Divine Marilyn Monroe

28 août 2015

ELLE 21/08/2015

img166   Le magazine français Elle n°3634 du 21 août 2015 publie une photographie pleine page de Marilyn Monroe par Philippe Halsman pour l'expo consacrée au photographe et organisée du 20/10/2015 au 24/01/2016 au Jeu de Paume, Paris 8ème.
prix: 2,20
 

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22 août 2015

Publicité Cotonflor 1984

Année: 1984
Marque / Produit: Cotonflor (marque linge de maison)
Pays: France

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Marilyn Monroe Citation 25

 citation-1Grande  

en ligne sur Famous Celebrity Quotes  

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16 août 2015

Jayne Mansfield

Jayne Mansfield
(1933 - 1967)

actrice et sex-symbol américaine
Surnommée "Working's Man Monroe", "Marilyn King Sized"

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 jayne-1940s-teenager-1-1 Jayne Mansfield naît le 19 avril 1933 sous le nom de Vera Jayne Palmer à Bryn Mawr (en Pennsylvanie) dans une famille bourgeoise. Elle est la fille unique de Herbert William Palmer (1904–1936), avocat, et de Vera (Jeffrey) Palmer (1903–2000) aux origines allemandes et anglaises et dont les parents avaient fait fortune dans l'industrie de l'ardoise. Jayne passe sa petite enfance à Phillipsburg (dans le New Jersey) où son père est l'avocat de Robert B. Meyner, futur gouverneur du New Jersey. En 1936, alors que Jayne n'a que trois ans, son père décède d'une attaque cardiaque pendant qu'il conduisait sa voiture avec sa femme et Jayne en passagères. Se retrouvant veuve, sa mère travaille comme professeur et se remarrie en 1939 avec Harry Lawrence Peers, un ingénieur commercial. La famille démènage à Dallas (au Texas) et Jayne prend le nom de Vera Jayne Peers.
Dès son plus jeune âge, Jayne rêve d'Hollywood et admire l'enfant star Shirley Temple, elle dira plus tard: «Je dévorais les magazines de cinéma. Et je voulais être une nouvelle Lana Turner.» A l'âge de 12 ans, elle prend des leçons de danse de salon; et au lycée, elle suit des cours de piano, de violon et d'alto. Elle étudie aussi l'espagnol et l'allemand et obtient d'excellentes notes à ses diplômes, particulièrement en mathématiques.
C'est à l'âge de 13 ans -en 1946- qu'elle aurait subi des attouchements d'un de ses professeurs.

jayne-1950-with_jayne_marie-2 A l'âge de 17 ans, en 1950, Jayne obtient son diplôme du lycée Highland Park HighSchool et, découvrant qu'elle est enceinte, elle s'enfuit pour se marier en secret le 28 janvier 1950 à Paul James Mansfield (un étudiant de 21 ans qu'elle a rencontré à une fête de Noël 1949; il travaillera plus tard dans les relations publiques). Ils organisent un mariage public et officiel le 10 mai 1950 à Fort Worth au Texas; leur fille, Jayne Marie Mansfield, naît le 8 novembre 1950 (cette dernière apparaîtra dans Playboy en 1976) (voir photo ci-contre). Les époux fréquentent l'université methodiste où ils étudient l'art dramatique, emmenant parfois à leur cours leur fille, manquant de finances pour faire garder l'enfant. C'est aussi l'année de sa première apparition à l'écran: elle tient un tout petit rôle dans un film de série B "Prehistoric Women" (nommé aussi "The Virgin Goddess").

jayne-1950s En 1951, ils emmènagent à Austin, au Texas, où Jayne étudie l'art dramatique à l'université d'Austin. Durant cette période, elle enchaîne divers petits boulots: elle pose comme modèle nue pour des étudiants en art, vend des livres en faisant du porte à porte et travaille comme réceptionniste le soir dans un studio de danse. Elle pose une fois nue pour un photographe de Dallas. Elle gagne aussi quelques concours de beauté et se teint les cheveux en blonde: elle est 'Miss Photoflash', 'Miss Magnesium Lamp', 'Miss Blues Bonnet of Austin', 'Miss Texas Tomato' et 'Miss de la semaine de prévention des incendies' ! Elle intègre ensuite le Curtain Club (un club théâtral populaire de l'université), rejoint le Austin Civic Theater, et apparaît dans de petites productions théâtrales locales (dans les pièces The Slaves of Demon Rum, Ten Nights in a Barroom et Anything Goes). En 1952, elle retourne à Dallas quelques mois et devient l'élève de l'acteur et professeur d'art dramatique Baruch Lumet (le père du futur réalisateur Sidney Lumet), très impressionné par le potentiel de Jayne, il lui donne gratuitement des cours et la dirige le 22 octobre 1953 dans la pièce d'Arthur Miller, Death of a Salesman, avec la troupe Knox Street Theater, ce qui lui vaut de se faire remarquer par la Paramount qui lui propose une audition. Lumet va l'aider à préparer le casting.
Puis, la famille part pour un an au Camp Gordon (en Georgie) où Paul est réserviste pour la guerre de Corée; ils se produisent ensemble dans la pièce Anything Goes. Jayne étudie alors le théâtre et la psychologie à l'université de Géorgie pendant que Paul est en Corée. A la base, Jayne fait des étirements sur la pelouse et se rend à la piscine en bikini de velours rouge. Au retour de Paul, elle le supplie d'aller vivre dans la cité du cinéma: Los Angeles.

jayne mansfield-1954 En 1954, la petite famille (et leurs nombreux animaux: un grand danois, deux chihuahuas, un caniche teint en rose, trois chats et un lapin) s'installent dans un petit appartement de Los Angeles où Jayne étudie l'art théâtral à l'universite d'UCLA pendant l'été (laissant sa fille Jayne Marie chez sa mère). Quand Paul repart pour la Corée, elle devient la maîtresse de son voisin, l'acteur Steve Cochran. Elle gagne la première étape du concours de Miss California, ayant caché son statut marital, puis se retire du concours; elle obtient aussi son premier rôle au cinéma, dans le film à petit budget "Female Jungle", dont le tournage a été bouclé en une dizaine de jours et pour lequel Jayne a gagné 150 $; pour ensuite finir le reste de l'année à l'université méthodiste du Texas afin de valider son diplôme. Elle continue à enchaîner les jobs: vendeuse de pop-corn dans un théâtre, elle donne des cours de danse, travaille dans une usine à chapeaux; elle est aussi vendeuse de bonbons dans un cinéma (où elle tape dans l'oeil d'un producteur de télé), pose comme modèle dans l'agence Blue Book (où Marilyn Monroe fit ses débuts) et est même photographe dans un restaurant huppé (le "Esther Williams' Trails Restaurant") où elle gagne 6 $ plus 10% de ses ventes chaque soir, à photographier de grands patrons. Et elle continue à remporter de nombreux prix de beautés, dont certains demeurent étranges: 'Gas Station Queen', 'Cherry Blossom Queen', 'Nylon Sweater Queen', 'Hot Dog Ambassador', 'Miss Analgesin', 'Miss Third Platoon', 'Miss Direct Mail', 'Miss Electric Switch', 'Miss Fill-er-up', 'Miss Negligee', 'Miss One for the Road',' Miss Freeway', 'Hot Dog Ambassador', 'Miss Geiger Counter', 'Best Dressed Woman of Theater', 'Miss 100% Pure Maple Syrup', 'Miss Tomato', 'Miss Potato Soup', 'Miss July Fourth', 'Miss Standard Foods', 'Miss Orchid', 'Miss Lobster', 'Miss United Dairies' et 'Miss Chihuahua Show'. Le seul titre qu'elle refuse est celui de 'Miss au fromage de Roquefort', car elle dit "que ça ne sonne pas très bien".

jayne_earl_moran-1956 Paradoxalement, elle ne parvient pas à percer en tant que mannequin, à cause de son physique jugé bien trop sexy pour l'époque (ses 117 cm de tour de poitrine ne faisaient pas parti des "critères" de beauté dictés par la mode de l'époque; elle est surnommée le "sablier" en référence à ses courbes; ses mensurations sont de 102-53-91 cm pour 1,68 m -1,73 m selon l'autopsie).
Elle perd ainsi des contrats publicitaires (Emmeline Snively de l'agence Blue Book l'avait dirigée vers le photographe Gene Lester qui était chargé de la campagne General Electric qui représentait de jeunes femmes en maillot de bain se relaxant autour d'une piscine).
C'est alors qu'elle se tourne vers le cinéma et passe de nombreuses auditions pour Paramount Pictures, Columbia, Twentieth Century Fox et Warner Brothers. Elle auditionnera d'ailleurs pour un rôle dans le film "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion", dans lequel Marilyn Monroe tient le rôle principal), pour "Rebel without a cause" ("La fureur de vivre") et pour "Jeanne D'arc" (un projet de la Paramount qui n'aboutira pas). Elle obtient son premier rôle au Lux Video Theatre, une série de CBS (dans l'épisode "An Angel Went AWOL", du 21 octobre 1954), où elle gagne 300 $ pour jouer au piano et prononcer quelques lignes de dialogues. En décembre 1954 -à la veille de Noël- elle frappe à la porte du manager et publicitaire James Byron pour qu'il la prenne en charge. Le crédo de Jayne est d'abord de devenir célèbre, et d'être une actrice en second lieu. Il s'occupera de sa carrière jusqu'à la fin de l'année 1961, assisté d'une équipe: William Shiffrin (agent de presse), Greg Bautzer (avocat) et Charles Goldring (business manager).

En janvier 1955, Jayne va capter l'attention des médias et d'Hollywood en laissant tomber le haut de son maillot de bain rouge (prêté par son ami le photographe Peter Gowland) en plongeant dans la piscine d'un banquet organisé à Silver Springs en Floride pour la sortie du film Underwater ! avec Jane Russel. Le coup publicitaire marche tellement bien (avec une publication dans le magazine Variety du 12 janvier 1955), qu'elle va réitérer l'expérience le 8 juin de la même année, en laissant tomber sa robe jusqu'à sa taille deux fois dans la même soirée (à une première de film et dans un nightclub).
jayne-1955-02-playboy-playmate-by_hal_adams-2b  En février 1955, elle est 'Miss Playboy' pour le magazine Playboy (voir photo ci-contre); les photos de Jayne en pyjama rose vont non seulement booster les ventes du magazine, mais aussi donner un coup de pouce à sa carrière. Elle sera l'une des Playmates préférées du magazine qui publiera des photos de Jayne tous les mois de février de 1955 à 1958, et en 1960.
C'est aussi en février 1955 que James Byron lui négocie un contrat de sept ans avec la Warner Bros, qui était plutôt intrigué par ses pitreries en public, et qui la paie 250 $ la semaine pour les films "Pete Kelly's Blues" ("Le Gang du Blues", 1955), "Hell on Frisco Bay" ("Colère noire", 1955), "Illegal" ("Le témoin à abattre", 1955, où elle chante "Too Marvelous for Words") et "The Burglar" ("Le Cambrioleur", qui sortira sur les écrans deux après, en 1957). Insatisfaite de son contrat avec la Warner, elle parvient à le rompre, avec l'aide de l'avocat Greg Bautzer.

LIFE-1955-11-21 Le 21 novembre 1955, elle figure, parmi d'autres actrices de Broadway (dont Susan Strasberg), en couverture du célèbre et populaire magazine américain LIFE (voir photo ci-contre) photographiées par Alfred Eisenstaedt.
En janvier 1955, Jayne et Paul Mansfield se séparent: trop de divergences dans le couple dû à l'ambition de carrière et les infidélités de Jayne (et ses nombreux animaux). En août 1956, Paul réclame la garde de leur fille, affirmant que Jayne est une mère indigne en posant nue pour Playboy. Jayne demande le divorce de Paul en Californie le 21 octobre 1956 et Paul en fait la demande au Texas le 16 mars 1957 pour cruauté mentale. Ils signeront le divorce définitif le 8 janvier 1958. Après le divorce, Jayne décide de conserver le nom de "Mansfield" comme nom d'artiste.
Elle fréquente le réalisateur Nicholas Ray, l'acteur et compositeur George Jessel et le pilote Robby Robertson.

jayne_will_success Son agent William Shiffrin parvient à lui faire décrocher le rôle principal dans une pièce de George Axelrod à Broadway, celui du rôle d'une star de ciné Rita Marlowe, une sorte de Marilyn Monroe caricaturale dans "Will Success Spoil Rock Hunter ?" avec Orson Bean et Walter Matthau (voir photo ci-contre). Il s'agit de sa première grande performance sur scène, receuillant l'attention des critiques (pas toujours positives; elle obtiendra tout de même le prix de "l'actrice la plus prometteuse" aux Theatre World Award), et la popularité auprès du public (sa tenue en serviette de bain sur scène fera sensation). Brooks Atkinson du New York Times décrit "l'abandon louable" de son interprétation légèrement vêtue de Rita Marlowe dans la pièce telle "une sirène de cinéma blonde platine aux contours ondulés à la Marilyn Monroe".
Le 3 mai 1956, Jayne fait son grand retour à Hollywood (portant un manteau de vison à 20 000 $). La Twentieth Century-Fox lui signe un contrat de six ans, espérant ainsi remplacer leur star Marilyn Monroe, qui leur pose quelques problèmes. Jayne, qui sera alors une concurrente à Marilyn, sera surnommée la "Working Man's Monroe" ("La Marilyn Monroe des ouvriers").

1956-the girl cant help it  Son premier rôle pour la Fox est celui de Jerri Jordan pour le film de Frank Tashlin "The Girl Can't Help It" ("La blonde et moi") avec Tom Ewell (l'inoubliable partenaire de Marilyn dans "Sept ans de réflexion" - voir photo ci-contre) et dans lequel elle chante deux chansons ("Ev'rytime" et "Rock Around the Rock Pile"). Le film, qui réunit un casting important de stars du rock (Gene Vincent, Eddie Cochran, Fats Domino, The Platters et Little Richard) remporte un vif succés critique et auprès du public. La Fox rachète pour 100 000 $ le contrat que Jayne avait signé à Broadway (elle continuait en parallèle à se produire sur les planches) et stoppe ainsi la représentation de Will Success Spoil Rock Hunter ? après 444 représentations. 
jayne-portrait-1950s-02-13 La Fox fait savoir aux médias que Jayne est la "Marilyn Monroe king-sized", afin d'effrayer Marilyn pour qu'elle revienne honorer son contrat aux studios. Le personnage que Jayne s'est construite sera désormais sa marque de fabrique: une blonde stupide, au déhanché chaloupé, parlant d'une voix de bébé essoufflé en poussant de petits cris stridants. Sa carrière médiatique est lancée: elle sera en photos dans près de 2 500 journaux et magazines et 122 000 lignes d'articles sont écrits sur elle entre septembre 1956 et mai 1957.
  En 1956, elle participe au grand show télé de la NBC, la série "Sunday Spectacular: The Bachelor"; et est l'invité vedette du show prestigieux "The Jack Benny Show" (où elle y joue du violon).
  Le 13 mai 1956, elle rencontre Mickey Hargitay (acteur et bodybuilder d'origine hongroise qui a remporté le titre de "Monsieur Univers" en 1955) au Latin Quarter à New York; il figure parmi les accompagnateurs du show de Mae West. Jayne tombe immédiatement amoureuse, ce qui provoque une dispute avec Mae West et Mickey de se faire frapper par le bodyguard de Miss West, Chuck Krauser (Monsieur California).

jayne-1957-12-04-beverly_hills-romanoffs-with_sophia_loren-4  Le 12 avril 1957, Jayne va parvenir à lancer un grand coup médiatique qui restera dans les annales: la Fox a organisé une grande soirée au restaurant Romanoff's de Beverly Hills en l'honneur de la venue de l'italienne Sophia Loren. Jayne va faire son apparition au cours de la soirée, portant une robe au décolleté très provoquant, la poitrine quasiment à l'air. Une photographie (voir photo ci-contre) va être prise montrant Sophia Loren lançant un regard dédaigneux dans le décolleté de la blonde et souriante Jayne. La photographie va faire le tour du monde et reste encore aujourd'hui une image culte.
En mai 1957, d'anciennes photos de nues d'elle posant pour des calendriers refont surface dans la presse.

jayne-1957-the_wayward_bus  Jayne joue ensuite un rôle à contre-emploi dans l'adaptation du roman de John Steinbeck, "The Wayward Bus" ("Les naufragés de l'autocar", 1957) avec Joan Collins (voir photo ci-contre). Elle tente de s'écarter de l'image de la blonde sexy et de s'établir en actrice sérieuse. Le film rencontre un petit succés et Jayne remporte le prix du Golden Globe de la 'Nouvelle Star de l'année" en 1957 face à Carroll Baker et Natalie Wood.
Puis elle tourne à nouveau sous la réalisation de Frank Tashlin, pour l'adaptation de la pièce qui l'a révélée "Will Success Spoil Rock Hunter ?" ("La Blonde Explosive") reprenant son rôle de Rita Marlowe, avec Tony Randall et Joan Blondell; Jayne parvient même à faire obtenir un petit rôle à son chéri, Mickey Hargitay. La Fox lance leur nouvelle star en lui faisant faire un tour d'Europe de 16 pays pendant 45 jours (du 25 septembre au 6 novembre 1957) pour promouvoir le film. Elle assiste à la première du film à Londres, récite du Shakespeare (Hamlet), joue du piano et du violon à la télévision britannique et elle est même présentée à la Reine d'Angleterre. A Rome, elle succombe aux charmes du Duc italien Amoalli.

> reportage et interview de Jayne en France (1957)

jayne-1957-studio-satin_and_fur-011-2   En mai 1957, elle est l'invité vedette du "Ed Sullivan Show" où elle joue du violon accompagnée de six musiciens, elle dira après l'émission: "Maintenant, je suis vraiment nationale. Maman et tout Dallas ont vu le Ed Sullivan show !"; en août 1957, elle est invitée au grand show de la télé américaine "What's My Line ?" (elle y reparticipera en 1964 et en 1966) et en novembre 1957, elle est représentée dans un épisode de "The Perry Como Show" qui va faire des records d'audience sur NBC. Elle tourne avec Cary Grant dans "Kiss Them for Me" ("Embrasse-la pour moi", 1957) qui sera un flop au box-office.
En fin d'année 1957, c'est accompagnée de Mickey Hargitay qu'elle fait une tournée de 13 jours -le "Christmas USO Tour"- avec Bob Hope à travers tous les lieux du Pacifique où est postée l'armée américaine: Hawaii, Okinawa, Guam, Tokyo et la Corée. Elle sera l'invitée dans trois émissions du "Bob Hope Show". En novembre 1957, elle achète une grande demeure de style espagnol de 40 pièces, qu'elle nomme son "Pink Palace" à Los Angeles  et où elle y recevra de nombreux photographes pour se mettre en scène avec son mari et ses enfants. Sa maison va alors devenir aussi célèbre que ses propriétaires: la décoration est ostentatoire (moquettes et tapisseries en fourrure jusque dans la salle de bain), de couleur rose (sa couleur préférée: cadillac et chihuahas teints en rose) avec des coeurs partout (lit, baignoire, cheminée, piscine). Les travaux -bien que Mickey, ancien plombier et charpentier, s'occupe de la construction de la piscine- et l'entretien ont un coût. En 1958, Jayne hérite de ses grands-parents maternels d'une somme assez conséquente (126 000 $). D'ailleurs, dès 1958, elle monnaye ses apparitions, notamment télévisuelles, se faisant payer 20 000 $ par participation dans un show TV. Elle revend aussi l'eau de son bain pour 10 $ la bouteille.

1958-wedding_mickey  Mickey Hargitay demande Jayne en mariage le 6 novembre 1957, lui offrant une bague de diamants de 10 carats à 5 000 $; le mariage est célébré le 13 janvier 1958 (soit cinq jours après son divorce officiel d'avec Paul Mansfield - voir photo ci-contre) à la Chapelle Wayfarers à Rancho Palos Verdes en Californie: le lieu n'est pas anodin, la chapelle est en verre et permet ainsi au couple d'être vu du public et surtout, des journalistes. Jayne porte une robe en dentelle de rubans roses, une robe prêtée par la Fox. Le couple part ensuite en Floride pour leur lune de miel.
Le couple semble avoir les mêmes ambitions: ils vont se mettre en scène, construisant des coups publicitaires populaires et vont devenir des partenaires dans le business: «Il est si beau et si fort, dit Jayne. Et au lit, il est tellement bon !». Ils sont un couple à la scène (dans des shows, dans les films, à la télévision) comme à la ville (posant avec bonheur pour les photographes chez eux et se montrant publiquement partout aux soirées hollywoodiennes) et dans les affaires (ils ont monté ensemble plusieurs sociétés de holdings: 'the Hargitay Exercise Equipment Company', 'Jayne Mansfield Productions', et 'Eastland Savings and Loan').

1956-10-jayne_66 En février 1958, Jayne et Mickey Hargitay signent un contrat de quatre semaines (qui va s'étendre à huit semaines) au club Tropicana de Las Vegas où Jayne propose une revue de striptease sous le nom de Trixie Divoon dans "The Tropicana Holiday". Les bénéfices de la soirée d'ouverture (20 000 $) sont reversés à l'association caritative de March of Dimes. Jayne perçoit 25 000 $ par semaine (alors que son contrat avec la Fox ne lui verse "que" 2 500 $ la semaine), avec une assurance d'un million de dollars au cas où Mickey chuterait quand il la porte: en effet, leur numéro le plus populaire et qui fera la gloire du couple, est le porté de Jayne par Mickey (voir photo ci-contre), qui la fait tournoyer en cercle autour de sa taille, tous deux vêtus de maillots en léopards !
En mai 1958, elle participe au Festival de Cannes en France avec Mickey Hargitay; elle est interviewée par François Chalais dans l'émission "Reflets de Cannes" et où elle reproduit son petit gloussement sensuel qui a participé à la naissance de son mythe. Elle reste en Europe et passe le reste de l'été 1958 entre Londres et L'Espagne pour le tournage du western "The Sheriff of Fractured Jaw" ("La blonde et le shérif", sorti en 1959) et dans lequel Jayne chante trois chansons (l'une d'entre elles est doublée par Connie Francis). Le film sera son dernier grand succès au box-office.

jm-1 Les studios, qui veulent surtout mettre en avant sa plastique, la cantonnent à des personnages caricaturaux qui lui valent les surnoms de «Blonde explosive» ou «le Buste». Et malgré la publicité perpétuelle autour de son physique et dont participe avec bonheur Jayne, sa carrière va peu à peu décliner et après 1959, elle ne parvient plus à obtenir des rôles de qualité. Surtout, elle n'est plus assez disponible pour la Fox, à cause de ses grossesses successives (elle est par exemple contrainte de refuser un rôle dans la comédie romantique "Bell, Book and Candle" (1958) aux côtés de James Stewart et Jack Lemmon, car elle est enceinte). Et sa réputation la précède, elle est boudée par certains acteurs: quand la Fox lui offre un rôle dans "Rally 'Round the Flag, Boys !" avec Paul Newman, l'acteur s'oppose à l'engagement de Jayne, qui sera remplacée par Joan Collins. La Fox la "prête" alors à des productions étrangères (anglaises et italiennes) jusqu'à la fin de son contrat en 1962 et Jayne se retrouve alors à l'affiche de films à petits budgets sans grand intérêt.
Même certains médias se lassent de ses apparitions en bikini où Jayne ondule le ventre et finit toujours par faire tomber le haut du maillot, comme le haut de ses robes de soirée. A cause de ces "accidents" en public, même Richard Blackwell, son couturier attitré, va finir par ne plus vouloir travailler avec Jayne.

1958-12-pink_palace-jayne_mickey_miklos  Le 21 décembre 1958, Jayne donne naissance à Miklós (Jeffrey Palmer) Hargitay, le premier fils de Jayne et Mickey (voir photo ci-contre, le couple et Miklos au Pink Palace).
En février 1959, les Hargitay assistent au Carnaval de Rio puis le couple part en Italie pour tourner dans le film "The Loves of Hercules" ("Les amours d'Hercule") où ils sont en tête d'affiche (Jayne n'a accepté de tourner le film que si Mickey obtenait le premier rôle masculin). C'est aussi en 1959 que la Fox la fait tourner dans le film indépendant "The Challenge" (qui sort en 1963) en Angleterre.
En 1959, elle apparaît dans un épisode de la série "The Red Skelton Show" (elle y jouera dans deux autres épisodes en 1961 et en 1963).
Quand Jayne fait son retour à Hollywood au milieu de l'année 1960, la Fox la prête à une petite production anglaise pour le film "Too Hot to Handle" ("La blonde et les nus de Soho" qui sort en 1961, et dont une scène où Jayne apparaît seins nus sera censurée), elle y interprète le rôle d'une entraîneuse burlesque (et y chante les chansons "Too Hot To Handle", "You Were Made For Me", "Monsoon" et "Midnight" ); enfin, la Fox lui offre un rôle secondaire dans le film "It Happened in Athens" (qui sort en 1962), tourné en Grèce, avec Trax Colton, un nouveau venu que souhaitait lancer la Fox, qui fera un bide et qui marquera l'abandon de son contrat avec la Twentieth Century Fox. 
1960-08-pink_palace-jayne_mickey_jaynemarie_miklos_zoltan Le 8 février 1960, son étoile est déposée sur la célèbre avenue d'Hollywood, le 'Hollywood Walk of Fame'. En juin 1960, elle est interviewée par Edward Murrow dans son émission "Person to Person". Le 1er août 1960, le deuxième enfant de Jayne et Mickey, Zoltán (Anthony) Hargitay, voit le jour (voir photo ci-contre, le couple avec Jayne Marie, Miklos et Zoltan au Pink Palace). Et à la fête des mères de l'année 1960, le "Mildred Strauss Child Care Chapter" de l'hôpital de Mount Sinai à New York, célèbre la famille de Jayne comme "la famille de l'année". Pourtant, dans le privé, le couple connait quelques problèmes conjuguaux: Jayne se confiant même à des amis que la fin de son mariage est proche.
C'est au cours de l'année 1960 que Jayne rencontre, par l'intermédiaire de Peter Lawford, le sénateur -et futur président des USA- John F. Kennedy. Ils ont une aventure (se rencontrant à Palm Springs et à Santa Monica chez Lawford -> article The Kennedys in Hollywood ). Elle aurait aussi une liaison avec son frère, Robert F. Kennedy (vers 1964 -> cf extraits du livre "Here They Are Jayne Mansfield" par Raymond Strait, sur BooksGoogle).

1961-the_house_of_love_by_bernard_of_hollywood Puis elle retourne à Las Vegas: en décembre 1960, elle se produit dans une revue "The House of Love" (produite par Jack Cole, avec Mickey Hargitay - voir photo ci-contre) à l'hôtel et casino de Dunes et pour lequel elle perçoit un salaire de 35 000 $ la semaine: en 1962, la Fox réalisera un album intitulé "Jayne Mansfield Busts Up Las Vegas" avec les chansons de la revue.
Dès 1960, elle fait des promotions jusque dans des supermarchés et drug store, se faisant payer 10 000 $ pour chacune de ses apparitions: elle fait plus d'apparitions publiques qu'un candidat en politique. Elle reste au top dans les médias qui ne cessent de parler d'elle et est l'une des célébrités les plus photographiées au monde. Le journaliste James Bacon écrira en 1973 dans le Los Angeles Herald-Examiner: "C'était une fille avec un réel talent de comédie, une figure et un physique spectaculaires et pourtant se ridiculisant elle-même par une étrange publicité". Quand au réalisateur Frank Tashlin, il déclarera: "Jayne avait tout: la beauté, le talent, l'énergie; mais elle a fichu sa carrière à terre avec trop de publicité".

En 1961, elle joue un rôle dans un épisode de la série "Kraft Mystery Theatre", est invitée au "Jackie Gleason Show" et elle tourne pour la Warner un petit rôle dans le film biographique "The George Raft Story" ("Le dompteur de femmes"). Puis les années suivantes, elle ne tourne que dans des petites productions étrangères: allemandes "Heimweh nach St. Pauli" ("Freddy et le nouveau monde", 1963, où elle y chante "Wo Ist Der Mann" et "Snicksnack Snuckelchen"), "Einer frisst den anderen" (1964) et italiennes "L'Amore Primitivo" (1964), "Panic Button" (1964).
jayne_et_mickey_danse  A la fin de l'année 1961, elle fait une tournée spéciale pour Noël au Canada à Newfoundland, Labrador et l'île de Baffin.
En février 1962, Jayne et Mickey s'offrent une seconde lune de miel à Nassau, aux Bahamas lorsqu'un drame va surgir: leur bateau va se retourner, le couple sera découvert près de 12 heures après, frigorifiés et choqués, après s'être réfugiés sur une petite île (Rose Island). Curieusement, le couple va médiatiser l'événement, Jayne se laissant filmer en état de choc: bon nombre de personnes vont considérer ce fait comme un canular, un coup de pub de mauvais goût.

En 1962, elle participe à un épisode de la célèbre série "Alfred Hitchcock Presents", et dans la série "Follow the Sun". En juin 1962, Jayne fait parler d'elle dans la presse après s'être montrée le haut de sa robe à pois grande ouverte, avec le soutien-gorge apparent dans un nighclub de Rome. Les journalistes de télévision, radio et cinéma italien lui décernent cette année là le prix "Silver Mask".

1963-by_bruno_bernard Au début de l'année 1963, elle se produit dans une revue (pour la première fois hors de Las Vegas) au Plantation Supper Club à Greensboro (en Caroline du Nord), empochant 23 000 $ la semaine, puis à l'Iroquois Gardens à Louisville (dans le Kentucky). Dans ses spectacles, elle joue de la comédie en stand-up, chante, et finit sur un strip-tease. Elle obtient souvent l'ovation du public.
L'acteur et réalisateur Tommy Noonan (partenaire de Marilyn dans "Les hommes préfèrent les blondes") avec qui Jayne vit une relation passionnée, la persuade d'accepter le rôle principal de" Promises ! Promises !" avec son mari Mickey Hargitay, et dans lequel elle apparaît intégralement nue. Les photos de tournage sont publiées dans le magazine Playboy de juin 1963 (la Cour de Chicago fait un procès pour obsénité à Hugh Hefner) et le film d'être banni à Cleveland, mais rencontre un petit succés relatif au box-office.
Jayne enchaîne les aventures sentimentales (mais avant tout sexuelles). On lui prête près de 1500 amants (elle affirme que, pour se sentir bien dans son corps, il lui faut jouir au moins une fois par jour) parmi lesquels Claude Terrail (propriétaire du restaurant La Tour d'Argent à Paris), Jorge Guinle (millionaire brésilien), Oleg Cassini (couturier), Henry Miller (romancier), Porfirio Rubirosa (diplomate et playboy dominicain), Sergio Villagran (acteur), Stephen Vlabovitch (un bedeau), Raymond Strait (attaché de presse)... Certains hommes ont même payé pour passer une nuit avec elle: des hommes d'affaires et même un ministre autrichien! Quand on lui fait remarquer que cela s'apparente à de la prostitution, elle réplique: "Oui, et alors ? J'y trouve mon compte, le client aussi, ce que nous faisons ne lése personne et ne regarde que nous."
 Qu
and elle tourne pour le compte de la Fox dans le film mineur italien "Panic Button" (qui sortira sur les écrans en 1964), Jayne rencontre le producteur italien Enrico Bomba, avec qui elle vit une relation médiatisée. Mickey Hargitay, avec qui Jayne a loué une villa à Rome pendant le tournage, va accuser Bomba de saboter leur mariage. D'ailleurs, Jayne demande le divorce le 4 mai 1962, avant de se raviser en déclarant: "Je suis sûre que nous parviendrons à faire face" et retourne auprès de son mari pour les fêtes de fin d'année. Mais l'année suivante, en 1963, Jayne s'affiche avec le chanteur brésilien Nelson Sardelli et déclare vouloir l'épouser une fois divorcée d'avec Mickey. Et c'est accompagnée de Sardelli que Jayne se rend en mai 1963 au Mexique, à Juarez, pour divorcer: c'est une rupture pleine d'aigreur, où Jayne va aller jusqu'à accuser Mickey d'avoir kidnappé l'un de leurs enfants, afin d'obtenir les faveurs financières.

> Les liaisons de Jayne:
  Enrico Bomba (1962, Rome) / Nelson Sardelli (1963) / Claude Terrail (1963)

1962-Jayne-Mansfield-with-Enrico-Bomba  1963-jayne_et_nelson_sardelli  1963-09-paris-au_pied_de_cochon-jayne_mickey_claude_terrail 

1964-01-naissance_mariska  Mais après ce divorce, Jayne découvre qu'elle est enceinte (la paternité n'est pas clairement établie: Hargitay ou Sardelli). Pour sa carrière (donner naissance à un enfant en ayant divorcée quelques mois auparavant aurait été mal vu et aurait pu faire décliner son statut populaire), Jayne et Mickey annoncent qu'ils sont toujours ensemble et mariés, le divorce au Mexique n'étant pas reconnu en Californie. Leur fille Mariska (Magdolna) Hargitay naît le 23 janvier 1964 (elle deviendra une actrice populaire, grâce à la série "Law & Order" - "New York, Unité Spéciale"- voir photo ci-contre, le couple, Jayne-Marie, Miklos, Zoltan et Mariska nourrisson). Mais Jayne entreprend de faire reconnaître le divorce au Mexique comme légal; et le divorce est ainsi prononcé aux Etats-Unis le 26 août 1964. Néanmoins, le couple restera tout de même amis, continuant à se produire ensemble.
C'est alors qu'on lui propose un rôle intéressant (en remplacement de Marilyn Monroe, décédée en 1962): tourner sous la direction de Billy Wilder dans "Kiss Me, Stupid" avec Dean Martin. Mais Jayne, enceinte de Mariska, décline le rôle qui échouera à Kim Novak. 
C'est aussi le 26 août 1964 au club Whiskey A-Go-Go de Los Angeles, que Jayne rencontre le groupe les Beatles, alors en tournée aux Etats-Unis. Lorsque les journalistes leur ont demandé quelle célébrité américaine ils souhaitaient rencontrer, ils ont répondu "Jayne Mansfield". Lorsqu'elle voit John Lennon, Jayne lui demande si ses cheveux sont vraiment les siens, ce à quoi il répond: "Et vos seins, sont-ils vrais ?" On raconte qu'à la fin de la soirée, George Harrison a voulu lancer son verre de Scotch vers une Jayne en état d'ébriété, mais c'est Mamie Van Doren qui l'aurait reçu en plein visage !

1965-jayne_et_matt_cimber  En 1964, elle apparaît dans un épisode de la série "Burke's Law" ("L'homme à la Rolls"), tourne dans un petit film italien "L'Amore Primitivo" ("Primitive Love" tourné en Italie en mai 1964) avec Mickey Hargitay, puis Jayne reprend deux rôles tenus par Marilyn Monroe au cinéma dans les pièces "Gentlemen Prefer Blondes" au Carousel Theater et "Bus Stop" mise en scène par Matt Cimber, au Yonker Playhouse à New York, avec Mickey Hargitay. Le couple reçoit de bonnes critiques et font la tournée des petites villes des Etats-Unis. Jayne tombe sous le charme de Matt Cimber (voir photo ci-contre, le couple en 1965) réalisateur d'origine italienne, et ils se marient le 24 septembre 1964 à Mulegé au Mexique. Cimber va devenir le manager de Jayne en gérant sa carrière; mais il va la mener à sa perte en lui faisant signer des contrats pour des projets sans envergures (tel que le film "The Las Vegas Hillbillys").
Elle co-écrit son autobiographie (avec Mickey Hargitay) "Jayne Mansfield's Wild, Wild World" sortie en 1964; un projet associant un film documentaire, du même nom, qui verra le jour en 1968, après sa mort, et où on y voit Jayne aux USA et en Europe (Rome, Paris, Cannes) lors de sorties publiques, mais aussi visitant des camps de nudistes, des bars gays et des clubs de strip-tease. Le documentaire, un peu trash, deviendra culte auprès de ses admirateurs.

> Documentaire "Jayne Mansfield's Wild, Wild, World" (narration par Jayne)

1964-jaynemansfield-shakespeareToujours en 1964, la MGM Records sort un album novateur "Jayne Mansfield: Shakespeare, Tchaikovsky & Me" (voir photo ci-contre) dans lequel Jayne récite des sonnets de Shakespeare et des poèmes de Marlowe, Browning, Wordsworth, et bien d'autres sur la musique de Tchaikovsky. L'album ne rencontre pas de bonnes critiques, tel que le mentionne un journaliste du New York Times: "Miss Mansfield est une dame aux charmes apparents, mais lire de la poésie n'en fait pas parti".
En 1965, elle joue dans les pièces "Rabbit Habit" au Latin Quarter (New York) et "Champagne Complex" au Pabst Theater, dirigées par Matt Cimber et qui reçoivent un mauvais accueil. Cette même année -1965-, Jayne enregistre deux chansons à New York, avec Jimi Hendrix à la basse: "As the Cloud Drift By" et "Suey", qui sortiront en 45 Tours en 1966 par London Records. Le motif de cette collaboration est qu'ils partagaient le même manager.

1966-04-19-birthday_jayne_with_baby_tony  Côté vie privée, son troisième mariage avec Matt Cimber est un échec: Jayne abuse trop de l'alcool, est constamment infidèle (elle ramène chez elle un étudiant, Douglas Olivares, dont elle s'est entichée lors d'une représentation en discothèque), et va juqu'à dire à son mari que le seul avec qui elle a été heureuse fut son précédent amant, Nelson Sardelli. Le couple ne tient pas et ils se séparent le 11 juillet 1965, bien que Jayne soit enceinte: leur fils, Tony (Antonio Raphael Ottaviano) Cimber, naît le 18 octobre 1965 (voir photo ci-contre, Jayne et Tony, à la fête des 33 ans de Jayne en 1966 - Tony travaillera plus tard à la télévision, comme annonceur et producteur). Et le divorce est prononcé le 20 juillet 1966. Le projet qu'ils menaient ensemble, "Single Room Furnished", réalisé par Cimber, est temporairement suspendu, avant d'être finalement repris: elle y tient un rôle dramatique où elle interprète trois personnages différents, mais le film ne sortira sur les écrans qu'en 1968, un an après sa mort. Puis elle apparaît dans un film à petit budget, "The Las Vegas Hillbillys" (1966) avec Mamie Van Doren et Ferlin Husky, où elle tient le rôle de Tawni Downs, une show girl de Las Vegas (elle y interprète la chanson "That makes it"), et pour lequel elle fait une promotion assidue avec une tournée de 29 jours à travers les grandes villes américaines en compagnie de musiciens de country. Jayne déclare qu'elle ne voulait pas "partager un moment de l'écran avec la réponse drive-in de Marilyn Monroe", faisant référence à l'actrice Mamie Van Doren (une concurrente à Marilyn dans les années 50s). Et alors que leurs personnages ne partagent qu'une seule scène, les deux actrices ont filmé chacune leur scène à part, reconstituée au montage !
Pour les fêtes de Noël 1965, elle organise une réception pour son dernier enfant Tony, mais personne ne vient. Isolée, Jayne reprend contact avec Mickey Hargitay.

Icône déchue noyée dans l'alcool, les psychotropes, et la prise de drogue (LSD), Jayne Mansfield a pris du poids (elle porte des robes amples du style de l'époque) et malgré le déclin de sa carrière, elle reste populaire et réunit toujours les foules lors de ses performances sur scène et ses frasques publicitaires, mais en est réduite à des tournées miteuses dans des shows burlesques bon marché. Elle retourne d'ailleurs à Las Vegas en 1966, pour un show joué à Fremont Street, bien loin des clubs à la mode qu'elle a connu (tels Tropicana et Dunes); puis part se produire à New York pendant six semaines au Latin Quarter pour le show "French Dressing" avec Mickey Hargitay, une version réarrangée de son ancien show du Tropicana qui connaît un succès relatif. Fin octobre 1966, elle passe une semaine au Canada, se produisant à "The Cave Nightclub".

1966-jayne_anton_lavey  En 1966, lors du Festival du Film de San Francisco (où Jayne se fait virer après s'être montrée dans une tenue très dévêtue), Jayne et Sam Brody visitent l'Eglise de Satan et elle est présentée à Anton LaVey, le fondateur de l'Église (voir photo ci-contre, Jayne et Anton LaVey), avec qui on lui prête une aventure, qui fera d'elle une grande prêtresse honoraire. L'Eglise la proclame membre à part entière et elle reçoit un certificat qu'elle fera encadrer et accrocher dans sa chambre rose. Les médias rapportent l'événement et Jayne est considérée comme une sataniste.
Dès juillet 1966, Jayne partage sa vie avec son avocat Sam Brody, avec qui elle a de fréquentes altercations quand ils sont tous deux ivres. La femme de Sam, Beverly Brody, demande le divorce après avoir déclarée que Jayne est "l'autre 41ème femme" dans la vie de Sam.

1966-jayne_zoltan  Le 23 novembre 1966, Jayne visite le parc à thème "Jungleland USA" à Thousand Oaks en Californie: son fils Zoltan se fait sévèrement attaquer par un lion qui l'a mordu au cou. Le petit garçon souffre de traumastisme crânien et subit trois opérations de chirurgies, dont une opération du cerveau qui dure six heures avant de contracter une méningite (voir photo ci-contre, Jayne et Zoltan au Community Memorial Hospital). Il parvient à en guérir mais Jayne, par le biais de son avocat Sam Brody, attaque le parc en justice réclamant des dommages à 1 600 000 $. La publicité négative amènera à la fermeture du parc.
Au début de l'année 1967, elle se rend au Vietnam pour réconforter les soldats: sa tournée sera jugée décevante, Jayne ne se produit pas sur scène et se contente de poser pour des photos et signer des autographes; elle tourne ensuite son dernier film, une apparition dans "A Guide for the Married Man" ("Petit guide pour mari volage") de Gene Kelly et participe au documentaire indépendant "Spree" (intitulé aussi "Las Vegas by Night") où elle chante "Promise Her Anything" (chanson du film "Promises! Promises!") en se déshabillant.

jayne-1966-portrait-2-1  En mars 1967, elle fait une tournée -désastreuse- en Angleterre (les beuveries et bagarres du couple Jayne/Brody ne permettent pas à une Jayne ivre et dont les jambes sont pleines d'ecchymoses de monter sur scène) et elle s'affiche aux bras du propriétaire de club Allen Welles. Et en mai 1967, sa performance au Mount Brandon Hotel à Tralee en Irelande est annulée à cause du clergé catholique qui condamne une telle représentation.
Au début du mois de juin 1967, sa fille aînée, Jayne Marie, 16 ans, porte plainte contre Sam Brody: elle l'accuse de coups et blessures, encouragés par sa mère. La jeune fille est alors placée temporairement chez l'oncle de son père Paul, William W. Pigue et son épouse Mary.
Le 19 juin 1967, Jayne fait sa dernière apparition à la télévision dans le "Joey Bishop Show".

Elle conclut un accord avec Mamie Van Doren qui se produit elle aussi en spectacle, à New York. Son show faisant salle comble, Mamie demande à Jayne si elle peut se produire dans le Mississippi où Mamie était attendue, lui permettant d'assurer à son tour le prochain show. Jayne accepte et c'est après une dernière représentation sordide dans le cabaret Gus Stevens Supper Club à Biloxi dans le Mississippi, que Jayne, qui a 34 ans, rejoint sa chambre d'hôtel au Cabana Courtyard Apartments.
1967-06-28-Gus Stevens Supper Club Après deux représentations de 30 minutes ce soir là (à 21h et à 23h - voir photo ci-contre, l'une des dernières photographies de Jayne), elle reprend la route le 28 juin 1967 un peu avant minuit à bord de la Buick Electra 225 bleue assise entre Ronnie Harrison, son chauffeur de 20 ans, et Sam Brody, âgé de 40 ans. Trois de ses enfants (Miklós, Zoltán et Mariska) sont endormis à l'arrière. Ses quatre chihuahas sont aussi du voyage. Ils se rendent à la Nouvelle-Orléans où Jayne est attendue pour une émission de télé, le "Midday Show", sur WDSU's à midi. Vers 2h30 du matin, le 29 juin 1967, leur voiture, lancée à pleine vitesse après un virage, s'encastre dans l'arrière d'un tracteur semi-remorque qui a donné un brutal coup de frein, à cause d'un camion de pulvérisation anti-moustiques. Les trois adultes, ainsi que l'un des chiens de Jayne, meurent sur le coup. Les enfants sont indemnes, s'en tirant avec quelques blessures légères (Miklos, 9 ans, a un bras cassé et Mariska, 3 ans et demie, gardera une cicatrice en zig-zag sur la tempe). Contrairement à une légende tenace, Jayne n'est pas morte décapitée mais d'un écrasement de la boîte crânienne. La rumeur provient des photos de la police prises sur le lieu de l'accident où on y découve les cheveux de Jayne sur le bitume. En fait, il s'agit d'une perruque bien bouffante; et Jayne est décédée de plusieurs traumatismes crâniens, ayant été scalpée d'un morceau de crâne et du cerveau. Après sa mort, la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration - L'Administration nationale de la sécurité routière) demande la nécessité d'inclure une protection anti-encastrement (une forte barre en tube d'acier) à l'arrière de tous les poids lourds. Cette grande barre est désormais connue sous le nom de la "Mansfield bar".

jayne_grave  Les funérailles de Jayne ont lieu le 3 juillet 1967 à Pen Argyl en Pennsylvanie dans un cercle privé, avec néanmoins beaucoup de curieux. De ses trois maris, seul Mickey Hargitay, très affecté, est présent, ayant organisé les funérailles: il se jette sur le cercueil rose de Jayne pendant la cérémonie. Sa pierre tombale, en forme de coeur où est inscrit "We Live to Love You More Each Day" (avec une photographie de Jayne ajoutée en 2003 - voir photo ci-contre) , se trouve au cimetière de Fairview Cemetery, au sud-est de Pen Argyl. Vingt ans après, une pierre tombale en granite rose et en forme de coeur est installée. Un cénotaphe similaire a été installé dans le cimetière d'Hollywood par son fan-club. Une dernière rumeur scabreuse va courir: certains vont raconter que sa tête aurait été recousue à l'envers sur son corps (alors que l'on sait aujourd'hui que Jayne n'a pas été décapitée) !
En 1968, le 'Hollywood Publicists Guild' lance le prix "Jayne Mansfield Award" pour toutes les actrices qui reçoivent un maximum d'exposition publicitaire dans l'année. C'est l'actrice Raquel Welch qui reçoit le premier prix en 1969.

1950s-jayne-936full-jayne-mansfield Après sa mort, beaucoup de ses proches vont tenter de mettre main basse sur l'héritage: Mickey Hargitay, Matt Cimber, Vera Peers (sa mère), William Pigue (son représentant légal), Charles Goldring (son business manager), Bernard B. Cohen et Jerome Webber (ses administrateurs). Sa succession est évaluée à environ 600 000 $, dont le "Pink Palace" estimé à 100 000 $, une voiture de sport à 7 000 $, ses bijoux, et le testament de Sam Brody lui léguant 185 000 $.
Mickey Hargitay, remarié en 1968 à Ellen Siano une hôtesse de l'air, engage un procés réclamant 275 000 $ pour l'éducation des enfants (Micky, Zoltan et Mariska dont il obtient la garde intégrale en juin 1967). Il n'obtiendra pas satisfaction. Quand au petit dernier Tony, il est élevé par son père Matt Cimber et la styliste Christy Hilliard Hanak, qu'il a épousé le 2 décembre 1967.
En 1971, l'ex femme de Sam Brody, Beverly Brody (dont le divorce était en cours au moment de la mort de son mari), réclame à la succession de Jayne la somme de 325 000 $ représentant les cadeaux et bijoux achetés par Sam à Jayne et qui n'avaient pas été comptabilisés. En 1977, ce sont quatre des enfants de Jayne (Jayne Marie, Mickey, Zoltan et Mariska) qui sont face à la cour à cause des 500 000 $ de dettes contractées par Jayne, dont 11 000 $ de lingerie et 11 600 $ de frais de plomberie pour la piscine, et dont le litige avait déclaré la succession insolvable. Le Pink Palace, qui a connu divers acquéreurs, va finir par tomber en ruine et être détruit en novembre 2002. Ce qui reste de l'héritage de l'image et de la propriété intellectuelle de Jayne est désormais géré par la compagnie CMG Worldwide.

 --- Epilogue ---
1950s-jayne307Malgré ses rôles caricaturaux de blondes idiotes, son exhibitionnisme provoquant et sa nymphomanie affirmée (elle aurait dit, en se masturbant devant les photographes sur le tournage de Promises! Promises !: "La plus belle sensation dans la vie, c’est l’orgasme. Plus j’ai des orgasmes et plus je suis heureuse !"), Jayne Mansfield était une femme cultivée, polyglotte (elle parlait cinq langues: anglais, français, allemand, italien et espagnol), jouait du piano et du violon et disait avoir un QI de 163; ce qui fit d'elle "la plus intelligente des blondes stupides". Son personnage a été construit, maniant avec art la publicité, comme le montre cette citation, sur sa soit-disant couleur préférée: "On m'a identifié par le rose au cours de ma carrière, mais je ne suis pas autant folle que ça de cette couleur alors que j'ai laissé les gens le croire. Mes couleurs préférées sont en fait neutres -le noir et le blanc- mais à ce moment là, que penser d'une star de cinéma en noir et blanc ? Tout se doit d'être de couleurs vivantes." Sa fin tragique l'a fait entrer dans la légende, son image reste encore aujourd'hui, populaire et est encore beaucoup utilisée dans la culture des différents arts (écriture, BD, cinéma, séries, bon nombre font référence à Jayne, son image, sa vie, ses films, sa mort).

> Sur le blog: 
>> Photothèque consacrée à Jayne dans l' Album Photos


En 1980, le téléfilm biopic "The Jayne Mansfield Story" est diffusé par CBS. Réalisé par Dick Lowry, on y découvre Loni Anderson (dans le rôle de Jayne) et Arnold Schwarzenegger (dans celui de Mickey Hargitay). La fiction a été nommée pour trois Emmy Awards (des catégories coiffure, maquillage et costumes). Quelques images (extraits de films) de Marilyn Monroe sont incluses dans le film.

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> Presse: scans persos 
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- Mariska Hargitay -
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> Pages extraites du livre "Les séductrices du cinéma"
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 >> Jayne vs Marilyn <<

Prémisses d'une rencontre: Le 26 juin 1953, Marilyn Monroe laisse ses empreintes de mains et de pieds (chaussures à talons) dans le ciment frais du sol d'Hollywood, devant le Grauman's Chinese Theatre (> sur le blog: l'article 26/06/1953 Grauman's Chinese Theatre ). Deux ans plus tard, la starlette Jayne Mansfield cherche à se faire un nom à Hollywood: le 19 avril 1955 au soir, elle est photographiée accroupie devant les fameuses empreintes, apposant ses mains dans celles de Marilyn.

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La rencontre: Le 12 décembre 1955 se tient la grande première du film "The Rose Tattoo" à New York. Plusieurs célébrités participent à l'événement dont Marlon Brando, acteur du film, qui escorte Marilyn Monroe. Après la représentation du film, à la soirée organisée au Sheraton Astor Hotel, une autre blonde au nom de Jayne Mansfield va faire son apparition, s'incrustant au milieu des autres stars, telle en est sa spécialité, afin de se faire photographier et remarquer. Ce qui n'est pas au goût de Marilyn, qui ne va même pas lui jeter un regard (> sur le blog: l'article 12/12/1955 Première de Rose Tattoo ).

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En 1957, Jayne dira: "Marilyn pense de moi que je suis une rivale. Je sais que ça l'agace." A un journaliste, elle confiera que "Marilyn n'était jamais cordiale".
Quand à Marilyn, elle dira, à propos de Jayne, à un journaliste: "Tout ce qu'elle fait, c'est de m'imiter. Mais ses imitations sont une insulte autant pour elle que pour moi. Je sais que c'est supposé être flatteur que d'être imitée, mais elle le fait si grossièrement, si vulgairement. Je voudrais avoir quelques moyens légaux pour la poursuivre envers la dégradation de l'image pour laquelle j'ai mis des années à construire."

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- Comparaison: mêmes poses et attitudes - partie 1 -
mmlook-1-attitude_vamp mmlook-1-car mmlook-1-bed
mmlook-1-film_bus  mmlook-1-sport-football  
mmlook-2-herbe mmlook-2-pin_up-moran mmlook-2-kiss 
mmlook-2-matelas   mmlook-2-parasol   

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Le parcours: Mariées et divorcées trois fois (premier mariage à 16 ans pour Marilyn, à 17 ans pour Jayne avec des hommes engagés dans l'armée), les deux blondes étaient menées par une soif de réussite à Hollywood. Elles ont étudié à l'université d'UCLA en Californie, ont été mannequins (dans la même agence: la "Blue Book" dirigée par Emmeline Snively, ce qui les as conduit à travailler avec les mêmes photographes, comme Earl Moran). Elles ont posé nues pour un calendrier et l'affaire a été révélée une fois qu'elles sont devenues célèbres (en 1952 pour Marilyn, en 1957 pour Jayne). Elles ont remporté de nombreux concours de beauté. Elles ont aussi parfois donné la réplique aux mêmes acteurs: Cary Grant, Groucho Marx, Dan Dailey, Jack Benny, Tom Ewell, Tommy Noonan, Tony Randall (qui a déclaré avoir préféré travailler avec Jayne: "Au moins, elle essaie d'être professionnelle. Elle se montre sur le plateau, répète, travaille et tourne. Elle a un grand sens de l'autodérision.") Elles ont toutes deux été présentées à la Reine d'Angleterre (en 1956 pour Marilyn, en 1957 pour Jayne) et se sont rendues en Corée pour égayer le moral des soldats (en 1954 pour Marilyn, en 1957 pour Jayne). Elles ont été utilisées par la Fox, interprétant des rôles stéréotypées de blondes idiotes mais ayant tenues un rôle dramatique marquant dans leur carrière ("Don"t Bother to Knock" pour Marilyn, "The Burglar" pour Jayne), et ont remporté le prix "Golden Globe" (en 1957 pour Jayne, en 1960 et 1962 pour Marilyn). De tradition catholique, elles se sont intéressées à d'autres religions, comme le judaïsme, pour un homme (Marilyn pour Arthur Miller, Jayne pour Sam Brody). Elles ont eu comme amant le président John F Kennedy (rencontré par l'intermédiaire de Peter Lawford) et parmi leurs relations sentimentales, leur deuxième mari leur est resté toujours fidèle, s'occupant de leurs funérailles (Joe DiMaggio pour Marilyn, Mickey Hargitay pour Jayne). Elles sont décédées tragiquement très jeunes (34 ans pour Jayne, 36 ans pour Marilyn). 

- Comparaison: les mêmes rencontres -
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mm_partner-cary_grant  mm_partner-dan_dailey 
mm_partner-groucho_marx mm_partner-jane_russell mm_partner-JB
mm_partner-jerry_lewis  mm_partner-robert_wagner  

- les mêmes admirateurs: James Haspiel, John Reiley -
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Le look: Jayne comme Marilyn, avait les cheveux naturellement châtains foncés. Elle se les décolore en 1954, afin de faciliter sa carrière d'actrice. Devenue blonde platine, elle figurera parmi les nombreuses "copies de Marilyn" des années 1950s, allant jusqu'à porter parfois le même style de tenues, voire les mêmes vêtements (> sur le blog: les articles du dressing de Marilyn )

- Comparaison: les mêmes tenues
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Jayne, une doublure de Marilyn: En 1954, Marilyn Monroe claque la porte des studios de la Fox et part se réfugier à New York, où elle étudie à l'Actors Studio, et monte sa maison de production "Les MM Prod." avec un ami photographe, Milton Greene. Elle se montre désormais plus exigeante au niveau des scénarios que la Fox lui propose et impose un droit de regard sur les films qu'elle tourne, refusant bon nombre de navets où les rôles proposés sont toujours identiques: ceux de la blonde idiote, un brin sexy. La Fox cherche alors d'autres actrices blondes, pour leur refourguer leurs nanars: Mamie Van Doren, Cleo Moore, Diana Dors, Sheeree North... des blondes décolorées et jolies, il y en a des tonnes ! Et puis arrive Jayne Mansfield, qui signe son contrat avec la Fox en 1956. Les studios sont ravis, ils ont enfin trouvé une rivale à Marilyn; et Jayne est vite surnommée la "Marilyn Monroe Workings' Man" (autrement dit, la version 'cheap' de Marilyn), ou encore la "Marilyn Monroe King Sized" (en référence à son généreux tour de poitrine). Et Jayne va vite se prendre au jeu de la "doublure" de Marilyn, la parodiant à de nombreuses reprises:

> Dans la pièce de théâtre "Will Success Spoil Rock Hunter ?" jouée en 1956 à Broadway, Jayne interprète le rôle de Rita Marlowe, une caricature outrageuse de Marilyn. La pièce a été écrite par George Axelrod, celui-là même à qui l'on doit la pièce "The Seven Year Itch" où Marilyn joua le rôle de la voisine blonde dans l'adaptation cinéma et pour lequel Jayne avait auditionné. Rien que le nom Rita Marlowe est une combinaison des stars Rita Hayworth, Marilyn Monroe et Jean Harlow. Le personnage est celui, à première vue, d'une blonde idiote au déhanché terriblement sexy, poussant de petits cris accentuant sa naïveté, mais qui est en fait une femme intelligente car use de son image auprès des médias pour parvenir à ses fins. Quand la Fox souhaite adapter la pièce en version cinéma, le rôle est proposé à Mamie Van Doren, qui décline l'offre. Alors la Fox engage Jayne Mansfield, qui avait déjà brillé dans la peau du personnage sur les planches New-Yorkaises. En offrant ce rôle à Jayne, la Fox semblait comme se moquer de Marilyn, qui souhaitait être prise au sérieux, à travers ce rôle qui caricaturait sa carrière.

> Dans la série télévisée "Sunday Spectacular: The Bachelor" du 12 juin 1956, Jayne parodie Marilyn. D'abord, en lisant le livre "Les frères Karamazov", alors que Marilyn venait à peine d'annoncer qu'elle souhaitait jouer dans l'adaptation du roman de Dostoievski. Puis, en chanson, chantant le titre "Heat Wave" interprété par Marilyn dans le film "There's no business like show business".

> Dans l'émission de télévision "Jack Benny Show", épisode "Jack takes a boat from Hawai" du 26 novembre 1963, Jayne rejoue à l'identique le sketch joué en 1953 par Marilyn "The Honolulu Trip" avec Jack Benny dans la même émission (> sur le blog: l'article 13/09/1953 The Jack Benny Show ) -excepté pour la chanson, où le "Bye Bye Baby" de Marilyn est remplacé par "Too Marvelous for Words" par Jayne:


> En 1964, Jayne reprend les rôles tenus par Marilyn au cinéma en jouant sur scène dans les pièces "Gentlemen Prefer Blondes" (au Carousel Theater) et "Bus Stop" (au Yonker Playhouse) à New York.

> Quand elle se produisait dans les clubs (et notamment dans ses shows de Las Vegas), il arrivait parfois que Jayne reprenne la chanson incontournable de Marilyn: "Diamonds Are a Girl's Best Friend".

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- Comparaison: mêmes poses et attitudes - partie 2 -
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mmlook-3-pose-bus_stop  mmlook-3-pose-swimsuit_colonne  mmlook-3-pose-swimsuit_yellow 
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mmlook-3-pose-pin_up  mmlook-3-attitude-swimsuit_white  mmlook-3-pose_assise 
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> Sources: 
>> articles et photos (scans) personnels
>> photographies collectées sur le web via googleimages
>> Le site officiel jaynemansfield.com / Fan Club Jayne Mansfield Online FanClub 

>> biographie sur wikipedia in english / wikipedia en français
 
>> le blog français de Jéjé La vie en rose de Jayne Mansfield
>> les pages consultées pour la biographie -sites en anglais Bombshells  (petit site avec bio, films, photos), Frank's Reel Reviews
(
petite bio), Glamour Girls of the Silver Screen (dates et faits), find a death (article bio),  The Thought Experiment (article blog),  Jayne Mansfield in Popular Culture
(article de wikipedia) / -sites en français: lenaweb (petite bio),  Les chroniques de Loulou (bio illustrée).

08 août 2015

Vacations with Marilyn, Dinner with Picasso

Vacations with Marilyn, Dinner with Picasso
At 99, George Braziller surveys his publishing empire in a new memoir

Published on August, 6, 2015
By Laura Marsh
online 
newrepublic.com

george_mm  

The publishing industry loves nothing better than writing about itself. The last year or two has seen a clutch of books about great publishing impresarios and their lives, whether biography, fiction, or memoir. Boris Kachka's wonderfully juicy Hothouse revealed the inner workings of Farrar, Straus, and Giroux (and the sexual antics of its editors). Jonathan Galassi, the current publisher of FSG, has written a novel about an editor at an independent publishing house, titled Muse. The power agent Sterling Lord memorialized his successes in the not-bashfully named memoir, Lord of Publishing; Robert Calasso of the Italian house Adelphi Editions offers more measured reflections on the industry in his forthcoming The Art of the Publisher. Of all these, none is as powerful as a new memoir by George Braziller, who in 1955 founded an eponymous small press that did very big things. At 99 years old, his memoir Encounters: A Life in Publishing, is the first book he's written.  

It begins with what is, for any editor, a striking admission: “I felt that I wasn’t a good writer, and writing came sporadically and painfully,” he writes. And perhaps more striking still: “I looked at every how-to book on writing.” The resulting memoir is written in a purposely plain style: Sentences feel as though misleading adjectives and clauses have been sheared from them, in an effort to keep memories in focus. It is, in other words, a self-taught style—which is especially fitting for a publisher, whose skill is to see the originality in others, and not to cultivate it in oneself. The book is structured as a series of vignettes (he took the idea from Walt Whitman’s Specimen Days) that trace his life from his family background to the wider family of writers he published. Taken together, they are a testament to his skill at recognizing great writers.

george_braziller-1  For a small publishing house, George Braziller, Inc. is notable for having published the first novel of Orhan Pamuk, who went on to win the Nobel Prize for literature, as well as books by Einstein and Jean-Paul Sartre. In the early years of his press, he went to Paris, and came back to America with works by Andre Malraux, Claude Simon, and Nathalie Sarraute, pioneers of the nouveau roman. Among the poets on his list is former U.S. Poet Laureate Charles Simic, whose poem “Elementary Cosmogony” is a veiled tribute to his publisher: “the invisible / came out for a walk / on a certain evening / casting the shadow of a man.”
(photo: A young George Braziller - Courtesy of George Braziller)

Unlike Galassi and Kachka’s books, Braziller’s encounters with the great writers and artists are not described as glamorous, but rather as awkward and humbling. In one scene, Braziller recalls meeting Marc Chagall at his studio in Paris, hoping to win Chagall’s approval to publish an English edition of Daphnis and Chloe in America. Awed and slightly intimidated, Braziller gets sidetracked into a long conversation with Chagall about poetry. As he’s leaving he realizes he hasn’t managed to seal the deal. Chagall saves him: "Suddenly, he took my arm, looked at me and said, 'You have my permission.'" Of meeting Picasso for supper, Braziller writes simply, “I was flabbergasted.”

george_braziller-2  You can see in Braziller’s recollections of growing up in a tenement in Brownsville his affinity with some of the writers he published, particularly Charles Simic. His sense of humor recalls Simic’s prose poem “We were so poor I had to take the place of the cheese in the mousetrap.” Braziller was born in 1916; his parents had fled Russia in 1900, and, after his father’s early death, his mother sold used clothes and shoes from a cart to support their family of eight. To make extra money, the young George realized that he could exploit the fact that their building had only one toilet on each floor: “I knocked on the doors of the best tippers to alert them that they should take occupancy.” During the Great Depression, he made money working as a model for luxury camel coats, which involved being driven around New England in a black Buick by a shifty (and rakish) salesman named Nat Tepper.
(photo: George Braziller and his wife Marsha pose for a picture with Picasso. Courtesy of George Braziller)

The Great Depression also sparked Braziller’s first successful business venture. In the 1930s he found himself working for his brother in law, who owned a remaindered books warehouse. He saw an escape from daily drudgery in a brilliant scheme: Inspired by the Left Book Club in the United Kingdom, he founded a book club that would select and distribute affordable books to a working class audience. By the time he signed up to fight in World War II, the Book Find Club had 20,000 members; when he returned in 1946, membership had grown to over 50,000 under his wife’s leadership, and was commercially successful. By the McCarthy era, around five years later, it had become considered politically suspect for promoting “thoughtful, ‘liberal’, ‘left-wing’ books.” Thousands of club members, Braziller writes, "called into our office or arrived in person, begging that we destroy their membership cards, hysterical with fear that they would be accused of being communists." The Brazillers later sold the club to Time-Life, which inexplicably wound the whole enterprise down within two years.

The Book Find Club led to the Braziller family’s friendship with Arthur Miller and Marilyn Monroe. Braziller and his wife Marsha had selected Miller’s 1945 novel Focus as one of their monthly selections, and had started to spend vacations together on Long Island, a relationship that continued long after Death of a Salesman made Miller famous. One of the high points of the book is when Braziller recounts an evening the two families shared, “dancing and singing and it got quite late”:
   Finally, we all went to bed. While in bed, I turned to Marsha and said, "Gee, I kissed Marilyn." "Big deal," she said. "Arthur kissed me."

Braziller’s memoir revisits moments like this in short, almost sparse entries. It’s impossible to appreciate their richness without also sensing the loneliness out of which they emerge. He started writing this book only when he retired, four years ago, at age 95 and began to see the world the world as newly bare. “A number of friends I had once partied and traveled with,” he realized, “were now deceased.”

At 95 too, he read War and Peace for the first time, reread Whitman, and thought about what it meant to be a writer. Ultimately it was a few lines by the literary critic Clifton Fadiman that helped him recover his past and his faith in literature. Fadiman’s comments “inspired me with such a joyous feeling that I started to write,” Braziller writes. “Perhaps I make starting sound easy.”

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04 août 2015

1962 - 2015

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Cela fait aujourd'hui 53 ans que Marilyn Monroe disparaissait, la nuit du samedi 4 au dimanche 5 août 1962. Une pensée pour une icône qui brillera pour toujours dans les étoiles.

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The Argonaut 08/2015

2015-08-the_argonaut-USA   Le magazine américain (Los Angeles) The Argonaut, de août 2015 consacre sa couvertur à Marilyn Monroe.

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the_argonaut-3  

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01 août 2015

VIDEOS. Marilyn Monroe comme vous ne l'avez jamais vue

VIDEOS. Marilyn Monroe comme vous ne l'avez jamais vue
Publié le 30/07/2015
en ligne sur 
leparisien.fr

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Marilyn Monroe au Chinese Theater de Los Angeles pour inscrire dans le marbre ses empreintes ur Hollywood boulevard.
AP/ Youtube  

 Marilyn est éternelle. Dans 5 jours, cela fera 53 ans que la plus emblématique des stars hollywoodiennes trouvait la mort dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Suicide ou assassinat déguisé, les thèses vont bon train.

La blonde qui a hypnotisé le monde entier et un président des Etats-Unis, ne laisse personne indifférent, encore aujourd'hui. Pour les fans ou les profanes, l'agence AP et le site britannique Moviestone se sont associés pour déterrer des milliers d'archives vidéos datant de la période comprise entre 1929 et 1979.

Parmi celles-ci, des extraits de reportages télévisés sur l'incandescente actrice de «Certains l'aiment chaud». Il vous faudra moins de «7 ans de réflexion» pour vous plonger dans ces archives de l'actrice la plus admirée de l'histoire, véritable mythe. D'une remise de prix par le magazine Look à l'annonce officielle de sa mort, ces images de celle qui a épousé Arthur Miller, et Joe DiMaggio et été l'amante de deux Kennedy devraient vous replonger avec délectation dans l'incroyable Amérique des 50's.

>  rdv sur La chaîne BRITISH MOVIETONE sur youtube

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30 juillet 2015

Dernières Nouvelles d'Alsace 27/07/2015

Un article consacré à Marilyn Monroe paru dans le journal "Dernières Nouvelles d'Alsace" du 27 juillet 2015.
Merci à Cedric pour le scan.

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Marilyn: bien avant Photoshop, cette célèbre photo a aussi été retouchée

Marilyn Monroe nue: bien avant Photoshop, cette célèbre photo a aussi été retouchée
Publié le 30/07/2015
en ligne sur 
huffingtonpost.fr

PHOTOS - Marilyn Monroe est l'icône glamour par excellence. Son nom est toujours associé à ses courbes généreuses et ses poses sexy.

Mais l'actrice a travaillé dur pour en arriver là. Lorsqu'elle est arrivée à Hollywood en 1949, elle n'était rien d'autre qu'une jeune fille qui essayait de se faire une place dans le monde du cinéma.

A la même époque, la légende voudrait qu'elle ait accepté de poser nue pour 50 $ afin de pouvoir payer son loyer. Cette histoire s'avère vraie, les photos de cette séance jamais sorties auparavant viennent d'être présentées au public.

Elles ont été prises par Tom Kelley, photographe connu pour avoir fait des clichés de nombreuses célébrités entre 1940 et 1950. On y voit la star sur un fond rouge en velours.

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PHOTO ORIGINALE

La photo originale est apparue en 1952 dans le célèbre calendrier Golden Dreams. Elle a aussi fait la couverture d'un numéro de Playboy en 1953. Ces événements ont contribué à faire de Marilyn Monroe, la star que l'on connaît.

Mais fait plus étonnant, ce sont les photos utilisées pour créer l'originale qui ont été révélées au public par Limited Runs, un site qui commercialise des photos vintages. Ces clichés font partie de l'exposition consacrée à la star "Marilyn Monroe: Red Velvet Collection" à Los Angeles qui prendra fin le 1er août.

Ces photos font découvrir au public comment étaient retouchées les images à l'époque. Exit Photoshop, chaque élément était modifié à la main, de la taille, à la couleur de cheveux en passant par les lèvres.

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PHOTOS-MARILYN-MONROE-570e   PHOTOS-MARILYN-MONROE-570f 

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