20 décembre 2014

M comme Monroe, Gladys

Gladys Pearl Monroe
( 1902 - 1984 )
Mère de Marilyn Monroe

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Gladys Pearl Monroe (appelée aussi Gladys Baker, Gladys Mortensen, Gladys Eley) naît le 27 mai 1902 à Porfirio Diaz (aujourd'hui nommé Piedra Negra) au Mexique et est la première des deux enfants de Della Mae Hogan et Otis Elmer Monroe (les grands-parents de Marilyn). Son existence est déclarée civilement cinq jours après sa naissance (le 1er juin) à un juge civil mexicain. Son père, Otis, travaille dans les chemins de fer mexicains depuis 1901. Après la naissance de leur fille Gladys, la petite famille retourne aux Etats-Unis, menant une vie itinérante le long de la Côte Ouest, jusque dans le Nord des Etats-Unis pendant un an, puis s'installent à Los Angeles au printemps 1903 où son père décroche un emploi à la Pacific Electric Raimway. Ils vivent dans un petit bungalow d'une seule pièce dans la 37ème Rue Ouest (secteur sud du centre-ville). C'est là que naît le frère de Gladys, Marion Otis Elmer (l'oncle de Marilyn), en 1905. La famille vit dans une certaine précarité et n'a pas de foyer stable (ils vivent dans près de onze foyers différents -maisons ou appartements- entre 1903 et 1909). Gladys et Marion vivent ainsi leur enfance dans la pauvreté et l'insécurité, sans pouvoir se lier d'amitié avec des amis de leurs âges.

>> Certificats de naissance de Gladys
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 >> 1906 - Gladys, 4 ans
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En 1907, la santé de son père Otis Elmer se dégrade. Porté sur la boisson et souffrant de troubles de la mémoire, son état s'empire rapidement: maux de tête, tremblements, instabilité émotionnelle avec des accès de rage, des crises de larmes et même des attaques cardiaques. L'été 1908, suite à une crise, Otis se retrouve à moitié paralysé. Admis à l'hôpital 'Southern California State Hospital' à Patton, en Californie, en novembre 1908, où sa mère Della espace de plus en plus ses visites car Otis ne reconnaît même plus son épouse, il y meurt, le 22 juillet 1909, à l'âge de 43 ans. Il était atteint de parésie, le stade ultime de la syphilis qu'il avait contracté au Mexique, à cause des piètres conditions d'hygiène. C'est ainsi que seulement âgée de 7 ans, Gladys se retrouve orpheline de père. Gladys souffrira beaucoup de l'absence de son père. Sans doute terrifiée par le fulgurent déclin mental de son mari, Della Mae racontera à ses enfants que leur père était devenu fou, à cause de l'alcool et de sa vie désordonnée. Pourtant, le dossier médical qu'on lui avait remis après la mort d'Otis, explique qu'il était décédé d'une maladie organique et non d'une maladie mentale.
Se retrouvant veuve à seulement 33 ans, sa mère
Della Mae vit une deuxième jeunesse en fréquentant de nombreux hommes qu'elle reçoit chez elle entre 1910 et 1911, avant de se marier le 7 mars 1912 avec Lyle Arthur Graves, un aiguilleur en chef à la Pacific Electric, où il avait travaillé avec Otis. Ils vont vivre dans la maison de Graves, au 324 bis South Hill Street dans la partie nouvelle du quartier d'affaires de Los Angeles. Lyle semble être un bon beau-père, offrant des cadeaux aux enfants de Della. Mais le couple ne tient pas, Otis étant aussi porté sur la boisson que son précédent mari, et ils divorcent le 17 janvier 1914.

>> 1912 - Gladys, 10 ans, et son frère Marion, 7 ans
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>> 1916 - Gladys, 13 ans
 
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A la fin de l'année 1916, Della Mae loue une chambre dans une pension de famille au 26 Westminster Avenue sur la toute nouvelle plage du district de Venice, en Californie, au sud de Santa Monica. Le propriétaire de la pension de famille s'appele John Baker et l'engage pour diriger sa propriété pendant qu'il s'occupe d'une salle de jeux sur la plage. Della envoie son fils Marion, âgé de 11 ans, vivre chez des cousins à San Diego car elle pense qu'un garçon doit être élevé par un homme, et seule Gladys reste vivre auprès de sa mère. Gladys est une jeune fille coquette, brillante, expansive, aux cheveux châtains clairs, parlant d'une voix limpide et haut perchée, au rire facile, et à la recherche d'attention des hommes mûrs (sans doute en lien avec son enfance, était-elle à la recherche d'une figure paternelle). Sa mère, Della, ne tarde pas à rester bien longtemps seule et elle fréquente un veuf, Charles GraingerCette nouvelle liaison rend Gladys malheureuse, qui se braque contre le nouveau compagnon de sa mère, en lui opposant un silence absolu, et se montrant de très mauvaise humeur. Gladys devient alors un boulet pour Della, qui avait peur de perdre Charles Grainger. C'est alors qu'elle décide de la marier.

1917-05-17-baker_wedding_certificat1Gladys, qui n'a alors que 14 ans, commence à avoir un certain succès auprès des hommes. Et c'est Jasper Newton "Jap" Baker (le fils de John Baker, qui est pompiste ou releveur de comptes à gaz selon les biographes) âgé de 26 ans, qui, aidé de Della Mae, certifie que Gladys était en âge de se marier, 18 ans (alors qu'elle n'en avait que 15) sous prétexte que les preuves de sa date de naissance ont disparu suite aux nombreux déménagements, et l'épouse le 17 mai 1917 (certificat de mariage ci-contre). En fait, Gladys était enceinte de deux mois au moment du mariage. Della assiste gaiement au mariage et donne sa chambre de Westminster Street aux jeunes mariés, pour, de son côté, emménager dans le bungalow de Charles Grainger. Gladys et Jasper Baker ont deux enfants: un fils Robert 'Jack' 'Kermit' Baker (le demi-frère de Marilyn) qui naît le 10 novembre 1917, et une fille Berniece Inez Gladys (la demie-soeur de Marilyn) qui naît le 30 juillet 1919.
A la naissance de Berniece, le couple donne l'adresse de Della Monroe (1410 Coral Canal Court) sur le certificat de naissance. C'est ainsi qu'à 17 ans, Gladys se retrouve épouse et mère de deux enfants. Cependant, suite à son enfance chaotique, l'exemple d'une vie mouvementée de sa mère, ayant connue de nombreux beaux-pères, et par son jeune âge (elle est encore adolescente), Gladys se montre peu maternelle avec ses enfants, dont l'envie serait plutôt de sortir pour aller s'amuser. Il lui arrive d'ailleurs de confier s
es enfants à des voisins pour sortir dans les bals et fêtes organisés sur les plages, pendant que son mari travaille de longues heures comme représentant de commerce.

>> vers 1917/1918 - Gladys, Robert Baker et une amie
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>> 1918 - Gladys, 16 ans
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>> 30/07/1919 - Certificat de naissance de Berniece
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>> 1919 - Gladys avec ses enfants et sa mère Della Mae
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>> 1919 - Gladys avec Robert Baker et leurs enfants
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  >> vers 1920 - Gladys et Robert Baker
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Au cours de l'année 1921, le couple part en voyage à Flat Lick, dans le Kentucky, ville d'où est originaire Jasper, pour rendre visite à la famille de celui-ci. Durant le trajet, pendant que Gladys et Robert se disputent, leur fils Jackie tombe de la voiture dans un virage et se blesse à la hanche. Robert, furieux, reproche à Gladys son manque d'attention. Pendant leur séjour à Flat Lick, Gladys part un jour en randonnée dans les bois avec Audrey, le frère cadet de Jasper. Bien que Jasper est bel homme, il est jaloux de son frère. Quand Gladys revient de la promenade, Jasper la frappe avec une bride dans le dos. Gladys s'enfuit et part en ville, où elle y montre son dos aux passants, en hurlant et pleurant qu'elle a peur de son mari. Finalement, elle revient et ils repartent ensemble avec les enfants pour retourner en Californie. Un jour, elle surprend son mari avec une autre femme dans la rue (d'après ce que rapportera plus tard Gladys à Berniece). C'en est trop pour Gladys qui finit par demander le divorce en 1921 selon les motifs suivants: "Cruauté extrême sous forme de mauvais traitements, d'insultes et de langages orduriers à son égard et en sa présence, de coups et blessures." John rétorque que sa femme a une conduite impudique et lascive.

Après avoir quitté le domicile conjugual, Gladys loue un bungalow au 46 Rose Avenue, à Venice, qu'elle partage avec sa mère Della Mae. Gladys avait signé le bail sous le nom de sa mère Della Monroe, et sous-loue deux des chambres, afin d'être payée comme gérante, ce qui lui permet de verser 100$ par mois aux propriétaires absents, Adele Weinhoff et Susie Noel.
Fin juin 1922, le dernier chèque du loyer n'avait pas été posté. Une dispute éclate entre Gladys et Della, chacune accusant l'autre de dilapider l'argent. N'ayant d'emploi ni l'une ni l'autre, l'essentiel de leurs revenus leur était versé par Charles Grainger, le compagnon de sa mère, et le reste consistant en une modeste somme qu'envoyait Jasper Baker. La courte expérience de colocataires entre mère et fille prend fin en juillet 1922, sous une menace d'expulsion. Della, avec la permission de Charles Grainger, part alors vivre dans un bungalow vide qu'il posséde à Hawthorn.

>> Gladys et sa mère Della Mae
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1923-05-11-divorceLe divorce de Gladys et John est prononcé le 11 mai 1923 et Gladys obtient la garde des enfants (jugement de divorce ci-contre). Mais lors d'un week-end de garde, déjà bien avant que le divorce ne soit prononcé, Jasper ne ramène pas les enfants -Robert et Berniece- et les emmène dans sa ville d'origine Flat Lick dans le Kentucky, pour s'installer chez sa mère, pensant que les enfants recevront une meilleure éducation et de son côté, il espère recommencer sa vie.
Leur fils Robert, qui garde des séquelles de sa blessure à la hanche, boite. Il est hospitalisé dans un hôpital de Louisville et porte un plâtre à la jambe.
Quand à Gladys, qui souhaite récupérer ses enfants mais qui reste sans nouvelles, elle se rend à San Diego car elle pense que Jasper y a trouvé un emploi et s'y est installé. Puis elle reçoit un courrier de son ex beau-frère l'avertissant que Jasper et les enfants se trouvent à Flat Lick. Elle s'y rend donc en demandant de l'aide à sa belle-soeur Myrtle (la soeur de Jasper) qui non seulement refuse, mais va avertir Jasper. C'est alors que Jasper et sa mère cachent Berniece et avertissent les médecins de l'hôpital pour empêcher Gladys d'emmener son fils. Mais Gladys n'abandonne pas: elle s'installe à Louisville et y trouve un emploi de femme de ménage, en attendant que l'état de Robert s'améliore. Gladys va rester presqu'une année, vivant chez la famille Cohen (Margaret et John 'Jack' Cohen), où elle officie en tant que nounou de leur fille de trois ans, prénommée Norma Jeane (d'où l'origine du prénom de Marilyn Monroe et non pas Norma pour Norma Talmadge et Jean pour Jean Harlow comme bon nombre de biographes pensent). Il semblerait que Gladys aurait reporté tout son amour maternel sur la petite fille, allant jusqu'à projeter de la kidnapper pour l'emmener avec elle à Los Angeles.
De son côté, Jasper se remarie. S'avouant vaincue, ne pouvant voir ses enfants que de façon irrégulière, et réalisant qu'elle ne pourra jamais les récupérer définitivement, Gladys décide de repartir à Los Angeles et va finir par perdre de vue ses enfants.
Marilyn écrira plus tard: "Ma mère dépensa toutes ses économies pour récupérer les enfants. Finalement, elle les retrouvera dans le Kentucky où ils vivaient dans une belle maison. Leur père s'était remarié et vivait dans l'aisance. Elle le rencontra mais ne lui demanda rien, pas même d'embrasser les enfants qu'elle avait recherché pendant si longtemps."

mmfather1A Los Angeles, Gladys parvient à trouver un emploi dans la florissante industrie du cinéma: elle travaille six jours sur sept comme monteuse pour la Consolidated Film Industries, puis pour la Columbia et enfin pour la RKO. A la Consolidated Film Industries, elle se lie d'amitié avec une collègue, la surveillante Grace McKee. A la fin de l'été 1923, elles dédicent alors de partager un appartement au 1211 Hyperion Avenue (aujourd'hui le Silver Lake) à Los Angeles, à quelques kilomètres à l'Est de Hollywood. Gladys change d'apparence et teint ses cheveux en rouge cerise. Les deux femmes -Gladys et Grace- mènent une vie joyeuse de femmes célibataires, se promenant en ville et faisant beaucoup la fête. Un collègue de Gladys, Vernon S. Harbin dira que Gladys "avait la réputation d'être un pilier de bar". Mrs Leila Fields, qui travaillera avec Gladys à la RKO, dira d'elle: "C'était une belle femme, une des plus belles femmes que j'ai eu le privilège de rencontrer. Elle avait bon coeur, était une bonne copine et était toujours de bonne humeur avant sa maladie."
C'est aussi dans cette usine -la Consolidated Film Ind.- que Gladys rencontre un bel homme, Charles Stanley Gifford (le père "présumé" de Marilyn, portrait photographique ci-dessus), un véritable coureur de jupons, éléguant et distingué.

  >> Gladys au Noël de la Consolidated Film Industries
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edward_mortenson Pendant l'été 1924, Gladys fréquente assidûment un homme, Edward Mortensen (photographie ci-contre) immigrant norvégien, bel homme qui est un bon parti, avec un travail stable. Ils se marient le 11 octobre 1924. Mais Gladys, sans doute trop frivole et incapable de partager une vie maritale, se lasse très vite de sa nouvelle vie; elle confie à Grace que la vie avec son mari est certes convenable, mais ennuyeuse à mourir et à peine quatre mois après son mariage, elle quitte le domicile conjugual le 26 mai 1925 pour aller revivre avec Grace. Le couple finit donc par divorcer. Et Gladys de reprendre sa vie légère faites d'aventures et d'amusement entre amis. Elle renoue quelques temps une liaison avec Charles Stanley Gifford.
En 1924, elle retourne tout de même dans le Kentucky afin de revoir ses enfants mais ces derniers sont restés trop longtemps éloignés de leur mère, et aussi probablement manipulés; pour eux, leur mère n'est qu'une étrangère. Gladys se résoud à laisser la garde définitive à leur père.

>> Certificat de mariage avec Mortensen
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>> Gladys (2ème en partant de la droite) et des amies
avec annotation de Marilyn

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>> vers 1924 - Portraits de Gladys
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A la fin de l'année 1925, Gladys se retrouve enceinte. Elle donne naissance à une petite fille qu'elle prénomme Norma Jeane Mortenson (future Marilyn Monroe) le 1er juin 1926. A l'hôpital, dont le séjour est payé grâce à une collecte de ses collègues, elle affirme que ses deux premiers enfants sont décédés. Elle déclare que le "père" de l'enfant est Martin Edward Mortensen, son précédent mari, mais il semblerait que le père soit Charles Stanley Gifford, son collègue qu'elle fréquente épisodiquement depuis 1923 et qui l'aurait abandonné dès qu'il aurait su qu'elle était enceinte. Cependant, des biographes citent d'autres pères potentiels, tous des collègues de Gladys: Harold Rooney, Clayton MacNamara, ou encore Raymond Guthrie qui avait fait une cour enflammée à Gladys au cours de l'année 1925.
Plusieurs années après, Gladys sympathisera avec une jeune infirmière Rose Anne Cooper qui rapportera les propos de Gladys: "Elle disait qu'elle avait été intime avec un certain nombre d'hommes et elle parlait de son passé, disant ouvertement que lorsqu'elle était jeune, elle était 'très sauvage' comme elle disait. Cependant, pour elle, le seul genre d'intimité pouvant mener à une grossesse était celle qu'elle avait partagé avec 'Stan Gifford'. Elle avait toujours été ennuyée par le fait que personne ne semblait vouloir la croire, mais que c'était la vérité. Elle disait que même sa propre mère ne la croyait pas. 'Tout le monde pensait que je mentais ou que je ne le savais pas. Je savais. J'ai toujours su', racontait-elle".
Elle ne réclamera jamais de soutien ni moral ni financier à Charles Stanley Gifford.
Marilyn Monroe racontera plus tard: "Elle ne parlait presque jamais sauf pour dire "Ne fais pas tant de bruit, Norma." Elle me disait ça même quand j'étais au lit le soir avec un livre. Même le bruit d'une page de livre qu'on tournait l'agaçait. Il y avait un objet dans l'appartement de ma mère qui me fascinait. C'était une photographie accrochée au mur. Il n'y avait rien d'autre sur les murs que cette photographie encadrée. Chaque fois que je rendais visite à mère, je restais plantée devant en retenant mon souffle tellement j'avais peur qu'elle m'ordonne d'arrêter de la regarder. Un jour, elle m'a surprise ainsi, mais elle ne m'a pas grondée, bien au contraire. Elle m'a fait monter sur une chaise pour que je la vois mieux. Elle m'a dit :"C'est ton père." J'étais tellement bouleversée que j'ai failli tomber de la chaise. C'était si bon d'avoir un père, de pouvoir regarder sa photo et de savoir que j'étais de lui. Et quelle merveilleuse photo, en plus ! Il était coiffé d'un grand chapeau mou qu'il portait incliné sur le côté. Il avait des yeux rieurs et pleins de vie et une petite moustache à la Clark Gable. Cette photo me réconfortait... J'ai demandé à ma mère comment il s'appelait. Elle ne m'a pas répondu. Elle est allée s'enfermer dans sa chambre." 

>> 01/06/1926 - Certificats et Acte de naissance de Norma Jeane
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Après la naissance de l'enfant, Gladys rentre chez elle avec son bébé, au 5454 Wilshire Boulevard. Mais le 13 juin 1926, soit douze jours après la naissance de Norma Jeane, Gladys place le bébé dans une famille d'accueil -les Bolender- qui vivent à Hawthorn, à environ 25 km de chez elle, et non loin d'où vit Della Mae. Gladys avait echoué dans son rôle de mère avec ses deux premiers enfants, et avec son travail à plein temps et son goût pour les plaisirs et sorties, elle est incapable d'élever une enfant. C'est d'ailleurs sa mère Della Mae qui lui a conseillé de placer le bébé chez une famille d'accueil, les Bolender, un couple sérieux et dévot qu'elle connait bien, puisqu'ils sont voisins. Cependant, cette situation semble n'être que temporaire pour Gladys: elle s'installe quelques temps chez les Bolender, avant de retourner vivre chez elle et de verser 25 Dollars par mois à la famille d'accueil. Elle rend aussi visite à sa fille le week-end, comme le racontera Wayne Bolender: "Gladys venait presque tous les samedis vers midi. Il lui arrivait de passer la nuit ici, mais généralement, elle avait un rendez vous le samedi soir ou bien elle était invitée à une soirée, auquel cas elle repartait pour Hollywood au bout de quelques heures." Marilyn racontera plus tard que quand sa mère venait la voir, jamais elle ne lui montrait une marque d'affection; elle lui parlait à peine, ne l'embrassait pas et ne lui souriait pas: "C'était la belle dame qui souriait jamais. Je l'avais vue souvent auparavant mais je ne savais pas exactement qui elle était. Quand je lui ai dit:"Bonjour Maman", elle m'a regardée avec stupeur. Elle ne m'avait ni embrassée ni prise dans ses bras, elle ne m'avait jamais tellement parlé."
Sans doute les Bolender aurait peut être voulu adopter Norma Jeane, comme ils l'ont fait avec d'autres enfants dont ils s'occupaient, mais Gladys s'y est opposée, espérant reprendre un jour sa fille.
Le 18 août 1926, le divorce d'avec Mortenson est prononcé.

>> 1926 - Gladys et Norma Jeane
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Au début de l’année 1927, Gladys s'installe chez sa mère Della Mae qui rencontre de sérieux problèmes de santé; elle est notamment atteinte de fréquentes infections respiratoires. Malgré le surcroît de transport en trolley pour aller à son travail, Gladys s'occupe de sa mère et se retrouve ainsi aussi dans la même rue des Bolender, ce qui lui permet alors de voir plus fréquemment sa fille.
La maladie du coeur de sa mère s'aggrave rapidement, suivie d'une profonde dépression: elle souffre de délires, d'euphorie, de sautes d'humeur, de colères et d' hallucinations. Elle est hospitalisée au Norwalk State Hospital  le 4 août 1927 où on lui diagnostique une myocardite aiguë (inflammation du coeur et des tissus environnants ) et elle y décède le 23 août 1927, à l'âge de 51 ans, d'un arrêt cardiaque pendant une crise de folie. Gladys s'occupe des funérailles, faisant enterrer sa mère auprès du premier mari de celle-ci et père de Gladys, Otis Elmer Monroe, au Rose Hill Cemetery, à Whittier. Gladys sombre dans la déprime, mais parvient à faire face au deuil et reprend son activité de monteuse pour les studios de cinéma (à la Columbia et à la RKO).

>> 1928, Santa Monica - Gladys et sa fille Norma Jeane,
son frère Marion avec sa femme Olive et leur fille Ida May
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Pendant sept ans, Norma Jeane va rester chez les Bolender, recevant la visite de sa mère qui de temps en temps, la prenait pour un week-end. En 1933, lorsque Norma Jeane est atteinte de la coqueluche, Gladys va rester quelques jours chez les Bolender, puis quelques temps après, elle retire sa fille de chez les Bolender car la petite restait inconsolable après la mort de son chien Tippy, tué par un voisin. Marilyn se souviendra: "Un jour, ma mère est venue me voir. J'étais en train de faire la vaisselle. Elle me regardait sans dire un mot. Quand je me suis retournée, j'ai été surprise de voir ses yeux pleins de larmes. Elle m'a dit: "Je vais faire construire une maison et nous y vivrons toutes les deux. Elle sera peinte en blanc et il y aura un petit jardin derrière."
Elles vivent ensemble dans l'appartement de Gladys au 6021 Afton Place, situé près des studios de Hollywood où elle travaille comme monteuse en free-lance avec son amie Grace. Gladys et Grace emmènent parfois Norma Jeane visiter les studios d'Hollywood, mais aussi au cinéma pour aller voir les derniers films sortis. La même année, en 1933, Gladys obtient un prêt de 5000 Dollars de la Mortgage Guarantee Company de Californie pour acheter une maison meublée de six pièces, dont trois chambres, au 6812 Arbol Street, près de Hollywood Bowl. Dans la maison, il y a aussi un piano demie-queue blanc de la marque Franklin (ayant appartenu à l'acteur Fredric March) qui a séduit Gladys. Pour faire face aux charges, Gladys loue une chambre de la maison à un couple d'anglais, George Atkinson, sa femme et leur fille. Pour Norma Jeane, c'est un nouveau mode de vie, elle expliquera plus tard: "La vie devint désinvolte et tumultueuse, c'était un changement radical après ma première famille. Quand ils travaillaient, ils travaillaient dur, et le reste du temps, ils s'amusaient. Ils aimaient danser et chanter, ils buvaient et jouaient aux cartes et avaient un tas d'amis. A cause de mon éducation religieuse, j'étais affreusement choquée -j'étais persuadée qu'ils finiraient tous en enfer. Je passais des heures à prier pour eux."
A cette époque, Norma Jeane ressent les premiers attraits vers le cinéma. Pendant les vacances scolaires, elle reste des heures dans les salles de cinéma, comme elle le racontera plus tard: "J'étais assise, toute la journée, quelques fois une partie de la nuit -face à l'écran tellement grand pour une petite fille comme moi, toute seule, et j'adorais ça. Rien ne m'échappait de ce qui se passait - et il n'y avait pas de pop-corn à l'époque."
Le 17 août 1933, le fils de Gladys, Robert 'Jackie Kermit' Baker qui vit dans le Kentucky avec son père, décède à l'âge de 16 ans des suites d'une infection rénale. Le garçon était atteint d'une tuberculose osseuse déclarée après son accident à la hanche quand il était petit. Gladys n'avait plus aucun contact avec ses enfants de son premier mariage. Robert 'Jackie' n'a donc jamais revu sa mère et n'a jamais su l'existence de sa demie-soeur Norma Jeane.

>> 1933, Californie - Gladys
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1933 - Gladys et sa fille Norma Jeane
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Le 29 mai 1933, le grand-père de Gladys qu'elle n'a jamais connu, Tilford Hogan, s'est pendu. Gladys prend peur: son père et sa mère sont morts dans des hôpitaux psychiatriques, après des phases de démence; elle reste donc persuadée que ces problèmes sont héréditaires et que sa santé mentale est en jeu. Peu à peu, elle entre en dépression et est soignée par médicaments. En janvier 1934, Gladys fait une crise d'hystérie, tremblante et recroquevillée sous l'escalier. Les Atkinson se voient obligés d'appeler une ambulance qui emmène de force Gladys à l'hôpital Los Angeles General Hospital. Cet événement va marquer Norma Jeane à jamais; Marilyn se souviendra plus tard: "Soudain, il y eu un bruit épouvantable dans l'escalier, à côté de la cuisine. Je n'avais jamais rien entendu d'aussi effrayant. Des coups et des bruits sourds qui semblaient ne jamais devoir s'arrêter. J'ai dit :"Il y a quelque chose qui tombe dans l'escalier." L'anglaise m'a empêcher d'aller voir. Son mari est sorti et il est revenu dans la cuisine au bout d'un certain temps en disant: "J'ai fait appeler la police et une ambulance." J'ai demandé si c'était ma mère et il m'a répondu :"Oui, mais tu ne peux pas la voir." Je suis restée dans la cuisine et j'ai entendu des gens arriver et essayer d'emmener ma mère. Personne ne voulait que je la voie. Tout le monde me disait: "Sois mignonne, petite, reste dans la cuisine. Elle va bien. Ce n'est rien de grave!" Mais je suis sortie quand même et j'ai jeté un coup d'oeil dans l'entrée. Ma mère était là, debout. Elle hurlait et elle riait en même temps. Ils l'ont emmenée à l'hopital spychiatrique de Norwalk. Celui où on avait emmené le père de ma mère et ma grand mère quand ils avaient commencé à hurler et à rire ( ..) J'ai longtemps continué à entendre le bruit épouvantable dans les escaliers, avec ma mère qui hurlait et riait pendant qu'ils l'entrainaient hors du havre familial qu'elle avait tenté de construire pour moi". En février 1934, Gladys est autorisée à rentrer chez elle, mais elle est à nouveau hospitalisée pendant plusieurs mois dans un asile de Santa Monica, puis transférée au Los Angeles General Hospital et en décembre, elle rejoint le Norwalk State Hospital. Gladys va passer les quarante années suivantes entre diverses institutions. Il semble qu'elle souffrait de troubles mentaux et ne pouvait mener une vie normale hors d'un encadrement spécialisé. Cependant, les soins apportés à cette époque étaient quelques peu rudimentaires et il est possible qu'un traitement non adapté n'ait fait qu'empirer son état.
Durant cette période difficile, les Atkinson et Grace McKee s'occupent alternativement de Norma Jeane, qui parvient à voir sa mère lors de rares week-end où Gladys est autorisée à sortir; lorsque c'est le cas, Gladys, Grace et Norma Jeane vont déjeuner à l'Ambassador Hotel. Marilyn confiera: "Je veux tout simplement oublier tout le malheur, toute la misère qu'elle a eus dans sa vie, et tous ceux que j'ai eus dans la mienne. Je ne peux pas oublier, mais j'aimerais essayer. Quand je suis Marilyn Monroe et que je ne pense pas à Norma Jeane, cela marche quelquefois."
Le 15 janvier 1935, Gladys est déclarée aliénée, souffrant de schizophrénie paranoïde, par les médecins du Norwalk State Hospital. Le rapport du médecin chef déclare : "Sa maladie se caractérise par des préoccupations religieuses et par une dépression profonde et une certaine agitation. Cet état semble chronique".

Le 25 mars 1935, Grace McKee devient la représentante légale de Gladys, par décision de la Cour Supérieure de Justice de Californie. Le bilan de la situation financière de Gladys est dressé: elle dispose de 60$ sur son compte en banque, de 90$ en chèques non endossés sur une assurance, d'un meuble de radio (d'une valeur de 25$ dont 15 n'ont pas été payés et sont dus au magasin); ses dettes s'élèvent à 350$ sur une Plymouth et de 200$ d'arriérés sur le piano blanc.
Pour combler les dettes, Grace revend la voiture à son précédent propriétaire, vend le piano pour 235$, et revend le crédit de la maison.

>> 25/03/1935 - Décision de la Cour: Grace tutrice des biens de Gladys
et situation financière de Gladys:
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>> Etat des finances de Gladys - 28/09/1936
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En 1938, Gladys tente de s'enfuir du Norwalk State Hospital. Elle racontera avoir reçu des appels téléphoniques de Martin Edward Mortensen, son précédent époux, ce qui est impossible car celui-ci est décédé dans un accident de moto neuf ans auparavant. Cependant, il existe un homonyme, un homme se nommant aussi Martin Edward Mortensen, vivant à Riverside Country en Californie, qui revendiquera bien longtemps après la paternité de Marilyn et pour lequel on retrouvera dans ses affaires après sa mort, le 10 février 1981, des documents le liant à Gladys (les papiers de mariage et divorce, mais aussi le certificat de naissance de Norma Jeane).
Après cette tentative d'évasion qui a échouée, Gladys est transférée au Agnew State Asylum, un établissement adapté pour les personnes souffrant d'hallucinations schizophrénique, situé à San José, près de San Francisco. C'est à partir de ce moment que Norma Jeane verra que très peu sa mère. Un jour, Grace emmène Norma Jeane à la pension de la clinique où vit Gladys: cette dernière ne lui adresse pas la parole jusqu'au moment de partir, où elle dit à sa fille: "Tu avais de si jolis petits pieds".

Durant l'Hiver 1938, Gladys écrit une lettre à sa fille Berniece, l'envoyant à Flat Lick chez les parents de Jasper. Mais ces derniers étant décédés, le facteur a transmis la lettre au frère de Jasper qui vit aussi à Flat Lick, qui la renvoie à son tour à Jasper qui vit désormais à Pineville, en Louisianne. Dans cette lettre, Gladys explique à Berniece qu'elle a une demi-soeur, Norma Jeane, âgée de douze ans, qui vit chez les Goddard (Grace McKee s'est mariée à Ervin Goddard en 1935). Gladys supplie aussi Berniece de la sortir de l'Agnew State Hospital, et lui donne l'adresse de sa tante (la soeur de Della Monroe), Dora Hogan Graham, qui vit à Portland, dans l'Oregon. Berniece répond à sa mère en lui informant qu'elle a contacté diverses personnes (dont Dora) et qu'elle va tout tenter pour la faire sortir.

>> Etat des finances de Gladys - 07/02/1940
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>> 1940s - Gladys et Grace (McKee) Goddard
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>> 1940s, Reno - Gladys
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En 1945, Dora Hogan Graham, qui vit à Portland, intervient auprès des autorités pour qu'on laisse sortir Gladys, qui en retour, accepte de vivre avec sa tante pendant un an. L'été 1945, l'hôpital 'Agnew State Hospital' la laisse alors sortir avec 200$ et deux robes, déclarant que Gladys ne représente plus un danger ni pour elle, ni pour les autres. Gladys part vivre chez sa tante Dora et trouve du travail en faisant le ménage et effectuant des soins non-médicaux à des patients en convalescence et invalides. Elle s'habille de blanc, comme une infirmière. Dora écrit une lettre à Berniece en lui racontant que Gladys s'intéresse beaucoup à la Science Chrétienne, et qu'elle souhaite soigner des gens malades sans l'apport de la médecine.
En novembre et décembre 1945, Norma Jeane voyage dans l'Ouest des Etats-Unis avec le photographe André DeDienes pour un reportage photographique: ils vont jusque dans le désert de Mojave et dans le Nevada. Lors de leur passage dans l'Oregon, ils font une halte à Portland pour rendre visite à Gladys où ils arrivent les bras chargés de cadeaux. Mais après des années passées dans des institutions, Gladys est devenue totalement asociale, fermée sur elle-même et très amaigrie. Ces retrouvailles vont marquer profondément Norma Jeane: e
lle embrasse sa mère et lui montre les photos prises par Dedienes. Gladys reste murée dans son silence, vissée dans son fauteuil. DeDienes racontera plus tard: "La rencontre entre la mère et la fille manquait de chaleur. Elles n'avaient rien à se dire. Mrs Baker était une femme d'un âge incertain, émaciée et apatique, ne faisant aucun effort pour nous mettre à l'aise. Norma Jeane faisait bonne figure. Elle avait déballé nos cadeaux: une écharpe, du parfum, des chocolats. Ils restèrent où nous les avions posés, sur la table. Il y eut un silence. Puis Mrs Baker cacha son visage dans ses mains et sembla nous oublier complètement. C'était très pénible. Apparement, ils l'avaient laissée sortir trop tôt de l'hopital." Déboussollée, Norma Jeane s'agenouille auprès de sa mère qui finit par lui murmurer: "J’aimerais tellement vivre avec toi Norma Jeane." Retenant ses larmes, Norma Jeane embrasse sa mère et lui laisse son adresse et son numéro de téléphone avant de partir. En reprenant la route avec Dedienes, elle restera inconsolable, ne cessant de pleurer. En effet, Gladys reste plus ou moins une étrangère pour Norma Jeane qui ne l'a, finalement, que très peu connue. De plus, Norma Jeane vient de signer un contrat de modèle et aspire à faire carrière. Elle se sent donc incapable de prendre soin de Gladys qui souffre de problèmes mentaux.

Gladys insiste et ne cesse d'implorer sa fille Norma Jeane lui réclamant de l'aide. En avril 1946, Norma Jeane cède et envoie de l'argent à sa mère pour qu'elle la rejoigne à Los Angeles. Elles partagent deux petites chambres louées par Norma Jeane, en dessous de chez "tante" Ana Lower, sur Nebraska Avenue. Gladys n'est pas en forme; elle est obsédée par la Science Chrétienne et découvre, par le biais des pouvoirs guérisseurs d'Ana Lower, les possibilités de l'esprit sur la maladie et étudie ainsi dévotement de nombreux livres sur ce thème. Elle assiste aussi aux services de l'Eglise tous les dimanches. Eleanor 'Bebe' Goddard (la fille de Doc Goddard, le mari de Grace McKee) racontera: "Elle errait et était imprévisible. Elle était docile mais absente."
Un jour, Gladys, toute de blanc vêtue, se rend à l'agence de modèle de sa fille (BlueBook) et déclare à la directrice Emmeline Snively, en lui saisissant la main: "Je suis simplement venue vous remercier personnellement pour tout ce que vous avez fait pour Norma Jeane. Vous lui avez offert une nouvelle vie."
En août 1946, Berniece se rend à Los Angeles avec sa fille Mona Rae pour rendre visite à sa famille. A leur arrivée à l'aéroport de Burbank, Norma Jeane, Grace McKee, Ana Lower et Gladys sont venues les accueillir.

>> Août 1946, Santa Monica - Gladys et ses filles
(Berniece et Norma Jeane) et sa petite fille Mona Rae
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>> Août 1946, Los Angeles, dans un restaurant chinois:
Berniece, Mona Rae, Grace, Norma Jean, Ana Lower et Gladys.
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Après plusieurs semaines, Gladys rechute et doit à nouveau rejoindre l'hôpital Norwalk State Asylum. Grâce à ses salaires gagnés en tant que modèle, Norma Jeane envoie de l'argent pour améliorer la prise en charge de sa mère.
Gladys entretient une correspondance épistolaire avec Margaret Cohen (la mère de la petite Norma Jeane qu'elle gardait à Louisville en 1923); elle lui confie, dans une de ses lettres envoyée l'été 1946: "Mes propres filles ne me comprennent pas, elles n'essayent même pas". Gladys lui demande aussi des nouvelles de Norma Jeane Cohen, âgée désormais de 26 ans, souhaitant reprendre contact avec elle.
En février 1948, Gladys sort de l'hôpital et emmènage chez Ana Lower; elle trouve un emploi de femme de ménage.
Le 30 mai 1948, Gladys écrit une lettre à Berniece, lui reprochant notamment le fait qu'elle ne lui ait pas annoncée la mort de Tante Ana Lower, décédée le 14 mars, mais aussi car Berniece n'a pas répondu à sa dernière lettre:

>> Juin 1948 - Lettre de Gladys à Grace
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>> Lettre non datée de Gladys à Norma Jeane
(merci à Eduardo)

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Le 20 avril 1949, Gladys épouse John Stewart Eley, un électricien originaire de Boise, dans l'Idaho. Norma Jeane apprend la nouvelle par une lettre que lui a envoyée Grace. Mais John est déjà marié et son épouse vit à Boise.
En 1951, Marilyn demande à Inez Melson, l'administratrice de ses affaires, de faire des visites régulières à Gladys, pour s'assurer de son bien être tandis qu'elle continue à fréquenter diverses institutions. En 1952, Inez Melson persuade Marilyn qu'elle la désigne comme tutrice légale de Gladys. Gladys travaille dans une clinique privée à Homestead Lodge, près de Pasadena.
Le 23 avril 1952, John Stewart Eley meurt d'une affection cardiaque à l'âge de 62 ans et Gladys se retrouve veuve. La semaine suivante, l'existence de la mère de Marilyn est révélée par le journaliste Erskine Johnson: Marilyn a toujours dit qu'elle était orpheline; mais avec le scandale du calendrier où elle a posé nue en 1949 et qui fait surface cette année là, des journalistes curieux enquêtent et découvrent que sa mère n'est pas morte, contrairement à ce qu'a encore déclaré Marilyn la semaine précédente dans une interview pour Redbook, et que celle-ci a fréquenté des institutions psychiatriques. Marilyn accorde alors une interview, publiée le 3 mai 1952, qu'elle a préparée avec Sidney Skolsky, et y déclare notamment: "Je n'ai jamais connu ma mère intimement et, depuis que je suis adulte, je suis entrée en contact avec elle. A présent, je l'aide et veux continuer à l'aider tant qu'elle aura besoin de moi." Puis Marilyn reçoit alors une lettre implorante de sa mère: "Chère Marilyn, Je t'en prie, ma chère fille, j'aimerais avoir de tes nouvelles. Je n'ai que des soucis ici, et j'aimerais bien partir le plus vite possible. Je préfèrerais avoir l'amour de mon enfant que sa haine. Tendrement, ta mère." Gladys continue à entretenir aussi des relations avec sa fille Berniece: elle lui rend visite en Floride au cours de l'année 1952.

>> 1952, Floride - Berniece, Gladys et Mona Rae
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Le 9 février 1953, d'après les conseils de Grace McKee, Marilyn fait transférer Gladys dans un établissement plus confortable, l'institution privée Rockhaven Sanatorium, à Verduga City, afin de protéger sa mère contre les journalistes trop curieux; Marilyn paie alors 300$ par mois pour les frais d'hospitalisation.
Marilyn racontera: "Longtemps, j'ai eu peur de m'apercevoir que je ressemblais à ma mère et que je finirais comme elle dans un asile de fous. Quand je déprime, je me demande si je vais craquer, comme elle. Mais j'éspère devenir plus forte."

>> 22/03/1956 - chèque de 600 Dollars de Marilyn
adressé à Inez Melson pour l'hospitalisation de Gladys
(merci à Eduardo)

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En 1959, Marilyn assure définitivement l'avenir financier de sa mère par un fonds de fidéicommis (qui désigne une disposition juridique -souvent testamentaire- par laquelle un bien est versé à une personne via un tiers). Pour Noël 1959, Gladys envoie ses souhaits à Marilyn, signant toujours du nom de son dernier époux décédé: "Loving Good Wishes, Gladys Pearl Eley":

>> Noël 1959 - Carte de voeux de Gladys pour Marilyn:
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Au cours du premier trimestre 1960, pendant que Marilyn tourne le film "Le Milliardaire" ("Let's Make Love"), elle donne une interview au journaliste George Belmont, à qui elle évoque notamment son enfance et sa mère. Elle déclare alors que sa mère est "morte".
Le 5 août 1962, le monde entier apprend le décès de Marilyn Monroe. Gladys en est très affectée; elle ne se rend pas à l'enterrement et fera plusieurs tentatives de suicide. Le 22 août 1962, elle écrit une lettre à Inez Melson, la remerciant de son soutien et rappelant qu'elle avait enseigné la science chrétienne à Norma Jeane: "I am very greatefull for your kind and gracious help toward Berniece and myself and to dear Norma Jeane. She is at peace and at rest now and may our God bless her and help her always. I wish you to know that I gave her (Norma) Christian Science treatment for approximately a year."

>> 22/08/1962 - Lettre de Gladys à Inez Melson:
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Un jour, en 1963, elle s'enfuit de Rockhaven Sanatorium; elle est retrouvée le lendemain, dans une église de San Fernando Valley, serrant dans ses mains une bible et un livre de prières de la Science chrétienne.
Inez Melson déclarera: "La mère de Marilyn se consacrait toute entière à sa religion, la Science chrétienne, et était principalement préoccupée par le mal. C'est là que se situait ses dysfonctionnements. Elle pensait avoir fait quelque chose de mal dans sa vie, et qu'elle serait punie pour cela."

>> 1963 - Gladys
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Le 27 avril 1966, elle est transférée au Camarillo State Hospital où elle y reste un an. Elle reçoit régulièrement la visite de Inez Melson:

>> 1966 - Gladys et Inez Melson
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En 1967, elle part vivre chez sa fille Berniece en Floride.
En 1970, c'est sous le nom de Gladys Eley qu'elle intègre la maison de retraite Collins Court Home, à Gainesville en Floride. Aux journalistes curieux qui tentent de l'approcher pour qu'elle leur évoque sa célèbre fille Marilyn, elle leur répond: "Ne me parlez pas de cette femme !". En 1972, elle déclare à James Haspiel, un fan de Marilyn qui l'a connu et suivi pendant de nombreuses années: "Je n'ai jamais voulu qu'elle fasse ce métier !"
En 1980, c'est Lawrence Cusak qui devient son tuteur légal.
Le 11 mars 1984, c'est à l'âge de 81 ans que Gladys meurt d'une crise cardiaque; elle est incinérée.

>> Années 1980s - Gladys
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> sources pour l'article:
Livres:
Marilyn Monroe, L'encyclopédie, de Adam Victor The secret life of Marilyn Monroe, de J. Randy Taraborelli / Marilyn Monroe de Roger Baker
Sur le blog:
enfance de Marilyn évoquée dans l' Interview de Georges Belmont
Sur le web: biographie d'Yria sur le forum mmonline /
article "family" sur marilynmonroesplace / fiche Gladys sur findagrave , sur geni , sur imdb


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22 février 2014

Eternity with the In-Crowd

Eternity with the In-Crowd: Funny Fellows, Doomed Damsels and Hollywood Hangers-on of Westwood Village Memorial Park

by Hadley Mearers
published on October, 25, 2013

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Is it bad luck to laugh in a cemetery? If it is, then I'm in for a lifetime of doom. Is it strange to feel the crackling of opportunity and mid-century American idealism in the air of the dead? Then I am one odd bird. Is there a graveyard where you can transport yourself into the VIP room of a Dean Martin Celebrity Roast? There sure is, pal o'mine, and it is right in the heart of our dear old Los Angeles, USA.

Westwood Village Memorial Park is hard to find, as any legendary Hollywood haunt should be. Nestled behind the towers of Wilshire Boulevard, off Glendon Avenue, it is hidden by tall trees and high walls. It is an elegant little cemetery, and when I get there on a Saturday afternoon, it is quietly humming. The sparse modern chapel, akin to a ski lodge, has been roped off in anticipation of a memorial service later in the day. A smattering of people mill along the grassy yard with their heads down. They are not mourners but tourists, forever on the hunt for the next name they recognize. Every few minutes one motions over to another, their eyes never leaving the ground. This is a signal that another celebrity has been "spotted," and a picture of the cold stone must be taken.

A bald man with purple shorts and a large calf tattoo walks slowly around the cemetery, placing a single sunflower on select celebrities' simple graves. Many of the names evoke a glamorous sadness. There are the famous women who met untimely ends -- Natalie Wood, Dorothy Stratton, Dominique Dunne, Farrah Fawcett, Heather O'Rourke, Minnie Riperton, and Marilyn Monroe. But there are so many other notables -- Karl Malden, Truman Capote, John Cassavetes, Mel Torme, Walter Matthau, Ray Bradbury, Burt Lancaster, Eve Arden, Jack Lemmon, Donna Reed, Don Knotts, Roy Orbison, Rodney Dangerfield, Billy Wilder, Bob Crane, Dean Martin, Peggy Lee, Fanny Brice, Frank Zappa, George C. Scott, James Wong Howe, Peter Falk, Eva Gabor, Bettie Page, Darryl Zanuck and Janet Leigh, to name a few -- that the sadness is quickly snuffed out by sheer celeb-shock.

Overall, this unassuming, lovely place gives off the feel of a friendly studio commissary, of lives well lived and then some. There is evidence of rapid expansion, as uninhabited grave sites and uninscribed headstones abound. Sage Stallone, the tragic son of Sly, is buried all alone amongst a new corridor of deluxe plot berths. Each features a blank headstone and a ceremonial bench. There are several of these VIP corridors, including a couple which make up a sort of frat-row of famous chums. They seem to have tried to out funny each other, even in death (but more on that later). I laugh out loud at many of the epitaphs, and realize I have been on my feet so long I am absolutely knackered. I want to rest, but it feels presumptuous and rude to sit on a stranger's memorial bench. Then, by some kind of magic or sheer luck, I come to the grave of a couple named Lewis Hyman and Sandra Moss. Their bench reads:

westwood03"Sit down and have a chat with Sandra and Lew."

"Well, thank you," I say aloud, taking a load off as my eyes follow sunflower man, who has just reached Marilyn Monroe's lipstick stained crypt, on the other side of the park. "Don't mind if I do."

Sunrise in Sunset

"God's acre beautiful." 1

Westwood Village Memorial Park has existed under several names. There is some conjecture that it was a burial ground as early as the 1820s, when the area was part of the Rancho San Jose de Buenos Ayres. Burials were almost certainly taking place by the 1880s, and in 1904 the cemetery was legally established as Sunset Cemetery. The first recorded burial was in 1905. The cemetery was briefly part of the short lived boom town of Sunset, while the area to the north became the city of Sawtelle (1899-1922), a town of farms and small homes, which was centered around the Soldiers Home (now the VA complex). For a few years, the cemetery's mailing address was listed as Sawtelle.

The cemetery was thoroughly run of the mill, a place for the lower to upper-middle class residents in the surrounding area. In 1916, the dedication of a granite soldier's monument was conducted by the Burnside Post, Daughters of Veterans and the Corps of Sawtelle. In 1922 a civil war veteran named Dr. Osborne Wilson, who, it was claimed, developed the world's first life-like false teeth, was buried in the cemetery. His wife, Mary, one of the last commissioned civil war nurses, was in attendance. Sunset was sold in 1923, and in 1926 its name was changed to Westwood Memorial Park. The new owners of the expanded 3-acre park began to make extensive improvements. A promotional brochure promised potential residents:

It is being gradually improved with beautiful and permanent shade trees, shrubs and flowers. All existing monuments were lowered to grade and all future markings are restricted to uniform size, of granite or bronze, set flush at the head of each grade, thereby creating the effect of a pleasant and shaded park.2

In 1933, the owners and neighboring citizens squared off over the construction of a crematorium on site. In superior court, neighbors argued that smoke fumes and noxious gasses would cover their property and diminish its value. Despite protests and a temporary injunction, the crematorium was built in 1934. A year later, the L.A. Times profiled LaDessa Gibson Schaffnit, who had inherited the cemetery and crematorium from her father, as part of an article called "Why Women Won't Stay at Home." The article heralded LaDessa, a "pretty" L.A. native, who had witnessed her first cremation at the age of five. She subsequently ran the business operation at Westwood Memorial, although the family eventually sold the property.

In 1948, 68 year-old Ana Lower's ashes were interred at Westwood Memorial. This burial would change the pedestrian cemetery's destiny, though no one could have known this at the time. In 1953, Ana's niece, Grace Goddard, was also buried in the cemetery. Her small stone simply listed her name, birth and death dates, and the words "beloved sister." The quiet burial was reputedly paid for by a woman, whom Grace had taken care of as a child after her mother had been placed in a sanitarium. Grace had often sent this exceptionally attractive girl to live with her loving and maternal Aunt Ana, who, the woman claimed, was the first person whom she ever really loved. The woman was an actress, who, after years of bit parts, finally struck it big with the movie, "Gentlemen Prefer Blondes." Her name was Marilyn Monroe.

It almost seems like fate that the famed Pierce Brothers bought the cemetery in 1959, right before the deluge of celebrities began. If ever there were superstars in the L.A. mortuary business, then the Pierce Brothers were it. In the early 1880s, William and Fred Pierce opened a livery stable at Alameda and 16th Street. They soon found that some of their best passengers were the dead, and expanded into the mortuary business. In 1924, they built the first full service funeral home in the city, at 720 West Washington Boulevard. Expert showmen, they offered tours of their mortuaries to church groups to help assuage people's fears about the modern death industry. One night, dramatic actress and blowsy eccentric person, Tallulah Bankhead, burst into the mortuary with a gaggle of drunken friends and demanded a tour.

Pierce Brothers expanded exponentially, buying up most of the mortuaries in the city, opening more, and running three cemeteries. The same year they bought Westwood Memorial, they sold their large chain of mortuaries and graveyards for $6.5 million. Befitting the family's status, the cemetery was now called "Pierce Brothers Westwood Village Memorial Park," or just "Pierce Brothers." Indeed, it was a village -- with a crematorium, a mortuary (that had been built earlier in the decade) and a cemetery -- it was a one stop shop for the bereaved. The family set about expanding and beautifying the grounds. The small peaked-roof chapel was built, as were new mausoleums. Neighbors complained once again, fearful that the construction and expansion would lead to noise and increased traffic in the neighborhood.

They had no idea what they were in for.

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Westwood Memorial Chapel, 1962 | Herald-Examiner Collection,
Courtesy of the Los Angeles Public Library

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Westwood Village Memorial Park can be seen behind the church facing Wilshire |
Courtesy of the Los Angeles Public Library

The Marilyn Effect

"So many people kiss the monument that we can't get the lipstick stains out of the granite." 3

It was August 8, 1962. The exhausted director of Westwood Memorial, Guy R. Hockett, was close to collapse on account of phone calls that had been pouring in from all over the world. But he still had to manage a small memorial service for 31 people, only the second ever performed in the new chapel. The deceased lay in her coffin, dressed in a simple green dress, a small bouquet of baby pink roses pressed into her hands. Before the casket was closed, her second husband kissed her lips and whispered, "I love you, I love you."

Marilyn Monroe had been discovered three days before in Brentwood, dead from an overdose of barbiturates. She had died in bed all alone, her only link to the world a telephone receiver clutched in her cold hand. On the day of her funeral, over 500 fans and the ever present press stood outside the gates, on walls and on neighboring roofs, straining to catch a glimpse of the select mourners, as they walked from the chapel to her new crypt. Over 100 police officers, studio security guards, and Pinkerton detectives were on hand to ensure order. Only those invited by the family and second husband, Joe DiMaggio, were allowed to enter the cemetery grounds. Those not on the list included almost all of her famous Hollywood friends. According to DiMaggio: "If it hadn't been for some of her friends, she wouldn't be where she is." 4

Where she was now -- near Ana and Grace, the guardian angels of her unhappy childhood -- quickly became a mecca for tourists from all over the world. Luckily, they tended to come in ones and twos. On the one year anniversary of her death, a reporter came across two women praying in front of the crypt, which was festooned with more than a dozen floral remembrances. No matter what time of the year it was, there was always one bouquet of six red roses, placed in the black ceremonial urn next to her nameplate. For over twenty years, they were delivered thrice weekly by the Parisian Flower Shop on a standing order from Joe DiMaggio. His instructions to the family run florist simply read, "three times a week ... forever." 5

These flowers were often stolen by trophy hunters, while thrill seekers often attempted to pry open Marilyn's crypt, or steal the brass nameplate. A tradition arose of kissing the crypt, which over the years has turned it a pale rose that stands out from the rest of the mausoleum. Celebrations on her birthday have grown over the years. On the 30-year anniversary of her death in 1992, over 200 impersonators, fans, and her longtime stand-in attended a service held in the rustic chapel. Afterwards, paparazzi snapped pictures of women modeling versions of her low-cut, iconic white gown on the cemetery grounds.

Perhaps in search of those eternal flashing bulbs, Marilyn's presence transformed this rather blasé cemetery into the in-eternity spot for the movie makers and shakers of her generation. Cemetery neighbors soon learned to deal with the crush of mourners and press each new celebrity burial would bring. There was Natalie Wood's heart breaking burial in 1981, where her husband, Robert Wagner, took three gardenias from her beige coffin, and handed them to their three daughters. At Dean Martin's nighttime memorial, reporters on a nearby rooftop garage struggled to see a who's-who of the rat pack generation enter the cemetery grounds. Prices for plots skyrocketed, leading Walter Matthau's son to joke: "Poppy, you said that you wanted a simple pine casket, so that's what we got you. But we want you to know, this plot alone cost as much as Ebbets Field." 6

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Studio police guard Marilyn Monroe's crypt, August 8, 1962 |
Herald-Examiner Collection, Los Angeles Public Library

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 Fans of Marilyn Monroe photograph each other today at star's tomb |
Herald-Examiner Collection, Los Angeles Public Library

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Nancy Yorkshaitis, 14, left, and Jamie Steward, 18, pay their respects at cryptside ceremonies
in Westwood for Marilyn Monroe, who died 20 years ago. August 8, 1982 |
Herald-Examiner Collection, Los Angeles Public Library

Darling, you should have been there

Houston-based Service Corp International bought the cemetery in 1996, "with dollar signs in their eyes," according to Steve Sann, current chair of the Westwood Community Council. In 2002, a plan for massive expansion of crypt space sparked a nasty fight, which pitted the mega-corporation against plot-holders and neighbors in Westwood. Spearheaded by Steven Sann and Tamar Hoffs, a civic action committee called The Friends of Westwood Village Memorial Park was formed. At a heated meeting with city planners, Audrey Wilder, widow of Billy, voiced the sentiments of many.

"How dare you turn this beautiful and sacred place into Disneyland for the dead!" 7

Those opposed to the expansion fought back by campaigning for the cemetery to be designated as a historic cultural monument. This status was granted, and the West Los Angeles Planning Commission reversed an earlier OK of the plan, which would have granted the construction of two new large mausoleums. In the end, the smaller mausoleum was built, but the larger and more offensive one was not. A wall separating neighbors from the cemetery was also built, after having been promised to the neighborhood for 60 years.

Obviously, many people care deeply about this lovely cemetery. My favorite thing about Westwood Memorial is the culture of epitaphs, rich in café society élan and slapstick humor. In the newer part of the cemetery, near the chapel, some of the crème de la crème of '60s, '70s, and '80s Hollywood are buried close together. Many of the public figures buried at Westwood have crafted one last headline, one last punch line, to amuse their friends, family and the public -- their personas etched into stone:

  • Rodney Dangerfield: "There goes the neighborhood"
  • Merv Griffin: "I will not be right back after this message"
  • Jack Lemmon: "in"
  • Walter Matthau memorial bench: "There was a star danced and under that was I born"
  • Peter Falk: "I'm not here, I'm home with Shera"
  • Dean Martin: "Everybody loves somebody sometime"
  • Miss Peggy Lee: "Music is my life's breath"
  • Mel Torme: "Music, the greatest good that mortals know, and all of heaven we have below"
  • Billy Wilder: "I'm a writer but then nobody's perfect"
  • Audrey Wilder: "I'm right here Billy"

    It isn't just the famous whose epitaphs sparkle and shine. Scattered all over the cemetery are epitaphs rich in humor, joie de vivre, and professional pride. Some include pictures, like Jacques and Madeline Delobel, who smile at each other warmly, a glass of spirits raised in his hand. Some of my personal favorites include:

  • Douglas Wicks Walker: "WOW!"
  • Lewis I.: "Finally under par"
  • Marilyn Dunton Simpson: "I could have danced all night..."
  • Vince Eckhart: "The 'computer guys'"
  • The Young family memorial bench: "Forever Young"
  • Biff Elliot, actor: "It was easy."
  • Milton A. Rudin: "Counselor at law"
  • Charles McKey Hart: "A twinkle in his eyes, a smile, life was good"
  • Alice Gilbert Hart: "She cared"
  • Robert Earl Bradley: "Loving husband, terrific father and a super good guy"
  • Jeffery Craig Burkhart: "Darling, you should have been there."
  • Dorothy McKee Wray: "She passed the good around."
  • Lord Bacon Scherer: "God knows we love you!"
  • Hannah Russell: "...And life goes on."

    Indeed, life does go on. But at Westwood Village Memorial Park, the spirits of those who have left -- be they tragic or comic, famous or not -- are celebrated in an elegant and graceful way. One hopes that the owners of the cemetery will preserve the intimate, cocktail party feel of this peaceful oasis.. For as every good Hollywood insider knows, parties are best when they aren't too crowded.

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1"Graveyard of stars hard to locate" Los Angeles Times, October 1976: graveyard of stars hard to locate
2Ibid.
3"Rest in Peace Fan Adoration Can Make It Hard" Los Angeles Times, July 24, 1995
4 "Joe Dimaggio weeps at Marilyn's funeral" Los Angeles Times, August 9, 1962
5"Three times a week...forever" Los Angeles Times, August 6, 1972
6"He Was No Grumpy Old Man" Los Angeles Times, July 26, 2000
7"Los Angeles; Cemetery's Expansion Plans OKd" Los Angeles Times, July 26, 2002

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28 novembre 2011

Icons of Hollywood 12/2011 - Documents papiers

lot n°694: 18-year-old Marilyn Monroe amazing autograph letter signed
18-year-old Marilyn Monroe amazing autograph letter signed - MONROE, MARILYN. Amazing Autograph Letter Signed “Norma Jeane”, Four pages, blue-lined Octavo sheets, dated June 15, 1944. Penned at the top, and stricken-through, is the address “14668 Parthenia St, Van Nuys” (curiously, she never lived at that address). Written to Grace Goddard, Norma Jeane’s legal guardian and ‘mother’ figure during the tumultuous years of her youth. Norma Jeane — just 18 years of age — pens (in full):

Dearest Grace,
I was so happy to hear from you. I was so thrilled to read your letter and learn of all that you have been doing lately. [Grace had recently moved to West Virginia]
I will send you your picture very s[h]ortly now, I’m going down Saturday to find out more about it. Also will send you lots of snapshoots at the same time I send you the picture. I found out that a 10² x 12² (that was the size you wanted wasn’t it?) cost exactly $5.00.
Jimmie has been gone for seven weeks and the first word I received from him was the day before my birthday. He sent a cable night letter by Western Union saying ‘Darling, on you birthday, I send you a whole world of love’. I was simply thrilled to death to hear from him.
I have never really written and told you of Jimmies and my married life together. Of course I know that if it hadn’t been for you we might not have ever been married and I know I owe you a lot for that fact alone, besides countless others. That is why I feel that I should let you know about us. I love Jimmie just more than anyone (in a differn’t way I suppose than anyone) and I know I shall never be happy with anyone else as long as I live, and I know he feels the same towards me. So you see we are really very happy together that is of course, when we can be together. We both miss each other terribly. We will be married two years June 19th. And we really have had quite a happy life together.
I am working 10 hrs. a day at Radioplane Co., at Metropolitain Airport. I am saving almost everything I earn (to help pay for our future home after the war.) The work isn’t easy at all for I am on my feet all day and walking quite a bit.
I was all set to get a Civil Service job with the Army, all my papers filled out and everything set to go, and then I found out I would be working with all Army fellows. I was over there one day, there are just too many wolves to be working with, there are enough of those at Radioplane Co. with out a whole army full of them. The Personal [Personnel] Officer said that he would hire me but that he wouldn’t advice it for my own sake, so I am back at Radioplane Co. & pretty contented.
Well I guess that is about all for now.
With much love,
Norma Jeane

Summer of 1944 was a fateful time for young Norma Jeane Dougherty. Circa 1943-44, she landed her first job at Radioplane Co. (a defense contractor in Burbank, California), through the influence of her mother-in-law, Ethel. Her husband, Jim, had recently joined the U.S. Merchant Marine and shipped off to war just “seven weeks” previously.
Although she here thanks Grace for the instrumental role she played in organizing and consenting to her marriage, it is known that she later harbored feelings of resentment towards Grace for taking off to West Virginia (in effect, abandoning Norma Jeane), and believed that her “surrogate mother” had arranged the marriage as a convenient way to get rid of her. Despite Norma Jeane gushing over her love for her husband, her marriage was soon to unravel. Just a few months later, Norma Jeane met a man who would vault her to stardom: Army photographer David Conover. Conover had been tasked by his commanding officer (who was, interestingly enough, actor and future President Ronald Reagan) to photograph women factory workers who were helping with the war effort. Making the rounds at Radioplane he was naturally drawn to Norma Jeane, who, along with her stunning beauty and bubbly personality, seemed to have a certain “aura” around the camera.
She soon appeared on the cover of Yank magazine, and the die was cast. Heeding the advice of Conover and Grace, she obtained a divorce from Dougherty (September 13, 1946), and began one of the most famous careers in Hollywood.
A wonderful letter, showing how Norma Jeane viewed her world and her future with Jim Dougherty just two years into their marriage — though her life would soon change forever. Numerous corrections throughout, and page one exhibits original ink-blot. Overall, in excellent condition.
Estimate: $40 000 - $60 000

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lot n°719: Marilyn Monroe’s personal annotated
working promptbook-script for The Sleeping Prince

(aka The Prince and the Showgirl) - (Warner Bros., 1957) Clasp-bound in crimson paper covers, and intentionally printed in half-size (5” x 8”) for ease of use on set, especially considering the elaborate costumes required for this drawing-room comedy starring, and co-produced by, Marilyn Monroe and Laurence Olivier. This example is identified on the specially-printed titled front cover as “PERSONAL COPY OF MISS MONROE”. Many pages inside exhibit not only scene and dialogue notes attributed to Monroe’s own hand, but many personal thoughts and observations by her as well, namely “What am I doing here with this man/I can’t believe my eyes, ears/ watch him/’oh no’/this idiot/ Chanel #5/ I just think it’s a joke/ don’t take anyone else’s tone/ affective memory/ heart breaking” plus at least one slightly naughty joke, “like a music box: a tinkle”, among other ‘notes to self’. Accounts from the time agree that Marilyn had more trouble working with Olivier than with any other male lead in her career. At least (31) of this small, character-dialogue promptbook-script’s (68) pages exhibit anywhere from one to numerous notations by Miss Monroe, making this one of the most intensely personal artifacts extant from her professional career. Covers are significantly tattered all around the margins, and front cover, together with first (2) pages, are torn 2/3 down from top near spine, else intact and complete as originally issued.
Estimate: $30 000 - $50 000
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lot n°723: Marilyn Monroe signed check to her housekeeper, Eunice Murray
Personal check signed, 3 in. x 8 ¼ in., dated July 10, 1962 and drawn from Marilyn Monroe’s account paying her housekeeper Eunice Murray $100.00. Signed “Marilyn Monroe” in blue ink. Cancellation stamps on recto and verso and bearing Murray’s endorsement signature on the verso. Murray was Monroe’s housekeeper during the last years of her life and accompanied Monroe during her trip to Mexico in February, 1962. Eunice Murray was staying with Monroe the night of the star’s death and reportedly called Monroe’s psychiatrist, Dr. Ralph Greenson, upon discovering the body the night of August 5, 1962. This check was signed just three weeks prior to Monroe’s death and amazingly stamped “PAID” on August 7, two days after she died. A wonderful association.
Estimate: $1 500 - $2 500
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 lot n°724: Joe DiMaggio autograph postcard signed to Marilyn Monroe
Autograph Postcard Signed, “Joe,” to “Dearest Marilyn” from Copenhagen, Denmark and postmarked May 20, 1962. DiMaggio pens, “Dearest Marilyn, Have a short stop over here at Copenhagen enroute for the ‘long underwear country.’ Should be there in about three hours. Spent nine days here in 1958. Wonderful country. The famous Tivoli park was one of my favorite places. Love, Joe.” Addressed in DiMaggio’s hand to “Miss Marilyn Monroe, 12305 Fifth Helena Dr., Los Angeles 49, California, USA.” In February, 1961, Monroe was admitted to the Payne Whitney Psychiatric Clinic where she contacted DiMaggio. He secured her release and she spent some time with him in Florida where the couple reconciled. Accompanied by a printed photograph of the couple on their wedding day
Estimate: $4 000 - $6 000
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  lot n°737: Marilyn Monroe invitation to JFK birthday celebration with call sheet from her personal property
From the Christie’s 1999 sale of the personal property of Marilyn Monroe, three items for one event which document one of the most significant personal moments for her. In chronological sequence, the first is the personal invitation from “New York’s Birthday Salute to the President” requesting her presence at Madison Square Garden on May 19, 1962 to celebrate President John F. Kennedy’s birthday gala party; the second is a 2pp mimeo call-sheet for the evening’s order of events, detailing Marilyn’s appearance at #35, “Marilyn Monroe and Stars”, which an unknown hand has doodled what might be a stage, and written in red grease pencil, with corrections in graphite, “Who do you have to be to ask- Who do you have to be to be disappointment-“ ; the last is the official illustrated program for the birthday event with iconic portrait of Kennedy on cover, with red, white and blue patriotic design. All three items were the personal examples in Marilyn Monroe’s possession during the time of this historic event, for which she performed an extraordinarily sexy, breathy rendition of “Happy Birthday”to the President (even calling in sick to work at Fox in order to do so), and each shows extra folds and slight handling by her, presumably to secure inside a purse that night. Kennedy remarked on stage that he could retire from politics after such a performance; Peter Lawford introduced her as “the late Marilyn Monroe”, and sadly she would be gone to a mysterious death in just over two months.
Provenance: Christie’s Personal Property of Marilyn Monroe, Lot 54, October 27-28, 1999 and sold for $129,000.
Estimate: $40 000 - $60 000
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13 juin 2010

1926 Portrait de Norma Jeane

Portrait studio de Norma Jeane, âgée de six mois.
Studio Portrait of Norma Jeane, aged six months.

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> photographie annotée de la main de Grace Goddard
photograph noted by Grace Goddard's hand
"Marilyn Monroe age 6 ms."
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10 juin 2010

1927 Portrait de Norma Jeane

Portrait studio de Norma Jeane, vers 1927
Studio portrait of Norma Jeane, circa 1927

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> photographie annotée de la main de Grace Goddard
photograph noted by Grace Goddard's hand
"Marilyn Monroe age 2 yrs."

1927-norma_jeane-studio_portrait-grace_goddard_hand_note-1a 1927-norma_jeane-studio_portrait-grace_goddard_hand_note-1b 


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09 juin 2010

1930 Portrait de Norma Jeane

Portrait studio de Norma Jeane, vers 1930
Studio portrait of Norma Jeane, circa 1930


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> photographie annotée de la main de Grace Goddard
photograph noted by Grace Goddard's hand
"Marilyn Monroe age 5yrs." 
1930-norma_jeane-studio_portrait-grace_goddard_hand_note-1a 1930-norma_jeane-studio_portrait-grace_goddard_hand_note-1b 


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1931 Norma Jeane et Lester

Norma Jeane et Lester Bolender,
son frère d'adoption
vers 1931
Norma Jeane and Lester Bolender,
her adopted brother, circa 1931


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> photographie annotée de la main de Grace Goddard
photograph noted by Grace Goddard's hand
"Marilyn Monroe age 5 yo."

1931-norma_jeane_with_lester-grace_goddard_hand_note-1a 
1931-norma_jeane_with_lester-grace_goddard_hand_note-1b  

> photographie annotée de la main de Grace Goddard
photograph noted by Grace Goddard's hand
"Marilyn Monroe age 4yrs."
1931-norma_jeane_with_lester-grace_goddard_hand_note-2a 
1931-norma_jeane_with_lester-grace_goddard_hand_note-2b  1931-norma_jeane_with_lester-grace_goddard_hand_note-2c  


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05 juin 2010

1940 Norma Jeane et ses amis

Norma Jeane à Sawtelle, en Californie, en 1940
Norma Jeane in Sawtelle, California, in 1940

   1940_NJ_holidays_030_1 desertsun-05 

> Norma Jeane avec Bob Muir, fils des voisins, qui était son petit ami
et allait à la même école, devant la maison des Goddard.
Norma Jeane with Bob Muir, son of the neighbors, who was her boyfriend
and went to the same school, in front of Goddard's house.
 

 1940_NJ_holidays_040_1 

> Norma Jeane et Bette Westcott, sa copine de lycée
(qui s'appelait à l'époque Betty Dugger).
Norma Jeane and Bette Westcott, her high school' friend
(whose name at that time was Betty Dugger).

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 >  Pendant un picinic: Norma Jeane, Bette Westcott (au centre),
et Bob Muir (à droite).
During a picnic: Norma Jeane, Bette Westcott (at center),
and Bob Muir (at right).

desertsun-07 

> Avec des amis: Bob Stotte, Bette Westcott et Bob Muir.
With friends: Bob Stotte, Bette Westcott and Bob Muir.

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> Hiver 1940 à Lake Arrowhead, Californie, avec des amis:
Bob Stotte, Norma Jeane, Bette Westcott et Bob Muir.

Winter 1940 at Lake Arrowhead, Cal., with friends:
Bon Stotte, Norma Jeane, Bette Westcott and Bob Muir.

1940_NJ_holidays_010_1  desertsun-08 


>> article de presse:
journal Tatler du 7 octobre 1973
 1940_NJ_holidays_press_1 tatler_1973_10_07_p1 tatler_1973_10_07_p2
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03 juin 2010

15/06/1944 Lettre de Norma Jeane à Grace

Le 15 juin 1944, Norma Jeane écrit à son ancienne tutrice Grace Goddard.

>> Lettre de Norma Jeane à Grace
1944_06_15_Letter_byNormaJeane_to_GraceGoddard_p01
Ma très Chère Grace,
J'ai été très contente d'avoir de tes nouvelles.
J'ai été si enthousiaste de lire ta lettre et d'apprendre toutes les choses que tu as faites.
Je t'enverrai ta photo très prochainement maintenant, je descendrai samedi pour en savoir plus. Je t'enverrai aussi pleins d'autres photos. J'ai trouvé que 10 sur 10 (c'était le format que tu voulais, n'est-ce pas ?) coûte exactement 5 dollars.
Jimmie est partit pour sept semaines et le premier mot que j'ai reçu de lui fut la veille de mon anniversaire. C'était un message cablé de la Western Union disant "Chérie, pour ton anniversaire, je t'envoie tout l'amour du monde". J'ai été simplement folle de joie d'avoir de ses nouvelles.
Je ne t'ai jamais réellement écrit ni expliqué comment était notre vie de jeunes mariés. Bien sûr je sais très bien que sans toi je ne me serais jamais mariée et je sais que je te dois beaucoup rien que pour ça, et parmi tant d'autres choses. C'est pourquoi je ressens le fait de t'en dire plus sur nous.
J'aime Jimmie plus que quiconque (à ma façon je suppose) et je sais que je ne serai jamais heureuse avec quelqu'un d'autre, aussi longtemps que je vivrai, et je sais qu'il ressent la même chose pour moi. Donc tu vois nous sommes vraiment très heureux ensemble ce qui est valable bien sûr, quand nous sommes ensemble. Chacun manque terriblement à l'autre. Le 19 juin, cela va faire deux ans que nous sommes mariés et nous menons vraiment une vie paisible et heureuse.
Je travaille 10 heures par jour à RadioPlane Co., à l'aéroport Metropolitain. Je mets de côté presque tout ce que je gagne (pour nous acheter une maison après la guerre). Le travail n'est pas facile du tout, je reste debout toute la journée et ne peut faire que quelques pas.
J'avais tous les papiers à jour pour faire le service civil dans l'armée, tout était en règle et prêt à être envoyé, mais là j'ai réalisé que je ne me retrouverai exclusivement qu'avec des gens de l'armée. J'y suis allée une journée, mais il y avait trop de dragueurs pour pouvoir bien travailler, il y en a déjà assez à RadioPlane , sans avoir affaire à une armée entière. L'officier responsable du personnel m'a dit qu'il m'aurait employée mais qu'il ne me le conseillerait pas dans mon propre interêt. Je suis donc plutôt contente d'être de retour à RadioPlane.
Eh bien je pense que c'est tout pour le moment.
Avec beaucoup d'amour,
Norma Jeane.

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02 juin 2010

03/12/1944 Lettre de Norma Jeane à Grace

Le dimanche 3 décembre 1944, Norma Jeane écrit à son ancienne tutrice Grace Goddard.

>> Lettre de Norma Jeane à Grace
1944_12_03_Letter_byNormaJeane_to_GraceGoddard
Ma très Chère Grace,
Merci beaucoup pour la petite robe noire que tu m'as envoyé, je l'adore. Tout ce dont elle a besoin, c'est d'être raccourcie et réajustée aux hanches. C'est vraiment adorable de ta part de me l'avoir envoyée.
Comme j'aime cette robe noire (avec un oeillet en satin) ! Je ne pourrais pas la garder Grace, elle t'allait tellement bien et tu étais jolie avec cette robe. J'aurais dû l'arranger mais c'est juste qu'au lieu de ça, je ne me sentirais pas très bien, c'est une robe qui coûte tellement chère et pourtant c'est tellement adorable de ta part de me la donner. Je te l'emprunterai juste, comme avec le chapeau.
J'ai découvert que c'est possible d'acheter un manteau (à crédit???). Je t'expliquerai plus tard.
J'ai fait un voyage très agréable de Chicago à Los Angeles, je n'ai pas été malade une seule fois. Tout le monde a été grandiose avec moi dans le train, je te raconterai ça la prochaine fois.
Jimmy n'est pas encore rentré à la maison, il devrait peut être revenir avant Noël, mais il n'est pas encore sûr. J'éspère vraiment qu'il rentrera, tout me semble ne pas aller bien sans lui. Je l'aime tellement, hônnetement je ne pense pas qu'il existe un autre homme comme lui. Il est vraiment terriblement adorable.
J'éspère que tu ne travailles pas trop durement Grace, et de te prendre du bon temps et du repos. S'il te plaît écris moi plus de choses sur toi.
Je t'enverrai plus d'argent un peu plus tard.
Je suis incapable de te dire à quel point ce voyage me fit du bien, je te serai reconnaissante Grace. Je t'aime tellement toi et Daddy. Tu me manques Grace.
Avec Amour,
Norma Jeane,
PS: Dis "bonjour" à tout le monde.

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