10 novembre 2012

Enchères record pour des photos de Marilyn

Enchères record pour des photos de Marilyn Monroe à Varsovie
publié le 9 octobre 2012
en ligne sur capital.fr
et sur blog.1001actus.com

Plus de 200 photos de Marilyn Monroe et d'autres stars du cinéma prises par le photographe américain Milton H. Greene ont été adjugées pour une somme record de 2,4 millions de zlotys (580.000 euros) lors d'une vente aux enchères, jeudi 8 novembre à Varsovie. 

 

 « C’est un record absolu » sur le marché polonais, a déclaré à l’AFP Michal Olszewski, le directeur des ventes de la maison de ventes aux enchères polonaise Desa Unicum.
« La photo la plus chère est partie pour 60.000 zlotys (14.634 euros) atteignant les niveaux de prix les plus élevés sur le marché mondial, ceux auxquels des clichés de Greene ont été vendus en Grande Bretagne ou aux Etats-Unis », a-t-il souligné.
Il s’agissait d’une photo en noir et blanc de Marilyn Monroe en tutu blanc assise, et pieds nus.
« Jamais, une vente de photos n’avait suscité un tel intérêt en Pologne », s’est réjoui M. Olszewski, soulignant qu’il s’agissait d’un « record pour le marché de la photographie » dans ce pays.
Au total, 237 photos sur 238 ont été vendues pour plus de 2,4 millions de zlotys.
« La photo qui n’a pas trouvé d’acquéreur lors des enchères vient d’être réservée », a précisé le directeur des ventes de Desa Unicum.
Les enchères, parfois acharnées, ont duré plus de cinq heures.
« Je m’attendais, pour les photos les plus chères, à des prix autour de 30.000 zlotys. Mais beaucoup se sont finalement vendues deux fois plus cher », a fait remarquer M. Olszewski.
Quelque 600 personnes sont venues participer à cette vente exceptionnelle. De nombreux clients du monde entier enchérissaient par téléphone et via internet.
« Nous avons eu des clients pratiquement du monde entier, surtout des Etats-Unis, d’Arabie Saoudite, d’Equateur ou encore de République tchèque voisine », a indiqué Maria Windorbska, marchande d’art chez Desa Unicum. Mais ce sont les clients polonais qui ont été prêts à payer le plus.
Ces photos font partie d’une collection de près de 4.000 clichés, arrivés en Pologne en juillet. Elles appartiennent au Trésor d’Etat polonais qui les avait obtenues en règlement d’une dette étrangère, suite à un gros scandale financier qui avait secoué le pays au début des années 1990.
« Elles avaient été stockées pendant près de vingt ans dans des cartons à New York. En mars, elles ont été tirées de l’oubli et transportées par la suite en Pologne », a expliqué Juliusz Windorbski président de Desa Unicum.
Le reste de la collection appartient à l’Etat. Il n’est pas exclu qu’une deuxième vente soit organisée prochainement.
Jusqu’à présent, les photos de Greene étaient proposées à la vente par unité ou par lots de quelques pièces, mais jamais en une telle quantité à la fois.
Avec près de 240 clichés de ce célèbre photographe proposées aux enchères, la vente de Varsovie a été la plus importante jamais organisée dans le monde.
Outre celles de Marilyn, les acquéreurs se sont arrachés des photos de Liza Minelli, Marlene Dietrich, Grace Kelly ou Audrey Hepburn.
Piotr Kolasinski, un homme d’affaires au chômage temporaire, a confié à l’AFP qu’il était venu pour acheter sept photos mais qu’il a dû se contenter de deux pour lesquelles il a déboursé 10.000 zlotys.
Et s’il n’a pu s’offrir une photo de Marilyn Monroe avec Marlon Brando, il a réussi à en emporter une de l’actrice malade recevant une injection. « Je vais l’offrir à ma belle-soeur, qui est une fan de Monroe. C’est la seule photo de Marilyn malade dans cette salle de vente, certainement très originale », a-t-il confié à l’AFP.


> pour voir les lots, rdv sur liveauctioneers.com  


> Le catalogue à télécharger en pdf
sur desa.pl 
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20 octobre 2012

Wallpaper Milton Greene (15) - wicker

> du site fanpop.com

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15 octobre 2012

13/07/1956 Trajet New York - Londres

Le 13 juillet 1956, Marilyn Monroe et Arthur Miller partent de New York pour se rendre en Angleterre où Marilyn doit tourner "The Prince and the Showgirl" (Le prince et la danseuse). Une foule de personnes s'est regroupée à l'aéroport new-yorkais pour apercevoir le couple qui prend l'avion, accompagné par les parents d'Arthur. De nombreux journalistes de la presse écrite et aussi des caméras, sont sur les lieux. La presse va rapporter que le couple voyage avec 27 valises.

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> de la collection de James Collins, un fan des Monroe Six
-from the personal collection of James Collins, one of the 'Monroe Six'

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Le couple arrive à Londres le 14 juillet. La nouvelle de l'arrivée de Marilyn avait fait la Une des journaux, allant jusqu'à éclipser un très important discours du Premier Ministre Anthony Eden sur la catastrophe économique en Angleterre. Marilyn et Arthur sont assaillis dès leur descente d'avion à Idlewild Airport: près de 70 policiers sont présents pour assurer la sécurité car plus de 200 journalistes et photographes sont agglutinés sur le tarmac et dans l'aéroport.

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Dans le hall de l'aéroport, c'est la cohue entre journalistes et photographes. Laurence Olivier et sa femme Vivien Leigh viennent à la rencontre de Marilyn et Arthur. 

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Une conférence de presse est organisée dans le petit salon de l'aéroport et au bar du petit hôtel. Les journalistes posent des questions idiotes à Marilyn, la considérant comme une petite blonde stupide; ils lui demandent notamment ses habitudes de sommeil, ce à quoi elle réplique:
-"Maintenant que je suis en Angleterre, disons que avant de dormir, j'aime me parfumer avec de la lavande de Yardley's".
Les journalistes -quasiment tous masculins- vont être finalement totalement séduits par la star et sont surpris par ses réparties délicieuses. Le journal 'The London Evening News' va écrire dans ses colonnes: "Elle marche. Elle parle. Elle est aussi savoureuse que des fraises à la crème."  

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> photographies de Milton H Greene
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Marilyn et Arthur sont escortés jusqu'à une limousine (une Austin Princess) qui les amènent à Parkside House, une propriété située à Englefield Green à Egham, à moins d'une heure en voiture de Londres. Le photographe Milton Greene et l'attaché de presse de Marilyn, Arthur Jacobs, s'y rendent aussi; ils sont escortés par quatre policiers en motos. Le couple Olivier les suivent dans une Bentley.

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Puis Marilyn, Arthur, Laurence Olivier et Vivien Leigh se retrouvent à Parkside House, où Marilyn et Arthur vont loger. Ils la louent à Lord Moore, directeur du Financial Times, et à sa femme, la pianiste Joan Moore. Donald Zec, journaliste au 'Mirror' est présent pour accueillir le couple. D'ailleurs Marilyn permit aux photographes d'accéder à la propriété pour prendre des photos.

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> video 1

> video 2

> video 3

> video 4

> video "Marilyn and Miller go to England" sur youtube     

> video "MM arrives in England" sur youtube   

> video 'British Movietone News'


> dans la presse 
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On July 13, 1956, Marilyn Monroe and Arthur Miller leave New York, going to London where Marilyn should shoot 'The Prince and the Showgirl'. They travel with 27 pieces of luggage.
They arrive in London the July 14 where they meet Laurence Olivier and Vivien Leigh. More than 200 journalists and photographs are here and 70 policemen make the security service. A press conference is organised in the airport's hall.
They go after to Parkside House.


sources:
> Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers.
> Marilyn Monroe et les caméras.
> Marilyn Monroe, de Barbara Leaming.
> Marilyn Monroe Les inédits, de Marie Clayton.

 

 

22 septembre 2012

4/10/1954 Pré-Projection There's no Business...

Le 4 octobre 1954, Marilyn Monroe assiste à la pré projection du film "La Joyeuse Parade" ("There’s no business like show-business") à Los Angeles. Parmi le public, se trouvaient Milton Greene, Irving Berlin, Joan Collins, Bing Crosby, Olivia De Havilland, Judy Garland, Joseph Mankiewicz et Donald O’Connor.
On 1954, October 4, Marilyn Monroe attends the showing of "There’s No Business Like Show-Business". The audience was composed by Milton Greene, Irving Berlin, Joan Collins, Bing Crosby, Olivia De Havilland, Judy Garland, Joseph Mankiewicz and Donald O’Connor.

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- de la collection de James Collins, un fan des Monroe Six
-from the personal collection of James Collins, one of the 'Monroe Six'

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02 septembre 2012

26/02/1955 Toot's Shor et Club 21

Le 26 février 1955, Marilyn Monroe et Joe DiMaggio assistent à la soirée d’anniversaire de Jackie Gleason (acteur, compositeur, producteur, scénariste et réalisateur) au Toot's Shor de New York
In February 26, 1955, Marilyn Monroe and Joe DiMaggio attend the birthday party of Jackie Gleason (actor, composer, producer, writer and director) at Toot's Shor, in New York City.

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> Jackie Gleason, Marilyn & Joe
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> Jackie Gleason, Marilyn & Robert Q. Lewis
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> Milton Berle et Marilyn
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> Marilyn et Ray Bloch 
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> A table avec Dom Ameche, Joe, Jackie Gleason 
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> Marilyn et le journaliste du 'NY Post' Leonard Lyons
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> dans la presse
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Plus tard dans la soirée, Marilyn se rend au Club 21, pour une soirée donnée en l'honneur de John Huston.
After on the same night, Marilyn goes to the Club 21, for a party given for John Huston.

 > Marilyn et -en second plan- Joe DiMaggio
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> Marilyn et Milton Greene
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> Marilyn et John Huston
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 > A table
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avec le journaliste Everson
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 avec David Seymour (photo: Burt Glinn)
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> Marilyn et son agent New-Yorkais Jay Kanter
Marilyn and her New Yorker agent Jay Kanter
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Marilyn Monroe quitte le Glastone Hotel de New York et se rend au Harwyn Club (tampon date photographies: 12 mars 1955)
In March 12, 1955, Marilyn Monroe leaves the Gladstone Hotel in New York and goes to Harwyn Club. (Date stamp photography: March 12, 1955)

- de la collection de James Collins, fan des Monroe Six
-from the personal collection of James Collins, one of the 'Monroe Six'

Marilyn avec Jay Kanter / avec Milton Greene

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- de la collection de Frieda Hull, une fan des Monroe Six
-from the personal collection of Frieda Hull, one of the 'Monroe Six'

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> Marilyn est habillée à l'identique que le 31/03/1955 USS Bennington Party


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27 août 2012

15/07/1956 Conférence de Presse au Savoy Hotel et Parkside House

Le 15 juillet 1956, Marilyn Monroe et Laurence Olivier donnent une conférence de presse pendant une heure dans le salon Lancaster du Savoy Hotel de Londres devant un parterre de près de 250 journalistes et une foule de badeaux se tenant dans la rue, devant les vitrines de l'hôtel. Si les photographes étaient si nombreux aux conférences de presse londoniennes, c'est parce que Olivier avait annoncé que le film The Sleeping Prince (qui était alors le titre provisoire) serait tourné à huit clos, écartant ainsi du plateau photographes et journalistes. Les conférences de presse étaient alors un moyen de satifaire les photographes et la presse. 
Parmi les photographes présents: Jack Esten, Douglas Miller, René Vital et Tony Davis.
Les photographes étaient déçus de voir la star Marilyn si sobrement vêtue (elle portait une robe noire classique, à l'empiècement ceinture transparent) mais ils la prirent en photos sous toutes les coutures.

Malgré sa promesse à Olivier, Marilyn arrive avec une heure de retard. Pendant ce temps, Olivier avait fait patienter seul les journalistes et n'était pas d'humeur charmante, voire même d'une humeur infecte- quand Marilyn arriva. Avant l'arrivée de Marilyn, il avait déclaré aux journalistes qu'il était autrefois tombé amoureux de Marilyn, mais elle désormais mariée et sa femme Vivien attendait un enfant, ce qui présageait un nouveau départ pour le couple britannique.
Quand Marilyn arriva, elle semblait être ailleurs et sa voix était à peine audible. Néanmoins, Olivier fut impressionné par sa capacité à charmer le public. Il y avait tellement de bruit dans le salon, qu'Olivier prenait le soin de répéter à Marilyn chacune des questions qu'on lui posait, afin qu'elle puisse aussi réfléchir quelques secondes aux réponses qu'elle donnerait. Malgré ses petites attentions, Olivier était beaucoup plus réservé que lorsque Marilyn le rencontra à New York; les manières de l'acteur rendait Marilyn anxieuse et elle le jugea peu sympathique.
Mais à son habitude, Marilyn envoûte l'auditoire et enjôle les reporters, même les plus audacieux, comme l'a remarqué Winifried Carr du 'Daily Telegraph': "Après avoir observé la plupart des critiques qui emplissaient la pièce, j'étais éberlué de voir ces hommes, les mâles les plus cyniques et les plus snobs de la ville, ces journalistes mordants, se comportant comme des adolescents. Même ceux qui étaient venus en ricanant restaient accrochés à ses mots comme des écoliers trop influençables et riaient devant tant de subtilité avant même qu'elle ait terminé sa phrase."
En effet, la presse britannique va adorer Marilyn, qui fera les gros titres des journaux durant tout son séjour en Angleterre. Le lendemain de la conférence, on pouvait lire notamment ces quelques déclarations des journalistes dans la presse:
-"Cette blonde n'est pas stupide."
-"Il n'y a aucun vice ni scandale en elle."
-"Ce n'est pas une nouvelle Marilyn mais l'ancienne qui se fait connaître."
-"Elle a aussi quelque chose dans les yeux."

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Marilyn avait déclaré à la presse: "Je vais faire de la bicyclette dans la campagne". Alors, le journal Daily Sketch lui offre une bicyclette.

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> Photographies de Milton H Greene
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   > captures
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 > videos

> une video sur britishpathe.com  

> trois videos sur gettyimages.fr 


La présence de Marilyn suscita à Londres une vive curiosité et la foule se rassemblait partout où elle allait. Comme à Parkside House, où elle posa pour les photographes avec son mari Arthur Miller, où même les enfants se bousculent devant la grille et où quelques privilégiés se mettent en file indienne afin d'obtenir un autographe. 
Photographies de Sidney Martin

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 > photo de presse 
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> dans la presse
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On July 15, 1956, Marilyn Monroe and Laurence Olivier give a press conference to the Lancaster Room at Savoy Hotel, in London.
Marilyn and Arthur Miller are also photographied at Parkside House.


Sources:
> Marilyn Monroe Les Inédits - de Marie Clayton
> Marilyn Monroe et les caméras
> Marilyn Monroe - de Barbara Leaming
> revue Paris Match n°381, du 28 juillet 1956


All photos are copyright and protected by their respective owners. 
copyright text by GinieLand. 

 

19 août 2012

Juillet 1956 Marilyn et Arthur en Angleterre

Marilyn Monroe et Arthur Miller sont photographiés en juillet 1956 pendant leur séjour en Angleterre, là où Marilyn tourne le film The Prince and the Showgirl (Le Prince et la danseuse). Sans doute sont-ils photographiés dans le grand jardin de la maison de Parkside House où le couple logeait.
Photographies de Milton H. Greene.

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Marilyn Monroe and Arthur Miller are photographed in july 1956 in England, where Marilyn shot The Prince and the Showgirl. Probably they are setting here in the garden of the Parkside House where the couple lived.
The photographer is Milton H. Greene.

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12 août 2012

16/07/1956 Conférence de Presse au Savoy Hotel

 Le 16 juillet 1956, Marilyn Monroe et Laurence Olivier, son partenaire et metteur en scène dans "The Prince and the Showgirl" ("Le Prince et la danseuse"), donnent une conférence de presse au Savoy Hotel de Londres. Marilyn donne notamment une interview à Donal Zec, journaliste au Mirror. Arthur Miller raccompagne ensuite son épouse.

> Marilyn 
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  > Marilyn et Laurence Olivier
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> Photographies de Milton H Greene 
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> Marilyn et Arthur Miller
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> dans la presse
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On July 16, 1956, Marilyn Monroe and Laurence Olivier -her actor partner and director of "The Prince and the Showgirl"- give a press conference to the Savoy Hotel, in London. Marilyn gives an interview to Donald Zec, the Mirror's writer. After, Arthur Miller and Marilyn leave the hotel.

02 août 2012

Le Nouvel Observateur 2/08/2012

lenouvelobs_coverLe magazine français Le Nouvel Observateur n°2491, paru le 2 août 2012 consacre un article de 4 pages à Marilyn Monroe (chapitre 4, par François Forestier).
 prix: 3,50  


Marilyn Monroe, ange et démon
Par François Forestier
en ligne
sur nouvelobs.com  

Avec "Le Prince et la Danseuse", le conte de fées de Marilyn Monroe, dont on commémore le 50e anniversaire de la mort, tourne au cauchemar.

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Une collection unique de près de 4.000 photographies de Marilyn Monroe, dont certaines jusqu'à présent non publiées, sera exposée en août en Pologne avant d'être mise aux enchères, a indiqué vendredi le quotidien Gazeta Wyborcza. (c) Afp

Marilyn, vêtue d'une robe sombre en velours, le cou orné d'une rangée de perles, descend l'escalier de marbre blanc. C'est une apparition magique. Laurence Olivier la prend par le bras, la mène vers son fauteuil. La conférence de presse pour annoncer le tournage du "Prince et la Danseuse" est prometteuse : Laurence Olivier, le plus grand acteur du monde, et Marilyn Monroe, la femme la plus célèbre du cosmos. Merveilleux casting.
Les journalistes, hypnotisés, demandent à Marilyn : "Vous allez continuer avec l'Actor Studios ?" Elle bat des cils, sa gorge palpite. Elle répond : "Je voudrais me développer de toutes les façons possibles." Silence. Laurence Olivier prend la parole : "Miss Monroe a un talent... Mmm... Extraordinaire pour vous faire croire une minute qu'elle est une petite chose coquine et, la minute suivante, vous convaincre qu'elle est une ravissante idiote", dit-il. Les photographes shootent au niveau du genou, espérant prouver que Marilyn ne porte rien sous sa culotte. L'atmosphère est électrique. Soudain, la bretelle de la robe de Marilyn cède. La salle devient dingue. Marilyn se rajuste, gênée, innocente, rougissante. Une assistante apporte une épingle de nourrice. Marilyn la lui a remise juste avant l'"accident".

"Fais comme si tu étais une bouteille de ketchup"

Depuis qu'elle est tombée sous de l'empire de Lee Strasberg, le gourou de l'Actor Studio, Marilyn s'emploie à devenir une tragédienne. Elle répète Eschyle, martèle Shakespeare, énonce James Joyce. L'épouse de Lee, Paula Strasberg, une sorte de sorcière adipeuse en djellaba noire et éternellement coiffée d'un chapeau de paille, cornaque Marilyn tout le temps, à prix d'or - 1 500 dollars la semaine. Les metteurs en scène deviennent fous, de voir cette ombre sinistre souffler des âneries à l'oreille de la blonde. "Fais comme si tu étais une bouteille de ketchup" ou "imagine une brosse à dents très sale", voilà les indications scéniques de la Strasberg.

Le précédent réalisateur de Marilyn, Joshua Logan, a failli verser dans la rage baveuse, pendant le tournage de "Bus Stop". Maintenant que la star est sa propre productrice, personne ne peut plus la contredire. Elle navigue entre son psy et son médecin, et fait des efforts pathétiques pour plaire à son nouveau mari, Arthur Miller, auteur dramatique en vogue. Lequel est empêtré dans ses déclarations devant la Commission des Activités anti-américaines. Soupçonné d'être communiste, il est invité à balancer des noms, comme son ex-ami Elia Kazan. Il ne le fera pas. Il finaude, se dérobe, a signé une pièce anti-McCarthy, "Les Sorcières de Salem". Cet intellectuel avec cette blonde ? C'est l'union de la Belle et de la Bête, daube la presse.

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  Laurence Olivier à Marilyn : « Soyez sexy. » Catastrophe : c'est exactement ce qu'elle ne veut pas entendre. © DR  

Quand Marilyn et Miller sont arrivés en Angleterre pour « Le Prince et la Danseuse », ils ont été accueillis comme des seigneurs. Flanqués de quatre motards, ils ont été déposés à Parkside House, un manoir géorgien qui jouxte le palais de Windsor. Onze chambres à coucher, un parc privé, une armée de valets, thé à tous les étages. Mais la réception fastueuse masque le mépris de Laurence Olivier pour le maigre talent de dramaturge de Miller. De plus, Olivier est noyé dans les problèmes que lui pose son épouse, la sublime Vivien Leigh, qui le cocufle allégrement avec un autre acteur, Peter Finch, avant de s'offrir, nue sous un manteau de fourrure, au premier passant venu. C'est que lady Olivier a sombré dans une schizophrénie agressive. Sir Laurence, qui doit interpréter le rôle principal et mettre en scène le film, compte sur Marilyn pour redorer son blason. Il est sous le charme, absolument.

Tandis que Miller se met à écrire une adaptation de l'une de ses pièces, Marilyn se rend à l'essayage. Elle est dans son état non-Marilyn : blême, le cheveu gras, le regard égaré. Laurence Olivier est stupéfait. Derrière elle, à trois pas, Paula Strasberg. La magie s'effrite instantanément. On débarbouille l'actrice, on la maquille, on l'éclaire. Ouf, c'est réparé. Le conte de fées entre le grand-duc Charles de Carpathie et la danseuse Elsie, surnommée The Coconut Girl, peut commencer. Mince histoire d'amour, dans la tradition des pâtisseries viennoises - tout repose sur la légèreté, la drôlerie, la vivacité. C'est ce que Laurence Olivier essaie d'expliquer à Marilyn. Celle-ci le regarde comme une huître morte. Paula Strasberg murmure à l'oreille de l'actrice. Sir Laurence se contient pour ne pas faire expulser cette Carabosse. Le 30 juillet 1956, le tournage débute. Marilyn arrive une heure en retard. Le deuxième jour, deux heures. Le troisième… Les acteurs anglais sont ponctuels, connaissent leur texte, n'ont pas besoin de se chauffer comme les derviches de l'Actors Studio. Laurence Olivier se consume de colère. Marilyn, elle, pense qu'au contact de ce shakespearien renommé un peu de son éclat va déteindre sur elle. C'est son obsession. Le soir, avec Arthur Miller, elle ne songe qu'à sortir de son rôle de bimbo. Son mari l'observe avec dépit : il a épousé la plus belle créature du monde, il se retrouve avec une névrosée bourrée de pilules, torturée par son image, dévorée d'angoisse, agressive, agaçante. Il espérait être avec Marilyn, il est avec la Poison.

Laurence Olivier, costumé en aristocrate d'opérette, se tourne vers Marilyn et, juste avant que la caméra ne se mette en marche, lui dit : « Soyez sexy. » Catastrophe : c'est exactement ce qu'elle ne veut pas entendre. Elle est donc utilisée, une fois de plus, pour sa sensualité ? Pas pour son talent ? Elle fuit, s'enferme dans sa loge, appelle Lee Strasberg à New York, pleure la nuit, tempête dans les onze chambres à coucher, rage. On s'est moqué d'elle. Miller se cache la tête sous l'oreiller. Elle ouvre le carnet de notes de son mari, lit : « J'ai pensé avoir épousé un ange, je me suis trompé. » Là, Marilyn craque complètement. Elle a déjà été abandonnée par son père, par sa mère, par son producteur, par ses deux premiers maris. On la laisse tomber une fois de plus ? Miller repart aux Etats-Unis, pour apparaître devant les inquisiteurs. Marilyn avale des poignées d'anxiolytiques et boit du champagne. Puis elle couche avec le gentil assistant, Colin Clark, qui fera de cette aventure un livre - non, deux. En attendant, Laurence Olivier se retrouve avec deux folles : sa femme, qui vient de faire une fausse couche, et son actrice, qui est camée. Quand Arthur Miller revient, il fait grand cas de se montrer à la première londonienne de sa pièce « Vu du pont ». Il demande sa carte de membre du Comedy Club, devant les photographes. Pour ce faire, il doit certifier qu'il est éligible et que sa femme n'est pas « indésirable ». Il certifie énormément.

Lee Strasberg arrive au studio. Il lui est interdit d'entrer, il reste à la grille. Sa femme, qu'Olivier surnomme « The Beast », tempête. Marilyn plonge dans un marécage opiacé. Son look se détériore. Elle ne se souvient plus de son texte. Le directeur photo, Jack Cardiff, qui a travaillé avec Huston sur « African Queen » et avec le tandem Michael Powell-Emeric Pressburger, fait tout pour camoufler les dégâts. Par moments, Marilyn retrouve son éclat, sa vivacité, sa fraîcheur. Puis elle retombe dans une aboulie pâteuse, et déserte le plateau le lendemain. Ravie, elle écoute Lee Strasberg lui expliquer qu'elle est géniale, que Laurence Olivier est un acteur surestimé, qu'elle n'est pas jugée à sa vraie valeur. Son mari pense qu'elle est une « pute emmerdante », dit-elle à Strasberg. Arthur Miller rétorque que c'est faux, et que les Strasberg sont des serpents venimeux. L'ambiance est bien pourrie. Pour alléger, Miller emmène Marilyn à Stratford-upon-Avon, visiter le lieu de naissance de Shakespeare. La presse anglaise note que le couple fait chambre à part, désormais. Un adolescent enamouré campe devant le manoir, jour après jour, une fleur à la main. Finalement, Marilyn sort, lui adresse quelques mots et le remercie pour la belle rose. Puis elle l'embrasse sur la bouche. Un demi-siècle plus tard, le vieil homme est encore émerveillé.

De fable charmante, « le Prince et la Danseuse » vire au cauchemar. Quand Laurence Olivier demande à Marilyn de se déplacer pour être dans l'axe de la caméra, celle-ci rétorque : « Vous ne me voyez pas. Pas la peine d'être ici, alors », et elle s'en va. Milton Greene, l'associé de Marilyn, ex-photographe devenu producteur, s'alarme de la note de téléphone (la psychanalyse longue distance, c'est cher), des retards, du budget qui explose. Un jour que Marilyn attend avec Paula dans sa loge, l'assistant fait savoir au metteur en scène que la star est prête. Il entend Laurence Olivier, gentleman exquis, pair du royaume, dire  : « Qu'elle aille se faire foutre. » Et Marilyn recommence ses caprices : alors que l'équipe attend, elle commande des robes, des chaussures, des ensembles. Le 29 octobre, elle est officiellement présentée à la reine, devant laquelle elle fait une jolie révérence, en robe lamée or, bretelles de topazes. Sur les clichés, Sa Majesté regarde avec curiosité le décolleté très ajusté de sa voisine de palier. Mais peut-être jauge-t-elle les topazes…

Le tournage s'achève en novembre, avec onze jours de retard. Avant de rentrer aux Etats-Unis, où Arthur Miller a finalement été très légèrement condamné pour avoir « manifesté du mépris pour la cour » et non pour ses opinions de gauche, le couple se rend à une soirée, pour rencontrer deux acteurs français : Simone Signoret et Yves Montand. Deux ans plus tard, Marilyn tournera « Le Milliardaire » avec ce dernier. Le 13 juin 1957, « le Prince et la Danseuse » sort au Radio City Music Hall, l'une des plus belles salles de New York. A cette occasion, Marilyn, apparemment heureuse, décrit à la presse la petite maison au bord de la mer où elle passe ses vacances avec son mari, « juste assez grande pour nous et des enfants », et, au détour d'une interview, dit : « La seule chose dont j'aie peur, c'est de moi-même. » Elle a raison : sa consommation de pilules s'accroît, ses absences aussi. Bientôt, elle sera internée. Mais, pendant le tournage du « Prince et la Danseuse », un événement mondain a eu lieu : Grace Kelly est devenue princesse de Monaco. Or, il y a un an, c'est Marilyn qui a été approchée pour être l'élue. Elle a simplement répondu : « Monaco ? C'est où, ça ? » Elle a failli vivre l'histoire du « Prince et la Danseuse », en vrai. Bientôt, le destin va lui offrir une deuxième chance, un deuxième prince : JFK. Elle rêvera de devenir première dame. A l'époque, pas question d'être la « first girl-friend ».

Le plus étonnant, c'est que le film de Laurence Olivier, s'il est fade et mou, n'existe que par la présence de Marilyn. Les orages, les angoisses, l'amertume, rien ne transparaît : Marilyn est lumineuse, parfois un peu rêveuse, mais si sexy, si touchante, on ne voit qu'elle. Le « plus grand acteur du monde », à côté, est aussi sensuel qu'un ravier à margarine. Il a de la prestance, de l'allure, du style, mais il est déplacé. Il voudrait être Cary Grant, il n'est que l'ombre de sa manchette. Marilyn va bientôt tourner son chef-d'oeuvre absolu : « Certains l'aiment chaud ». C'est là que Tony Curtis, exaspéré, déclarera : « Embrasser Marilyn, c'est comme embrasser Hitler », comparaison discutable mais pittoresque. Surtout, l'espoir de fonder un foyer va fondre comme un glacier sous réchauffement climatique. Déjà, Arthur Miller s'éloigne. Le jour de leur mariage, il a offert à sa fiancée un bracelet en or. Avec ces mots : « A à M, juin 1956. Maintenant et à jamais. »

Le bonheur ? Jamais.

Lire l'intégralité de l'article de François Forestier, "Marilyn, ange et démon", dans "le Nouvel Observateur" du 2 août 2012.
sur le site  cinema.nouvelobs.com   


Marilyn : « Merci de m'aider à sauver ma vie »
le 4/08/2012
Par Bernard Comment
en ligne
sur cinema.nouvelobs.com

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 © KOBAL-AFP-© DR  

Chaque semaine, l'éditeur des écrits et dessins de la star - mandaté par la famille Strasberg - nous offre un document rare. Aujourd'hui, une lettre inédite à Lee Strasberg

Durant les premiers mois de 1956, Marilyn Monroe, désormais new-yorkaise, quitte sa nouvelle ville d'adoption pour se rendre sur le tournage de « Bus Stop ». Elle rentre d'abord à Hollywood, après plus d'un an d'absence, puis se rend à Phoenix (Arizona) et à Sun Valley (Idaho), avant de revenir à Los Angeles où elle réside au luxueux hôtel Chateau Marmont, sur Sunset Boulevard (elle y retrouve Arthur Miller, pour des amours encore clandestines à ce moment-là). Le réalisateur de « Bus Stop », Joshua Logan, était incertain au départ sur le choix de Marilyn et s'était renseigné auprès de Lee Strasberg, qui l'avait chaleureusement recommandée, convaincu de l'énorme talent d'actrice de celle que les studios de Hollywood s'efforçaient d'enfermer dans un rôle de blonde sexy et superficielle. Elle tenait ainsi l'occasion de démontrer son talent, avec un beau rôle complexe, dirigée par un cinéaste de talent.

Quatorze mois plus tôt, en décembre 1954, alors que le monde du cinéma la reconnaissait enfin comme une star en l'honorant d'un grand dîner de gala après les énormes succès, coup sur coup, de « Niagara », « Les hommes préfèrent les blondes » et « Comment épouser un millionnaire », elle avait quitté la Côte Ouest pour se rendre à New York, à la fois pour y fonder une société de production cinématographique (avec le photographe Milton Greene) et pour suivre les cours de Lee Strasberg à l'Actors Studio. La décision de ce déplacement est vertigineuse, et exceptionnelle : aucune star n'a jamais renoncé à l'éclat de la gloire pour aller se perfectionner sur les bancs d'une école, fût-elle hautement prestigieuse.

Ce choix, au demeurant, ne manque pas de cohérence. En effet, la formation de Marilyn au métier de comédienne s'est toujours faite sous les auspices du grand maître russe, Stanislavski. Ce choix est dû au départ à un certain hasard, lorsque la Columbia donne comme coach à sa starlette Natasha Lytess, formée à cette tendance de l'art dramatique. Cela relève ensuite d'une vraie décision, quand Marilyn va suivre l'enseignement de Michael Tchekhov, le neveu d'Anton, lui aussi apôtre de Stanislavski. Et c'est donc en bonne logique que Marilyn se rend à New York auprès de Lee Strasberg, un des fondateurs de l'Actors Studio, dont la « méthode » consiste à se fondre totalement dans le personnage, à s'imprégner de ses goûts, de ses réflexes, de sa façon de vivre et de sentir (en complément, Lee Strasberg encourageait ses étudiants à entreprendre une psychanalyse, ce que fit Marilyn dès les premiers mois de 1955). De fait, le génie de Marilyn tenait à ce qu'elle ne jouait pas, mais qu'elle était - à l'écran comme sur les photos. Dans son livre « Tu vois, je n'ai pas oublié », Montand ne dit pas autre chose : « Marilyn était un être d'exception dans la mesure où c'était sa lumière intérieure qui lapropulsait à l'avant-scène, devant les projecteurs. Si tu crois en Dieu, tu peux dire que c'est Dieu seul qui produit une lumière pareille, une lumière que ne maîtrise pas celui qu'elle habite… Marilyn soufrait de ne pas être une actrice reconnue, mais ce n'était pas véritablement une actrice : elle se situait bien au-delà du jeu. »

Dans les coulisses de « Bus Stop » se joue un petit drame. Natasha Lytess n'est plus là, elle a été évincée par Paula Strasberg, la femme de Lee, qui sera le coach de studio de Marilyn jusqu'à la fin, au grand dam parfois de célèbres réalisateurs (George Cukor, John Huston) supportant mal cette double commande où le commentaire sur les scènes tournées et la nécessité de les refaire ou non appartenait davantage à Paula qu'à eux-mêmes.

Ce qui est sûr, c'est que Lee Strasberg a joué un rôle déterminant dans la vie et la carrière de Marilyn. Il a d'emblée cru en elle, qu'il considérait comme une nouvelle Duse, promise à une étincelante carrière sur les planches. Il avait compris que ses peurs et sa fragilité devaient devenir sa force, et que seules la technique et la discipline pourraient lui permettre d'exprimer son fragile équilibre au bord de l'abîme. Marilyn se sentait enfin comprise.

Ce brouillon de lettre sur papier à en-tête du Chateau Marmont aurait dû figurer dans « Fragments ». Il se trouve simplement qu'il était classé par erreur dans les courriers reçus par Marilyn (des archives qui feront l'objet d'un gros volume à paraître en automne 2013 aux éditions du Seuil), et n'a été découvert que quelques mois après la publication des écrits intimes. Il m'a paru qu'en cette date anniversaire il était légitime de faire paraître le texte dans « le Nouvel Observateur », qui avait consacré sa couverture à Marilyn lors de la sortie de « Fragments », en octobre 2010, ce qui permettra à chacun de glisser les deux pages ici présentes dans le livre, comme un précieux complément. Je suis, à titre personnel, évidemment touché par cette lettre où Marilyn se compare à « un poisson hors de l'eau » (ce qu'elle était en effet, perdue parmi la foule des cyniques), le titre d'un de mes romans…

La lettre de Marilyn à Lee Strasberg

Cher Lee,

Si je n'avais pas trouvé le moyen de me mettre au travail je serais (comme je l'ai toujours été depuis que j'ai une conscience) un poisson hors de l'eau - agitée et rêvant (à des choses impalpables auxquelles je n'ai pas accès) et cent fois plus nerveuse, et totalement désespérée. Je reste mal organisée - mais j'entrevois même légèrement mes responsabilités pour moi-même et pour les autres qui m'ont aidée et même ceux qui m'ont abîmée et qui sont tous mes autres moi-même, dans ce que j'endure, ce que par miracle je parviens à faire. Mais Lee, pourquoi est-ce que ça doit être si douloureux ? sauf que j'éprouve plus fortement que jamais à quel point l'être humain est dans la survie.

J'essaye d'être même plus sociable que je l'ai jamais été mais les gens semblent prendre cela à tort pour une sorte de [mot manquant] et pour une faiblesse revendiquée qui et comme les poulets - qui donnent des coups de bec à ceux qui sont malades et s'affaiblissent - jusqu'à ce que je sente que je vais tout lâcher et mourir - par leur faute et surtout par la mienne - je suis certaine que tout ceci semble absurde - mais je vous remercie de votre patience. Et de laisser Paula à mes côtés - elle m'aide - même parfois elle a la bonne idée - ainsi je peux parler avec elle et parfois avoir l'espoir de m'identifier à sa présence féminine et chaleureuse alors que toutes les autres personnes avec qui je parle se mettent à penser que je débloque et leur grande inquiétude - semble me terrifier - la crainte qu'ils aient raison avec leur inquiétude.

Merci, merci, merci de m'aider à sauver ma vie.

Peut-être que je ne serai jamais capable de faire ce que je veux faire - mais au moins j'ai de l'espoir. Je ne sais pas comment je joue - je sais juste que je peux rester concentrée, au moins une partie du temps - et que les exercices que j'ai appris en cours peuvent toujours marcher à condition que je les convoque franchement.

Merci.

Amitié

M

Mon amitié à Suzie et Johnnie

(*)Susan et John, les deux enfants de Lee et Paula Strasberg.

25 juillet 2012

Marilyn aux enchères

   lefigaro  Marilyn aux enchères
publié le 24 juillet 2012
en ligne sur lefigaro.fr

vachon 
 Marilyn au Canada lors de l'été 1953.
Crédits photo : © Ho New / Reuters/REUTERS

Une collection de 4000 photos de la star hollywoodienne, dont certaines pourraient être inédites, sera exposée en août en Pologne avant d'être mise aux enchères.

Après un biopic nostalgique retraçant une semaine de sa vie, Marilyn Monroe ne quitte pas le devant de la scène avec la célébration du cinquantième anniversaire de sa mort, le 5 août 1962, dans sa maison de Los Angeles. Ainsi, du 6 août au 7 septembre, à Varsovie, plus de 4000 clichés du sex-symbol américain seront exposés, puis vendus aux enchères, pour une somme estimée à 560.000 euros, selon le quotidien Gazeta Wyborcza qui n'a pas encore précisé la date de la vente.

Les photographies, toutes réalisées par le célèbre photographe américain et ami de Marilyn, Milton H. Greene, appartenaient au Trésor d'État polonais qui les avait obtenues en paiement d'une dette étrangère au début des années 1990, et étaient stockées jusqu'alors dans des cartons, à New York. Si certaines d'entre elles seraient connues de tous, d'autres, selon le gouvernement polonais, pourraient bien être inédites.

Expositions (entre autres celle du Hollywood Museum), sorties de livres dont l'album-souvenir de Jean-Marc Loubier, Marilyn Monroe. Destins de légende et autres manifestations, célébreront l'anniversaire de la mort de la star américaine. Immortelle Marilyn...

Posté par ginieland à 12:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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