Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Divine Marilyn Monroe
DIVINE MARILYN

Bienvenue sur ce blog entièrement consacré à Marilyn Monroe: sa vie, sa carrière, l'actu ...
RDV dans le menu du blog sous la bannière
OU dans cette colonne, partie "NAVIGATION | MENU"


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Welcome to this blog entirely dedicated to Marilyn Monroe: her life, her career, the latest news...
Go in the blog menu under the banner 
or below in this column in part "NAVIGATION | MENU" 

« L’argent ne m’intéresse pas.
Je veux juste être merveilleuse.»

Marilyn Monroe
1926 - 1962  

« I’m not interested in money.
I just want to be wonderful. »

 

Identités

Noms officiels
Norma Jeane Mortensen
Norma Jeane Mortenson

Norma Jeane Baker
Norma Jeane Dougherty
Marilyn Monroe
Norma Jeane DiMaggio
Marilyn DiMaggio

Marilyn Miller

« Je n'ai jamais aimé le nom de Marilyn.
J'ai souvent regretté de ne pas avoir insisté
pour ne pas m'appeler Jean Monroe.
Mais je pense il est trop tard
pour faire quoi que ce soit maintenant .»
-1952

«  I've never liked the name Marilyn.
I've often wished that I had held out
that day for Jean Monroe.
But I guess it's too late to do anything about it now. 
 -1952

Le 12 mars 1956
Norma Jean Mortensen devient légalement
Marilyn Monroe

March 12, 1956
Norma Jean Mortensen legally becomes
Marilyn Monroe

Pseudonymes | Alias
Jean Norman
Carole Lind
Journey Evers

Carole Lind
Mona Monroe
Marilyn Marlowe
Clare Norman
Norma Baker
Joan Newman

Zelda Zonk
Mrs Leslie
Faye Miller
Tony Roberts
Miss Reis
Mrs N. White

Surnoms | Nicknames
Le haricot
La souris
The Oomph Girl
The Mmmmm Girl
Maril
The Woo Woo Girl
Miss Cheesecake
Miss Caswell
Baby Doll
Mazzie
Sugar Finney

Archives
27 janvier 2010

04/07/1962, Brentwood - La dernière interview de Marilyn avec Richard Meryman pour Life

.
Après avoir rencontré Marilyn à New York à deux reprises (le premier entretien s'était tenu le 08 février 1962 - tel est évoqué dans la lettre de Richard Meryman le 10 février), c'est le 4 juillet 1962 que le journaliste Richard Meryman interviewe Marilyn Monroe pour le magazine Life (qui paraîtra la veille de sa mort, le 3 août 1962). Il arrive chez Marilyn, à sa maison du Fifth Helena Drive dans le quartier de Brentwood à Los Angeles en fin d'après-midi.
Il décrira en détails sa venue et les circonstances des échanges (dans le Life du 17 août 1962 ): "Je m'assis sur la moquette moelleuse du salon et commençai à peine à installer mon magnétophone. Soudain, je remarquai un pantalon jaune éclatant : c'était Marilyn, qui me regardait en silence avec un sourire bienveillant, très droite et mince, les épaules délicatement étroites. Elle me semblait plus petite que dans mon souvenir et elle était resplendissante dans son chemisier ample. Je me levai, nous nous saluâmes et elle me dit : « Vous voulez mon magnétophone ? J'en ai acheté un pour interpréter les poèmes d'une amie. »"
   Avant de commencer l'interview - qui durera près de 6 heures - Marilyn souhaite lui faire visiter sa maison, avec un enthousiasme affiché, bien que celle-ci n'était pas encore totalement meublée. Elle ne souhaite pas que des photographies soient prises des pièces de la maison, expliquant: « Je ne veux pas que tout le monde voie exactement où j'habite, à quoi ressemblent mon canapé ou ma cheminée. Vous connaissez le livre « Everyman » ? Eh bien, je veux rester dans le monde imaginaire d'Everyman. » Ainsi, Meryman explique: "Tandis qu'elle me faisait visiter les pièces, nues et meublées à la hâte, comme si elles n'étaient habitées que temporairement, elle décrivait avec un enthousiasme tendre chaque canapé, chaque table, chaque commode, leur emplacement et ce qui les rendait si particuliers. Les quelques petits objets mexicains – un candélabre en fer-blanc, des tabourets pliants ingénieusement sculptés dans des pièces de bois, une table basse recouverte de cuir, des carreaux aux murs de la cuisine – révélaient son goût fougueux et charmant. Séparée de la maison et attenante à son garage double, une grande pièce était en cours d'aménagement en appartement. Elle expliqua : « Ce serait un endroit pour mes amis qui traversent des moments difficiles, vous savez, et qui voudront peut-être y vivre en toute tranquillité jusqu'à ce que leur situation s'améliore. »
De retour dans la maison, je remarquai l'abondance de fleurs à l'extérieur. Son visage s'illumina et elle dit : « Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours eu le don de faire pousser n'importe quoi. » Elle poursuivit : « Quand j'étais mariée à M. Miller, nous fêtions Hanoukka et je me disais qu'il nous faudrait aussi un sapin de Noël. Mais l'idée d'aller en couper un me répugnait. »

   Puis l'entretien a lieu dans un petit coin du salon, Marilyn se servant une coupe de champagne et prenant place sur un fauteuil placé devant une fenêtre, pendant que Meryman était installé dans un canapé. Pendant l'entrevue, le photographe Allan Grant prit des clichés d'une Marilyn enjoueuse.
Meryman explique les réactions de Marilyn pendant les échanges: "À chaque question, elle marquait une pause, pensive. « J'essaie de trouver le point sensible, pas de frapper fort », disait-elle. Puis, une profonde inspiration, et ses pensées se déversaient, des mots haletants s'enchaînant les uns sur les autres. (...) Ses intonations étaient comme des rebondissements surprenants, et chaque émotion était exprimée avec une virtuosité éclatante, jouée avec des gestes exubérants. Sur son visage défilaient la colère, la nostalgie, la bravade, la tendresse, le regret, un humour mordant et une profonde tristesse. Et chaque idée se terminait généralement par un retournement de situation inattendu, son rire se muant en un petit cri de joie.
Avant de partir tard ce soir-là, elle m'a demandé de lui envoyer la transcription de l'entretien : « Je me réveille souvent la nuit, expliqua-t-elle, et j'aime avoir quelque chose à méditer. »
"
Meryman retournera chez Marilyn les jours suivant: le lendemain -le jeudi 05 juillet- puis le samedi 07 juillet et enfin le lundi 10 juillet, où elle lui remet le manuscrit de l'interview, pour laquelle elle n'a apporté que de minimes corrections.  
.
After meeting Marilyn twice in New York (the first interview took place on February 8, 1962 – as mentioned in Richard Meryman's letter of February 10), journalist Richard Meryman interviewed Marilyn Monroe for Life magazine on July 4, 1962 (which would be published the day before her death, on August 3, 1962). He arrived at Marilyn's home on Fifth Helena Drive in the Brentwood neighborhood of Los Angeles in the late afternoon.
He would later describe in detail his visit and the circumstances of their conversation
(in the August 17, 1962 issue of Life magazine): "I sat on the soft wall-to-wall carpet of the living room and began struggling to set up my tape recorder. Suddenly I became aware of a pair of brilliant yellow slacks was Marilyn, silently watching me with a solicitous grin, very straight and slender with delicately narrow shoulders. She seemed shorter than I remebered and she looked spectacular in a loose-fitting blouse. I sttop up and we gretted and she said, "Do you want my tape recorder? I bought one to play the poems of a friend of mine."
   Before beginning the interview — which would last nearly six hours — Marilyn wanted to show him around her house, with obvious enthusiasm, even though it wasn't yet fully furnished. She doesn't want photographs taken of the rooms in the house, explaining: "
I don't want everybody to see exactly where I live, what my sofa or my fireplace looks like. Do you know the book "Everyman"? Well, I want to stay just in the fantasy of Everyman." Meryman explains, "as she led me through the rooms, bare and makeshift as though someone lived there only temporarily, she described with loving excitement each couch and table and dresser, wher it would go and what was special about it. The few small Mexican things - a tin candelabra, folding stools ingeniously carved from single pieces of wood, a leather-covered coffee table, tiles on the kitchen walls - revealed her impetuous, charming taste. Separate from the house, attached to her two-car garage, was a large room being converted to an apartment which would be, she explained, "a place for any friends of mine who are in some kind of trouble, you know, and maybe they'll want to live here where they won't be bothered till things are OK for them.
Back in the house I remarked on the profusion of flowers outside. Her face grew bright and she said, "I don't know why, but I've always been able to make anything grow." She went on: "When I was married to Mr. Miller, we celebrated Hanukkah and I felt, well, we should have also a Christmas tree. But I couldn't stand the idea of going out and chopping off a Christmas tree.
"
   The interview then took place in a small corner of the living room, with Marilyn pouring herself a glass of champagne and settling into an armchair by a window, while Meryman was seated on a sofa. During the interview, photographer Allan Grant took pictures of a playful Marilyn.
Meryman explains Marilyn's reactions during the interview: "
At each question she paused thoughtfully. "I'm trying to find the nailhead, not just strike a blow," she said. Then a deep breath and out her throughts would tumble, breathless words falling over breathless words. (...) Her inflections came as surprising twists and every emotion was in full bravura, acted out with exuberant gestures. Across her face flashed anger, wistfulness, bravado, tenderness, ruefulness, high humor and deep sadness. And each idea usually ended in a startling turn of thought, with her laugh rising to a delighted squeak."
"
Before I left late that night she asked to be sent a transcript of the interview, "I often wake up in the night," she explained, "and I like to have something to think about."  
He
 returned to Marilyn's home the following days: the next day - Thursday, July 5 - then Saturday, July 7 and finally Monday, July 10, where she gave him the manuscript of the interview, for which she had made only minor corrections.
.


.

Quelquefois je sors, pour faire des courses ou simplement pour voir comment sont les gens, avec juste un foulard, un polo, pas maquillée, et je surveille ma démarche. Eh bien, malgré cela, il y a toujours un garçon, un peu plus dégourdi que les autres, qui dit à son copain: " Hé! minute! tu sais qui c'est, celle-là? ". Et aussitôt ils se mettent à me suivre. Dans le fond, ça m'est égal. Je comprends très bien que les gens veuillent se rendre compte que vous existez réellement. Il faut les voir, les garçons - même les petits gosses -, leur visage s'éclaire, ils disent : " Ben ça, alors ! " et ils filent raconter l'histoire à leurs copains. Les messieurs, eux, m'abordent en me disant : " Attendez une seconde. Je vais prévenir ma femme. " Vous leur avez changé toute leur journée. Le matin, lorsque je mets le nez dehors très tôt, et que je croise les éboueurs de la 57e Rue, ils me disent toujours : " Salut, Marilyn! Comment ça va, ce matin ? ". 
.

C'est un honneur pour moi et je les aime pour ça. Lorsque je passe, les ouvriers se mettent à siffler. D'abord, parce qu'ils se disent: " Tiens, tiens, c'est une fille, elle est blonde et pas mal fichue ", et puis, brusquement, ils réalisent et ils se mettent à crier: " Bon sang, mais c'est Marilyn Monroe! ".  Eh bien, voyez-vous, ce sont des moments où je suis heureuse de me dire que tous ces gens-là savent qui je suis. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je suis sûre qu'ils comprennent que je me donne entièrement à ce que je fais - aussi bien à l'écran que dans la rue - et que, lorsque je leur dis " Bonjour ", ou " Comment ça va ", je le pense vraiment. Dans leur tête, ils se disent : "Formidable, j'ai rencontré Marilyn! Et elle m'a dit bonjour."
.

1962_July6th_AllanGrant_00410_Interview00520_b1Seulement, voilà, lorsqu'on est célèbre, on se heurte à la nature humaine à l'état brut. La célébrité traîne toujours la jalousie derrière elle. Il y a des gens qu'on rencontre, comme ça, et qui ont toujours l'air de se dire: " Mais qui est-ce, cette bonne femme ? Pour qui se prend-elle ? " Ils ont l'impression que ma célébrité leur donne tous les droits. Même le privilège de m'aborder et de me dire tout ce qui leur passe par la tête, toutes sortes de choses. Mais ça ne me blesse pas. C'est un peu comme s'ils s'adressaient à mes vêtements, pas à moi. Un jour, je me souviens, je cherchais une maison à acheter. Je vis un écriteau. Je sonnai. Un homme est sorti, très gentil, très aimable. Il m'a dit : " Oh! attendez, ne bougez pas ! Je voudrais que ma femme vous rencontre. " Alors, la femme est sortie, et elle m'a dit froidement : " Voulez-vous, s'il vous plaît, débarrasser le plancher. " 
.

Prenez, par exemple, certains acteurs, ou certains metteurs en scène. S'ils ont quelque chose à me reprocher, ils ne me le disent jamais à moi, ils le racontent aux journalistes, parce que, comme cela, ça fait beaucoup plus de bruit. S'ils viennent m'insulter entre quatre-z-yeux, ça ne tire pas à conséquence, parce qu'il me suffit de les envoyer au bain, et c'est fini. Mais s'ils le disent aux journalistes, alors là, ça fait le tour du pays, puis le tour du monde, et là ils sont contents. Moi, je ne comprends pas que les gens ne soient pas un peu plus généreux entre eux. Ca m'ennuie de dire cela, mais je crois qu'il y a beaucoup de jalousie dans ce métier. Tout ce que je peux faire, c'est réfléchir et me dire : " Moi, ça va. Je sais que je ne suis pas jalouse. Mais eux... " Je ne sais pas si vous avez lu une fois ce qu'un acteur disait de moi. Il prétendait que, lorsqu'il m'embrassait, il avait l'impression d'embrasser Hitler. Après tout, c'est son affaire. Mais si je devais jouer une scène d'amour avec un type qui penserait ça de moi, eh bien! il ne compterait pas plus pour moi qu'un manche à balai.
.
1962_July6th_AllanGrant_00704_Interview00104aPlus les gens sont importants, ou plus ils sont simples, moins ils se laissent impressionner par la célébrité. Ils ne se sentent pas obligés d'être agressifs, ou insultants. Ils veulent savoir qui vous êtes vraiment. Alors, j'essaie de le leur expliquer. Je n'aime pas leur faire de la peine et leur dire : " Vous ne pouvez pas me comprendre ". J'ai l'impression qu'ils comptent sur moi pour leur apporter quelque chose qui n'existe pas dans leur vie de tous les jours. Je suppose que c'est leur plaisir, leur évasion, leur fantaisie. Parfois je suis un peu triste, parce que j'aimerai rencontrer quelqu'un qui me jugerait sur ce que je sens, et pas sur ce que je suis. C'est agréable de faire rêver les gens, mais j'aimerai bien qu'on m'accepte également pour moi-même.
.
Je ne me suis jamais considérée comme une marchandise qu'on vend ou qu'on achète. Par contre, il y a une quantité de gens qui ne m'ont jamais considérée autrement, y compri
s une certaine firme que je ne nommerai pas. Si, parfois, je donne l'impression d'être un peu persécutée ou quelque chose comme ça. eh bien, c'est sans doute parce que je le suis. C'est toujours la même histoire. Je m'imagine que j'ai quelques merveilleux amis, et puis crac! Ça y est! Ils se mettent à faire des tas de choses - ils parlent de moi à la presse, leurs amis, ils racontent des histoires, c'est vraiment décevant. Ceux-là sont les " amis " que l'on n'a pas envie de voir tous les jours. Bien sûr, ça dépend des gens, mais parfois je suis invitée quelque part un peu pour rehausser un dîner - comme un musicien que l'on invite pour qu'il joue du piano après le repas. Je me rends toujours compte que je ne suis pas invitée pour moi-même, que je ne suis rien de plus qu'un ornement.
.
1962_July6th_AllanGrant_00410_Interview00500_2Lorsque j'avais cinq ans - Je crois d'ailleurs que c'est à cet âge-là que j 'ai commencé à vouloir être actrice - j'adorais jouer. Je n'aimais pas beaucoup le monde qui m'entourait parce que je le trouvais triste, mais j'adorais jouer à la maman, j'avais l'impression que je me créais un monde à moi. J'allais plus loin d'ailleurs. Je créais mes propres personnages, et si les autres gosses étaient un peu lents du côté imagination, je leur disais : " Dis donc, Si on jouait a être ceci ou cela? Moi je serai Untel et toi tu seras Untel. Ce serait drôle, non " Et les autres disaient : " Oh oui! " Et alors moi, je disais : " Ça, ce sera un cheval et ça ce sera, je ne sais pas, moi, n'importe quoi ", et on s'amusait, c'était drôle. Lorsque j'ai appris que c'était ça, jouer la comédie, je me suis dit que c'était cela que je voulais faire plus tard - m'amuser, autrement dit. Mais après j'ai grandi, et je me suis rendu compte que ce n'était pas aussi facile. Il y a toujours quelqu'un pour vous rendre la chose très difficile. C'est très dur de vouloir s'amuser. Lorsque j'étais petite, certaines familles qui m'avaient adoptée m'envoyaient au cinéma pour que je débarrasse le plancher. Je m'asseyais au premier rang, et je passais là toute la journée et une bonne partie de la soirée. Une petite fille toute seule devant cet immense écran, et j'adorais ça. J'aimais tous ces hommes et ces femmes qui bougeaient devant moi, rien ne m'échappait, et je n'avais même pas de chewing-gum.
.
J'avais l'impression que je vivais en dehors du monde que tout était fermé pour moi, et puis brusquement, lorsque j'atteignis mes onze ans, le monde entier s'ouvrit devant moi. Même les filles commencèrent à me remarquer. Elles pensaient : " Hmmmm, attention! Voilà de la concurrence. " J'avais quatre kilomètres à faire pour aller à l'école. Quatre kilomètres aller, quatre kilomètres retour; et c'était chaque fois une promenade merveilleuse. Tous les hommes klaxonnaient sur mon passage, vous savez, des ouvriers qui allaient au travail ou qui en revenaient. Ils me faisaient des signes, et je leur répondais.
Le monde m'était ouvert, et il était plein d'amitié.

.
1962_July6th_AllanGrant_00410_Interview00600_3Tous les gosses qui livraient les journaux venaient me voir dans la maison où j'habitais. Moi, j'étais toujours perchée sur une branche d'arbre, et je portais une sorte de sweater - à cette époque-là, je n'avais pas encore réalisé la valeur que peut avoir un sweater pour une fille - mais je commençais tout de même à comprendre. Alors, les gosses venaient me voir sur leur bicyclette et ils me donnaient les journaux gratuitement et cela faisait bien plaisir à la famille. Pendant ce temps, moi, j'étais sur ma branche d'arbre, et je devais sûrement avoir l'air d'un singe. Je n'osais pas descendre, mais quand je le faisais, j'allais me promener avec les garçons sur le trottoir, les mains dans le dos, le nez baissé, donnant des coups de pied dans les feuilles mortes, parlant parfois, mais écoutant surtout.
.
Et, parfois, les gens chez qui je vivais se faisaient du mauvais sang parce que je riais trop fort. Ils s'imaginaient sans doute que j'étais hystérique. Ils ne comprenaient pas que j'avais une merveilleuse impression de liberté parce que j'osais demander aux garçons : " Prête moi ta bicyclette " et qu'ils me répondaient : " Oui, bien sûr ". Je partais dans la rue à toute vitesse en riant comme une folle ; avec le vent dans la figure, tandis que les garçons restaient sur le trottoir en attendant que je revienne. J'aimais le vent sur ma figure. Ça me caressait. Mais c'était comme un instrument à double tranchant. Lorsque j'ai commencé à voir plus clair, je me suis rendu compte que je jouais un jeu dangereux et que les hommes se figurent des tas de choses. Ils ne se contentaient pas d'être gentils. Bien vite, ils deviennent trop gentils. Ils s'attendent toujours à obtenir beaucoup pour pas grand-chose.
.

Quand je fus plus grande, j'allais souvent au théâtre chinois de Grauman - un théâtre de Los Angeles où les grandes vedettes, lorsqu'elles sont consacrées viennent imprimer leurs pieds nus dans le ciment frais. Je plaçais mon pied dans les empreintes et je me disais : " Oh oh ! il est trop grand. Pauvre fille, jamais ton tour ne viendra. " Ça m'a fait une drôle d'impression le jour où je l'ai mis pour de bon. C'est ce jour-là que j'ai compris que rien n'était impossible. C'est dur de devenir une actrice, et c'est la part de création qu'il y a dans ce métier qui m'exaltait, qui m'empêchait de me décourager. J'aime jouer la comédie, surtout lorsque je sens que je joue juste. Je crois que j'ai toujours été un peu trop fantaisiste pour être une femme d'intérieur. Et puis, il fallait aussi que je mange. Parlons franchement, je n'ai jamais été entretenue, je me suis toujours entretenue toute seule. Et Los Angeles était ma ville natale, alors lorsqu'on me disait : " Retourne chez toi ", je pouvais répondre: " Je suis chez moi ".
.
Je crois que je me suis rendu compte de ma célébrité le jour où, en revenant de l'aéroport, j'ai vu mon nom en lettres énormes sur le fronton d'un cinéma. Je me souviens, j'ai arrêté ma voiture, et je me suis dit : " Grands dieux ! Ce n'est pas possible ! C'est une erreur ! " C'était pourtant là, en grandes lettres de néon. Alors, je suis restée là à me dire : " C'est donc ça !" C'était une impression vraiment curieuse. Pourtant, je me souvenais qu'au studio ils me répétaient tout le temps: " Attention, ne te prends pas pour une vedette, tu n'es pas une vedette. " Moi, je voulais bien, mais il n'empêchait que mon nom était là en grandes lettres de néon. Je n'ai vraiment réalisé que j'étais une star, ou quelque chose de ce genre, que grâce aux journalistes. Ils étaient toujours gentils avec moi, aimables. Les hommes, pas les femmes. Ils me disaient : " Vous savez que vous êtes me grande star, la seule star ", et moi je disais : " Star ? " et eux me regardaient comme si j'étais brusquement devenue folle. Je crois vraiment que c'est eux, à leur manière, qui m'ont fait comprendre que j'étais célèbre.
.
1962_July6th_AllanGrant_00600_Interview00100_2Lorsque j'ai eu le rôle dans " Les hommes préfèrent les blondes", Jane Russel jouait la brune et moi j'étais la blonde. Elle touchait 200 000 dollars (100 millions d'AF) pour le film et moi j'en touchais 500 (250 000 AF) par semaine, mais je ne me plaignais pas. Pour moi c'était énorme. Je dois dire en passant que Jane Russel avait été merveilleusement gentille avec moi durant le tournage. La seule chose que je ne pouvais pas obtenir, c'était une loge. Et je voulais une loge. Je leur disais à tous : " Écoutez quand même! Ce n'est pas logique ! Je suis la blonde et le film s'appelle " Les hommes préfèrent les blondes ". Mais eux, ils ne faisaient que me répéter " Souviens-toi que tu n'es pas une star ", et moi je répondais : " Je ne sais pas ce que je suis, mais en tout cas, je suis la blonde! ". Et je dois dire que si je suis une star, c'est au public que je le dois. Pas au studio qui m'employait , mais au public. Je recevais un courrier énorme, et lorsque j'allais à une première de film, les propriétaires du cinéma voulaient toujours faire ma connaissance. Je ne savais pas pourquoi. Ils se précipitaient et je regardais derrière moi pour voir qui les intéressait tellement, et j'étais morte de peur. J'avais parfois l'impression de me payer la tête de quelqu'un, je ne sais pas de qui, peut-être de moi-même...
.
J'ai toujours voulu en donner aux gens pour leur argent. C'est valable pour toutes les scènes que je joue. Même si mon rôle consiste uniquement à entrer dans une pièce, à dire " Salut ! " et à m'en aller, je m'efforce toujours de donner le meilleur de moi-même. Bien sûr, il y a des jours terribles. Ceux où j'ai la responsabilité d'une scène très importante, sur laquelle repose le film tout entier. Ces jours-là, en allant au studio, je voyais la femme de ménage en train de nettoyer, et je me disais : " Voilà ce que j'aimerais faire. Mes ambitions dans la vie s'arrêtent là. " Je suppose que tous les acteurs traversent ce genre de crise. Il ne suffit pas de vouloir être bon, il faut l'être. On parle toujours du trac chez les acteurs. Mais lorsque je dis à mon professeur, Lee Strasberg : " Je ne sais pas ce que j'ai, je me sens un peu nerveuse ", il me répond: " Le jour où tu ne le seras plus il faudra quitter le métier. C'est cette nervosité qui prouve que tu es sensible."
.
1962_July6th_AllanGrant_00610_Interview00100_bIl y a une chose que peu de gens réalisent. C'est la lutte perpétuelle que chaque acteur doit livrer contre sa propre timidité. Il y a une voix en nous qui nous dit jusqu'où nous pouvons nous laisser aller, tout comme un enfant en train de jouer et qui s'arrête de lui-même lorsqu'il va trop loin. On s 'imagine qu'il suffit d'arriver sur le plateau et de faire ce qu'il y a à faire. Mais c'est une véritable lutte qu'il faut soutenir avec nous-mêmes. Moi j'ai toujours été d'une timidité maladive. Il faut vraiment que je lutte. Un acteur n'est pas une machine et un créateur est avant tout un être humain. Et un être humain, ça sent, ça souffre, c'est gai ou bien c'est malade. Comme tous les êtres qui créent, je voudrais avoir un peu plus de contrôle sur moi-même. Je voudrais qu'il me soit facile d'obéir à un metteur en scène. Lorsqu'il me dit : " Une larme tout de suite ", je voudrais que cette larme jaillisse et que ce soit fini. "
.
Une fois pourtant, deux autres larmes ont suivi la première parce que je me demandais : " Comment ose-t-il me demander une chose pareille ? " Savez-vous ce que disait Goethe ? Il disait : " Le talent se développe dans l'intimité. " Et c'est tellement vrai. Les gens ne réalisent pas à quel point il est nécessaire pour un acteur de pouvoir parfois être seul. Lorsqu'on joue, c'est un peu comme si on autorisait les gens pendant un bref moment à partager quelques-uns de nos secrets intimes. Et c'est pour cela qu'il faut pouvoir être seul lorsque nous ne sommes pas en scène. Mais les gens sont toujours après vous. On dirait vraiment qu'ils veulent posséder un petit morceau de vous-même. Je ne sais pas s'ils s'en rendent compte, mais c'est un peu comme s'ils me disaient " Grr, fais ceci, Grr, fais cela. " Mais moi je veux rester moi-même et sur mes deux pieds. Lorsqu'on est célèbre, chacune de vos faiblesses est amplifiée au maximum. Le cinéma devrait se conduire à notre égard comme une mère dont l'enfant vient tout juste d'échapper à un accident de voiture. Mais au lieu de nous prendre contre lui et de nous consoler, le cinéma nous punit. C'est pour cela que l'on n'ose même pas attraper un rhume. Tout de suite, ce sont les grands cris " Comment osez-vous attraper un rhume ? " Les directeurs eux, peuvent prendre tous les rhumes du monde, passer le restant de leurs jours chez eux à téléphoner.

1962_July6th_AllanGrant_00704_Interview00100aMais que nous les acteurs nous ayons le toupet d'attraper un rhume, ça, ça les dépasse. Vous savez, lorsqu'on est malade, on n'est pas très fier. Mais moi je voudrais qu'eux, les directeurs, soient obligés un jour de jouer une scène avec une grippe ou une forte fièvre, peut-être qu'ils comprendraient. Je ne suis pas le genre d'actrice qui ne vient au studio que pour respecter la discipline. Cela n'a aucun rapport avec l'art. Bien sûr je souhaiterais être un peu plus obéissante. Mais lorsque je viens au studio, c'est pour jouer, pas pour être enrégimentée ! Après tout, ce n'est pas une école militaire, c'est un studio de cinéma. Le cinéma, c'est un art, le studio est l'endroit où l'on exerce cet art, ce n'est pas une usine. Vous voyez, cette sensibilité qui m'aide à jouer la comédie, c'est elle également qui me fait réagir. Un acteur est un instrument sensible. Isaac Stern prend un soin jaloux de son violon. Que se passerait-il Si tout le monde s'amusait à marcher dessus ? Avez-vous remarqué qu'à Hollywood où des millions et des milliards de dollars ont été gagnés, il n'existe pas de monuments, de musées ? Personne n a laissé quelque chose derrière soi. Tous ceux qui sont venus là n'ont su faire qu'une chose, prendre, prendre. Tout le monde a ses problèmes. Il y a même des gens qui ont des problèmes vraiment angoissants, et pour rien au monde ils ne voudraient que ça se sache. Or, l'un de mes problèmes à moi est un peu voyant. Je suis toujours en retard.
.
Les gens s'imaginent que c'est par arrogance, mais moi je prétends que c'est exactement le contraire. Je sens que je ne fais pas partie, et que je ne ferai jamais partie de cette grande cavalcade américaine, où les gens passent leur vie à se précipiter d'un endroit à l'autre, très, très vite; et sans raison vraiment valable. Ce qui est important pour moi, c'est d'être prête lorsque je dois jouer la comédie. Il faut que je me sente sûre de mes moyen
s. Je connais des tas de gens qui sont parfaitement capables d'être à l'heure, mais c'est pour ne rien faire sinon rester assis à se raconter leur vie ou toutes sortes d'autres âneries. Clark Gable disait de moi " Lorsqu'elle est là, elle est là. Elle est là tout entière, elle est là pour travailler. "
.
1962_July6th_AllanGrant_00702_Interview00105_02Lorsqu'on m'a demandé de paraître au Madison Square Garden pour la soirée d'anniversaire du président Kennedy, je me suis vraiment sentie fière. Lorsque je suis arrivée sur la scène pour chanter " Bon anniversaire " il y eut un silence énorme dans le stade, un peu comme si j'étais arrivée en combinaison. A ce moment, je me suis dit " Mon Dieu, que va-t-il se passer si je n'arrive pas à chanter ? " Un silence pareil de la part d'un tel public, cela me réchauffe. C'est comme une sorte de baiser. A ce moment-là, on se dit " Bon sang ! je chanterai cette chanson, même si c'est la dernière chose que je puisse faire au monde. Et je la chanterai pour tout le monde." Et quand je me suis tournée vers les micros, je me souviens que j'ai regardé le stade dans tous les sens en me disant " Voilà où j'aurais pu être, quelque part en haut, derrière les poutres, près du plafond après avoir payé mes deux dollars. "
.
Après le spectacle, il y eut une sorte de réception. J'étais avec mon ex-beau-père, Isadore Miller, et je crois que j'ai fait une gaffe lorsqu'on m'a présentée au président Kennedy. Au lieu de dire " Bonjour, M. le président ", je lui ai dit " Je vous présente mon ex-beau-père, Isadore Miller. " Moi, je pensais que je lui ferais plaisir en le présentant directement. Il est venu en Amérique comme immigrant, et il a maintenant quelque chose comme soixante-quinze ou quatre-vingt ans. Je pensais que c'était le genre de chose qu'il raconterait à ses petits-enfants. Bien sûr, j'aurais dû dire " Bonjour, M. le président ", mais j'avais déjà chanté. Alors, vous comprenez... Non?... De toute manière, je crois que personne ne s'en est rendu compte. La célébrité ce n'est pas toujours rose, et je veux insister là dessus. Ça ne me gêne pas d'être célèbre à cause de mon charme ou bien parce que je suis " sexy ". Ce qui me gêne, c'est ce qui entoure ce genre de célébrité. Je n'oublierai jamais, par exemple, cette femme qui, sur le seuil de sa maison, me disait " Allez, débarrassez le plancher! " Moi, je pense que la beauté et la féminité sont des choses qui n'ont pas d'âge, et que le sex-appeal ne se fabrique pas. Le véritable sex-appeal est basé sur la féminité, et il n'est attrayant que lorsqu'il est naturel et spontané. C'est sur ce point précis que beaucoup de femmes se trompent, et c'est pour cela qu'elles manquent le coche. Quand je pense à toutes ces filles qui essaient de me ressembler, c'est extraordinaire. Elles n'ont pas, comme dirais-je... Oh ! je sais qu'on peut dire des tas d'âneries à ce sujet en disant qu'elles n'ont pas ce qu'il faut devant, ou ce qu'il faut derrière, mais ce n'est pas cela qui compte. Elles n'ont pas ce qu'il faut en elles-mêmes. Les enfants de mon ex-mari partageaient avec moi le fardeau de ma célébrité. Parfois, ils lisaient des choses épouvantables sur mon compte et je me faisais un mauvais sang terrible car je craignais que cela leur fasse de la peine. Je leur demandais de tout me dire, de tout me demander. J'aimais mieux qu'ils me posent à moi ces questions plutôt que d'aller chercher les réponses dans les journaux à scandale.
.
1962_July6th_AllanGrant_00500_Interview00200_02Je voulais aussi qu'ils sachent comment vivent les autres. Je leur racontais, par exemple, comment je travaillais pour cinq sous par mois en lavant cent assiettes, et les gamins demandaient : " Cent assiettes ? " Et je leur répondais: " Non seulement cela, mais il fallait en plus que je les gratte et que je les nettoie avant de les laver. Puis, il fallait que je les rince et que je les mette à égoutter. Dieu merci, je n'ai jamais eu à les essuyer. " Les enfants sont très différents des grandes personnes. Lorsqu'on grandit, on devient parfois amer. Pas toujours, mais ça arrive souvent. Les enfants eux vous acceptent comme vous êtes. Je leur disais toujours : " N'admirez pas quelqu'un parce que c'est une grande personne ou bien parce qu'il vous dit ci ou ça. Observez-le d'abord. " C'est sans doute le meilleur conseil que je leur ai jamais donné. Observez d'abord les gens, et après faites-vous une opinion. Je leur disais même d'en faire autant pour moi: " Essayez de voir si ça vaut le coup de me prendre comme amie. Après vous verrez bien. "
.

La célébrité, pour moi, ce n'est pas tout le bonheur. C'est très fugitif, même pour une orpheline. Et j'ai été élevée comme une orpheline. La célébrité, ce n est pas un repos quotidien. Ça ne vous rassasie pas. C'est un peu comme le caviar, vous savez. C'est agréable d'en manger, mais pas à tous les repas. Je n'ai jamais eu l'habitude du bonheur. J'ai pensé un moment que le mariage le donnait. Voyez-vous, je n'ai pas été élevée comme les autres enfants américains. A eux, dès leur naissance, le bonheur est dû. Ils y ont droit et c'est normal. Malgré tout, c'est grâce à ma célébrité que j'ai pu rencontrer et épouser deux des hommes les plus merveilleux que j'aie jamais rencontrés. Je ne pense pas que les gens vont se mettre à me détester. En tout cas, ils ne le feront pas d'eux-mêmes. J'aime les gens. Le " public " me fait un peu peur, mais les gens, j'ai confiance en eux. Bien sûr, ils peuvent être influencés par la presse ou par les histoires que le studio fait circuler sur mon compte. Mais je pense que quand les gens vont au cinéma, ils jugent par eux-mêmes. Nous autres, êtres humains, nous sommes de drôles de créatures. Et nous avons toujours le droit de nous faire nos opinions nous-mêmes. Un jour, on a dit de moi que j'étais liquidée, que c'était la fin de Marilyn : lorsque M. Miller fut jugé pour outrage au Congrès. Il refusait de donner les noms de ses amis qui pouvaient avoir des rapports avec les communistes. Un directeur de société vint me trouver et me dit : " Si vous n'arrivez pas à convaincre votre mari, vous êtes finie. " Je lui ai répondu : " Je suis fière de la position prise par mon mari. Je le suivrai jusqu'au bout. " Au fond, être finie, ce doit être un soulagement. On doit se sent comme un coureur de 100 mètres qui a coupé le fil et qui se dit avec grand soupir : " Ça y est, c'est terminé. " En fait, rien n'est jamais terminé. Il faut toujours recommencer, toujours. Mais moi, je crois qu'on obtient toujours le succès que l'on mérite. Maintenant, je ne vis que pour mon travail, et pour les quelques amis sur lesquels je puisse vraiment compter. La célébrité passera ? Eh bien, qu'elle passe. Adieu célébrité ; je t'ai eue, et j'ai toujours su que tu ne valais pas grand-chose. Pour moi, tu auras été au moins une expérience. Mais tu n'es pas ma vie.
.


Enregistre

 Ever since she was fired from Something's Got to Give, Marilyn Monroe has kept an almost disdainful silence. As far as her troubles with 20th Century Fox were concerned, she simply said she had been too sick to work - not wilfully tardy and truant as the producer charged. While 20th Century Fox and her lawyers were negotiating for her to resume work on the movie, Marilyn was thinking about broader aspects of her career - about the rewards and burdens of fame bestowed on her by fans who paid $200 million to see her films, about drives that impel her, and about echoes in her present life of her childhood in foster homes. She thought about these out loud in a rare and candid series of conversations with Life associate editor Richard Meryman. As a camera caught the warmth and gusto of her personality, Marilyn's words revealed her own private view of Marilyn Monroe ...
.
Sometimes wearing a scarf and a polo coat and no makeup and with a certain attitude of walking, I go shopping or just look at people living. But then you know, there will be a few teenagers who are kind of sharp and they'll say, "Hey, just a minute. You know who I think that is?" And they'll start tailing me. And I don't mind. I realise some people want to see if you're real. The teenagers, the little kids, their faces light up. They say, "Gee," and they can't wait to tell their friends. And old people come up and say, "Wait till I tell my wife." You've changed their whole day. In the morning, the garbage men that go by 57th Street when I come out the door say, "Marilyn, hi! How do you feel this morning?" To me, it's an honour, and I love them for it. The working men, I'll go by and they'll whistle. At first they whistle because they think, oh, it's a girl. She's got blond hair and she's not out of shape, and then they say, "Gosh, it's Marilyn Monroe!" And that has its ... you know, those are times it's nice. People knowing who you are and all of that, and feeling that you've meant something to them.
.

 I don't know quite why, but somehow I feel they know that I mean what I do, both when I'm acting on the screen or when if I see them in person and greet them. That I really always do mean hello, and how are you? In their fantasies they feel "Gee, it can happen to me!" But when you're famous you kind of run into human nature in a raw kind of way. It stirs up envy, fame does. People you run into feel that, well, who is she who does she think she is, Marilyn Monroe? They feel fame gives them some kind of privilege to walk up to you and say anything to you, you know, of any kind of nature and it won't hurt your feelings. Like it's happening to your clothing. One time here I am looking for a home to buy and I stopped at this place. A man came out and was very pleasant and cheerful, and said, "Oh, just a moment, I want my wife to meet you." Well, she came out and said, "Will you please get off the premises?" You're always running into people's unconscious.
.
Let's take some actors or directors. Usually they don't say it to me, they say it to the newspapers because that's a bigger play. You know, if they're only insulting me to my face that doesn't make a big enough play because all I have to say is, "See you around, like never." But if it's in the newspapers, it's coast-to-coast and all around the world. I don't understand why people aren't a little more generous with each other. I don't like to say this, but I'm afraid there is a lot of envy in this business. The only thing I can do is stop and think, "I'm all right but I'm not so sure about them!" For instance, you've read there was some actor that once said that kissing me was like kissing Hitler. Well, I think that's his problem. If I have to do intimate love scenes with somebody who really has these kinds of feelings toward me, then my fantasy can come into play. In other words, out with him, in with my fantasy. He was never there.
.

 It's nice to be included in people's fantasies but you also like to be accepted for your own sake. I don't look at myself as a commodity, but I'm sure a lot of people have. Including, well, one corporation in particular, which shall be nameless. If I'm sounding picked on or something, I think I am. I'll think I have a few wonderful friends and all of a sudden, ooh, here it comes. They do a lot of things. They talk about you to the press, to their friends, tell stories, and you know, it's disappointing. These are the ones you aren't interested in seeing every day of your life.
.
Of course, it does depend on the people, but sometimes I'm invited places to kind of brighten up a dinner table like a musician who'll play the piano after dinner, and I know you're not really invited for yourself. You're just an ornament.
.

 When I was five I think, that's when I started wanting to be an actress. I loved to play. I didn't like the world around me because it was kind of grim, but I loved to play house. It was like you could make your own boundaries. It goes beyond house; you could make your own situations and you could pretend, and even if the other kids were a little slow on the imagining part, you could say, "Hey, what about if you were such and such, and I were such and such, wouldn't that be fun?" And they'd say, "Oh, yes," and then I'd say, "Well, that will be a horse and this will be ..." It was play, playfulness. When I heard that this was acting, I said that's what I want to be. You can play. But then you grow up and find out about playing, that they make playing very difficult for you. Some of my foster families used to send me to the movies to get me out of the house and there I'd sit all day and way into the night. Up in front, there with the screen so big, a little kid all alone, and I loved it. I loved anything that moved up there and I didn't miss anything that happened and there was no popcorn either. 
.
When I was 11, the whole world was closed to me. I just felt I was on the outside of the world. Suddenly, everything opened up. Even the girls paid a little attention to me because they thought, "Hmmm, she's to be dealt with!" And I had this long walk to school, two and a half miles [there], two and a half miles back. It was just sheer pleasure. Every fellow honked his horn, you know, workers driving to work, waving, you know, and I'd wave back. The world became friendly. All the newspaper boys when they delivered the paper would come around to where I lived, and I used to hang from the limb of a tree, and I had sort of a sweatshirt on. I didn't realise the value of a sweatshirt in those days, and then I was sort of beginning to catch on, but I didn't quite get it, because I couldn't really afford sweaters. But here they come with their bicycles, you know, and I'd get these free papers and the family liked that, and they'd all pull their bicycles up around the tree and then I'd be hanging, looking kind of like a monkey, I guess. I was a little shy to come down. I did get down to the curb, kinda kicking the curb and kicking the leaves and talking, but mostly listening. And sometimes the family used to worry because I used to laugh so loud and so gay; I guess they felt it was hysterical. It was just this sudden freedom because I would ask the boys, "Can I ride your bike now?" and they'd say, "Sure." Then I'd go zooming, laughing in the wind, riding down the block, laughing, and they'd all stand around and wait till I came back. But I loved the wind. It caressed me. But it was kind of a double-edged thing. I did find, too, when the world opened up that people took a lot for granted, like not only could they be friendly, but they could suddenly get overly friendly and expect an awful lot for very little. When I was older, I used to go to Grauman's Chinese Theatre and try to fit my foot in the prints in the cement there. And I'd say, "Oh, oh, my foot's too big! I guess that's out." I did have a funny feeling later when I finally put my foot down into that wet cement. I sure knew what it really meant to me. Anything's possible, almost.
.

 It was the creative part that kept me going, trying to be an actress. I enjoy acting when you really hit it right. And I guess I've always had too much fantasy to be only a housewife. Well, also, I had to eat. I was never kept, to be blunt about it; I always kept myself. I have always had a pride in the fact that I was my own. And Los Angeles was my home, too, so when they said, "Go home!" I said, "I am home." The time I sort of began to think I was famous, I was driving somebody to the airport, and as I came back there was this movie house and I saw my name in lights. I pulled the car up at a distance down the street; it was too much to take up close, you know, all of a sudden. And I said, "God, somebody's made a mistake." But there it was, in lights. And I sat there and said, "So that's the way it looks," and it was all very strange to me, and yet at the studio they had said, "Remember, you're not a star." Yet there it is up in lights. I really got the idea I must be a star or something from the newspapermen; I'm saying men, not the women who would interview me and they would be warm and friendly. By the way, that part of the press, you know, the men of the press, unless they have their own personal quirks against me, they were always very warm and friendly and they'd say, "You know, you're the only star," and I'd say, "Star?" and they'd look at me as if I were nuts. I think they, in their own kind of way, made me realise I was famous.
.
I remember when I got the part in Gentlemen Prefer Blondes. Jane Russell - she was the brunette in it and I was the blonde. She got $200,000 for it, and I got my $500 a week, but that to me was, you know, considerable. She, by the way, was quite wonderful to me. The only thing was I couldn't get a dressing room. Finally, I really got to this kind of level and I said, "Look, after all, I am the blonde, and it is Gentlemen Prefer Blondes!" Because still they always kept saying, "Remember, you're not a star." I said, "Well, whatever I am, I am the blonde!" And I want to say to the people, if I am a star, the people made me a star. No studio, no person, but the people did. There was a reaction that came to the studio, the fan mail, or when I went to a premiere, or the exhibitors wanted to meet me. I didn't know why. When they all rushed toward me I looked behind me to see who was there and I said, "My heavens!" I was scared to death. I used to get the feeling, and sometimes I still get it, that sometimes I was fooling somebody; I don't know who or what, maybe myself. 
.

 I've always felt toward the slightest scene, even if all I had to do in a scene was just to come in and say, "Hi," that the people ought to get their money's worth and that this is an obligation of mine, to give them the best you can get from me. I do have feelings some days when there are scenes with a lot of responsibility toward the meaning, and I'll wish, "Gee, if only I had been a cleaning woman." On the way to the studio I would see somebody cleaning and I'd say, "That's what I'd like to be. That's my ambition in life." But I think that all actors go through this. We not only want to be good, we have to be. You know, when they talk about nervousness, my teacher, Lee Strasberg, when I said to him, "I don't know what's wrong with me but I'm a little nervous," he said, "When you're not, give up, because nervousness indicates sensitivity." Also, a struggle with shyness is in every actor more than anyone can imagine. There is a censor inside us that says to what degree do we let go, like a child playing. I guess people think we just go out there, and you know, that's all we do. Just do it. But it's a real struggle. I'm one of the world's most self-conscious people. I really have to struggle.
.
An actor is not a machine, no matter how much they want to say you are. Creativity has got to start with humanity and when you're a human being, you feel, you suffer. You're gay, you're sick, you're nervous or whatever. Like any creative human being, I would like a bit more control so that it would be a little easier for me when the director says, "One tear, right now," that one tear would pop out. But once there came two tears because I thought, "How dare he?" Goethe said, "Talent is developed in privacy," you know? And it's really true. There is a need for aloneness, which I don't think most people realise for an actor. It's almost having certain kinds of secrets for yourself that you'll let the whole world in on only for a moment, when you're acting. But everybody is always tugging at you. They'd all like sort of a chunk of you.
.

 I think that when you are famous every weakness is exaggerated. This industry should behave like a mother whose child has just run out in front of a car. But instead of clasping the child to them, they start punishing the child. Like you don't dare get a cold. How dare you get a cold! I mean, the executives can get colds and stay home forever and phone it in, but how dare you, the actor, get a cold or a virus. You know, no one feels worse than the one who's sick. I sometimes wish, gee, I wish they had to act a comedy with a temperature and a virus infection. I am not an actress who appears at a studio just for the purpose of discipline. This doesn't have anything at all to do with art. I myself would like to become more disciplined within my work. But I'm there to give a performance and not to be disciplined by a studio! After all, I'm not in a military school. This is supposed to be an art form, not just a manufacturing establishment. The sensitivity that helps me to act, you see, also makes me react. An actor is supposed to be a sensitive instrument. Isaac Stern takes good care of his violin. What if everybody jumped on his violin?
.
You know a lot of people have, oh gee, real quirky problems that they wouldn't dare have anyone know. But one of my problems happens to show: I'm late. I guess people think that why I'm late is some kind of arrogance and I think it is the opposite of arrogance. I also feel that I'm not in this big American rush, you know, you got to go and you got to go fast but for no good reason. The main thing is, I want to be prepared when I get there to give a good performance or whatever to the best of my ability. A lot of people can be there on time and do nothing, which I have seen them do, and you know, all sit around sort of chit chatting and talking trivia about their social life. Gable said about me, "When she's there, she's there. All of her is there! She's there to work."
.

 I was honoured when they asked me to appear at the president's birthday rally in Madison Square Garden. There was like a hush over the whole place when I came on to sing Happy Birthday, like if I had been wearing a slip, I would have thought it was showing or something. I thought, "Oh, my gosh, what if no sound comes out!"
.
A hush like that from the people warms me. It's sort of like an embrace. Then you think, by God, I'll sing this song if it's the last thing I ever do, and for all the people. Because I remember when I turned to the microphone, I looked all the way up and back, and I thought, "That's where I'd be, way up there under one of those rafters, close to the ceiling, after I paid my two dollars to come into the place." Afterwards they had some sort of reception. I was with my former father-in-law, Isadore Miller, so I think I did something wrong when I met the president. Instead of saying, "How do you do?" I just said "This is my former father-in-law, Isadore Miller." He came here an immigrant and I thought this would be one of the biggest things in his life. He's about 75 or 80 years old and I thought this would be something that he would be telling his grandchildren about and all that. I should have said, "How do you do, Mr President," but I had already done the singing, so well you know. I guess nobody noticed it.
.
Fame has a special burden, which I might as well state here and now. I don't mind being burdened with being glamorous and sexual. But what goes with it can be a burden. I feel that beauty and femininity are ageless and can't be contrived, and glamour, although the manufacturers won't like this, cannot be manufactured. Not real glamour; it's based on femininity. I think that sexuality is only attractive when it's natural and spontaneous. This is where a lot of them miss the boat. And then something I'd just like to spout off on. We are all born sexual creatures, thank God, but it's a pity so many people despise and crush this natural gift. Art, real art, comes from it, everything.
.

 I never quite understood it, this sex symbol. I always thought symbols were those things you clash together! That's the trouble, a sex symbol becomes a thing. I just hate to be a thing. But if I'm going to be a symbol of something I'd rather have it sex than some other things they've got symbols of! These girls who try to be me, I guess the studios put them up to it, or they get the ideas themselves. But gee, they haven't got it. You can make a lot of gags about it like they haven't got the foreground or else they haven't the background. But I mean the middle, where you live.
.
All my stepchildren carried the burden of my fame. Sometimes they would read terrible things about me and I'd worry about whether it would hurt them. I would tell them: don't hide these things from me. I'd rather you ask me these things straight out and I'll answer all your questions.
.
I wanted them to know of life other than their own. I used to tell them, for instance, that I worked for five cents a month and I washed one hundred dishes, and my stepkids would say, "One hundred dishes!" and I said, "Not only that, I scraped and cleaned them before I washed them." I washed them and rinsed them and put them in the draining place, but I said, "Thank God I didn't have to dry them."
.

I was never used to being happy, so that wasn't something I ever took for granted. You see, I was brought up differently from the average American child because the average child is brought up expecting to be happy. That's it: successful, happy, and on time. Yet because of fame I was able to meet and marry two of the nicest men I'd ever met up to that time.
.
I don't think people will turn against me, at least not by themselves. I like people. The "public" scares me, but people I trust. Maybe they can be impressed by the press or when a studio starts sending out all kinds of stories. But I think when people go to see a movie, they judge for themselves. We human beings are strange creatures and still reserve the right to think for ourselves.
.

Once I was supposed to be finished, that was the end of me. When Mr Miller was on trial for contempt of congress, a certain corporation executive said either he named names and I got him to name names, or I was finished. I said, "I'm proud of my husband's position and I stand behind him all the way," and the court did too. "Finished," they said. "You'll never be heard of."
.
It might be a kind of relief to be finished. You have to start all over again. But I believe you're always as good as your potential. I now live in my work and in a few relationships with the few people I can really count on. Fame will go by, and, so long, I've had you fame. If it goes by, I've always known it was fickle. So at least it's something I experienced, but that's not where I live.
.


.

Richard Meryman enregistra l'interview sur un support audio (d'une durée de 6 heures d'enregistrement). Voici un documentaire qui reprend des extraits de l'interview:
Richard Meryman recorded the interview on an audio support (over six hours of recording). Here a documentary with extracts of the interview:
.

- Marilyn Monroe The Last Interview -

.


.
Sur le blog:
les photographies d'Allan Grant
magazine LIFE, 03/08/1962
.


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.  

Commentaires
Visiteurs
Depuis la création 5 853 446
Derniers commentaires
Marilyn sur le web

Une sélection de sites web

Cursum Perficio  
Marilyn From the 22nd Row
  
Legend Marilyn Monroe 
Immortal Marilyn 

Marilyn Monroe Italian Site  
The Blonde Bookshelf 
Lost Photographs Last Interview  

Blog - The Marilyn Report 
Blog - The Marilyn Archive 
Blog - Tara Hanks
 

Crazy For Marilyn 
Crazy For You
Crazy For You 2

- - - - -

Social Network (Réseaux Sociaux)

Instagram Official Marilyn Monroe
Instagram - Silver Technicolor 

Instagram - Marilyn rares
Instagram - LMmarilynnormajeane2662 
Instagram - Marvellous Marilyn

Instagram - admiring Marilyn

Reddit MarilynMonroe  

Tumblr - The Marilyn Monroe Visual Vault 
Tumblr - Infinite Marilyn 
Tumblr - Always Marilyn Monroe 
Tumblr - Marilyn in High Quality 
Tumblr - Marilyn Monroe Archive 
Tumblr - Our Girl Marilyn 
Tumblr - Miss Norma Jeane's
 
Tumblr - Eternal Marilyn 
Tumblr - Mostly Marilyn Monroe 
Tumblr - Elsie Marina  
 
Tumbr - Lady Be Good   

VK My Marilyn 
VK My Marilyn Photographes 
VK Marilyn Monroe
  

Blog - MM Books  
Blog - Marilyn Monroe Animated Gifs  

La presse

Blog - Marilyn Cover Girl 
Blog - La MM que j'aime 
Magazines - Famous Fix 

Magazines - Pinterest Lorraine Funke 
Vintage Paparazzi 

Archives presse USA - Newspapers 
Archives presse USA - Library of Congress
Archives presse Australia - Trove
Archives presse - Internet Archive 
Archives presse - Lantern

Archives presse - Media History Digital Library 
Archives - Gallica BNF 
Archives presse BnF- Retronews

Movie Mags
Mr-Magazines

Archives magazines - Magazine Art 
LIFE photo archive 
LIFE magazines 

LIFE articles 
Collier's - Unz Review 
Esquire Classic 
Bravo Posters 
Paris Match

- - - - -
La presse actuelle 
presse française sur journaux.fr et Direct Editeurs
presse nationale et internationale sur Readly 
livres et presse nationale et internationale sur Magstore 
quotidiens internationaux sur
 kiosko
 
- - - - -

 Agence Photos 

Alamy
Album 
AP Images 
Bridgeman images 
Getty images 
iStock by Getty 
Keystone
Magnum  
mptv images 
Photo12

 profimedia 
picryl
Redux Pictures
Roger Viollet
Shutterstock 
topfoto
ullstein bild
  

 Photographes 

All About Photo  
Listing Photographes du XXeme 

- - - - -  
Allan Grant 
Bernard of Hollywood - instagram 
Bert Stern 
Bill Ray 
Bob Willoughby 
Carl Perutz 
Douglas Kirkland - website 
 Douglas Kirkland - instagram 
Elliott Erwitt - website 
Elliott Erwitt - instagram 
Ernst Haas 
Eve Arnold - website 
Eve Arnold - instagram 
George Barris - website 
George Barris - instagram 
Harold Lloyd  
Henri Dauman 
Jock Carroll 
Lawrence Schiller 
Leigh Wiener 
Nickolas Muray 
Phil Stern 
Philippe Halsman - website 
Philippe Halsman - instagram  
Richard Avedon - website 
Richard Avedon - instagram 
Sam Shaw - website 
Sam Shaw - instagram  
Weegee Arthur Fellig 

- - - - -

Milton H Greene
Milton H Greene - website 
Milton H Greene - instagram
The Archives LLC - facebook
MHG The Archives Licensing  
The archives LLC - tumblr
  

 Video Archives 
INA 
British Pathé  
ITN Archive

Paramount & Pathé Newsreel
Tumblr Marilyn Monroe Video Archives

Culture 
aenigma 
The Blonde at the Film 
Tumblr - Weirland TV
Dr Macro's HQ scans 
Pulp International 
Stirred Straight Up 

- - - - -
Hollywood Historic Photos 
Google Arts & Culture 
Films - imdb 
Films - Classic Movie Hub 
Bio - Wikipedia fr  
Dossiers - FBI Records
 
Hollywood Historic Photos 

BLOG-GIF-MM-KOREA-1 

Sites web communautés
listal
The Place 
Who's Dated Who 

- - - - -

Fans Collectionneurs
Collection Greg Schreiner
Collection Scott Fortner
Collection Ted Stampfer
Collection Peter Schnug
Facebook Peter Schnug
Marilyn Geek (Melinda)

- - - - -

Fans Clubs
The International MM Fan Club Germany 
Fan Club The Marilyn Remembered 
Irish Marilyn Monroe Fan Club

L'entourage de Marilyn
 Marilyn's Surroundings

Mona Rae Miracle, Joe DiMaggio, Arthur Miller
Frank Sinatra, Sammy Davis Jr, Dean Martin
Yves Montand, Marlon Brando, Montgomery Clift, Clark Gable, Donald O'Connor, Jane Russell, Bette Davis
Roch Hudson, Ava Gardner, Elizabeth Taylor, Joan Crawford, Ralph L Roberts, George Fischer 

Cliquez sur le tag web proches MM
-

Jeanne Carmen 
Mamie Van Doren - blog officiel 
Mamie Van Doren - facebook officiel 
Mamie Van Doren - fanpage 
The Actors Studio