Marilyn intime
pièce de théâtre

marilyn_intimemise en scène: Sally Micaleff
adaptation théâtrale: Didier Goupil
texte et interprétation :Claire Borotra
production: Clear Productions
production exécutive: Chauffe Marcel

Speech: Voyage  au  cœur de l’intime...
Suicide ou assassinat politique, le mystère et les rumeurs persistent. Les secrets de la chanteuse, sex-symbol, comédienne, mannequin, star absolue à l’enfance trouble, restent entiers. Il y a l'icône érigée par les studios hollywoodiens. Il y a une femme seule, isolée, perdue, qui se bat et se débat contre ses angoisses, ses démons, sa lucidité. Marilyn Monroe aura douté de tout, redouté le monde qu’elle aura traversé en étoile. Elle hante les mémoires. Comédienne et écrivain, Claire Borotra imagine  des confidences imaginaires, tente de recréer le cheminement de ses pensées les plus intimes. Elle raconte son besoin des hommes, des lumières de plateaux de cinéma, ses failles, ses joies, ses défaites. Claire Borotra devine les mots écrits à sa mère, grande absente de l’existence de Marilyn, infinie douleur.
Marilyn Monroe hante encore nos mémoires. Sa beauté, son sourire, sa lumière, son sex-appeal, sa mort brutale.
Mais derrière l’icône forgée par les studios hollywoodiens se débat une femme seule dans un monde d’hommes.
Une femme fragile, sensible, intelligente, qui connaît déjà l’issue du combat. Une femme qui se bat contre elle-même, pour surmonter sa peur, oublier ses souffrances.
Dans ces textes, ces confidences imaginaires, elle livre à la page blanche ses pensées les plus intimes, les plus insolentes, de son goût des hommes à celui des plateaux de cinéma, de ses failles à ses joies, ses espoirs, ses défaites.
Elle cherche désespérément un regard, celui de sa mère qui l’a abandonnée, celui de son père dont elle ne connaît pas l’identité. Elle cherche fébrile, anxieuse, dans le reflet de l’écran et dans les yeux des autres une image d’elle qu’elle pourrait aimer...
C’est finalement à sa mère qu’elle écrit tout au long de sa vie, de sa prime enfance jusqu’à la nuit de sa mort.
C’est à « l’absente », la « folle », celle qui fût incapable de l’aimer...
Ces mots qu’elle a couché sur le papier et qu’elle a veillé à ce qu’on ne trouve jamais. Ces maux dont elle a si peu parlé, par pudeur, mais qui la détruisaient.
On y découvre une Marilyn tourmentée, passionnée, pleine de doutes, intense, incapable de vivre dans ce monde qu’elle ne comprend pas, et pourtant tellement vivante. En un mot : une femme.

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Marilyn, intime © Giovanni Cittadini Cesi

La comédienne: Comédienne, productrice, scénariste et romancière, star de la télévision, Claire Borotra imagine par fragments les carnets intimes de Marilyn Monroe. Elle livre un portrait de femme simple et tourmentée, une étoile en proie à ses démons.
Claire Borotra a joué Rêver peut-être au Théâtre du Rond-Point en 1998, sous la direction de Jean-Michel Ribes. Elle a interprété aussi entre autres Le Radeau de la Méduse, Dérapage, Huis clos ou S'agite et se pavane d’après Bergman, dirigée par Roger Planchon. Comédienne, productrice ou scénariste, elle multiplie les activités et élargit son champ d’action, jusqu’à l’écriture de romans. En 2013, elle est invitée au Festival de la Correspondance de Grignan par Anne Rotenberg. La comédienne dresse alors ce portrait d’une Marilyn fragile et émouvante, portrait d’une femme simple, passionnée, contradictoire et tourmentée.

Interview de Claire Borotra avec Pierre Notte, issue du dossier de presse:
Y-a-t-il eu un élément déclencheur à votre projet ? Un déclic ?
Je devais lire un texte au Festival de la Correspondance de Grignan, un texte de Marilyn Monroe et au dernier moment le projet ne s’est pas fait. Cela était pour moi impossible de ne pas aller à ce rendez-vous que j’attendais avec elle et avec le public. J’écrivais des textes depuis plusieurs mois pour un roman que j’avais en tête, en les relisant j’ai réalisé que je parlais d’elle sans le savoir. Je me suis alors jetée dans ce projet, j’ai repris mes textes en les adaptant, en ai écrit d’autres. J’ai été submergée par la nécessité d’écrire sur Marilyn, sur ce qu’elle a d’universel et qui touche chacun d’entre nous au plus profond de son être. Sur la femme qu’elle était plus que sur l’actrice. J’ai donc plongé et me suis laissée « envahir » par elle, par son histoire, ses doutes, ses manques, ses incapacités que je sentais si proches des miennes... En veillant évidemment à ce que cela ne ressemble en rien et d’aucune manière à ce qui a existé.
Anne Rotenberg, programmatrice du Festival de Grignan, a lu mes écrits, ils l’ont touchée et elle m’a fait confiance, je ne lui en serai jamais assez reconnaissante. Didier Goupil m’a aidé à les adapter pour en faire une œuvre théâtrale, et Richard Brunel a fait une mise en espace très émouvante dont nous gardons les principaux éléments. C’est donc une nécessité intérieure que je ne m’explique toujours pas qui me conduit aujourd’hui à jouer ce spectacle. Je n’avais pas le choix, il fallait que j’écrive ce texte, je le portais depuis très longtemps en moi et il fallait qu’il sorte. L’absence, la solitude, la souffrance, la peur sont ce qui unit tous les êtres, Marilyn, les spectateurs, les artistes... J’avais besoin d’une salle noire pour partager ensemble ce voyage vers le cœur de l’humanité.
Avez-vous découvert par ce travail des secrets de Marilyn Monroe ? En avez-vous élucidé les mystères ?
Je n’oserai pas dire que j’ai élucidé des mystères. Il y a des choses que j’ai comprises au plus profond de moi sur Marilyn, mais les ai-je comprises sur moi ou sur elle ? J’ai lu, écouté, regardé Marilyn. J’ai cherché des réponses dans ses sourires, dans ses yeux tristes et perdus, dans le mouvement d’une main... Elle m’a toujours fascinée par ce mélange de lumière irradiante qu’elle possède un instant et ce gouffre sombre et sans fond dans lequel on la sent tomber l’instant d’après. On voudrait lui tendre la main, l’empêcher de sombrer mais on sait qu’il n’y a rien à faire. Je me suis imaginée son enfance, me suis servie d’anecdotes comme point de départ à la création et j’ai laissé s’envoler mon imagination vers elle. Un romancier qui a vu la lecture du Festival de la Correspondance de Grignan m’a offert un point de vue que je n’aurais sûrement pas osé formuler. Il était très ému en sortant de la lecture et m’a dit : « vous n’êtes pas elle, vous n’êtes pas vous, vous incarnez sur scène l’esprit de Marilyn, mademoiselle ». Comment pouvais-je rêver plus joli compliment qui me rende la légitimé et la liberté d’auteur et d’actrice pour ce spectacle ?
Peut-on, quand on est comédienne, ne pas s’identifier à elle ? Aux contradictions d’une femme qui est à la fois la plus grande star du monde et un être simple des plus désespérés ?
Je ne sais pas si c’est en terme d’identification que le problème se pose. Marilyn n’a pas été très présente dans ma vie d’actrice jusqu’ici, elle ne faisait pas partie de mes références, je n’étais pas une admiratrice éperdue, passionnée par ses films. Je l’aimais beaucoup et me régalais de la voir à l’écran mais rien de plus. Elle est entrée dans ma vie différemment, sans que j’y prenne garde, elle est apparue récemment dans mon imaginaire. Peu à peu, au fil des lectures, elle s’est mise à me toucher et à m’émouvoir énormément. Je pensais souvent à elle, je tombais tout le temps sur ses photos, ses chansons, ses films, comme si elle venait vers moi. Je regardais et je voyais de nouvelles choses, je ressentais sur les photos cette force sombre qui l’attirait irrémédiablement dans l’abîme, je la voyais se battre pour respirer et sombrer quand même. Cela me bouleversait. Peut-être parce que j’étais à un moment de mon parcours professionnel où je me sentais un peu perdue... Et je savais que dans ce métier l’abîme n’est jamais loin... M’est venue l’idée qu’elle aurait aimé écrire, être écrivain mais que son manque de confiance en elle et son histoire avec Arthur Miller l’en avait totalement empêchée. Qu’elle avait peut-être écrit sans oser montrer ses écrits à quiconque. Évidemment, l’opposition entre cette star absolue et l’absolue solitude qui était la sienne est une source inépuisable d’inspiration. Les contradictions des êtres et du monde sont la matière la plus riche de l’écriture.

Dates et Horaires:
du 5 juin au 5 juillet 2014 à 18h30
relâche le 8 juin et les lundis
générales de presse: 5, 6, 7, 10 et 11 juin à 18h30

Durée: 1h15
Tarif :
30 € 
tarifs réduits:
groupe (8 personnes minimum): 21

plus de 60 ans: 26

demandeurs d’emploi: 18

moins de 30 ans: 15

carte imagine R: 11

Lieu: au Théâtre du Rond-Point en salle Jean Tardieu (176 places) (> site web theatredurondpoint.fr)
Sur le web: page facebook Marilyn Intime fb