30 octobre 2022

Marilyn & Friends déguisées: Happy Halloween 2022

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Marilyn Monroe en Cléôpatre de Theda Bara
27/05/1958, séance pour magazine LIFE
photographie de Richard Avedon

Marilyn Monroe as Cleopatra from Theda Bara
05/27/1958, session for LIFE magazine
photograph by Richard Avedon


Pour le prochain Halloween 2022 le lundi 31 octobre,
quelques photographies d'actrices en personnages mythologiques.

For the next Halloween 2022 Monday October 31,
some photographs of actresses as mythological characters.


Yvonne De Carlo
en Princesse Salomé, personnage biblique - du film Les amours de Salomé, 1945
as Princess Salome, biblical character - from movie Salome Where She Danced, 1945

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 Hedy Lamarr
en Dalila, personnage biblique - du film Samson et Dalila, 1949
as Delilah, biblical character - from movie Samson and Delilah, 1949

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Rita Hayworth
en Princesse Salomé, personnage biblique - du film Salomé, 1953
as Princess Salome, biblical character - from movie Salome, 1953

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Joan Collins
en Princesse Nellifer, personnage de fiction - du film La Terre des Pharaons, 1955
as Princess Nellifer, fictional character - from movie Land of the Pharaohs, 1955

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Gina Lollobrigida
en Reine de Saba, personnage biblique - du film Salomon et la Reine de Saba, 1959
as Queen of Sheba, biblical character - from movie Solomon and Sheba, 1959

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HALLOWEEN-01 


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22 octobre 2022

Le style de Marilyn dans "Ladies of the Chorus": coiffures et accessoires

Les looks de Marilyn au cinéma
Marilyn's looks at the cinema


Les reines du music-hall


Les coiffures de Peggy Martin
The hairstyles of Peggy Martin

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Quand Marilyn Monroe rejoint les studios de la Columbia (elle signe son contrat le 09 mars 1948), les studios décident de la relooker totalement à l'image de leur star Rita Hayworth. Marilyn subit une électrolyse de la racine des cheveux (c'est à dire une épilation douloureuse) destinée à modifier l’implantation en forme de V de ses cheveux sur le haut du front, permettant ainsi d'élargir le front. Une technique subie aussi par Rita Hayworth. Puis ses cheveux sont décolorés dans une nuance de "platine chaud", faisant échos à Jean Harlow, l'idole de Marilyn.

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When Marilyn Monroe joins the Columbia studios (she signs her contract on March 9, 1948), the studios decide to completely revamp her in the image of their star Rita Hayworth. Marilyn undergoes electrolysis of the hairline (i.e. painful hair removal) intended to modify the V-shaped implantation of her hair on the top of the forehead, thus allowing the forehead to be widened. A technique also suffered by Rita Hayworth. Then her hair is bleached in a shade of "warm platinum", echoing Jean Harlow, Marilyn's idol.


Quand à sa coiffure, les studios la mettent entre les mains de leur coiffeuse Helen Hunt, qui s'occupait aussi de la chevelure de Rita Hayworth et va reproduire sur Marilyn la même coiffure: les cheveux mi-longs, ondulés et crantés.

As for her hairstyle, the studios put it in the hands of their hairdresser Helen Hunt, who also took care of Rita Hayworth's hair and will reproduce the same hairstyle on Marilyn: mid-length and wavy hair.

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Pour le maquillage, le visage de Marilyn est confié à Clay Campbell, le maquilleur attitré des studios de la Columbia, qui s'occupait aussi du visage de Rita Hayworth et qui reproduit un maquillage similaire sur Marilyn: un léger fard à paupières, du ricil aux yeux et du rouge à lèvres rouge.

For the make-up, Marilyn's face is entrusted to Clay Campbell, the regular make-up artist at Columbia studios, who also took care of Rita Hayworth's face and who reproduces similar make-up on Marilyn: a light eye shadow, ricil eyes and red lipstick.

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* Les chapeaux portés dans le film *
The hats worn in the movie

- Le béret noir -
The black beret
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- Le petit chapeau noir en velours et à plumes -
- The little black velvet hat with feathers -
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- Le bandeau à strass -
The Rhinestone headband
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Les chaussures de Peggy Martin
The shoes of Peggy Martin

Les chaussures de scène sont dorés à petits talons. Pour la scène d'introduction du film -la scène chantée "Ladies of the Chorus" où les filles chantent et dansent sur scène - certaines portent des sandales ouvertes (laissant apercevoir les doigts de pieds) et d'autres portent des sandales fermés.
La 1ère paire de chaussures de scène portée par Peggy / Marilyn sont des sandales ouvertes, comme sur les clichés publicitaires du film. 
D'autres actrices portent aussi des sandales ouvertes mais à semelles compensées, dans la scène où elles rejoignent leur grande loge; ces sandales ne sont néanmoins pas portés quand elles sont sur scène.
Adele Jergens porte des sandales dorés au bout ouvert.

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The stage shoes are golden with a small heel. For the introductory scene of the film - the sung scene "Ladies of the Chorus" where the girls sing and dance on stage - some wear open sandals (letting see the toes) and others wear closed sandals.
The 1st pair of stage shoes worn by Peggy / Marilyn are open sandals, as in the publicity shots of the film. 

Other actresses also wear open sandals but with platform soles, in the scene where they join their grand lodge; these sandals are however not worn when they are on stage. 
Adele Jergens wears gold open toe sandals.

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La 2ème paire de chaussures de scène portée par Peggy/Marilyn correspond à la scène où elle chante sur scène "Anyone Can See I Love You". Ce sont des chaussures dorés à petits talons, avec plusieurs petites ouvertues sur le pied, et au talon ouvert, fermés par une sangle en haut du pied.

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The 2nd pair of stage shoes worn by Peggy/Marilyn corresponds to the scene where she sings "Anyone Can See I Love You" on stage. They are golden shoes with small heels, with several small openings on the foot, and with an open heel, closed by a strap at the top of the foot.


La 3ème paire de chaussures de scène portée par Peggy/Marilyn correspond à la scène où elle chante sur scène "Everybaby Needs a Da-Da-Daddy". Ce sont des chaussures noires à petit talon au bout ouvert et fermées par une sangle noire en haut du pied.

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The 3rd pair of stage shoes worn by Peggy/Marilyn correspond to the scene where she sings "Everybaby Needs a Da-Da-Daddy" on stage. These are black low-heeled shoes with an open toe and closed by a black strap at the top of the foot.


La 4ème paire de chaussures portée par Peggy/Marilyn sont des chaussures de ville: noires, à talons, au bout ouvert. Marilyn les porte aussi pour des séances photos publicitaires de la Columbia (photos d'Ed Cronenwerth).

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The 4th pair of shoes worn by Peggy/Marilyn are dress shoes: black, with heels, with open toes. Marilyn also wears them for Columbia publicity photo shoots (photos by Ed Cronenwerth).


* L'accessoire de la chaîne à la cheville *
The accessory of the ankle chain

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La jeune Marilyn Monroe aimait porter une petite chaîne à sa cheville gauche. Elle porte la chaîne dans le film, tout comme pour les portraits publicitaires de la Columbia.

Young Marilyn Monroe liked to wear a small chain on her left ankle. She wears the chain in the film, just like in the Columbia publicity portraits.


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13 juillet 2022

Rose Marie Reid

Rose Marie Reid
(1906 - 1978)

Créatrice de Maillots de Bain - 1940s-1960s
Designer of Swimsuits - 1940s-1960s

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Rose Marie Reid naît le 12 septembre 1906 sous le nom de Rose Marie Yancey à Cardston, dans la province d'Alberta au Canada. Elle grandit auprès de parents attentifs, William Elvie Yancey Sr. et Marie Hyde Yancey, qui lui inculquent les valeurs du travail et ses six frères et soeurs (Elvie Hyde Yancey, Oliver Yancey, Hugh Hyde Yancey, Marion Yancey Helneir, Ruth Yancey Keller et Don Merlin Yancey). Sa mère, couturière professionnelle, lui apprend à coudre et à dessiner des patrons. En 1916, la famille déménage dans une communauté mormone et s'installe dans une ferme à Weiser, dans l'Idaho aux Etats-Unis.

En septembre 1925, elle n'a que 19 ans et achète un salon de beauté à Baker City dans l'Oregon où elle y travaille avec sa mère alors que ses frères ouvrent un atelier de peinture dans le local à côté.
Elle épouse plutôt à contre coeur Gareth Rhynhart, un artiste itinérant. Ses frères ayant commencé à prendre des cours de peinture auprès de Rhynhart, qu'ils avaient connu à Cardston, au bout de deux semaines celui-ci refuse de poursuivre l'enseignement à moins qu'il ne puisse épouser Rose Marie. Bien qu'elle ne soit pas intéressée, elle finit par accepter le mariage car elle souhaite que ses frères poursuivent leurs cours d'art - un arrangement que la famille de Rose Marie ne connaîtra que bien des années plus tard ! D'ailleurs, le mariage ne tient pas et Rose Marie divorce de Rhynhart en 1935.

C'est après son divorce qu'elle s'installe à Vancouver, en Colombie-Britannique au Canada. Le 30 novembre 1935, elle se remarrie avec Jack Crossman Reid, qu'elle a rencontré à la piscine (il lui donnait des cours de natation - pour elle, il se convertit et devient membre de l'Eglise) et ensemble ils ont trois enfants: Bruce Alan Reid (1937-2015), Sharon Reid Alden (1938) et Carole Marie Reid Burr (1940-2020).

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Rose Marie, ses enfants et des associés - 1957 
Rose Marie, her children and associates - 1957

Rose Marie Reid was born on September 12, 1906 as Rose Marie Yancey in Cardston, Alberta, Canada. She grew up with attentive parents, William Elvie Yancey Sr. and Marie Hyde Yancey, who instilled in her the values ​​of work and her six brothers and sisters (Elvie Hyde Yancey, Oliver Yancey, Hugh Hyde Yancey, Marion Yancey Helneir, Ruth Yancey Keller and Don Merlin Yancey). Her mother, a professional seamstress, taught her to sew and draw patterns. In 1916, the family moved to a Mormon community and settled on a farm in Weiser, Idaho in the United States.

In September 1925, she is only 19 years old when she buy a beauty salon in Baker City, Oregon where she works there with her mother while her brothers open a paint shop in the room next door.
She rather reluctantly marries Gareth Rhynhart, an itinerant artist. Her brothers having started taking painting lessons from Rhynhart, whom they had known in Cardston, after two weeks he refuses to continue teaching unless he could marry Rose Marie. Although she is not interested, she eventually accepts the marriage because she wants her brothers to continue their art lessons - an arrangement that Rose Marie's family will not know about until many years later! Moreover, the marriage doesn't held and Rose Marie divorces from Rhynhart in 1935.

It is after her divorce that she moves to Vancouver, British Columbia in Canada. On November 30, 1935, she remarried with Jack Crossman Reid, whom she met at the swimming pool (he gave her swimming lessons - for her, he will convert and become a member of the Church) and together they have three children : Bruce Alan Reid (1937-2015), Sharon Reid Alden (1938) and Carole Marie Reid Burr (1940-2020).


 C'est à Vancouver que Rose Marie se lance dans la conception de maillots de bain. Son inspiration vient du fait que son mari, Jack, qui passait beaucoup de temps à la piscine de par son activité d'entraîneur, se plaignait de l'inconfort des maillots de bain: en crêpe de laine, en coton, ou même en caoutchouc, ils deviennent lourds une fois trempés, sont très inconfortables et n'existent qu'en une taille unique. Rose Marie conçoit alors un maillot de bain pour son mari en coupant du tissu dans un vieux manteau de canard et de lacer les côtés avec des lacets à chaussures pour un ajustement parfait. Jack est très satisfait et Rose Marie conçoit d'autres maillots pour des nageurs (le modèle homme porté par son mari et par le nageur Freddie Rossiter et le modèle femme porté par la nageuse Noel Oxenbury et la plongeuse Bunty Harrington). Lors d'une compétition de natation, un cadre de Hudson's Bay (un grand magasin au Canada), remarque évidemment les maillots et décident d'en commander une douzaine. Mais Rose Marie reste méfiante à l'idée de vendre des maillots de bain: poussée par son mari et vers le Seigneur (elle est mormone et très dévote), elle accepte après une prière et le consentement du Seigneur. Elle achète du beau tissu et se lance dans la confection de maillot de bain fait de tissu élastique (utilisé jusqu'alors par les fabricants de gaines) avec des lacets sur les côtés: c'est ainsi que son entreprise est lancée en 1936 sous le nom de  "Reid's Holiday Togs, Ltd". Au cours de sa première année d'activité, Rose Marie avait déjà 16 employés, et son entreprise rapportait 10 000 $ bien qu'elle n'avait conçu que six modèles de maillots de bain (dont le plus vendu est le "Skintite"). Mais Rose Marie n'a jamais été une ambitieuse et le succès n'est arrivé que par un concours de circonstances, car son rêve était d'être simplement une mère au foyer.

Rose_Marie_Reid-with_model-5-1  En raison d'infidélités et d'abus de violences envers elle et ses enfants, Rose Marie finit par divorcer de Jack le 10 avril 1946 et ouvre une nouvelle usine à Vancouver en 1947. Ayant des difficultés à se procurer certains tissus (du au contexte de la seconde Guerre Mondiale), elle fait plusieurs tentatives pour installer sa marque aux Etats-Unis (elle dépose même la license de son nom dès 1938); les Etats-Unis l'ont toujours aussi attirée de par la présence de communauté de Mormons. Après son divorce et avec l'aide de Jack Kessler, avec qui elle s'associe, et de Marjorie Griswold, une représentante et acheteuse de produits pour les boutiques Lord & Taylor, elle installe sa grande entreprise en Californie: le 20 septembre 1946, son entreprise américaine "Rose Marie Reid, Inc." est lancée, tout en poursuivant l'activité de son entreprise canadienne car en 1946, près de 50 % des maillots de bain vendus au Canada étaient ses créations. Les autres marques de maillots de bain qui dominaient le marché américain étaient alors Cole of California, Jantzen et Catalina. Et ce sont ses maillots de bain qui vont rapidement prendre la première place sur ce marché américain en devenant aussi populaires en Europe occidentale, en Amérique du Sud et en Australie. Rose Marie vit dans un espace aménagé au sein de son entreprise en Calfornie et ce n'est qu'en 1949 qu'elle s'achète une maison à Brentwood, en Californie.

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Défilé au Canada en 1945 de la collection des "Skintite"
A fashion show in Canada in 1945 from the "Skintite" collection

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Le modèle "Pearl Diver" porté par Jane Russell - vers 1948
The "Pearl Diver" model worn by Jane Russell - circa 1948

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Publicité française - années 1950s / French advertising - 1950s

It is in Vancouver that Rose Marie started designing bathsuit. Her inspiration comes from the fact that her husband, Jack, who spent a lot of time at the pool because of his job of swimming instructor and athletic manager, complained about the discomfort of bathsuits: wool crepe, cotton, or even rubber, they become heavy when soaked, are very uncomfortable and only available in one size. Rose Marie then designs a bathsuit for her husband by cutting fabric from an old duck coat and lacing the sides with shoe laces for a perfect fit. Jack is very satisfied and Rose Marie designs other swimsuits for swimmers (the men's model worn by her husband and by swimmer Freddie Rossiter and the women's model worn by swimmer Noel Oxenbury and diver Bunty Harrington). During a swimming competition, an executive from Hudson's Bay (a department store in Canada), obviously notices the swimsuits and decides to order a dozen. But Rose Marie remains wary of the idea of ​​selling swimsuits: pushed by her husband and towards the Lord (she is a Mormon and very devout), she accepts after a prayer and the consent of the Lord. She buys beautiful fabric and launches into making swimsuits made of elastic fabric (used until then by manufacturers of girdles) with laces on the sides: this is how her business was launched in 1936 under the name of "Reid's Holiday Togs, Ltd". In her first year of business, Rose Marie already has 16 employees, and her business was bringing in $10,000 despite having only designed six bathsuits designs (the best-selling of which is the "Skintite") . But Rose Marie was never ambitious and success only came by a combination of circumstances, as her dream was to simply be a stay-at-home mom.

It is for reasons of infidelity and abuse of violence against her and her children that Rose Marie ends up divorcing Jack on April 10, 1946 and opening a new factory in Vancouver in 1947. Having difficulty obtaining certain fabrics (due to the context of the Second World War), she makes several attempts to establish her brand in the United States (she even registered the license of her name in 1938); the United States has always attracted her because of the presence of the Mormon community. After her divorce and with the help of Jack Kessler, who becomes a business partner, and Marjorie Griswold, a representative and purchaser of products for Lord & Taylor, she sets up her big business in California: on September 20, 1946, her American company "Rose Marie Reid, Inc." is launched, while continuing the activity of her Canadian company because in 1946, nearly 50% of the swimsuits sold in Canada were her creations. Other bathsuits brands that dominated the US market then were Cole of California, Jantzen and Catalina. And this were her bathsuits that would quickly take the top spot in this American market, becoming as popular in Western Europe, South America and Australia. Rose Marie lives in a space arranged within her factory in Calfornia and it id not until 1949 that she buys a house in Brentwood, California.


Style &  Succès -/- Style & Success 

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Vitrines de magasins / Showcase window shops

  Rose_Marie_Reid-swimsuit_model_laced-1En 1949, la célèbre boutique chic new-yorkaise Lord & Taylor's (grâce au soutien de Griswold) expose ses maillots de bain en exclusivité dans l'une de leurs vitrines sur la Cinquième Avenue, avec, en vedette. un maillot de bain en or 29 carats vendu 100 $.
Des défilés sont organisés et des consultantes de son entreprise se rendent même certains jours dans des boutiques pour conseiller les acheteuses.

Ses créations deviennent vite tendance et une mode à suivre, au design innovant permettant l'aisance des mouvements dans l'eau, et aux tissus colorés faits pour être vus. Elle est la première créatrice de maillots de bain à utiliser des soutiens-gorge intérieurs, des panneaux abdominaux, des jambes fixes, des bandes élastiques, des jupes courtes et des tissus de base dans les maillots de bain. Elle invente même le maillot permettant de bronzer en utilisant du tissu photo perméable.
Ses premiers maillots ont la caractéristique d'avoir une fermeture à lacets pour un ajustement au corps, et des tissus tels que la gabardine et le coton qui ne s'étirent pas et ne s'emballent pas une fois mouillé. Elle conçoit même des maillots plus glamour en lamé métallique, en velours et même en dentelle, étant ainsi une sorte de précursseur de la lingerie féminine sexy et moderne.

Elle est aussi la première créatrice à introduire des tailles de robe dans les maillots de bain, concevant des maillots de bain pour plusieurs tailles et types de corps, plutôt que de produire une seule taille standard. Elle conçoit des maillots pour hommes, pour femmes, pour enfants et pour ados et elle est ainsi la première à distinguer des classes d'âges à travers les maillots de bain; tout comme à établir des maillots selon les saisons (distinguant l'hiver de l'été) et de proposer aussi des accessoires (sacs, chapeaux) mais aussi des vêtements de plage (vestes courtes et robes de plage).
Pour Rose Marie, la femme doit "être aussi belle en maillot de bain qu'en robe de soirée."

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 Des maillots en short & en jupette  / Suits in shorts and skirtiny

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Maillots "une pièce" classiques  / Classic "One-Piece" Swimsuits

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Maillots style lingerie (dentelle et nylon)
Lingerie-style swimsuits (lace and nylon)

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Maillots "deux pièces" / "Two-Piece" Swimsuits 

Rose_Marie_Reid-swimsuit-adv-1950s-store-1  In 1949, the famous chic New York store Lord & Taylor's (thanks to the support of Griswold) exhibited her swimsuits exclusively in one of their windows on Fifth Avenue, starring a 29-karat gold swimsuit sold for $100. 
Fashion shows are organized and consultants from her company even go to shops on certain days to advise buyers.
Her creations quickly become trendy and a fashion to follow, with innovative design allowing ease of movement in the water, and colorful fabrics made to be seen. She is the first swimwear designer to use inner bras, abdominal panels, fixed legs, elastic bands, short skirts and base fabrics in the swimwears. She even invents the bathing suit for tanning using photo permeable fabric
Her early bath suits feature a lace-up closure for a snug fit, and fabrics such as gabardine and cotton that don't stretch or bunch up when wet. She even designs more glamorous swimsuits in metallic lamé, velvet and even lace, thus being a kind of precursor of sexy and modern women's lingerie.
She is also the first designer to introduce dress sizes into swimwear, designing swimsuits for multiple sizes and body types, rather than producing just one standard size. She designs swimsuits for men, women, children and teenagers and is thus the first to distinguish age groups through swimsuits; as well as establishing swimsuits according to the seasons (distinguishing winter from summer) and also offering accessories (bags, hats) but also beach clothing (short jackets and beach dresses). 
For Rose Marie, the woman must "be as beautiful in a bathing suit as in an evening dress."


Rose_Marie_Reid-swimsuit_patent-1 Côté innovation, elle dépose en 1950 une demande de brevet américain pour un maillot de bain une pièce utilisant un tissu élastique et dépourvu de boutons, permettant de l'enfiler facilement: elle reste la créatrice du maillot une pièce moderne. Le brevet, déposé en 1946 mais non délivré avant 1950, rapporte que l'invention «façonnerait et soutiendrait des parties du corps du porteur dans les zones du buste et de l'abdomen d'une manière flatteuse sans gêne ni entrave aux mouvements libres du corps.» La conception de Reid, comme le montre le brevet, est encore beaucoup plus adaptée qu'une pièce moderne, mais elle s'écarte des fermetures à glissière, des boutons et - à un moment donné - des lacets qu'elle avait utilisé dans ses précédentes conceptions.
Son entreprise a breveté une machine pour un point fagot qui est devenu la marque de fabrique de ses créations. Elle avait plusieurs autres brevets pour des maillots de bain et des accessoires.
Elle élabore rarement des croquis et travaille plutôt directement sur les mannequins au sein de son entreprise sur Sunset Boulevard (Los Angeles) et fait toujours tester ses maillots en les mettant dans l'eau douce et salée.

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On the innovation side, in 1950 she applies for an American patent for a one-piece swimsuit using an elastic fabric with no buttons, allowing it to be easily put on: she remains the creator of the modern one-piece swimsuit. The patent, filed in 1946 but not granted until 1950, reports that the invention would "shape and support portions of the body of the wearer in areas of the bust and abdomen in a flattering manner without discomfort or impedance to free movements of the body." Reid's design, as the patent shows, is still much more tailored than a modern one-piece, but it departs from the zippers, buttons and - at one point - laces that she had used in her previous designs.
Her company patented a machine for a fagot stitch that became the hallmark of her designs. She had several other patents for swimwear and accessories.
She rarely draws sketches and instead works directly on girls models within her company on Sunset Boulevard (Los Angeles) and always has her bath suits tested by putting them in fresh and salt water.


Parmi ses créations célèbres, on retrouve le maillot surnommé le "Sablier" introduit en 1951 et produit dans de nombreuses variantes. Il est devenu l'un des best-sellers de son entreprise.
Sa ligne de maillots de bain "Magic Length" ("longueur magique") comportait un "soutien-gorge miracle" intérieur, des bretelles escamotables, un panneau de contrôle du ventre, à la jambe qui reste vers le bas et un dos élastiqué pour empêcher le corsage de s'ouvrir.
Avec ses nombreuses adaptations pour différents types de corps, la "Magic Length" devient un classique de Rose Marie Reid et reste très populaire dans les années 1950.
Pour les adolescentes, elle créé la ligne Juniors avec ses initiales: "RMR Juniors".

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~ Quelques modèles "Sablier" Some "Hourglass" suits ~

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~ Variantes du modèle "Magic Length"  

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~ La ligne "Mood Renaissance", publication dans Vogue, 12/1956 ~
~ The "Mood Renaissance" line, published in Vogue, 12/1956 ~

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~ RMR Juniors, fin 1950s /début 1960s ~

Among her famous creations is the suit named the "Hourglass" introduced in 1951 and produced in many variations. It became one of his company's bestsellers.
Her "Magic Length" swimsuit line featured an inner "miracle bra", stow-away straps, tummy control panel, stay-down leg, and elasticated back for prevent the bodice from opening. With its many adaptations for different body types, the "Magic Length" became a Rose Marie Reid classic and remained very popular in the 1950s. 
For teenage girls, she creates the Juniors line with her initials: "RMR Juniors".


Parmi les slogans utilisés dans les publicités, au début des années 1950s: "Rose Marie Reid, Maillots de bain sculptés" mettant en avant la ligne du corps, puis remplacé par "Rose Marie Reid, les joyaux de la mer" pour donner alors un aspect plus noble et accentuer le côté chic et mode des maillots.

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~ Pubs "Rose Marie Reid, Sculptured Swimsuits" ~

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~ Pubs "Rose Marie Reid, Jewels of the Sea" ~

Among the slogans used in advertisements in the early 1950s: "Rose Marie Reid, Sculptured Swimsuits" putting forward the body line, then replaced by "Rose Marie Reid, the jewels of the sea" to give an appearance more noble and accentuate the chic and fashionable side of the swimsuits.


Rose_Marie_Reid-portrait-soiree-1 En 1952, le chiffre d'affaires de son entreprise est à 5 millions de dollars, pour atteindre en 1958 la somme de 15 millions. En 1959, la production est de 10 000 costumes par jour et la distribution mondiale atteint 46 pays (sa marque est vendue à travers plusieurs bureaux de vente dans le monde: Los Angeles, Chicago, Miami, New York, Londres, Amsterdam et Paris), faisant de Rose Marie Reid la plus grand fabricante de maillots de bain au monde. En 1960, les ventes de l'entreprise représentent alors près de 10 % du volume total de vente au détail de maillots de bain pour femmes.
Son succès l'amène à voyager fréquemment et à rencontrer des vendeurs pour leur donner des instructions sur les tissus, les styles et les designs. Elle sera même la première femme aux États-Unis à parcourir en avion plus de 800 000 km à travers les Etats-Unis. Sa fille Carole R. Burr, dira qu'"elle voyageait partout avec un Livre de Mormon, et souvent avec un bébé dans les bras" car quand elle le peut, elle emmène ses enfants lors de ses voyages d'affaires, quand elle ne les fait pas garder par sa mère et sa soeur. En 1938, elle prend même sa fille Sharon, âgée que de 10 jours, ce qui fera du bébé "la plus jeune personne ayant voyagé en avion."

Elle est également nommée en 1955 l'une des 10 femmes de l'année par le Los Angeles Times, et en 1958le Sports Illustrated la célèbre par le prix du designer de l'année ("American Sportwear and Design Award").
Ses créations sont publiées dans les pages mode des magazines américains: Life, Harper's Bazaar, Esquire, California Stylist, New Yorker, Seventeen, Mademoiselle.

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28 mai 1958, New York, Saint Regis Hotel
Rose Marie Reid et son prix de Sports Illustrated

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Publicités & Maillots de bain correspondants

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Publicités années 1950s

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Publicités parues dans Vogue, 11/1954

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Publicités parues dans Vogue, 1958-1961

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Rose_Marie_Reid-swimsuit-models_1950s-a 
Mannequins des années 1950s dans les magazines de mode:
Evelyn Tripp, Nancy Berg, Carmen Dell 'Orefice, Joanna McCormick...

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Mannequins des années 1960s dans les magazines de mode:
Anna Carin Bjorck, Dorothy McGowan, Suzie Parker, Jean Shrimpton ...

 Rose_Marie_Reid-swimsuit-model_1959s-blue  In 1952, the turnover of her company was 5 million dollars, to reach in 1958 the sum of 15 million. In 1959, production was 10,000 suits per day and worldwide distribution reached 46 countries (her brand was sold through several sales offices around the world: Los Angeles, Chicago, Miami, New York, London, Amsterdam and Paris) , making Rose Marie Reid the largest swimwear manufacturer in the world. By 1960, company sales were nearly 10% of total women's swimwear retail volume. 
Her success led her to travel frequently and meet with salespeople to instruct them on fabrics, styles and designs. She will even be the first woman in the United States to fly more than 800,000 km across the United States. Her daughter, Carole R. Burr, will say that "she traveled everywhere with a Book of Mormon, and often with a baby in her arms" because when she can, she takes her children on her business trips, when she doen't make them keeping by her mother and her sister. In 1938, she even takes her 10-day-old daughter Sharon, making the baby "the youngest person to travel by plane."
She is also named one of the 10 women of the year by the Los Angeles Times in 1955, and in 1958, Sports Illustrated celebrates her with the designer of the year award ("American Sportwear and Design Award").
Her creations are published in the fashion pages of American magazines: Life, Harper's Bazaar, Esquire, California Stylist, New Yorker, Seventeen, Mademoiselle.


Rose_Marie_Reid-portrait-2  Très croyante, Rose Marie Reid est membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour lesquels elle contribue à de nombreuses collecte de fonds, notamment en 1954 pour la construction de bâtiments d'église et du temple de Los Angeles en Californie. Elle partage sa foi autant avec ses voisins passagers d'avion, que ses mannequins ou ses associés en affaire. Parmi son entourage proche, elle a de nombreux amis juifs avec qui elle partage ses croyances. Elle tient le rôle de missionnaire pour l'Eglise en Californie.
En 1959, elle est invitée par l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours à redessiner les vêtements du temple LDS. Rose Marie était également une bienfaitrice très généreuse de l'Université Brigham Young (elle y a prononcé un discours "dévotionnel" en 1953) et a siégé au Conseil consultatif national.

Et quand elle conçoit le maillot de bain blanc à motif perlé rose appelé "Starlight", elle demande aux membres locaux de la Société de Secours de coudre des paillettes sur les maillots: des centaines de soeurs se portent bénévoles, et le maillot d'être renommé le maillot de "Relief Society Suit" ("la société de secours"), se vendant au prix de 50 $. Elle fait don des bénéfices des ventes à succès de ce maillot au fonds de construction du temple. "Starlight" est si populaire que même le magazine Life publie en 1956 un article deux pages et demie sur ce maillot "le plus photographié cette saison".

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Rose Marie dans son rôle de missionnaire mormone pour l'Eglise
Rose Marie in her role as a Mormon missionary for the Church 

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Le modèle "Starlight"

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"Starlight" dans Life - 16 avril 1956

Very religious, Rose Marie Reid is a member of the The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints for which she contributes to numerous fundraisers, notably in 1954 for the construction of church buildings and the temple of Los Angeles in California. She shares her faith as much with her fellow airline passengers as her models or business associates. Among her close entourage, she has many Jewish friends with whom she shares her beliefs. She serves as a missionary for the Church in California.
In 1959, she is invited by The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints to redesign the clothing for the LDS temple. Rose Marie is also a very generous benefactor of Brigham Young University (she gave a "devotional" address there in 1953) and serves on the National Advisory Board.
And when she designs the pink-beaded white bathing suit called "Starlight," she asks local Relief Society members to sew sequins onto the bathing suits: Hundreds of sisters volunteer, and the bathing suit is renamed the "Relief Society Suit", selling for $50. She donates the proceeds from the successful sales of this suit to the temple building fund. "Starlight" was so popular that even Life magazine in 1956 published a two-and-a-half-page article on this "most photographed swimsuit that season".


Les stars -/- The celebrities

Son succès gagne Hollywood et des actrices célèbres portent ses maillots de bain en posant pour des photos de style pin-up comme Joan Crawford, Jane Russell, Marilyn Monroe, Rhonda Fleming, Yvonne de Carlo, Mary Murphy et Cyd Charisse.

Her success is gaining Hollywood and famous actresses wear her bathsuits posing for pin-up style photos like Joan Crawford, Jane Russell, Marilyn Monroe, Rhonda Fleming, Yvonne de Carlo, Mary Murphy and Cyd Charisse.

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~ Mary Murphy, Yvonne De Carlo, Rhonda Fleming, Cyd Charisse ~

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~ Rita Hayworth, 1947 ~

Pour une séance photos, Rita Hayworth va rendre célèbre le maillot qui sera surnommé le "Lamé métalissé scintillant" en 1947, en posant pour des portraits publicitaires du photographe Robert Coburn pour le film "L'étoile des étoiles". Maillot qui sera porté la même année par une autre actrice en herbe qui faisait ses débuts: Shelley Winters.

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~ Rita Hayworth, 1947 ~

For a photo shoot, Rita Hayworth will make famous the suit which will be nicknamed the "glittering metallic lamé" in 1947, by posing for publicity portraits of photographer Robert Coburn for the film "Down to Earth". Suit that will be worn the same year by another budding actress who was making her debut: Shelley Winters.

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~ Shelley Winters, 1947 ~

Ses maillots sont aussi portés par des actrices et acteurs dans plusieurs films montrant des fêtes sur les plages californiennes de la fin des années 1950 au début des années 1960, notamment dans "Gidget" (1959 - avec Sandra Dee), dans "Where the Boys Are" (1960 - avec George Hamilton, Yvette Mimieux et Barbara Nichols) et "Muscle Beach Party" (1964), permettant de contribuer à l'esprit juvénile de la culture balnéaire de la Californie prônant le soleil et le surf.

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Gidget - 1959

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Where The Boys Are - 1960

Her swimsuits are also worn by actresses and actors in several films showing Californian beach parties from the late 1950s to the beginning of the 1960s, notably in "Gidget" (1959 - with Sandra Dee), in "Where the Boys Are" (1960 - with George Hamilton, Yvette Mimieux and Barbara Nichols) and "Muscle Beach Party" (1964), contributing to the youthful spirit of California's sun and surf beach culture.

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Publicité collection Juniors - Sandra Dee & James Darren / Yvette Mimieux


La fin de son style -/- The end of her style

Début des années 1960s, les maillots de bain deux pièces deviennent très populaires et sont de plus en plus petits: c'est l'ère du bikini. En plus de rejetter les offres lucratives pour des partenariats publicitaires (comme pour les cigarettes Camel), Rose Marie Reid, mêlant sa foi à son métier, refuse catégoriquement de suivre la tendance du bikini trop "impudique" et sans avenir aux USA selon elle, pour continuer à prôner ses maillots une pièce, ou ses deux pièces à la culotte couvrante. En 1963, c'est donc en raison de désaccords avec ses investisseurs et partenaires commerciaux sur la conception et la production de bikinis, que Rose Marie Reid quitte son entreprise en cédant sa marque à Jonathan Logan Company et ses maillots continuent à être produit sous son nom par Munsingwear.
En 1964, elle lance une perruque pour femmes, faite de fibres synthétiques, sous le nom de "Reid-Meredith".
En 1967, elle s'installe à Provo, dans l'Utah, pour se rapprocher de sa famille et travaille pour l'Eglise mormone. À la fin des années 1960, elle aide son fils Bruce à créer la société The R&M Living Wig.
Elle décède le 16 décembre 1978 des complications après une opération chirurgicale, à l'âge de 72 ans (et non à 66 ans tel que l'indiquait sa nécrologie du 
New York Times ), dans la maison de sa fille Carole à Provo, dans l'Utah. A sa mort, elle laissait dans le deuil ses trois enfants et avait 19 petits-enfants.

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Perruques "Reid Meredith" - 1969 

At the beginning of the 1960s, two-piece swimsuits become very popular and are smaller: it is the era of the bikini. In addition to rejecting lucrative offers for advertising partnerships (like for Camel cigarettes), Rose Marie Reid, mixing her faith with her profession, categorically refuses to follow the bikini trend that is too "immodest" and without a future in the USA according to her, to continue to advocate its one-piece swimsuits, or its two-pieces with covering panties. In 1963, it is therefore due to disagreements with her investors and business partners on the design and production of bikinis, that Rose Marie Reid leaves her company by selling her brand to Jonathan Logan Company and her swimsuits continue to be produced under her name by Munsingwear.
In 1964, she launches a wig for women, made of synthetic fibers, under the name "Reid-Meredith". 
In 1967, she moves to Provo, Utah, to be closer to her family and works for the Mormon Church. In the late 1960s, she helps her son Bruce to establish The R&M Living Wig Company.
She dies of complications after surgery on December 16, 1978, at the age of 72 (not 66 as her New York Times obituary indicated), at her daughter Carole's home in Provo, NY. Utah. At her death, she was survived by her three children and had 19 grandchildren.


Des créations mythiques -/- Legendary Creations

Sa marque et son nom se perpétue: après Munsingwear qui distribue ses maillot jusqu'en 1965, United Merchants représentait son nom jusqu'en 1986, c'est ensuite au tour de Sirena Apparel Group qui a racheté la licence en 1994.
Aujourd'hui, la plus grande collection de documents et de maillots de bain de Rose Marie Reid se trouve dans les collections spéciales L. Tom Perry de la bibliothèque Harold B. Lee de l'Université Brigham Young à Provo, dans l'Utah.

Plusieurs expositions de ses créations sont organisées à travers les années: le 17 août 2015, la bibliothèque Harold B. Lee organise une grande exposition qui dure 9 mois sur la vie et la carrière de Reid intitulée "Rose Marie Reid: Glamour by Design", avec en parallèle une exposition en ligne
-(à voir sur la page Rose Marie Reid Glamour by Design )

Les amoureux de la mode vintage et de l'ère pin-up achètent ses maillots d'occasion revendus en moyenne entre 100 et 300 € sur les sites internets (ebay, etsy ...).

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Publicités années 1980s: le nom de Rose Marie Reid par la marque Lycra 
Maillots de bain, foulards et robes d'été

Herbrand and name continue till today: after Munsingwear which distributed its suits until 1965, United Merchants represented her name until 1986, it was then the Sirena Apparel Group which bought the license in 1994.
Today, the largest collection of Rose Marie Reid documents and swimwear is in the L. Tom Perry Special Collections of the Harold B. Lee Library at Brigham Young University in Provo, Utah.
Several exhibitions of her creations are organized throughout the years: on August 17, 2015, the Harold B. Lee Library organizes a major exhibition which lasts 9 months on the life and career of Reid entitled "Rose Marie Reid: Glamour by Design", with an online exhibition in parallel.
Lovers of vintage fashion and the pin-up era buy his second-hand swimsuits resold on average between €100 and €300 on websites (ebay, etsy...).


Marilyn Monroe en Rose Marie Reid
Marilyn Monroe wearing Rose Marie Reid's
1948-1952


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On connaît 6 maillots de bain de Rose Marie Reid portés par Marilyn Monroe; mais sans doute en a-t-elle portés d'autres. Les marques de vêtements sont rarement cités dans les pages de magazines qui publiaient les photographies de Marilyn et elle fait partie des célébrités des années 1950s qui a beaucoup posé en maillot de bain (une pièce ou deux pièces) - à travers ses débuts de mannequins devenant une référence de pin-up mais aussi durant le reste de sa carrière.

We know 6 Rose Marie Reid's swimsuits worn by Marilyn Monroe; but no doubt she wore others. Clothing brands are rarely mentioned in the pages of magazines that published Marilyn's photographs and she was one of the celebrities of the 1950s who posed a lot in swimsuits (one-piece or two-piece) - through her beginnings as models becoming a pin-up reference but also during the rest of her career.


 1- Le maillot deux pièces en taffetas "The Swish"
1- The taffeta plaid two-piece swimsuit "The Swish"

Maillot de bain deux pièces de la ligne "The Swish" ("frou-frou" en français), composé d'un soutien-gorge à carreaux et d'une jupe en biais faite de taffetas à carreaux noir et blanc à volants, apposée sur un short en satin noir.
Two-piece swimsuit from the "The Swish" line, consisting of a plaid bra and a bias skirt made of ruffled black and white plaid taffeta, affixed to a black satin shorts.

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Marilyn l'a porté 5 fois entre 1948 et 1949:
pour des portraits publicitaires des studios de la Columbia par Cronenweth ;
à une séance style pin-up à un hôtel ;
à la piscine de Rockford pour la tournée promo de Love Happy ;
à son hôtel à Détroit lors de la tournée de Love Happy ;
pour une séance publicitaire pour de la bière.

Marilyn wore it 5 times between 1948 and 1949:
for publicity portraits of Columbia studios by Cronenweth;
at a pin-up shoot at a hotel;
at the Rockford Pool for the Love Happy promo tour;
at her hotel in Detroit while touring to promote Love Happy;
for a publicity session for beer.

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


article Maillot de bain en taffetas à carreaux de Rose Marie Reid 


 2- Le maillot deux pièces en satin blanc
2- The white satin two-piece swimsuit

Maillot de bain deux pièces en satin blanc délavé, composé d'un soutien-gorge et d'un short.
Two-piece swimsuit in white delustered satin, consisting of a bra and shorts.

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Marilyn l'a porté 1 fois en 1948:
Séance en style pin-up le 07/07/1948, Los Angeles - Tow House Hotel Tennis 

Marilyn wore it 1 time in 1948:
Pin-up sitting style, the July 07, 1948 at Town House Hotel Tennis

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


 3- Le maillot or et bleu "Cut Diamond Magic"
3- The gold and blue suit "Cut Diamond Magic"

Maillot de la ligne "Magic Length", surnommé le "Cut Diamond Magic" (la "coupe magique de diamant"), de forme bustier, avec des fils de nylon élastique afin de s'ajuster parfaitement au corps, avec des motifs géométriques, de couleur or canyon et des nuances de bleu.
Swimsuit from the "Magic Length" line, nicknamed the "Cut Diamond Magic", bustier shape, with elastic nylon threads to fit perfectly to the body, with geometric patterns, in color of canyon gold and shades of blue..

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Marilyn l'a porté 1 fois en 1951:
Séance de portraits publicitaires de la RKO par Phil Burchman 

Marilyn wore it 1 time in 1951:
Sitting of publicity portraits for RKO Studios by Phil Burchman

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


4- Le maillot gris, rouge et vert "Cut Diamond Magic"
4- The grey, red and green suit "Cut Diamond Magic"

Maillot de la ligne "Magic Length", surnommé le "Cut Diamond Magic" (la "coupe magique de diamant"), avec ou sans bretelles (elles sont amovibles), de forme bustier, avec des fils de nylon élastique pour mouler la silhouette et de la dentelle, avec des motifs de fleurs rouge poinsettia et des nuances de gris ou de vert clairière.
Swimsuit from the "Magic Length" line, nicknamed the "Cut Diamond Magic", with or without straps (they are removable), bustier shape, with elastic nylon threads to mold the silhouette and lace, with poinsettia red flower patterns and shades of gray or glade green.

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Marilyn l'a porté 1 fois en 1951:
Séance de portraits publicitaires de la RKO par Phil Burchman 

Marilyn wore it 1 time in 1951:
Sitting of publicity portraits for RKO Studios by Phil Burchman

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


5- Le maillot jaune doré "Sea Scallop"
5- The golden yellow "Sea Scallop" suit

Maillot de la ligne "Sea Scallop" (signifiant littérallement "le homard de mer"), se fermant par six gros boutons. Maillot semblant être populaire par Reid, car en plus d'avoir été porté par Jane Russell, il figurait aussi dans une publicité (de couleur verte).
Swimsuit from the "Sea Scallop" line, closing with six large buttons. Suit seemed to be popular by Reid, because in addition to having been worn by Jane Russell, it also appeared in an advertisement (in green color).

Fashion_Designer-RMR-MM-2-sea_scallop 

Marilyn l'a porté 1 fois en 1952:
pour une séance photos avec le photographe Earl Theisen

Marilyn wore it 1 time in 1952:
for a photo shoot with photographer Earl Theisen

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


article Maillot de bain doré de Rose Marie Reid 


6- Le maillot métallique
6- The metallic swimsuit

Maillot de forme bustier, métallique doré avec des formes géométriques noires à l'imitation lingerie. Elle porte un autre modèle de maillot similaire, d'une couleur plus claire.
Strapless swimsuit, gold metallic with black geometric shapes in imitation lingerie. She wears another similar suit model, in a lighter color.

Fashion_Designer-RMR-MM-3-metallic-1 

Marilyn l'a porté 2 fois en 1951:
pour une fête simulée à la villa de Hoover pour Modern Screen;
pour une séance photos avec le photographe Earl Theisen

Marilyn wore it 2 times in 1951:
for a fake party at Hoover's villa for Modern Screen;

for a photo shoot with photographer Earl Theisen

On ne sait pas ce que sont devenus les maillots.
It is not known what became of the suits.


article Maillot de bain métallique de Rose Marie Reid 


 Rose_Marie_Reid-portrait-bookUne biographie intitulée "Rose Marie Reid: An Extraordinary Life Story" (en français: "Rose Marie Reid, l'histoire d'une vie extraordinaire"), de Carole Reid Burr (sa fille) et Roger K Peterson, est sortie en 1995. Livre disponible qu'en anglais, aucune édition en français.

A biography entitled "Rose Marie Reid: An Extraordinary Life Story", by Carole Reid Burr (her daughter) and Roger K Peterson, was released in 1995.
- livre sur  amazon 


- Sources rédaction de l'article -
> sur le web

 Biographie:
Bio illustrée sur  Rose Marie Reid Glamour by Design
La bio de Reid sur 
wikipedia
 
Page Rose Marie Yancey Reid de
Find A Grave 

Photographies:
Scans de magazines d'époque sur
Forum The Fashion Spot
Des maillots de bain de Rose Marie Reid revendus sur 1stDibs / Etsy / Ebay ...

> livres
Extrait de Clothing and Fashion: American Fashion from Head to Toe  , 2016


All photos are copyright and protected by their respective owners. 
Copyright text by GinieLand.

28 novembre 2021

Dressing - Maillot de bain doré de Rose Marie Reid

Maillot de bain une pièce doré
Gold one-piece Swimsuit

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Maillot de bain une pièce doré conçu par la créatrice américaine Rose Marie Reid, qui se ferme par six gros boutons, situés sur le devant du corps, côté gauche. Le décolleté est fait d'un revers. Ce modèle porte le nom du maillot "Sea Scalop" ("le homard de mer").

Gold one-piece swimsuit designed by American designer Rose Marie Reid, which closes with six large buttons, located on the front of the body, on the left side. The neckline is made with a lapel. This model is named the "Sea Scallop" swimsuit.


Marilyn porte le maillot lors d'une séance photos organisée en studio, en 1952, sous l'objectif du photographe Earl Theisen. Le maillot comporte des bretelles: Marilyn le porte tantôt avec, tantôt sans.

Marilyn wears the swimsuit during a photo shoot organized in a studio in 1952, under the lens of photographer Earl Theisen. The swimsuit has straps: Marilyn wears it sometimes with, sometimes without.

- Le maillot avec bretelles -
- The swimsuit with straps -
Rose_Marie_Reid_gold-1952-MM_in_REID_swimsuit-by_theisen-avec_bretelles-1 

- Le maillot sans bretelles -
- The swimsuit strapless -
Rose_Marie_Reid_gold-1952-MM_in_REID_swimsuit-by_theisen-sans_bretelles-1 

Existe-t-il deux versions de ce maillot: un avec bretelles et un sans - comme on peut le voir sur cette photographie de la créatrice Rose Marie Reid en compagnie d'une jeune mannequin pendant une séance d'essayage, le maillot ne comporte ici pas de bretelles. Mais peut être les bretelles sont amovibles (possibilité de les retirer par un système de boutonnage) ou tout simplement rentrées à l'intérieur du maillot pour les cacher.

Are there two versions of this swimsuit: one with straps and one without - as can be seen in this photograph of designer Rose Marie Reid with a young model during a fitting session, the swimsuit doesn't have straps here. But maybe the straps are removable (possibility of removing them by a buttoning system) or simply tucked inside the jersey to hide them.

- Rose Marie Reid et une mannequin -
- Rose Marie Reid and a model -

Rose_Marie_Reid_gold-model-1 


Le maillot doré porté par d'autres
The Gold Swimsuit worn by others


L'actrice Jane Russell a porté de nombreux maillots de bain créés par Rose Marie Reid. La voici posant en style de pin-up (photographie de 1952, par John Engstead) dans le même maillot de bain que celui porté par Marilyn.

Actress Jane Russell has worn many swimsuits designed by Rose Marie Reid. Here she is posing in pin-up style (1952 photograph, by John Engstead) in the same swimsuit as the one worn by Marilyn.

Rose_Marie_Reid_gold-Jane_Russell-1952-Photoplay-pinups-1 
Rose_Marie_Reid_gold-Jane_Russell-1952-a 


Les versions 'alternatives' du maillot doré
The 'alternative' versions of the gold swimsuit


- Maillot de bain une pièce de Rose Marie Reid -
même modèle que le maillot doré mais en tissu vert
- One-piece swimsuit by Rose Marie Reid -
same model as the golden bath suit but in green fabric

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Rose_Marie_Reid_gold-version_green-adv-1  

- Il était vendu dans les boutiques au Royaume-Uni en 1952 -
- It was sold in shops in United-Kingdom in 1952 -
Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1952-UK-1  Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1952-UK-2  Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1952-UK-4  
Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1952-UK-3 


Les maillots à boutons de Reid
The Reid's buttons swimsuits

- Maillot de bain une pièce de Rose Marie Reid -
une autre création antérieure, au style différent,
mais on y retrouve les gros boutons placés au milieu devant

One piece swimsuit by Rose Marie Reid -
another previous creation, with a different style,
but we find the big buttons placed in the middle in front

Jane Russell, 1948

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Publicité, années 1950s

Rose_Marie_Reid_gold-version_buttons-adv-1 


Les maillots dorés de Reid
The Reid's gold swimsuits

- Maillot de bain une pièce de Rose Marie Reid -
une autre création antérieure, même modèle,
mais sans le bouttonage
en version or lamé métallique scintillant

- One piece swimsuit by Rose Marie Reid -
another previous creation, same model,
but without the buttoning
in a
glittering metallic gold lame version

Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-1 

- Ce maillot est porté par Rita Hayworth en 1947
pour des portraits publicitaires de Robert Coburn
pour le film "L'étoile des étoiles" -

This bathing suit is worn by Rita Hayworth in 1947
for publicity portraits by Robert Coburn
f
or the movie "Down to Earth"

Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-2 
Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-3a  
Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-1-by_robert_coburn  Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-2a  Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-3 

- Maillot porté aussi en 1947 par l'actrice Shelley Winters -

- Suit worn also in 1947 by actress Shelley Winters -

Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-shelley_winters-1947-a  
Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-shelley_winters-1947-b  Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-shelley_winters-1947-c 


- Bonus sur le blog -

styliste Rose Marie Reid


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28 octobre 2021

Poses photographiques - Focus sur l'accessoire de l'étole de fourrure blanche

Portraits en étole de fourrure blanche
Portraits in white fur stole


Marilyn Monroe a posé à plusieurs reprises lors de séances photos - des portraits pris en studio - vêtue d'une étole en fourrure blanche, véhiculant ainsi l'image absolue du glamour hollywoodien. Petit tour d'horizon de ses séances photos:
Marilyn Monroe has posed several times during photoshoots - portraits taken in the studio - wearing a white fur stole, thus conveying the absolute image of Hollywood glamor. A brief overview of her photoshoots:

- 1950, Portraits de Edward Clark pour "Quand la ville dort" pour la Fox -
- 1950, Portraits by Edward Clark for "The Asphalt Jungle" for Fox Studios -
fur_white_stole-portrait-1950-by_ed_clark-asphalt_jungle-01 

- 1950, Portraits de Gene Kornman / Frank Powolny pour "Eve" pour la Fox -
- 1950, Portraits by Gene Kornman / Frank Powolny for "All about Eve" for Fox -
fur_white_stole-portrait-1950-eve-by_powolny_kornman-01 

- 1951, Portrait de Don Ornitz pour la presse magazine -
- 1951, Portrait by Don Ornitz for press magazine -

fur_white_stole-portrait-1951-by_ornitz-1 

- 1953, Portraits publicitaires pour la Fox de Frank Powolny -
- 1953, Publicity portraits for the Fox Studios by Frank Powolny  -
fur_white_stole-portrait-1953-by_powolny-sitting01 
fur_white_stole-portrait-1953-by_powolny-sitting02  
fur_white_stole-portrait-1953-by_powolny-sitting03a 
fur_white_stole-portrait-1953-by_powolny-sitting03b 
fur_white_stole-portrait-1953-by_powolny-sitting04 
fur_white_stole-portrait-1953-by_powolny-sitting05-1 
fur_white_stole-portrait-1953-by_powolny-sitting05-2 

- 1953, Portraits de Gene Trindl pour "Comment épouser un millionnaire" pour la presse -
- 1953, Portraits by Gene Trindl for "How to marry a millionaire" for the press -
fur_white_stole-portrait-1953-by_trindl-1-1 
fur_white_stole-portrait-1953-by_trindl-1-2 

- 1953, Portraits de John Florea pour "Comment épouser un millionnaire" pour la presse -
- 1953, Portraits by John Florea for "How to marry a millionaire" for the press -
fur_white_stole-portrait-1953-by_florea-01 

- 14 septembre 1954, coulisse de la séance de Richard Avedon, par Sam Shaw pour la presse -
- 1954, September, 14, backstage of the sitting of Richard Avedon, by Sam Shaw for the press -fur_white_stole-portrait-1954-09-14-NY-by_shaw-1 

- septembre 1958, coulisse du tournage de "Certains l'aiment chaud" par Jon Whitcomb pour Cosmopolitan -
- 1958, September, backstage of the filming of "Some like it hot", by Jon Whitcomb for Cosmopolitan -fur_white_stole-portrait-1958-by_whitcomb-1 

Marilyn porte aussi des étoles en fourrure blanche lors de ses sorties médiatiques (gala, premières de films, remises de prix); mais elle ne pose plus en portraits typiques glamour en studio avec une étole blanche. Ce type de portraits représentant le glamour hollywoodien semble ne plus intéresser Marilyn. Elle travaille avec des photographes qu'elle sélectionne et qui renvoie une image plus naturelle d'elle: Milton Greene, Sam Shaw, Richard Avedon, Philippe Halsman, Earl Gustie, Eve Arnold, Douglas Kirkland et Bert Stern sont les photographes qui la prendront en studio de 1956 à 1962 et ne travaillant non plus pour les studios de cinéma, mais pour la presse (à travers les agences de presse ou des contrats publicitaires signés avec des magazines). Sans doute par ce choix, Marilyn semble signifier vouloir s'éloigner du diktat des studios et gagner en indépendance pour mieux contrôler son image véhiculée dans les médias.
Marilyn also wears white fur stoles during her media outings (gala, film premieres, awards ceremony); but she no longer poses in typical glamorous studio portraits with a white stole. This type of portrait representing Hollywood glamor seems no longer interests Marilyn. She works with photographers that she selects and who gives a more natural image of her: Milton Greene, Sam Shaw, Richard Avedon, Philippe Halsman, Earl Gustie, Eve Arnold, Douglas Kirkland and Bert Stern are the photographers who will take her in studio photos  from 1956 to 1962 and no longer working for film studios, but for the press (through press agencies or advertising contracts signed with magazines). No doubt by this choice, Marilyn seems to signify wanting to move away from the diktat of the studios and gain independence to better control her image conveyed in the media.


La ville d'Hollywood est la mecque du cinéma américain et ce, depuis les années 1910s. Pour faire rêver les spectateurs et le public international, l'industrie cinématographique - à travers les diverses compagnies de studios (Universal, Paramount, 20th Century Fox, RKO, MGM, Warner, Goldwyn Mayer...) emploie des photographes pour sublimer et magnifier ses acteurs et ses actrices. Il faut vendre du rêve, de l'inaccessible, du glamour et les actrices d'Hollywood sont alors notamment photographiées en studio par des portraits en noir et blanc, jouant sur les ombres et lumières des éclairages, vêtues d'une fourrure en étole, un accessoire qui représente à lui seul le glamour, la grâce et le chic. Ces photographies qui sont à but publicitaires, sont ainsi destinées à être publiées dans la presse magazine afin de "vendre" ce rêve au public à travers le monde. Les actrices ne sont pas des personnes lambdas que l'on croise au hasard d'une rue, elles deviennent ainsi par ces images des icônes mystifiées et iréelles.
Et chaque studio a son photographe portraitiste attitré, petite liste (non exhaustive) des noms les plus connus et répandus des photographes, par ordre alphabétique: Kenneth Alexander, Ted Allan, Virgil Apger, Max Munn Autrey, Ernest Bachrach, Russell Ball, Clarence Sinclair Bull, Eric Carpenter, Robert Coburn, Otto Dyar, John Engstead, Tom Evans, Bud Fraker, Jack Freulich, Elmer Fryer, Edwin Bower Hesser, George Hurrell, Ray Jones, Eugene Kornman, Irving Lippmann, Gaston Longet, Ruth Harriet Louise, John Miehle, Frank Powolny, Eugene Robert Richee, AL Whitey Schaefer, Bert Six, Laszlo Willinger.
Les photographes "stars" renommés étant George Hurrell, Clarence Sinclair Bull, Robert Coburn, Eugene Robert Richee et Frank Powolny, qui à eux seuls, ont bien photographié l'ensemble des acteurs et actrices d'Hollywood entre 1930 et 1960.
Ces portraits font partis de la machine à rêve véhiculée par les studios d'Hollywood et se déploie dès les années 1920s (quand les acteurs et actrices du cinéma muet deviennent des stars aux yeux du public) trouvant son apogée dans les années 1940s et 1950s. Mais dans les années 1960s, ce type de photographies s'essoufle, les moeurs changent et les nouvelles idoles veulent transmettre une image plus naturelle (la culture hippie et son esprit de liberté est passée par là); ces images suivent d'ailleurs aussi la tendance cinématographique avec l'arrivée du mouvement de la nouvelle vague en France et ses répercussions dans le cinéma international et américain et les nouveaux réalisateurs d'alors (les années 1970s avec Scorsese, Spielberg, Coppola) mettant en scène un cinéma plus vrai et balayant le glamour de leur prédécesseurs. Alors les paillettes et le glamour est récupéré par le mouvement musical qui bat son plein dans les années 1970s: le disco. Mais ce type de photographies n'est plus en vogue et finit par s'éteindre totalement: les portraits des actrices sublimées et glamourisées avec une étole de fourrure s'inscrivent alors dans une époque bien déterminée, considérée aujourd'hui comme le "classique du vintage hollywoodien".

The city of Hollywood is the mecca of American cinema since the 1910s. To make the spectators and the international public dream, the film industry - through the various studio companies (Universal, Paramount, 20th Century Fox, RKO, MGM, Warner, Goldwyn Mayer ...) employs photographers to sublimate and magnify its actors and actresses. They have to sell dreams, the inaccessible, glamor and Hollywood actresses are then photographed in the studio with black and white portraits, playing on the shadows and lights, dressed in a fur stole, an accessory that alone represents glamor, grace and chic. These photographs, which are for advertising purposes, are thus intended to be published in the magazine press in order to "sell" this dream to the public throughout the world. Actresses are not ordinary people that one crosses at random on a street, they thus become, through these images, mystified and unreal icons. And each studio has its own portrait photographer, a small (non-exhaustive) list of the most famous and widespread names of photographers, in alphabetical order: Kenneth Alexander, Ted Allan, Virgil Apger, Max Munn Autrey, Ernest Bachrach, Russell Ball, Clarence Sinclair Bull, Eric Carpenter, Robert Coburn, Otto Dyar, John Engstead, Tom Evans, Bud Fraker, Jack Freulich, Elmer Fryer, Edwin Bower Hesser, George Hurrell, Ray Jones, Eugene Kornman, Irving Lippmann, Gaston Longet, Ruth Harriet Louise, John Miehle, Frank Powolny, Eugene Robert Richee, AL Whitey Schaefer, Bert Six, Laszlo Willinger.
Renowned "star" photographers are George Hurrell, Clarence Sinclair Bull, Robert Coburn, Eugene Robert Richee and Frank Powolny, who alone have photographed all of Hollywood's actors and actresses between 1930 and 1960.
These portraits are part of the dream machine conveyed by Hollywood studios and unfold from the 1920s (when silent film actors and actresses became stars in the eyes of the public) reaching their peak in the 1940s and 1950s. But in the 1960s, this type of photography lost its breath, customs changed and the new idols wanted to convey a more natural image (the hippie culture and its spirit of freedom has passed through this); these images also follow the cinematographic trend with the arrival of the new wave movement in France and its repercussions in international and American cinema and the new directors of the time (the 1970s with Scorsese, Spielberg, Coppola) putting in scene a cinema more true and sweeping the glamor of their predecessors. Then the glitter and the glamor is recovered by the musical movement which is in full swing in the 1970s: the disco. But this type of photography is no longer in vogue and ends up being completely extinct: the portraits of sublimated and glamorized actresses with a fur stole are then part of a well-defined period, considered today as the "classic of vintage hollywood ".


Les années 1920s

Esther Ralston / Joan Crawford / Marian Marsh
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Heather Angel / Bebe Daniels / Zofia Lindorfówna
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Clara Bow, 1927
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Margaret Livingston / Lya De Putti / Marie Prevost
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Claudette Colbert, 1927 / Phyllis Haver, 1928 / Evelyn Brent, 1929
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Les années 1930s

 Carole Lombard / Dorothy Arnold / Irene Dunne
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Barbara Stanwyck / Bette Davis / Fay Wray
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Jean Harlow
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Greta Garbo / Kay Francis / Lilyan Tashman
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Mae West
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 Mabel Hariot / Deanna Durbin / Gloria Stuart
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Marjorie Woodworth / Pauline Garon / Martha Raye
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Lupe Velez / Wera Engels / Marlene Dietrich
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Joan Crawford, 1930 / Mae Clark, 1931 / Paulette Goddard, 1932 (x 2)
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Norma Shearer, 1934 /  Claudette Colbert, 1935 / Rochelle Hudson, 1936
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Betty Grable, 1936 / Madeleine Carroll, 1936 / Loretta Young, 1937
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 Toby Wing, 1937 / Laurie Lane, 1938 / Patricia Morison, 1939
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Les années 1940s 

Lucille Ball  / Ginger Rogers / Paulette Goddard
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Helen Twelvetrees / Mae West / Veronica Lake
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Joan Crawford / Marilyn Maxwell / Vivien Leigh
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Michelle Morgan
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Ann Miller / Frances Gifford / Jane Wyman
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Ann Sheridan / Anne Baxter / Eleanor Powell
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Gene Tierney
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Ava Gardner
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Lana Turner
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Hedy Lamarr, 1941 / Barbara Stanwyck, 1942 / Lana Turner, 1945
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Olivia De Havilland, 1942 / Rosalind Russell, 1943 / Elaine Shepard, 1944
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Janet Blair, 1944 / Bonita Granville, 1945 / Vera Allen, 1945
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Janis Paige, 1948
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Ilona Massey, 1946 / Rita Hayworth, 1947 / Ava Gardner, 1947
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Rita Hayworth, 1948
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Maria Riva, 1948 / Ava Gardner, 1949 / Judy Holliday, 1949
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Les années 1950s

Barbara Stanwyck / Carroll Baker / Maureen O Hara
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Esther Williams / Marla English / Angela Lansbury
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Susan Hayward
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Eartha Kitt / Marlene Dietrich / Yvonne De Carlo
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Eva Gabor / Lana Turner / Mae West
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Betty Grable
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Joan Collins / Joan Crawford / Zizi Jeanmaire
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Evelyn Keyes / Gloria Grahame / Dolores Gray
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Ava Gardner, 1952
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Claire Bloom, 1952 / Gloria Grahame, 1953 / Shelley Winters
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Leslie Caron, 1952 & 1953
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Janet Leigh / Tippi Hedren / Kim Novak
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Grace Kelly, 1954
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Vera Allen, 1954 / Jeanne Crain, 1955 / Gena Rowlands, 1955
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Liz Taylor, 1955
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Diana Dors / Mamie Van Doren / Cleo Moore
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Jayne Mansfield, 1956, 1957 & 1958
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Anita Ekberg, 1955 / Judy Garland, 1956 / Betty White, 1957
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Rhonda Fleming, 1957 / Martha Hyer / Sophia Loren, 1957
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Liz Fraser, 1959 / Dorothy Dandridge, 1958 / Sophia Loren, 1958
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Les années 1960s

Judy Garland (x 2) / Sophia Loren
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Donna Reed / Gina Lollobrigida
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Senta Berger / Vivien Leigh, 1962 / Carroll Baker
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Romy Schneider, 1962
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Dalida / Natalie Wood / Kim Novak
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Les années 1970s

 Dalida / Diana Ross
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 Les années 1980s - 1990s

Madonna, 1986 / Joan Collins / Sharon Stone
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 Les années 2000s

Kate Moss : Vogue 2004 & 2009
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Claudia Schiffer , 2010
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> lectures web :

article  John Kobal "The Hollywood Portrait Photographer" sur lenscloud
biographies "The Hollywood Portrait Photographer" sur lenscloud
extraits du livre "Hollywood Glamour 1926-1956" sur
Books Google 


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22 février 2014

C'est fou comme le "corps parfait" a changé en 100 ans

C'est fou comme le "corps parfait" a changé en 100 ans

par Nina Bahadur du The Huffington Post
publié le 11/02/2014

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huffingtonpost.fr

Une femme au corps parfait en 1930 obtiendrait aujourd’hui à peine un regard d’un producteur hollywoodien ou d’un agent de mannequins.

Le site Rehabs.com (consacré à la guérison de la dépendance et des troubles alimentaires) a travaillé avec l’agence Fractl sur un projet observant les origines de l’Indice de masse corporelle (IMC) et la façon dont le corps de la femme idéale avait changé avec le temps, comparé à la moyenne nationale. Et leurs résultats ont montré que les mannequins et les stars de cinéma deviennent de plus en plus minces, comparées à la femme américaine moyenne.

Bien que les mesures de l’IMC ne fassent pas la distinction entre graisses et muscles, ce qui ne les rend donc pas vraiment fiables pour établir si quelqu’un est obèse ou non, les données IMC par le passé donnent d’intéressants points de comparaison. Selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l’IMC moyen des Américaines a régulièrement augmenté ces cinquante dernières années, passant de 24,9 en 1960 à 26,5 aujourd’hui.

De son côté, Rehabs.com a constaté que la différence entre le poids des mannequins et le poids moyen des Américaines est passée de 8 % en 1975 à plus de 23 % aujourd’hui. En bref, l’écart entre le corps de la femme idéale et de celle de tous les jours se creuse.

Tenant compte de cette disparité, des marques comme Dove, Debenhams et H&M se sont efforcées d’inclure des types corporels différents dans leurs catalogues et leurs publicités. Des organisations comme The Representation Project sont par ailleurs en train de sensibiliser les femmes et les jeunes filles aux médias et sur la façon dont elles doivent appréhender l’image sexualisée des femmes à la télévision, sur les panneaux d’affichage et sur Internet (il reste bien sûr encore beaucoup à faire).

En plus des efforts des enseignes et des organisations, revoir la femme "idéale" à travers le siècle dernier nous apprend combien la vision du "corps parfait" est subjective. Les sex-symbols ont varié en termes de silhouette, de taille, de poids et de musculature , de la taille de guêpe de Mae West à la Brindille Kate Moss. Même si la diversité de ces icônes est limitée – elles sont toutes blanches et aucune ne pourrait être qualifiée de mannequin grande taille – cela fait du bien de voir que différents types corporels ont été considérés sexy par le passé, et le seront probablement de nouveau un jour. Voici donc l’évolution du "corps idéal" depuis plus de 100 ans.


La Gibson Girl, 1900-1910
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La "Gibson girl" est une création de l’illustrateur Charles Dana Gibson, une femme qui symbolisa l’idéal féminin au tournant du siècle. Gibson a décrit cette représentation – qui était grande avec une forte poitrine et de larges hanches, mais à la taille fine – comme un composite des jeunes femmes qu’il avait observées.

En 1910, il confia à un reporter du Sunday Times Magazine : "Je vais vous raconter comment j’ai obtenu ce que vous avez appelé la 'Gibson Girl.' Je l’ai vue dans les rues, je l’ai vue dans les théâtres, je l’ai vue dans les églises. Je l’ai vue partout et faisant tout. Je l’ai vue oisive sur la 5ème Ave, et active derrière les comptoirs des magasins."


 La Garçonne, années 1920
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Les garçonnes étaient connues pour leurs cheveux au carré, leurs robes courtes et leur comportement "scandaleux" comme fumer en public et conduire des voitures. Les garçonnes portaient rarement le corset, effaçant leurs poitrines et leur taille, et montraient souvent leurs chevilles ou genoux.

En 1920, un maître de conférence nommé R. Murray-Leslie a décrit les garçonnes comme : "Le type du papillon social… La garçonne frivole, légère et court-vêtue, joyeuse, irresponsable et indisciplinée, pour qui une danse, un nouveau chapeau ou un homme doté d’une voiture a plus d’importance que le sort de l’humanité."


 Mae West, années 1930
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La star d’Hollywood Mae West n’aurait pas pu être plus différente que les garçonnes. Elle soulignait sa taille et ses hanches, mettant en avant sa silhouette grâce à des vêtements moulants.

West aurait un jour dit : "Cultivez vos courbes – elles peuvent être dangereuses mais elles ne peuvent pas être ignorées."


Rita Hayworth, années 1940
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Durant la Seconde Guerre mondiale, l’idéal s’est éloigné des courbes inaccessibles de Mae West et de l’attitude désinvolte de la Garçonne. Des stars comme Rita Hayworth affichaient une peau sans défaut et des corps minces, éclatants de santé, assez proches finalement de l’Américaine moyenne.


Marilyn Monroe, années 1950
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Les sex-symbols des années 1950, comprenant Marilyn Monroe, Jayne Mansfield et Betty Page, étaient connues pour leurs jambes longues, et leur silhouette à la taille de guêpe mais au buste généreux. Des pin-up comme Sophia Loren et Brigitte Bardot transpiraient le glamour.

"Le corps est fait pour être vu, pas caché," a déclaré Marylin Monroe.


 Twiggy, années 1960

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Avec la révolution sexuelle, les années 1960 ont aussi marqué l’événement d’un nouvel idéal de beauté – mince et doté de longues jambes. Le mannequin de luxe Twiggy Lawson est ainsi devenue célèbre pour sa silhouette gracile et son look "androgyne" – un clin d’œil à l’idéal des garçonnes.

Twiggy s’est prononcée contre l’idéal de minceur tout en reconnaissant son propre rôle dans sa perpétuation. "J’étais un mannequin très très mince durant les années 1960, mais c’était naturel… C’est ce à quoi je ressemblais," a-t-elle expliqué au Huffington post en 2010. "Je mangeais normalement. J’ai toujours dit que je mangeais, et je ressemblais beaucoup à mon père qui était très maigre. Je pense donc que c’était génétique… Si, à 17 ans, vous faites 1 m 80, vous avez de grandes chances d’être mince."


Farrah Fawcett, années 1970
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La femme idéale des années 1970 était bronzée, les cheveux libres et un corps svelte et musclé – un look athlétique avec un maquillage minimal ou "naturel". L’actrice Farrah Fawcett était considérée comme l’une des plus belles femmes de cette décennie.

Les années 1970 ont aussi vu l’apparition de l’anorexie chez un grand nombre de femmes s’efforçant de maigrir à tout prix.


Jane Fonda, années 1980
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Alors que le type du corps athlétique gagnait en popularité, les "hardbodies" – des femmes minces très musclées – étaient considérées comme particulièrement attirantes. Etre maigre était idéal ; être mince et musclée était encore mieux. Selon Rehabs.com, 60 % des mannequins de Playboy dans les années 1980 pesaient 15 % de moins que le poids moyen recommandé pour leur taille.

L’actrice Jane Fonda a incarné cette folie pour le fitness et fut le symbole du "hardbody"- ses vidéos d’exercices d’aérobic se sont vendues à des millions d’exemplaires.

Les top-models ont aussi fait leurs débuts dans les années 1980, comme Naomi Campbell et Claudia Schiffer, dont les corps élancés et minces étaient loin de représenter le type corporel moyen de la femme américaine.


Kate Moss, années 1990
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Dans les années 1990, les mannequins ont terriblement minci. Kate Moss et sa silhouette de brindille dans la campagne Calvin Klein de 1993 ont été l’origine de l’expression : "héroïne chic" – peau pâle, structure osseuse angulaire et membres très fins étaient désormais à la mode.
La déclaration de Moss est restée célèbre : "On ne se sent jamais aussi bien que mince."


Adriana Lima, début des années 2000
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Les années 2000 nous ont amené le règne des Anges de Victoria Secret – des mannequins grandes, fines et élancées, dotées de fortes poitrines, aux cheveux fluides et aux corps sculptés. Le mannequin brésilien Adriana Lima est un Ange VS depuis l’an 2000.

Pour en apprendre plus sur le sujet, lisez l’étude complète sur Rehabs.com.

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29 avril 2012

Autour du film How to marry a millionaire

 Comment épouser un millionnaire

Secrets de tournage ...
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 ... et anecdotes

Le Cinémascope
cinemascopeLa Twentieth Century Fox lance en 1953 une grande innovation technique depuis l'apparition de la couleur au cinéma: le Cinémascope, un nouveau format d'image panoramique. How to marry a millionaire (Comment épouser un millionnaire) est souvent présenté à tort comme le premier film en Cinémascope; alors qu'il soit sorti après The Robe (La Tunique), un péplum à sujet religieux avec Richard Burton et Jean Simmons. Pour Darryl Zanuck, le grand patron de la Fox, il s'agit alors d'un moyen de sauver les salles de cinéma face à la concurrence de la télévision, qui gagne les foyers américains. Pour convaincre les exploitants de s'équiper de nouveaux projecteurs, Zanuck affirme que tous les prochains films de la Fox seront tournés en "scope". Si ce format d'image convient parfaitement aux films à grand spectacle, il reste à prouver son utilité pour les autres films, comme les comédies et cette tâche échoue au réalisateur Jean Negulesco avec How to marry a millionnaire. Zanuck lui confie un scénario écrit par Nunnally Johnson, d'après une pièce de théâtre à succès de Broadway. Sur le plan de la mise en scène, les paysages majestueux sont remplacés par trois jeunes femmes, qui doivent être trois stars. Il s'agit néanmoins du premier film enregistré en son stéréo.

Trois actrices, trois rôles
sc06_htm_film_set_publicity_01_2aLa 20th Century Fox sort son brelan d'as: Betty Grable, Lauren Bacall et Marilyn Monroe, pour un film contant l'histoire de trois aventurières en chasse d'un mari riche. Le scénariste Nunnally Johnson précisa qu'il avait créé les personnages en les adaptant à la personnalité des trois actrices.
Au départ, Marilyn hésite à accepter en revendiquant le rôle de Loco, attribué à Betty Grable, car elle n'aimait pas son propre personnage Pola, une femme stupide affublée de lunettes. Son hésitation provient surtout des motivations de sa coach Natasha Lytess, qui cherche des rôles plus intellectuels pour Marilyn. Le réalisateur Jean Negulesco persuade Marilyn d'accepter, lui faisant valoir que c'était le meilleur rôle. Et il avait raison: la drôlerie engendrée par la myopie valut à Marilyn des critiques positives sur ses talents comiques. Pourtant Marilyn ne considérait pas son interprétation comme l'une des meilleures. Lorsqu'elle demanda au réalisateur de lui exposer les motivations de son personnage et l'interprétation du caractère, il lui répondit: "Marilyn, n'essaye pas de vendre ce sexe là. Tu es le sexe, l'institution du sexe. Et la seule motivation dont tu as besoin pour ce rôle est le fait que dans le film, tu es myope comme une taupe sans lunettes. Voilà tes motivations." Jean Negulesco expliqua que "ce qui la préoccupait, c'était la façon dont son rôle transmettait l'image du sexe, car c'était cela -croyait elle- qu'elle devait incarner."

Une coach détestée face à une actrice inquiète
sc09_htm_film_set_MM_with_lytess_1Pendant le tournage, la coach personnelle de Marilyn, Natasha Lytess, parvient à se faire détester de l'équipe, comme à son habitude, en poussant son élève à réclamer sans cesse des prises supplémentaires. Exaspéré, le réalisateur Jean Negulesco perd patience et finit par renvoyer la coach, lui interdisant l'accès au plateau de tournage. Le lendemain, Marilyn décide donc de ne pas venir au studio, prétextant une bronchite. Charles Feldman, l'agent de Marilyn, annonce qu'elle ne peut pas tourner sans sa coach; Natasha Lytess est donc non seulement réintégrée mais obtient une augmentation de salaire. Malgré les frictions avec sa répétitrice, Jean Negulesco s'entend fort bien avec Marilyn: "A la fin du tournage, je l'adorais; parce que c'était une pure enfant , parce qu'elle avait donné ce je ne sais quoi que Dieu lui avait donné, et que nous sommes encore incapables de définir ou de comprendre. Or, c'est cela qui a fait d'elle une star. Jusqu'à la fin, jusqu'au montage, nous ne savions pas si elle avait joué bien ou mal. Mais alors, il s'est avéré qu'il y avait une personne sur cet écran qui était une grande actrice: elle."
test_script_1Marilyn se déconcentrait souvent pendant une scène. "Le metteur en scène devait interrompre les prises trop longues, car elle ne tenait pas la durée", raconte le monteur Orven Schanzer. La présence de sa coach la rassurait car Marilyn apparaissait comme une femme inquiète et l'équipe la considérait comme une actrice difficile. "Marilyn dégageait un charme magique, et en dépit des problèmes qu'elle provoquait, je n'ai jamais entendu personne la dénigrer, raconte le monteur Orven Schanzer. Je pense que c'est parce que les relations de Marilyn avec les gens sur le plateau, du premier au dernier échelon, étaient simples et affectueuses."
Peu après le début du tournage, le scénariste Nunnally Johnson écrivit à un ami que "Monroe est un peu comme un zombie. On a l'impression de parler à quelqu'un qui est sous l'eau." Des années plus tard, il n'oubliera pas cette image de l'actrice ajoutant: "On n'arrive pas à se faire entendre d'elle. Elle me fait penser à un de ces animaux qu'on appelle les paresseux. Vous lui piquez le ventre avec une aiguille, il fait 'Aïe' huit jours après."
Pendant une scène où elle reçoit un coup de fil en prenant son petit-déjeuner, Jean Negulesco se souvient qu' "elle s'embrouillait complètement, répondant au téléphone avant qu'il se mette à sonner, portant la tasse de café à ses lèvres avant de l'avoir remplie."
Le réalisateur Jean Negulesco racontera d'ailleurs dans ses mémoires, que Marilyn avait une peur maladive de la caméra mais "une fois devant, une histoire d'amour extraordinaire se déroulait en secret entre elle et l'objectif. Une histoire d'amour dont personne autour d'elle n'avait conscience - réalisateur, caméraman, preneur de son. C'était un langage de regards, une intimité secrète. Il fallait attendre le montage du film pour que cette histoire d'amour nous soit révélée. L'objectif était le public."

Clins d'oeil
Le film multiplie les allusions à la carrière mais aussi à la vie privée des trois stars:
htmmurderbystrangulation> Lors de la scène du défilé, Pola (Marilyn Monroe) présente un maillot de bain et un gilet sans manche sertis de diamants, dont la vendeuse rappelle qu'ils sont "les meilleurs amis d'une femme" ("Diamonds are the girl's best friends") en référence à la célèbre chanson de Les hommes préfèrent les blondes (Gentlemen prefer blondes).
>
Dans la scène de l'avion, Pola (Marilyn) lit un roman intitulé "Murder by Strangulation" ("Meurtre par strangulation") qui renvoie à la mort de son personnage dans Niagara (1953, Henry Hathaway).

> Schatze (Lauren Bacall) affirme aimer les hommes mûrs, comme "ce vieil acteur dans L' Odyssée de l'African Queen" qui n'était autre qu' Humphrey Bogart, son mari à la ville. Lauren Bacall n'a par ailleurs eu aucun mal à se mettre dans la peau de la mannequin Schatze car avant de devenir actrice, Lauren travaillait en tant que mannequin, défilant dans des tenues devant des clientes potentielles.

> Dans la scène du chalet, Loco (Betty Grable) ne reconnaît pas un titre qui passe à la radio de son époux à la ville, le musicien Harry James.

De fausses rivalités
La presse à scandales se fait un délice de l'affiche du film, constituée de trois stars rivalisant de beauté, voulant à tout prix faire l'écho d'un crêpage de chignon entre les trois actrices. Cependant, les trois femmes s'entendent à merveilles.
sc05_htm_set_MM_with_lauren_1> Même l'exigente Lauren Bacall fait preuve d'indulgence face aux caprices et retards de Marilyn. Dans son autobiographie Be Myself and Then Some, Lauren Bacall raconte comment se passait le travail sur le plateau avec Marilyn qui était terrifiée et pleine de doutes: "Elle était effrayée, anxieuse, ne se fiait qu'à Natasha Lytess, et était toujours en retard. Pendant nos scènes, elle regardait mon front au lieu de mes yeux; à la fin d'une prise, elle ne regardait que son coach qui se tenait à côté de Jean Negulesco, pour avoir son approbation... Il fallait souvent faire une quinzaine de prises, voir davantage, ce qui veut dire qu'il fallait être bonne dans chacune d'entre elles, car on ne savait jamais laquelle serait conservée. Ce n'était pas facile et souvent énervant ! Elle était pénible et agaçante! Et pourtant, je n'arrivais pas à ne pas aimer Marilyn. Il n'y avait pas une once de méchanceté en elle, aucune malice. Elle devait simplement se concentrer sur elle et sur les gens qui n'étaient là que pour elle. Il y avait en elle quelque chose de triste -une sorte d'appel- un manque de confiance dans les autres, un malaise. Elle ne faisait aucun effort pour être agréable et pourtant, elle l'était. ."
Lauren Bacall sentait une sorte de tristesse chez Marilyn, une difficulté à se lier avec les autres. Elle et Betty Grable s'efforcèrent de l'aider à leur faire confiance, même si Marilyn parlaient rarement avec elles en dehors du plateau. "Un jour, elle vint dans ma loge, se souvient Lauren. Elle me confia qu'elle aurait vraiment voulu être à San Francisco, à une fête avec Joe DiMaggio, et manger des spaghettis. Ils n'étaient pas encore mariés. Elle voulait que je lui parle de mes enfants, de mon foyer; elle me demanda si j'étais heureuse. A son air un peu triste, elle semblait beaucoup envier cet aspect de ma vie, et espérait que cela lui arriverait un jour."

sc01_htm_set_MM_with_betty_01_1a> Mais les échotiers surveillent particulièrement les relations entre Marilyn et Betty Grable. Cette dernière avait en effet vu le rôle des Hommes préfèrent les blondes lui échapper au profit de Marilyn (> lire l' anecdote), qui revenait ainsi moins chère à la production lui attribuant un cachet bien inférieur à ce qu'aurait pu toucher Miss Grable. Et même malgré les efforts des studios pour "vendre" à la presse une guerre entre Marilyn et Betty Grable, les deux actrices s'entendirent fort bien et Betty se montra gentille avec Marilyn. Betty avait été l'idole de la nation pendant près de dix ans et passait gentiment le flambeau, déclarant à Marilyn: "Ma chérie, j'ai eu mon temps. A toi maintenant. C'est ton tour." A la fin du tournage, Betty Grable rompt brutalement avec trois ans d'avance son contrat de cinq ans avec la Fox, déclarant à Darryl F. Zanuck qu'elle ne tournerait plus de films pour la Fox. Le 3 juin 1953, le studio annonce officiellement la rupture de contrat. Son bungalow est alors attribué à Marilyn, qui refusera de s'y rendre. A la sortie du film, le nom de Betty Grable disparaît même de la tête d'affiche à titre de représailles. 

La scène marquante du film
sc03_htm_film_05_2bLa séquence la plus réjouissante du film est celle de la "powder room", expression qui renvoie à la salle de poudrière, où les dames se refont une beauté. Les pitreries de Marilyn, dans le rôle de la myope Pola, rendent cette séquence délicieusement inoubliable, où l'actrice révèle un véritable talent comique qu'elle doit sans doute aux cours qu'elle suivait au printemps de 1953, avec Lotte Goslar, une célèbre mime allemande qui incitait ses élèves à exploiter toutes leurs potentialités d'expressions corporelles. Une méthode de travail pourtant opposée à celles très cérébrales de Natasha Lytess, mais qui ont aidé Marilyn à se livrer à une prestation à la limite du burlesque. Dès son entrée au restaurant luxueux où elle retrouve ses copines, elle exécute un hilarant numéro digne de Charlie Chaplin ou de Buster Keaton, en suivant un serveur qu'elle prend pour son cavalier, en heurtant le maître d'hôtel et se cognant le nez contre le mur, juste après s'être admirée dans un miroir où son image est démultipliée. Le contraste entre cette image d'une déesse de l'amour et d'une jeune femme naïve à souhait, montre assurément à Marilyn qu'elle avait beaucoup d'humour pour tourner ainsi en dérision son statut d'idole de l'écran.
Le fameux plan où l'on découvre une Marilyn démultipliée par ses reflets dans les grands miroirs a sans doute été inspiré d'une part, par Jean Harlow, que Marilyn admirait beaucoup, mais aussi et surtout un clin d'oeil à "La Dame de Shangai" -1947- avec une Rita Hayworth aux cheveux courts et blond platine, face à de grands miroirs qui la reflètent:

film-htm-jean_harlow  film-htm-rita-1947-lady_shangai  

La musique
htm_orchestraLa scène d'ouverture du film, où l'on voit et entend un orchestre jouer, est une musique composée par Alfred Newman qui provient du film Street Scene (Scène de la rue) en 1931. Le morceau a aussi été utilisé dans le film I Wake Up Screaming (Qui a tué Vicky Lynn?) en 1941, avec déjà Betty Grable et produit par la Fox; mais aussi dans le film Gentleman's Agreement (Le mur invisible) en 1947.

Le succès du film et la starification de Marilyn
htm_premiereCe n'est qu'au soir de la première, le 4 novembre 1953 , que Marilyn Monroe put prendre la mesure de la qualité de son interprétation. Le styliste William Travilla, le maquilleur Alan Snyder et la coiffeuse Gladys Rasmussen avaient mis plus de 6 heures à la préparer pour son entrée en scène. Elle avait emprunté au vestiaire de la Fox une robe, du couturier Travilla, en crêpe de Chine couleur chair couverte de paillettes que l'on avait cousue sur elle, de longs gants blancs et une étole en renard blanc. Au cocktail précédant la première, Marilyn, tendue, avait bu plusieurs bourbon soda et était visiblement éméchée quand elle traversa la foule hurlante pour entrer dans le Fox Wilshire Theatre. On entendit Nunnally Johnson dire: "Les femmes portant des robes moulantes ne devraient jamais boire de trop". Mais pour Marilyn, la soirée fut un triomphe, "la plus belle nuit de ma vie" dira-t-elle. Le Hollywood Reporter écrivit: "Nous n'avons rien vu de tel depuis Gloria Swanson au faîte de sa gloire." Jean Negulesco approuva. Il déclara qu'elle avait "prouvé à tout le monde et à elle-même qu'elle pouvait affronter toutes les concurrences."
Quand à Nunnally Johnson, producteur et scénariste du film, il déclara que "la première fois que tout le monde aima sincèrement Marilyn, pour elle-même, dans un film, ce fut dans How to Marry a Millionaire. Elle-même fournissait une explication très perspicace de ce fait. Elle dit que de tous les films qu'elle avait tourné, c'était le seul où elle avait une certaine pudeur -pudeur non pas physique, mais par rapport à elle-même."
Au bout de quelques mois, le film avait fait une recette brute 5 fois supérieure à son budget faramineux de 2,5 millions de dollars. La longue robe d'intérieur en laine crème utilisée pour les affiches publicitaires fut vendue aux enchères en juin 1997 pour 57 000 dollars, un record pour un costume de cinéma.

Remake
Entre 1957 et 1959, la télévision américaine diffusa une série sitcom How to marry a millionaire, avec les actrices  Barbara Eden (dans le rôle de Loco Jones), Merry Anders (dans le rôle de Michelle "Mike" Page) et Lori Nelson (dans le rôle de Greta Lindquist); puis l'actrice Lisa Gaye (dans le rôle de Gwen Kirby) qui remplaca Lori Nelson.

>> photos de la série How to marry a millionaire
howtomarry_serie_1 howtomarry_serie_2 howtomarry_serie_3

 >> un épisode (partie 1) de la série How to marry a millionaire

Plus récement, Nicole Kidman a acheté les droits du film How to Marry a Millionaire (Comment épouser un millionnaire) afin de le produire et probablement s'y attribuer un rôle. 

> sources:
Livre Marilyn Monroe, d'Adam Victor
Livre Les vies secrètes de Marilyn Monroe, d'Anthony Summers
Livre Les Trésors de Marilyn Monroe 

Revue : Les légendes d'Hollywood, Comment épouser un millionnaire.
Article et photos sur thesymmetricswan
Les anecdotes sur 
allocine
La fiche du film et des anecdotes sur imdb
Le film sur wikipedia 

19 février 2012

H comme Hunt

 Helen Hunt
(dates ?)

coiffeuse

D'origine britannique, Helen Hunt était la coiffeuse styliste en chef des studios de la Columbia. Elle travaillera pour le cinéma pendant plus de 30 ans: de 1935 à 1967. Elle était surtout la coiffeuse attitrée de l'actrice Rita Hayworth, depuis ses débuts au cinéma et avec qui elle était devenue amie. C'est à Helen Hunt que Rita doit sa longue chevelure rousse ondulée -comme pour Gilda en 1946- mais aussi son dégradé court et blond pour La Dame de Shangai en 1947.

helen_hunt_and_rita_1 helen_hunt_and_rita_2  

Rita avait tellement confiance en sa coiffeuse, qu'elle ne vérifiait même pas le résultat de sa coiffure dans un miroir, après que Helen Hunt avait terminé son 'travail'; elle déclarait naturellement "It looks great !".


>> Marilyn et Helen Hunt <<
adv_1945_12_frank_joseph_Sylvia_Barnhart_02_1 film_The_Riders_of_the_Whistlines_Pines_set_avec_coiffeuse_helenhunt

Helen Hunt s'occupa de la chevelure de Marilyn dès 1946, au salon de Frank and Joseph; puis en 1948 pour les studios de la Columbia, qui ont demandé d'éclarcir les cheveux de Marilyn. Marilyn arborait ainsi une longue chevelure blonde, à l'ondulation crantée, à l'image de la célèbre coiffure de Rita Hayworth.
Helen Hunt était aussi la chef de Gladys Whitten Rasmussen, qui est devenue, pour sa part, la coiffeuse attitrée de Marilyn Monroe.

> video: Helent Hunt parle de Marilyn

>> Voir les photos de Marilyn et Helen Hunt

>> sources:
Le site officiel ritahayworth.com et le site Rita The Love Goddess 
La carrière d'Helen Hunt sur 
imdb 

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06 août 2007

Timbres République du Mali, 1997

Bloc de 9 timbres du Mali représentant dans l'ordre:
John Wayne, Frank Sinatra, Rita Hayworth,
Sammy Davis Jr., Marilyn Monroe, Eddie Murphy,
Elizabeth Taylor, James Dean, Robert Mitchum.

mali-1997-stamp-1a 


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