01 novembre 2020

The Misfits: Story of a Shoot


 The Misfits: Story of a Shoot
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Arthur Miller and Inge Morath's recollections of an infamous cinematic production
Les souvenirs d'Arthur Miller et d'Inge Morath d'une production cinématographique tristement célèbre

Set of "The Misfits". Marilyn Monroe and Arthur Miller in their suite in Reno’s Mapes Hotel after a day’s shooting.
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

John Huston’s 1961 movie, ‘The Misfits’, was to be the last completed production for two of its stars: Marilyn Monroe and Clark Gable. Gable died shortly after the film wrapped, while Monroe died in August 1962 having worked on the uncompleted movie ‘Something’s Got to Give’.
Le film de John Huston de 1961, «The Misfits», devait être la dernière production achevée pour deux de ses stars: Marilyn Monroe et Clark Gable. Gable est décédé peu de temps après la fin du film, tandis que Monroe est décédé en août 1962 après avoir travaillé sur le film inachevé «Something’s got to give».

Scripted by Arthur Miller, a raft of Magnum photographers were hired to photograph the making of the film – among them Inge Morath and Henri Cartier-Bresson, who were the first photographers to arrive on set.
Scénarisé par Arthur Miller, une série de photographes Magnum ont été embauchés pour photographier la réalisation du film - parmi lesquels Inge Morath et Henri Cartier-Bresson, qui ont été les premiers photographes à arriver sur le plateau.

As many of the images, and indeed Morath’s remembrances, attest – the photographers and the actors enjoyed a degree of camaraderie in spite of the film’s widely reported troubled production – one aspect of which was the deteriorating marriage between Miller and Monroe that came to an end that summer.
Comme de nombreuses images, et même les souvenirs de Morath, l'attestent - les photographes et les acteurs ont bénéficié d'une certaine camaraderie malgré la production troublée largement rapportée du film - dont l'un des aspects était la détérioration du mariage entre Miller et Monroe qui a pris fin cet été là.

In James Goode’s 1963 book, The Story of ‘The Misfits’ – a day-by-day account of the shoot – he hints at the friendly atmosphere the photographers and the actors shared in:
August 1 – Monday.  Still no shooting call.  To pass the time, Eli Wallach has gotten himself into character clothes and makeup as Sigmund Freud, to be photographed by Inge Morath.  The object is to paste the resulting photograph on an album cover as a birthday present for John Huston, whose next picture will be ‘Freud’.  Eli, Inge and Dick Rowan, a Magnum representative here on location, drove out to a nearby ranch and Eli posed next to a couch in the middle of a corral, with some interested horses looking on. Eli looked frighteningly authentic.
Dans le livre de James Goode de 1963, The Story of «The Misfits» - un récit quotidien du tournage - il fait allusion à l’atmosphère amicale que les photographes et les acteurs ont partagé:
1er août - lundi. Tournage toujours pas débuté. Pour passer le temps, Eli Wallach s'est habillé dans les vêtements du personnage et s'est maquillé  comme Sigmund Freud, pour être photographié par Inge Morath. L’objectif est de coller la photographie obtenue sur une couverture d’album comme cadeau d’anniversaire pour John Huston, dont la prochaine photo sera «Freud». Eli, Inge et Dick Rowan, un représentant de Magnum ici sur place, se sont rendus dans un ranch voisin et Eli a posé à côté d'un canapé au milieu d'un corral, avec quelques chevaux à l'allure intéressante. Eli avait l'air terriblement authentique.

Here, ahead of the 60th anniversary of last day of the film’s shooting on location in Nevada (October 18th), we share both Miller and Morath’s personal reflections upon the film’s production and its at times troubled, yet charming stars alongside little-seen images from the production, and archival materials.
Ici, avant le 60e anniversaire du dernier jour du tournage du film dans le Nevada (le 18 octobre), nous partageons les réflexions personnelles de Miller et Morath sur la production du film et ses stars parfois troublées mais charmantes aux côtés d'images peu vues de la production et les documents d'archives.

Inge Morath's story list 1960. © Inge Morath.
Inge Morath Photographs and Papers Collection,
courtesy the Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University.  

The first day of shooting "The Misfits." Clapperboard is marked scene 1 take 2.
Director John Huston and author Arthur Miller watching in the background.
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

Arthur Miller

Frank Taylor, who was an old friend of mine, and who I inveigled into being the producer [of ‘The Misfits’], thought it would be a great idea to get Magnum to send over as many people as they could to photograph it. I didn’t know any photographers and I had no opinion about it; it was the last thing in the world I was worried about. Henri [Cartier-Bresson] and Inge [Morath] decided to do a motor trip across the country [on their way to the set in Reno]. Both of them were Europeans, of course, and they thought that, diving across the country, they would run into all kinds of wonderful, different cooking experiences as they would in Europe. When confronted with the inevitable hamburger everywhere, they were driven back to eating carrots and apples and tea.
Frank Taylor, qui était un vieil ami à moi, et que j’ai incité à devenir le producteur [de ‘The Misfits’], a pensé que ce serait une excellente idée que Magnum envoie autant de personnes que possible pour photographier. Je ne connaissais aucun photographe et je n’avais aucune opinion à ce sujet; c'était la dernière chose au monde qui m'inquiétait. Henri [Cartier-Bresson] et Inge [Morath] ont décidé de faire un voyage en voiture à travers le pays [en route vers le plateau de Reno]. Tous deux étaient européens, bien sûr, et ils pensaient qu'en plongeant à travers le pays, ils vivraient toutes sortes d'expériences culinaires merveilleuses et différentes comme ils le feraient en Europe. Lorsqu'ils ont été confrontés à l'inévitable hamburger partout, ils ont été ramenés à manger des carottes, des pommes et du thé.

Inge wrote a diary of this trip. It’s a brilliant description of 60s America. It’s a European’s wise and, at the same time, wide-eyed view of this crazy country. She caught all the insane contradictions that were here because they were very fresh to her..."
Inge a écrit un journal de ce voyage. C'est une brillante description de l'Amérique des années 60. C'est une vision européenne sage et, en même temps, les yeux écarquillés de ce pays fou. Elle a saisi toutes les contradictions insensées qui étaient ici parce que c'était très
frais pour elle ..."

Goldfield, Nevada. USA. 1960. © Inge Morath | Magnum Photos

The 60s in America, of course, was the despair and the secret hope of a lot of European intellectuals. The freedom, the local inventiveness, the friendliness, charmed them. And Inge, I know, was pleasantly surprised by how dear the people were. Of course, most people were to her; she was very affectionate toward people, and they reacted in a similar way. However, it was a difficult trip because she couldn’t eat meat and Henri liked more delicate cooking. So they were driven half mad by the carrots and the apples and the tea. And they arrived in Reno half starved and ready to work.
Les années 60 en Amérique, bien sûr, étaient le désespoir et l'espoir secret de nombreux intellectuels européens. La liberté, l'inventivité locale, la convivialité les ont charmés. Et Inge, je le sais, a été agréablement surprise de voir à quel point les gens étaient adorables. Bien sûr, la plupart des gens l'étaient pour elle; elle était très affectueuse envers les gens, et ils ont réagi de la même manière. Cependant, ce fut un voyage difficile car elle ne pouvait pas manger de viande et Henri aimait une cuisine plus délicate. Alors ils ont été rendus à moitié fous par les carottes, les pommes et le thé. Et ils sont arrivés à Reno à moitié affamés et prêts à travailler.

Inge wrote a diary of this trip. It’s a brilliant description of 60s America. It’s a European’s wise and, at the same time, wide-eyed view of this crazy country. She caught all the insane contradictions that were here because they were very fresh to her; she was unprepared for them. You’ve got to remember that World War Two was still engraved on their minds. They had witnessed, and in Inge’s case she had suffered a great deal in Nazi Germany from the effects of the war. So this fresh country was overwhelming. At the same time, she had some odd experiences here. When she arrived she had to apply for a visa and one of the questions was “Your Color.” So she put down “pink.” It never dawned on her that any government would ask what color you were, and it was quite a shock. She didn’t know what to make of it.
Inge a écrit un journal de ce voyage. C’est une brillante description de l’Amérique des années 60. C’est une vision européenne sage et, en même temps, des yeux écarquillés de ce pays fou. Elle a saisi toutes les contradictions insensées qui étaient ici parce qu'elles étaient très fraîches pour elle; elle n'était pas préparée pour ça. Vous devez vous rappeler que la Seconde Guerre mondiale était toujours gravée dans leur esprit. Ils en avaient été témoins et, dans le cas d’Inge, elle avait beaucoup souffert en Allemagne nazie des effets de la guerre. Donc, ce pays frais était écrasant. En même temps, elle a eu des expériences étranges ici. À son arrivée, elle a dû demander un visa et l'une des questions était «Votre couleur». Alors elle a mis «rose». Il ne lui est jamais venu à l'esprit qu'un gouvernement vous demanderait de quelle couleur vous étiez, et ce fut un vrai choc. Elle ne savait pas quoi en penser.

Small travel notebook. © Inge Morath.
Inge Morath Photographs and Papers Collection,
courtesy the Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University. 

Set of "The Misfits". Rehearsal of Roslyn's dance in Guido's garden.
John Huston with Marilyn Monroe in the first frame.
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

- Arthur Miller:
"Inge took comparatively few pictures.
When she pointed the camera
she felt a certain responsibility for what it was looking at.
Her pictures of Marilyn are particularly empathetic
and touch as she caught Marilyn’s anguish beneath her celebrity..."

"Inge a pris relativement peu de photos.
Quand elle a pointé la caméra,
elle se sentait responsable face à ce qu'elle regardait.
Ses photos de Marilyn sont particulièrement empathiques
et touchantes alors qu'elle captait l'angoisse de Marilyn sous sa célébrité ..."

Set of "The Misfits". Marilyn Monroe in the first frame. Reno, Nevada. USA. 1960. © Inge Morath | Magnum Photos

Inge, as an Austrian, had found herself in a defensive position in London and Paris, where she had been working and living [after the war]. Americans, in contrast, were far less ready to condemn her. Ironically, she felt uneasy here because we didn’t condemn fascism enough, nor did we see the signs of it in American culture. She was quick to notice whenever that smell came up of repression and racism.
Inge, en tant qu'Autrichienne, s'était retrouvée dans une position défensive à Londres et à Paris, où elle avait travaillé et vécu [après la guerre]. Les Américains, en revanche, étaient beaucoup moins disposés à la condamner. Ironiquement, elle s'est sentie mal à l'aise ici parce que nous n'avons pas assez condamné le fascisme, et nous n'en avons pas vu les signes dans la culture américaine. Elle a vite remarqué chaque fois cette odeur de répression et de racisme qui se dégageait.

Reno, initially, and ‘The Misfits’ in particular, was a circus for Inge; a rich mine of subjects. My first glimpse of her was in the Mapes Hotel coffee shop, where she was sitting at a table laughing with John Huston. She had worked on Huston’s film ‘Moulin Rouge’ some time earlier, and had earned his respect as an artist. Huston’s admiration and respect came in part from the work, of course, but it was also because of her bravery. As far as he was concerned, that was the major virtue of anyone.
Reno, au départ, et «The Misfits» en particulier, était un cirque pour Inge; une mine riche de sujets. La première fois que je l'ai vue, elle était dans le café de l'hôtel Mapes, assise à une table en train de rire avec John Huston. Elle avait travaillé sur le film de Huston «Moulin Rouge» quelque temps auparavant et avait gagné son respect en tant qu’artiste. L’admiration et le respect de Huston provenaient en partie du travail, bien sûr, mais c’était aussi à cause de sa bravoure. En ce qui le concernait, c'était la principale vertu de quiconque.

Set of "The Misfits". Clark Gable and Marilyn Monroe.
The two are now lovers and Gay, who has been up early,
comes to wake her and surprise her with breakfast.
Roslyn sits up in bed slowly, delightedly.
Movie camera cuts shot of Roslyn’s back a little under her shoulders.
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

1/"The Misfits." Marilyn Monroe and Arthur Miller. 
2/  Set of "The Misfits". John Huston and Arthur Miller wait and brood over the next scene.
This close cooperation of author and director often brought about last minute changes
that kept the work on the movie at an exhilarating pace.
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

John Huston, Marilyn Monroe & Arthur Miller during the filming of "The Misfits".
Arthur & Marilyn were separated at the time.
Nevada. Reno. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

Inge believes that to photograph a place you had to know the language. So she studied Chinese for about seven years before she went to China, and she did, similarly, with Russian before she went to Russia. Travel with her was a privilege because I would never have been able to penetrate that way. She was unobtrusive and she simply took [her subjects’] side of the lens. People quickly caught on that she was a different kind of a person than they were expecting in a photographer. She had a great talent for drawing people in, even without the camera.
Inge pense que pour photographier un endroit, il fallait en connaître la langue. Elle a donc étudié le chinois pendant environ sept ans avant de se rendre en Chine, et elle a fait de même avec le russe avant de se rendre en Russie. Voyager avec elle était un privilège car je n'aurais jamais pu m'immerger de cette façon. Elle était discrète et elle a simplement pris le côté [de ses sujets] de l'objectif. Les gens ont vite compris qu'elle était une personne différente de celle à laquelle ils s'attendaient chez un photographe. Elle avait un grand talent pour attirer les gens, même sans caméra.

© Arthur Miller Literary and Dramatic Property Trust. Text excerpted from a discussion of Inge Morath’s photographs at the Howard Greenberg Gallery, New York, May 26, 2004. 

Montgomery Clift on the set of "The Misfits." Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

 Inge Morath

The coverage of ‘The Misfits’ was a very special thing. The producer had a unique idea of creating a document of the shooting of this movie, for which he hired Magnum photographers. We were paired up and I was going to photograph with Henri Cartier-Bresson. We planned to go across the country because America was a big adventure. I didn’t know much about America at all, so we rented a car and went a very complicated route; Blue Ridge Mountains and Mississippi and we saw all the literary sights.
Le reportage de "The Misfits" était une chose très spéciale. Le producteur a eu une idée unique de créer un document du tournage de ce film, pour lequel il a engagé des photographes Magnum. Nous étions jumelés et j'allais photographier avec Henri Cartier-Bresson. Nous avions prévu de parcourir le pays car l'Amérique était une grande aventure. Je ne savais pas grand-chose du tout de l'Amérique, alors nous avons loué une voiture et avons emprunté un chemin très compliqué; Blue Ridge Mountains et Mississippi et nous avons vu tous les sites littéraires.

Anyway we arrived in Reno, which is American and so western. It’s just marvelous to look at. The Mapes Hotel was where more or less everybody was lodged, and I was so intrigued because in the hotel room there was a machine and you could make your own coffee in the morning. I’d never seen such a thing. This was exotic. And naturally, such an American movie was also exotic to us. So we approached it from our very European point of view, which was fun. We started early, often waited for very long times, and finished quite late. And it got hotter and hotter.
Bref, nous sommes arrivés à Reno, qui est américaine et tellement western. C’est tout simplement merveilleux à regarder. L'hôtel Mapes était l'endroit où plus ou moins tout le monde était logé, et j'étais tellement intrigué parce que dans la chambre d'hôtel il y avait une machine et vous pouviez faire votre propre café le matin. Je n’avais jamais vu une chose pareille. C'était exotique. Et naturellement, un tel film américain était aussi exotique pour nous. Nous l'avons donc abordé de notre point de vue très européen, ce qui était amusant. Nous avons commencé tôt, avons souvent attendu très longtemps et avons terminé assez tard. Et il faisait de plus en plus chaud.

Henri and I had worked together before, so we were never in each other’s way. Because two photographers on one movie could be really falling over each other. But we had very different territories and interests, at least in the approach to something. I think everybody has a certain distance at which he or she is most comfortable. There is a certain way of seeing the same thing in a different composition, or from a very different angle. That’s the interesting part; everybody has their own was of attacking a subject. I’m one who always wanders around a lot, always looking. And so doe Henri, but boy is he fast. Wow.
Henri et moi avions déjà travaillé ensemble, donc nous ne nous sommes jamais opposés. Parce que deux photographes sur un même film pourraient vraiment tomber l'un sur l'autre. Mais nous avions des territoires et des intérêts très différents, du moins dans l'approche de quelque chose. Je pense que chacun a une certaine distance à laquelle il ou elle est le plus à l'aise. Il y a une certaine manière de voir la même chose dans une composition différente, ou sous un angle très différent. C’est la partie intéressante; chacun a sa manière propre d'attaquer un sujet. Je suis celle qui erre toujours beaucoup, toujours à la recherche. Et Henri aussi, mais garçon est rapide. Sensationnel.

Henri Cartier-Bresson with actor Eli Wallach (right) during the production of "The Misfits."
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

1/ Clark Gable and John Huston during the filming of The Misfits.
2/ Marilyn Monroe during the filming of The Misfits. USA. Reno, Nevada. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

- Inge Morath:
"Eli and Marilyn were like buddies, and you can see it.
Monty and Marilyn were kindred souls.
They were both terribly vulnerable.
And Clark Gable was Clark Gable"
«Eli et Marilyn étaient comme des copains, et vous pouvez le voir.
Monty et Marilyn étaient des âmes apparentées.
Ils étaient tous les deux terriblement vulnérables.
Et Clark Gable était Clark Gable»

Arthur Miller (foreground) and Marilyn Monroe during the filming of "The Misfits."
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

John Huston I’d worked with before. He was terrific to me. My very first movie job was with him in ‘Moulin Rouge.’ I had never been in a film studio, and I went up to him and I said, “Look, I’ve never been in a film studio so you’d better help me.” He thought that was very funny. So I worked with him several times later. Monty Clift was also a great friend of mine whom I adored. He was supposed to be so difficult and erratic but actually he shot the most difficult scene in one take. Thelma Ritter was marvelous because it was a part which was not very glamourous, but she anchored this very American thing. And Eli Wallach. Eli is a funny guy and a wonderful actor. Eli and Marilyn were like buddies, and you can see it. Monty and Marilyn were kindred souls. They were both terribly vulnerable. And Clark Gable was Clark Gable.
John Huston, j'avais déjà travaillé avec lui avant. Il a été formidable avec moi. Mon tout premier boulot au cinéma était avec lui au 'Moulin Rouge.' Je n'avais jamais été dans un studio de cinéma, et je suis allée vers lui et j'ai dit: “Écoutez, je n'ai jamais été dans un studio de cinéma alors vous feriez mieux de m'aider." Il a trouvé que c'était très drôle. J'ai donc travaillé avec lui plusieurs fois plus tard. Monty Clift était aussi un grand ami à moi que j'adorais. Il était censé être si difficile et erratique, mais en fait, il a tourné la scène la plus difficile en une seule prise. Thelma Ritter était merveilleuse car c'était un rôle qui n'était pas très glamour, mais elle a ancré ce truc très américain. Et Eli Wallach. Eli est un gars drôle et un acteur merveilleux. Eli et Marilyn étaient comme des copains, et vous pouvez le voir. Monty et Marilyn étaient des âmes apparentées. Ils étaient tous les deux terriblement vulnérables. Et Clark Gable était Clark Gable.

Set of "The Misfits". Marilyn Monroe and Thelma Ritter during the scene in the bar of Harrah’s Club in Reno.
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

- Inge Morath
"They were all very interesting to watch.
Actually, Marilyn was fascinating to watch.
The way she moved, her expressions; she just was extraordinary.
There was such strength and energy combined with this fragility"
"Ils étaient tous très intéressants à regarder.
En fait, Marilyn était fascinante à regarder.
La façon dont elle bougeait, ses expressions; elle était juste extraordinaire.
Il y avait une telle force et énergie combinées à cette fragilité"

1/ Marilyn Monroe in a casino during the production of "The Misfits."
2/ The Misfits." Clark Gable.
Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

But it was very professional. You see, these were not people who were start stuck of anything. I mean, you were just there and you did a job; you watched as photographers have to do. They were all very interesting to watch. Actually, Marilyn was fascinating to watch. The way she moved, her expressions; she just was extraordinary. There was such strength and energy combined with this fragility. It was vert interesting and quite unique. What I wanted to do was the unposed person. Marilyn knew all the tricks about how to pose, but when I watched her and saw that vulnerability, I figured to get something of her that is not posed, some inner side of her that can be revealed if possible with the camera. You might see in some of the close-ups, behind the smile there is a tragic undertone.
Mais c'était très professionnel. Vous voyez, ce n'étaient pas des gens qui étaient coincés dans quoi que ce soit. Je veux dire, vous étiez juste là et vous avez fait un travail; vous avez regardé comme les photographes doivent faire. Ils étaient tous très intéressants à regarder. En fait, Marilyn était fascinante à regarder. La façon dont elle bougeait, ses expressions; elle était juste extraordinaire. Il y avait une telle force et énergie combinées à cette fragilité. C'était très intéressant et assez unique. Ce que je voulais faire, c'était la personne sans pose. Marilyn connaissait toutes les astuces pour poser, mais quand je l'ai regardée et que j'ai vu cette vulnérabilité, j'ai pensé obtenir quelque chose d'elle qui n'est pas posé, un côté intérieur d'elle qui peut être révélé si possible avec la caméra. Vous pourriez voir dans certains des gros plans, derrière le sourire, il y a une nuance tragique.


The thing is that she was very unsecure about herself. Marilyn was nervous about many scenes and she would really try to have different takes on things. She went back to the script and sometimes that took up a considerable amount of time. So people were sitting in the heat, and it was very hot. I remember Clark Gable, with whom I got on very well, told me all his adventures in the movies. It was very funny. Clark was wonderful. He said, “I will inscribe your jacket for you,” you know, I never had the idea of asking for an autograph. So he wrote on the back of my collar, “Clark Gable, Reno, Nevada, July 21st, 1960.” And he said, “You’d better have somebody embroider this so it won’t wash out.” So I had it made in Paris, embroidered on the back of the collar.
Le fait est qu'elle n'était pas sûre d'elle-même. Marilyn était nerveuse à propos de nombreuses scènes et elle aurait essayé vraiment d'avoir des points de vue différents sur les choses. Elle revenait sur le scénario et parfois cela prenait un temps considérable. Les gens étaient donc assis dans la chaleur, et il faisait très chaud. Je me souviens que Clark Gable, avec qui je m'entendais très bien, m'a raconté toutes ses aventures au cinéma. C'était très drôle. Clark était merveilleux. Il a dit: «Je vais signer votre veste pour vous», vous savez, je n'ai jamais eu l'idée de demander un autographe. Il a donc écrit au dos de mon col: «Clark Gable, Reno, Nevada, 21 juillet 1960». Et il a dit: "Tu ferais mieux de faire broder ça par quelqu'un pour qu'il ne s'efface pas." Je l'ai donc fait fabriquer à Paris, brodée à l'arrière du col.

We wanted to be as invisible as possible as photographers. You have to be pretty much invisible because you are in the way most of the time. so we always were dressed in all drab stuff. And I think there’s something to it, to serving your subject by not putting yourself close too much. The thing was to find your way around. You knew more or less what scenes would come up but you didn’t know what was actually going to happen. The surprise elements were in how the actors created a scene, and John Huston kind of let them find their way. I mean, there was a general direction, but within this they found their own way.
Nous voulions être aussi invisibles que possible en tant que photographes. Vous devez être à peu près invisible parce que vous êtes gênant la plupart du temps. Donc nous étions toujours vêtus de couleur terne. Et je pense qu'il y a quelque chose à faire, à servir votre sujet en ne vous mettant pas trop près. Le truc était de trouver son chemin. Vous saviez plus ou moins quelles scènes allaient se produire mais vous ne saviez pas ce qui allait réellement se passer. Les éléments de surprise étaient dans la façon dont les acteurs ont créé une scène, et John Huston les a en quelque sorte laissés trouver leur chemin. Je veux dire, il y avait une direction générale, mais à l'intérieur de cela, ils ont trouvé leur propre chemin.

Shooting "The Misfits". 1960. The photographer Inge Morath and Clark Gable.
Nevada state. USA. © Henri Cartier-Bresson | Magnum Photos

1/ Marilyn Monroe and Eli Wallach. Reno, Nevada. USA. 1960
2/ Set of "The Misfits". Clark Gable and Marilyn Monroe. Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

"The Misfits." Clark Gable and Eli Wallach in the car. Reno, Nevada. USA. 1960.
© Inge Morath | Magnum Photos

I had read the short story and I get a script. If you’re not used to reading movie scripts its quite something, because you don’t imagine everything. So it’s kind of a dry enterprise. But we knew more or less what the character were, which is really what you want to know; what makes these people tick ? I mean, what the author meant making tick. Naturally, I was kind of in awe of Arthur Miller because I’d seen ‘Salesman’ and ‘The Crucible’ and I though, oh God, this man will be very sad all the time. the first time I really met him, it was very hot. John Huston took Henri and me to where they were swimming and playing tennis. We didn’t go in the pool because we were busy photographing.
J'avais lu la nouvelle et je reçois un scénario. Si vous n’avez pas l’habitude de lire des scripts de films, c’est quelque chose, car vous n’imaginez pas tout. C’est donc une sorte d’entreprise sèche. Mais nous savions plus ou moins ce qu'était le personnage, ce que vous voulez vraiment savoir; qu'est-ce qui motive ces gens ? Je veux dire, ce que l'auteur voulait dire faisant tique. Naturellement, j'étais un peu impressionnée par Arthur Miller parce que j'avais vu "Salesman" et "The Crucible" et je pensais, oh mon Dieu, que cet homme serait très triste tout le temps. La première fois que je l'ai vraiment rencontré, il faisait très chaud. John Huston a emmené Henri et moi là où ils nageaient et jouaient au tennis. Nous ne sommes pas allés dans la piscine car nous étions occupés à photographier.

Arthur was swimming a backstroke, and he told a very funny story, swimming all the time. It was a short story which he wrote about a guy who was making shoulder pads. I never heard of anyone making shoulder pads; that was in itself exotic. But it was a very funny story, and very long. And then he finished the story and got out of the water, and I got a whole new idea about Arthur Miller being a funny fellow.
Arthur nageait sur le dos et il a raconté une histoire très drôle, nageant tout le temps. C'était une histoire courte qu'il a écrite sur un gars qui fabriquait des épaulettes. Je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un qui fabriquait des épaulettes; c'était en soi exotique. Mais c'était une histoire très drôle et très longue. Et puis il a terminé l'histoire et est sorti de l'eau, et j'ai eu une toute nouvelle idée du fait qu'Arthur Miller était un garçon marrant.

[© Inge Morath. Text compiled from a conversation with Inge Morath by Gail Levin for the film ‘Making the Misfits’, Great Performances, Thirteen/WNET, 2001.]

Both Arthur Miller’s and Inge Morath’s texts appear in Inge Morath’s The Road to Reno, edited by John P. Jacob. Steidl: Germany, 2006.

Set of "The Misfits". Marilyn Monroe. Reno, Nevada. USA. 1960. © Inge Morath | Magnum Photos

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copyright text by Magnum.

Magnum on Set: The Misfits


 Magnum on Set: The Misfits
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Eve Arnold captured the troubled final cinematic outing for both Marilyn Monroe and co-star Clark Gable
Eve Arnold a capturé le dernier film troublant de Marilyn Monroe et de sa co-vedette Clark Gable

  US actress Marilyn Monroe on the Nevada desert during the filming of "The Misfits",
directed by John Huston. USA. 1960. © Eve Arnold | Magnum Photos

(...) Look at Eve Arnold’s coverage of the making of The Misfits, a film that failed at the box office, in spite of its deeply troubled all-star cast – two of whom would never make another film.
Regarder le reportage d'Eve Arnold sur la réalisation de The Misfits, un film qui a échoué au box-office, en dépit de son casting de stars profondément troublées - dont deux d'entre elles ne feront jamais un autre film.

Eve Arnold didn’t know it at the time, but what she photographed on the set of 1961’s The Misfits was to be the last movie completed by Marilyn Monroe and her co-star Clark Gable. The film, an elegiac tale of divorce and aging cowboys, is tainted with sadness as Monroe’s swansong. She died of an overdose just a year after the film’s release.
Eve Arnold ne le savait pas à l'époque, mais ce qu'elle a photographié sur le tournage de The Misfits en 1961 devait être le dernier film réalisé par Marilyn Monroe et sa co-star Clark Gable. Le film, un conte élégiaque de divorce et de cow-boys vieillissants, est teinté de tristesse comme le chant du cygne de Monroe. Elle est décédée d’une overdose juste un an après la sortie du film.

  US actress Marilyn Monroe on the Nevada desert going over her lines for a difficult scene
she is about to play with Clark Gable in the film "The Misfits" by John Huston.
Nevada. USA. 1960. © Eve Arnold | Magnum Photos

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USA. Nevada. Reno.
US actress Marilyn MONROE on the set of 'The Misfits' by John HUSTON. 1960.
© Eve Arnold | Magnum Photos

  US actress Marilyn Monroe. Los Angeles. California. USA. 1960.
© Eve Arnold | Magnum Photos

By all accounts, The Misfits was a troubled production. Directed by John Huston from a script by Arthur Miller, it was shot in the blistering 107-degree heat of the Nevada desert. There was the breakdown of Monroe and Miller’s marriage to contend with. There was Huston’s drinking and gambling. There was Monroe’s descent into alcohol and prescription drug use, not to mention the fact she rarely showed up on time, if at all. Huston, in a Rolling Stone interview, later said he was “absolutely certain that she was doomed” during the production. Filming even halted for two weeks while she was hospitalized, reportedly for detox.
Au dire de tous, The Misfits était une production en difficulté. Réalisé par John Huston à partir d'un scénario d'Arthur Miller, il a été tourné dans la chaleur fulgurante de 40 degrés dans le désert du Nevada. Il y avait la rupture du mariage de Monroe et Miller à affronter. Il y avait la boisson et le jeu de Huston. Il y a eu la descente de Monroe dans la consommation d'alcool et de médicaments sur ordonnance, sans parler du fait qu'elle se présentait rarement à l'heure, voire pas du tout. Huston, dans une interview à Rolling Stone, a déclaré plus tard qu'il était «absolument certain qu'elle était condamnée» pendant la production. Le tournage s'est même arrêté pendant deux semaines alors qu'elle était hospitalisée, apparemment pour une cure de désintoxication.


 US actress Marilyn Monroe with Arthur Miller showing her some dance steps for a scene she has to play.
Miller was describing the way his father used to "Skip-to-my-lou", a rustic dance from middle America.
Reno. Nevada. USA. 1960. © Eve Arnold | Magnum Photos

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1/ Clarke Cable learing his lines during the the filming of the The Misfits. 
2/ John Huston, the director during the filming of The Misfits.
Reno. Nevada. USA. 1960. © Eve Arnold | Magnum Photos

In her photographs, Arnold captures Monroe and Miller sitting on the back of a truck, her staring pensively at the ground. In another, Miller is showing her some dance moves for a scene. The photographer captures Gable – who died 12 days after production wrapped – with his wife, dressed formally and standing under an orange tree. Arnold followed the production from Reno to Dayton, from the Nevada desert to LA. Sometimes she was a fly on the wall, revealing an unseen side of these cultural icons. Other times she asked them to pose for her camera in-between takes.
Dans ses photographies, Arnold capture Monroe et Miller assis à l'arrière d'un camion, fixant pensivement le sol. Dans un autre, Miller lui montre quelques mouvements de danse pour une scène. La photographe capture Gable - décédé 12 jours après la fin de la production - avec sa femme, habillée formellement et debout sous un oranger. Arnold a suivi la production de Reno à Dayton, du désert du Nevada à Los Angeles. Parfois, elle était comme une mouche sur un mur, révélant un côté invisible de ces icônes culturelles. D'autres fois, elle leur a demandé de poser pour sa caméra entre les prises.

Clarke Gable and his wife Encino. California. USA. 1960.
© Eve Arnold | Magnum Photos

US actress Marilyn Monroe rest between takes under the surveillance of Paula Strasberg,
Monroe's drama coach, on the set of the 'The Misfits' by John Huston.
Nevada. USA. 1960. © Eve Arnold | Magnum Photos

Marilyn Monroe on the set of the Misfits sleep during a lunchbreak.
Nevada. USA. 1960
© Eve Arnold | Magnum Photos


Though it was both Monroe and Gable’s final film, it tanked at the box office. Only in recent decades has it garnered acclaim as a moody, monochrome story of loneliness in the West, with the Guardian dubbing it a “melancholy drama that pulses with sadness and symbolism”. Like the mournful tone of the film, Arnold’s pictures carry an unintended emotional weight, the story behind the production – Monroe’s tortured soul – as intriguing and stirring as the film itself.
Bien qu’il s’agisse à la fois du dernier film de Monroe et de Gable, il a fait un flop au box-office. Ce n'est qu'au cours des dernières décennies qu'il a été acclamé comme une histoire sombre et monochrome de solitude en Occident, avec le Guardian le surnommant un «drame mélancolique qui vibre de tristesse et de symbolisme». Comme le ton triste du film, les images d'Arnold ont un poids émotionnel involontaire, l'histoire derrière la production - l'âme torturée de Monroe - aussi intrigante et émouvante que le film lui-même.

Marilyn Monroe being given a neck massage by Arthur Miller,
to help relieve tension during location filming.
Nevada. USA. 1960. © Eve Arnold | Magnum Photos

Marilyn Monroe during the filming of The Misfits. Reno. Nevada. USA. 1960.
© Eve Arnold | Magnum Photos

Marilyn Monroe during the filming of 'The Misfits'. USA. 1960.
© Eve Arnold for AP © Eve Arnold

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copyright text by Magnum.

17 août 2018

Une scène de nue inédite des "Désaxés" retrouvée

Un court extrait du film "Les Désaxés", sorti en 1961, a été retrouvé: on apercevrait Marilyn Monroe nue.

the_misfits  Une scène dénudée inédite de Marilyn a été retrouvée. Selon le Daily Mail, elle proviendrait du film Les Désaxés, réalisé par John Huston. Une révolution pour l’époque, puisque ce devait être la première scène nue d'une actrice américaine dans un long métrage. La scène sonore de 45 secondes avait été coupée par le metteur en scène au montage du film, mais gardée par le producteur Frank Taylor, dans son coffre-fort. Le réalisateur John Huston n'avait pas voulu garder cette scène, la trouvant inutile.
Après la mort de Taylor en 1999, les images de cette scène inédite on été conservées par son fils, Curtice Taylor.

Interrogé par Charles Casillo, un auteur et scénariste américain qui va sortir une biographie de Marilyn "The Private Life of a Public Icon" (août 2018), Curtice Taylor a ainsi expliqué : "La plupart du temps, les prises qui ne sont pas utilisées sont détruites. Mais mon père [Frank Taylor] a pensé qu'elles étaient si importantes et si révolutionnaires qu'il les a préservées".

theprivatelife  Dans la scène, on verrait donc Gable entièrement habillé, entrer dans la chambre. Marilyn est endormie. Il la caresse et l'embrasse dans le cou, tourne son visage et l'embrasse. Cette partie de la scène figure dans le montage final du film. Mais après que Gable quitte la pièce, Marilyn soulève le drap et enfile une blouse. Mais cela n'avait aucun sens, comme l'explique Casillo: "Pourquoi une femme assise dans son lit, avec personne dans la pièce, enlèverait le drap et enfilerait une blouse en même temps ?" Donc, finalement, elle ne fait que ôter le drap.

Casillo explique que la seule scène de nue connue de Marilyn Monroe dans un film reste celle tournée au bord de la piscine dans son dernier film resté inachevé "Something's Got to Give". Mais il ajoute que pour "The Misfits": "Si vous lisez le script… il ne contient absolument rien sur la nudité... Quand elle a tourné la scène, tout le monde était choqué sur le plateau."

  source web
> article de dailymail (13 août 2018)
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01 juillet 2018

"Property from the Osianama Archives Online" - Julien's Auction 03/2018

2018-03-19-hollywood_property_osianama_archives-JULIENS   La vente aux enchères "Property from the Osianama Archives Online Auction" du 19 mars 2018 par Julien's Auction organisée exclusivement sur internet, contenait 309 lots d'affiches de films de cinéma classique et contemporain. Il contenait 15 affiches de films de Marilyn Monroe (en consultation sur julienslive).
Pas de catalogue édité

Five Lobby Cards for the following Marilyn Monroe films: two for Don't Bother to Knock (20th Century Fox, 1952); one for Some Like It Hot (Ashton Productions, 1959); one for Monkey Business (20th Century Fox, 1952); and one for Niagara (20th Century Fox, 1953).
Estimate: $400 - $600 | Winning Bid: $128

2018-03-19-hollywood_property_osianama_archives-lot16a  2018-03-19-hollywood_property_osianama_archives-lot16b 
2018-03-19-hollywood_property_osianama_archives-lot16c  2018-03-19-hollywood_property_osianama_archives-lot16d 

A Japanese B2 poster for the Marilyn Monroe film The Misfits (Seven Arts Productions, 1961).
Estimate: $200 - $400 | Winning Bid: $102.25


An Argentinean poster the Marilyn Monroe film Niagara [Torrente Pasional] (20th Century Fox, 1953).
Estimate: $600 - $800 | Winning Bid: $192

An American one-sheet poster for the Marilyn Monroe film Don't Bother to Knock (20th Century Fox, 1952).
Estimate: $800 - $1,000 | Winning Bid: $768

An American one-sheet poster for the Marilyn Monroe film There's No Business Like Show Business (20th Century Fox, 1954).
Estimate: $2,000 - $3,000 | Winning Bid: $1,280


A Swedish poster for the Marilyn Monroe film Gentleman Prefer Blondes (20th Century Fox, 1953).
Estimate: $100 - $200 | Winning Bid: $102.25


A Swedish poster for the Marilyn Monroe film Niagara [Torrente Pasional] (20th Century Fox, 1953).
Estimate: $100 - $200 | Winning Bid: $76.50


An American thirty-by-forty poster for the Marilyn Monroe film Bus Stop (20th Century Fox, 1956).
Estimate: $100 - $200 | Winning Bid: $896

An American one-sheet poster for the Marilyn Monroe film River of No Return (20th Century Fox, 1954).
Estimate: $200 - $400 | Winning Bid: $320

An American one-sheet poster for the Marilyn Monroe film Gentlemen Prefer Blondes (20th Century Fox, 1953).
Estimate: $800 - $1,200| Winning Bid: $512

An American one-sheet poster for the Marilyn Monroe film Bus Stop (20th Century Fox, 1956).
Estimate: $400 - $600| Winning Bid: $384


An American one-sheet poster for the Marilyn Monroe film How to Marry a Millionaire (20th Century Fox, 1953).
Estimate: $1,000 - $2,000| Winning Bid: $768


An American window card poster for the Marilyn Monroe film Let's Make Love (Jerry Wald, 1960).
Estimate: $200 - $400| Winning Bid: $102.25


A Japanese B2 poster for the Marilyn Monroe film Marilyn (20th Century Fox, 1963).
Estimate: $100 - $200| Winning Bid: $102.25


A Belgian poster for the Marilyn Monroe film Niagara (20th Cent. Fox, 1953).
Estimate: $300 - $500| Winning Bid: $576 


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30 juin 2018

Hollywood Property from the Osianama Archives - 03/2018 - Julien's Auction

Affiches de films

A French Grande poster for the 1960s re-release of the Marilyn Monroe film Certains L'Aiment Chaud! [Some Like it Hot] (Ashton, 1958).
Estimate: $800 - $1,200 | Winning Bid: $896

An Italian locandina poster for the Billy Wilder film A Qualcuno Piace Caldo [Some Like it Hot] (Ashton, 1959).
Estimate: $400 - $600 | Winning Bid: $576

An American three-sheet poster for the Marilyn Monroe film The Seven Year Itch (Charles K. Feldman, 1955).
Estimate: $1,000 - $2,000 | Winning Bid: $3,840

An American window card poster for the Marilyn Monroe film The Seven Year Itch (Charles K. Feldman, 1955).
Estimate: $200 - $400 | Winning Bid: $562.50

An English Double Crown poster for the Marilyn Monroe film Bus Stop (20th Century Fox, 1956).
Estimate: $1,000 - $2,000 | Winning Bid: $2,560

An American one-sheet poster and a British quad poster for the Marilyn Monroe film The Misfits (Seven Arts, 1961).
Estimate: $500 - $700 | Winning Bid: $1,024

Photographies diverses

A screenprint image of Marilyn Monroe from Bert Stern's iconic "Last Sitting" photo shoot. Signed by Stern in black ink lower right and numbered in black ink lower left "241/300."
Estimate: $2,000 - $4,000 | Winning Bid: $2,880
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A screen print on paper of Marilyn Monroe removing her stockings. Signed in pencil lower right and numbered in pencil lower left 120/300.
Estimate: $1,000 - $1,200 | Winning Bid: $1,600

A silkscreen print by Milton Greene produced from a photograph taken of Marilyn Monroe in 1953 during the "Black Sitting" session. Signed in pencil lower right and numbered in pencil lower left 243/300.
Estimate: $800 - $1,200 | Winning Bid: $2,240

A large-format photographic print of Marilyn Monroe nude, created from an image taken by Tom Kelley in 1949. This is the iconic Marilyn pose published in the first issue of Playboy magazine. Numbered 291 of 300 to the lower left and signed by Playboy founder, Hugh Hefner, to the lower right.
Estimate: $1,000 - $2,000 | Winning Bid: $4,480
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15 avril 2018

TV - The Misfits


 Lundi 16 avril 2018 - 21h00 - France 5

Film:  Les Désaxés


Réalisation: John Huston
Année: 1961
Acteurs: Clark Gable, Marilyn Monroe, Montgomery Clift, Eli Wallach, Thelma Ritter...

Une femme divorcée partage son existence entre un ancien aviateur et un cow-boy taciturne qui l'entraînent dans une chasse aux chevaux sauvages.

Venue à Reno en compagnie d'Isabelle, son témoin, pour régler son divorce, la jeune, belle mais malheureuse Roslyn fait la connaissance de Guido, un ancien aviateur, et de Gay, un cow-boy indépendant. Ensemble, ils vont fêter le divorce de Roslyn. Une idylle naît bientôt entre la jeune femme et Gay. Le couple s'installe pour quelque temps dans la maison inachevée de Guido. Chasseurs de chevaux sauvages à leurs heures perdues, Guido et Gay décident d'organiser une capture. En chemin, ils rencontrent Perce, ancien champion de rodéo, qui décide de les accompagner. La nuit qui précède la chasse donne l'occasion à chacun de dévoiler son vrai visage...

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05 février 2018

Marilyn Through The Lens - 03/2017 - Julien's I


Winning bid: $1,875


Winning bid: $1,875


Winning bid: $3,750


Winning bid: $1,250


Winning bid: $1,000


Winning bid: $1,250




Winning bid: $ 562.50


Winning bid: $ 625


Winning bid: $ 1,500




Winning bid: $ 375


Winning bid: $ 375.75


Winning bid: $ 625


Winning bid: $ 531.25


Winning bid: $ 750


Winning bid: $ 812.50


Winning bid: $ 1,250


Winning bid: $ 437.50

Winning bid: $ 1,187.50

Winning bid: $ 812.50

Winning bid: $ 812.50

Winning bid: $ 625

Winning bid: $ 812.50



Winning bid: $ 2,000


Winning bid: $ 750


Winning bid: $ 937,50 




Winning bid: $ 437,50 


Winning bid: $ 1,000


06 juin 2017

Doc - Le Cinéma dans l'oeil de Magnum

Le cinéma dans l'oeil de Magnum


Année: 2017
Réalisation: Sophie Bassaler

Pays: France
Durée: 54 min

À l’occasion des 70 ans de Magnum, retour sur le lien noué entre les photographes de l'agence mythique et le monde du cinéma. Une plongée unique dans le regard des créateurs, parmi lesquels Robert Capa, Cartier-Bresson, ou Josef Koudelka.
L'agence Magnum, créée en 1947 par Robert Capa, est intimement liée au cinéma depuis soixante-dix ans. Ses photographes iconiques, Capa lui-même, Cartier-Bresson, ou plus tard Josef Koudelka ont accompagné des tournages, leurs réalisateurs et leurs vedettes. Ils ont ainsi documenté des scènes de vie quotidienne, de travail, ou choisi de s'écarter du cadre pour immortaliser leur propre vision artistique. Venant du reportage de guerre ou du documentaire, ces photographes du réel ont appliqué leurs méthodes de travail à ce monde d’illusions : appareil léger, lumière naturelle, photo sur le vif et sans retouches. Marilyn Monroe, James Dean, Kate Winslet, Michelangelo Antonioni ou Theo Angelopoulos sont passés sous l'œil de l'agence, instaurant un lien unique qui ne s'est pas défait en soixante-dix ans.
Fiction et réel
C’est par amour pour l’actrice Ingrid Bergman que Robert Capa prend la toute première photo de cinéma de Magnum sur le tournage des Enchaînés d’Alfred Hitchcock, inaugurant cette histoire entre l’agence et le cinéma. À partir de nombreux récits inédits, le documentaire retrace toute une vie d’histoires croisées entre deux mondes qu’a priori tout oppose : la fiction et le réel, comme cette rencontre en 1994 entre le réalisateur Theo Angelopoulos et le jeune photographe Josef Koudelka. Ils puiseront dans les Balkans, lieu de tournage du film Le regard d'Ulysse, des clichés et plans extraordinaires, tout en gardant chacun leur signature unique. Un témoignage passionnant sur le regard des créateurs, artistes de l'image, qu'ils soient derrière une caméra ou un appareil photo.

>> Diffusé en France sur arte le 31 mai 2017

Retranscription du passage lié à Marilyn Monroe:

(à 19min 30sec) - Peter Marlow (photographe): Quand on a ce genre de relations, cela rend les choses très différentes; ça permet d'atteindre ce niveau d'intimité.
David Hurn (photographe): L'exemple parfait, c'est Marilyn Monroe et Eve Arnold. Elles étaient très amies et totalement à l'aise ensemble.
Eve Arnold (photographe): Marilyn avait vu une série de photos que j'avais faite de Marlene Dietrich. C'était au début des années 50; ça devait être en 52. A cette époque, les photos étaient toutes retouchées. Tout était très mis en scène. Moi, je ne savais rien de tout ça, j'étais une photojournaliste. J'ai photographié Marlene comme elle était. Elle ne posait pas. Il n'y avait pas de décor ou d'éclairage, juste moi et elle qui chantait. Quelques temps plus tard, je suis allée à une fête donnée pour John Huston. C'est Sam Shaw, un ami commun, qui m'a présentée à Marilyn. Elle m'a regardée et m'a dit: "Vous avez fait du beau travail avec Marlene. Imaginez ce que vous pourriez faire avec moi." J'ai trouvé ça merveilleux. Il se dégageait d'elle une vraie naïveté, mais en même temps, elle avait le sens de son image et savait se vendre. Je suis sûre qu'elle a tout de suite sentie ce que nous pourrions faire ensemble. Un jour, une nuit plutôt, vers 4 heures du matin, elle m'a appelée pour savoir si j'acceptais de la rejoindre à 10 heures du matin à l'aéroport. J'aurai droit à un reportage exclusif, car elle voyageait seule avec son coiffeur.
Isabella Rossellini (actrice, réalisatrice): Eve avait sa délicatesse qui je pense, lui a permis de gagner la confiance d'autres actrices. Notamment, celle de Joan Crawford.

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(... à 21min 50sec) - Eve Arnold: C'était à Chicago durant une escale qui s'éternisait. Marilyn est allée aux toilettes et comme je suis une femme, je l'ai suivie. Je n'avais pas l'intention de la photographier, mais elle était si belle avec sa jupe relevée sur ses petites jambes potelées. J'avais toujours pensé qu'elle était mince. Elle avait cette merveilleuse capacité à se faire plus grande qu'elle n'était.
David Hurn: Cette photo est tellement intime. Et j'aime à pense que Eve était si proche d'elle, que Marilyn lui faisait tellement confiance. Cette photo, pour moi, c'est la quintessence de la photographie.

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Eve Arnold: Je l'ai photographiée sur une période de 10 ans. La plus courte de nos séances n'a duré que deux heures et la plus longue, deux mois, sur le tournage du film "The Misfits" de John Huston. Arthur Miller avait écrit une nouvelle dans laquelle il racontait l'histoire de trois hommes qui travaillaient dans le désert et capturaient des mustangs qu'ils vendaient ensuite pour faire de la nourriture pour chiens. C'est dans ce cadre sauvage qu'apparaît Marilyn. Clark Gable et Marilyn étaient le couple vedette. Il y avait aussi Montgomery Clift, Eli Wallach. Le film a été conçu dans le but de donner enfin un rôle sérieux à Marilyn.

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Alain Bergala (essayiste): Les "Misfits" est totalement exceptionnel sur plein de points. Mais quand le film a commencé à se tourner, personne ne pouvait savoir à quel point, ce serait un film exceptionnel.
Voix Off: Le tournage du film "The Misfits" est un cas unique dans l'histoire des relations entre photographie et cinéma. Neuf grands photographes de Magnum Photos vont suivre ce tournage chaotique durant les trois mois de l'été 1960 à Reno et dans le désert du Nevada. Se succédant deux à deux toutes les deux semaines. Cet accord exceptionnel n'était pas uniquement le fait des liens de John Huston et de l'agence, mais revient à l'initiative de Lee Jones, à l'époque responsable des projets spéciaux du bureau de New York, qui a eu le pressentiment que ce film au casting de rêve mériterait une couverture exceptionnelle.

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Alain Bergala: C'était la première fois dans l'histoire du cinéma où une agence obtenait l'exclusivité. Alors que toute la presse du monde aurait voulu être là. Il l'a obtenu pour une raison simple c'était que Marilyn était déjà mal en point au début du tournage et si elle avait vu arriver des photographes du monde entier, elle aurait craqué.

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Voix Off: Les deux premiers photographes à arriver à Reno sont Inge Morath et Henri Cartier-Bresson.
Agnès Sire (directrice de la fondation Henri Cartier-Bresson): Cartier-Bresson, ça ne l'intéressait pas du tout. Et puis il a entrepris un voyage aux Etats-Unis l'année du tournage des "Misfits" et je pense que Lee Jones et tous les autres à Magnum lui ont dit: "Ca serait bien, on a l'exclu sur ce tournage. Ca serait bien que tu viennes, il y a Marilyn Monroe, etc..." Donc, il est allé sur le tournage; il n'est pas resté très longtemps. Mais il a fait beaucoup de photos; il a fait un portrait de Marilyn Monroe qui est très, très beau. Sa définition du portrait, qui est l'idée de saisir le silence intérieur d'une victime consentante, on voit vraiment, dans la photo de Marilyn Monroe, son silence intérieur.

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Inge Morath (photographe -en 2001): Tout était exotique. Le caractère si américain du film était aussi exotique pour nous. Nous adoptions un point de vue très européen.
Agnès Sire: Arthur Miller a donc épousé Inge Morath qu'il a connue sur ce tournage des "Misfits". Arthur Miller était encore marié à Marilyn Monroe, mais c'était en train de se déliter totalement.
Alain Bergala: C'est hallucinant ce qu'on voit là dans les photos de ce tournage. Des scènes privées. C'est à dire que tout était destroy et du coup, tout était possible. Le photographe pouvait rentrer et faire la scène du ménage qui avait lieu à côté. Cela a évidemment beaucoup joué. Et ils ont senti ça, que tout allait mal.

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Elliott Erwitt (photographe): Le chaos qui régnait sur le tournage était dû aux constants retards de Marilyn, à sa nervosité, et à sa grande détresse de façon générale.
Alain Bergala: Quand les acteurs arrivent, ils sont tous en très mauvais état. Clark Gable n'est pas en mauvais état mais il est très vieux, et Marilyn, ce film se trouve être son dernier film et elle le fait en très très mauvais état.
Bruce Davidson (photographe): Ce n'est pas le sex-appeal de Marilyn qui m'a attiré, mais sa fragilité. C'était une artiste qui luttait contre la dépression. Il y a cette photo que j'ai prise d'elle avec Huston qui m'a mis mal à l'aise. Elle souffrait beaucoup.

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Susan Richards (auteure): Monty Clift était un peu comme  elle. Les acteurs que Dennis trouvait les plus humains sortaient souvent de l'Actor's Studio. Ils essayaient de rester eux-mêmes à Hollywood où tout le monde porte un masque. Et Monty Clift ne jouait pas ce jeu là.
Alain Bergala: L'homosexualité qu'il s'interdisait de faire savoir, névrose absolue, drogues, lui, il avait tout à la fois. Et c'est magnifique. Evidemment, la scène dans l'arrière-cour où ils sont tous les deux complètement destroy, parce qu'ils étaient réellement destroy. Et Huston détestant les homosexuels... En plus, c'était pas simple pour eux, le rapport avec Huston.
Marilyn Monroe: Ce travail peut être si... On essaie d'être sincère. Cela nous amène parfois au bord d'une sorte de folie. Ce n'est pas vraiment de la folie. Il s'agit plutôt d'essayer d'extraire de soi une part de vérité. Et c'est très dur. Enfin, disons, que c'est pas facile.
Alain Bergala: Marilyn, comme toutes les stars, contrôlait les images qu'on pouvait montrer d'elle. Sur les photos qu'elle ne voulait pas voir diffuser, on voit tout ce qui la menace. C'est à dire pour elle, la beauté n'était pas donnée, n'était pas acquise, qu'est ce qu'il a fallu de travail et d'efforts pour qu'on ait une autre image que ça. Cette lutte l'a tuée. D'être toujours une image, à un moment, ça ne tient plus. C'est le film où ça ne tient plus.
Eve Arnold: On l'a tous utilisée, cela ne fait aucun doute. Nous, photographes, devons accepter le fait qu'on a besoin de l'image des autres. Bien sûr, sans la photographie, Marilyn n'aurait jamais été Marilyn. On l'aurait jamais vue car c'est ainsi que beaucoup de gens l'ont découverte. C'est un cercle vicieux, tout le monde utilise tout le monde. Elle m'a utilisée pour l'aider à aller là où elle voulait, moi et des centaines d'autres. Je n'étais pas unique. J'était unique que dans le sens où elle faisait totalement confiance.

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Elliott Erwitt: Les photographes qui ont travaillé sur ce tournage n'étaient pas des paparazzis. Nous étions des photographes Magnum. Personne ne cherchait à nuire ou à créer de scandales. Je ne pense pas qu'il y ait eu des gens comme ça parmi nous.
Voix Off: Le tournage des "Misfits" s'achève le 4 novembre 1960. Le lendemain, Clark Gable est victime d'une crise cardiaque dont il décèdera quelques jours plus tard. Rarement la frontière entre la fiction et la réalité fut aussi mince; et la proximité entre les photographes et les stars aussi grandes.
Alain Bergala: C'est un film 'bascule'. Le cinéma hollywoodien ne sera jamais plus la même chose qu'avant. C'est terminé, donc Il a filmé, en même temps, la décomposition d'un système.
Voix Off: Concurrencé par la télévision, le système des studios s'est essouflé. Et bientôt, les grands magazines suivront. Pour Magnum et le cinéma, une page se tourne.

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© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.





21 février 2017

Never-before-seen pictures of Marilyn Monroe

EXCLUSIVE: Never-before-seen pictures of secretly pregnant Marilyn Monroe, who confided to her close friend that her Let's Make Love co-star Yves Montand was the baby's father - not husband Arthur Miller
Article published on 15 february 2017
online Daily Mail

  • Marilyn Monroe's friend Frieda Hull kept the color pictures she took of Marilyn's baby bump private but were sold as part of Frieda's estate last year
  • The pictures were taken in July, 1960 in New York City; Marilyn was 34 years old
  • Marilyn and married French actor Yves Montand began working together on Let's Make Love in February of that year and their affair began soon after
  • The images were the prized possession of Hull, who worked for Pan Am and became close to the star while part of a group of fans known as the Monroe Six
  • Frieda dubbed the pictures  ‘the pregnant slides’ – a reference to a shocking secret the screen siren kept right up until her death
  • Tony Michaels, a friend and neighbor of Frieda's,  bought the images at the ‘once-in-a-lifetime’ Marilyn Memorabilia Auction held by Julien’s Auctions in LA
  • Michaels was told by Frieda that Marilyn  lost the baby. ' It was never made clear whether that was by way of a miscarriage or even an abortion'

Extraordinary photographs purporting to show a secret pregnancy of film icon Marilyn Monroe can today be revealed for the first time.
The world exclusive images of the beautiful Some Like It Hot actress and model were sold as original color slides at an auction in Hollywood in November last year from the estate of well known Monroe confidante Frieda Hull.
But the stunning photos went under the radar, selling for a mere $2,240 with wealthy collectors not aware of their true significance.

Now DailyMail.com can reveal the six unique images were the prized possession of Monroe's loyal friend Hull, which she dubbed the ‘pregnant slides’ – a reference to a shocking secret the screen siren kept right up until her death.
The shots were taken on July 8, 1960, outside Fox Studios in New York after Monroe had completed costume and hair tests for her film The Misfits, starring Clark Gable and Montgomery Clift .

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- Six photos of legendary film icon Marilyn Monroe taken by her friend Frieda Hull on July 8, 1960, outside Fox Studios in New York
- The images clearly show a prominent bump from Monroe’s belly which Hull claimed was evidence the star was in the early stages of pregnancy
- Monroe had wanted a baby more than anything in the world, but that joy was denied her. She had three miscarriages prior to losing this baby, all of which played out in the public eye

Marilyn and sexy French actor Yves Montand didn't contain their lovemaking to onscreen

The images clearly show a prominent bump from Monroe’s belly which Hull claimed was evidence the star was in the early stages of pregnancy.
And DailyMail.com can reveal the would-be father was not Monroe's then husband, playwright Arthur Miller, it was in fact Italian-French actor Yves Montand – who she met on the set of film Let's Make Love and who she had a very public affair with.

DailyMail.com spoke to Tony Michaels, the man who bought the color slides at the ‘once-in-a-lifetime’ Marilyn Memorabilia Auction held by Julien’s Auctions in LA.
Tony, 56, was a close friend and next door neighbor of Frieda Hull before she passed.
He reveals that Hull had confided in him about Monroe’s secret pregnancy and claims the ‘pregnant slides’ are genuine evidence that she was with child.
And in an extraordinary and tragic Hollywood tale Tony says Monroe kept her pregnancy a secret from the world before 'losing' the baby during a hospital visit.

The images were the prized possession of Hull, who died in 2014

Tony told DailyMail.com: ‘Frieda was very proud of those slides and she was very proud to keep them a secret until the day she died.
But she told me the story behind them, that Marilyn got pregnant by Yves Montand.
It wasn’t a guess or a presumption, it was something she knew for sure, she was very close to Marilyn.
As far as she was concerned Marilyn was pregnant in the summer of 1960 and the slides prove it.’

Monroe had wanted a baby more than anything in the world, but that joy was denied her.
She had three miscarriages prior to losing this baby, all of which played out in the public eye. The star suffered with a condition called endometriosis her entire life that caused severe menstrual pain and she also struggled to conceive.

‘I suggested she sell the slides and all her other memorabilia so she could afford a better place to live, but again she refused, she said she would never sell out on her friend of ten years Marilyn.

At Julien’s three day auction the Frieda Hull estate had 187 lots on sale.
Rare items from the archive included unseen color photos of Monroe as she sang ‘Happy Birthday’ for President John F. Kennedy at Madison Square Garden on May 19, 1962 as well as Frieda’s original ticket and program to the gala event; never-before-seen slides of Monroe on location as she filmed the now famous subway skirt-blowing scene for The Seven Year Itch and a large collection of many unpublished photos of Marilyn at the 1955 premiere of East of Eden.

Hull (circled) , who worked for Pan Am,  became close to the star while part of a group of fans known as the Monroe Six who followed the star from place to place, here the star boarding a plane for Hollywood at Idlewild Airport in New York on February 25, 1956. One of the images in this set way signed by Marilyn: 'To Frieda Love & Kisses

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In January of 1960 when she was filming Let's Make Love with Yves Montand  Marilyn's tummy was flat. But by the beginning of July the star has a visible baby bump

In total, according to Julien’s, ‘The Frieda Hull Marilyn Monroe Photo Archive’ included over 550 color and black and white candid snapshots and photographs, over 150 color slides, nearly 750 movie stills, publicity photos and lobby cards, and personal home movies.
Even the camera Frieda had used to take the 'pregnant slides' as well as dozens of other photos of Marilyn - a Mercury II, model CX 35mm - went up for sale selling for a bid of $3,437.50.
Tony said: 'It was amazing stuff, Frieda had 14 Marilyn autographs, some went as high as $14,000.'

The provenance for all the lots – which sold for $433,000 - was simply that they came as part of the Frieda Hull estate.
Tony recalls: ‘Frieda had even gotten permission from Marilyn to get a couple of locks of hair from her hairdresser.
I’m not talking much, just small lots of hair, together the two locks of hair went for $72,700.
She also had a red scarf that Marilyn had given her in there.
But out of all the lots her prized possession was the six ‘pregnant slides’ as she called them.
'She talked about these to me all the time, they were very important to her.'

Julien's auctioneers decided not to mention the pregnancy claims when selling the slides.
As a result the slides went relatively unnoticed and Tony felt it his duty to snap them up, paying just $2,240 - a bargain given the back story now emerging.
Of course, the astonishing claims which will send Marilyn Monroe historians into a flap, cannot be proven - both Marilyn and Yves Montand are long dead.
But Tony's compelling account of what Frieda had confided in him is difficult to ignore.

Tony Michaels (left) purchased six photos of the film icon Marilyn Monroe taken by his friend and neighbor Frieda Hull (right)

And today he wants to tell Frieda’s story and how his long time friend was infatuated with Marilyn Monroe.
Speaking from his home in Las Vegas, the high stakes casino croupier told DailyMail.com: ‘I met Frieda over the wall in my back yard around 20 years ago around 1996, she was a neighbor and I introduced myself, she introduced herself and I invited her over for a prize fight.
‘I had ordered a pay for view fight that night and she had mentioned she was a fan of boxing and she came over with a bottle of Jack Daniels and drank me under the table.
She became my drinking partner and we became pretty good friends, she came to all the kid’s Little League games, if they had events, she went to all of them.
She became my kid’s surrogate grandmother because she had no family of her own.’

Frieda was never married and had no children so she ‘adopted’ many of the neighborhood children, including Tony’s two young boys Anthony and Andrew.
She was preceded in death by her brother, Thomas Hull; and her aunt, Elizabeth Hagen, but had no obvious heir when she died.

Tony said: ‘My family became very close to her. Frieda didn’t drive so we would take her grocery shopping or to her doctor’s appointments.
She was very generous, we’d go out to eat and she’d never let us pay for it, she liked to do a little gambling and loved sports, she was a die-hard fan of the Brooklyn Dodgers and the New York Mets.
She was set in her ways and was never going to change her opinion about anything, She was a brutally honest person.

Marilyn carried a coat in front of her belly after Frieda took the 'pregnant slides.;

She was very warm hearted, especially to the under dog whether it was children or animals.
She loved Bing Crosby and Judy Garland, but she had an infatuation with Marilyn Monroe.

Frieda is widely known to have been one of the ‘Monroe Six’ – a group of six friends based in New York City who followed the star all over America to take her photo.
As an employee of Pan Am Airlines Frieda was in the enviable position of being able to photograph Monroe on a regular basis.
The group learned of the screen siren's whereabouts by reading movie magazines and asking her hairdresser and would wait outside her hotel or home.

Tony said: ‘Frieda started out as a fan, almost like a stalker, her and five friends.
Then after a while Marilyn would recognize the kids and she came over and asked their names and they started a friendship.
When she would come in to town, for lack of a better word, they would kidnap her, put a scarf on her head and put sunglasses on her and they would go out and do things that Marilyn couldn’t do because she was too famous.
'They called her "Mazzi". It was a code name they had for her, so no one else would know who they were talking about.
She got to be a kid with the Monroe Six, they would go roller skating in Central Park or bike riding, just hang out.

Eventually Monroe came to know each member of the group very well, even inviting them to the Roxbury, Connecticut home she shared with then husband Arthur Miller for a picnic.

'I would never, I couldn’t capitalize on Marilyn’s death she was my friend,' Frieda told Tony. Her photos and memorobilia of Marilyn was sold as part of her esate when she passed away

Tony added: ‘To show you how gruff Frieda could be at times, the story went that Marilyn came over and took a potato chip off her plate and Frieda snapped and put her in her place, “don’t you ever do that, I don’t care who you are, or who you think you are, that’s rude, don’t do that”. From then on they were pretty close friends.
Every time we would get together, especially if we were drinking, I’d get to hear all the stories from Frieda.
Marilyn gave her a red scarf at one point and she worked for Pan Am so any time Marilyn came in to town Frieda would run out on to the tarmac and start taking pictures.
I told Frieda, you know you have all this stuff why don’t you sell it, you can get a better place.
But she said, “no I would never, I couldn’t capitalize on Marilyn’s death she was my friend”.

Tony lost contact with Frieda after he divorced his wife and moved out of the marital home, but he says his ex-wife and two sons kept in close contact with her.
The best friend of Tony’s sons, a man named Chris who asked for his last name to be left out of this article, was also close to Frieda and helped her in her dying months.
Chris visited her in the hospice and took care of her house, he did a great job of helping her put and Frieda was very thankful,’ said Tony.
As a result Chris was made the executor of the estate and took up Tony on his offer to help catalogue all her Marilyn Monroe memorabilia.
My kids were in the will as was my ex-wife, I was not. Frieda and I kind of had a falling out.
But I was still fond of her and her death was terribly sad.
'I helped catalogue Frieda’s Marilyn Monroe collection because over the years she had shown me most of it, I knew what to look for in her mountain of belongings.
'The first thing on my list was "The pregnant slides".
'She always called them that, she told me the father of the unborn child was Yves Montand, she told me the story of how Arthur got called away and Yves Montand's wife got called away and they stayed together in a Beverly Hills Hotel bungalow and they had an affair.'
Indeed the affair between Monroe and Montand has been widely discussed over the years.

The camera with which Frieda snapped her pictures of Marilyn

Monroe and playwright husband Arthur Miller were staying in a luxury bungalow at the Beverly Hills Hotel, while the golden couple of French cinema, Simone Signoret and her husband Yves Montand were next door.
Monroe and Montand were starring in the George Cukor movie, Let's Make Love at the time.
Miller and Monroe's unhappy marriage made it easy for the star to stray.
Signoret famously said of Monroe: 'If Marilyn is in love with my husband it proves she has good taste, for I am in love with him too.'

Production on Let's Make Love, a movie starring Monroe and Montand, began in February 1960.
Soon after shooting got underway, their respective partners Miller and Signoret were called away from Los Angeles, leaving Monroe and Montand alone in Miller's Beverly Hills Hotel bungalow.
On March 8, 1960 Monroe received the Golden Globe Award for Best Comedy Actress for Some Like It Hot.
Could this be the night of conception? She would have been exactly four months pregnant in Hull's July 8, 'pregnant slides'.
In May, 1960 Miller found out about the affair and was very upset - his marriage to Monroe began to crumble.

In later years Montand admitted to the affair. 'I was crazy about my wife, but what can you do?' Montand recalled

Tony says that Frieda believed that when Marilyn went to hospital for ten days during the filming of The Misfits, it wasn't for acute exhaustion as was claimed at the time, it was for a nervous breakdown and possibly a miscarriage

By August that year they weren't speaking and Monroe moved out of a shared room with Miller at the Mapes Hotel in Reno.
In later years Montand admitted to the affair. 'I was crazy about my wife, but what can you do?' Montand recalled with a very French shrug.
Monroe died two years after Let's Make Love, at age 36.

Tony says he has meticulously researched the time period when Frieda claimed Monroe was pregnant and claims photographs taken at the time show the development of the child between two of her movies.
'Let's Make Love, you can see towards the end that she could be pregnant and she went right in to the The Misfits, Arthur Miller's play that he wrote for her,' he says.
'Then right at the end of The Misfits there's no sign of a pregnancy.'

Tony says that Frieda believed that when Marilyn went to hospital for ten days during the filming of The Misfits, it wasn't for acute exhaustion as was claimed at the time, it was for a nervous breakdown and possibly a miscarriage.
'She just told me Marilyn was pregnant in those photos and I believed her. I don't think she'd tell me that on a hunch, she knew.

Speaking from his home in Las Vegas, the high stakes casino croupier told DailyMail.com: ‘I met Frieda over the wall in my back yard around 20 years ago around 1996, she was a neighbor and I introduced myself, she introduced herself and I invited her over for a prize fight

'Frieda believed that it wasn't exhaustion that landed her in hospital, she said it was a nervous breakdown and she lost her baby.
'And all she told me was that Marilyn has lost the baby, it was never made clear whether that was by way of a miscarriage or even an abortion, and I never thought to press her on it.'

Tony says he bought the photos because he knew their history as 'The pregnant slides', while no one else did.
'Now I think that the story needs to be told,' he added.
Tony says he kicks himself that he didn't quiz Frieda more on her time with Marilyn.
She would often share gems of information and fascinating stories with him, more often than not when they shared a drink together.
'Frieda worshipped Marilyn, she loved her. She wouldn't give up anything after she died,' he said.

Frieda, originally from Brooklyn, NY, and just four years younger than Monroe, died of natural causes aged 83 in 2014.
She had retired from Pan Am and came out to Las Vegas where she enjoyed the occasional flutter in the Vegas casinos, loved watching sports and lived a solitary life with her lap dog Bobby, who died before she did.
An online obituary posted locally in Las Vegas read: 'Frieda Elizabeth Hull, of Las Vegas, passed June 22, 2014... She was one of the most interesting, wonderful and kind-hearted people the world has ever known.'
The obituary mentioned her bond with her old friend: 'She was a good friend to Marilyn Monroe and loved sharing stories and private photos of the icon.'
And it ended poignantly: 'She lived a long and beautiful life, dying at 83 years old... She was an amazing woman and I could only hope to be half the person she was. "We love you and you will be greatly missed."'


Posté par ginieland à 20:06 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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07 janvier 2017

Gifs The Misfits (5) - Tryptique

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> source: blog tumblr eternalmarilyn

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