu'elle bat toutes ses rivales à plates coutures. À l'écran, sa sensualité (euphémisme) saute au visage. Ses partenaires masculins ont les yeux qui leur sortent de la tête. Les autres, tous les autres, elle n'en fait qu'une bouchée. Les hommes, elle sait s'en servir. Elle aura des liaisons avec des agents, des maîtres-nageurs, des journalistes, des photographes, des professeurs de chant, des scénaristes mexicains, des présidents. Ses draps auront vu Marlon Brando, Frank Sinatra, Yves Montand. Elle aura épousé deux icônes de la civilisation américaine: un sportif et un écrivain. Sammy Davis Jr. aura ce mot: «Elle hante les hommes qui l'ont connue, comme une araignée qui revient sans cesse sur votre plafond.» Voilà pour la façade.

Le malheur, l'incertitude étaient rarement loin. Avortements à répétition, fausses couches à la pelle, tentatives de suicide impossibles à répertorier: elle a peur de devenir folle, d'oublier son texte, de rater sa vie. Ses carnets publiés récemment ont révélé une femme sensible, écorchée vive, intelligente. On découvre le sismographe d'un désastre intime. En quelques pages, adieu à la ravissante idiote. Arthur Miller avait raison: «Elle était un poète au coin de la rue essayant de réciter ses vers à une foule qui lui arrachait ses vêtements.»

lefigaro_etdieu_3À l'image, on ne remarque qu'elle. Dans Quand la ville dort, elle est la maîtresse d'un avocat marron. Dans Eve, elle est une actrice sans talent qui ne lâche pas le bras de George Sanders. Dans Sept ans de réflexion, une bouche de métro soulève sa robe blanche, sur un trottoir de Lexington Avenue. Elle est la Lorelei Lee des Hommes préfèrent les blondes, la délicieuse Sugar Kane de Certains l'aiment chaud, la chanteuse Cherie de Bus Stop. Dans Comment épouser un millionnaire, elle est l'intrigante Pola Debevoise.

Dans la vie, quand elle ne voulait pas qu'on la reconnaisse, elle utilisait le pseudonyme de Zelda Zonk. Le choix du prénom n'est pas indifférent. C'est celui de l'épouse de Fitzgerald. Côté touche de désastre, Marilyn n'avait rien à apprendre.Elle avait un secret et elle ignorait lequel. Le public l'adorait. Certains de ses pairs la méprisaient. Tony Curtis assurait que «l'embrasser, c'est comme donner un baiser à Hitler». Laurence Olivier la prenait de haut. «Il me lançait de sales regards, même quand il souriait. On aurait cru qu'il venait de renifler un tas de poissons morts.» «Tout ce qu'on vous demande, Marilyn, ma chère, c'est d'être sexy», lâchait-il en se pinçant le nez sur le plateau du Prince et la Danseuse. Elle qui rêvait de jouer Les Frères Karamazov...

La discipline des studios l'incommodait. Elle ruait dans les brancards. Lorsqu'elle se plaignait à Lee Strasberg de son incapacité à être à l'heure, le fondateur de l'Actors Studio lui répondit: «Eh bien, soyez en avance.» Avec elle, les prises étaient innombrables. Billy Wilder s'arrachait les cheveux, mais il était bien obligé d'avouer que le résultat valait la peine.

Hollywood a des relents faisandés. «C'est un endroit où on peut vous offrir 1 000 dollars pour un baiser et 50 cents contre votre âme. Je parle en connaissance de cause, j'ai souvent refusé le premier marché et sollicité le second.» Ses caprices sont légion, noyés dans des flots de gin et de Dom Pérignon, accompagnés de poignées de barbituriques, de coups de fil nocturnes, de rimmel qui coule, de promesses non tenues. Elle glousse, se dandine, masque son léger bégaiement, aimerait que ses seins ne constituent pas son principal atout. Elle savait comment marcher. Ses hanches ondulaient. L'effet était palpable, immédiat. Et cette façon de garder les lèvres perpétuellement entrouvertes.

Son coach, l'insupportable Paula Strasberg - la Méthode, la fameuse méthode, où vous devez laisser vos pires souvenirs s'emparer de vous pour la moindre scène - ne la quitte pas d'une semelle.Cette fille-là devait être irrésistible, exténuante, incontrôlable. Elle a eu plusieurs existences, des identités multiples. Elle a été présentée à la reine Elisabeth, a serré la main de Khrouchtchev, couché avec John Kennedy.

lefigaro_etdieu_4Truman Capote, avec qui elle dansait le mambo dans les boîtes new-yorkaises, voulait qu'elle incarne la Holly Golightly de Petit déjeuner chez Tiffany. Elle convoita le rôle d'Elizabeth Taylor dans Cléopâtre, postula pour celui de Baby Doll. Verdict: trop âgée. Elle créa sa propre société de production avec le photographe Milton Greene, s'installa sur la côte Est («Si je ferme les yeux et que je pense à LA, tout ce que je vois, c'est une énorme varice»). Elle n'avait pas un sou sur elle («Je me fiche de l'argent. Je veux simplement être merveilleuse»).

Feuilles d'herbe était son livre de chevet. Elle déjeunait chez Carson McCullers avec Karen Blixen, lisait Ulysse dans des jardins publics. Elle fut un idéal gibier de psychanalyse. Le docteur Ralph Greenson en profita. Son mariage avec Joe DiMaggio dura neuf mois. Les champions de base-ball ne raffolent pas qu'on leur casse les oreilles avec Freud ou Joyce. Par amour pour Arthur Miller, elle se convertit au judaïsme.

Sa véritable religion était elle-même. «Tout ce que je veux, c'est mourir», écrit-elle quelque part. Le désordre qui régnait dans sa tête égalait celui qu'on remarquait sur sa table de nuit ou sur la banquette arrière de sa voiture. Sa beauté l'encombrait. «Je peux obliger mon visage à faire tout ce que je veux, exactement comme vous pouvez prendre une toile blanche et y peindre un tableau.» Ses vingt-huit films constituent un autoportrait. Elle a gratté son ukulélé dans un wagon bondé, sauvé des mustangs dans le désert du Nevada, s'est endormie dans un autocar, trémoussée pour obtenir des diamants. Elle a souhaité un lascif «Happy birthday, Mister President» à JFK, lors d'une soirée au Madison Square Garden. La robe transparente qu'elle portait a été vendue aux enchères. Le motel de Niagara a été rasé. À la place, on a édifié un centre commercial.

Et puis il y a la nuit du 4 au 5 août 1962. Personne n'aura jamais la vérité. Banal mélange de Nembutal et de laxatif? Assassinat déguisé? Faux suicide? Les hypothèses se sont accumulées. Le FBI l'avait mise sur écoute. Robert Kennedy l'avait appelée. Elle avait eu aussi Peter Lawford, beau-frère et fournisseur de filles attitré. La police ne fut pas prévenue tout de suite. Que s'était-il passé au juste, le week-end précédent, au Cal Neva Lodge du lac Tahoe, rendez-vous favori des pontes de la mafia? Marilyn en était revenue hagarde, droguée, murée dans son silence. Ces questions restent sans réponse.

À son enterrement, DiMaggio refusa que Sinatra soit présent. Over The Rainbow, la chanson du Magicien d'Oz, s'éleva sous la voûte de la chapelle. Vingt-quatre personnes avaient été invitées, pas une de plus. Pendant vingt ans, trois fois par semaine, DiMaggio viendra fleurir sa tombe de trois roses rouges. «La gravité finit toujours par nous rattraper», avait dit Marilyn un jour. Sa mère lui a survécu. Le père qu'elle n'avait pas connu est mort bien après elle. Dans son portefeuille, on trouva une photo de sa fille. Sur le tirage, était-ce Norma Jean ou Marilyn Monroe ?


Michel Schneider :«Marilyn est une sorte de miroir»
par Sébastien Le Fol
en ligne
sur lefigaro.fr 

lefigaro_ms_01 
«Ca me va d'être perçue comme sexuelle», disait celle qui attire, en février 1952, l'objectif d'Earl Theisen et fera scandale le mois d'après en posant nue pour un calendrier.
Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images

L'auteur de Marilyn, dernières séances (Grasset) consacre un feuilleton radiophonique à la star américaine. Sur France Culture, à partir du 30 juillet, en partenariat avec Le Figaro Magazine.

Le Figaro-Magazine - Comment expliquez-vous la fascination qu'exerce encore Marilyn Monroe, cinquante ans après sa mort?
Michel Schneider - C'est le grand mythe du demi-siècle écoulé. Trois mythes. Le rêve américain de l'ascension d'une pauvre fille devenue la femme la plus célèbre de son temps. De la femme-enfant ou plutôt de l'enfant-femme incarnant à la fois l'innocence sexuelle et la femme absolue. D'un destin où se nouent sexe et pouvoir. Sa mort jeune, dans des circonstances mystérieuses, ajoute au mythe.

Ses admirateurs, notamment dans les jeunes générations, seraient-ils amoureux d'une icône?
La Marilyn réelle n'était pas l'icône sexuelle dans laquelle on l'a enfermée. Ravissante blonde idiote? Ravissante, sans doute, blonde, pas vraiment, et idiote, pas du tout. Aujourd'hui, c'est le paradoxe de la postérité de Marilyn. Les 80 % de ses admirateurs ne sont pas des hommes avides d'un sex-appeal vintage, mais de jeunes femmes qui ne l'ont jamais vue dans un film. Marilyn est une sorte de miroir. Chacun projette sur elle ses propres idéaux magnifiés.

Aurait-elle connue pareille postérité si elle avait été brune?
Elle était plutôt rousse. Une agence de modèles lui a conseillé de se décolorer. La blondeur est en effet associée à la pureté et à la beauté. À quelque chose de désincarné, d'angélique, comme une promesse de paradis. Les rousses, par leur chevelure de flamme, évoquent l'enfer du désir. Mais on ne parlerait plus de Marilyn, si elle n'avait été que cette blondeur qu'elle avait empruntée à Jean Harlow et ce corps sculpté comme une oeuvre. Il y avait d'autres actrices plus belles qu'elle à Hollywood. Mais les starlettes bien faites qui lisaient Rilke entre deux prises d'un film, ça ne courait pas les studios.

Il y a quelques années, vous avez écrit un pamphlet pour dénoncer La Confusion des sexes. Marilyn serait-elle le dernier symbole de la «différence des sexes»?
Tout était distinct dans ces années-là: les hommes et les femmes, les adultes et les enfants, les Blancs et les Noirs, les dominants et les dominés... D'où, probablement plus de distance, moins de fusion et de confusion, et sans doute plus de désir. Répandu, excitant, caché, l'adultère était un scandale, Marilyn se montrait tout en se cachant. Elle incarne le désir dans ce qu'il a de plus exacerbé. Elle pouvait se déguiser en brune pour sortir dans la rue et draguer des inconnus. Il lui aurait été plus difficile de se faire passer pour un garçon! Elle assumait d'être une femme sexy et sexuée. Elle revendiquait sa différence avec les hommes, ce qui n'excluait pas des rencontres sexuelles avec des femmes.

Notre époque libertaire regretterait-elle le temps des interdits?
Sans interdit ni mystère, le désir s'émousse. Notre époque est peut-être nostalgique de cette forme d'interdit qu'entendait abroger la prétendue «libération sexuelle».

Et pourtant, certaines féministes en font le porte-étendard de leur cause...
J'ai interviewé l'écrivain américain Joyce Carol Oates, dont le roman, Blonde, offre une vision «féministe» de Marilyn, présentée, à mon avis, de manière excessive, comme une victime du monde masculin. Or, elle était aussi cruelle et destructrice. Il ne faisait pas bon être son mari ou son thérapeute. Marilyn n'est pas l'icône ou la contre-icône du féminisme. Elle n'avait pas une sexualité de victime et assumait, scandale à l'époque, une grande liberté sexuelle. Elle dit dans un entretien: «La séduction est fondée sur la féminité. Ça me va d'être perçue comme sexuelle. L'art, le vrai, vient de la sexualité.»

L'engouement pour cette femme recélerait-il une part de nostalgie pour les années 50-60?
C'est la nostalgie des années Mad Men. Une époque politiquement incorrecte par certains aspects et extrêmement conformiste par d'autres. Les années 50 et 60 sont aujourd'hui sublimées, mythifiées. Kennedy passe pour un grand président alors que tout le monde admet aujourd'hui que Nixon a été meilleur. Mais ce temps-là était celui de l'Amérique repoussant les frontières, avant que l'Occident ne répète en boucle: «No future.»

Le monde d'aujourd'hui pourrait-il produire des mythes aussi durables que celui de Marilyn Monroe?
L'information circule infiniment plus vite que dans les années 60. Le public se lasse vite. Je ne crois pas qu'on parlera de Lady Gaga dans cinquante ans.

Après un roman, vous consacrez un reportage radiophonique fleuve à Marilyn. Qui fascine-t-elle en vous? L'homme? Le psy? L'écrivain?
En tant que femme, elle n'était et n'est pas mon genre. Elle m'apparaissait très poupée, trop de formes, trop de sourires, trop de trop... Et en tant qu'actrice, je lui préférais les brunes vénéneuses comme Ava Gardner. J'ai commencé à m'intéresser à elle en travaillant à un film sur la psychanalyse et le cinéma, Un écran nommé désir. C'est cela qui m'a amené ensuite à faire de Marilyn et de son psychanalyste des personnages de roman. C'est davantage l'écrivain en moi qui est captivé par elle. Son drame d'être restée prisonnière de son image. Loin des mots qui lui auraient permis de dire qui elle était. J'ai fait ces émissions pour lui rendre la parole.


 Immortelle Marilyn

Pour rien au monde, libraires et disquaires n'auraient manqué un tel anniversaire. 2012 a ainsi vu arriver en têtes de gondoles toutes sortes d'objets inédits ou réédités consacrés à la star.

lefigaro_ms_02Les thématiques sont variées: biographique avec la parution de Marilyn Monroe, la vie d'une icône glamour (livre + DVD chez Parragon) ; analytique avec Marilyn Monroe, biographie intime de Louise Livert (Hachette) ; inédite avec Fragments (Points) ; cinématographique avec sa filmographie par Arnaud Stahl (Grimal) ou Certains l'aiment chaud! et Marilyn par Tony Curtis (Union Distribution)...

Une blonde à Manhattan, l'essai d'Adrien Gombeaud (10-18), s'attache, lui, à la relation qu'entretenait la star avec le photographe Ed Feingersh alors que l'ouvrage que consacrent les éditions Taschen à l'icône révèle en image ses multiples visages. Des expressions qu'a su capter l'actrice Michelle Williams pour incarner l'idole dans My Week With Marilyn, le film de Simon Curtis autour duquel Studio Canal a concocté un magnifique coffret. Enfin, pour retrouver les talents de comédie de la vraie Marilyn, Fox Pathé Europa a réuni ses sept plus grands films. De quoi régaler tous les fans. 

Posté par ginieland à 11:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

25 juillet 2012

Marilyn aux enchères

   lefigaro  Marilyn aux enchères
publié le 24 juillet 2012
en ligne sur lefigaro.fr

vachon 
 Marilyn au Canada lors de l'été 1953.
Crédits photo : © Ho New / Reuters/REUTERS

Une collection de 4000 photos de la star hollywoodienne, dont certaines pourraient être inédites, sera exposée en août en Pologne avant d'être mise aux enchères.

Après un biopic nostalgique retraçant une semaine de sa vie, Marilyn Monroe ne quitte pas le devant de la scène avec la célébration du cinquantième anniversaire de sa mort, le 5 août 1962, dans sa maison de Los Angeles. Ainsi, du 6 août au 7 septembre, à Varsovie, plus de 4000 clichés du sex-symbol américain seront exposés, puis vendus aux enchères, pour une somme estimée à 560.000 euros, selon le quotidien Gazeta Wyborcza qui n'a pas encore précisé la date de la vente.

Les photographies, toutes réalisées par le célèbre photographe américain et ami de Marilyn, Milton H. Greene, appartenaient au Trésor d'État polonais qui les avait obtenues en paiement d'une dette étrangère au début des années 1990, et étaient stockées jusqu'alors dans des cartons, à New York. Si certaines d'entre elles seraient connues de tous, d'autres, selon le gouvernement polonais, pourraient bien être inédites.

Expositions (entre autres celle du Hollywood Museum), sorties de livres dont l'album-souvenir de Jean-Marc Loubier, Marilyn Monroe. Destins de légende et autres manifestations, célébreront l'anniversaire de la mort de la star américaine. Immortelle Marilyn...

Posté par ginieland à 12:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

20 juin 2012

Marilyn Monroe : le biopic avec Naomi Watts relancé

  lefigaro  Marilyn Monroe : le biopic avec Naomi Watts relancé
publié le 31 mai 2012
en ligne sur lefigaro.fr

naomi_watts 
Naomi Watts devrait incarner Marilyn pour Andrew Dominik.
Crédits photo : Abaca;Abaca;Nebinger Frederic/Hahn-Marechal-Nebinger/ABACA

De retour de Cannes, le réalisateur Andrew Dominik voudrait s'atteler à Blonde, biographie romancée de Marilyn qu'il cherche à adapter depuis plusieurs années.

Andrew Dominik devient un spécialiste des adaptations littéraires. Après Chopper (tiré d'une auto-biographie de Mark Brandon «Chopper» Read), L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Fort (adapté d'un roman de Ron Hansen) et Killing them softly (Cogan's Trade, de l'écrivain George V. Higgins), présenté la semaine dernière au festival de Cannes, le réalisateur australien se prépare à porter à l'écran Blonde, de Joyce Carol Oates. Un roman historique consacré à la plus célèbre des blondes, Marilyn Monroe.

Le projet est cher à Andrew Dominik, qui avait écrit le script bien avant d'obtenir les droits du livre. Annoncé il y a deux ans à Cannes, avec Naomi Watts en Marilyn, Blonde devait sortir fin 2011. En réalité, le tournage n'a jamais commencé, Dominik ayant finalement décidé de se consacrer d'abord à Brad Pitt et Killing them soflty.

Interrogé par IndieWire, le réalisateur explique ne pas avoir renoncé à ce film: «Je veux vraiment le faire. Ce n'est pas quelque chose dont je peux parler, parce que nous essayons de régler quelques problèmes, mais j'espère que ce sera mon prochain film. (...) Mon cœur appartient à Marilyn. J'aimerais commencer le tournage l'an prochain.» Officiellement, Naomi Watts est toujours sur les rangs dans le rôle titre. Mais les retards de production pourraient avoir raison de sa participation dans Blonde, d'autant que l'actrice devrait camper prochainement une autre blonde, Lady Di...

Reste à savoir si ce biopic sur Marilyn Monroe rencontrera plus de succès que, My week with Marilyn, (l'histoire d'une semaine avec Marilyn) au box-office assez médiocre. Andrew Dominik promet en tout cas «un film en forme de conte de fées cauchemardesque. (...) L'histoire d'une orpheline qui se perd dans les bois».

Posté par ginieland à 12:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,