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27 novembre 2022

TV - Ivo Livi, dit Yves Montand

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Dimanche 27 novembre 2022 - à 15h15 - sur Arte
Disponible en replay du 24/09/2022 au 21/04/2023

- déjà diffusé: première diffusion le 8 novembre 2011 -

Documentaire - Ivo Livi, dit Yves Montand

Réalisation: Patrick Rotman
Année: 2011
Durée : 115 minutes

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De sa Toscane natale à Broadway en passant par le Marseille de sa jeunesse, ce documentaire riche en images rares raconte par la voix de Denis Podalydès le destin d’un gamin pauvre devenu star internationale de la chanson et du cinéma : Ivo Livi dit Yves Montand.

Fils d’un paysan italien contraint à l’exil en raison de ses convictions communistes, Yves Montand, né Ivo Livi en 1921, grandit dans le quartier insalubre de la Cabucelle, à Marseille. Passé par l’usine et les salons de coiffure, cet admirateur de Fred Astaire fait ses armes de chanteur dans des salles miteuses de la cité phocéenne avant de conquérir l’Alcazar, puis la capitale. Dans le Paris occupé, sa route croise celle d’Édith Piaf, amante et mentor qui le quittera après l’avoir mis en orbite. Si ses débuts au cinéma, dans Les portes de la nuit (1946) de Marcel Carné, s’avèrent peu concluants, l’amitié nouée avec le poète Jacques Prévert, scénariste du film, lui offre deux présents éternels : la chanson "Les feuilles mortes" et sa rencontre, en 1949, avec Simone Signoret. Dans la décennie qui suit, le couple, acquis au communisme, profite de sa notoriété pour porter les combats qui lui tiennent à cœur. Après son triomphe à Broadway et sa parenthèse hollywoodienne marquée par le scandale de sa liaison avec Marilyn, Montand entame, au milieu des années 1960, sa mue cinématographique. Sous la caméra de Costa-Gavras, de Sautet et de bien d’autres, il s’impose sur les écrans en star absolue du septième art hexagonal – tout en continuant, après avoir tourné le dos au communisme, à militer ardemment pour les droits humains.

Contradictions
Narré par Denis Podalydès, ce portrait au long cours retrace l’ascension exceptionnelle de l'acteur-chanteur, des collines toscanes au Metropolitan Opera de New York. Au fil de riches archives, qui font la part belle à son génie de la scène, ce passionnant voyage éclaire la trajectoire intime, artistique et politique d’Yves Montand, mais aussi les contradictions de cet homme aussi égocentrique que généreux, travailleur acharné au charisme inné.


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24 octobre 2022

TV - Ivo Livi, dit Yves Montand

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Lundi 24 octobre 2022 - 23h20 - sur Arte
Disponible en replay du 24/09/2022 au 21/04/2023

- déjà diffusé: première diffusion le 8 novembre 2011 -

Documentaire - Ivo Livi, dit Yves Montand

Réalisation: Patrick Rotman
Année: 2011
Durée : 115 minutes

TV-Ivo_Livi 

De sa Toscane natale à Broadway en passant par le Marseille de sa jeunesse, ce documentaire riche en images rares raconte par la voix de Denis Podalydès le destin d’un gamin pauvre devenu star internationale de la chanson et du cinéma : Ivo Livi dit Yves Montand.

Fils d’un paysan italien contraint à l’exil en raison de ses convictions communistes, Yves Montand, né Ivo Livi en 1921, grandit dans le quartier insalubre de la Cabucelle, à Marseille. Passé par l’usine et les salons de coiffure, cet admirateur de Fred Astaire fait ses armes de chanteur dans des salles miteuses de la cité phocéenne avant de conquérir l’Alcazar, puis la capitale. Dans le Paris occupé, sa route croise celle d’Édith Piaf, amante et mentor qui le quittera après l’avoir mis en orbite. Si ses débuts au cinéma, dans Les portes de la nuit (1946) de Marcel Carné, s’avèrent peu concluants, l’amitié nouée avec le poète Jacques Prévert, scénariste du film, lui offre deux présents éternels : la chanson "Les feuilles mortes" et sa rencontre, en 1949, avec Simone Signoret. Dans la décennie qui suit, le couple, acquis au communisme, profite de sa notoriété pour porter les combats qui lui tiennent à cœur. Après son triomphe à Broadway et sa parenthèse hollywoodienne marquée par le scandale de sa liaison avec Marilyn, Montand entame, au milieu des années 1960, sa mue cinématographique. Sous la caméra de Costa-Gavras, de Sautet et de bien d’autres, il s’impose sur les écrans en star absolue du septième art hexagonal – tout en continuant, après avoir tourné le dos au communisme, à militer ardemment pour les droits humains.

Contradictions
Narré par Denis Podalydès, ce portrait au long cours retrace l’ascension exceptionnelle de l'acteur-chanteur, des collines toscanes au Metropolitan Opera de New York. Au fil de riches archives, qui font la part belle à son génie de la scène, ce passionnant voyage éclaire la trajectoire intime, artistique et politique d’Yves Montand, mais aussi les contradictions de cet homme aussi égocentrique que généreux, travailleur acharné au charisme inné.


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17 juillet 2022

Les Echos Week-End 15/07/2022

Les Echos Week-End
n°23749

2022-07-15-lesechos-1  2022-07-15-lesechos-2 

pays: France
parution le vendredi 15 juillet 2022
Le supplément magazine vendu avec l'édition du journal le vendredi
Article de 7 pages

2022-07-15-lesechos-p06  2022-07-15-lesechos-p53 
2022-07-15-lesechos-p54-55 
2022-07-15-lesechos-p56-57 
2022-07-15-lesechos-p58-59  


La vie « made in France » de Marilyn Monroe
> Par Sebastien Cauchon; en ligne sur  lesechos.fr
 

On connaît le goût de Marylin pour le parfum français mais moins celui pour les cocottes Le Creuset ou encore les objets Baccarat. En matière de lifestyle, la superstar hollywoodienne la jouait made in France. En atteste ses factures et autres correspondances que se sont amusé à éplucher « Les Echos Week-End ».

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Marilyn Monroe et Yves Montand, le 16 janvier 1960 à Hollywood,
lors du cocktail annonçant le tournage du « Milliardaire », film dont ils partagent l'affiche.
(© AFP)

On connaît la passion de Marilyn Monroe pour le 5 de Chanel et celle, plus fugace, qui la lia le temps d'un tournage à Yves Montand. Deux symboles de la France à travers le monde que l'icône hollywoodienne contribua sans doute indirectement à populariser une fois ses deux coups de coeur dévoilés au grand jour. Ce que l'on sait moins, c'est que dans l'intimité, ce symbole de la pop culture américaine des fifties, disparue il y aura tout juste soixante ans le 4 août prochain, aimait également s'entourer des grands noms de l'art de vivre à la française.

Née en 1926 d'une mère qui l'éleva à peine et d'un père qu'elle ne connut jamais, Norma Jeane Mortenson traversa l'enfance dans des conditions plus que modestes. Peu de chance que le soft power français ait alors croisé la route de cette enfant des quartiers périphériques de Hollywood. Vite mariée à 16 ans (pour échapper à l'orphelinat) avec un pur Yankee éberlué, elle l'abandonna rapidement pour embrasser une carrière de mannequin.

Quête d'excellence

Et c'est en se réinventant devant les caméras de la 20th Century Fox sous le nom de Marilyn Monroe que Norma Jeane connut le succès. Puis, très vite, l'ambition secrète de devenir une grande actrice et d'être reconnue en tant que telle. Est-ce cette quête d'excellence qui la poussa à accumuler les commodes Louis XV, les reproductions de Pierre Bonnard et Pierre-Auguste Renoir ou encore les ouvrages d'Albert Camus, Flaubert ou Proust ?

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Marilyn se parfumant au Chanel N° 5, le 24 mars 1955, à l'hôtel « Ambassador » à New York.
© Ed Feingersh/Michael Ochs Archives/Getty Images

Loin d'être une pose, cet attrait pour le beau venu de France se retrouvait dans les objets du quotidien que la star choisissait avec soin, à mille lieues de l'image de la fille superficielle et rigolote, la fameuse « girl next door » que le studio s'efforça de vendre film après film avec un succès certain. Qui aurait cru que l'incarnation du glamour hollywoodien possédait une batterie de cuisine Le Creuset de huit pièces (dont deux cocottes) dans un délicat coloris jaune paille ? C'est ce que l'on découvre en octobre 1999 à la faveur de la très médiatisée vente aux enchères des effets personnels de la star organisée par la maison Christie's. Les observateurs attentifs savent pourtant que Marilyn n'a pas attendu la création du Comité Colbert (en 1954) pour succomber aux charmes du « made in France ».

N°5, Arpège et Joy

Folle du 5 et de ses notes d'aldéhydes, ylang-ylang, néroli, bergamote et citron, elle s'approvisionne régulièrement auprès des grands magasins de luxe tels I. Magnin à Los Angeles ou Saks à New York. Jusqu'à en posséder 26 flacons, selon la légende. Marilyn lui substitue ponctuellement deux autres best-sellers de la parfumerie française : Arpège de Lanvin ou Joy de Patou. Les actrices ne sont alors pas encore des égéries et paient sur leurs deniers propres, comme le confirment les nombreuses factures de ce type que l'on retrouvera parmi les effets personnels de la star après sa disparition.

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Facture de parfum Chanel N° 5 acheté au grand magasin I. Magnin de Beverly Hills.
© Courtesy of Julien's Auctions

Marilyn succombe également dès ses débuts professionnels à un autre étendard du raffinement à la française : le champagne. Boisson officielle du septième art dont elle partage la blondeur et le caractère pétillant, elle en remplit les réfrigérateurs de ses diverses résidences successives (38 en seize ans, tout de même). Le Dom Pérignon 1953 avait clairement sa préférence : en juin 1962, Pat Newcomb, l'attachée de presse personnelle de la star, avait ainsi veillé à ce que le photographe Bert Stern en ait a minima trois bouteilles en stock pour sa séance prévue pour « Vogue ».

Une autodidacte au goût très sûr

Prévoyant, Stern s'était muni d'une caisse entière. « Le champagne ne coûtait alors que 11 dollars la bouteille, au lieu de 55 actuellement », écrivait-il en 1982 dans le récit de cette ultime séance. En 2022, la mythique cuvée est quasi introuvable et proposée à plusieurs milliers d'euros aux amateurs lorsqu'une bouteille vintage fait ponctuellement apparition sur le marché des collectionneurs fortunés.

Si Moët & Chandon peut s'enorgueillir d'avoir su séduire les papilles de la star avec son millésime 1953, Marilyn ne dédaignait pas pour autant les autres grandes maisons champenoises. Ses bons de commande ou encore ses notes de room-service pendant les tournages indiquent que le Piper-Heidsieck ou le Mumm Cordon Rouge trouvaient régulièrement grâce à ses yeux. Nulle trace de vulgaire « sparkling » californien dans ses factures, Marilyn Monroe était définitivement une autodidacte de goût, y compris dans le domaine vinicole.

Le bal « April in Paris »

Un goût très sûr et une quête d'excellence qui lui font fuir Hollywood en 1954 pour s'établir à New York. Elle y fonde sa propre maison de production en 1955 et épouse l'année suivante le dramaturge Arthur Miller. L'intelligentsia de la côte Est l'accueille à bras ouverts et Marilyn souhaite se réinventer, les conditions sont réunies pour que s'épanouisse son amour de la France.

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Le champagne est l'un des raffinements à la française qu'adorait Marilyn,
avec un goût sûr pour les grandes maisons. © Ramey Agency/ABACA

Elle accepte ainsi avec plaisir l'invitation au bal « April in Paris » qui se tient au « Waldorf Astoria » le 11 avril 1957. Lancé cinq ans plus tôt par le futé manager français de l'établissement, un certain Claude Philippe, l'événement s'est imposé comme le raout mondain et caritatif de l'année auprès de la bonne société new-yorkaise.

Sous couvert de renforcer l'amitié franco-américaine, le dîner dansant est une magnifique opération de promotion des artistes français et des fleurons du savoir-faire hexagonal qui financent la soirée : Dior, Balmain, Givenchy, Cartier ou encore la Fédération nationale française de dentelles, tulles, broderies et passementeries. L'invitation est facturée 100 dollars (reversés à des oeuvres de charité) et donne aux participants fortunés bon pour une tombola dont les lots vont de la Renault Dauphine au cendrier de chez « Maxim's » !

Razzia chez Baccarat

Fidèle à sa légende, Marilyn arrive en retard, main dans la main avec Arthur Miller, avec qui elle ouvre langoureusement le bal sous les flashs des photographes. Lors du dîner, elle croise Gérard Philipe, Zizi Jeanmaire et Jean Marais.

On ignore si les représentants de la maison Baccarat sont présents ce soir-là, mais Marilyn va dévaliser peu après le showroom new-yorkais de la manufacture de cristal originaire de Meurthe-et-Moselle pour décorer son appartement du 444 East 57th Street où elle vient d'emménager avec Miller. Emblématique horloge Soleil (trônant au-dessus de la cheminée), carafes à décanter, chandeliers, verres à eau et à vin, candélabres… les pièces Baccarat affluent dans le grand appartement dont la star a fait recouvrir les sols de moquette beige et des pans de murs entiers de miroirs.

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Facture d'une caisse de Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn,
achetée en mai 1962, trois mois avant sa mort. © Ramey Agency/ABACA

La marque a, il est vrai, installé sa boutique « flagship » new-yorkaise à quelques mètres du domicile de l'actrice, au 55 East 57th Street. Une adresse à laquelle on trouve au premier étage la salle d'exposition de la maison Porthault. A l'en croire, celle-ci y aurait vendu ici même à Marilyn son linge de maison imprimé Coeurs rose issu des ateliers de Rieux-en-Cambrésis… Ce que l'on sait avec certitude, c'est que Marilyn fréquentait effectivement cette adresse, puisque le 25 novembre 1958, une facture en atteste, elle poussa la porte de la boutique Baccarat pour y faire l'achat d'un cendrier en cristal référence « numéro 33 » pour la somme de 180,25 dollars.

Une garde-robe monopolisée par Norman Norell

Etonnamment, peu de pièces de haute couture française dans la garde-robe de la star qui aspire alors pourtant à transformer son image et gommer les années pin-up de ses débuts. Deux raisons à cela. Tout d'abord, l'actrice privilégie dans l'intimité les tenues simples et confortables, empruntant si besoin au département costumes de la Fox les robes glamours le temps d'une soirée de gala. Ensuite, un homme veille sur ses tenues depuis son arrivée sur la côte Est et l'accompagne dans le processus de sophistication de la « nouvelle » Marilyn. Il s'agit du couturier Norman Norell, un ami des Greene, chez qui Marilyn a trouvé refuge après avoir quitté Hollywood.

Sur les conseils d'Amy Greene, Norell est mis à contribution pour renouveler la garde-robe de la star grâce à un ingénieux partenariat : il fournira ses créations gracieusement et prendra en charge une partie des frais du train de vie de la star (coiffeur, esthéticienne, manucure), et en contrepartie Marilyn portera du Norell pour toutes ses apparitions publiques, lui assurant ainsi une immense publicité. Oubliés les robes à noeuds fuchsia, les lamés or et les bustiers plongeants de soie rouge et dentelles. Norman Norell pare Marilyn d'une élégance minimaliste de bon ton.

Les tables laquées de « Mrs Miller »

Son influence s'étend au-delà du dressing puisque c'est lui qui joue les intermédiaires entre l'actrice et la maison Leleu. Fleuron des arts décoratifs français, Leleu crée alors du mobilier d'exception mêlant bois laqués, marbre, albâtre et bronze pour les grands de ce monde. Le 29 septembre 1959, la secrétaire de Marilyn Monroe adresse un courrier au siège parisien de la maison Leleu, avenue Franklin Roosevelt : « Messieurs, suite aux arrangements pris avec Mr. Norman Norell, veuillez trouver ci-joint un chèque d'acompte de 150 dollars pour trois tables laquées au nom de Mrs Arthur Miller. » La commande est précise, on indique que « la laque doit être de style numéro 1, comme indiqué sur les échantillons apportés par Mr. Norell ».

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Correspondance échangée à l'occasion de la commande de trois tables gigognes
à la maison française Leleu. © Courtesy of Julien's Auctions

Fils du fondateur Jules, Jean Leleu s'empresse de lancer la livraison des trois tables gigognes destinées au salon de la plus grande star au monde. Le 6 octobre, il informe par retour de courrier « Mrs Miller » de la bonne réception de son acompte et de l'expédition de sa commande prévue « dans les premiers jours de décembre ». Il précise timidement : « Je me réjouis de savoir certains de mes meubles chez vous, même si ce sont de petites pièces. Vous pourriez être intéressée par nos produits et nos tendances, aussi je joins à ce courrier quelques pages de publications françaises à notre sujet. » Avant de s'enhardir : « Nous sommes reconnus comme des décorateurs d'exception spécialisés dans la fabrication de meubles modernes sur mesure. Notre savoir-faire est inégalé : c'est la raison pour laquelle nous avons été sélectionnés pour la décoration de nombreux navires de luxe, ambassades, résidences présidentielles, etc. » Et de tenter enfin sa chance : « Ce serait pour moi un plaisir de réaliser pour vous des esquisses personnalisées s'il vous arrivait d'avoir des résidences à meubler et décorer. »

Subjuguée par Yves Montand

Las, comme l'atteste l'épaisse correspondance conservée à ce sujet, les formalités de douanes vont compliquer et retarder la livraison de la caisse renfermant les fameuses tables. Et Marilyn ne renouvellera pas commande à la maison Leleu… Mais la France n'est jamais loin d'elle en cette année 1959. Quelques mois plus tôt, c'est en effet un artiste français qu'elle découvre sur les planches du Henry Miller Theater à Broadway. Le 21 septembre 1959, Marilyn assiste à la première du one man show « An evening with Yves Montand ». Subjuguée, et alors que Miller était retenu par son travail d'écriture, elle retourne avec lui voir le spectacle trois jours plus tard.

Le 16 janvier 1960, c'est à Hollywood que les couples Montand et Miller sont réunis pour une conférence de presse annonçant le début de tournage du film « Le Milliardaire » dont Marilyn et Montand se partagent l'affiche.

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Les couples Marilyn Monroe-Arthur Miller et Yves Montand-Simon Signoret,
dans l'appartement de Montand au « Beverly Hills Hotel »,
durant le tournage du « Milliardaire », en 1960.
© Bruce Davidson/Magnum Photos

Comme si le titre original du film n'était pas assez prémonitoire (« Let's Make Love »), Marilyn déclare à la presse : « Après mon mari et ex aequo avec Marlon Brando, je trouve qu'Yves Montand est l'homme le plus séduisant que j'aie jamais rencontré. » Les couples Signoret-Montand et Monroe-Miller s'installent dans des bungalows voisins au « Beverly Hills Hotel » pour la durée du tournage et le photographe Bruce Davidson immortalise le temps d'un dîner la catastrophe annoncée dans un cliché devenu célèbre. Simone Signoret regarde Yves Montand qui regarde Marilyn qui regarde Arthur Miller qui regarde Yves Montand, un sourire crispé aux lèvres.

La suite est connue. Et si, dans l'un des numéros musicaux du film, Marilyn y susurre dans un français adorable « Mon coeur est à papa », en privé, son mariage avec Arthur Miller ne se relèvera pas de son « coup de foudre d'écolière » tel que Montand, en parfait goujat, qualifiera leur brève romance avant de rentrer à Paris.

Un Rodin dans le salon

L'épisode semble éloigner la France de Marilyn qui, en divorçant de Miller, déserte la côte Atlantique pour s'établir à nouveau à Los Angeles. C'est à Brentwood qu'elle achète en mars 1962 une hacienda de style espagnol qu'elle entreprend de rénover dans le plus pur style mexicain. Sans oublier toutefois d'équiper sa cuisine de casseroles en cuivre estampillées « Bazar de Paris » ou de décorer son salon quasi nu d'un bronze de Rodin, « La Main de Dieu », un achat d'impulsion à plus d'un millier de dollars.

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Le 26 février 1959, au consulat de France à New York,
Marilyn reçoit l'Etoile de Cristal décernée par l'Académie française du cinéma
des mains de son président Georges Auric, en présence du consul, Raymond Laporte (à gauche).
© PAUL SLADE/PARISMATCH/SCOOP

Lorsqu'elle s'avance le 19 mai 1962, sur la scène du Madison Square Garden pour entonner « Happy Birthday » à John Fitzgerald Kennedy, Marilyn entre dans l'histoire du XXe siècle. Impossible pour l'assistance qui la regarde scintiller sous les projecteurs dans une robe de sirène, d'imaginer que dans trois mois elle succombera à une overdose de barbituriques. Tous ignorent également que cette robe hallucinante, portée pour son ultime apparition, est composée de gaze de soie grège (venue de France !) rehaussée de 2.500 cristaux cousus à la main. Et que son créateur, Jean-Louis Berthault, ancien chef costumier de la Columbia puis d'Universal Pictures désormais à son compte, était Français, né à Paris et sorti diplômé de l'Ecole des Arts décoratifs à la fin des années 1930.


Marilyn Monroe Estate, un business juteux

Lorsqu'elle meurt à 36 ans, en 1962, Marilyn Monroe laisse un testament dont les principaux bénéficiaires sont sa mère Gladys, sa demi-soeur Berniece, sa secrétaire May Reis et son professeur d'art dramatique Lee Strasberg. Une phrase va cependant permettre à ce dernier de rafler le vrai trésor caché de la succession. En plus de lui attribuer 75 % de la propriété intellectuelle qu'elle détenait sur certains de ses films qu'elle avait coproduits, à la clause 4 du document, l'actrice a en effet indiqué : « Je lègue tous mes effets personnels et vêtements à Lee Strasberg, mon souhait étant qu'il répartisse ces derniers comme bon lui semble entre mes amis, mes confrères et ceux à qui je tiens. » Lee va bien vider intégralement l'appartement de New York et la maison de Brentwood de la star. Mais, au mépris de la volonté exprimée, les milliers d'articles vont être stockés dans d'immenses garde-meubles new-yorkais et ne seront jamais redistribués aux proches et collègues de Marilyn. En 1982, Lee Strasberg meurt à son tour et sa seconde épouse, Anna Strasberg, qui n'a jamais connu l'actrice, hérite des biens et droits de la star. Elle charge l'homme d'affaires californien Roger Richman d'exploiter le nom et l'image de la star. Il développe la marque Marilyn Monroe de 1983 à 1995 en signant des contrats lucratifs, notamment avec les magasins Bloomingdale's. Mais, en 1996, Anna Strasberg remercie Richman et confie le Marilyn Monroe Estate à CMG Worldwide, qui règne sur le business des stars disparues et multiplie les contrats de licence.

En 1999, Anna Strasberg confie à Christie's le soin d'organiser la vente aux enchères des effets personnels de Marilyn. La vente du siècle permet à la veuve d'empocher un total de 13,4 millions de dollars, dont plus de 1,2 million pour la célèbre robe brodée de sequins du « Happy Birthday » à JFK.

Après une belle opération avec Le Seuil en 2010, à qui elle confie le soin de publier un recueil de textes et poèmes tirés des archives de Marilyn, Anna Strasberg cède en 2011 ses droits de propriété intellectuels liés à la star au groupe Authentic Brands pour un montant non communiqué estimé entre 20 et 30 millions de dollars.

Après les pièces nobles (costumes, robes griffées, scénarios annotés, mobilier, fourrures et bijoux), Anna Strasberg disperse régulièrement ce qu'il lui reste des effets personnels de Marilyn (dont une montagne de paperasse comptable) dans des ventes aux enchères. Spécialiste de la « memorabilia », la maison Julien's Auctions de Beverly Hills organise ainsi chaque été une vente intitulée « Hollywood Legends » où tout ce qu'a un jour touché Marilyn s'envole à prix d'or. Toaster, tube de rouge à lèvres et casse-noisettes inclus. La prochaine vente se tient ces 15 et 18 juillet (*) et offre aux collectionneurs (ou investisseurs) la possibilité de remporter, entre autres, un chèque signé en 1952 par Marilyn à la pharmacie Schwab's (estimé entre 3.000 et 5.000 dollars), une note manuscrite de dix lignes adressée à Lee Strasberg (estimation 6.000-8.000 dollars) ou encore un carreau de faïence issu de la salle de bains de la dernière demeure de la star (estimation 1.000-2.000 dollars).

(*) www.julienslive.com


Marilyn et la France, les occasions ratées

Francophile dans l'âme, Marilyn Monroe n'aura jamais foulé le sol français.

En juillet 1956, lorsqu'elle quitte les Etats-Unis pour l'Europe, c'est pour tourner en Angleterre « Le Prince et la Danseuse », adaptation d'une pièce de Terence Rattigan dont elle a acquis les droits, confiant la réalisation et le rôle principal à ses côtés à Laurence Olivier. Elle se promet de suivre son époux, Arthur Miller, qui doit faire un saut à Paris rencontrer Yves Montand et Simone Signoret qui adaptent « Les Sorcières de Salem ». Mais la mésentente entre Marilyn et Laurence Olivier plombe le tournage qui s'enlise à Londres, Miller ira seul à Paris.

Le 7 mars 1958, Simone Noir de chez Christian Dior pense savoir que Marilyn Monroe s'apprête à venir à Paris. Elle adresse un courrier à l'actrice lui indiquant qu'elle se réjouit de sa venue et qu'elle espère que Marilyn se rendra à la boutique Dior en dépit de son planning chargé. Naturellement, « nous pouvons venir vous montrer des modèles à votre hôtel », précise-t-elle, en joignant une liste de prix. Marilyn ne se rendra pourtant jamais au 30 avenue Montaigne. Et pour cause, invitée en avril 1958 par l'Académie française du cinéma à se voir décerner à Paris l'Etoile de Cristal de la meilleure interprète étrangère, elle recevra in fine son trophée le 26 février 1959… au consulat français de New York des mains du compositeur Georges Auric, venu pour l'occasion.

Quant au Festival de Cannes, s'il convie très officiellement Marilyn Monroe dès 1955 en s'adressant à son attaché de presse Rupert Allan puis à son associé Milton H. Greene, malgré tous les efforts déployés, chacune de ses tentatives fut hélas infructueuse.

En 1960, c'est Joséphine Baker, présidente du gala de l'Union des artistes, qui convie Marilyn à exécuter « devant le Tout-Paris » un numéro de cirque « insolite » à l'occasion du 30e anniversaire du gala. « Vous savez combien Paris vous aime et combien les acteurs français seraient fiers de vous accueillir », précise-t-elle dans sa lettre en français adressée au « Beverly Hills Hotel ». Sa destinataire notera sur un mémo en réponse son regret de ne pouvoir participer à l'événement le 4 mars 1960 pour cause de tournage d'un film. Marilyn en dompteuse, acrobate ou meneuse de revue sur la piste du Cirque d'Hiver Bouglione ? La France aurait en effet adoré.


Les objets personnels de Marilyn ont la cote

1. La robe « Happy Birthday à JFK » : 4,81 millions de dollars lors de sa seconde vente, le 17 novembre 2016, par Julien's.

2. Une bague platine et diamants offerte par Joe DiMaggio (qu'elle épousa en 1954) : 772.500 dollars chez Christie's.

3. Son piano d'enfance : 662.500 dollars chez Christie's.

4. Une robe portée dans « La Rivière sans retour » : 526.000 dollars chez Julien's.

5. Une lettre adressée par Joe DiMaggio en 1952 : 525.000 dollars chez Christie's.


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31 mai 2022

Isabelle Adjani dans Elle - 19/05/2022

2022-05-19-ELLE-france Elle
n°3987

pays: France
semaine du 19 mai 2022
En couverture: Isabelle Adjani se met dans la peau de Marilyn Monroe façon "Last Sitting" de Bert Stern

> sur le blog le magazine Elle - 19/05/2022


Isabelle Adjani : « À Cannes, on vous place entre blondasses et bombasses »
> en ligne sur  elle.fr

Sur scène, elle dialogue avec Marilyn, à Cannes, elle défendra les films de François Ozon et de Nicolas Bedos. Et, comme à chaque fois, Isabelle Adjani se réinvente jusqu’au vertige. Pour nous, elle rejoue la mythique séance photo signée Bert Stern, en 1962, et se confie le temps d’une rencontre, forcément intense. 

Il y a des rencontres qui tiennent de la magie, des correspondances secrètes… Quand Isabelle Adjani rend hommage à Marilyn Monroe en une de ELLE, l’alchimie est si forte, si évidente, si naturelle qu’aucune retouche n’est nécessaire. Comme si deux copines se retrouvaient en cachette. Isabelle et Norma Jeane, c’est une longue histoire de mots croisés que la première évoque dans un extraordinaire seule en scène, en tournée cet été : « Le Vertige Marilyn ». Mais avant cela, il y a Cannes, le Festival, un autre vertige. Et deux films très différents : celui de François Ozon, « Peter von Kant », hommage à Fassbinder. Et celui de Nicolas Bedos, « Mascarade », « un collier de petits cauchemars de jeunesse », comme il aime à le définir. Dans chacun, Isabelle se joue du cliché de la diva divine et dévorante… et gagne ! Car Isabelle déjoue, aussi. Avec le même sérieux, ce désir de bien faire, ce côté « bon petit soldat » que l’on prêtait à Marilyn, elle répond d’abord à une première salve de questions par mail. Puis, une fois ce travail méticuleux accompli, tard dans la nuit, elle propose de nous retrouver pour un café. Casquette de gavroche, lunettes fumées, « crème » et croissant matinal à portée de main, elle est craquante (et insomniaque ?). 
Mélange d’impertinence nonchalante et de profondeur. Chaque phrase est une piste sur le chemin de la liberté. Et quand elle convoque Cocteau pour parler de femme « interrompue », la formule nous reste longtemps en tête. Adjani est une cérébrale, on ne se refait pas, aimantée par une bonne étoile.

Elle – Vous posez pour nous en Marilyn Monroe: pourquoi ce choix et qu'est-ce qui vous rassemble, toutes les deux ?
Isabelle Adjani – Oh là, là ! Je ne pose pas en Marilyn Monroe, c'est Madonna ou Kim Kardashian qui prennent la pose, non ? [Rires] Moi, je me pose là, en tendre admiratrice, à la veille de l'anniversaire des 60 ans de sa mort. Sur le tournage de "Tout feu tout flamme", de Jean-Paul Rappeneau, avant chaque scène, Yves Montand me serinait que je lui faisais penser à Marilyn ! J'étais très pudique et tout sauf peroxudée, alors je ne comprenais rien à ce qu'il voulait me dire. Je voyais qu'il était ému, mais à l'époque j'ai dû me raconter qu'il se servait de son "aura Marilyn" comme piège à filles ! [Rires] Plus tard, lors d'un shooting pour le magazine "Egoïste", le grand Richard Avedon m'avait mis à même le corps, sur les épaules, la veste en mouton retourné qui avait appartenu à Marilyn et dans laquelle il l'avait photographiée. Mon premier contact physique et mystique avec elle, c'était ça, presque peau à peau... Aujourd'hui, c'est cette longue robe Dior photographiée en 1962 par un autre grand, Bert Stern, et dont je porte la copie conforme à mon tour sur la scène du "Vertige Marilyn", texte d'Olivier Steiner, qui tient du dialogue rêvé entre elle et moi et du poème théâtral. Il imagine qu'il y a eu entre nous, au cours des années, des points de contact, comme des frôlements, des synchronicités, des chuchotements qui auraient fini par tracer un chemin invisible, un lien de sororité, dans mon existence. Et puis, Marilyn n'est jamais allée à Cannes, la Croisette n'a pas eu la chance d'avoir miss Monroe, alors quand ELLE m'a proposé cette série avec Jan Welters pour un spécial Cannes, on a tout de suite eu envie de ce clin d'oeil à l'inoubliable shooting culte de Bert Stern, et ainsi de l'emmener faire un tour au Festival, histoire aussi de me sentir moins seule.
 
Autre hommage à Marilyn sur ces photos, vous portez des bijoux en mode "Diamonds are a Girl's best friend"...
Oui, il s'agit de la marque Courbet, qui s'est donné pour mission de réinventer la joaillerie en respectant l'environnement. J'ai été touchée au coeur par leur procédé de création de diamants, en laboratoire de haute technologie, parce que ce sont de véritables diamants aux mêmes qualités précieuses de pureté et de transparence que ceux extraits des entraielles de la terre, de ces monstrueux cratères qui bousillent l'environnement. Marilyn aurait adoré les avoir comme amis, elle qui aimait la nature. C'est mon instinct.

Quand on pense à Marilyn Monroe, on pense star, sex-symbol, mais aussi solitude, failles de l'enfance, viol de l'intimité... Est-ce que cela vous parle ? Avez-vous parfois l'impression d'être une survivante, d'avoir survécu à ce métier ?
Chez toutes les actrices dont je me sens proche, les failes de l'enfance ont creusé un désir profond, un besoin vital d'être autre. Passer de survivante à "revivante", je crois que c'est ce qu'elles font, c'est ce que j'ai fait, c'est ce qu'a fait Norma Jeane en créant Marilyn Monroe. Les épreuves ne sont pas évitées, mais je crois, moi, en une étoile qui veille et qui permet d'avancer dans la nuit noire. Une étoile faite d'amour, d'esprit, de sang, du big bang de notre naissance. Et même morte, sa lumière continue de voyager et de nous parvenir.

Qu'est-ce qui l'a tuée, selon vous ?
Arthur Miller ? Les lavements aux barbituriques ? Robert Kennedy ? La mort ! Ce qui a tué Marilyn ? La mort. Pour vivre de tout son être, Marilyn elle-même a construit la légende qu'elle est devenue, puis, comme le disait Pasolini, elle s'est "abandonnée à son destin de mort".

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Traduction de l'article et de l'interview - in english:

Isabelle Adjani: “In Cannes, you are placed between blondes and hotties”

On stage, she dialogues with Marilyn, in Cannes, she will defend the films of François Ozon and Nicolas Bedos. And, as always, Isabelle Adjani reinvents herself to the point of vertigo. For us, she replays the mythical photo shoot signed Bert Stern, in 1962, and confides in the time of a meeting, necessarily intense.

There are encounters that take on magic, secret correspondence… When Isabelle Adjani pays homage to Marilyn Monroe on cover of ELLE, the alchemy is so strong, so obvious, so natural that no photo editing is necessary. As if two girlfriends were meeting in secret. Isabelle and Norma Jeane, it's a long story of crosswords that the first evokes in an extraordinary single on stage, on tour this summer: "Le Vertige Marilyn". But before that, there is Cannes, the Festival, another vertigo. And two very different films: that of François Ozon, “Peter von Kant”, a tribute to Fassbinder. And that of Nicolas Bedos, "Mascarade", "a necklace of little nightmares of youth", as he likes to define it. In each, Isabelle plays with the cliché of the divine and devouring diva... and wins! Because Isabelle thwarts, too. With the same seriousness, this desire to do well, this "good little soldier" side that we attributed to Marilyn, she first answers a first round of questions by email. Then, once this meticulous work is done, late at night, she offers to meet us for a coffee. Newsboy cap, sunglasses, "cream" and a morning croissant at hand, she is adorable (and insomniac?).
Mixture of nonchalant impertinence and depth. Each sentence is a track on the way to freedom. And when she summons Cocteau to speak of an “interrupted” woman, the formula remains in our minds for a long time. Adjani is cerebral, you can't get over it, magnetized by a lucky star.

Elle – You pose for us as Marilyn Monroe: why this choice and what unites you two?
Isabelle Adjani – Oh dear! I'm not posing as Marilyn Monroe, it's Madonna or Kim Kardashian posing, right? [Laughs] I sit there, as a tender admirer, on the eve of the 60th anniversary of his death. On the set of Jean-Paul Rappeneau's "Tout feu tout flamme", before each scene, Yves Montand told me that I reminded him of Marilyn! I was very modest and anything but peroxide, so I didn't understand what he wanted to tell me. I could see that he was moved, but at the time I had to tell myself that he was using his "Marilyn aura" as a girl trap! [Laughs] Later, during a shoot for the magazine "Egoïste", the great Richard Avedon had put on my body, on my shoulders, the shearling jacket that had belonged to Marilyn and in which he had photographed her. My first physical and mystical contact with her was that, almost skin to skin... Today, it's this long Dior dress photographed in 1962 by another great, Bert Stern, and of which I'm wearing an exact copy my turn on the stage of "Vertige Marilyn", a text by Olivier Steiner, which is a dream dialogue between her and me and a theatrical poem. He imagines that there have been points of contact between us over the years, such as brushings, synchronicities, whispers that would have ended up tracing an invisible path, a bond of sisterhood, in my existence. And then, Marilyn never went to Cannes, the Croisette didn't have the chance to have Miss Monroe, so when ELLE offered me this series with Jan Welters for a Cannes special, we immediately had want this nod to Bert Stern's unforgettable cult shoot, and thus take him for a ride to the Festival, also to make me feel less alone.

Another tribute to Marilyn in these photos, you are wearing jewels in "Diamonds are a Girl's best friend" style...
Yes, it's the Courbet brand, which has made it its mission to reinvent jewelry while respecting the environment. I was touched to the heart by their process of creating diamonds, in a high-tech laboratory, because they are real diamonds with the same precious qualities of purity and transparency as those extracted from the entraielles of the earth, from these monstrous craters that mess up the environment. Marilyn would have loved to have them as friends, she who loved nature. It's my instinct.

When we think of Marilyn Monroe, we think of star, sex symbol, but also loneliness, childhood flaws, violation of intimacy... Does that speak to you? Do you sometimes feel like a survivor, of having survived to this job?
In all the actresses I feel close to, the faults of childhood have dug a deep desire, a vital need to be different. Going from survivor to "reviving", I think that's what they do, that's what I did, that's what Norma Jeane did by creating Marilyn Monroe. Trials are not avoided, but I believe in a star that keeps watch and allows us to move forward in the dark night. A star made of love, of spirit, of blood, of the big bang of our birth. And even dead, her light continues to travel and reach us.

What do you think killed her?
Arthur Miller? Barbiturate enemas? Robert Kennedy? The death ! What killed Marilyn? The death. To live with all her being, Marilyn herself built the legend she became, then, as Pasolini said, she "surrendered to her destiny of death".

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Séance photos

Photographe ©Jan Welters
Mise en beauté Dior par Maria Olsson.
Coupe et coiffure Cédric Chami avec les produits Davines.
Stylisme déco Samantha Marchesani.

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14 octobre 2021

Yves Montand - La force du destin

Yves Montand - La force du destin
Auteurs: Carole Amiel, Luc Larriba
Préface de Valentin Livi

 Book-YMPrix éditeur : 34,90 Euros
Date de sortie : 07 octobre 2021
208 pages
taille
25,5 x 29,1 x 2,1 cm
Langue : français
Éditeur : La Martinière
ISBN 10 : 2732494038
ISBN 13: 978-2732494036

Ou le trouver ? le site de l'éditeur La Martiniere et en commande sur amazon

Description - par l'éditeur: 2021 célébrera le centenaire de la naissance d’Yves Montand, et le trentième anniversaire de sa disparition.
Par son parcours et sa personnalité, il incarne une image de la France. Immigré italien, arrivé à Marseille au début des années 1920, Montand partira de rien pour devenir une personnalité majeure du xxe siècle.
Artiste de music-hall complet, révélé au public par la chanson, Montand va assouvir ses rêves d’enfant en devenant l’un des acteurs les plus populaires du cinéma français et une star mondiale de la chanson. Capable de passer avec aisance de L’Aveuà La Folie des Grandeurs, du Cercle rouge à César et Rosalie ; au fait de sa gloire sur un grand écran, Montand n’abandonnera pas pour autant la chanson et restera l’un des rares interprètes à se produire dans des salles combles, que ce soit en France ou au Brésil, au Japon ou aux États-Unis. Au cinéma ou à travers les textes de ses chansons, il n’aura de cesse de passer d’un registre à un autre, avec toujours la même passion.
Un destin hors du commun pour une personnalité hors norme. Sa réussite est le fruit d’un labeur méticuleux et l’exploitation de ses propres inquiétudes : bien faire et faire que l’autre soit bien. Yves Montand ne peut rester silencieux et impassible face aux changements qui s’opèrent dans le monde. Il ne cessera de s’interroger et d’interroger afin de savoir ce qui est le mieux.
C’est l’histoire d’Ivo Livi, devenu Yves Montand, que nous racontent Carole Amiel et Luc Larriba. On entendra bien sûr la voix de Montand et de nombreux témoignages de personnalités l’ayant connu ou ayant travaillé avec lui : Jean-Loup Dabadie, Costa-Gavras, Jean-Paul Rappeneau, Philippe Labro, Bernard Kouchner, Line Renaud, Françoise Hardy, Mathilda May, Ludmila Mikaël, Patrick Bruel, Jean-Louis Livi (son neveu et agent), Antoine Duléry, Michel Jonasz, Michel Sardou…


- extraits -
Publication d'écrits inédits de Marilyn à Montand

Book-YM-p001 
Book-YM-p1  Book-YM-p3 
  Book-YM-p2 


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TV - Montand est à nous

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Jeudi 14 octobre 2021 - 21h05 - sur France 3
Disponible sur le replay de francetv

Documentaire - Montand est à nous

Réalisation: Yves Jeuland.
Année: 2021.
Durée : 1h45min

MONTAND-TV  

A l'occasion des 30 ans de la disparition d'Yves Montand, ce documentaire sélectionné au Festival de Cannes en 2021 dans "Cannes Classics" raconte la vie de cet acteur emblématique du cinéma français. Immigré italien fasciné par l'Amérique, le jeune Ivo Livi rêvait d'être Fred Astaire ou Gary Cooper. De l'Alcazar de Marseille au Metropolitan Opera de New-York, il deviendra Yves Montand. Chanteur, comédien et artiste engagé, jamais avare de coups de coeurs et, de coups de gueule, il ravira le public non seulement en France, mais aussi outre-Atlantique. Yves Jeuland et Vincent Josse dressent le portrait de leur héros. 


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Des écrits inédits de Marilyn à Yves Montand

Yves Montand amoureux de Marilyn Monroe : ces messages jamais publiés qui refont surface
12/10/2021 | par Julia Solans -
en ligne sur gala.fr

Alors marié à Simone Signoret, Yves Montand a vécu une brève romance avec Marilyn Monroe au début des années 1960. Sa dernière épouse, Carole Amiel, a dévoilé des lettres échangées entre les deux amants dans une biographie tout juste sortie.

Le 13 octobre 2021, Yves Montand aurait fêté son 100e anniversaire. Pour l'occasion, la dernière épouse du chanteur a publié sa biographie intitulée Yves Montand, la force du destin. Carole Amiel souhaite notamment faire découvrir la star française aux jeunes générations et montrer l'ampleur de sa célébrité depuis les années 1950. Dans un long entretien accordé au Parisien ce mardi 12 octobre, elle est revenue sur la mythique liaison entre le comédien et Marilyn Monroe. Après son décès le 9 novembre 1991, la veuve de l'acteur a découvert de nombreuses lettres entre les deux amants dont "un dessin de couple sous la couette". Pour la première fois, ces lettres sont dévoilées dans la nouvelle biographie.

"Nous avons retrouvé les messages quand nous avons fait ensemble le tri dans son ancien appartement du 15, place Dauphine. Nous vivions au numéro 27", a raconté Carole Amiel. À cette époque, Yves Montand était en couple avec Simone Signoret et cette liaison secrète aux côtés de la célèbre Américaine avait fait scandale. Pourtant, la grand-mère de Benjamin Castaldi ne paraissait pas troublée par cette histoire : "Vous connaissez beaucoup d’hommes qui resteraient insensibles en ayant Marilyn dans leurs bras ?", aurait-elle plaisanté lors d'une interview. La dernière épouse du chanteur a également révélé une autre lettre d'une femme tout aussi légendaire : "Il y a aussi une lettre de Piaf, ou des notes tout aussi révélatrices de sa personnalité", a-t-elle déclaré.

C'est après le décès de Simone Signoret que la star française a fait la rencontre de Carole Amiel, alors assistance sur le tournage de Manon des sources. Elle sera son dernier amour mais également la mère de son unique enfant, Valentin. Malheureusement, le jeune garçon est seulement âgé de trois ans lorsque le comédien meurt d'un infarctus à 70 ans. "Je suis fière et heureuse de son parcours, même si l’absence de père s'est fait ressentir quand il a été papa", a-t-elle témoigné. Aujourd'hui âgé de 33 ans, le fils de l'emblématique acteur a fondé une "école de jeux vidéo en 3D" à Montpellier selon les explications de sa mère.


Dans la presse

Jours de France, 12/10/2021 - FRANCE
2021-10-12-JDF 


 En librairie

Yves Montand, la force du destin, de Carole Amiel
sorti le 07/10/2021

Book-YM  


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11 octobre 2021

TV - Ivo Livi, dit Yves Montand

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Lundi 11 octobre 2021 - 23h15 - sur Paris Premiere

Documentaire - Ivo Livi, dit Yves Montand

Réalisation: Patrick Rotman.
Année: 2011.
Durée : 115 minutes

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La vie de Montand est faite de beaucoup de vies qui s’entremêlent : l’ascension d’un petit immigré italien qui devient une star internationale, l’extraordinaire carrière au music-hall, les dizaines de rôles sur le grand écran, la rencontre avec des femmes qui sont elles-mêmes des mythes : Signoret, Piaf, Marilyn, l’engagement enfin dans les combats de son siècle.
À travers cette vie d’un acteur de son siècle, où tant de rôles se superposent et le suivent dans les méandres de son existence, c’est au fond retrouver notre histoire.

- déjà diffusé: première diffusion le 8 novembre 2011 -


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13 mars 2021

Benjamin Castaldi rend hommage à ses grands-parents

livre-montand_signoret  Un livre - Benjamin Castaldi, a publié un livre "Je vous ai tant aimés" où il évoque la carrière et la vie intime de sa grand-mère Simone Signoret et d'Yves Montand (-sorti le 10 février 2021 aux Editions du Rocher voir sur amazon)

Dans une interview donnée à Ici Paris (dont on retrouve des extraits sur Pure People), il commente le coup de foudre entre Signoret et Montand: "Je ne vois pas d'autre terme. Il y a eu comme une attirance électromagnétique entre les deux (...) Pourtant Montand n'était pas enclin à tomber amoureux. Il sortait de sa relation avec Edith Piaf, il était brisé." Simone quitte son mari Yves Allégret, le père de Catherine (la mère de Benjamin) pour épouser Montand en 1951; Benjamin explique que leur histoire d'amour "s'est transformée au fil du temps" : "Je garde le souvenir d'eux extrêmement tendres à la fin de la vie de Simone [décédée en 1985, NDLR]."
Le couple a vécu des hauts et des bas... le coup de canif dans leur relation prenant son point culminant avec la relation que Montand a entretenu avec Marilyn Monroe, pendant le tournage du film Le Milliardaire en 1960: "Simone n'a rien vu venir. Elle n'a même pas mesuré que ça pouvait arriver", confie Benjamin Castaldi. Surtout que Simone est "très copine" avec Marilyn, et l'a même "aimée sincèrement" : "On ne l'imagine pas passer ses journées à faire les boutiques en plein Beverly Hills et se faire des colorations avec Marilyn Monroe. Pourtant, c'est du vécu !"
D'autant que cette liaison est révélée médiatiquement et Simone Signoret devient "la cocue la plus célèbre du monde"; Benjamin commente: "L'humiliation est publique. J'ai moi-même été dans cette situation, et je peux vous dire que ça fait mal... D'ailleurs, sa phrase "Vous connaissez beaucoup d'hommes qui n'auraient pas succombé à Marilyn', est pour moi une posture. Une façon de ne pas perdre la face."
Mais le couple fait face ensemble: Montant ne quitte pas Simone et inversement, Simone reste avec Montand; Benjamin Catsaldi de dire: "Au fond d'elle-même, elle sait qu'il n'est pas amoureux de Marilyn. Sinon il ne serait jamais rentré". Mais Simone "a mis du temps à cicatriser" et n'a plus jamais été la même, puisqu'elle "s'est libérée du fait qu'elle n'avait plus à rester la femme sublime dont Montand était tombé amoureux. Ont commencé sa prise de poids, son laisser-aller et son penchant pour le Jack Daniel's (...). Je crois que ça a permis à Simone de devancer l'appel de l'âge et que ça a façonné la suite de sa carrière", explique Benjamin.


Une pièce de théatre - Pendant le confinement, Benjamin Castaldi a écrit une pièce avec Eric-Emmanuel Schmitt qui s'appelle "Bungalow 21", qui met en scène les deux couples Simone Signoret - Yves Montand et Marilyn Monroe - Arthur Miller. Prévu pour 2022, le casting est actuellement en cours et des rumeurs circulent déjà (info du site rtl): Sophie Marceau pour jouer Signoret et Scarlett Johansson dans le rôle de Marilyn !  Benjamin Castaldi de commenter: "Je pense que ça va surprendre. C'est un huis clos, c'est un thriller amoureux incroyable. C'est uniquement les quatre mois à Los Angeles (...) je pense qu'on ne s'est pas raté [avec Éric-Emmanuel Schmidt]"
Le bungalow 21 est celui qu'occupaient Marilyn Monroe et Arthur Miller dans l'hôtel de Bervely Hills, pendant le tournage du Milliardaire; voisin du bungalow 20 occupé par Yves Montand et Simone Signoret.


>> Extraits de l'article sur le site du magazine Suisse L'Illustré:

Benjamin Castaldi et le bungalow 20 du Beverly Hills Hotel

benjamin_castaldi  

«En 1992, j’ai 22 ans et je décide de partir à Los Angeles afin de réunir symboliquement ma grand-mère, Simone Signoret, et Yves Montand, le père adoptif de Catherine Allégret, ma mère. A Hollywood, j’ai pris rendez-vous avec le maire afin de pouvoir faire inscrire leur nom sur une étoile du Walk of Fame. Je n’ai encore jamais fait de télévision et je suis un parfait inconnu.»
«Pris de nostalgie, j’ai décidé, comme eux dans les années 1960, de descendre au Beverly Hills Hotel. A la réception, on m’annonce que l’on m’a surclassé: j’ai droit à un bungalow. C’est super ! On m’a attribué le numéro 20. Et là, à peine ai-je franchi le seuil de la porte que je suis saisi d’une impression de déjà-vu. Je connais ce lieu et tous ses recoins, sans y avoir jamais mis les pieds… Dans la nuit, j’appelle ma mère et je lui demande: «Dans quelle chambre ont-ils séjourné?» Elle vérifie, me rappelle et me répond en pleurs: «Au 20, comme toi.» Folle coïncidence! (...) Le bungalow 21, juste à côté, était occupé par un autre couple légendaire: l’icône Marilyn Monroe et son mari, l’écrivain Arthur Miller. Les deux couples dînaient ensemble tous les soirs.»
«Par extraordinaire, le responsable de la piscine de l’hôtel est resté le même. Trois décennies plus tard, il me décrit Signoret et Marilyn, copines, au bord du bassin. La star américaine, connue pour ses sautes d’humeur, s’enfermait dans sa chambre et n’en sortait que rarement. Montand, lui, avait ressenti le besoin de me raconter son aventure avec elle, l’année de mes 18 ans. Ils avaient tourné dans «Le milliardaire» en 1960; c’est elle qui l’avait imposé aux studios hollywoodiens.»
«Malgré leur aventure, née un soir de solitude dans la chambre du 21 – Arthur Miller et Simone Signoret étaient repartis – il n’a jamais eu l’intention de quitter ma grand-mère. Marilyn, en revanche, fantasque et dépressive, voulait refaire sa vie avec lui. Son mariage partait à vau-l’eau. Elle retrouvait en Montand l’incarnation de sa précédente union avec le champion de baseball Joe DiMaggio. Leur élégance et leur ressemblance physique sont frappantes. Lorsque, à l’époque, il donnait des interviews, Montand refusait de parler de Marilyn, gêné d’avoir tant fait souffrir celle qu’il avait trompée aux yeux du monde entier. Dans le couple Signoret-Montand, il y eut un avant et un après.»


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07 décembre 2020

TV - Signoret et Montand, Monroe et Miller : Deux couples à Hollywood

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Lundi 07 décembre 2020 - à 21h05 - France 3
Disponible en replay jusqu'au 14/12/2020

Documentaire:  Signoret et Montand,
Monroe et Miller :
Deux couples à Hollywood

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Réalisation: Sylvain Bergère
Pays: France
Année: 2020
Durée: 1h 45min
Résumé: En 1960, Yves Montand a triomphé à Broadway et sur les plus belles scènes américaines et Simone Signoret se prépare à recevoir un Oscar. De leur côté, Arthur Miller est un dramaturge reconnu et Marilyn Monroe, une star mondialement connue. Les deux couples, au sommet de leur art, s’apprêtent à partager leur quotidien à Hollywood, car Monroe et Montand vont tourner ensemble dans « Le Milliardaire », un film de George Cukor. Les quatre stars sont des idéalistes et croient en monde meilleur, mais l’adultère et la machine hollywoodienne vont briser leurs rêves.

captures de la Bande Annonce

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DOCU-deux_couples_a_hollywood-bande_annonce-cap06 
DOCU-deux_couples_a_hollywood-bande_annonce-cap04  DOCU-deux_couples_a_hollywood-bande_annonce-cap05  DOCU-deux_couples_a_hollywood-bande_annonce-cap07 


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