13 juillet 2022

Rose Marie Reid

Rose Marie Reid
(1906 - 1978)

Créatrice de Maillots de Bain - 1940s-1960s
Designer of Swimsuits - 1940s-1960s

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Rose Marie Reid naît le 12 septembre 1906 sous le nom de Rose Marie Yancey à Cardston, dans la province d'Alberta au Canada. Elle grandit auprès de parents attentifs, William Elvie Yancey Sr. et Marie Hyde Yancey, qui lui inculquent les valeurs du travail et ses six frères et soeurs (Elvie Hyde Yancey, Oliver Yancey, Hugh Hyde Yancey, Marion Yancey Helneir, Ruth Yancey Keller et Don Merlin Yancey). Sa mère, couturière professionnelle, lui apprend à coudre et à dessiner des patrons. En 1916, la famille déménage dans une communauté mormone et s'installe dans une ferme à Weiser, dans l'Idaho aux Etats-Unis.

En septembre 1925, elle n'a que 19 ans et achète un salon de beauté à Baker City dans l'Oregon où elle y travaille avec sa mère alors que ses frères ouvrent un atelier de peinture dans le local à côté.
Elle épouse plutôt à contre coeur Gareth Rhynhart, un artiste itinérant. Ses frères ayant commencé à prendre des cours de peinture auprès de Rhynhart, qu'ils avaient connu à Cardston, au bout de deux semaines celui-ci refuse de poursuivre l'enseignement à moins qu'il ne puisse épouser Rose Marie. Bien qu'elle ne soit pas intéressée, elle finit par accepter le mariage car elle souhaite que ses frères poursuivent leurs cours d'art - un arrangement que la famille de Rose Marie ne connaîtra que bien des années plus tard ! D'ailleurs, le mariage ne tient pas et Rose Marie divorce de Rhynhart en 1935.

C'est après son divorce qu'elle s'installe à Vancouver, en Colombie-Britannique au Canada. Le 30 novembre 1935, elle se remarrie avec Jack Crossman Reid, qu'elle a rencontré à la piscine (il lui donnait des cours de natation - pour elle, il se convertit et devient membre de l'Eglise) et ensemble ils ont trois enfants: Bruce Alan Reid (1937-2015), Sharon Reid Alden (1938) et Carole Marie Reid Burr (1940-2020).

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Rose Marie, ses enfants et des associés - 1957 
Rose Marie, her children and associates - 1957

Rose Marie Reid was born on September 12, 1906 as Rose Marie Yancey in Cardston, Alberta, Canada. She grew up with attentive parents, William Elvie Yancey Sr. and Marie Hyde Yancey, who instilled in her the values ​​of work and her six brothers and sisters (Elvie Hyde Yancey, Oliver Yancey, Hugh Hyde Yancey, Marion Yancey Helneir, Ruth Yancey Keller and Don Merlin Yancey). Her mother, a professional seamstress, taught her to sew and draw patterns. In 1916, the family moved to a Mormon community and settled on a farm in Weiser, Idaho in the United States.

In September 1925, she is only 19 years old when she buy a beauty salon in Baker City, Oregon where she works there with her mother while her brothers open a paint shop in the room next door.
She rather reluctantly marries Gareth Rhynhart, an itinerant artist. Her brothers having started taking painting lessons from Rhynhart, whom they had known in Cardston, after two weeks he refuses to continue teaching unless he could marry Rose Marie. Although she is not interested, she eventually accepts the marriage because she wants her brothers to continue their art lessons - an arrangement that Rose Marie's family will not know about until many years later! Moreover, the marriage doesn't held and Rose Marie divorces from Rhynhart in 1935.

It is after her divorce that she moves to Vancouver, British Columbia in Canada. On November 30, 1935, she remarried with Jack Crossman Reid, whom she met at the swimming pool (he gave her swimming lessons - for her, he will convert and become a member of the Church) and together they have three children : Bruce Alan Reid (1937-2015), Sharon Reid Alden (1938) and Carole Marie Reid Burr (1940-2020).


 C'est à Vancouver que Rose Marie se lance dans la conception de maillots de bain. Son inspiration vient du fait que son mari, Jack, qui passait beaucoup de temps à la piscine de par son activité d'entraîneur, se plaignait de l'inconfort des maillots de bain: en crêpe de laine, en coton, ou même en caoutchouc, ils deviennent lourds une fois trempés, sont très inconfortables et n'existent qu'en une taille unique. Rose Marie conçoit alors un maillot de bain pour son mari en coupant du tissu dans un vieux manteau de canard et de lacer les côtés avec des lacets à chaussures pour un ajustement parfait. Jack est très satisfait et Rose Marie conçoit d'autres maillots pour des nageurs (le modèle homme porté par son mari et par le nageur Freddie Rossiter et le modèle femme porté par la nageuse Noel Oxenbury et la plongeuse Bunty Harrington). Lors d'une compétition de natation, un cadre de Hudson's Bay (un grand magasin au Canada), remarque évidemment les maillots et décident d'en commander une douzaine. Mais Rose Marie reste méfiante à l'idée de vendre des maillots de bain: poussée par son mari et vers le Seigneur (elle est mormone et très dévote), elle accepte après une prière et le consentement du Seigneur. Elle achète du beau tissu et se lance dans la confection de maillot de bain fait de tissu élastique (utilisé jusqu'alors par les fabricants de gaines) avec des lacets sur les côtés: c'est ainsi que son entreprise est lancée en 1936 sous le nom de  "Reid's Holiday Togs, Ltd". Au cours de sa première année d'activité, Rose Marie avait déjà 16 employés, et son entreprise rapportait 10 000 $ bien qu'elle n'avait conçu que six modèles de maillots de bain (dont le plus vendu est le "Skintite"). Mais Rose Marie n'a jamais été une ambitieuse et le succès n'est arrivé que par un concours de circonstances, car son rêve était d'être simplement une mère au foyer.

Rose_Marie_Reid-with_model-5-1  En raison d'infidélités et d'abus de violences envers elle et ses enfants, Rose Marie finit par divorcer de Jack le 10 avril 1946 et ouvre une nouvelle usine à Vancouver en 1947. Ayant des difficultés à se procurer certains tissus (du au contexte de la seconde Guerre Mondiale), elle fait plusieurs tentatives pour installer sa marque aux Etats-Unis (elle dépose même la license de son nom dès 1938); les Etats-Unis l'ont toujours aussi attirée de par la présence de communauté de Mormons. Après son divorce et avec l'aide de Jack Kessler, avec qui elle s'associe, et de Marjorie Griswold, une représentante et acheteuse de produits pour les boutiques Lord & Taylor, elle installe sa grande entreprise en Californie: le 20 septembre 1946, son entreprise américaine "Rose Marie Reid, Inc." est lancée, tout en poursuivant l'activité de son entreprise canadienne car en 1946, près de 50 % des maillots de bain vendus au Canada étaient ses créations. Les autres marques de maillots de bain qui dominaient le marché américain étaient alors Cole of California, Jantzen et Catalina. Et ce sont ses maillots de bain qui vont rapidement prendre la première place sur ce marché américain en devenant aussi populaires en Europe occidentale, en Amérique du Sud et en Australie. Rose Marie vit dans un espace aménagé au sein de son entreprise en Calfornie et ce n'est qu'en 1949 qu'elle s'achète une maison à Brentwood, en Californie.

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Défilé au Canada en 1945 de la collection des "Skintite"
A fashion show in Canada in 1945 from the "Skintite" collection

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Le modèle "Pearl Diver" porté par Jane Russell - vers 1948
The "Pearl Diver" model worn by Jane Russell - circa 1948

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Publicité française - années 1950s / French advertising - 1950s

It is in Vancouver that Rose Marie started designing bathsuit. Her inspiration comes from the fact that her husband, Jack, who spent a lot of time at the pool because of his job of swimming instructor and athletic manager, complained about the discomfort of bathsuits: wool crepe, cotton, or even rubber, they become heavy when soaked, are very uncomfortable and only available in one size. Rose Marie then designs a bathsuit for her husband by cutting fabric from an old duck coat and lacing the sides with shoe laces for a perfect fit. Jack is very satisfied and Rose Marie designs other swimsuits for swimmers (the men's model worn by her husband and by swimmer Freddie Rossiter and the women's model worn by swimmer Noel Oxenbury and diver Bunty Harrington). During a swimming competition, an executive from Hudson's Bay (a department store in Canada), obviously notices the swimsuits and decides to order a dozen. But Rose Marie remains wary of the idea of ​​selling swimsuits: pushed by her husband and towards the Lord (she is a Mormon and very devout), she accepts after a prayer and the consent of the Lord. She buys beautiful fabric and launches into making swimsuits made of elastic fabric (used until then by manufacturers of girdles) with laces on the sides: this is how her business was launched in 1936 under the name of "Reid's Holiday Togs, Ltd". In her first year of business, Rose Marie already has 16 employees, and her business was bringing in $10,000 despite having only designed six bathsuits designs (the best-selling of which is the "Skintite") . But Rose Marie was never ambitious and success only came by a combination of circumstances, as her dream was to simply be a stay-at-home mom.

It is for reasons of infidelity and abuse of violence against her and her children that Rose Marie ends up divorcing Jack on April 10, 1946 and opening a new factory in Vancouver in 1947. Having difficulty obtaining certain fabrics (due to the context of the Second World War), she makes several attempts to establish her brand in the United States (she even registered the license of her name in 1938); the United States has always attracted her because of the presence of the Mormon community. After her divorce and with the help of Jack Kessler, who becomes a business partner, and Marjorie Griswold, a representative and purchaser of products for Lord & Taylor, she sets up her big business in California: on September 20, 1946, her American company "Rose Marie Reid, Inc." is launched, while continuing the activity of her Canadian company because in 1946, nearly 50% of the swimsuits sold in Canada were her creations. Other bathsuits brands that dominated the US market then were Cole of California, Jantzen and Catalina. And this were her bathsuits that would quickly take the top spot in this American market, becoming as popular in Western Europe, South America and Australia. Rose Marie lives in a space arranged within her factory in Calfornia and it id not until 1949 that she buys a house in Brentwood, California.


Style &  Succès -/- Style & Success 

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Vitrines de magasins / Showcase window shops

  Rose_Marie_Reid-swimsuit_model_laced-1En 1949, la célèbre boutique chic new-yorkaise Lord & Taylor's (grâce au soutien de Griswold) expose ses maillots de bain en exclusivité dans l'une de leurs vitrines sur la Cinquième Avenue, avec, en vedette. un maillot de bain en or 29 carats vendu 100 $.
Des défilés sont organisés et des consultantes de son entreprise se rendent même certains jours dans des boutiques pour conseiller les acheteuses.

Ses créations deviennent vite tendance et une mode à suivre, au design innovant permettant l'aisance des mouvements dans l'eau, et aux tissus colorés faits pour être vus. Elle est la première créatrice de maillots de bain à utiliser des soutiens-gorge intérieurs, des panneaux abdominaux, des jambes fixes, des bandes élastiques, des jupes courtes et des tissus de base dans les maillots de bain. Elle invente même le maillot permettant de bronzer en utilisant du tissu photo perméable.
Ses premiers maillots ont la caractéristique d'avoir une fermeture à lacets pour un ajustement au corps, et des tissus tels que la gabardine et le coton qui ne s'étirent pas et ne s'emballent pas une fois mouillé. Elle conçoit même des maillots plus glamour en lamé métallique, en velours et même en dentelle, étant ainsi une sorte de précursseur de la lingerie féminine sexy et moderne.

Elle est aussi la première créatrice à introduire des tailles de robe dans les maillots de bain, concevant des maillots de bain pour plusieurs tailles et types de corps, plutôt que de produire une seule taille standard. Elle conçoit des maillots pour hommes, pour femmes, pour enfants et pour ados et elle est ainsi la première à distinguer des classes d'âges à travers les maillots de bain; tout comme à établir des maillots selon les saisons (distinguant l'hiver de l'été) et de proposer aussi des accessoires (sacs, chapeaux) mais aussi des vêtements de plage (vestes courtes et robes de plage).
Pour Rose Marie, la femme doit "être aussi belle en maillot de bain qu'en robe de soirée."

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 Des maillots en short & en jupette  / Suits in shorts and skirtiny

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Maillots "une pièce" classiques  / Classic "One-Piece" Swimsuits

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Maillots style lingerie (dentelle et nylon)
Lingerie-style swimsuits (lace and nylon)

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Maillots "deux pièces" / "Two-Piece" Swimsuits 

Rose_Marie_Reid-swimsuit-adv-1950s-store-1  In 1949, the famous chic New York store Lord & Taylor's (thanks to the support of Griswold) exhibited her swimsuits exclusively in one of their windows on Fifth Avenue, starring a 29-karat gold swimsuit sold for $100. 
Fashion shows are organized and consultants from her company even go to shops on certain days to advise buyers.
Her creations quickly become trendy and a fashion to follow, with innovative design allowing ease of movement in the water, and colorful fabrics made to be seen. She is the first swimwear designer to use inner bras, abdominal panels, fixed legs, elastic bands, short skirts and base fabrics in the swimwears. She even invents the bathing suit for tanning using photo permeable fabric
Her early bath suits feature a lace-up closure for a snug fit, and fabrics such as gabardine and cotton that don't stretch or bunch up when wet. She even designs more glamorous swimsuits in metallic lamé, velvet and even lace, thus being a kind of precursor of sexy and modern women's lingerie.
She is also the first designer to introduce dress sizes into swimwear, designing swimsuits for multiple sizes and body types, rather than producing just one standard size. She designs swimsuits for men, women, children and teenagers and is thus the first to distinguish age groups through swimsuits; as well as establishing swimsuits according to the seasons (distinguishing winter from summer) and also offering accessories (bags, hats) but also beach clothing (short jackets and beach dresses). 
For Rose Marie, the woman must "be as beautiful in a bathing suit as in an evening dress."


Rose_Marie_Reid-swimsuit_patent-1 Côté innovation, elle dépose en 1950 une demande de brevet américain pour un maillot de bain une pièce utilisant un tissu élastique et dépourvu de boutons, permettant de l'enfiler facilement: elle reste la créatrice du maillot une pièce moderne. Le brevet, déposé en 1946 mais non délivré avant 1950, rapporte que l'invention «façonnerait et soutiendrait des parties du corps du porteur dans les zones du buste et de l'abdomen d'une manière flatteuse sans gêne ni entrave aux mouvements libres du corps.» La conception de Reid, comme le montre le brevet, est encore beaucoup plus adaptée qu'une pièce moderne, mais elle s'écarte des fermetures à glissière, des boutons et - à un moment donné - des lacets qu'elle avait utilisé dans ses précédentes conceptions.
Son entreprise a breveté une machine pour un point fagot qui est devenu la marque de fabrique de ses créations. Elle avait plusieurs autres brevets pour des maillots de bain et des accessoires.
Elle élabore rarement des croquis et travaille plutôt directement sur les mannequins au sein de son entreprise sur Sunset Boulevard (Los Angeles) et fait toujours tester ses maillots en les mettant dans l'eau douce et salée.

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On the innovation side, in 1950 she applies for an American patent for a one-piece swimsuit using an elastic fabric with no buttons, allowing it to be easily put on: she remains the creator of the modern one-piece swimsuit. The patent, filed in 1946 but not granted until 1950, reports that the invention would "shape and support portions of the body of the wearer in areas of the bust and abdomen in a flattering manner without discomfort or impedance to free movements of the body." Reid's design, as the patent shows, is still much more tailored than a modern one-piece, but it departs from the zippers, buttons and - at one point - laces that she had used in her previous designs.
Her company patented a machine for a fagot stitch that became the hallmark of her designs. She had several other patents for swimwear and accessories.
She rarely draws sketches and instead works directly on girls models within her company on Sunset Boulevard (Los Angeles) and always has her bath suits tested by putting them in fresh and salt water.


Parmi ses créations célèbres, on retrouve le maillot surnommé le "Sablier" introduit en 1951 et produit dans de nombreuses variantes. Il est devenu l'un des best-sellers de son entreprise.
Sa ligne de maillots de bain "Magic Length" ("longueur magique") comportait un "soutien-gorge miracle" intérieur, des bretelles escamotables, un panneau de contrôle du ventre, à la jambe qui reste vers le bas et un dos élastiqué pour empêcher le corsage de s'ouvrir.
Avec ses nombreuses adaptations pour différents types de corps, la "Magic Length" devient un classique de Rose Marie Reid et reste très populaire dans les années 1950.
Pour les adolescentes, elle créé la ligne Juniors avec ses initiales: "RMR Juniors".

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~ Quelques modèles "Sablier" Some "Hourglass" suits ~

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~ Variantes du modèle "Magic Length"  

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~ La ligne "Mood Renaissance", publication dans Vogue, 12/1956 ~
~ The "Mood Renaissance" line, published in Vogue, 12/1956 ~

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~ RMR Juniors, fin 1950s /début 1960s ~

Among her famous creations is the suit named the "Hourglass" introduced in 1951 and produced in many variations. It became one of his company's bestsellers.
Her "Magic Length" swimsuit line featured an inner "miracle bra", stow-away straps, tummy control panel, stay-down leg, and elasticated back for prevent the bodice from opening. With its many adaptations for different body types, the "Magic Length" became a Rose Marie Reid classic and remained very popular in the 1950s. 
For teenage girls, she creates the Juniors line with her initials: "RMR Juniors".


Parmi les slogans utilisés dans les publicités, au début des années 1950s: "Rose Marie Reid, Maillots de bain sculptés" mettant en avant la ligne du corps, puis remplacé par "Rose Marie Reid, les joyaux de la mer" pour donner alors un aspect plus noble et accentuer le côté chic et mode des maillots.

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~ Pubs "Rose Marie Reid, Sculptured Swimsuits" ~

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~ Pubs "Rose Marie Reid, Jewels of the Sea" ~

Among the slogans used in advertisements in the early 1950s: "Rose Marie Reid, Sculptured Swimsuits" putting forward the body line, then replaced by "Rose Marie Reid, the jewels of the sea" to give an appearance more noble and accentuate the chic and fashionable side of the swimsuits.


Rose_Marie_Reid-portrait-soiree-1 En 1952, le chiffre d'affaires de son entreprise est à 5 millions de dollars, pour atteindre en 1958 la somme de 15 millions. En 1959, la production est de 10 000 costumes par jour et la distribution mondiale atteint 46 pays (sa marque est vendue à travers plusieurs bureaux de vente dans le monde: Los Angeles, Chicago, Miami, New York, Londres, Amsterdam et Paris), faisant de Rose Marie Reid la plus grand fabricante de maillots de bain au monde. En 1960, les ventes de l'entreprise représentent alors près de 10 % du volume total de vente au détail de maillots de bain pour femmes.
Son succès l'amène à voyager fréquemment et à rencontrer des vendeurs pour leur donner des instructions sur les tissus, les styles et les designs. Elle sera même la première femme aux États-Unis à parcourir en avion plus de 800 000 km à travers les Etats-Unis. Sa fille Carole R. Burr, dira qu'"elle voyageait partout avec un Livre de Mormon, et souvent avec un bébé dans les bras" car quand elle le peut, elle emmène ses enfants lors de ses voyages d'affaires, quand elle ne les fait pas garder par sa mère et sa soeur. En 1938, elle prend même sa fille Sharon, âgée que de 10 jours, ce qui fera du bébé "la plus jeune personne ayant voyagé en avion."

Elle est également nommée en 1955 l'une des 10 femmes de l'année par le Los Angeles Times, et en 1958le Sports Illustrated la célèbre par le prix du designer de l'année ("American Sportwear and Design Award").
Ses créations sont publiées dans les pages mode des magazines américains: Life, Harper's Bazaar, Esquire, California Stylist, New Yorker, Seventeen, Mademoiselle.

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28 mai 1958, New York, Saint Regis Hotel
Rose Marie Reid et son prix de Sports Illustrated

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Publicités & Maillots de bain correspondants

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Publicités années 1950s

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Publicités parues dans Vogue, 11/1954

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Publicités parues dans Vogue, 1958-1961

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Mannequins des années 1950s dans les magazines de mode:
Evelyn Tripp, Nancy Berg, Carmen Dell 'Orefice, Joanna McCormick...

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Mannequins des années 1960s dans les magazines de mode:
Anna Carin Bjorck, Dorothy McGowan, Suzie Parker, Jean Shrimpton ...

 Rose_Marie_Reid-swimsuit-model_1959s-blue  In 1952, the turnover of her company was 5 million dollars, to reach in 1958 the sum of 15 million. In 1959, production was 10,000 suits per day and worldwide distribution reached 46 countries (her brand was sold through several sales offices around the world: Los Angeles, Chicago, Miami, New York, London, Amsterdam and Paris) , making Rose Marie Reid the largest swimwear manufacturer in the world. By 1960, company sales were nearly 10% of total women's swimwear retail volume. 
Her success led her to travel frequently and meet with salespeople to instruct them on fabrics, styles and designs. She will even be the first woman in the United States to fly more than 800,000 km across the United States. Her daughter, Carole R. Burr, will say that "she traveled everywhere with a Book of Mormon, and often with a baby in her arms" because when she can, she takes her children on her business trips, when she doen't make them keeping by her mother and her sister. In 1938, she even takes her 10-day-old daughter Sharon, making the baby "the youngest person to travel by plane."
She is also named one of the 10 women of the year by the Los Angeles Times in 1955, and in 1958, Sports Illustrated celebrates her with the designer of the year award ("American Sportwear and Design Award").
Her creations are published in the fashion pages of American magazines: Life, Harper's Bazaar, Esquire, California Stylist, New Yorker, Seventeen, Mademoiselle.


Rose_Marie_Reid-portrait-2  Très croyante, Rose Marie Reid est membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour lesquels elle contribue à de nombreuses collecte de fonds, notamment en 1954 pour la construction de bâtiments d'église et du temple de Los Angeles en Californie. Elle partage sa foi autant avec ses voisins passagers d'avion, que ses mannequins ou ses associés en affaire. Parmi son entourage proche, elle a de nombreux amis juifs avec qui elle partage ses croyances. Elle tient le rôle de missionnaire pour l'Eglise en Californie.
En 1959, elle est invitée par l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours à redessiner les vêtements du temple LDS. Rose Marie était également une bienfaitrice très généreuse de l'Université Brigham Young (elle y a prononcé un discours "dévotionnel" en 1953) et a siégé au Conseil consultatif national.

Et quand elle conçoit le maillot de bain blanc à motif perlé rose appelé "Starlight", elle demande aux membres locaux de la Société de Secours de coudre des paillettes sur les maillots: des centaines de soeurs se portent bénévoles, et le maillot d'être renommé le maillot de "Relief Society Suit" ("la société de secours"), se vendant au prix de 50 $. Elle fait don des bénéfices des ventes à succès de ce maillot au fonds de construction du temple. "Starlight" est si populaire que même le magazine Life publie en 1956 un article deux pages et demie sur ce maillot "le plus photographié cette saison".

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Rose Marie dans son rôle de missionnaire mormone pour l'Eglise
Rose Marie in her role as a Mormon missionary for the Church 

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Le modèle "Starlight"

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"Starlight" dans Life - 16 avril 1956

Very religious, Rose Marie Reid is a member of the The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints for which she contributes to numerous fundraisers, notably in 1954 for the construction of church buildings and the temple of Los Angeles in California. She shares her faith as much with her fellow airline passengers as her models or business associates. Among her close entourage, she has many Jewish friends with whom she shares her beliefs. She serves as a missionary for the Church in California.
In 1959, she is invited by The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints to redesign the clothing for the LDS temple. Rose Marie is also a very generous benefactor of Brigham Young University (she gave a "devotional" address there in 1953) and serves on the National Advisory Board.
And when she designs the pink-beaded white bathing suit called "Starlight," she asks local Relief Society members to sew sequins onto the bathing suits: Hundreds of sisters volunteer, and the bathing suit is renamed the "Relief Society Suit", selling for $50. She donates the proceeds from the successful sales of this suit to the temple building fund. "Starlight" was so popular that even Life magazine in 1956 published a two-and-a-half-page article on this "most photographed swimsuit that season".


Les stars -/- The celebrities

Son succès gagne Hollywood et des actrices célèbres portent ses maillots de bain en posant pour des photos de style pin-up comme Joan Crawford, Jane Russell, Marilyn Monroe, Rhonda Fleming, Yvonne de Carlo, Mary Murphy et Cyd Charisse.

Her success is gaining Hollywood and famous actresses wear her bathsuits posing for pin-up style photos like Joan Crawford, Jane Russell, Marilyn Monroe, Rhonda Fleming, Yvonne de Carlo, Mary Murphy and Cyd Charisse.

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~ Mary Murphy, Yvonne De Carlo, Rhonda Fleming, Cyd Charisse ~

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~ Rita Hayworth, 1947 ~

Pour une séance photos, Rita Hayworth va rendre célèbre le maillot qui sera surnommé le "Lamé métalissé scintillant" en 1947, en posant pour des portraits publicitaires du photographe Robert Coburn pour le film "L'étoile des étoiles". Maillot qui sera porté la même année par une autre actrice en herbe qui faisait ses débuts: Shelley Winters.

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~ Rita Hayworth, 1947 ~

For a photo shoot, Rita Hayworth will make famous the suit which will be nicknamed the "glittering metallic lamé" in 1947, by posing for publicity portraits of photographer Robert Coburn for the film "Down to Earth". Suit that will be worn the same year by another budding actress who was making her debut: Shelley Winters.

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~ Shelley Winters, 1947 ~

Ses maillots sont aussi portés par des actrices et acteurs dans plusieurs films montrant des fêtes sur les plages californiennes de la fin des années 1950 au début des années 1960, notamment dans "Gidget" (1959 - avec Sandra Dee), dans "Where the Boys Are" (1960 - avec George Hamilton, Yvette Mimieux et Barbara Nichols) et "Muscle Beach Party" (1964), permettant de contribuer à l'esprit juvénile de la culture balnéaire de la Californie prônant le soleil et le surf.

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Gidget - 1959

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Where The Boys Are - 1960

Her swimsuits are also worn by actresses and actors in several films showing Californian beach parties from the late 1950s to the beginning of the 1960s, notably in "Gidget" (1959 - with Sandra Dee), in "Where the Boys Are" (1960 - with George Hamilton, Yvette Mimieux and Barbara Nichols) and "Muscle Beach Party" (1964), contributing to the youthful spirit of California's sun and surf beach culture.

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Publicité collection Juniors - Sandra Dee & James Darren / Yvette Mimieux


La fin de son style -/- The end of her style

Début des années 1960s, les maillots de bain deux pièces deviennent très populaires et sont de plus en plus petits: c'est l'ère du bikini. En plus de rejetter les offres lucratives pour des partenariats publicitaires (comme pour les cigarettes Camel), Rose Marie Reid, mêlant sa foi à son métier, refuse catégoriquement de suivre la tendance du bikini trop "impudique" et sans avenir aux USA selon elle, pour continuer à prôner ses maillots une pièce, ou ses deux pièces à la culotte couvrante. En 1963, c'est donc en raison de désaccords avec ses investisseurs et partenaires commerciaux sur la conception et la production de bikinis, que Rose Marie Reid quitte son entreprise en cédant sa marque à Jonathan Logan Company et ses maillots continuent à être produit sous son nom par Munsingwear.
En 1964, elle lance une perruque pour femmes, faite de fibres synthétiques, sous le nom de "Reid-Meredith".
En 1967, elle s'installe à Provo, dans l'Utah, pour se rapprocher de sa famille et travaille pour l'Eglise mormone. À la fin des années 1960, elle aide son fils Bruce à créer la société The R&M Living Wig.
Elle décède le 16 décembre 1978 des complications après une opération chirurgicale, à l'âge de 72 ans (et non à 66 ans tel que l'indiquait sa nécrologie du 
New York Times ), dans la maison de sa fille Carole à Provo, dans l'Utah. A sa mort, elle laissait dans le deuil ses trois enfants et avait 19 petits-enfants.

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Perruques "Reid Meredith" - 1969 

At the beginning of the 1960s, two-piece swimsuits become very popular and are smaller: it is the era of the bikini. In addition to rejecting lucrative offers for advertising partnerships (like for Camel cigarettes), Rose Marie Reid, mixing her faith with her profession, categorically refuses to follow the bikini trend that is too "immodest" and without a future in the USA according to her, to continue to advocate its one-piece swimsuits, or its two-pieces with covering panties. In 1963, it is therefore due to disagreements with her investors and business partners on the design and production of bikinis, that Rose Marie Reid leaves her company by selling her brand to Jonathan Logan Company and her swimsuits continue to be produced under her name by Munsingwear.
In 1964, she launches a wig for women, made of synthetic fibers, under the name "Reid-Meredith". 
In 1967, she moves to Provo, Utah, to be closer to her family and works for the Mormon Church. In the late 1960s, she helps her son Bruce to establish The R&M Living Wig Company.
She dies of complications after surgery on December 16, 1978, at the age of 72 (not 66 as her New York Times obituary indicated), at her daughter Carole's home in Provo, NY. Utah. At her death, she was survived by her three children and had 19 grandchildren.


Des créations mythiques -/- Legendary Creations

Sa marque et son nom se perpétue: après Munsingwear qui distribue ses maillot jusqu'en 1965, United Merchants représentait son nom jusqu'en 1986, c'est ensuite au tour de Sirena Apparel Group qui a racheté la licence en 1994.
Aujourd'hui, la plus grande collection de documents et de maillots de bain de Rose Marie Reid se trouve dans les collections spéciales L. Tom Perry de la bibliothèque Harold B. Lee de l'Université Brigham Young à Provo, dans l'Utah.

Plusieurs expositions de ses créations sont organisées à travers les années: le 17 août 2015, la bibliothèque Harold B. Lee organise une grande exposition qui dure 9 mois sur la vie et la carrière de Reid intitulée "Rose Marie Reid: Glamour by Design", avec en parallèle une exposition en ligne
-(à voir sur la page Rose Marie Reid Glamour by Design )

Les amoureux de la mode vintage et de l'ère pin-up achètent ses maillots d'occasion revendus en moyenne entre 100 et 300 € sur les sites internets (ebay, etsy ...).

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Publicités années 1980s: le nom de Rose Marie Reid par la marque Lycra 
Maillots de bain, foulards et robes d'été

Herbrand and name continue till today: after Munsingwear which distributed its suits until 1965, United Merchants represented her name until 1986, it was then the Sirena Apparel Group which bought the license in 1994.
Today, the largest collection of Rose Marie Reid documents and swimwear is in the L. Tom Perry Special Collections of the Harold B. Lee Library at Brigham Young University in Provo, Utah.
Several exhibitions of her creations are organized throughout the years: on August 17, 2015, the Harold B. Lee Library organizes a major exhibition which lasts 9 months on the life and career of Reid entitled "Rose Marie Reid: Glamour by Design", with an online exhibition in parallel.
Lovers of vintage fashion and the pin-up era buy his second-hand swimsuits resold on average between €100 and €300 on websites (ebay, etsy...).


Marilyn Monroe en Rose Marie Reid
Marilyn Monroe wearing Rose Marie Reid's
1948-1952


Fashion_Designer-RMR-MM-1 

On connaît 6 maillots de bain de Rose Marie Reid portés par Marilyn Monroe; mais sans doute en a-t-elle portés d'autres. Les marques de vêtements sont rarement cités dans les pages de magazines qui publiaient les photographies de Marilyn et elle fait partie des célébrités des années 1950s qui a beaucoup posé en maillot de bain (une pièce ou deux pièces) - à travers ses débuts de mannequins devenant une référence de pin-up mais aussi durant le reste de sa carrière.

We know 6 Rose Marie Reid's swimsuits worn by Marilyn Monroe; but no doubt she wore others. Clothing brands are rarely mentioned in the pages of magazines that published Marilyn's photographs and she was one of the celebrities of the 1950s who posed a lot in swimsuits (one-piece or two-piece) - through her beginnings as models becoming a pin-up reference but also during the rest of her career.


 1- Le maillot deux pièces en taffetas "The Swish"
1- The taffeta plaid two-piece swimsuit "The Swish"

Maillot de bain deux pièces de la ligne "The Swish" ("frou-frou" en français), composé d'un soutien-gorge à carreaux et d'une jupe en biais faite de taffetas à carreaux noir et blanc à volants, apposée sur un short en satin noir.
Two-piece swimsuit from the "The Swish" line, consisting of a plaid bra and a bias skirt made of ruffled black and white plaid taffeta, affixed to a black satin shorts.

Rose_Marie_Reid_taffeta-1948-MM_in_REID_swimsuit-010-2 

Marilyn l'a porté 5 fois entre 1948 et 1949:
pour des portraits publicitaires des studios de la Columbia par Cronenweth ;
à une séance style pin-up à un hôtel ;
à la piscine de Rockford pour la tournée promo de Love Happy ;
à son hôtel à Détroit lors de la tournée de Love Happy ;
pour une séance publicitaire pour de la bière.

Marilyn wore it 5 times between 1948 and 1949:
for publicity portraits of Columbia studios by Cronenweth;
at a pin-up shoot at a hotel;
at the Rockford Pool for the Love Happy promo tour;
at her hotel in Detroit while touring to promote Love Happy;
for a publicity session for beer.

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


article Maillot de bain en taffetas à carreaux de Rose Marie Reid 


 2- Le maillot deux pièces en satin blanc
2- The white satin two-piece swimsuit

Maillot de bain deux pièces en satin blanc délavé, composé d'un soutien-gorge et d'un short.
Two-piece swimsuit in white delustered satin, consisting of a bra and shorts.

Rose_Marie_Reid_satin-1948-MM_in_REID_swimsuit-1 

Marilyn l'a porté 1 fois en 1948:
Séance en style pin-up le 07/07/1948, Los Angeles - Tow House Hotel Tennis 

Marilyn wore it 1 time in 1948:
Pin-up sitting style, the July 07, 1948 at Town House Hotel Tennis

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


 3- Le maillot or et bleu "Cut Diamond Magic"
3- The gold and blue suit "Cut Diamond Magic"

Maillot de la ligne "Magic Length", surnommé le "Cut Diamond Magic" (la "coupe magique de diamant"), de forme bustier, avec des fils de nylon élastique afin de s'ajuster parfaitement au corps, avec des motifs géométriques, de couleur or canyon et des nuances de bleu.
Swimsuit from the "Magic Length" line, nicknamed the "Cut Diamond Magic", bustier shape, with elastic nylon threads to fit perfectly to the body, with geometric patterns, in color of canyon gold and shades of blue..

Rose_Marie_Reid_Cut_Diamond_Magic-1951-MM_in_REID_swimsuit-1 

Marilyn l'a porté 1 fois en 1951:
Séance de portraits publicitaires de la RKO par Phil Burchman 

Marilyn wore it 1 time in 1951:
Sitting of publicity portraits for RKO Studios by Phil Burchman

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


4- Le maillot gris, rouge et vert "Cut Diamond Magic"
4- The grey, red and green suit "Cut Diamond Magic"

Maillot de la ligne "Magic Length", surnommé le "Cut Diamond Magic" (la "coupe magique de diamant"), avec ou sans bretelles (elles sont amovibles), de forme bustier, avec des fils de nylon élastique pour mouler la silhouette et de la dentelle, avec des motifs de fleurs rouge poinsettia et des nuances de gris ou de vert clairière.
Swimsuit from the "Magic Length" line, nicknamed the "Cut Diamond Magic", with or without straps (they are removable), bustier shape, with elastic nylon threads to mold the silhouette and lace, with poinsettia red flower patterns and shades of gray or glade green.

Rose_Marie_Reid_Cut_Diamond_Magic-1951-MM_in_REID_swimsuit-2 

Marilyn l'a porté 1 fois en 1951:
Séance de portraits publicitaires de la RKO par Phil Burchman 

Marilyn wore it 1 time in 1951:
Sitting of publicity portraits for RKO Studios by Phil Burchman

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


5- Le maillot jaune doré "Sea Scallop"
5- The golden yellow "Sea Scallop" suit

Maillot de la ligne "Sea Scallop" (signifiant littérallement "le homard de mer"), se fermant par six gros boutons. Maillot semblant être populaire par Reid, car en plus d'avoir été porté par Jane Russell, il figurait aussi dans une publicité (de couleur verte).
Swimsuit from the "Sea Scallop" line, closing with six large buttons. Suit seemed to be popular by Reid, because in addition to having been worn by Jane Russell, it also appeared in an advertisement (in green color).

Fashion_Designer-RMR-MM-2-sea_scallop 

Marilyn l'a porté 1 fois en 1952:
pour une séance photos avec le photographe Earl Theisen

Marilyn wore it 1 time in 1952:
for a photo shoot with photographer Earl Theisen

On ne sait pas ce qu'est devenu le maillot.
It is not known what became of the suit.


article Maillot de bain doré de Rose Marie Reid 


6- Le maillot métallique
6- The metallic swimsuit

Maillot de forme bustier, métallique doré avec des formes géométriques noires à l'imitation lingerie. Elle porte un autre modèle de maillot similaire, d'une couleur plus claire.
Strapless swimsuit, gold metallic with black geometric shapes in imitation lingerie. She wears another similar suit model, in a lighter color.

Fashion_Designer-RMR-MM-3-metallic-1 

Marilyn l'a porté 2 fois en 1951:
pour une fête simulée à la villa de Hoover pour Modern Screen;
pour une séance photos avec le photographe Earl Theisen

Marilyn wore it 2 times in 1951:
for a fake party at Hoover's villa for Modern Screen;

for a photo shoot with photographer Earl Theisen

On ne sait pas ce que sont devenus les maillots.
It is not known what became of the suits.


article Maillot de bain métallique de Rose Marie Reid 


 Rose_Marie_Reid-portrait-bookUne biographie intitulée "Rose Marie Reid: An Extraordinary Life Story" (en français: "Rose Marie Reid, l'histoire d'une vie extraordinaire"), de Carole Reid Burr (sa fille) et Roger K Peterson, est sortie en 1995. Livre disponible qu'en anglais, aucune édition en français.

A biography entitled "Rose Marie Reid: An Extraordinary Life Story", by Carole Reid Burr (her daughter) and Roger K Peterson, was released in 1995.
- livre sur  amazon 


- Sources rédaction de l'article -
> sur le web

 Biographie:
Bio illustrée sur  Rose Marie Reid Glamour by Design
La bio de Reid sur 
wikipedia
 
Page Rose Marie Yancey Reid de
Find A Grave 

Photographies:
Scans de magazines d'époque sur
Forum The Fashion Spot
Des maillots de bain de Rose Marie Reid revendus sur 1stDibs / Etsy / Ebay ...

> livres
Extrait de Clothing and Fashion: American Fashion from Head to Toe  , 2016


All photos are copyright and protected by their respective owners. 
Copyright text by GinieLand.

28 novembre 2021

Dressing - Maillot de bain doré de Rose Marie Reid

Maillot de bain une pièce doré
Gold one-piece Swimsuit

Rose_Marie_Reid_gold-1952-MM_in_REID_swimsuit-021-1-by_theisen-1a  

Maillot de bain une pièce doré conçu par la créatrice américaine Rose Marie Reid, qui se ferme par six gros boutons, situés sur le devant du corps, côté gauche. Le décolleté est fait d'un revers. Ce modèle porte le nom du maillot "Sea Scalop" ("le homard de mer").

Gold one-piece swimsuit designed by American designer Rose Marie Reid, which closes with six large buttons, located on the front of the body, on the left side. The neckline is made with a lapel. This model is named the "Sea Scallop" swimsuit.


Marilyn porte le maillot lors d'une séance photos organisée en studio, en 1952, sous l'objectif du photographe Earl Theisen. Le maillot comporte des bretelles: Marilyn le porte tantôt avec, tantôt sans.

Marilyn wears the swimsuit during a photo shoot organized in a studio in 1952, under the lens of photographer Earl Theisen. The swimsuit has straps: Marilyn wears it sometimes with, sometimes without.

- Le maillot avec bretelles -
- The swimsuit with straps -
Rose_Marie_Reid_gold-1952-MM_in_REID_swimsuit-by_theisen-avec_bretelles-1 

- Le maillot sans bretelles -
- The swimsuit strapless -
Rose_Marie_Reid_gold-1952-MM_in_REID_swimsuit-by_theisen-sans_bretelles-1 

Existe-t-il deux versions de ce maillot: un avec bretelles et un sans - comme on peut le voir sur cette photographie de la créatrice Rose Marie Reid en compagnie d'une jeune mannequin pendant une séance d'essayage, le maillot ne comporte ici pas de bretelles. Mais peut être les bretelles sont amovibles (possibilité de les retirer par un système de boutonnage) ou tout simplement rentrées à l'intérieur du maillot pour les cacher.

Are there two versions of this swimsuit: one with straps and one without - as can be seen in this photograph of designer Rose Marie Reid with a young model during a fitting session, the swimsuit doesn't have straps here. But maybe the straps are removable (possibility of removing them by a buttoning system) or simply tucked inside the jersey to hide them.

- Rose Marie Reid et une mannequin -
- Rose Marie Reid and a model -

Rose_Marie_Reid_gold-model-1 


Le maillot doré porté par d'autres
The Gold Swimsuit worn by others


L'actrice Jane Russell a porté de nombreux maillots de bain créés par Rose Marie Reid. La voici posant en style de pin-up (photographie de 1952, par John Engstead) dans le même maillot de bain que celui porté par Marilyn.

Actress Jane Russell has worn many swimsuits designed by Rose Marie Reid. Here she is posing in pin-up style (1952 photograph, by John Engstead) in the same swimsuit as the one worn by Marilyn.

Rose_Marie_Reid_gold-Jane_Russell-1952-Photoplay-pinups-1 
Rose_Marie_Reid_gold-Jane_Russell-1952-a 


Les versions 'alternatives' du maillot doré
The 'alternative' versions of the gold swimsuit


- Maillot de bain une pièce de Rose Marie Reid -
même modèle que le maillot doré mais en tissu vert
- One-piece swimsuit by Rose Marie Reid -
same model as the golden bath suit but in green fabric

Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1-1  Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1-2 
Rose_Marie_Reid_gold-version_green-adv-1  

- Il était vendu dans les boutiques au Royaume-Uni en 1952 -
- It was sold in shops in United-Kingdom in 1952 -
Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1952-UK-1  Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1952-UK-2  Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1952-UK-4  
Rose_Marie_Reid_gold-version_green-1952-UK-3 


Les maillots à boutons de Reid
The Reid's buttons swimsuits

- Maillot de bain une pièce de Rose Marie Reid -
une autre création antérieure, au style différent,
mais on y retrouve les gros boutons placés au milieu devant

One piece swimsuit by Rose Marie Reid -
another previous creation, with a different style,
but we find the big buttons placed in the middle in front

Jane Russell, 1948

Rose_Marie_Reid_gold-version_buttons-jane_russell-1948-a 

Publicité, années 1950s

Rose_Marie_Reid_gold-version_buttons-adv-1 


Les maillots dorés de Reid
The Reid's gold swimsuits

- Maillot de bain une pièce de Rose Marie Reid -
une autre création antérieure, même modèle,
mais sans le bouttonage
en version or lamé métallique scintillant

- One piece swimsuit by Rose Marie Reid -
another previous creation, same model,
but without the buttoning
in a
glittering metallic gold lame version

Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-1 

- Ce maillot est porté par Rita Hayworth en 1947
pour des portraits publicitaires de Robert Coburn
pour le film "L'étoile des étoiles" -

This bathing suit is worn by Rita Hayworth in 1947
for publicity portraits by Robert Coburn
f
or the movie "Down to Earth"

Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-2 
Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-3a  
Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-1-by_robert_coburn  Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-2a  Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-rita-1947-Down_To_Earth-3 

- Maillot porté aussi en 1947 par l'actrice Shelley Winters -

- Suit worn also in 1947 by actress Shelley Winters -

Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-shelley_winters-1947-a  
Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-shelley_winters-1947-b  Rose_Marie_Reid_gold-version_Glittering_Metallic_Lame-shelley_winters-1947-c 


- Bonus sur le blog -

styliste Rose Marie Reid


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02 avril 2013

Autour du film River of no return

 La rivière sans retour

Secrets de tournage ...
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 ... et anecdotes

Genèse d'un film non désiré
   C'est le producteur Stanley Rubin qui lança le projet de "Rivière sans retour". Il voulait s'inspirer du classique italien néoréaliste "Le voleur de bicyclette" (réalisé en 1948 par Vittorio De Sica) et en faire une version américaine, transposant l'intrigue au far-west et remplacant la bicyclette volée par les chevaux et les armes des personnages. Parce qu'il avait travaillé sur des films westerns avec certains réalisateurs, Stanley Rubin portait son choix au départ sur William Wellman, Raoul Walsh, ou Henry King; et il n'était pas très emballé par Otto Preminger qui, pour lui, était excellent pour filmer des films noirs melodramatiques, mais pas un film western d'aventures. Mais c'est Darryl F. Zanuck, producteur de la 20th Century Fox, qui imposa Otto Preminger à la réalisation.
Le film disposait d'un budget colossal: 3 800 000 de dollars.
   Le monteur Dann Cahn avait recommandé Marilyn Monroe, avec qui il sortait, pour la série "Your Show Time" en 1949. Le producteur Stanley Rubin l'avait auditionnée mais pas selectionnée, à cause de son manque d'expérience. Stanley Rubin tenta alors de rattraper son erreur et appuya le nom de Marilyn Monroe pour qu'elle fasse partie du casting de "La rivière sans retour".
ronr_mm   Le projet de "Rivière sans retour" ne semblait pas trop enthousiasmer Marilyn Monroe. Le film sera d'ailleurs l'unique western de sa carrière où elle tient l'exclusif rôle féminin (bien que l'on peut relever la comédie "A Ticket to Tomahawk" tourné en 1950 dans lequel elle tient un rôle secondaire). Mais en dépit des succès de "Niagara" et de "Les hommes préfèrent les blondes", l'actrice n'était pas en position de discuter son contrat avec la Fox, et elle devait se plier aux volontés du producteur Darryl Zanuck. Néanmoins, elle pouvait porter un droit de regard sur le scénario et elle restait tout de même emballée à l'idée de travailler avec Robert Mitchum qui, avant de devenir acteur, avait été un collègue de son premier mari Jim Dougherty chez Lockheed Aircraft. D'ailleurs, on raconte que c'est Marilyn qui aurait imposé Mitchum, alors que celui-ci était engagé auprès de la RKO. Elle était en revanche moins ravie d'être dirigée par Otto Preminger, qui avait déjà la mauvaise réputation d'un réalisateur très exigeant et misogyne.
  D'ailleurs, quant à Otto Preminger, il venait de goûter aux joies de la liberté en produisant lui-même son film "The Moon is blue" ("La lune était bleue"). Et il s'est vu contraint, comme Marilyn, de tourner "Rivière sans retour" pour honorer son contrat avec la 20th Century Fox, à qui il "devait" un nouveau film. C'est donc sans grande ambition qu'il s'engage dans un tournage qui va d'ailleurs s'avérer infernal. Cependant, Preminger aurait tout de même porté un intérêt au film seulement après avoir lu le scénario et il approuva le choix du casting avec Robert Mitchum et Marilyn Monroe dans les rôles principaux. Darryl Zanuck lui avait fait miroiter la technologie du nouveau Cinémascope, et certains critiques noteront que Preminger avait plus envie de filmer le paysage spectaculaire que d'arracher une interprétation dramatique à ses acteurs.
   Le tournage ne sera pas de tout repos: malentendus, retards, mauvaises conditions climatiques (il pleuvait sans cesse), ainsi que plusieurs incidents et accidents qui émailleront le tournage au Canada. Pour ces raisons, le film va prendre beaucoup de retard. D'ailleurs, l'ambiance suscitée par ces affrontements est si catastrophique, et les retards qui en découlent si importants, que Mitchum finira par rebaptiser le projet "Picture of no return" ("Le film sans retour"). 

Un réalisateur exigeant et tyrannique
 ronr_preminger  Otto Preminger était célèbre pour ses tournages très minutés. Faire ce film fut une épreuve pour toutes les personnes qui y furent impliqués. Paul Helmick, l'assistant à la mise en scène, raconta à Lee Server, le biographe de Robert Mitchum, que: "Otto Preminger était quelqu'un de très pénible. Méchant, impatient, il était très grossier, surtout avec les femmes." Durant le tournage, lui et Marilyn Monroe ne se parlèrent pratiquement jamais: "Pas un mot. C'était le tandem le plus mal assorti qui fût. Ils se détestaient littérallement." Et l'hostilité régna sur le plateau lorsque le réalisateur Otto Preminger et Marilyn entamèrent une guerre d'usure.
   Otto Preminger déclara à propos de Marilyn: "D'abord, le studio la choya -elle était gâtée quand nous avons fait 'Rivière sans retour'- au point qu'elle avait perdue de vue ce qu'elle pouvait et ne pouvait pas faire, et lorsqu'il apparut qu'elle n'avait pas le pouvoir attractif qu'elle exerçait habituellement, ils attendirent d'elle qu'elle se comporte comme une actrice ordinaire." Il ira même jusqu'à déclarer: "La diriger équivalait à diriger Lassie. Il fallait faire 14 prises pour en avoir une bonne." bien qu'il nia par la suite d'avoir tenu de tels propos. Preminger pouvait se montrer très méchant envers Marilyn: il la tourmenta sur le fait qu'elle n'était pas capable d'apprendre son texte; il lui fit effectuer ses propres cascades; et le comble, il émit des doutes sur sa vertu. Marilyn ne pouvait se défendre qu'avec les seules armes dont elle disposait: elle fut régulièrement en retard et suscita des difficultés. Par ailleurs, Otto Preminger entra aussi en conflit avec Natasha Lytess, la coach de Marilyn, à qui l'actrice prêtait bien plus d'attention, comme il le racontera plus tard: "Je suppliais Marilyn de se détendre et de parler naturellement, mais elle n'y prêtait aucune attention. Elle n'écoutait que Natasha (...) et répétait son texte en ar-ti-cu-lant avec tant de sérieux et des mouvements de lèvres si brutaux qu'il était impossible de la filmer."
Otto Preminger parlera toujours de Marilyn en des termes peu élogieux dans de nombreuses interviews. Ce n'est qu'en janvier 1980, lors d'une entrevue pour le New York Daily News, qu'il concédera: «Elle a essayé très dur, et quand les gens essaient dur, vous ne pouvez pas être en colère contre eux."  
  
Quant à Marilyn, elle qualifia par la suite Preminger de "pompeux imbécile." 

Clash entre Natasha Lytess vs Otto Preminger
ronr_lytess   Toujours en proie aux doutes, Marilyn Monroe est à l'époque sous la coupe de Natasha Lytess, sa coach personnelle, que Marilyn fait embaucher par les studios pour qu'elle puisse l'accompagner sur les tournages. La coach cherche à faire adopter à Marilyn un jeu plus cérébral, la poussant notamment à articuler exagérement ses répliques -il fallait que Marilyn prononce ses répliques, selon ses propres mots, "en ar-ti-cu-lant a-vec gra-vi-té"- au grand dam du réalisateur Otto Preminger, qui lui demande exactement l'inverse ! Preminger est d'autant plus irrité que Marilyn ne faisait qu'écouter exclusivement les conseils de Natasha Lytess, comme elle en avait l'habitude sur ses précédents tournage, ce qui d'ailleurs agaça la plupart des réalisateurs qui ont dirigé Marilyn. Robert Mitchum, le partenaire masculin de Marilyn dans le film, tente lui aussi d'inciter l'actrice à plus de naturel dans son interprétation, sans parvenir lui non plus à entamer le pouvoir de Natasha. Robert Mitchum est cependant plus tolérant, il déclara que: "Marilyn se disait qu'elle avait besoin de quelqu'un d'autre que le metteur en scène, et de préférence une femme, pour lui dire quand ce qu'elle faisait était bien."
Et en plus de ne pas aimer la manière dont elle enseignait à Marilyn à surarticuler les mots, Preminger détestait sa personnalité et ce, dès le début du tournage. Ne la supportant plus, Preminger explosa et la renvoya du plateau, comme d'ailleurs ont fait d'autres réalisateurs qui avaient précédemment travaillés avec Marilyn. Otto Preminger téléphona à Stanley Rubin qui était resté à Los Angeles, afin de bannir Lytess du plateau. Evidemment, cela ne dura pas car Marilyn ne pouvait poursuivre son travail sans la présence rassurante de sa coach. Aussitôt que Rubin accéda à la demande du réalisateur, Marilyn appela son agent Charles Feldman pour régler au plus vite la situation; celui-ci contacta le patron de la Fox Darryl Zanuck, qui donna l'ordre à Preminger de laisser Natasha revenir, ayant trop peur que Marilyn mette à exécution sa menace de quitter le tournage. Après tout, Marilyn était la valeur qui montait et qui "rapportait gros"; la coach indésirable fut réintroduite sur le plateau et promit de ne plus parler exclusivement qu'à sa protégée durant le tournage. Irrité par cette décision, Otto Preminger dirigera alors sa colère sur Marilyn Monroe durant tout le reste du tournage. La coach continuant de prodiguer les mêmes conseils à Marilyn (l'articulation excessive entraînait des déformations du visage de l'actrice qui devenait alors impossible à filmer), c'est Robert Mitchum qui parvint à trouver un compromis: aux répétitions, il laissait Marilyn faire son jeu exagéré, mais au moment de tourner, soit il lui donnait une grande tape dans le dos, soit une grande claque sur les fesses en disant: "Bon, maintenant, cessons de faire les imbéciles et comportons-nous comme des humains !   
   L'ambitieuses coach entreprend même de se mêler du jeu de petit acteur de dix ans, Tommy Rettig, qui interprète le fils de Mitchum. Le réalisateur Otto Preminger relata l'incident: "Il connaissait son texte et parfois, nous devions faire 18 prises ou plus, mais il était bon à chaque fois, sans que la qualité de son jeu en pâtisse. Un jour, je fis une scène avec Marilyn et lui, mais il n'arrivait pas à se rappeler son texte et se mit à pleurer. 'Que se passe-t-il ?' lui demandai-je. Sa mère me dit que Miss Lytess avait parlé à Tommy et lui avait dit qu'à l'âge de 14 ans, tous les enfats acteurs perdaient leur talent, à moins de suivre des cours et d'apprendre à se servir de leur instrument."
A partir de ce moment, Natasha Lytess va se mettre toute l'équipe à dos: sa présence les insupportait tous; et ils finirent alors par se rallier au réalisateur, en soutenant son travail, ses efforts et ses remarques

Un tournage éprouvant
ronr_jasper   Les prises de vues en extérieur eurent lieu au Canada, dans les parcs nationaux de Banff et de Jasper, ansi qu'à Lake Louise, à Alberta et dans les Rocheuses canadiennes. Otto Preminger et Stanley Rubin étaient venus en repérage dans la région bien avant de commencer le tournage; durant cette période, Stanley Rubin se rendit compte que Preminger portait un grand intérêt pour sa future réalisation. Stanley Rubin prévu douze semaines de pré-production, au cours de laquelle Marilyn Monroe répétait et enregistrait les numéros musicaux, et 45 jours pour le tournage. Les acteurs et l'équipe sont partis de Calgary à la fin de juin 1953, d'où ils prirent un train pour se rendre au Banff Spring Hotel, un grand complexe hôtelier où toute l'équipe logea pendant la durée du tournage.
Pendant que Marilyn tournait, Joe DiMaggio l’attendait dans leur bungalow à Jasper (dans l'Alberta; un de ces Becker’s Bungalows où toute l’équipe du film avait trouvé à se loger selon le lieu de tournage) ou au Mount Royal Hotel à Banff lorsque la production émigra vers un nouveau décor.

ronr_eau   Grand film d'aventures, 'La rivière sans retour' comprend un certain nombre de morceaux de bravoures, pour lesquels le réalisateur Otto Preminger exigeait que ses deux stars (Marilyn et Mitchum) jouent sans doublure les scènes où ils luttent contre la rivière en furie, afin de donner plus de véracités aux héros du film; bien qu'il est important de souligner que les cascades les plus complexes furent effectuées par des professionnels (Roy Jenson, Helen Thurston et Harry Monty). Habituée à être entourée d'une équipe aux petits soins, ce fut un rôle très exigeant pour Marilyn, qui doit se soumettre à toute une série de prises de vues particulièrement pénibles, où on l'asperge de trombes d'eau tandis qu'elle tente de garder son équilibre sur le radeau; ou encore on la trempe avec des seaux d'eau pour les raccordsMais Marilyn supporte assez bien ces désagréments physiques, tel que le déclara Paul Wurtzel, responsable des effets spéciaux à la Fox, qui témoigna de son implication: "On lui en a fait voir de belles dans ce film, et elle ne s'est jamais plainte. Elle savait ce qu'exigeait le film, et dès qu'on lui faisait signe de tourner, c'était un pro. Toute l'équipe l'adorait."  
Les acteurs devant effectuer eux-mêmes les cascades, il en résultera plusieurs accidents, certains réels, et d'autres simulés:

  • Un jour, Marilyn glissa dans l'eau, alors qu'elle portait des bottes de pêche montant jusqu'en haut de ses cuisses; ses bottes remplies d'eau l'entraînant vers le fond, il fallut plusieurs hommes, dont Robert Mitchum, pour l'arracher au cours impétueux de la rivière. Marilyn fut alors repêchée de justesse. Aussitôt, gros titres dans la presse: "Marilyn Monroe manque de se noyer !" 
  • Une autre fois, le radeau de Marilyn et de son partenaire Robert Mitchum, bloqué dans les rapides, manqua de se renverser et il fallut les secourirNorman Bishop raconta que "le radeau sur lequel étaient Marilyn et Mitchum donna sur un rocher et resta bloqué. Si vous aviez vu comme ça bougeait ! D'une seconde à l'autre, le radeau pouvait se renverser." Bishop et un collègue bondirent dans un canot de sauvetage et la catastrophe fut de nouveau évitée. 
  • Enfin, le 20 août, un troisième accident fit la une de nombreux journaux: "Miss Monroe blessée à la jambe au Canada", bien que les articles de presse ne donnaient pas de détails, car il n'y avait eu en réalité aucun accident. Ce n'était qu'un moyen habile de la part de Marilyn, de se venger de Preminger. La supercherie ne fut révélée que bien des décennies plus tard par l'actrice Shelley Winters.
    ronr_mitch_shelleyShelley Winters, qui se trouvait aussi dans les environs de Jasper pour le tournage d'un film, était venue rendre visite à Marilyn, avec qui elle avait partagé un appartement, au temps où elles n'étaient encore que des starlettes. Un jour, elle assista au tournage d'une scène où Marilyn se tenait debout sur le radeau amarré à la rive dans l'Athabasca. Shelley Winters raconta: "Marilyn ne savait plus où elle en était et, comme chaque fois dans ces cas-là, ouvrait la bouche et souriait à tout ce qui se présentait. Preminger se mit à proférer des paroles épouvantables et insinua qu'avec le talent qu'elle avait, elle aurait mieux fait de ne jamais abandonner son premier 'métier'. (...) Marilyn garda les yeux baissés; son sourire n'en devint que plus figé." Quand ce fut fini, Shelley Winters rejoigna Marilyn pour l'aider à remonter sur la rive; et, voyant que Marilyn n'avait pas le pas très assuré, lui dit: "Attention à ne pas glisser. Tu pourrais te casser la jambe." Ces paroles vont alors fortement inspirer Marilyn car lorsque leur voiture s'arrêta devant l'hôtel, elle déclara: "Je ne peux pas sortir, je me suis cassée la jambe." On la monta dans sa chambre, on demanda des médecins, Winters lui donne un analgésique (du Percodan) et une double vodka, et Marilyn appella Darryl Zanuck en présence de Shelley. Elle tenait à rassurer le grand patron des studios en lui déclarant qu'elle ferait tout son possible pour terminer le film en dépit de "douleurs terribles".
    Dans la soirée, Marilyn, Mitchum et Winters allèrent dîner dans un restaurant pour y manger des homards arrosés de champagne. Le lendemain, une horde de médecins amenés de Los Angeles par avion privé, débarquèrent à l'hôtel. Les radios ne révèlèrent aucune lésion et les médecins des studios ne virent là rien de sérieux sans écarter la possibilité d'une éventuelle foulure. Et Marilyn réussit à les persurader de lui mettre un plâtre et de lui donner des béquilles. Arrêtée pendant quelques jours, elle en profita pour poser devant la presse, plâtre au pied et béquilles aux coudes. Cette feinte de Marilyn ne fut qu'une occasion de se venger d'Otto Preminger, mais certains prétendent qu'elle s'était surtout comportée ainsi afin d'attirer la bienveillance du metteur en scène.
    ronr_piedplatreLorsque Marilyn reprit le tournage -il ne restait que deux semaines- elle portait toujours son plâtre et ses béquilles, mais le studio avait pris un retard très onéreux.
    Shelley Winters racontera: "Marilyn n'était pas une nigaude, mais elle rusée comme un renard ! Un soir, nous allâmes dans une boîte. A un moment, je la vois esquisser une rumba avec Mitch.
    -'Rassieds-toi pour l'amour du ciel! lui dis-je. Tu n'es même pas encore capable de marcher.
    -Oh, c'est vrai, j'avais oublié...'
    Et elle s'assit en ricanant sur les genoux de Mitch
    ."

Joe DiMaggio à la rescousse
ronr_joeL'incident de la cheville foulée fit venir Joe DiMaggio. Selon Maurice Zolotow, qui interviewa Marilyn environ un an plus tard, Joe DiMaggio l'appella le soir même de "l'accident". Comme elle pleurait, Joe arriva dès le lendemain, accompagné d'un médecin et de son copain new-yorkais Georges Solotaire. Joe semblait totalement dans son élement dans ce coin reculé et sauvage du Canada. Sur le plateau de tournage, il prenait des photos de Marilyn et donnait des coups de mains aux techniciens. Parfois, pendant que Marilyn tournait, il allait seul à la pêche. Mais il arrivait aussi que, hors tournage, Marilyn l'accompagnait au golf et à la pêche, où ils emmenaient avec eux Tommy Rettig, le petit acteur de dix ans.
Pendant le séjour de DiMaggio, le couple avait disparu tout un week-end. La presse évoqua alors rapidement un prochain mariage.
 

Tommy Rettig et Marilyn 
ronr_tommy   Tommy Rettig, l'acteur de dix ans qui interprétait le fils de Robert Mitchum, fut l'un des rares enfants dont Marilyn eut du mal à se faire un ami. Comme le racontera le photographe Bruno Bernard dans son journal intime: "Le visage de Marilyn s'illuminait chaque fois qu'elle se trouvait en compagnie d'enfants, et on sentait qu'elle réagissait envers eux de manière émotionnelle. Elle était profondément heureuse de les aider et de leur donner un peu d'amour." Mais le jeune Tommy Rettig se montrait distant avec Marilyn, l'évitant soigneusement. Et Marilyn raconta l'incident à Bruno Bernard: "Alors que Tommy devait tourner une scène avec moi, il s'est brusquement précipité vers sa mère sans dire un mot. J'en ai été très peinée. Le troisième jour, sa mère n'étant pas là, je me suis approchée de lui et je lui ai demandé: 'Tommy, puis-je te parler une minute ? Tu m'as évitée pendant trois jours. Comme nous ne nous sommes jamais rencontrés avant ce film, je n'ai rien pu faire qui t'ai blessé. Qu'est-ce qu'il y a ?' Il m'a regardée d'un air vraiment effrayé, puis m'a avoué: 'C'est mon curé qui m'a dit que je ne devrais pas parler à une femme telle que vous en dehors du tournage.'". Sur le moment, Marilyn en fut très blessée et offensée, mais les rapports entre eux ne vont s'améliorer qu'après l'arrivée de Joe DiMaggio: "La semaine suivante, lorsque Joe est venu me voir sur le plateau, Tommy s'est dit que, comme lui était génial, moi aussi je devais être OK." Et Marilyn et Joe emmenèrent plusieurs fois le petit Tommy à la pêche.

Anecdotes diverses
   A cette période, Marilyn Monroe semblait malheureuse et ne voulait pas aller tourner dans un lieu aussi perdu et loin de Hollywood. Le journaliste James Bacon l'interviewa à Los Angeles, juste avant son départ pour le Canada: "Elle semblait ne plus s'être peignée depuis plusieurs jours. Elle s'était barbouillée tout le visage de crème, même ses sourcils, qui étaient tout poisseux. En elle-même, elle restait certainement la Marilyn de toujours, mais au physique, c'était la fille de Dracula; et je pris congé le plus vite possible." Et durant son séjour au Canada, elle continuait de se cacher sous ce masque de crème grasse, même quand elle faisait un saut dans la bourgade voisine. Whitey Snyder, son maquilleur, finira par lui dire: "Enlève cette saloperie de ta figure : tu fais fuir les gens!"
ronr_mitch   En dehors du tournage, Robert Mitchum menait joyeuse vie, trinquant, chahutant; il faisait d'ailleurs preuve d'une consommation excessive d'alcool, réclamant aux assistants de lui amener des verres de vodka, ce qui engendrait, là aussi, des conflits avec le réalisateur Otto Preminger. Mais c'est Mitchum qui parvint à faire sortir Marilyn de sa coquille. Un jour, Mitchum la trouva plongée dans un dictionnaire de psychanalyse, qui ne devait guère satisfaire sa curiosité puisqu'elle lui demanda ce que signifiait "érostisme anal" et ouvrit de grand yeux quand il entreprit de lui expliquer. 
Une autre fois, toujours selon Mitchum, la doublure de celui-ci s'approcha d'elle pour lui proposer, en termes choisis, une partouze avec l'un de ses copains.
-"Tous les deux en même temps?" demanda-t-elle.
-"Et pourquoi pas?"
-"Vous voulez me tuer!"
-"Personne n'est jamais mort de ça que je sache."
-"Oh si. Sauf que ce n'est pas ce qu'on dit officiellement; on appelle ça mort naturelle..."
Mitchum rapporta cette anecdote au biographe Anthony Summers en 1982, précisant que Marilyn plaisantait; quant à sa doublure, il en était moins sûr.
   Robert Mitchum était un homme plutôt simple: un jour, lors d'une scène en tournage à Jasper, un résident local Wilbur Stanley et un de ses amis, regardaient le travail des acteurs. Ils discutèrent avec Robert Mitchum devant leur voiture, où ils ont bu une bière. Après leur discussion, lorsque Mitchum repartit, il déclara, en s'éloignant de la voiture et en jetant la bouteille au sol: "C'est le meilleur petit déjeuner que j'ai jamais eu!"
   On retrouve, non créditée au générique, l'actrice Barbara Nichols, dans l'un de ses premiers rôles sur grand écran. Elle joue le rôle d'une danseuse. La comédienne, au cheveux blond platine, fera ensuite partie avec d'autres actrices, comme Jayne Mansfield ou Sheree North, d'un groupe de femmes au physiques assez proches de celui de Marilyn Monroe; et sera d'ailleurs engagée par les studios pour concurrencer Marilyn.
   Les trois paires de blue jeans que porte Marilyn Monroe dans le film ont été achetées par le créateur Tommy Hilfiger, aux enchères de Christies pour la somme de 42 550 Dollars.

Une rivière au goût amer
   De retour à Los Angeles pour travailler les dernières scènes en studio, Marilyn mit à profit toutes ses ruses pour gagner du temps, refusant souvent de sortir de sa loge des heures entières. David Conover (qui fut le photographe qui a "découvert" Marilyn) écrit que Marilyn voulut gâcher le film par vengeance, pour que Preminger ne retravaille plus jamais pour la Fox. Elle y est si bien parvenue, que c'est l'un des films les moins populaires.
    Bernard of Hollywood, raconta dans son journal intime que Marilyn se montrait alors désormais plus critique de son jeu que la plupart de ses censeurs et de ses fans. Un après-midi où elle assistait à la projection de rushes du film, elle fut physiquement malade de découvrir sa version d'une blonde sensuelle et sauvage. Elle était si angoissée qu'elle se rendit au bureau de Darryl Zanuck pour le consulter, mais on lui aurait répondu: "Pas de rendez-vous." Avec Natasha Lytess, elles parvinrent à rencontrer Spyros Skouras, le président de la Fox, qui lui aurait simplement répondu: "Baby, oublie les sentimentalités, tu fais de l'argent uniquement avec tes seins et ton cul... Ton talent se situe au niveau du corsage et en-dessous du nombril." Marilyn en fut terrassée et avait fini par comprendre avec horreur que, pour les studios, elle n'était qu'un produit.  
   Marilyn était mécontente de ce film, qu'elle considérait comme "le pire" de sa carrière, et en imputa la responsabilité à la 20th Century Fox; d'ailleurs, elle craint d'avoir l'air dans certaines scènes d'un "rat en train de se noyer"; deux ans après avoir tourné le film, Marilyn Monroe affirmera: "Aujourd'hui, je n'accepterais plus "La rivière sans retour". Je pense que je mérite mieux qu'un film de cow-boys de série Z, dans lequel l'interprétation passe après la mise en scène et le procédé Cinémascope. Les studios ont misé sur les paysages plutôt que sur les acteurs." 

   Et en 1960, on demanda à Otto Preminger s'il envisageait de retravailler un jour avec Marilyn, ce à quoi il répondit: "Pas pour un million de dollars !".
   
Le producteur Stanley Rubin reconnut plus tard que: "Preminger était un homme de talent. Mais ce n'était pas le bon réalisateur pour ce film." D'ailleurs, déjà à l'époque, dès la fin du tournage et avant la sortie du film en salles, la presse confirma que Stanley Rubin se posait des questions sur le choix de Preminger. Il pressentit que le réalisateur n'avait pas su retranscrire l'aura d'un western, qu'il avait ignoré des éléments clés de l'intrigue, qu'il avait dirigé certaines séquences d'action de manière statique et que dans plusieurs scènes, les raccords entre celles tournées en studio et celles tournées au Canada, ne correspondaient pas. D'ailleurs Preminger va finir par jeter l'éponge: il quitte la post-production et se rend en Europe, laissant l'éditeur Louis R. Loeffler et le producteur Stanley Rubin aux commandes pour finaliser le film. Le réalisateur Jean Negulesco a même été appelé en urgence pour refilmer certaines scènes. Otto Preminger avait en fait une rancoeur de devoir travailler au service des studios de la Fox, et il préféra vendre sa villa hollywoodienne, pour payer 150.000 dollars à la Fox pour l'annulation du reste de son contrat, qui pourtant, se terminait six mois plus tard.

Une scène à part
ronr_caverne  Il s'agit d'une séquence toute simple dans laquelle Kay (Marilyn Monroe), réfugiée dans la grotte et trempée jusqu'aux os, tremble de froid; Matt (Robert Mitchum) lui ordonne de se déshabiller et de s'enrouler dans une couverture. Puis il la masse vigoureusement. Dans cette scène, Kay découvre que Matt n'est pas ll'ours mal lêché qu'elle aurait cru. Leur relation se colore d'une charge érotique, même si Matt -pour des raisons de censure sévère du code Hayes en vigueur- s'en tient à des gestes sans ambiguité. Il n'en reste pas moins que Marilyn est nue sous la couverture, tandis que Mitchum lui masse les pieds... Cette scène n'a pas été tournée par Otto Preminger. Déçu par certains passages du film, Darryl Zanuck avait en effet demandé à Jean Negulesco, qui avait récemment dirigé Marilyn dans 'Comment épouser un millionnaire?', et que la comédienne appréciait, de faire des retakes de certaines séquences. 
 

Chansons
i_m_gonna_file_my_claim_RCAMarilyn Monroe interprète quatre chansons dans le film -toutes écrites par Ken Darby et composées par Lionel Newman-:
"One silver Dollar",
"I'm gonna file my claim",
la comptine "Down in the meadow"
et la chanson phare "River of no return".
Répétant inlassablement sous la direction de Ken Darby, jusqu'à approcher la perfection, Marilyn prit beaucoup de plaisir à travailler ces chansons. Le titre "I'm gonna file my claim" fera l'objet d'un disque (ci-contre), et l'été suivant la sortie du film, RCA en vendit plus de 75 000 exemplaires.
Elle sera néanmoins doublée partiellement par la chanteuse Gloria Wood
Pour la danse, c'est le chorégraphe Jack Cole qui enseigna à Marilyn, tel qu'il l'avait fait pour "Gentlemen Prefer Blonds" ("Les hommes préfèrent les blondes").
Quant au public, il fut ravi par les scènes dans lesquelles Marilyn chante et danse.

Chronologie du film
-le 11 avril, les 6 et 8 juin 1953: essayages de costumes du film pour Marilyn.
-fin juin 1953: départ de l'équipe de tournage pour Calgary, avec voyage en train jusque Banff.
-le 25 juillet 1953: départ de Seattle, avec escale à Vancouver et arrivée à Jasper de Marilyn, Robert Mitchum et Rory Calhoun.
-août 1953: début du tournage.
-20 août 1953: Marilyn se blesse à la cheville.
-21 aout 1953: on plâtre le pied de Marilyn; Joe DiMaggio arrive au Canada.
-fin août: fin du tournage des scènes extérieures au Canada.
-1er septembre: Marilyn, Joe DiMaggio et Mitchum quittent le Canada, ils font une escale à Seattle d'où ils prennent un autre avion pour rejoindre Los Angeles.
-Septembre 1953: tournage de scènes dans les studios de Los Angeles. Otto Preminger quitte la post-production, et Jean Negulesco tourne la scène dans la grotte.
-29 septembre 1953: fin du tournage.
-30 avril 1954: Sortie américaine de "Rivière sans retour".


La presse 
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> sources:
Livre Marilyn Monroe et les caméras
Livre Marilyn, Une vie d'Hollywood, d'Ann Lloyd.
Livre Marilyn Monroe, d'Adam Victor.
Livre Les trésors de Marilyn Monroe, de Jenna Glatzer.
Livre Bernard of Hollywood's Marilyn par Susan Bernard. 
Livre Les vies secrètes de Marilyn Monroe par Anthony Summers.
Revue Les légendes d'Hollywood
, La rivière sans retour.
Le film sur wikipedia 
La fiche du film et des anecdotes sur imdb 
Les anecdotes sur allocine 

24 octobre 2011

Août 1953 Canada Pendant River of no return

La rivière sans retour
Sur le tournage

En août 1953, Marilyn Monroe et Robert Mitchum sont en plein tournage de River of no return (La rivière sans retour) au Canada. Ils recoivent la visite de Shelley Winters, amie de Marilyn, qui se trouve aussi au Canada pour le tournage de Saskatchewan (La brigade héroïque). Marilyn est vêtue de la robe en laine qu'elle porte dans l'une des scènes du film Gentlemen prefer blondes (Les hommes préfèrent les blondes).

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> dans la presse
Star Parade, December 1953
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26 février 2011

4/11/1953 Première How to marry a millionaire

1953_11_04_htmam_premiere_001Le 4 novembre 1953, a lieu la première du film How to marry a millionaire (Comment épouser un milionnaire?) au Fox-Wilshire Theater à Hollywood. Le film est tourné en cinémascope couleur et l'événement est fortement médiatisé par la présence de nombreux journalistes, reporters et photographes; ainsi qu'une foule de badaux qui sont sur place. De nombreuses personnalités assistent à la première: Debbie Reynolds, Mitzi Gaynor, Rock Hudson, Shelley Winters. Les participants au film arrivent en voiture seul ou par deux: le réalisateur Jean Negulesco est accompagné de sa femme; Lauren Bacall est aux bras d'Humphrey Boggart; puis le scénariste Nunnally Johnson avec Marilyn Monroe. Ils posent avec plaisir pour les photographes et Marilyn se montre plus que jamais disponible autant envers les journalistes, répondant aux micros des reporters, mais aussi des photographes en posant longuement, que du public composé d'anonymes, en signant des autographes. Très en beauté, Marilyn porte la même robe en dentelle blanche que lors de son show tv en septembre au Jack Benny Show.
Nunnally Johnson se souvient d'une soirée plutôt désopilante: "Dès son arrivée chez nous (chez Johnson et sa femme), Marilyn demande un bourbon-soda. Puis, alors que pourtant nous devions dîner tôt et légèrement, elle en demande un autre. Elle était à la fois surexcitée et très angoissée à la perspective de cette soirée. Je ne la savais pas à ce point naïve et spontanée; et je fus stupéfait de voir l'importance qu'elle accordait à cette première: pour elle, c'en était presque insupportable. Nous nous préparons à monter dans la voiture -une limousine louée, avec chauffeur- et elle demande un troisième verre, sans soda cette fois. Gentlemen jusqu'au bout, Boggart et moi bûmes avec elle pendant le trajet. Il n'y avait pas trio plus aimable que nous dans tout l'Etat de Californie quand nous fîmes notre entrée dans le théâtre (...). Pour tout dire, elle était complètement paf. Au moment même où le film commençait, il a fallu qu'elle aille aux toilettes. Ma femme l'a accompagnée car il était clair que Marilyn avait besoin d'aide. Ronde comme elle était dans une robe ultra étroite, qu'elle s'était faite coudre sur elle. Ce n'a pas été rien, je vous assure (ma femme m'a raconté la scène après), de lui faire faire pipi, puis de la remettre dans un état convenable pour qu'elle retourne à sa place. Quand on se fait coudre dans sa robe, on ne devrait jamais trop boire."

 >> Marilyn se prépare,
avec sa coiffeuse
Gladys Rasmussen
et son maquilleur Whitey Snyder
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1953  

>> L'arrivée de Marilyn
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>> Marilyn et Lauren Bacall
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>> Marilyn avec Nunnally Johnson et Lauren Bacall
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>> Marilyn avec NunnallyJohson, Lauren Bacall et Humphrey Bogart
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>> videos


>> Captures
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>> Marilyn et Shelley Winters
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>> Marilyn et les reporters
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 >> Marilyn et ses fans 
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>> Photocall et interview de Marilyn et Lauren Bacall
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  ... rejointes par Humphrey Bogart
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>> Marilyn dans le théâtre
avec Nunnally Johnson
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 >> Le départ de  Marilyn
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 >> Photos de Earl Leaf
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>> Photos de Darlene Hammond
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 >> Photos de Murray Garrett
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 >> Photos de Frank Worth
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Après la première au théâtre, une grande soirée est organisée chez le réalisateur Jean Negulesco, où participent entre autres, Mitzi Gaynor et Robert Mitchum. Marilyn confiera alors que "c'est la plus belle soirée de ma vie. C'est comme lorsque j'étais petite et que je rêvais qu'il m'arrivait des choses merveilleuses. Maintenant, elles sont arrivées."

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 >> Rock Hudson, Terry Moore, Robert Mitchum et Marilyn
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>> Marilyn avec Rock Hudson et Robert Mitchum
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>> Marilyn et Jean Negulesco
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- Photo de Jean Howard -
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 >> Marilyn avec Clifton Webb et Lauren Bacall
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>> dans la presse
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> Sur le web: 
> voir l'article sur wiki


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31 mai 2010

Docu TV - The Legend of Marilyn Monroe

The Legend of
Marilyn Monroe

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Année: 1966
Réalisé par Terry Sanders
Raconté par John Huston
Ecrit par Theodore Strauss et Terry Sanders
Durée: 53 minutes
Diffusé aux USA le 30 novembre 1966

docuthelegenddvdDocumentaire biographique sur la vie de Marilyn Monroe avec des extraits d'archives et des interviews de ses proches. Les intervenants: Albert et Ida Bolender (parents d'adoption), Mable Ellen Campbell (professeur de science), James Dougherty (premier mari), Milton H. Greene, Tom Kelley, Harry Lipton (agent), Robert Mitchum, Eunice Murray (gouvernante), Emmeline Snively (son premier agent de la Blue Book), Lee et Paula Strasberg, Shelley Winters..
Le documentaire a été édité en DVD en 2001
> le commander sur amazon 
>> Fiche du docu sur imdb 

> partie 1

> partie 2

> partie 3

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16 septembre 2008

8/03/1960 Marilyn reçoit un Golden Globe

1960_03_08_GoldenGlobe_Award_010Le 8 mars 1960, Marilyn Monroe reçoit le "Golden Globe" de "La meilleure actrice dans une comédie de l'année 1959" pour son rôle dans Certains l'aiment chaud à la 17ème cérémonie des Golden Globes Awards. Marilyn était accompagnée de Rupert Allan, son attaché de presse. La cérémonie a lieu au Cocoanut Grove de l'Ambassador Hotel, à Los Angeles. Les Golden Globes sont des trophées remis chaque année par "l'association hollywoodienne de la presse étrangère" depuis 1944. Ils récompensent les meilleurs films, les meilleures œuvres de fiction télévisuelles et les meilleurs professionnels du cinéma et de la télévision. Les récompenses attribuées sont souvent considérées comme les prémisses des Oscars.
On March 8, 1960, Marilyn Monroe receives the "Golden Globe" of the "Best actress in a comedy in 1959for her part in "Some Like It Hot" at the 17th Annual Golden Globes Awards. Marilyn is accompanied by Rupert Allan, her press secretary. The ceremony takes place at the Cocoanut Grove at the Ambassador Hotel in Los Angeles. The Golden Globes Awards are presented annually by "The Hollywood Foreign Press Association" since 1944. They honor the best films, the best fiction television and the best professional film and television. The rewards are often considered as the pre-Oscar ceremony. 

> Le Certificat et le Prix
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> L'acteur Glenn Ford remit le trophée à Marilyn sur scène.
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 > Marilyn était très fière d'avoir remporté ce prix
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 > Marilyn signe des autographes
(avec Rupert Allan, son attaché de presse, à droite)
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> Au cours du dîner de gala qui suivi la cérémonie,
l'actrice Shelley Winters, amie de Marilyn, la félicita.
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> photos de David Sutton
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> photos de Darlene Hammond
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> snapshots
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> captures
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 >> Vidéo: séquence muette

>> Vidéo: séquence muette en couleur


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14 novembre 2007

Scudda Hoo! Scudda Hay! - Sur le tournage

Scudda Hoo! Scudda Hay!
Sur le tournage


Marilyn Monroe, Diana Herbert, Colleen Townsend (derrière),
et une fille non identifiée (devant - peut être la soeur de Diana)
Marilyn Monroe, Diana Herbert, Colleen Townsend (behind),
and an unidentified girl (front - maybe the sister of Diana)

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1947-Scudda_Hoo-MM-scene-cut-2-MM_with_Colleen_Diana-Diana_herbert  Diana Herbert, née le 25 décembre 1928, avait 18 ans et demie pendant le tournage du film. Fille du réalisateur et scénariste Frederick H Herbert, elle vient souvent sur le tournage du film et sympathise avec Marilyn Monroe, qui avait 20 ans et demie.
Elle racontera quelques anecdotes sur la personnalité de Marilyn ( dans le livre de J. Randy Taraborrelli The Secret Life of Marilyn Monroe ):
"C'était un lapin effrayé. En catimini, je l'ai fait entrer dans une salle de projection où mon père était installé en train de regarder pour le montage, et Marilyn a pu se voir dans la scène avant qu'elle ne soit coupée. Elle avait eu une ligne et m'avait chuchoté : « Est-ce que j'ai l'air si horrible ? »
Mon père, utilisant le vieil adage, m'a dit que Marilyn avait une telle photogénie qui valait un million de dollars. Il m'a dit qu'elle allait devenir une grande star."
Une fois le film terminé, Diana a organisé une fête au bord de la piscine dans la demeure de sa famille à Bel Air en présence de ses amis de l'université d'UCLA. Marilyn lui a dit qu'elle aimerait y assister, mais ce jour-là, elle avait un cours à l'Actor's Laboratory avec sa nouvelle amie, l'actrice Shelley Winters ; mais elle irait à la fête après. Le jour fixé, Marilyn arrive très en retard. "Elle est venue tranquillement avec son sac de plage. Je sors de la piscine pour l'amener au vestiaire. Beaucoup de temps passe... et pas de Marilyn. Alors je me suis inquiétée et je suis allée frapper à la porte pour l'appeler: "Tu vas bien ?" et elle a dit "Ouais", d'une voix à peine audible. "Je sors tout de suite, je dois juste me changer." Alors je suis retournée dans la piscine. Une heure s'est écoulée, et pas de Marilyn. Alors, encore une fois, je suis retournée au vestaire et j'ai frappé à la porte. "Je sors tout de suite ", a-t-elle dit. À ce moment-là, tout le monde sortait de la piscine, se séchait et rentrait chez soi. Le temps passe encore. Je suis de nouveau allée au vestiaire et j'ai frappé à la porte. Mais elle était partie. Elle n'est même jamais sortie du vestaire, sauf pour partir."

1947-Scudda_Hoo-MM-scene-cut-2-MM_with_Colleen_Diana-1a  Diana Herbert, born December 25, 1928, was 18 and a half years old while the film was being made. Daughter of director and screenwriter Frederick H Herbert, she often comes on the set of the film and sympathizes with Marilyn Monroe, who was 20 and a half years old. She will tell some anecdotes about Marilyn's personality (in J. Randy Taraborrelli's book The Secret Life of Marilyn Monroe):
"She was a scared rabbit. On the sly, I snuck her into a screening room where my father was viewing for editing, and Marilyn got to see herself in the bit part before it was trimmed. She'd had one line and whispered to me, "Do I sound that awfull ?

My father, using the old adage, told me Marilyn photographed like a million dollars. He told me she was going to be a big star.
When the film was completed, Diana hosted a pool party at her family's mansion in Bel Air attended by her friends from university of UCLA. Marilyn said she would love to attend but that day, she had a class at the Actor's Laboratory with her new friend, actress Shelley Winters; but she would go to the party afterward.
On the appointed day, Marilyn arrived very late. "She came quietly with her beach bag. I go out of the pool to direct her to the dressing room. A lot of time passed... and no Marilyn. So I became concerned and went and knocked on the door to call out her: "Are you okay ?" and she said "Yeah", in a voice that was barely audible. "I'll be right out, I just have to change." So I went back in the pool. An hour went by, and no Marilyn. So, again, I went back to the dressing room and knocked on the door. "I'll be right out", she said.
By this time, everyone was getting out of the pool, drying off, and going home. More time passed. I again went to the dressing room and knocked on the door. But, she was gone. She never even came out of the dressing room except to leave."


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13 novembre 2007

Le style de Marilyn dans "Dangerous Years"

Les looks de Marilyn au cinéma
Marilyn's looks at the cinema


Dangerous Years

 Costume de la serveuse Evie
Costume of the waitress Evie

Aucune indication sur le styliste ayant créé les costumes pour le film ne figure au générique. Le rôle de Marilyn est celui d'une serveuse, travallant au bar Gopher Hole, une sorte de "diner" (à prononcer avec l'accent anglais -dineure-), des brasseries très populaires aux Etats-Unis où se retrouve la jeunesse américaine dans les années 1950s et 1960s.
Les quatre scènes où apparaît Marilyn dans le film se situent dans ce bar. Et les serveuses portent toutes la même tenue: une longue jupe droite légèrement évasée qui retombe jusqu'aux genoux, un chemisier bicolore à boutons aux manches courtes, une sorte de petit chapeau coiffe bicolore sur la tête, un petit tablier noué autour de la taille, et des sandales blanches plates et ouvertes au bout des pieds.

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No indication of the stylist who created the costumes for the film appears in the credits. Marilyn's role is that of a waitress, working at the Gopher Hole bar, a kind of "diner", very popular brasseries in the United States where American youth meet in the 1950s and 1960s.
The four scenes where Marilyn appears in the film take place in this bar. And the waitresses all wear the same outfit: a long straight slightly flared skirt that falls to the knees, a two-tone buttoned blouse with short sleeves, a kind of small two-tone cap hat on the head, a small apron tied around the waist, and white sandals with flat feet and open toes.


La coiffure: les cheveux sont maintenus par le petit chapeau de forme triangulaire.
Blonde et longueur au carré, l'ondulation est crantée,
et la raie à gauche ramenant les cheveux sur le côté droit du visage.

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The hairstyle: the hair is held by the small triangular hat.
Blonde and bob length, the wave is notched,
and the parting on the left bringing the hair back to the right side of the face.


Les uniformes des serveuses américaines
American waitress uniforms

C'est à la moitié du XIXème siècle que les serveuses ont fait leur apparition aux Etats-Unis dans les établissements de music-hall et saloons, vêtues de jupons courts pour servir la clientèle masculine et ainsi les pousser à la consommation. Avec l'interdiction de vente d'alcool et la prohibition qui s'ensuit, les serveuses ont disparu des music-hall, mais les cafés et brasseries reprennent l'idée à la fin du XIXème siècle en employant des serveuses vêtues de grandes culottes bouffantes laissant entrevoir le bas des jambes. L'émergence des drive-in et diners (ces brasseries/restaurants où l'on commande des burgers avec du coca) dans les années 1930s donnent naissance aux serveuses vêtues d'uniformes, certaines en tenue de majorette ou de cow-girl, aux jupes courtes ou mini short. L'uniforme permet de standardiser la profession, de la faire reconnaître comme un vrai métier identifiable. 

It was in the middle of the 19th Century that waitresses appeared in the United States in music halls and saloons, dressed in short petticoats to serve male customers and thus encourage them to drink. With the ban on the sale of alcohol and the ensuing prohibition, waitresses disappeared from music halls, but cafes and brasseries took up the idea at the end of the 19th Century by employing waitresses dressed in big bloomers leaving see the lower legs. The emergence of drive-ins and diners (those brasseries/restaurants where you order burgers with coke) in the 1930s gave rise to waitresses dressed in uniforms, some in cheerleader or cowgirl outfits, to short skirts or mini shorts. The uniform makes it possible to standardize the profession, to have it recognized as a real identifiable profession.

  • Les serveuses des "diners" sont ainsi vêtues d'un uniforme typique à l'image de l'enseigne où elles travaillent (par les couleurs de leur tenue ou la présence d'un logo du nom du restaurant).
    The waitresses of the diners are thus dressed in a typical uniform in the image of the sign where they work (by the colors of their outfit or the presence of a logo of the name of the restaurant).

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On retrouve souvent le chemisier à boutons (avec les poignets et le col blanc) et la jupe (qui va se raccourcir avec les années et l'arrivée de la mini jupe dans les années 60s), avec le demi-tablier porté par-dessus et le petit chapeau sur la tête, certaines portent le pantalon.
The blouse with buttons can be often seen (with the cuffs and the white collar) and the skirt (which will become shorter over the years and the arrival of the mini skirt in the 60s), with the half-apron worn over and the little hat on the head, some wear the pants.

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Dans les Drive-In, où les consommateurs commandent de leur voiture, les serveuses se déplacent parfois en rollers.
In the Drive-Ins, where consumers order from their car, the waitresses sometimes move around on roller skates.

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  • La serveuse en uniforme est mise en scène dans la cuture pop américaine (utilisée dans la publicité comme Coca Cola) et dans l'art sous diverses formes, désormais connotée "vintage" en référence aux années 1940s à 1960s.
    The uniformed waitress is featured in American pop culture (used in advertising like Coca Cola) and in art in various forms, now connoted "vintage" in reference to the 1940s to 1960s.

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  • La serveuse en petite tenue courte devient un objet de désir, une pin-up dessinée et peinte par de grands artistes (comme les illustrateurs Gil Elvgren et Earl Moran) en devenant un fantasme, à l'image de l'infirmière sexy en blouse blanche.
    The waitress in her short undress becomes an object of desire, a pin-up drawn and painted by great artists (such as illustrators Gil Elvgren and Earl Moran) becoming a fantasy, like the sexy nurse in white coat.

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  • La serveuse américaine est souvent représentée au cinéma avec son uniforme typique (robe sage ou petite jupette) à travers les époques, comme dans les films: L'amour travesti (avec Lana Turner en 1943), Le facteur sonne toujours deux fois (avec Lana Turner en 1946), Mildred Pierce (avec Joan Crawford en 1947), Othello / Double vie (avec Shelley Winters en 1947);
    The American waitress is often represented in the cinema with her typical uniform (wise dress or little skirt) through the ages, as in the films: Slightly Dangerous (with Lana Turner in 1943), The Postman Always Rings Twice (with Lana Turner in 1946 ), Mildred Pierce (with Joan Crawford in 1947), A Double Life (with Shelley Winters in 1947);

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Le film American Graffiti sorti en 1973 devient culte en représentant la jeunesse américaine en 1962 qui fréquente les drive-in, représente une serveuse vêtue d'un pantalon et roller dessinée façon pin-up sur son affiche; dans la comédie à succès -là encore- culte Grease sortie en 1978 qui narre l'histoire de jeunes lycéens à la fin des années 1950s, on retrouve les personnages de serveuses en uniformes dans le diner fréquenté par les jeunes; Michelle Pfeiffer joue le rôle d'une serveuse à l'allure sage dans Frankie & Johnny (1991); et Kirsten Dunst interprète une Marie-Jane dans Spider-Man (2002) qui travaille comme serveuse en robe rouge (à col) et petit tablier; enfin, Keri Russell joue une serveuse de tartes et de flans dans Waitress (2006).
The film American Graffiti released in 1973 becomes cult by representing American youth in 1962 who frequented drive-ins, represents a waitress dressed in pants and roller skates drawn in a pin-up style on its poster; in the -still- cult hit comedy Grease released in 1978 which tells the story of young high school students at the end of the 1950s, we find the characters of waitresses in uniforms in the diner frequented by the youth; Michelle Pfeiffer plays the role of a wise-looking waitress in Frankie & Johnny (1991); and Kirsten Dunst plays a Marie-Jane in Spider-Man (2002) who works as a waitress in a red (collared) dress and small apron; finally, Keri Russell plays a tart and flan waitress in Waitress (2006).

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Sur le web
article sur l'histoire de l'uniforme de serveuse "Dressing the female server" sur Restaurant-ing through history
 


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