Divine Marilyn Monroe

18 juin 2017

TV - Jerry Lewis, Clown Rebelle

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Dimanche 18 juin 2017 - 22h50 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Jerry Lewis,
clown rebelle

Durée : 61 min
Année et origine : 2015, France
Réalisateur: Gregory Monro

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Digne successeur des grands maîtres (Buster Keaton, Charlie Chaplin, Stan Laurel), Jerry Lewis a passé sa vie au service du divertissement. Comique, cinéaste, producteur, philanthrope... : qui se cache derrière le masque élastique de l'as de la maladresse ? Retour sur une carrière à rebondissements.

C'est le visage des empotés, des pitres, des enfants, des souffre-douleurs, toujours au mauvais endroit au mauvais moment… Dès les années 1940, Jerry Lewis connaît un succès public fulgurant, notamment grâce à son duo avec Dean Martin. Mais son passage derrière la caméra, début 1960, brouille les pistes et braque les critiques sur sa légitimité à se proclamer "cinéaste", malgré la technicité et l'originalité extraordinaires dont il fait preuve dans sa mise en scène. Dès lors, Jerry Lewis entame un bras de fer avec les studios de Hollywood, pour lesquels il écrit, produit et réalise des œuvres singulières, comme Le tombeur de ces dames ou Dr. Jerry et Mister Love, connaissant la gloire et gagnant le respect en Europe, tout en étant simultanément rejeté par les critiques et le public américains.

Subversion par le geste
"Le plus pur comique, c'est celui qui se passe du verbe", commente Pierre Étaix, l'un des nombreux intervenants, en entretien ou en archives – aux côtés, entre autres, de Martin Scorsese et Jean-Luc Godard –, du documentaire de Gregory Monro. Digne successeur des grands maîtres (Buster Keaton, Charlie Chaplin, Stan Laurel…), Jerry Lewis a passé sa vie au service du divertissement. Mais s'il a fait de son corps l'arme polymorphe d'un burlesque qui s'embarrasse rarement de mots, c'est aussi pour mettre face à elle-même une Amérique oublieuse de ses plus faibles. Une des raisons, peut-être, du peu de succès rencontré dans son propre pays et du triomphe que lui a réservé l'Europe, notamment la France, où les cinéastes de la Nouvelle Vague ont salué en lui un pair, satiriste brillant, émouvant et hilarant, de son temps.

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11 juin 2017

Le blog fête ses 10 ans

Ce dimanche 11 juin 2017, le blog fête ses 10 ans !
Merci à tous les visiteurs et admirateurs de Marilyn.

This Sunday 11 June 2017, the blog celebrates its 10 years !
Thanks to all the visitors and fans of Marilyn.

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anniv_10ans_blog-kornmanPetit point sur les stats du blog:

Total des visiteurs : 1 774 106
Total des pages vues : 4 314 056
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... et 11% d'anonymes

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TV - Cary Grant, de l'autre côté du miroir

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Dimanche 11 juin 2017 - 22h45 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Cary Grant,
de l'autre côté du miroir

Durée : 52min
Année et origine : 2015, France
Réalisateur: Mark Kidel

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Un émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant (1904-1986). Gentleman affable à l'écran, âme secrètement en souffrance à la ville : derrière la vedette hollywoodienne se cache une personnalité profonde, dévoilée par une autobiographie inédite et des films amateurs personnels.
Né Archibald Alexander Leach, en 1904 à Bristol, Cary Grant se retrouve à 11 ans pratiquement orphelin quand son père fait interner sa mère sans le lui dire dans une institution psychiatrique et s'en va refaire sa vie ailleurs. Le futur héros de La mort aux trousses, disparu en 1986, vivra l'absence maternelle comme un abandon qui le suivra la majeure partie de sa vie, au fil des échecs successifs de ses relations amoureuses. N'appartenant tout à fait ni à l'Angleterre de ses origines ni à l'Amérique de son succès, l'acteur tente de résoudre ses fêlures identitaires à travers des séances de psychothérapie sous LSD. "Tout le monde voudrait être Cary Grant. Moi aussi, je veux être Cary Grant ! ", plaisante-t-il.

Archives personnelles
Consignés dans une autobiographie jamais publiée, les pensées et les doutes de celui qui fut une icône de l'âge d'or hollywoodien jalonnent le film de Mark Kidel et mettent en lumière son intimité. Tout comme les images tournées par l'acteur lui-même : sa manière de cadrer les scènes de rue ou le visage de ses proches révèlent le regard poétique qu'il portait sur le monde et la vie. À ses archives personnelles, confiées par Barbara Harris, sa cinquième épouse, et Jennifer Grant, sa fille, se mêlent les extraits des grands films de celui qui fut l'acteur préféré d'Hitchcock, et qui a été sur scène acrobate, héros comique ou tragique et, surtout, homme du monde plein de charme. Structuré par les évocations de ses séances de thérapie, cet émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant, de son enfance blessée à la célébrité, de la souffrance qu'il finit enfin, devenu père, par apprivoiser, à la sérénité.

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Marilyn Monroe Citation 32

I'm selfish, impatient and a little insecure.
I make mistakes, I am out of control
and at times hard to handle.
But if you can't handle me at my worst,
then you sure as hell don't deserve me at my best. 

citation-egoiste 

Je suis égoïste, impatiente et peu sûre de moi.
Je fais des erreurs, je suis hors de contrôle
et parfois difficile à gérer.
Mais si vous ne pouvez pas me supporter pour le pire,
nul doute que vous ne me méritez pas pour le meilleur.

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06 juin 2017

Doc - Le Cinéma dans l'oeil de Magnum

Le cinéma dans l'oeil de Magnum

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Année: 2017
Réalisation: Sophie Bassaler

Pays: France
Durée: 54 min

À l’occasion des 70 ans de Magnum, retour sur le lien noué entre les photographes de l'agence mythique et le monde du cinéma. Une plongée unique dans le regard des créateurs, parmi lesquels Robert Capa, Cartier-Bresson, ou Josef Koudelka.
L'agence Magnum, créée en 1947 par Robert Capa, est intimement liée au cinéma depuis soixante-dix ans. Ses photographes iconiques, Capa lui-même, Cartier-Bresson, ou plus tard Josef Koudelka ont accompagné des tournages, leurs réalisateurs et leurs vedettes. Ils ont ainsi documenté des scènes de vie quotidienne, de travail, ou choisi de s'écarter du cadre pour immortaliser leur propre vision artistique. Venant du reportage de guerre ou du documentaire, ces photographes du réel ont appliqué leurs méthodes de travail à ce monde d’illusions : appareil léger, lumière naturelle, photo sur le vif et sans retouches. Marilyn Monroe, James Dean, Kate Winslet, Michelangelo Antonioni ou Theo Angelopoulos sont passés sous l'œil de l'agence, instaurant un lien unique qui ne s'est pas défait en soixante-dix ans.
Fiction et réel
C’est par amour pour l’actrice Ingrid Bergman que Robert Capa prend la toute première photo de cinéma de Magnum sur le tournage des Enchaînés d’Alfred Hitchcock, inaugurant cette histoire entre l’agence et le cinéma. À partir de nombreux récits inédits, le documentaire retrace toute une vie d’histoires croisées entre deux mondes qu’a priori tout oppose : la fiction et le réel, comme cette rencontre en 1994 entre le réalisateur Theo Angelopoulos et le jeune photographe Josef Koudelka. Ils puiseront dans les Balkans, lieu de tournage du film Le regard d'Ulysse, des clichés et plans extraordinaires, tout en gardant chacun leur signature unique. Un témoignage passionnant sur le regard des créateurs, artistes de l'image, qu'ils soient derrière une caméra ou un appareil photo.

>> Diffusé en France sur arte le 31 mai 2017


Retranscription du passage lié à Marilyn Monroe:

(à 19min 30sec) - Peter Marlow (photographe): Quand on a ce genre de relations, cela rend les choses très différentes; ça permet d'atteindre ce niveau d'intimité.
David Hurn (photographe): L'exemple parfait, c'est Marilyn Monroe et Eve Arnold. Elles étaient très amies et totalement à l'aise ensemble.
Eve Arnold (photographe): Marilyn avait vu une série de photos que j'avais faite de Marlene Dietrich. C'était au début des années 50; ça devait être en 52. A cette époque, les photos étaient toutes retouchées. Tout était très mis en scène. Moi, je ne savais rien de tout ça, j'étais une photojournaliste. J'ai photographié Marlene comme elle était. Elle ne posait pas. Il n'y avait pas de décor ou d'éclairage, juste moi et elle qui chantait. Quelques temps plus tard, je suis allée à une fête donnée pour John Huston. C'est Sam Shaw, un ami commun, qui m'a présentée à Marilyn. Elle m'a regardée et m'a dit: "Vous avez fait du beau travail avec Marlene. Imaginez ce que vous pourriez faire avec moi." J'ai trouvé ça merveilleux. Il se dégageait d'elle une vraie naïveté, mais en même temps, elle avait le sens de son image et savait se vendre. Je suis sûre qu'elle a tout de suite sentie ce que nous pourrions faire ensemble. Un jour, une nuit plutôt, vers 4 heures du matin, elle m'a appelée pour savoir si j'acceptais de la rejoindre à 10 heures du matin à l'aéroport. J'aurai droit à un reportage exclusif, car elle voyageait seule avec son coiffeur.
Isabella Rossellini (actrice, réalisatrice): Eve avait sa délicatesse qui je pense, lui a permis de gagner la confiance d'autres actrices. Notamment, celle de Joan Crawford.

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(... à 21min 50sec) - Eve Arnold: C'était à Chicago durant une escale qui s'éternisait. Marilyn est allée aux toilettes et comme je suis une femme, je l'ai suivie. Je n'avais pas l'intention de la photographier, mais elle était si belle avec sa jupe relevée sur ses petites jambes potelées. J'avais toujours pensé qu'elle était mince. Elle avait cette merveilleuse capacité à se faire plus grande qu'elle n'était.
David Hurn: Cette photo est tellement intime. Et j'aime à pense que Eve était si proche d'elle, que Marilyn lui faisait tellement confiance. Cette photo, pour moi, c'est la quintessence de la photographie.

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Eve Arnold: Je l'ai photographiée sur une période de 10 ans. La plus courte de nos séances n'a duré que deux heures et la plus longue, deux mois, sur le tournage du film "The Misfits" de John Huston. Arthur Miller avait écrit une nouvelle dans laquelle il racontait l'histoire de trois hommes qui travaillaient dans le désert et capturaient des mustangs qu'ils vendaient ensuite pour faire de la nourriture pour chiens. C'est dans ce cadre sauvage qu'apparaît Marilyn. Clark Gable et Marilyn étaient le couple vedette. Il y avait aussi Montgomery Clift, Eli Wallach. Le film a été conçu dans le but de donner enfin un rôle sérieux à Marilyn.

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Alain Bergala (essayiste): Les "Misfits" est totalement exceptionnel sur plein de points. Mais quand le film a commencé à se tourner, personne ne pouvait savoir à quel point, ce serait un film exceptionnel.
Voix Off: Le tournage du film "The Misfits" est un cas unique dans l'histoire des relations entre photographie et cinéma. Neuf grands photographes de Magnum Photos vont suivre ce tournage chaotique durant les trois mois de l'été 1960 à Reno et dans le désert du Nevada. Se succédant deux à deux toutes les deux semaines. Cet accord exceptionnel n'était pas uniquement le fait des liens de John Huston et de l'agence, mais revient à l'initiative de Lee Jones, à l'époque responsable des projets spéciaux du bureau de New York, qui a eu le pressentiment que ce film au casting de rêve mériterait une couverture exceptionnelle.

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Alain Bergala: C'était la première fois dans l'histoire du cinéma où une agence obtenait l'exclusivité. Alors que toute la presse du monde aurait voulu être là. Il l'a obtenu pour une raison simple c'était que Marilyn était déjà mal en point au début du tournage et si elle avait vu arriver des photographes du monde entier, elle aurait craqué.

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Voix Off: Les deux premiers photographes à arriver à Reno sont Inge Morath et Henri Cartier-Bresson.
Agnès Sire (directrice de la fondation Henri Cartier-Bresson): Cartier-Bresson, ça ne l'intéressait pas du tout. Et puis il a entrepris un voyage aux Etats-Unis l'année du tournage des "Misfits" et je pense que Lee Jones et tous les autres à Magnum lui ont dit: "Ca serait bien, on a l'exclu sur ce tournage. Ca serait bien que tu viennes, il y a Marilyn Monroe, etc..." Donc, il est allé sur le tournage; il n'est pas resté très longtemps. Mais il a fait beaucoup de photos; il a fait un portrait de Marilyn Monroe qui est très, très beau. Sa définition du portrait, qui est l'idée de saisir le silence intérieur d'une victime consentante, on voit vraiment, dans la photo de Marilyn Monroe, son silence intérieur.

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Inge Morath (photographe -en 2001): Tout était exotique. Le caractère si américain du film était aussi exotique pour nous. Nous adoptions un point de vue très européen.
Agnès Sire: Arthur Miller a donc épousé Inge Morath qu'il a connue sur ce tournage des "Misfits". Arthur Miller était encore marié à Marilyn Monroe, mais c'était en train de se déliter totalement.
Alain Bergala: C'est hallucinant ce qu'on voit là dans les photos de ce tournage. Des scènes privées. C'est à dire que tout était destroy et du coup, tout était possible. Le photographe pouvait rentrer et faire la scène du ménage qui avait lieu à côté. Cela a évidemment beaucoup joué. Et ils ont senti ça, que tout allait mal.

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Elliott Erwitt (photographe): Le chaos qui régnait sur le tournage était dû aux constants retards de Marilyn, à sa nervosité, et à sa grande détresse de façon générale.
Alain Bergala: Quand les acteurs arrivent, ils sont tous en très mauvais état. Clark Gable n'est pas en mauvais état mais il est très vieux, et Marilyn, ce film se trouve être son dernier film et elle le fait en très très mauvais état.
Bruce Davidson (photographe): Ce n'est pas le sex-appeal de Marilyn qui m'a attiré, mais sa fragilité. C'était une artiste qui luttait contre la dépression. Il y a cette photo que j'ai prise d'elle avec Huston qui m'a mis mal à l'aise. Elle souffrait beaucoup.

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Susan Richards (auteure): Monty Clift était un peu comme  elle. Les acteurs que Dennis trouvait les plus humains sortaient souvent de l'Actor's Studio. Ils essayaient de rester eux-mêmes à Hollywood où tout le monde porte un masque. Et Monty Clift ne jouait pas ce jeu là.
Alain Bergala: L'homosexualité qu'il s'interdisait de faire savoir, névrose absolue, drogues, lui, il avait tout à la fois. Et c'est magnifique. Evidemment, la scène dans l'arrière-cour où ils sont tous les deux complètement destroy, parce qu'ils étaient réellement destroy. Et Huston détestant les homosexuels... En plus, c'était pas simple pour eux, le rapport avec Huston.
Marilyn Monroe: Ce travail peut être si... On essaie d'être sincère. Cela nous amène parfois au bord d'une sorte de folie. Ce n'est pas vraiment de la folie. Il s'agit plutôt d'essayer d'extraire de soi une part de vérité. Et c'est très dur. Enfin, disons, que c'est pas facile.
Alain Bergala: Marilyn, comme toutes les stars, contrôlait les images qu'on pouvait montrer d'elle. Sur les photos qu'elle ne voulait pas voir diffuser, on voit tout ce qui la menace. C'est à dire pour elle, la beauté n'était pas donnée, n'était pas acquise, qu'est ce qu'il a fallu de travail et d'efforts pour qu'on ait une autre image que ça. Cette lutte l'a tuée. D'être toujours une image, à un moment, ça ne tient plus. C'est le film où ça ne tient plus.
Eve Arnold: On l'a tous utilisée, cela ne fait aucun doute. Nous, photographes, devons accepter le fait qu'on a besoin de l'image des autres. Bien sûr, sans la photographie, Marilyn n'aurait jamais été Marilyn. On l'aurait jamais vue car c'est ainsi que beaucoup de gens l'ont découverte. C'est un cercle vicieux, tout le monde utilise tout le monde. Elle m'a utilisée pour l'aider à aller là où elle voulait, moi et des centaines d'autres. Je n'étais pas unique. J'était unique que dans le sens où elle faisait totalement confiance.

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Elliott Erwitt: Les photographes qui ont travaillé sur ce tournage n'étaient pas des paparazzis. Nous étions des photographes Magnum. Personne ne cherchait à nuire ou à créer de scandales. Je ne pense pas qu'il y ait eu des gens comme ça parmi nous.
Voix Off: Le tournage des "Misfits" s'achève le 4 novembre 1960. Le lendemain, Clark Gable est victime d'une crise cardiaque dont il décèdera quelques jours plus tard. Rarement la frontière entre la fiction et la réalité fut aussi mince; et la proximité entre les photographes et les stars aussi grandes.
Alain Bergala: C'est un film 'bascule'. Le cinéma hollywoodien ne sera jamais plus la même chose qu'avant. C'est terminé, donc Il a filmé, en même temps, la décomposition d'un système.
Voix Off: Concurrencé par la télévision, le système des studios s'est essouflé. Et bientôt, les grands magazines suivront. Pour Magnum et le cinéma, une page se tourne.

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03 juin 2017

Hollywood ne répond plus

Hollywood ne répond plus
Auteur: Olivier Rajchman
Préface d' Alex Mankiewicz

commande-book_mm_hollywood Date de sortie: 18 mai 2017
Broché 352 pages
Dimensions: 24 x 15,4 x 2,8 cm

Langue: français

Éditeur: Baker Street Editions
ISBN-10: 2917559470
ISBN-13:
978-2917559475
Prix éditeur: 21 Euros
Ou le commander ? sur amazon 
Site de l'éditeur
editionsbakerstreet
Critiques
sur cinechronicle 


Présentation de l'éditeur: Au début des années 1960, la 20th Century Fox traverse une crise sans précédent qui manque de la faire sombrer. Au coeur de cette tempête naissent pourtant deux films: Cléopâtre et Le Jour le plus long, qui marqueront l'histoire du cinéma, ainsi qu'un troisième, Something's Got to Give, qui demeurera inachevé. Leurs destins, comme ceux de leurs protagonistes, sont étroitement liés.
Ce livre met en scène un mythe blond Marilyn Monroe face à une légende brune Elizabeth Taylor. La descente aux enfers de l'une, quand la vie de l'autre se rallume au feu d'une passion.
Il fait aussi revivre un immense cinéaste, Joseph L. Mankiewicz, dont les ambitions se heurtent à celles du grand producteur Darryl F. Zanuck.
De Los Angeles au Cinecittà de la Dolce Vita, de Londres à Paris en passant par New York, Hollywood ne répond plus nous entraîne dans un monde de pouvoirs, de jalousies et de créations. Ce récit d'une épopée, humaine et artistique, est aussi celui de la fin de l'âge d'or hollywoodien.


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Nicole Kidman pour Studio Ciné Live 17/05/2017

2017-05-17-scl-01  Studio Ciné Live
n°89
pays: France
paru le 17 mai 2017
prix: 3,90 Euros
article: 8 pages sur Nicole Kidman
info: Nicole Kidman "grimée" en Marilyn Monroe - séance photo pour Harper's Bazaar de février 2008, sous l'objectif du photographe Alan Gelati.

> sommaire 
2017-05-17-scl-02 

> article 
2017-05-17-scl-03 
2017-05-17-scl-04 2017-05-17-scl-05 2017-05-17-scl-06 

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31 mai 2017

(¯`v´¯)__Happy Birthday Miss Monroe__(¯`v´¯)

anniv_mm_2017* * * * *

 Ce 1er juin 2017,
Marilyn fêterait
ses 91 ans...

* * * * *

 Happy Birthday
Norma Jeane

* * * * *

This June 1st, 2017,
Marilyn would celebrate
her 91 years old...

 

* * * * *

 

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TV - Le cinéma dans l'oeil de Magnum

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Mercredi 31 mai 2017 - 23h20 - Arte
à revoir en replay pendant 7 jours

Documentaire:  Le cinéma dans l'oeil de Magnum

Durée : 54min
Année et origine : 2015, France
Réalisateur: Sophie Bassaler

tv_magnum 

À l’occasion des 70 ans de Magnum, retour sur le lien noué entre les photographes de l'agence mythique et le monde du cinéma. Une plongée unique dans le regard des créateurs, parmi lesquels Robert Capa, Cartier-Bresson, ou Josef Koudelka.
L'agence Magnum, créée en 1947 par Robert Capa, est intimement liée au cinéma depuis soixante-dix ans. Ses photographes iconiques, Capa lui-même, Cartier-Bresson, ou plus tard Josef Koudelka ont accompagné des tournages, leurs réalisateurs et leurs vedettes. Ils ont ainsi documenté des scènes de vie quotidienne, de travail, ou choisi de s'écarter du cadre pour immortaliser leur propre vision artistique. Venant du reportage de guerre ou du documentaire, ces photographes du réel ont appliqué leurs méthodes de travail à ce monde d’illusions : appareil léger, lumière naturelle, photo sur le vif et sans retouches. Marilyn Monroe, James Dean, Kate Winslet, Michelangelo Antonioni ou Theo Angelopoulos sont passés sous l'œil de l'agence, instaurant un lien unique qui ne s'est pas défait en soixante-dix ans.
Fiction et réel
C’est par amour pour l’actrice Ingrid Bergman que Robert Capa prend la toute première photo de cinéma de Magnum sur le tournage des Enchaînés d’Alfred Hitchcock, inaugurant cette histoire entre l’agence et le cinéma. À partir de nombreux récits inédits, le documentaire retrace toute une vie d’histoires croisées entre deux mondes qu’a priori tout oppose : la fiction et le réel, comme cette rencontre en 1994 entre le réalisateur Theo Angelopoulos et le jeune photographe Josef Koudelka. Ils puiseront dans les Balkans, lieu de tournage du film Le regard d'Ulysse, des clichés et plans extraordinaires, tout en gardant chacun leur signature unique. Un témoignage passionnant sur le regard des créateurs, artistes de l'image, qu'ils soient derrière une caméra ou un appareil photo.

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27 avril 2017

Qui veut dormir avec le fantôme de Marilyn Monroe ?

Qui veut dormir avec le fantôme de Marilyn Monroe ?
25/04/2017
par Marc Fourny
en ligne
sur lepoint.fr

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La dernière demeure hollywoodienne de la star est en vente pour 6,9 millions de dollars. Avec la fameuse chambre où elle poussa son dernier soupir.

La bâtisse n'a rien d'un château hollywoodien doré sur tranche comme on peut en trouver dans la Cité des anges. Il s'agit d'une modeste hacienda des années 1920, construite par un comptable des studios hollywoodiens au fond d'un cul-de-sac, dans le quartier de Brentwood, proche du Pacifique. Quatre chambres, trois salles de bain, une piscine et une cour à l'ombre des palmiers. Un petit havre de paix, chic et bohême, sur un terrain de plus de 2 000 mètres carrés, avec ses pièces de plain-pied, ses toits de tuiles, ses grilles en fer forgé et des bougainvilliers qui s'accrochent au crépi blanc.

lepoint-mm02 

Quand Marilyn Monroe découvre la maison, en 1961, c'est le coup de foudre : elle adore le solarium, le pavillon d'amis, son cachet espagnol vintage... Elle l'achète pour moins de 100 000 dollars et entreprend de la meubler dans le style colonial, en allant dévaliser les boutiques de décorateurs à Mexico. À l'époque, elle tente de remonter la pente tant bien que mal... Shootée aux médicaments, accro à l'alcool et épaulée par son médecin personnel et son psychiatre Ralph Greenson, ses caprices ont fini par agacer les studios.

Overdose

Elle a commencé le tournage difficile de Something's Got to Give, en conflit avec la Fox, et sa vie privée est un fiasco complet : après son récent divorce avec le dramaturge Arthur Miller, elle vient de se faire larguer par le président John Kennedy... Malgré tout, elle n'abandonne pas et projette même de se remarier avec son ex Joe DiMaggio. Une date a même été fixée : le 8 août 1962. En attendant, elle déballe ses cartons, prend la pose pour le magazine Life, fait un saut sur les plateaux, et tient le coup avec des somnifères.

lepoint-mm03  Mais, le 5 août, la police investit subitement le 12305 5th Helena Drive, LA. Le corps sans vie de la star gît sur son lit, un drap sur la tête, laissant apercevoir quelques mèches blond platine. Sa gouvernante et son psychiatre, qui n'habite pas loin, ont donné l'alerte après avoir découvert la scène. Officiellement, Marilyn, 36 ans, a succombé à une overdose de Nembutal, un barbiturique. Mais la version du suicide n'a cessé d'être remise en cause depuis plus de cinquante ans. L'actrice a-t-elle été supprimée par la mafia ? Par les Kennedy qui craignaient un chantage ? Emportée par un mélange fatal de médicaments mal dosés par ses différents médecins ? Si les murs pouvaient parler...

Star sur écoutes

Les théories complotistes n'ont fait qu'empirer quand on a découvert tout un système illégal d'écoutes dans les pièces de la maison, lors de gros travaux de rénovation entrepris dans les années 1970... Depuis, la villa est passée de main en main, prenant de la valeur à chaque revente. En 2010, elle était estimée à 3,6 millions de dollars, en 2012 à déjà 5 millions et aujourd'hui à presque 7. Le prix à payer pour dormir dans les murs de la star défunte. Si les fantômes ne vous effraient pas...

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Posté par ginieland à 18:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
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