05 décembre 2012

P comme Parkside House

Parkside House
manoir où logea Marilyn et Arthur Miller
durant leur séjour en Angleterre,
du 13 juin au 20 novembre 1956

1956_parkside_house_maison2 

Parkside House est une propriété qui se trouve à Englefield Green, à Egham, qui est une petite commune dans le Surrey du Nord en Angleterre, à 50 km de la capitale Londres et près du grand parc Windsor de la Reine.
Les Olivier (Laurence Olivier et sa femme Vivien Leigh) vivaient à Belgrave Square, à deux pas de Buckingham Palace, à Londres.  
Dans les années 1950, Parkside House était la propriété de Lord Drogheda et la maison était gérée par Charles Garrett Ponsonby Moore et sa femme, la pianiste Joan Moore. La maison fut louée par les studios 125 000 francs par semaine (les "francs" de l'époque) durant toute la période où Marilyn Monroe restait en Angleterre, soit un peu plus de cinq mois.

Parkside House est une somptueuse maison de campagne, un grand manoir de style Georgien du XVIIIème siècle, à l'abri des regards indiscrets, dont l'accés est privé, bien fermé par un grand portail blanc et caché par Wick Lane, un petit chemin de terre qui menait directement au parc de Windsor.

1956_london_park_UK 1956_london_park_UK 1956_london_park_UK 
1956-07-23-surrey-1  1956-07-23-surrey-2 

La maison contient des poutres en chêne en intérieur et comprend, entre autres, deux salons, un boudoir, une bibliothèque, onze chambres et deux salles de bain. La spacieuse demeure est entourée d'un grand parc magnifique de quatre hectares avec une roseraie et un potager. A cette époque, Parkside était en charge du ravitaillement du Covent Garden Market avec un potager leur permettant de produire des produits frais. 
On avait mis des volets spéciaux aux fenêtres de la chambre de Marilyn; le personnel ayant été prévenu que Marilyn ne pouvait dormir que dans l'obscurité la plus totale, afin d'amoindrir ses problèmes d'insomnies. La chambre à coucher avait été redécorée et meublée intégralement de blanc (comme dans l'appartement de Marilyn à Manhattan) par Milton Greene: lit, rideaux, meubles, tapis ainsi que les murs, repeints en blanc. Le majordome et le cuisinier furent congédiés pour avoir révélé ces secrets à la presse.

mm_england-1a  mm_england-1b 
1956-parkside-bedroom-3071418 
1956-04-26-UK  1956-04-26-UK 

Arthur Miller choisit la pièce de musique comme salle de travail qui comprenait un piano, un bureau élégant et dont les fenêtres (grandes, de style Français) donnaient sur la grande pelouse verte.

1956_parkside_house_maison 1956_parkside_house_panneau
1956_parkside_house_jardin 1956_parkside_house_jardin2

> photographies de Milton Greene
marilyn-monroe-BS-2378  marilyn-monroe-BS-2377 
marilyn-monroe-BS-2372 marilyn-monroe-BS-2374 marilyn-monroe-BS-2376

Le personnel était composé de la gouvernante Dolly Stiles, la domestique Mabel Whittington, la cuisinière Carolina Ferreira et le jardinier femme Florrie Mitchell. Un ex-policier de Scotland Yard suivait Marilyn dans tous ses déplacements; et un chauffeur était en charge de mener Marilyn dans tous ses déplacements, professionnels et privés. 

  • Marilyn et son mari Arthur Miller arrivent à Londres le 14 juillet 1956 . Après une série de poses photographiques à l'aéroport d'Idlewild et une conférence de presse dans le salon de l'aéroport, en compagnie du couple Laurence Olivier - Vivien Leigh, ils se rendent tous à Parkside House où ils posent devant la maison pour les photographes. Le lendemain, le 15 juillet, Marilyn et Laurence Olivier donnent une conférence de presse à l'hôtel Savoy de Londres. Puis, de retour à Parkside, elle acceuille les photographes pour une série de clichés d'elle et Arthur dans le jardin. Quelques semaines plus tard, Marilyn pose pour des essais coiffure dans le jardin sous l'objectif de Milton Greene.

1956_07_14_parkside_010_1 1956_07_14_parkside_020_1 1956_07_15_parkside_020_1  
1956_07_15_parkside_011_1 mm_Untitled marilyn_monroe_HT_11

  • On sait peu de choses sur le séjour de Marilyn en Angleterre; les faits connus proviennent de Colin Clark, le troisième assistant du réalisateur Laurence Olivier sur le film 'The Prince and the showgirl' ('Le Prince et la danseuse'), qui notait tout dans un journal intime (il écrivit deux livres des décennies plus tard: "The Prince, the Showgirl, and Me" et "Une semaine avec Marilyn" ); mais bon nombre de personnes mettent en doute la parole de Clark car le personnel de Parkside mais aussi les villageois qui ont été en contact avec Marilyn, apportent une toute autre version des faits.
    > La veuve du chauffeur de Marilyn, a raconté posséder des photographies de Marilyn et d'Arthur Miller, offertes par la star en remerciement des services rendus par son mari. Mais son mari n'est jamais mentionné dans aucun des livres de Clark. Elle ajoute aussi que l'anecdote de Clark, qui affirmait que Marilyn s'était baignée nue dans la rivière près de Windsor (River Thames) n'est pas crédible, à cause de la très mauvaise qualité de l'eau à cette époque.
    > Patrick O'Shea racontera que son beau-père Frank Parker et sa mère Dorothy, ont été acheter une paire de chaussures dans la boutique Woodmans au 42 High Street à Egham. Le chauffeur de Marilyn était venu les chercher chez eux, avec un bout de papier où était noté la taille de pieds de Marilyn, car elle avait besoin d'une paire de chaussure de tennis. En remettant la boîte de chaussures, Frank Parker demanda s'il était possible d'avoir un mot de Marilyn, pour savoir si les chaussures convenaient. Et quelques jours plus tard, le chauffeur leur apporta une enveloppe contenant une photographie signée de Arthur et Marilyn en bicyclette à Windsor Park, sur laquelle elle portait la paire de tennis (à la stricte condition que la photo devait rester privée et ne surtout pas être communiqué à la presse) accompagnée de ce mot:

1956_windsorpark 

Il semble que la bicyclette soit celle offerte par le journal 'Daily Sketch' lors d'une conférence de presse donnée au Savoy Hotel, le lendemain de son arrivée le 15 juillet. Il avait d'ailleurs été reporté plus tard, dans les pages de ce journal, que c'était les membres du personnel qui utilisaient le vélo. Marilyn et Arthur ont pourtant été photographiés dans le parc de Windsor en train de faire du vélo le 16 août 1956:

 1956_08_16_england_windsor_park_01 1956_08_16_england_windsor_park_02 1956_08_16_england_windsor_park_03

  • Durant le séjour de Marilyn et d'Arthur, un choeur d'étudiants est venu chanter des chansons gaillardes, mais aussi le 23ème psaume, devant la maison. D'ailleurs, bon nombre de fans et des gens du comté (en particulier des enfants et des adolescents) attendaient devant les grilles blanches du portail afin d'apercevoir Marilyn:

1956_07_15_parkside_010_1 1956_07_15_parkside_010_2  

  • Mais Marilyn se montrait peu publiquement, elle restait enfermée avec Arthur à Parkside. D'ailleurs, quinze jours après le début du tournage du film "The Prince and the Showgirl", le 27 août 1956, Arthur Miller est reparti aux Etats-Unis (à New York). Et durant l'absence de son mari, Marilyn restera cloîtrer pendant une semaine chez elle, prétextant une "crise de colite" et la production s'est même interrompue jusqu'au retour anticipé de Miller. C'est durant cette semaine où l'on sait finalement peu de choses sur les occupations de Marilyn, que se base l'histoire de Colin Clark.
  • C'est aussi durant son séjour à Parkside que Marilyn va vivre l'un des moments les plus difficiles de sa vie privée.
    Après une soirée, elle avait eu l'attention attirée par un carnet de notes ouvert qu'avait laissé Arthur Miller sur une table. Marilyn y avait lu les commentaires de son mari, qui étaient très blessant à son égard et où il y évoquait sa déception. Lee et Paula Strasberg, qui étaient présents tous les deux en Angleterre, en furent les premiers informés; Marilyn leur raconta que Arthur avait écrit qu'elle l'avait profondément déçu; qu'il avait cru épouser un ange mais qu'il s'était trompé; que sa première femme l'avait laissé tombé mais que Marilyn avait fait encore pire. Qu'Olivier trouvait qu'elle était une emmerdeuse et une salope et qu'Arthur ne savait pas quoi répondre à cela. Arthur Miller s'excusa auprès de Marilyn et lui dit qu'il avait seulement eu besoin de se défouler, mais Marilyn ne lui pardonna jamais vraiment, même si le couple resta ensemble.
    Il faut néanmoins souligner le fait que le tournage ne se passait pas comme prévu: les relations entre Marilyn et Laurence Olivier étaient de plus en plus houleuses. Et Olivier avait prit d'affection Miller, se comparant au dramaturge, car Olivier rencontrait des problèmes de couple depuis plusieurs années avec sa femme Vivien Leigh.
    A Bob Josephi, un ami du couple Miller dans le Connecticut, Marilyn lui dit que le sens de cette note était "Mon Dieu, j'ai épousé la même femme!", c'est à dire que Miller avait perçu chez Marilyn les mêmes défauts que chez sa première femme Mary Slattery. Et Marilyn était d'autant plus désespérée que Miller avait "haï" sa première épouse. Plusieurs années après, Marilyn affirmait que dans cette note, Miller la traitait de "putain".
    Cette note serait restée en possession de Paula Strasberg pendant des années. Miller n'a jamais fait de commentaires, mais dans sa pièce "Après la Chute", deux ans après la mort de Marilyn, le personnage principal, qui est fortement inspiré par Marilyn Monroe, tombe sur une note qui la bouleverse.
  • La majorité du film "My week with Marilyn" a été tournée en 2011 dans les lieux mêmes de tournage du film "The prince and the showgirl", aux studios de Pinewood, mais aussi dans les lieux fréquentés par Marilyn: Hatfield House, au château de Windsor, à l'université d'Eton et à Parkside House. Le réalisateur Simon Curtis racontera: "C'est un endroit vraiment magnifique. Nous avons tourné la scène dans laquelle Marilyn découvre le carnet d'Arthur Miller, qu'elle lit avec horreur, exactement sur le même escalier que celui sur lequel Marilyn s'était alors assise. C'était une impression incroyable".

1956_parkside_house_maison_michelle_williams 

sources pour l'article: 
Magazines: Paris Match, n°381, du 28/07/1956
Livres:Les vies secrètes de Marilyn Monroe, de Anthony Summers 
Marilyn Monroe, L'encyclopédie, de Adam Victor  / Remembering Marilyn de Life Marilyn Monroe, de Barbara Leaming / Marilyn Monroe Les Inédits, de Marie Clayton  /  Les trésors de Marilyn Monroe, de Jenna Glatzer / Dossier de presse "My week with Marilyn" .
web: article "Shoe Shopping in Egham" sur news.bbc.co.uk / article Florrie Michell sur news.bbc.co.uk
Photos de Parkside House sur news.bbc.co.uk / thisismarilyn.com /

Posté par ginieland à 12:32 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

12 mars 2011

G comme Grauman's Chinese Theatre

 Grauman's Chinese Theater
6928 Hollywood Boulevard,
Los Angeles, Californie

1953_06_26_graumans_place_1

Le Grauman's Chinese Theatre (traduit littéralement par le "Théâtre chinois de Grauman") est une salle de cinéma située au 6928 Hollywood Boulevard, à Los Angeles en Californie. Elle se situe également le long du très célèbre et historique trottoir Walk of Fame.

grauman_old grauman_chinese_inside graumans_chinese2

grauman_1927_openingDébuté en janvier 1926, sous l'impulsion d'un groupe d'investisseurs mené par Sid Grauman, propriétaire du Grauman's Egyptian Theatre situé à proximité et ouvert en 1922, cette salle a ouvert le 18 mai 1927 après 18 mois de travaux. L'inauguration de la salle a lieu avec le réalisateur américain Cecil B. DeMille qui y présentait son film King of Kings (Le Roi des rois) (photo ci-contre).
Le Grauman's Chinese Theatre a été le lieu de plusieurs avant-premières, de soirées d'anniversaires et de 3 cérémonies des Oscars avant le 21ème siècle. En 2001, le Grauman's Chinese theater est intégré au centre commercial Hollywood and Highland. Ses six salles de cinéma sont gérées par le groupe Mann Theatres et le Kodak Theater, situé juste derrière, et accueille désormais chaque année la cérémonie des Oscars.
La salle, qui compte parmi les plus célèbres du monde, présente en avant-premières la plupart des grandes productions hollywoodiennes, dans des conditions de projection parfaites. Ses horaires d'ouverture vont de midi à minuit.

grauman_viewÀ l'extérieur, devant ce bâtiment, les plus grandes stars du cinéma immortalisent leur passage en laissant leurs empreintes de pieds et de mains dans le ciment, et ce, depuis les années 1920.
Il existe plusieurs versions qui seraient à l'origine de cette cette coutume hollywoodienne. L'actrice Norma Talmadage aurait accidentellement marché dans le ciment frais. Mais dans une courte interview donné le 13 septembre 1937, Sid Grauman raconte comment l'idée lui serait venue: "par pur accident. J'ai marché dans le ciment, pendant que le théâtre était en construction. Donc, j'ai demandé à Mary Pickford de faire la même chose". Quand à Jean Klossner, le chef de chantier à l'époque, raconta qu'il a "signé" son travail dans le ciment et qu'ainsi, lui et Grauman ont pensé que c'était une bonne idée à développer. Sa signature et l'empreinte de ses mains, datant de 1927, sont encore visibles aujourd'hui.
La première grande star à mettre ses empreintes est Norma Talmadge, suivie ensuite de Douglas Fairbanks, le troisième partenaire financier du théâtre.
Chaque année, trois nouvelles empreintes s'ajoutent à la collection qui compte pas moins de 200 empreintes et signatures différentes de célébrités.

>> Les stars laissent leurs empreintes
grauman_chinese_celeb_mickey_rooney_judy_garland grauman_chinese_celeb_shirley_temple
grauman_chinese_celeb_betty_grable grauman_chinese_celeb_cast_of_ocean_eleven grauman_chinese_celeb_paul_newman
grauman_chinese_celeb_johnny_depp grauman_chinese_celeb_will_smith

Les empreintes les plus originales sont:
les verres de lunettes d'Harold Lloyd,
les cigares de Groucho Marx et George Burns,
les baguettes magiques des acteurs d'Harry Potter Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint,
les jambes de Betty Grable,
le poing de John Wayne,
les genoux de Al Jolson,
les lames de patins à glace de Sonja Henie,
les nez de Jimmy Durante et Bob Hope,
les pistolets des acteurs de western William S. Hart et Roy Rogers,
les sabots du cheval "Tony" de Tom Mix, ceux de "Champion" de Gene Autry, et ceux de "Trigger" de Rogers,
mais aussi les personnages de R2-D2 de Star Wars, de Donald Duck.

>> Quelques empreintes
grauman_chinese_prints_bogart grauman_chinese_prints_donal_duck
grauman_chinese_james_stewart grauman_chinese_star_wars grauman_chinese_prints_shirleymaclaine
grauman_chinese_prints_jack_nicholson grauman_chinese_liz_taylor grauman_chinese_harry_potter

>> Marilyn au Grauman's <<
1953_06_26_graumans_chinese_04_04 1953_06_26_graumans_chinese_05_07 1953_06_26_graumans_chinese_06_02

C'est le 26 juin 1953 que Marilyn Monroe et Jane Russell laissent ensemble leurs empreintes de mains et de pieds, ainsi que leur signatures, servant aussi de promotion de leur film Gentlemen Prefer Blonds.

1953_06_26_grauman_chinese_prints_1 1953_06_26_graumans_prints_3

>> Voir les photos de Marilyn au Grauman's Chinese Theatre

1953_06_26_graumans_prints_2 1953_06_26_graumans_prints_4

>> sources web:
Site officiel  manntheatres.com  
L'histoire du théâtre sur  wikipedia.fr  
Histoire et Liste des Personnalités sur  wikipedia.org
Anecdotes sur  britannica.com sur  seeing-stars.com et  sur  historichollywood.biz
Photos d'empreintes sur 
album FlickR de Floyd B Bariscale  

Posté par ginieland à 19:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,